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l’astrologie et le manque de fluidité

Posté par nofim le 27 septembre 2013

 

L’astrologie en manque de fluidité : du cycle au thème.

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Les astrologues n’ont pas encore compris  à quel point   faire des thèmes nuisait  gravement à la santé intellectuelle de l’astrologie et générait  de la discontinuité de façon chronique.

En effet, la notion de cycle exige de la fluidité et est  incompatible avec la pratique du « thème », sous toutes ses formes. Un exemple remarquable et en quelque sorte d’actualité est celui des 4 ingrés qui sont dressés annuellement lors du « passage » apparent du soleil sur les deux axes à double entrée des équinoxes et des solstices et que l’on appelle des « ingrés ». Récemment, Christian Moysan nous a fourni (sur Aldébaran) une illustration d’un tel usage. La discontinuité est patente en ce que l’on assiste à un compartimentage de l’année en 4. Mais celui-ci n’a rien de commun avec la division d’un cycle en 4 temps en ce qu’au lieu de suivre un astre par rapport à un repéré  relativement fixe, l’on fait apparaitre 4 thèmes qui considèrent, chacun, la totalité du ciel et non  le suivi d’un cycle spécifique. On est vraiment dans une astrologie d’un tout autre genre, qui au mieux est une astrologie d’appoint en ce qui concerne la mode des thèmes, comme si l’on voulait faire un sondage ponctuel. En aucun cas, donc, cette façon de faire ne peut  être admise sans se référer explicitement  à une structure cyclique bien précise et qui ne saurait en principe impliquer plus de deux astres, ce qui n’est nullement le cas du thème qui est pluri-cyclique et donc en fait plus cyclique du tout, l’abondance de cycles tuant le cycle. Le thème serait hyper-cyclique,- une hypertrophie cyclique – d’où une lisibilité et une fluidité  des plus problématiques…..

L’astrologie  aurait donc selon non un très grave problème de fluidité, tant au niveau de la fluidité des symboles les uns par rapport aux autres qu’au niveau de la fluidité des configurations astrologiques se succédant. Et le thème porte les stigmates de cette double carence fluidique, tant structurelle qu’opérationnelle, ce qui n’arrange rien.

Il est clair que l’on ne saurait réaliser un  quelconque travail prévisionnel sérieux  quand on est dans un tel manque de fluidité et de continuité en ce qui concerne les outils et les techniques astrologiques. Quand on pense que l’enseignement astrologique, sous sa forme actuelle, n’existe que grâce ou à cause d’un tel double déficit, on  est en droit de s’alarmer. Tout se passe comme si l’astrologue actuel avait la  charge d’une astrologie malade, constipée, sclérosée mais qu’au lieu d’en rechercher les causes, il s’arrangeait avec les symptômes, faisant de nécessité vertu.

En réalité, cette pratique du thème est la conséquence d’une crise de la cyclicité astrologique et il s’agit là d’un expédient, d’un cache-misère. Faute de suivre un cycle dans son parcours astronomique, on se contente de « servir » une carte du ciel véritable salade niçoise, fourre-tout, tout comme l’on donnerait à manger  une soupe à la place, mixture mitonnée  faite de n’importe quoi, en lieu et place d’un steak passé simplement sur le gril. De la malbouffe astrologique, de l’astrologie hamburger qui n’a d’unité que le nom. Paradoxalement, le « thème » en musique c’est justement un cycle bien défini, relativement simple pouvant faire l’objet de variations (cf. chez Brahms par exemple sur un thème de Haydn) reconnaissable et non une rhapsodie. On ignore d’ailleurs pour quelle raison on désigne en français la carte du ciel sous le nom de « thème », alors qu’en anglais on dit « chart ». On désignait autrefois, au XVIIe siècle, la carte sous le nom de « figure », de « nativité » ou encore sous celui d’horoscope  (du fait  des maisons astrologiques).

Les inconvénients d’une telle  discontinuité qui se retrouve dans la pratique des révolutions solaires, des lunaisons, des ingrés, voire –comme dans les almanachs du XVIe siècle- de semaine en semaine soli-lunaire (-nouvelle lune, pleine lune etc.) c’est que l’on enferme l’astrologie dans le cadre d’un calendrier annuel hybride (soli-lunaire, saisonnier). Faute de disposer d’un axe cyclique bien défini, l’on effectue une sorte de cocktail (queue de coq), de patchwork dont le décryptage est le fonds de commerce des cours d’astrologie.  C’est un peu le pompier pyromane : on alourdit démesurément et outrageusement  l’astrologie pour ensuite voler à son secours. Le problème, c’est que ce que ‘l’on nous présente sous ce nom d’astrologie est  déjà un corpus boursouflé qui ne sautait faire référence. Evitons les cercles vicieux !

Certes, il existe un enseignement sur les cycles et notamment sur ceux des planètes lentes.  Mais l’on tombe alors de Charybde en Scylla avec des fluidités se perpétuant sur des décennies voire des siècles, d’où le fossé considérable entre astrologie individuelle et astrologie mondiale et qui conduit ainsi Moysan à basculer de réflexions sur les grands cycles à l’étude des ingrés saisonniers  où il se sent à l’évidence plus à l »aise puisqu’il ne s’agit plus d’analyser des thèmes, ce qui est au cœur de son savoir-faire! Dans un cas(les combinatoires transsaturniennes), l’on risque de conférer à tel événement une importance totalement exagérée et disproportionnée  et dans l’autre (les thèmes successifs) de présenter comme une affaire ponctuelle ce qui en réalité doit  impérativement s’inscrire dans une bien plus longue durée !  Il manque, en vérité, le cycle de 7 ans qui n’est ni trop court ni trop long et qui s’articule sur le mouvement de Saturne dans son rapport avec 4 étoiles fixes royales, cycle qui comporte sa propre dynamique intérieure en ce qu’il comporte inévitablement  un temps de culmination (conjonction de deux astres) et d’anti-(culmination (opposition des mêmes deux astres). Le problème, c’est que pour se servir d’un tel cycle de 7 ans, il faut avoir un minimum de sens de l’abstraction, de l’analogie pour ne pas se perdre dans les détails et  ne garder que le fil directeur (on allait dire le « thème »), en fait le fil d’Ariane permettant d ne  pas se perdre dans le labyrinthe des apparences (de la  Maya). Il faut aussi pour utilise intelligemment ce cycle  respecter un principe de fluidité, de continuité et ne pas  découper le cycle en compartiments étanches, en tiroirs. Or, malheureusement, la formation de l’astrologue met abusivement l’accent sur les différences entre un signe et le suivant par exemple avec l’obsession de déterminer notamment  sous quel signe on est né. Nous nous souvenons de nos débuts en astrologie (notamment sur le campus de l’Université Hébraïque de Jérusalem, en 68-69) où nous nous ingénions à trouver des critères pour déterminer l’ascendant (tributaire d’une heure de naissance souvent mal connue). On renverra dans le genre à l’ouvrage typique de Robert Dax (Psychologie Zodiacale, Ed Arista).  L’accent mis sur les signes du zodiaque aura fait beaucoup de mal à l’astrologie e soulignant à l’excès les traits distinctifs de chaque signe. Ce qui  pouvait faire sens dans une approche tempéramentale allait avoir des effets très négatifs au regard de la prévision astrologique, d’où un clivage également majeur entre astropsychologie et astrologie prévisionnelle).Pour pratiquer correctement la cyclologie astrologique, il faut considérablement relativiser toute distinction entre les secteurs en ne gardant à l’esprit que le point conjonctionnel dont on se rapproche ou s’éloigne peu ou prou. Tout cloisonnement du cycle se révélé contre-productif. On doit se limiter  à fixer des tendances. Rappelons que l’on se place au sein d’un cycle de 7 ans, qui se divise en 3 fois 28 mois (ce qui donne 12 secteurs pour un cycle sidéral complet de Saturne en 28 ans) L’important c’est de savoir si l’on est en début de cycle ou en fin de cycle. C’est peu de chose, certes, mais  les astrologues avec tout leur attirail sont  bien incapables de répondre simplement à un tel questionnement et pour ne pas perdre la face  se lancent dans des rodomontades prétendant donner un luxe de détails pour chaque cas particulier faute de  délivrer une vision d’ensemble qui soit fiable.  Or, il ne saurait y avoir de cyclicité que si l’on décante les faits, les réduit à des équations  et c’est précisément un tel échec à capter les récurrences qui conduit Moysan à se réfugier dans ses ingrés à la petite semaine qui ont certes une valeur explicative mais sont dépourvus de tout vrai potentiel prévisionnel. En effet, un des travers de l’enseignement astrologique est d’habitue les élevés à « coller » avec ce que l’on sait déjà de quelqu’un ou d’un évènement et à chercher de retrouver ce que l’on sait dans  le thème alors qu’il peut s’agit de données contingentes et extérieures à l’astrologie proprement dite, comme cette mort de Staline en 53 que Barbault associe au cycle Saturne-Neptune alors que la mort  est par excellence une donnée étrangère à une pratique raisonnable de l’astrologie quand bien même ses conséquences seraient considérables. L’astrologie doit apprendre à cohabiter avec d’autres paramètres qui viennent interférer avec son créneau et ne pas chercher à les recouper  mais à les considérer comme complémentaires. Mais pour cela, encore faudrait-il que l’astrologie eût une colonne vertébrale ce que seul le cycle de 7 ans peut  restaurer….  :

 

 

JHB

27. 09. 13

 

 

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Centralité et fluidité en Astrologie

Posté par nofim le 27 septembre 2013

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Nostradamus et l’astrologie bas de gamme

Posté par nofim le 25 septembre 2013

 

Nostradamus, un astrologue à la petite semaine

Par  Jacques Halbronn

 

 

On nous dit que Nostradamus était astrologue parce qu’il faisait des almanachs et autres pronostications annuelles. On ne parle pas ici de ses consultations manuscrites (cf. sa Correspondance éditée par Jean Dupébe). On sait aussi que dans certains cas, Nostradamus se lançait dans des prévisions à plus long terme, en tenant compte notamment de certaines éclipses, au point de verser dans des perspectives de fin du monde, avec Antéchrist à la clef (pour 1567) que l’on connait surtout par ce qu’il en reste dans les traductions italiennes et dans un   manuscrit réédité au début du XXe siècle, ce dont nous avons traité dans de précédentes études….

