Anthropologie du manque et Astrologie

Posté par nofim le 30 septembre 2013

 

L’anthropologie du manque appliquée à l’astrologie

Par  Jacques  Halbronn

A  Saskia Brown

 

Nous avons, parallèlement à nos travaux sur l’astrologie, développé ce que l’on pourrait appeler une anthropologie du manque. Cette démarche a pour effet de permettre de produire des modèles binaires gagnant beaucoup en simplicité sur les modèles antérieurs, les nôtres comme ceux des autres.

On aime à rappeler l »étrange théorie des Anciens selon laquelle la nuit était due à une émanation noire du Soleil et le jour donc ç une émanation blanche.

C’est un peu, toutes proportions gardées, ce qui se passe dans des domaines comme la caractérologie et la cyclologies, par-delà la question astrologique dont nous traiterons de façon spécifique ici. Nous nous sommes notamment intéressés par le passé à diverses  questions liées à la pénurie. Mais l’on  retiendra la parabole biblique sur les vaches grasses et les vaches maigres. Cela nous renvoie à des dialectiques comme celle du plein et du vide, de la présence et de l’absence qui sont d’ailleurs le fondement de toute problématique cyclique.

 

 

I  Anthropologie du manque et caractérologie

 

Freud avait mis en avant  la question du « manque » dans l’anatomie féminine (autour du phallus) et en avait tiré certaines conclusions sur lesquelles on ne reviendra pas ici.

Mais il reste que le manque a une certaine valeur heuristique. Il fouette l’ingéniosité, encourage à l’astuce, aux expédients, suscite un certain « progrès », notamment dans le domaine de l’invention technique mais aussi sur le plan culinaire, la pénurie est à ‘l’origine d’un très grand nombre de préparations. (cf. l’ouvrage « La table du pauvre ») Le manque conduit au « système D » , terme en usage dans les années 40, pour désigner une certaine débrouillardise, en un temps de rationnement et de privation.

Dès lors, on peut raisonnablement se demander si certains traits de caractère ne sont pas fonction de manques et ne relèveraient donc pas d’un processus réellement  autonome…Or, l’astrologie est souvent  tentée de conférer  un astre, un signe à chaque comportement au lieu de considérer une dynamique de manque. Cela a évidemment l’avantage, si l’on peut dire,  de pouvoir enrôler un maximum de facteurs divers – ce qui est un de problèmes majeurs d’une certaine pensée astrologique, que nous avons souvent dénoncé- mais cela tend évidemment à alourdir considérablement les modèles astrologiques élaborés. Un cas remarquable est la pratique des couples planétaires (à ne pas confondre avec les cycles planétaires), qui firent l’objet de publications dans les années cinquante, sous la direction d’André Barbault (au CIA, rééed. Ed. Traditionnelles dans certains cas) : Lune-Soleil, Mars- Vénus, Jupiter-Saturne, Uranus-Neptune. (cf. aussi sur ce sujet les ouvrages de Hadès). Le cas Mars- Vénus est emblématique : pour traiter de cette dialectique, on recourt à deux planètes alors même qu’il est assez évident que lorsque Mars est faible, cela favorise les valeurs vénusiennes. (-à moins que cela ne soit l’inverse). En effet, toute cyclicité tend à  impliquer son contraire. Un seul cycle suffit donc pour rendre compte d’une dialectique notamment par le jeu des aspects planétaires. (Dont l’opposition).

La doctrine des tempéraments avait déjà montré le mauvais exemple en attribuant une humeur particulière  à chacun  alors qu’il eut suffi de parler d’un manque pour déterminer le pôle inverse. On avait ainsi deux entités pour le prix d’une !

D’ailleurs dans le cas de la distinction hommes –femmes, l’on est en droit de se demander si l’on a affaire à deux principes différents ou si le féminin ne se définit pas du fait d’un manque par rapport au masculin, un manque qui par le jeu de la compensation peut générer un comportement  tout à fait distinct.

De même en astrocyclologie, la population « B » n’est-elle pas avant tout une population qui est en manque par comparaison avec la population A. ? On retrouve notamment là la question du mimétisme qui est évidemment lié  au fait de pallier, avec plus ou moins de bonheur, quelque manque ou sensation de manque.

 

 

II   Anthropologie du manque et cyclologie

Si l’on passe  à la question du cycle, nous avons à maintes reprises défini la phase B  comme née du manque suscité par la perte d’énergie propre à la phase A. Là encore, nous avons d’astrologues – la grande majorité au demeurant- qui trouvent nécessaire de faire jouer chaque fois une planéte, notamment pour indiquer un changement. Ils ont même trouvé bon  d’attribuer le changement à une planéte en particulier, à savoir Uranus (découverte en 1781  et censée désigner les bouleversements révolutionnaires outre-manche (cf. La vie astrologique il y a  cent ans, Ed. Trédaniel,  1992), ce qui supposait que les astrologues des siècles passés n’étaient pas outillés pour annoncer le changement, ce qui est une  idiotie comme le montre les nombreuses prévisions  qui ont jalonné l’Histoire de l’Astrologie.

Selon nous, donc tout cycle comporte un temps que nous qualifierons de « disruption ». (À l’opposé de la position de conjonction mais à réduire dans le cadre d’un cycle de 7 ans, l’opposition de 180° étant assimilé à un semi-carré de 45°)

*Pendant ce temps de « disruption » (d’interruption de la dynamique énergétique), il y a manque à combler et ce à tous les points de vue.

Une absence notamment de certaines dynamiques unitaires – la disruption est une crise du processus unitaire- qui exige d’improviser des solutions de continuité, de concevoir des ersatz (succédanés sous l’Occupation allemande). C’est le passage de la phase A à la phase B pour employer une terminologie purement pédagogique.

Et bien entendu, cela conduit les populations de type B (cf. supra) a monter au créneau et à développer des revendications à l’encontre de la population A. Bien entendu, lorsque la phase A  revient, le personnel B est  remis à sa place et ne peut continuer plus longtemps  à faire illusion, en tant que copie face à l’original.

On aura compris que la phase B n’exige aucunem ent un astre spécifique mais se résout par une absence.

 

Voilà donc une illustration de cette anthropologie du manque qui s’articule directement sur la question du binaire. On sait qu’il est courant de dire que les aveugles privés d’un sens compensent en développant davantage d’autres sens. Tout le monde de la technique est fonction, selon nous, du handicap à compenser. On connait le cas de l’athléte Pictorius qui court avec un appareillage du fait de son handicap. Même le dopage est né d’un manque, c’est dire que le manque a pu inspirer à travers les siècles de remarquables inventions et créations à l’instar de tous ces plats cuisinés qui ne sont jamais rien d’autre qu’une substitution et donc qu’une imposture par référence à un produit faisant défaut  et dont on tente souvent  d’occulter l’éclipse. Le manque, c’est le faux, le reflet, le miroir et quelque part le diable. ..

L’existence même de la conjonction  produit  du manque en ce sens que s’il n’y avait point manque, vacance, il n’y aurait pas retour, remontée (évolution/involution). Face à Dieu, se positionne nécessairement  quelque Satan.

 

JHB

30. 09. 13

 

 

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