Les ingrés, un outil pour débutant en astrologie

Posté par nofim le 30 septembre 2013

 

Les ingrés en astrologie  et la précession des équinoxes

 

Par  Jacques Halbronn

A  Christian Moysan

 

Ce qui distingue le thème d’ingrés de celui de la révolution solaire ou de la lunaison tient au fait que ce thème dépend de la précession des équinoxes (cf. nos récents textes mis en ligne sur ce sujet sur le blog « nofim », rubrique astrologie)

En effet, la RS correspond au retour du soleil sur sa position natale, ce qui n’implique pas nécessairement la prise en compte du zodiaque pour établir  un thème. Il en est de même des aspects et des transits. Quant à la Lunaison, tout comme le thème hebdomadaires (almanachs de Nostradamus) ; elle peut elle aussi ne pas se référer au zodiaque, sinon accessoirement. Il en est tout autrement du thème d’ingrés et il est remarquable que M. Moysan ait choisi de travailler avec cette technique plombée directement par la précession des équinoxes ce qui va obliger cet astrologue à devoir s’expliquer dans le débat sur la précession, du fait qu’il ait choisi probablement un des maillons les plus faibles de tout l’édifice astrologique pour étayer son travail prévisionnel. Quelle imprudence suicidaire !

En effet, le seul fondement de l’ingrés est bien le passage exact, à la minute près, du soleil sur l’axe équinoxial ou sur l’axe solsticial, soit  4 possibilités, ce qui nous renvoie d’ailleurs à la division en 4 préconisée pour toute approche astrologique d’un cycle si ce n’est qu’au lieu de se servir de quatre repères bien concrets comme les étoiles fixes, l’ingrés  se sert d’un découpage fictif au regard du moins de l’astronomie même si l’astronomie peut être instrumentalisée pour permettre de dresser le thème de l’ingrés. On entend par instrumentalisation, un détournement d’un système à des fins qui ne lui correspondent pas.  Tenir compte des saisons en astronomie est  une pure fantaisie, même si les astronomes eux-mêmes ont pu y recourir en tant que métalangage de pure commodité comme ils ont pu le faire pour les constellations zodiacales.

La précession des équinoxes  décale tout le zodiaque et notamment   pose la question des conjonctions planétaires. Nous ne pensons pas qu’il soit pertinent, en aucune façon, de s’intéresser  à une quelconque conjonction du soleil avec le « point vernal » ou avec le point « automnal » (à l’opposé) comme c’est le cas actuellement (dans l’étude de Moysan relative à la Syrie) ou tout autre point estival ou hivernal. On peut étudier la conjonction du soleil avec la Lune ou plutôt de la Lune avec le Soleil, puisque la Lune est la plus rapide (ce qui en fait selon nous une énergie  masculine, polygamique en quelque sorte, (cf. la Lune et ses 28 épouses dans le Mahabarata). On peut à la rigueur étudier le passage du soleil sur sa position natale mais l’on sort alors complétement de l’astronomie pour  basculer dans la fiction de conjonctions se produisant à des dizaines d’années d’intervalle, le cas échéant, critique qui vaut pour tout type de transit d’ailleurs., notion totalement anachronique.

En fait, toute astrologie qui  travaille sur le passage d’un astre dans le zodiaque se réfère implicitement aux étoiles fixes qui parsèment le dit zodiaque et qui sont traditionnellement chargées de certaines énergies. Diverses traditions attribuent d’ailleurs aux étoiles fixes des correspondances planétaires.

Donc, comme la précession des équinoxes est un phénomène bien connu des astronomes (depuis Hipparque), le zodiaque tropique se trouve actuellement singulièrement décalé. Expliquons-nous à la lumière de nos travaux en astrocyclologie.

Jusqu’à présent, on pouvait croire que l’on s’autoriserait à passer outre mais ce n’est plus guère possible.

Si l’on admet en effet que tout cycle doit impérativement s’articuler sur une conjonction,  on doit référer tout cycle à la dite conjonction, étant entendu que la « jonction » entre la planéte considérée et  une étoile fixe ou une planéte est   centrale sur le plan énergétique (quel que soit le sens que l’on veuille donner à ce terme). On a donc le choix, outre la tolérance pour un « retour » d’une planéte sur sa position natale voire d’un transit quelconque sur telle ou telle planéte du « radix » (thème natal), entre un cycle planétaire (entre deux planètes selon la définition des frères Barbault), et une conjonction sidérale d’une planéte avec une étoile fixe donnée, ce qui ne correspond pas , a priori, avec l’axe équinoxial ou avec l’axe solsticial qui sont la base des ingrés dont se sert M. Moysan.. On aurait pu admettre que M. Moysan fit le thème de la conjonction du soleil avec telle ou telle étoile fixe mais pas avec une abstraction. En effet, le Zodiaque ne fait sen sens astrologie que dans la mesure où elle est truffé d’étoiles fixes ; ce qui en constitue le vrai tissu.