Dans la présente étude, nous entendons en effet nous concentrer sur le type d’astrologie véhiculée dans la production annuelle, ce dont  Michel de Nostredame n’avait évidemment pas l’exclusivité mais dont il est certainement exemplaire et emblématique. On pourrait parler d’une astrologie à la petite semaine tant il est vrai que l’astrologue dressait un thème pour chaque nouvelle lune, chaque pleine lune et pour les demi-lunes intermédiaires, soit en moyenne quatre interprétations par mois plus  le thème des ingrès saisonniers dans ses Pronostications qui partaient non plus de janvier mais du printemps, ce qui  impliquait donc seize fois moins de travail que pour les almanachs et était probablement un produit plus bas de gamme et moins volumineux. Il est d’ailleurs probable que ce second produit a plus fait pour la réputation de Nostradamus, du moins dans les années 1550, étant donné qu’il était agrémenté d’une vignette sur sa page de titre, ce à quoi n’avait pas droit l’almanach. C’est d’ailleurs une vignette assez semblable qui sera reprise pour les contrefaçons des Prophéties, rangées en centuries. (1555, 1557). En revanche,  à partir des années 1560, des almanachs pirate (Barbe Regnault) comporteront une vignette inspirée de celle des Pronostications de Nostradamus et c’est cette vignette-là qui servira pour les dites contrefaçons centuriques, dont les quatrains reprennent peu ou prou certains textes en prose de Nostradamus, dont certains ne nous sont pas parvenus sous leur forme imprimée de départ…….

Quid donc de cette astrologie de bas étage propulsée dans les almanachs et dans les pronostications de Nostradamus et notamment des « ingrés » qui ont encore de nos jours les faveurs de certains astrologues ?

Ces « ingrés » (ou entrées, en latin), sont calculés pour le moment exact où le soleil passe- si l’on peut dire- sur un des deux équinoxes ou un des deux solstices, soit au rythme d’un « thème » par trimestre saisonnnier. En dressant le thème pour cet instant-là, l’astrologue entend balayer trois mois au lieu d’une semaine dans les almanachs. Ce qui est  à la fois peu et beaucoup.

C’est peu en comparaison d’une astrologie des grandes conjonctions qui œuvre sur 20 ans voir sur 200 ou 400 ans, à partir d’une conjonction de Jupiter vers Saturne mais c’est beaucoup en comparaison des prévisions hebdomadaires des almanachs à la Nostradamus.

Il ne faut pas se leurrer : nous sommes là aux antipodes d’une astrologie à long terme, d’une astrologie « perpétuelle » sans parler des Centuries et des épitres qui les accompagnent. (À Henri II notamment avec l’échéance de 1792). Cette astrologie annuelle ne l’est même pas, elle est, on l’a dit, trimestrielle et/ou hebdomadaire, une astrologie au petit pied, sans grande envergure, à l’évidence, réduite  à la portion congrue .Encore que l’on puisse penser que le thème de la nouvelle lune mensuelle (lunaison) l’emporte sur celui des autres configurations soli-lunaires. Au niveau de la consultation privée, rappelons le rôle des révolutions (ou retours) solaires dressées pour l’anniversaire du client et qui sont des thèmes valables pour douze mois. selon une méthodologie comparable qui est celle d’une astrologie de calendrier et non d’une astrologie authentiquement cyclique avec son rythme propre. Car cette astrologie soli-lunaire ou seulement solaire (ingrés, retours solaires) est-elle-même à proprement parler de l’astrologie au regard des « puristes » ?….Certes, le thème ainsi dressé constitue-t-il une carte du ciel en un instant T avec les positions planétaires correspondantes mais  la cyclicité d’une telle astrologie n’en est pas moins  à la base hémérologique, liée au calendrier et aux cycles des luminaires (comme il est dit dans le récit de la Création/Genèse) face aux étoiles  fixes du firmament. Notons cependant  des considérations plus amples avec la « Disposition générale de la présente année 1558 selon la plus parfaite prédiction des Astres’ sur laquelle nous reviendrons.

Que voulons-nous dire par une astrologie soli-lunaire ? Que le cycle de planètes (extérieures) comme Mars, Jupiter ou Saturne, totalement distinct de celui de Vénus et de Mercure (directement fonction de la position du soleil du fait de leur faible élongation) n’est pas pris en considération si ce n’est que ponctuellement.  On assiste là à un tour de passe-passe : il est question de ces planètes mais on n’a cure de tenir compte de leur cycle réel à la différence de l’astrologie des conjonctions Jupiter-Saturne. On voit donc émerger une astrologie qui n’est ni vraiment individuelle (ce n’est pas un thème natal) ni vraiment « mondiale » et qui est celle de cette production astrologique populaire qui n’est pas si éloignée de celle des « horoscopes » de presse actuels, qui est d’ordre solaire. (Signe zodiacal). Une astrologie bâtarde en quelque sorte dont  Nostradamus est l’artisan, plus ou moins convaincu. En fait, cette astrologie soli-lunaire  serait pré-astrologique, pré-planétaire et initialement axée sur le Zodiaque.

Examinons un instant la collection de reprints (publiés au Seuil, en 1999, par B. Chevignard. Présages de Nostradamus) comme cette Pronostication pour 1558(Paris Guillaume Le Noir) que nous avions retrouvée à la Bibliothèque de La Haye, il y a une vingtaine d’années. (pp. 429 en annexe de l’ouvrage cité)

« Du Printemps 1558 : Le Printemps commencera ceste année le XI. Iour de Mars etc » . Quels que soient les développements qui suivent, ils sont censés ne concerner que le dit printemps 1558,  ce qui d’ailleurs  oblige le public à se procurer les volumes suivants qui ne paraitront d’ailleurs qu’à la veille d’un  nouveau cycle saisonnier. On notera d’ailleurs les deux débuts d’année (millésimes), celui de janvier pour les almanachs  et celui du printemps pour les pronostications qui sont en concurrence au  XVIe siècle…

Pour l’historien de l’astrologie que nous sommes, il nous intéresse, en effet, de resituer cette astrologie des années 1550 dans le cours de la pensée astrologique  à l’aune de la longue durée. On y voit les signes d’une certaine décadence comme si l’astrologue ne maitrisait plus  la prévision cyclique et se repliait sur une astrologie du thème astral s’inscrivant dans un cadre qui, en dépit des apparences, lui est étranger. En effet, le cadre soli-lunaire est un carcan qui  se révélé excessivement contraignant et limitatif. En dépit des efforts sporadiques  de Nostradamus, pour évoquer le mouvement des planètes, force est de constater que le trimestre suivant va constituer une nouvelle échéance et ainsi de suite, sans  grande continuité d’une fois sur l’autre. Tel ingrés comportera une certaine tonalité et tel autre une tonalité bien différente et ne parlons pas évidemment du cas extrême des almanachs avec leurs thèmes dressés pour chaque semaine :

Dans l’ouvrage de Chevignard qui édite un recueil manuscrit – (Bibl. Lyon Part Dieu) des almanachs et pronostications de Nostradamus (parfois assez différent des impressions. On regrettera que Chevignard n’ait pas fourni de reprint d’almanach (comme celui de 1557), alors même qu’il se réfère à des imprimés dans son travail), on lit ainsi : « En ce dernier quart (…) Du 20 jusqu’à la fin naitront  de lieu infime deux qui parviendront à grand honneur » (mois d’août 1554, p. 213)). Il s’agit du dernier thème du mois pour ce qui ne correspond d’ailleurs pas à la semaine du calendrier. D’ailleurs, cette astrologie ne s’articule même pas sur celui-ci et s’y trouve en porte à faux puisque le calendrier soli-lunaire n’est plus alors pratiqué dans le monde chrétien…

Décadence, disions-nous, liée  à une crise de la pensé cyclique mais aussi aux obligations du marché, avec l’application au niveau collectif qui est celui des almanachs et des pronostications de techniques qui ‘ne font sens qu’au regard de la vie privée, aux enjeux plus ponctuels. On pense à ces astrologues qui sont encore aujourd’hui sollicités en début d’année.

Tendance que l’on pourrait qualifier de divinatoire et qui constitue, selon nous, un détournement de l’esprit astrologique. On remplace peu ou prou l’étude fouillée de quelques cycles planétaires, étudiés un par un, par  une étude des interactions entre ces planètes pour un moment qui n’est fixé que par le processus soli-lunaire (qui tient lieu ainsi de date de naissance). Le ciel entier doit faire sens pour ce moment-là en vérité étranger à la réalité astronomique sauf  à jouer sur les mots. On dira pour emprunter au langage culinaire, que Nostradamus (qui savait fabriquer des confitures et des onguents)  pratique là une astrologie à partir d’un matériau vil qu’il tente de relever par quelques expédients planétaires comme l’on jetait  quelques lardons dans la soupe ou fourrait quelque petit pain. Quelle farce !

Nous savons certes que Nostradamus ne se contentait pas de cette discipline fastidieuse au jour le jour et il est d’ailleurs probable qu’il se faisait assiste pour une telle corvée. On rappellera que les quatrains de ses almanachs sont des compilations de ses textes en prose, comme d’ailleurs certains quatrains des Centuries.

Dans l’almanach pour 1562, dédié au pape, dont on ne connait qu’une version  française imprimée tronquée (mais qui nous est parvenue en italien et en manuscrit français), Nostradamus fixe dans une annexe (apparemment censurée) des considérations à plus long terme et notamment en rapport avec une certaine éclipse d’avril 1567, repérée dans les ouvrages comme ceux de Leovitius. Il est remarquable que cet aspect de son travail soit le moins connu et on peut d’ailleurs se demander s’il n’a pas été occulté du fait même d’une certaine dérive prophétique que l’on peut y observer. Mais là encore,  cette fixation sur  une éclipse ponctuelle  n’est-elle pas l’aveu d’une perte de maîtrise dans l’interprétation des cycles planétaires ?

Qu’on le veuille ou non, cette astrologie de trimestre en trimestre pour ne pas parler de cette astrologie laborieuse à la petite semaine n’est quasiment d’aucun intérêt  au regard d’une astrologie des cycles planétaires. A chaque trimestre, une nouvelle programmation se met en place et ainsi de suite, sans aucun suivi, sans aucune continuité astronomique. Nostradamus annonce le triomphe des techniques  d’interprétation des cartes du ciel  sur  celles de lecture des cycles planétaires. Il incarne la montée en puissance du petit peuple astrologique qui peu à peu va imposer ses méthodes jusqu’à l’astrologie mondiale.

 

 

 

 

JHB

25. 09 13

 

 

 

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La mauvaise gestion de la prévision pour 1989

Posté par nofim le 25 septembre 2013

 

 

Inanité de la prévision à long terme en astrologie comme ailleurs

Par  Jacques Halbronn

 

Que peut-on prévoir à l’avance en astrologie et avec quelle précision ou si l’on préfère une prévision trop précise relève-t-elle encore de l’astrologie ? On connait ces « magiciens » qui écrivaient dix réponses différentes à l’avance qu’ils plaçaient dans des lieux différents et  qui, une fois l’événement arrivé, se dirigeaient vers la bonne réponse. Méfions-nous donc de ces astrologues qui accumulent, au cours de leur carrière, toutes sortes de pronostics contradictoires et qui, le moment venu, signalent le «bon » pronostic.

Même les scientifiques, de nos jours, reconnaissent qu’il leur est impossible de savoir parfaitement à l’avance ce qui va se passer, même dans le domaine de la physique, en raison des aléas qui peuvent   interférer.

Nous dirons donc qu’une prévision astrologique de qualité est celle qui sera suffisamment générale pour ne pas être à la merci des hasards et suffisamment précise dans sa formulation pour être identifiable et reconnaissable le moment venu  Un équilibre délicat à trouver.

Si l’on considère le propos d’André Barbault pour 1989, formulé en 1952 ou 53, concernant un tournant pour l’URSS, était-ce un pronostic raisonnable, 36 ans à l’avance ? Nous nous permettrons d’en douter. Si tournant il pouvait y avoir dans les 40 ans qui suivirent la mort de Staline en  53, celui-ci n’avait aucune raison de se produire spécialement en 89. D’autres échéances auraient tout à fait pu se présenter plus tôt entrée 1956 (Budapest) et 1962 (Cuba) ou 1968 ‘(Prague) avec des configurations célestes tout aussi propices (notamment du point de vue de l’astrocyclologie).

Entendons par là que ce n’est par l’astrologie que l’on pouvait isoler une opportunité parmi d’autres comparables. Pour que 1989 soit 1989 il aura fallu le » right man in the right place » ou «  the wrong man in the wrong place » selon le point de vue que l’on adopte, c’et à dire que l’on s’en félicite ou au contraire que l’on le déplore. Où se situe justement l’astrologie face  à ces deux options : le maintien d’un empire ou son écroulement ?  A priori, nous dirons que l’astrologie a plus de raison de vouloir, de souhaiter le maintien d’un ensemble aussi vaste que possible que son démantèlement lequel survient au moment  où le ciel est illisible, c’est  à dire déstructuré. Si les astrologues sont les gardiens de l’ordre cosmique, ils sont favorables à ce que sur terre règne une certaine unité dont la conjonction astrale est garante. Toute perte d’unité est perçue comme un coup porté à l’Astrologie.  Certes, on nous dira que l’important pour l’astrologie est de voir « juste ». C’est là une vision dépassée et qui tenait au fait que l’Astrologie avait oublié ou trahi sa mission

Le problème, c’est qu’avec la meilleure volonté du monde, on peine à déterminer en quoi consistait la prévision de Barbault. Annonçait-il un renforcement du bloc communiste ou son affaiblissement. ? Lui-même ne devait pas en avoir la moindre idée, si ce n’est que dans les dix  années qui suivirent,  Barbault était persuadé que la puissance soviétique égalerait la puissance américaine. De là à supposer que Barbault annonçait l’écroulement de l’URSS pour 1989, cela parait hautement improbable d’autant que Barbault était persuadé que le temps jouait en faveur des Russes.

Avec le recul, une prévision qui ne situe pas le type de problématique qui se présente à telle datée, est par trop ambivalente et floue. Pis encore,  que penser de ceux qui affirment que Barbault avait prévu exactement ce qui s’est passé, 36 ans à l’avance  alors même que tant de facteurs non astrologiques étaient susceptibles d’intervenir, entre temps, dans un sens ou dans un autre ?. Et puis si l’on replace dans le contexte de la fin des années 70 qui annonçaient une troisième guerre mondiale pour le début de la décennie suivante,  on peut gager que le pronostic de Barbault semblait  dépassé. Ce n’est que le fiasco prévisionnel du début des années 80 qui aura redonné, par contraste – au royaume des aveugles les borgnes sont rois- quelque couleur à la prévision pour 1989, remisée dans un tiroir pendant 20 ans. Il importe donc  de préciser pour toute prévision qu’elle dépend des hommes  en présence pour déterminer son impact (intensité et portée géopolitique). Ce qui aurait été bien, cela aurait été de deviner comment Gorbatchev se comporterait  à un moment critique d’un point de vue unitaire (cf. nos précédents textes), sans que l’on ait d’ailleurs pour autant à dresser son thème- non pas d’ailleurs en raison d’une conjonction mais d’une absence de conjonction (entre Saturne et une des 4 étoiles fixes royales) car contrairement à ce que profère l’indice de concentration planétaire, le danger ne vient pas de la conjonction mais de la disjonction. Mais on rappellera que Barbault avait inversé l’ordre des choses et que sa courbe remontait relativement après le passage dramatique annoncé pour 1982-84.Dire que quelque chose de grave va se passer, c’est un peu léger  si l’on ne prend pas la peine ou si l’on n’est pas capable de préciser dans quel sens, de quel point de vue! On notera qu’entre 1953 et 1989 le discours astrologique ne s’était pas vraiment amélioré. Même  les notions de courbe montante et descendante n’étaient pas assez  clairement définies dialectiquement, c’est-à-dire alternativement. La seule chose que  nous annonçait Barbault, c’est  si cela allait bien ou mal se passer, ce qui au demeurant échappe au seul usage de l’astrologie, laquelle ne saurait garantir les résultats mais seulement les enjeux et les motivations…Au lieu de faire l’effort de décrire deux problématiques inverses, on en était resté aux périodes calmes, de détente ou au contraire  agitées, mouvementées. La prévision dans sa formulation semble avoir piétiné durant ces décennies. Or, l’astrologie est plus dans le comment que dans le quoi.

Disons les choses nettement : l’astrologie est la gardienne de l’unité, elle est du côté des empires et non du côté de ceux qui veulent les éparpiller. La prévision astrologique peut donc aller dans deux directions : soit elle annonce un renforcement des liens, des alliances, soit elle annonce  des ruptures, des séparations, du morcellement, ce qui change d’un certain manichéisme  à coup de bons et de mauvais aspects. Le vrai mauvais aspect, c’est l’éloignement (par l’astre le plus rapide), la séparation de la conjonction  tandis que le bon aspect, c’est le rapprochement  de l’astre le plus rapide  par rapport à la conjonction (application) C’est à l’astrologue de tirer la sonnette d’alarme quand les empires sont menacés de façon à éviter leur dislocation.  Maintenant, si un astrologue est favorable aux mouvements d’indépendance, il risque fort  de tenter de placer l’astéroïde de leur côté et de mettre les « conjonctions » à leur service. Orque s’est-il passé en 1989, Barbaut veut expliquer ce qui s’est passé avec la conjonction Saturne- Neptune alors que celle-ci aurait tenir en échec tout processus de démantèlement. ..Lui  qui pariait tout ce qu’il avait au début des années 60 sur la puissance du « bloc » soviétique, allait  entériner sa dislocation au nom d’une prévision conjonctionnelle décalée et inappropriée ! Apparemment, personne n’a signalé depuis plus de vingt ans cette incongruité au regard des explications après coup, ce qui trahit l’inconsistance des principes astrologiques actuellement  suivis avec tant de désinvolture. 1989 sera rappelé comme la meilleure prévision du siècle  avant terme  et la   pire explication a posteriori d’un événement. Succès donc mitigé et ambivalent, pour le moins. Posons donc la question de confiance aux astrologues : est-ce qu’une conjonction peut rendre compte d’un événement aussi « disjonctionnel » que 1989 ? N’eut-il pas mieux valu expliquer l’événement s autrement. Mais il fallait bien valider la prévision historique, hagiographique de Barbault – sa légende dorée-, quitte à bafouer toute logique systémique en se contentant d’un « il l’avait prédit » qui ravale l’astrologue au niveau d’un voyant, ce que Barbault avait toujours honni.

 

 

 

 

 

JHB

24.09. 13

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Les piéges de la conjonction astrologique

Posté par nofim le 24 septembre 2013

 

Le coït
et la conjonction astrologique

Par  Jacques Halbronn

 

On peut
difficilement séparer la réflexion sur le cycle de celle du rapport sexuel. Car
tout tourne autour de la rencontre entre deux entités. Mais cette rencontre
comporte des préliminaires et donc on ne saurait dire que le coït se situe au
début d’un processus, ce qui vient nous interpeller  quant au statut de la conjonction dans le
cycle soli-lunaire et par voie de conséquence, semble-t-il,  concernant la théorie astrologique des cycles
telle qu’elle est généralement présentée de nos jours..

Ce que nous voulons montrer ici c’est que  dans un cycle, la conjonction ne saurait être
un point de départ pas plus que le coït dans l’union sexuelle. Quant au
mariage, qui est conjonction el par excellence, il ne saurait être considéré
comme un point de départ.  Bien plus, le
rapport sexuel ne peut apparaitre comme un aboutissement, comme un paroxysme
comme l’est le solstice précédé dans le Zodiaque par l’équinoxe, ce qui fait du
bélier le premier signe, sans qu’il n’ait aucunement un statut conjonctionnel,
l’union précédant par ailleurs, à terme, la désunion.

En
fait, le seul exemple d’une conjonction assimilée à un commencement semble être
le cadre du calendrier soli-lunaire avec la nouvelle Lune  (qui est la conjonction soleil –lune) comme
marquant le début d’un nouveau mois. Il convient d’éviter de filer une telle
analogie à propos de l’astrologie comme cela a été trop fréquemment le cas dans
la littérature spécialisée du XXe siècle.

On
notera en passant le cas du signe des Gémeaux qui est en fait inspiré d’un
événement « vénusien » et qui est un signe de printemps car c’est
alors que les jeunes gens faisaient connaissance bien avant toute consommation
du rapport sexuel.

Normalement,
le début du mois devrait correspondre à un stade antérieur à la conjonction
comme la demi-lune- 90° plus tôt- tout comme l’équinoxe de printemps est à 90°
du solstice d’Eté. Or, le parallèle ne semble pas avoir été respecté.  Il importe au demeurant de revenir sur le
rapport que nous avons établi entre équinoxe de printemps étape vers le
solstice d’Eté  et  carré appliquant à la conjonction.

On
pourrait certes être tenté d’associer équinoxe et conjonction puisque c’est un
temps d’équilibre entre le jour et la
nuit, l’arc diurne et l’arc nocturne/ Mais si certains astrologues
pensent le « cycle planétaire » (selon une formule quelque peu
abusive des frères Barbault) comme la rencontre entre deux planètes sur une sorte
de pied d’égalité, nous préférons le définir comme la rencontre entre une
planéte et une étoile fixe (royale) et surtout comme le moment où la planéte va
rejoindre l’étoile comme l’alpiniste parvenir au sommet d’une montagne.(tel
Sisyphe) et la notion de « pic » évoque irrésistiblement le solstice
et notamment le signe saturnien du Capricorne et le Milieu du Ciel (maison
X).  Ce qui précède la conjonction  est
l’ascension. (Sur ce mot  cf.
Clefs pour l’Astrologie, Ed. Seghers 1976) Le solstice est suivi d’une descente
alors que l’équinoxe entraine une montée. On peut donc dire que le bélier
incarne non pas la conjonction mais bien le commencement, l’antichambre d’une
progression qui suivra son course (cf. l’anglais « ‘of course » pour
dire « naturellement », « cela va de soi », c’est  à dire cela suit son cours). Ce bélier qui on
l’a dit inaugure, ouvre le Zodiaque. (Le mois d’avril est celui de l’ouverture,
l’apéritif, même racine. En anglais « April » est plus proche de  l’italien « aprire »’ ou de l’espagnol
« abrir ») que notre « avril ».