M. Moysan répliquera certainement que le Zodiaque est fondé sur le cycle des saisons et qu’il est donc « normal » que  l’on s’intéresse aux commencements de chacune des 4 saisons, d’où les ingrés. Rappelons que dans ce cas, comme le note Patrice Guinard (Manifeste)  cela ne vaudrait que pour le Soleil, ce qui serait une vision assez limitative à l’encontre des autres planètes. En revanche, si l’on admet que ce sont les étoiles qui sont le facteur visuel agissant,  la précession des équinoxes est sans importance et la question des saisons totalement annexe. Quant au débat sur l’origine du symbolisme zodiacal, il ne s’agit en effet que d’une affaire d’emprunt matriciel, ce qui signifie que pour illustrer la notion de cycle, l’astrologie a été amenée, au cours de son Histoire à recourir  aux savoirs les plus divers, sans qu’il faille prendre ceux-ci à la lettre, au premier degré, de telles représentations étant interchangeables..

Ce faisant, M. Mosan ne rend guère service à l’astrologie qu’il défend puisqu’il en présente les données les plus douteuses et les plus fragiles pour constituer une prévision de fortune et de rencontre,  à savoir le rapprochement qu’il énonce entre le dénouement  de  la crise syrienne et sin interprétation du thème de l‘ingrés solaire  de la fin septembre 2013.(0° Balance en tropique). Il entend ainsi expliquer le climat politique actuel dans le monde  par le thème d’ingrés, c’est-à-dire l’étude de toutes les relations entre les astres à ce moment-là, y compris les maisons horoscopiques, lors de la prétendue « conjonction » du soleil avec le 0° Balance. (Si encore c’était une étoile de cette constellation du même nom que le signe !)

On n’épiloguera pas sur  l »étrangeté d’une telle procédure qui inscrit les événements actuels dans un cadre trimestriel, ce qui en minimise d’autant l’importance à leur accorder. On passe de Charybde en Scylla ; on quitte le surdimensionnement des planètes transsaturnienens pour le sous-dimensionnement des ingrés saisonniers ! On passe d’un risque de surévaluation  à un risque de sous-évaluation de la conjoncture actuelle, ce qui nous montre bien tout l’intérêt d’une unité astrologique de 7 ans, qui est un juste milieu raisonnable.

Une telle intrusion de l’ingré en astrologie mondiale introduit  une dimension aléatoire considérable qui nuit à l’évidence à la fluidité du cycle par la prise en compte de tout le système solaire au lieu de suivre  un cycle bien défini et  structuré en phases de même dimension.   Songeons que trois mois plus tard, un nouvel ingrés va encore changer la donne sans que l’astrologue puisse en quoi que ce soit modéliser le suivi astronomique. C’est la politique de Gribouille ! Rappelons que pour l’astrocyclologie, on est au début d’une période « conjonctionnelle » de 58 mois avec bien entendu une phase croissante qui commence actuellement et qui sera suivi après la conjonction de Saturne à Antarès d’une phase décroissante de même durée avant de basculer 28 mois en phase de disruption (B), le total faisant 7 ans. Dans ce cas, le malheureux  ingres saisonnier brandi par Moysan  ne fait vraiment pas le poids avec ses 3 mois ! il est vrai que pour ceux qui ne sont pas à leur aise dans la prévision, le recours  au thème d’ingrés est conseillé aux débutants en astrologie tout comme celui de révolution solaire (qui ne vaut que pour 12 mois). On est là dans le petit bain et tout le monde est content de pouvoir recourir à son savoir-faire en matière d’interprétation de thème mais  cette astrologie-là n’est qu’un cache-misère.  A propos,  ce fameux thème d’ingrés qui était censé marquer un revirement du côté russe semble avoir fait long feu dans l’immédiat vu la suite des événements. On est vraiment là dans une astrologie de bas étage et réservée à des astrologues sans grande envergure. Il est vrai que ceux-ci avaient jusqu’ à présent des excuses en raison du marasme de l’astrologie cyclique. Mais désormais M. Moysan a pris connaissance de l’astrocyclologie et  n’a rien trouvé de mieux, néanmoins, que de nous sortir cette vieille lune désuète de l’ingrés, tant la coïncidence entre la date d’une première déclaration russe, restée sans lendemain,  et le passage du soleil à 0° balance l’avait frappé. Mais c’est bien sûr , dirait le commissaire Bourrel..

 

JHB

30.09. 13

 

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