C’est
probablement par erreur que le début du mois est lié à la nouvelle Lune,
notamment chez les sémites. La Pâque (Pessah) est un commencement, le début
d’un long cheminement dont le couronnement conjonction el sera l’entrée en
Terre Promise (Alya; montée vers Israël dans la terminologie sioniste
actuelle).

Mais pourquoi dans ce cas commence –t-on
l’année en janvier, quasiment au solstice d’hiver ? On sait qu’il y a eu
débat à la Renaissance sur le moment du changement de millésime. (À Noël
(naissance de Jésus) ou à Pâques ?)

Si l’on
s’en tient aux trois signes de feu en trigone, on pourrait dire que le bélier
(vernal) est  le symbole de l’ascension
(se confondant avec un autre animal à cornes, le bouc, le chamois), tandis que
le lion (estival) est  conjonctionnel, il
«  trône »/ Quant au sagittaire, troisième signe de feu, à l’automne,
il représenterait  la phase descendante
mais aucun signe de feu n’est associé avec l’Hiver.

Il est
donc bien regrettable que la conjonction ait fini par désigner, en  astrologie, le début de quelque chose alors
qu’elle  en est le couronnement, la
réalisation de ce qui avait été ébauché, esquissé. Il importe donc de repenser
toute la théorie du cycle astrologique sous cet angle.  Tout est décalé de 90°/

Le
début de l’année devrait donc être équinoxial comme cela est attesté dans le
Zodiaque. La conception précède la naissance.

Ce
débat devrait avoir autant d’incidence que n’en eut, il y a une trentaine d’années,
celui sur le sidéralisme qui ne fit guère avancer d’ailleurs la cause des
étoiles fixes.(cf. J. Dorsan et d’autres)

On
commet une grave erreur anthropologique en faisant de l’union un début   alors qu’elle est un but à atteindre.

On
objectera cependant que la conjonction
soli-lunaire est marquée par ce « croissant », n’est-ce pas au
contraire la preuve qu’elle incarne le commencement des choses ? C’est à
la pleine lune que les choses se défont. La pleine lune n’incarne-t-elle pas la
« conjonction » alors qu’elle est
une opposition. ? Il y aurait bien là comme une sorte de hiatus
symbolique. Mais quelque part, la nouvelle lune est aussi un aboutissement  car celui-ci est double, les deux extrêmes se
rejoignant et de la pleine lune à la nouvelle lune, il y a aussi une
progression selon que l’on se place du côté du jour ou de la nuit. Autrement
dit, la conjonction et l’opposition incarnent deux absolus, le Bien (Pleine
Lune) et le Mal (Nouvelle Lune), les forces de lumière et celles de ténèbres.
On a en fait affaire à deux symboliques parallèles. Ce qui succède à la
nouvelle lune, c’est le déclin des valeurs nocturnes comme ce qui succède à la
pleine lune est celui des valeurs diurnes. En aucun cas l’axe nouvelle lune –pleine
lune ne saurait être celui  des
commencements. C’est le carré intermédiaire qui a cette fonction, tant quand il
applique que lorsqu’il se sépare, ou dans le
cas d’un découpage ternaire le trigone, le ternaire consistant  à intégrer en un même point les deux
extrémes, ce qui fait passer du quatre au trois.

 

 

 

 

 

 

JHB

24.09.
13

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l’impasse de l’astrologie pour tous

Posté par nofim le 24 septembre 2013

 

L’impasse  de l’astrologie personnelle face à la problématique unitaire

Par  Jacques Halbronn

 

Au vu de nos travaux sur la dimension unitaire de l’astrologie, tant du point de vue de l’unicité de son outil que de l’unicité de son application aux crises qui menacent  l’unité des ensembles humains qui se constituent, l’astrologie personnelle nous apparait de plus en plus comme décalée et hors sujet. Son instrument privilégié, quant à lui- Sa Majesté le thème natal avec tout ce que peut avoir de royal une naissance –  n’est-il pas une monstruosité à la Dorian Gray ? Comment  un astrologue qui passerait sa vie à étudier des individus pourrait-il prendre conscience des enjeux unitaires ? Certes, l’on nous répondra (cf. A. Barbault. De la psychanalyse à l’astrologie. Ed Seuil ;  1961) que tout être humain est  le jeu de tensions, de dépressions, de clivages intestins. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que cela ne saute pas aux yeux et que c’est sans commune mesure par rapport aux événements qui traversent notre Histoire, nos sociétés.  A force de se complaire dans l’invisible, on  finit par rendre insignifiant le discours astrologique. Rappelons que pour Ruperti (astrologie humaniste), le thème ne nous dit pas ce que nous sommes mais ce que nous devrions nous efforcer à être, au regard de quelque programme de vie établi on ne sait trop par quelque instance éthique. On est bel et bien dans le virtuel  et ce virtuel se manifeste de façon paroxystique  au contact des planètes invisibles au-delà de Saturne sans parler des astéroïdes plus proches de nous mais tout aussi invisibles à l’œil nu (puisque l’homme- dépouillé de toute machine (ce qu’est un télescope)- est la mesure de toute chose).

Un autre défaut majeur de l’astrologie personnelle est qu’elle ne tient pas compte des interfaces entre les hommes et les astres. Elle n’établit pas une chaîne de causalité entre le haut et le bas et vice versa. Pour quiconque prend un tant soit peu la peine de réfléchir aux modalités de ce qui relie l’Humanité au Cosmos, il est assez évident que dans une perspective unitaire, il n’est nullement besoin de supposer que tout un chacun capte directement les signaux ou les influences célestes. Ce serait un modèle bien peu économique. Là encore, il importe de penser l’astrologie socialement et non pas individuellement et les individus qui intéressent l’astrologie sont en priorité ceux qui jouent un rôle social majeur, central. L’approche individuelle est un nivellement par le bas qui séduit évidemment les petites gens, les médiocres tout heureux d’apprendre qu’ils auraient droit comme tout le monde, comme les Grands de ce monde, à un thème, ce qui serait la « preuve » que nous sommes tous « égaux », puisque tous dotés d’un thème natal, droit qui nous est accordé par notre extrait d’acte de naissance (dont  la collecte  grâce à Gauquelin  s’est mue en  une sorte de religion qui a de nombreux adeptes. Touche pas à mon thème !.

Une telle façon de voir les choses comporte bien des inconvénients en ce qu’elle ne confère pas toute son importance à la notion d’interface. Selon nous, seule une élite (une sorte de castes héréditaire  de « yogis »)  est capable de décrypteer, par ses propres moyens organiques, les signaux astrologiques alors qu’en astronomie, il suffit de disposer d’un télescope.

Pour le vulgum pecus, en revanche, c’est bien indirectement que les astres agissent, c’est-à-dire non pas par le biais des astres mais des « grands » hommes, des « leaders », des « chefs » (capot : la tête, capital). Cela n’exige pas la même faculté de réception. Leur organisme est donc  plus grossier. On conçoit donc ce qu’il y a de quasiment insoutenable dans cette démagogie du thème individuel. Même Gauquelin parlait d’un effet astrologique cantonné à une élite et ce n’est que par la suite (cf Les Personnalités planétaires, Ed. Trédaniel, 1992) qu’il a dévié, probablement sous l’influence de sa première femme, Françoise Schneider,  vers une sorte d’astropsychologie planétaire pour tous.(traits de caractère)

Autrement dit, l’influence astrale n’a rien qui aille de soi. Elle exige pour existe diverses conditions sans lesquelles elle ne peut jouer son rôle.  Cela a scandalise certains de nos lecteurs, comme M. Moysan, que de lire sous notre plume que les astres ont besoin de relais humains et que sans ces relais, leur impact s’en trouvait singulièrement limité. Cela expliquerait, d’ailleurs, selon nous pourquoi  une même configuration n’aurait pas systématiquement des effets de même amplitude d’une fois sur l’autre, d’un pays à un autre, que ce soit d’ailleurs  en ce qui concerne les constructeurs que les fossoyeurs de l’Unité. Que l’on nous comprenne bien, il ne s’agit pas pour autant de recommander de dresser des thèmes de « personnalités » comme on tend à le faire pour des élections. La seule manière de travailler c’est comme on dit de voir ce qui « marche ». Ce n’est pas la date de naissance qui compte ici mais bien diverses dates qui s’échelonnent tout au long de l’existence et qui touchent à la question unitaire. Comprenons par-là que si quelqu’un se trouve périodiquement en position de rassembleur, à différentes échelles,  et notamment selon un cycle de 7 ans, on peut raisonnablement supposer qu’il en sera de même dans l’avenir. …Evidemment, pour les astrologues paresseux, il est plus facile de collecter une date de naissance, de la faire avancer par le biais de « directions » (thème progressé) et/ou de scruter les éphémérides (transits) que de réunir des informations sur la personne ou de la personne, ce qui est apparemment un métier qui ne s’apprend pas dans les écoles d’astrologie mais exige certains talents d’investigation diversement  répartis (comme disait Descartes du bon sens). Là encore, on  est face  à une démagogie qui introduit le taylorisme en astrologie, à telle enseigne que cela peut être  relayé par une machine, un ordinateur, comme l’a fort bien démontré Barbault (Astroflash en 68),.Or, le métier d’astrologue, demain , passera précisément par ce nouveau type d’entretien astrologique qui ne soit pas scotché sur la date de naissance ni sur l’accumulation de donnnées astronomiques mais bien sur la mise en évidence d’un « destin » astrologique ou pas, le lien avec l’astrologie devenant en vérité une sorte de grâce accordée à certains.. Dès lors l’astrologie ne sera plus galvaudée.

 

 

 

 

 

JHB

24. 09  13

 

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La crise unitaire, au centre de la pensée

Posté par nofim le 24 septembre 2013

 

Astrologie  et  pathologie du processus unitaire

Par Jacques Halbronn

 

Nous pensons qu’il est souhaitable de focaliser au maximum le créneau propre à l’astrologie. Ce faisant, l’on prendra également mieux conscience de la nécessité de recentrer l’outil astrologique et donc de s’en tenir à un cycle unique, comme le souhaita Barbault – sans grand succès il est vrai- à la fin des années soixante.

Nous proposons de nous en tenir à une logique de la présence et de l’absence qui nous apparait comme tout à fait centrale dans le domaine des sciences humaines, en analogie d’ailleurs avec certains phénomènes naturels comme ils nous apparaissent sinon tels qu’ils sont en soi, comme le jour et la nuit, l’Eté et l’Hiver, la Vie et la Mort etc.

En astrocyclologie, nous avons montré que le moment le plus critique  se situait autour du « nadir », du « fonds du ciel », du « minuit » lorsque les énergies « conjonctionnelles » s’estompent, s’épuisent.

On peut parler alors d’une pathologie du fonctionnement social et sociétal qui dure environ un tiers du temps, à savoir pendant l’intervalle entre la phase séparante par rapport à la conjonction et la phase  appliquant vers la conjonction. C’est un peu le talon d’Achille du cycle, un temps où ce qui a été construit peut s’ébranler, voire s’écrouler comme la Tour de Babel. Une sorte de triangle des Bermudes » en quelque sorte. Tout cycle, quelle que soit le modèle conjonctionnel adopté, obéirait à cette « loi », ce qui implique – comme on l’a déjà formulé dans de précédents textes- de distinguer aspects appliquants et aspects séparants, ce que la plupart des astrologues négligent de faire le plus souvent. On ne reviendra pas sur l’obstacle épistémologique consistant à considérer le moment de la conjonction comme le timide début d’un cycle alors que cela en est la culmination.  De telles erreurs conduisent à situer la sortie de crise au moment  où elle débute (cf.  les travaux d’Yves Lenoble sur la pratique des cycles) et considérer le carré séparant comme analogue au printemps alors qu’il l’est à l’automne. On nous demandera comment il se fait que l’on ne se soit pas aperçu d’une telle inversion. Nous répondrons quue la multiplicité des cycles utilisés par l’astrologue moyen interdit toute prise de conscience de cet ordre, puisque tous les cas de figure risquent fort de cohabiter en un même instant T. On est alors dans l’infalsifiable (Popper)..

On pourrait certes inverser la problématique et rechercher les périodes unitaires mais  celles-ci sont deux fois plus étendues que les périodes de crise (par rapport à l’unité) et de toute façon on a tout loisir les phases de sortie de crise ou de basculement progressif dans la crise. On aura donc noté que nous association systématiquement le mot crise à celui d’unitaire car  il est temps de ne plus utiliser le mot crise à toutes les sauces pour dire une chose et son contraire, comme on le fait tant chez les astrologues que dans le langage courant

.

Intéressons-nous, à titre d’exemple, à un texte qui a été mis en ligne sur le site Face Book que nous avons initié, à savoir Aldébaran.

M. Moysan écrit (: » la crise syrienne examinée au prisme de l’Astrologie Mondiale (2) La position russe » LiensPublications

« Après la position des Etats-Unis, examinée dans notre précédent article du 17 septembre, voyons ce qu’il en est de l’autre acteur majeur de la crise syrienne, la Russie de Vladimir Poutine.
L’ingrès solaire d’automne sera ici rapporté au Ciel de la Russie (*), considéré comme « radical ».
Une configuration saute immédiatement aux yeux par son exceptionnelle puissance : le trigone partile reliant le Soleil d’ingrès à Mercure radical. Configuration cruciale car reliant par aspect majeur le Soleil, valorisé par son angularité, et le maître de la maison I. Configuration qui, dans le contexte de la crise syrienne, signe un succès diplomatique d’ampleur, dans la mesure où d’une part le Soleil occupe la Balance, lieu par excellence de la tractation, et où d’autre part Mercure transite en maison IX radicale, la maison des relations internationales. L’importance de ce succès est confirmée par une autre configuration tout aussi puissante et significative, le trigone partile reliant Mercure au Soleil radical transitant en maison IX.
Par ailleurs la maîtrise de Mercure sur une maison XII occupant la IX radicale, donne à penser que la diplomatie russe « cache son jeu » et pourrait à nouveau jouer un « coup » désarçonnant ses adversaires. Eventualité que semblent confirmer Uranus en X régissant la IX et Neptune occupant cette maison.
La Lune, maîtresse de I, appliquant au carré de Mars, montre certes assez clairement l’opposition de Moscou à toute sanction militaire à l’encontre du régime syrien en cas de non-respect de l’accord russo-américain signé à Genève le 14 septembre. Mais, comme Mars par ailleurs symbolise l’allié syrien par sa maîtrise sur la maison XI, le carré entre les maîtres de I et XI indique que le soutien de Moscou à Damas pourrait ne pas s’avérer aussi indéfectible qu’il y paraît. Cette quadrature pourrait donc provoquer des tensions entre la Syrie et son puissant allié.
Quoiqu’il en soit, au vu du Soleil du Ciel d’ingrès qui lui est très favorable, la Russie semble assurée de sortir grande victorieuse de l’actuelle séquence diplomatique. C’est également ce qu’indique le sextile appliquant reliant les maîtres de I et X, la Lune et Jupiter, tous deux dignifiés »

M. Moysan appartient à une génération qui sait avant tout interpréter des thèmes, quels qu’Is soient. On y parle des «maisons ». Cette façon de rapporter l’astrologie mondiale à l’étude des thèmes (ingrés, fondation d’un pays etc.) nous semble assez fâcheuse et doctrinalement fort peu unitaire, puisque l’on bascule dans le coup par coup. Si la multiplication des « cycles planétaires » combinant chacun deux astres est déjà un sac de nœuds, – c’est le cas de le dire puisque une conjonction est un nœud- que dire de la myriade littéralement infinie des thèmes astraux de tous genres ? M Moysan est à l’évidence comme un poisson dans l’eau en sautant d’un thème à l’autre. Il ne sait faire que ça, d’ailleurs et il a la complicité de tous les « addicts » de ce jeu de société (cf. les réunions autour de didier Geslain sur teleprovidence). La force de l’habitude comme de pratiquer une certaine cuisine où l’on ne sait plus trop bien ce que l’on mange.

Il est vrai que l’astrologie cyclique en jouant  trop franc jeu, cartes sur table, s’est discréditée sur les décennies, sous la houlette de Barbault et de ses épigones. Reste donc le refuge de l’astrologie horoscopique avec ses « maisons astrologiques » si pittoresques – une sorte de tarot astrologique et d’ailleurs le tarot, comme nous l’avons montré emprunte à l’iconographie des maisons dont la plupart des astrologues n’ont même ^pas connaissance (cf. notre postface à l’Astrologie du Livre de Toth d’Etteilla, parue il y a 20 ans chez Trédaniel). M.Moysan prend ainsi le maquis en se  recentrant sur son savoir-faire qui ne l’expose guère tant il permet toutes les échappatoires possibles et toutes les complicités entre « gens du métier ».

Mais revenons aux choses sérieuses, à savoir ce qui se passe actuellement dans le monde, par de là un thème d’ingrés (celui de l’automne 2013, puisqu’il y en a un tous les 3 mois, selon un découpage en 4 qui est en effet un des fondamentaux de la pensée astrologique et dont l’astronomie n’a que faire, quand bien même fournirait-elle à l’astrologie les données pour dresser des thèmes qui ne sont  aux yeux de  l’astronomie que des artefacts totalement contingents, des épiphénomènes)

Il est vrai que la coïncidence entre le passage de l’équinoxe d’automne et une certaine évolution de la situation en Syrie peut être tentante à creuser mais l’astrologie est victime de ce type de coïncidence (cf. le cycle Saturne- Neptune en 1989 qui n’avait finalement aucun rapport avec les événements auxquels on le rapporte)/

Que dire de l’ingrés en général ?  Il est hautement caractéristique d’une astronomie fictive qui s’ancre non pas sur des corps célestes réels mais sur  un découpage abstrait quels que soient ses fondements cosmographiques et saisonniers. On est là au sein d’un géocentrisme astrologique du plus mauvais aloi. C’est bel et bien une tentative d’OPA de l’astrologie du thème astral (qui  englobe évidemment les transsaturniennes) aux dépens d’une astrologie cyclique bicorporelle (c’est-à-dire qui unit deux corps célestes visibles à l’œil nu et dont la présence est connues depuis des millénaires)

M. Moysan en mettant en avant les configurations aléatoires entre tous les astres du système solaire, à un instant T (passage du soleil à 0° balance) croit pouvoir rendre compte d’un phénomène d’une toute autre ampleur.  Il est d’ailleurs pour le moins étonnant que cette race d’astrologues navigue entre des cycles hyperlongs et rares et des coupes du moment immédiat qui ne valent tout au plus que jusqu’au prochain ingrés (Soleil « conjoint » au degré  0° du Capricorne, en zodiaque tropique!). C’est de l’astrologie à la petite semaine totalement déconnectée par rapport à une sortie de crise unitaire qui ne fait que commencer et qui  se développera au fur  et à mesure que Saturne (actuellement à 8° Scorpion) se rapprochera d’Antarès (à 30° à l’avance, à 8° Sagittaire). La véritable astrologie n’est pas soli-lunaire – ce qui est bien limité dans le temps- mais saturno-stellaire. Nul ne doute que M. Moysan, qui fait fléché de tout bois- ne trouve dans les ingrés successifs quelque écho aux événements qui se succéderont, c’est là le b-a ba de tout bon élève en astrologie qu’il est certainement. Que M. Moysan réserve son savoir-faire pour sa clientèle individuelle et privée au lieu d’empiéter sur des domaines pour lesquels il n’est à l’évidence guère équipé.  Le drame de Moysan c’est qu’il est sincèrement passionné par l’Histoire, par l’Actualité, par la géopolitique, cela se voit dans ses textes nourris de ses lectures mais qu’il est littéralement impuissant à en prendre la mesure astrologique, comme un amoureux transi face à sa fiancée qu’il ne parviendrait pas à satisfaire.

La sortie de crise unitaire se dessine donc selon nous. Rappelons quand même à M. Moysan que ce qui se passe actuellement ne concerne pas uniquement la Syrie mais un large ensemble d’Etats. La Syrie n’est là que comme un catalyseur. Entendons par là que la recherche d’unité  est vouée à se focaliser sur un dossier parmi d’autres. Cela ne signifie pas, pour autant, que tous les dossiers en instance seront traités ou en tout cas pas tout de suite puisque le processus unitaire ne fait que se ressourcer avec en ligne de mire l’étoile fixe royale dont Saturne qui est semi-sextile (30°) avec Antarès ne cessera de se rapprocher (encore convient-il de tenir compte des rétrogradations). Peu à peu cela fera tâche d’huile et cela ne dépend certainement pas des ingrés trimestriels que M. Moysan a jugé bon de donner en pature et qui ne sont que des amuse-gueules assez dérisoires. Mais répétons-le,  que reste-t-il à un astroogue pour appréhender le monde si ses maîtrd es-cycles se sont durablement discrédités ; C’est alors que l’hydre aux cent têtes du thème astral reprend du galon. Malheureusement, on n’est pas en entrée de crise unitaire mais en sortie et M. Moysan a mangé son pain blanc et Persée se fera un plaisir de couper toutes les têtes du monstre..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

23 09 13

 

 

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La dialectique Lune Saturne autour de la pleine lune

Posté par nofim le 23 septembre 2013

 

 

 

L’astronomie et la signification  astrologique  des planètes

Par  Jacques Halbronn

 

L’idée selon laquelle le caractère astrologique d’un astre serait fonction de ses données astronomiques est assez fortement ancrée dans le discours des astrologues actuels, à commencer par le cas problématique de la Lune. (cf.  notre interview de Didier Geslain, du 22 septembre 2013 pour teléprovidence)

On nous explique que la Lune est  un principe féminin en ce qu’elle reflété comme d’ailleurs toute planéte la lumière du soleil. Mais le savait-on  dans l’Antiquité ? Peut-on se servir d’un argument qui n’était  pas de mise quand les hommes ont commencé à accorder une certaine signification à la Lune ? Et en quoi un tel trait- celui d’une lumière  qui ne lui est pas propre est-il « féminin » ? On nous dit aussi que les femmes  « varient » dans leur comportement, ce qui correspondrait à la rapidité de la Lune dans sa circulation dans le Ciel à travers la ceinture étoilée du Zodiaque, en un mois. »Souvent  femme varie ». » La donna e mobile » (dans Verdi). Mais la Lune obéit à une progression rigoureuse et immuable ! Pour nous, la Lune (der Mond en allemand) est bien au contraire le principe masculin par excellence alors que les planètes et les étoiles constitueraient son harem, dans une logique propre à la polygamie. C’est la lune qui impose son rythme aux planètes, y compris au Soleil car la notion de mois est déterminée par les retours de la Lune. Qu’elle ne soit pas un astre comme les autres ne change rien à l’affaire. Bien au contraire, c’est ce qui la singularise – on emploie le féminin puisqu’il en est ainsi en français mais on n’en pense pas moins.

Nous trouvons très naïve l’idée selon laquelle l’observation astronomique d’une planéte sera en mesure de comprendre la signification qui lui fut assignée. C’était un peu la position de Jean-Pierre Nicola (système RET) lequel définissait chaque planéte  par sa position au sein du système solaire (la Lune étant d’ailleurs mise à part). Mais on pense aussi  à la planète rouge (l’Horus rouge des  Egyptiens) associée à  Arès/Mars dieu de la guerre. Que n’a-t-on pas dit sur la signification des transsaturniennes du fait de tel ou tel point les caractérisant  astronomiquement, sans parler de la date historique de leur découverte à laquelle une grande importance est conférée?

En revanche, nous sommes persuadés que les nombres des planètes ont dû jouer un rôle important. Nous avons à maintes reprises insisté sur l’axe Lune-Saturne, deux astres se partageant les mêmes chiffres et dont le cycle divisé par 4 donne dans les deux cas le chiffre 7.

De deux choses l’une : ou bien l’on se demande comment les anciens astrologues  privilégiaient et interprétaient  certaines configurations célestes ou bien l’on cherche à déterminer celles-ci au regard de ce que nous savons aujourd’hui du système solaire  et plus généralement de l’univers  tout entier, à commencer par les étoiles d’autres mondes. Or  il semble bien que ce soit la seconde option, quelque peu anachronique historiquement qui domine présentement et notamment en ce qui concerne la Lune laquelle fut connue des Anciens bien avant que l’on ne découvrît l’existence des planètes (étoiles errantes par opposition à étoiles fixes) Rappelons que dans le récit biblique de la Genèse, il est question des étoiles fixes et des luminaires (Soleil et Lune) et non des planètes. C »est dire l’ancienneté du statut de la Lune et l’on peut penser que le critère de luminosité concernant la Lune ne se posait pas. Elle était supposée  produire une lumière à l’instar du Soleil et elle était peut-être même identifiée à une sorte de soleil nocturne, ayant un disque apparent de la même taille que celui-ci. Dans un précédent article, nous avons mis en garde contre le discours astrologique sur la Nouvelle Lune et la pleine Lune. Nous pensons en effet qu’il est erroné d’assimiler la nouvelle Lune à une conjonction même si c’est bien la réalité astronomique. Les Anciens percevaient la Nouvelle Lune comme le début de quelque chose et la Pleine Lune comme son aboutissement, de la même façon que le printemps  est un stade qui précédé l’Eté. Le début du zodiaque en bélier est assimilable à une nouvelle lune, c’est-à-dire une dynamique à ses débuts. On notera d’ailleurs que les cornes du bélier comme celles du taureau évoquent le croissant lunaire, c’est-à-dire quelque chose qui est en croissance, qui est en train de se développer progressivement. C’est probablement la vraie raison du choix de ces deux symboles (rappelons que dans l’alphabet araméen, la première lettre Aleph est associée au  nom du bœuf). Dire que ces signes sont puissants serait quelque part un contresens, ce qui compte ici c’est l’évocation du croissant et non l’énergie de ces bêtes apprivoisées, domestiquées. Toute l’astrologie actuelle ‘et notamment en mondiale, s’est construite sur l’idée que la conjonction était un point de départ alors que l’astrologie actuelle ‘et notamment en mondiale, s’est construite sur l’idée que la conjontion était un point de départ alors que c’est une culmination, un solstice et non un équinoxe. On rappellera d’ailleurs la notion de syzygie qui associe conjonction et opposition dans un seul et même axe/.

Selon nous, tout ce qui est astronomique n’est pas de l’or pour l’astrologie, il y a à prendre et à laisser notamment en ce qui concerne des données que l’on ignorait dans l’Antiquité, à commencer par l’héliocentrisme (il y a  une astrologie qui se veut héliocentrique, cf. le site astroemail).  Nicola porte la responsabilité d’une telle approche consistant à « lire » le système solaire comme s’il faisait sens  par lui-même par-delà ce que les hommes auraient pu en percevoir avec les moyens et les motifs qui étaient les leurs il y a des millénaires. C’est là une approche anhistorique, atemporelle de l’Astrologie que nous rejetons vivement.

L’astrologie, au vrai, n’a besoin que d’un seul et unique déclencheur (trigger) lequel n’a donc pas à être différencié. Ce qui doit l’être en revanche, ce sont les stades successifs du cycle ainsi  mis en œuvre. On peut considérer qu’un cycle de 7 ans peut être distribué entre sept tonalités, comme dans le cas des jours de la semaine, associés à des divinités. Comme l’a montré Yves Lenoble (dans son livre sur les cycles), la division par 4 du cycle est bien attestée, ce qui donne une importance décisive aux carrés, à la conjonction et à l’opposition qui constituent les diviseurs habituels. Mais nous pensons qu’à l’origine, ces diviseurs étaient visibles et non mathématiques et correspondaient à 4 étoiles fixes dites royales.On  trouve de diviseur en maintes occasions (saisons, phases de la lune, semaines du mois, moments de la journée (ante et post meridiem comme disent les anglo-saxons : a.m/p.m)

.En fait, la prééminence du Zodiaque dans l’astrologie actuelle tend à effacer cette division en 4 et à rétablir le cycle  indivisible. On a pris l’habitude de donner à un astre les nombres de sa révolution sidérale (retour sur le même point, radix, ou équinoxial ou stellaire) au lieu de compartimenter en 4 parties. Quand on appréhende le Zodiaque, on ne perçoit plus un quelconque découpage en 4, au vu du seul symbolisme, si ce n’est au prix d’une exégèse laborieuse et tirée par les cheveux.

Astrologiquement, c’est le « milieu » qui compte – d’où la valorisation du « milieu du ciel » en astrologie horoscopique et ni le commencement ni la fin  du cycle dont le point de  départ  n’est pas la conjonction mais  l’aspect qui applique (carré, trigone, semi-carré). On ne passe donc pas brusquement d’un cycle à un autre comme on le lit souvent d’autant qu’entre le coucher et le lever d’un aster il y a le « fonds du ciel » (toujours par référence au thème natal (radix), qui est symboliquement assimilable au nadir (face au zénith), soit  4 temps en sept ans.-(selon le cycle de Saturne divisé en 4). Ce temps intermédiaire est à rapprocher des saturnales, période durant laquelle les esclaves devenaient des maîtres, par une sorte de renversement social temporaire….

C’est dire que l’on ne s’improvise pas historien de l’astrologie et que cela ne se réduit pas à plaquer sur le passé les données de la science contemporaine même si celles-ci ont une certaine valeur rétrospective mais non rétroactive astrologiquement parlant.  Les erreurs d’hier sont les vérités d’aujourd’hui au regard de l’Inconscient Collectif  et de notre ADN. Certes, les transsaturniennes existaient dans l’Antiquité mais historiquement elles ne sont entrées dans notre champ de conscience que très tardivement et donc très superficiellement en comparaison des autres astres. C’est d’ailleurs ce que lors de leur découverte, les astrologues pensaient mais  progressivement elles se sont pleinement intégrées et on ne les distingue plus des autres. Ce sont les ouvriers de la onzième heure. Malheureusement, les astrologues, en réglé générale, ne sont guère doués pour remonter le temps : soit ils s’en tiennent à une tradition frelatée qu’ils dotent de toutes les vertus soit  ils projettent sur le passé des savoirs contemporains. Il existe une troisième voie qui relevé d’une archéologie de l’Astrologie et que nous prônons depuis longtemps et qui a sa propre méthodologie.

Résultat des courses, on peut lire chez Lenoble que le carré qui fait suite  à la conjonction correspond à une sorte de printemps  faisant suite à la conjonction associée à l’Hiver (nouvelle Lune) alors que ce carré post conjonctiionnel arrive après la bataille qui a commencé au carré pré-conjonctionnel, soit 180°  plus tôt ; il est donc automnal.  Nous prenons ici des chiffres indicatifs –(en astrocyclologie, on divise tout par 4 comme chez Ebertin, en Allemagne) mais l’idée générale est bien celle-là.

C’est dire que tous les astrologues ne disent pas la même chose, du fait de lectures radicalement différentes du cosmos. Nous comprenons certes fort bien que l’on soit tenté d’identifier la conjonction au solstice d’Hiver du fait de la nuit propre à la nouvelle Lune. Mais historiquement et en pratique, cela ne tient pas.

Historiquement, on voit bien que c’est la pleine lune qui est la vraie matrice lunaire et peu importe que sa lumière vienne du soleil tout comme peu importe qu’elle, ne soit pas le fait d’une conjonction mais d’une opposition, ces deux aspects se situant dans un seul et même axe, tout comme l’axe solsticial (Eté-Hiver), comme l’axe MC-FC, Midi-Minuit etc. C’’est ainsi que les marées se produisent indifféremment sous la conjonction ou l’opposition des luminaires, donc selon la syzygie qui a lieu tous les 15 jours environ.

Qu’est ce qui nous fait penser que l’astrologie antique avait  pris ses distances par rapport à une telle représentation ? Certes, la conjonction soleil- Lune est censée démarrer  le mois lunaire. (Lunaison) mais elle se limite à un mince filet de lumière presque imperceptible, ce qui était fort peu commode. En revanche, pour les rencontres planètes/étoiles, la planéte n’est pas éclipsée par l’étoile, ce qui donne à la conjonction une toute autre dimension, elle cesse d’être un début pour accéder au rang de sommet, de cime à atteindre puis à  descendre, un flux et un reflux… …Les Anciens ont certainement été marqués par ce mouvement allant vers la pleine lune puis ‘s’en éloignant que par le mouvement  inverse allant  vers la nouvelle Lune car comment pourrait-on s’intéresser à un processus qui débouche dans le vide de l’absence ?

En résumé, deux astrologies s’affrontent : l’une qui ne voit dans la conjonction qu’un modeste début et dans la Lune une valeur féminine  et l’autre qui pense la conjonction comme un signal qui se forme, atteint son apogée puis décline sous nos yeux, en référence à une Lune masculine face aux autres astres qu’elle visite et féconde/pollinise tour à tour. Mais rappelons que la Lune qui nous intéresse est  la Lune supérieure, c’est-à-dire Saturne qui est favorisée par les signes opposés à ceux de la Lune tout en offrant une symétrie numérique autour du chiffre 7. En ce sens,  le signal saturnie serait opposé au signal lunaire et la conjonction saturnienne serait assimilable à une pleine lune.

Pour ce qui est de l’étude sur le terrain, il conviendrait bien entendu d’étudier laquelle des deux grilles fonctionne le mieux en rapport avec la cyclicité des événements sublunaires. Nous sommes actuellement en début de processus cyclique selon notre système, avec en ligne de mire la conjonction à venir Saturne-Antarès, ce qui correspond à une dynamique unitaire, de rapprochement des antagonismes de toutes sortes. A contrario, selon l’autre grille, nous serions en fin de cycle, la conjonction correspondant alors à un début de nouveau cycle, lequel cycle ne portera ses fruits qu’au stade suivant (carré par exemple). Mais d’aucuns pourront toujours soutenir qu’ils ne se servent pas des conjonctions Saturne-Etoiles fixes royales et qu’en outre- cerise sur le gâteau- ils recourent à une multitude de conjonctions de toutes sortes. C’est dire l’abime qui existe entre ces écoles.

 

 

JHB

23. 09  13

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approches masculine et féminine de l’astrologie

Posté par nofim le 23 septembre 2013

 

 

Epistémologie de l’Astrologie : les deux options, la masculine et la féminine

Par  Jacques Halbronn

 

Est-ce à l’astrologie de nous décrire le monde ou au monde de nous préciser ce qu’est l’astrologie ? Tel est le débat qui s’ouvre actuellement sur le statut  scientifique, cognitif de l’Astrologie, à l’orée du XXIe siècle. Et il semble que l’on ne puisse faire abstraction du profil des parties en présence, de l’Histoire de chaque protagoniste. Rapport du sujet à l’objet.

Nous avons pris récemment conscience de cette problématique à la suite de nos propositions sur les conditions de refondation de l’astrologie qui ont été diversement comprises et entendues. Il est vrai que l’on ne peut échapper à une certaine démarche dialectique, à un certain va et vient.

Nous avions recommandé  d’observer le monde pour déterminer ce qui jouait au niveau astrologique. Que n’avions-nous pas dit ? Certains ont cru comprendre que nous parlions de « valider » l’astrologie en la confrontant aux représentations historiques en vigueur qui arbitreraient entre les différents modèles astrologiques en présence. Or, il ne s’agit nullement d’une telle approche !

Notre projet était une invitation à rechercher de la cyclicité dans le monde, ce qui n’est pas nécessairement la tasse de thé des historiens. Il ne s’agissait pas de relever des événements isolés mais de ne retenir que ceux qui s’inscriraient dans une certaine cyclicité,  donc dans un certain continuum de croissance et de décroissance et à nouveau de croissance et ainsi de suite.

Et ce n’est qu’une fois un tel corpus constitué qu’il convenait de rechercher les configurations célestes qui en rendraient compte étant entendu que celles-ci  devraient, de préférence, être les mêmes tout au long du cycle mis en évidence selon un principe d’économie de rigueur. On n’accepterait pas une multiplication de cycles car cela ôterait tout son sens au projet.

Pour en revenir à Barbault, au moment de la rédaction des Astres et l’Histoire (Paris, Pauvert,  1967), il est clair que le point de départ est le « retour » d’une nouvelle guerre mondiale, à savoir la « deuxième » par rapport à la « première ». Qu’est ce qui s’était reproduit d’un conflit mondial à l’autre ? Et à partir de là, une fois le modèle constitué, quel prochain conflit de même ampleur annoncer au monde ? Jamais deux sans trois.

Le problème, c’est que la configuration astrale mise en avant  ne correspondait pas à un cycle planétaire bien défini astronomiquement, du fait notamment de la longueur des cycles des planètes transsaturniennes qui n’avaient pas eu le temps, bien évidemment, d’aller très loin entre 1914  et 1940. Ce fut alors l’Euréka de Barbault, relisant quelques publications confidentielles de Gouchon du lendemain de la guerre. « Mais c’est bien sûr ! »..Rappelons l’idée « géniale » !

.Laissons la parole à Richard Pellard (sur son site) décrivant ce que Barbault appela l’indice cyclique :

 

«   1. L’indice cyclique est montant lorsque les planètes sont en phase de séparation (les planètes les plus rapides s’éloignant des plus lentes) et l’humanité connaît des périodes plus calmes que de coutume.

«   2. L’indice cyclique est descendant lorsque les planètes sont en phase d’application (les planètes les plus rapides se rapprochant, après leur opposition, des plus lentes) et l’humanité connaît des périodes agitées caractérisées par des crises profondes.

» 3. Les creux de la courbe correspondent à des périodes de concentration planétaires (grandes conjonctions) et les sommets de la courbe correspondent à des périodes où les oppositions planétaires sont prépondérantes ».

On notera l’intérêt accordé à l’idée de configuration en train de se former (application) ou au contraire de se défaire (séparation). En effet, selon Barbault, la séparation  serait, en quelque sorte,  la marque d’une baisse du signal « émetteur » (au sens pavlovien du mot signal) alors que l’application renforce le signal garant, d’une certaine cohésion sociale.  Sauf qu’en ce qui concerne  l’astrocyclologie, c’est exactement l’inverse, c’est la phase de séparation qui génère du trouble, de la dissension et la phase d’application des convergences, des unions. On notera d’ailleurs cette étrange attribution aux oppositions d’une période de sommet, donc, de « calme » relatif, selon la description qu’en donne Pellard.

Est- ce que la conjonction est un but ou un repoussoir ? Il semble qu’il y ait bien de la confusion à ce sujet quand on lit les textes des uns et des autres. Pour l’astrocyclologie on « monte » vers la conjonction, pour d’autres, au contraire c’est une sorte de descente aux Enfers.  En fait, comme nous l’avions déjà relevé dans un précédent article, cette inversion est due au fait que Barbault a diabolisé les deux guerres mondiales, plus ou moins consciemment. Il est vrai qu’il a traversé la seconde de bout en bout à partir de 19/20 ans. Puisque  ces moments tragiques ne s’expliquaient pas avec les outils habituels, il fallait bien se résoudre  à innover, quitte à réformer de fond en comble en accordant à la conjonction la marque des plus grands périls et par voie de conséquence à l’opposition ‘ l’annonce de jours meilleurs.  Pour nous, au contraire, la conjonction garantit l’unité, la paix, quel qu’en ait pu être le prix et l’opposition correspond à l’écroulement de la Tour de Babel (La Maison Dieu du Tarot). En astrocyclologie, précisons qu’il n’y a  pas d’opposition puisque le cycle se divise en 4 conjonctions successives. L’opposition correspond au semi-carré (45°)

On voit donc jusqu’où peut mener le fait de prendre trop au sérieux et à la lettre les descriptions des historiens et d’aligner l’astrologie sur de  prétendus faits, qui ne sont qu’une grille de lecture et d’organisation de données parmi d’autres.  La lecture des deux guerres par l’astrocyclologie ne peut que s’inscire que dans une dialectique  de l’union et de la désunion et force est de constater que 1940 est placé sous le signe de l’union entre la France et l’Allemagne (armistice) et est une sorte de répétition générale de ce qui se passera en 1957 (Traité de Rome).  En juin 40, Saturne est à 8° taureau (à 30° d’Aldébaran) et amorce  à peine sa  phase ascendante. En juillet  1914, Saturne est à 23° Gémeaux, soit à la fin de sa phase descendante( également par rapport à la même étoile Aldébaran). Il y a là une symétrie entre une guerre qui commence au début de la phase A ascendante  de Saturne et l’autre à la fin de la phase A descendante aux approches de la période disjonctionnelle (45° de la conjonction)  Le comportement de la France dans les deux cas est lui aussi radicalement différent :  recherche de la paix en 40, résistance acharnée en 14 (Taxis de la Marne etc) . Soit en termes de temps, un différentiel de presque 56 mois, soit plus de 4 ans L’armistice de la Grande Guerre n’est signé qu’en 1918 mais a été précédé de la Paix de Brest Litovsk sur le front de l’Est, au lendemain de la Révolution d’Octobre (Novembre 1917), à Leningrad. On voit à quel point le cours des deux conflits mondiaux est différent et donc cela ne justifiait pas la recherche de configurations astrales semblables au même moment. L’idée de Gouchon n’était pas viable mais il faut la situer dans le contexte de l’époque. Ce qui est moins excusable  c’est de l’avoir reconduite vingt ans après, en 1967, alors que de nouvelles données sont connues,  à commencer par le Traité de Rome du 25 mars 1957qui est conclu au lendemain  de la conjonction de Saturne avec Antarés( 13° sagittaire)  sans parler de la fin de l’empire colonial français en Afrique autour de 1960. En 2010, dix –sept pays africains fêteront le cinquantenaire de leur indépendance, un phénoméne tout à fait comparabe aux événemnts de 1989, dans une toute autre zone géopolitique, à 28 ans d’écart soit sous la même configuration.(Saturne en capricorne en phase de disjonction). C’est dire qu’il ne faut pas  prendre trop  au sérieux le cycle Saturne-Neptune mis en avant par Barbault et qui ne « marche » pas pour 1989. En effet, si Saturne dans les deux cas est de la partie, il a un cycle de 28 ans dans un cas et de 36 ans dans l’autre car Neptune aussi lent soit-il (165  ans) n’est pas une étoile fixe. Faut-il préciser qu’à aucun moment Barbaut n’a proposé, à l’avance, que 1989 aurait quoi que ce soit à voir avec 1960 donc il annonce un événement sans fournir d’autre précédent que des changements importants pour l’URSS..Mais cela pouvait être n’importe quoi , y compris – la prévision date de 1952-53  cette montée en puissance de l’URSS que Barbault ne cessera d’appeler de ses vœux dans les années qui suivront, ce qui aboutira à la publicatiion de la « Crise Mondiale ».

.Mais revenons à cette notion d’approche féminine et d’approche masculine projetée sur l’astrologie selon la sensibilité de l’astrologue –chercheur. L’astrologie est-elle un fer de lance qui vient labourer les champs de l’Histoire et leur apporter un nouveau visage ou bien  le fer de lance est-il celui de l’Histoire qui vient mettre de l’ordre dans le fatras astrologique ? Nous dions que l’on cherce toujours chez autrui ce qui nous fait défaut. Si l’astrologie est « forte », elle n’a pas besoin d’une Histoire « solidifiée », « sédimentée » -comme le voudrait un Moysan. Si l’astrologie est faible, alors il faut qu’elle puisse s’orienter sur la boussole d’une Histoire « dure ».

La plupart des astrologues semblent avoir choisi la seconde option (cf. notre récent interview avec Didier Gislain pour teleprovidence, du  22 septembre 2013). Ils reconnaissent que l’astrologue va ajuster son propos sur celui du client qui est considéré par avance comme faisant foi, vue l’inconsistance « molle » du thème natal, apte à se modeler sur n’importe quoi.  A la différence du psychanalyste qui ne saurait prendre les déclarations de son patient pour argent comptant.

Contrairement  à ce que beaucoup d’astrologues, la « validation » se joue en amont et non en aval, l’amont étant masculin et l’aval féminin. En plaçant la charge de la validation en aval, on donne le dernier mot au principe féminin, d’aboutissement, d’achèvement. (avec le pouce dirigé vers le haut ou vers le bas). C’est cette jouissance qui a envahi le sieur Moysan quand il a fièrement déclaré qu’il « invalidait » notre modèle par ses « vérifications » au regard d’une Histoire aux « faits » définitivement avérés. En réalité, notre démarche était toute différente : d’une part, elle exigeait un modèle parfaitement cohérent structurellement et qui ne serait pas sauvé par les astuces d’un praticien omnipotent et de l’autre, elle impliquait  comme préalable l’exposé d’une cyclicité historique avec ce que cela implique de répétitions, de convergences tant dans l’espace que dans le temps et nous avons vu que le diagramme de Barbault n’était ni cohérent structurellement,  ne comportant qu’une cyclicité aléatoire et factice ni fondé sur un matériau historique réellement cyclique, comme celui des décolonisations successives  aux dépens de la France et de la –Russie- alternant avec des « pacifications », des unions plus ou moins forcées  tout aussi successives.  Si les historiens avaient fait correctement leur travail,  la tâche de mettre en correspondance serait aisée mais il ne faut pas faire comme si c’était le cas.

En 1975, nous avons fondé le Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) et ce n’était pas un nom choisi par hasard mais la promesse d’un autre regard sur l’astrologie mais  plus encore celle d’une approche critique, de l’intérieur, des représentations historiques en vigueur, ce qui était hors de portée de Barbault, qui n’appartenait pas au sérail académique et qui n’y fit pas carrière bien qu’il ait probablement espéré mériter quelque reconnaissance pour l’appui qu’il apportait à la science historique  du fait du ralliement de l’astrologie….

 

 

JHB

23.09. 13

 

 

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L’inconsistance de l’astrologie à plusieurs cycles

Posté par nofim le 22 septembre 2013

 

 

L’ingérable multicyclicité  de l’astrologie actuelle

Par  Jacques Halbronn

 

M Moysan n’est nullement responsable de ses errements, il n’est qu’un suceur de roues, selon la jolie expression sportive d’un Didier Geslain, quelqu’un qui répété docilement ce qu’on lui a enseigné. Mais personne ne l’avait mandaté pour jouer les matamores, ce qui va nous contraindre à nous en prendre à ses maîtres qui s’en seraient bien passés. M. Moysan nous attaque sur le terrain de la monocyclicité eh bien parlons-en de la multicyclicité dont il se fait l’avocat en croyant qu’il a un dossier solide. Au vrai, M. Moysan qui semble si regardant par rapport à nos travaux semble l’avoir été infiniment moins quand il a gobé pendant des années toute une série d’âneries qui l’auront embarqué dans une galère qui lui sert de prison. Moysan, le forçat d’une astrologie mondiale déclassée !

Imaginons donc Moysan prendre des cours d’astrologie ou lisant des bouquins sur le sujet et qui ne tique pas quand on lui assène qu’il existe bien une théorie du cycle qui comporte une série de stades mais qu’il y a de nombreux cycles en astrologie qui correspondent à des calendriers tous différents les uns des autres. Là,  l’élève  Moysan, dont on connait l’esprit critique et affuté à qui on ne la fait pas, aurait dû réagir en disant « mais vous vous foutez du monde ou quoi ? » En effet, comment tester une théorie cyclique  avec autant de variables ? Au même moment, on serait avec un cycle en phase 1, une autre en phase 2 et tout à l’avenant. Selon le calcul d’Elizabeth Teissier, on a 45 cycles planétaires (cf.  2012-2016, cinq années qui vont changer le monde, Ed.  XO  2011,  pp.117- 118.). Une personne sensée qui veut  ménager son équilibre mental et refuse de maltraiter son cerveau s’en serait allée à toute vitesse  mais pas Moysan et ses pareils qui n’en sont plus là.

Il est vrai qu’un tel enchevêtrement a ses avantages. La situation la plus confuse, les changements les plus radicaux trouvent ainsi leur explication : On n’est jamais dépassé par les événements puisque la boite à outils astrologique est encore plus  compliquée que ce à quoi elle s’applique. Et l’on voit bien que lorsque Moysan s’en prend à notre modèle, il a vraiment l’impression d’être  désarmé face à un monde qu’il perçoit si paradoxal et contradictoire, où chaque jour est incomparable à un autre.

Laissons Elizabeth Teissier en faire la réclame :

 

« 45 cycles planétaires  qui s’imbriquent les uns  dans les autres, depuis le plus petit (soli-lunaire : 28 jours) jusqu’au plus grand (Neptune-Pluton : 498 ans), chaque instant est unique. Nouveau. L’interprétation (prévision en l’occurrence) est donc chaque fois une création originale. D’où la difficulté de prévoir l’évènementiel (.) D’autre part, une  configuration donnée comprend le plus souvent à la fois des aspects positifs et des aspects négatifs

, Ce qui explique la diversité é des climats dans le monde » Comme on a  dit ; de la sorte, l’astrologue n’est jamais pris au dépourvu.

Si Moysan guette des différences d’un pays à l’autre pour mettre en échec notre modèle,  sa hantise doit être que dans des pays très différents, relevant d’attributions cycliques distinctes, on trouve des situations du même ordre. Par exemple que ce qui s’est passé en 1989 dans le bloc communiste ne se manifeste pas également ailleurs, dans une zone prétendument non concernée par le cycle Saturne- Neptune.

Mais, entre les lignes, que  retiendra-t-on du propos d’Elizabeth Teissier, si ce n’est que son astrologie est idéale pour expliquer ce qui se passe à un moment donné, réductible à une carte du ciel  comme une date d’élection ? Or, en astrologie cyclique dressé le thème d’un moment donné ne fait aucun sens car on  n’y accepte pas le postulat de l’interdépendance des astres du système solaire même si cela a été validé par Newton, il y a plus de 300 ans avec la gravitation universelle. Rappelons que pour nous ce sont les hommes qui structurent le cosmos et non l’inverse et ils le font selon leurs représentations, d’où le cycle de 7 ans qui est la loi fondamentale de l’astrologie….Barbault, avec son indice de concentration planétaire ne visait pas autre chose que d’établir un cycle unique mais il s’y est mal pris et a intégré des planètes inconnues des Anciens et qui plus est invisibles à l’œil nu. Or des cycles invisibles, cela ne nous intéresse pas trop comme c’est le cas du cycle saturne-Neptune qui est une invention du XIXe siècle. Nier l’enracinement de l’astrologie dans l’Antiquité est suicidaire pour l’image de l’Astrologie et lui ôte toute légitimité au niveau anthropologique et socio-historique. Renoncer aux étoiles fixes c’est mettre à mal l’idée même de cycle entre un facteur fixe et un facteur mobile.

Revenons à l’élève Moysan, on lui enseigne qu’en astrologie, on est tout le temps dans le mélange, que l’art de l’astrologie c’est la mixture, la cuisine où un produit n’est jamais isolé mais toujours assaisonné d’autre chose. Là encore, il aurait dû prendre ses jambes à son cou mais il est resté, imposant à sa tête des tortures comme  s’il voulait s’abrutir….

On va nous dire que chaque cycle correspond à un domaine spécifique que l’on ne saurait confondre avec le voisin même si en pratique tout est amalgamé et confondu, ce qui vaut aussi, comme le note Elizabeth Teissier, pour les calendriers cycliques qui sont en porte à faux les uns par rapport aux autres. D’où l’importance de l’art de la synthèse qui du coup dépend de l’astrologue plus que de l’astrologie, ce qui fait qu’il n’y a pas de « fait » astrologique. On comprend dès lors que M. Moysan ait besoin de croire aux faits historiques et aux faits psychologiques  qui sont le facteur « fixe » face à une astrologie aussi ondoyante et capricieuse. Pour nous, bien au contraire, c’est l’astrologie restituée à sa cohérence initiale  qui doit servir de repère pour comprendre le monde en profondeur dans son unité sous-jacente et non le monde fantasque en surface pour appréhender  une astrologie inconsistante…

On nous objectera qu’il faut bien partir du monde pour décrypter le ciel des astrologues  et ce n’est qu’ensuite que l’on pourra se servir d’un outil astrologique rénové. Il importe de distinguer deux temps : celui de la reconstruction théorique qui doit s’aider d’observations sur le terrain qui nous mettent sur la piste d’une cyclicité fondamentale. Quelle est la cyclicité centrale du monde ? C’est ce à quoi .Barbault entendait répondre, comme il l’a pu. Une fois une théorie cyclique établie, on doit s’y tenir. Et l’on passe non pas au stade de la validation mais de l’application à partir d’une astrologie stabilisée et fixée pour l’éternité, dont la connaissance fait cruellement défaut à l’Humanité actuelle. Et ce n’est  surement pas l’astrologie multicyclique qui fera l’affaire car toute personne sensée refuserait de lui faire confiance, tant elle est fuyante et contorsioniste.  Ce sont le plus souvent les femmes (et Elizabeth Teissier ne voit rien à objecter à cette astrologie miroir du monde, véritable caméléon) ou les hommes « mous » (dans tous les sens du terme) qui  s’en contentent  comme chacun peut l’observer dans les  réunions astrologiques  à Paris, à Bordeaux, à Lyon ou à Nice…..

On  aura donc compris l’insistance de M. Moysan pour les « faits » non astrologiques auxquels  l’astrologie peut et doit se raccrocher car  il sait très bien en son for intérieur que l’astrologie est bien trop  insaisissable pour  nous aider à déterminer ce qui se passe dans le monde, elle doit se contenter de dire autrement ce qui est « établi » par avance.  Dans le rapport de l’astrologie au monde se pose donc la question de qui « porte la culotte », qui est le facteur rigide (phallique) et qui est le facteur qui est pénétré (en argot anglais « fucked »). Celui qui se ressent comme féminin a besoin de trouver du « dur » ou de le supposer tel. Comme l’astrologie de Moysan est hyperféminine, déstructurée, il lui faut  affirmer la réalité incontournable des « faits » historiques et autres. Cela recouvre l’opposition entre astrologie science et astrologie art..

On comprend mieux ainsi l’allergie panique  de M. Moysan qui appartient à la minorité masculine au sein d’un milieu astrologique en voie de féminisation accélérée, quand il lui est présenté un scénario inverse de celui qui lui convient, où c’est  à l’astrologie de jouer le rôle de l’homme et non de la femme. Ce qui nous ramène à la représentation de la Lune qui est un principe puissamment masculin que l’on nous présente comme  l’archétype du féminin. Là encore, on peut supposer que lorsque M. Moysan a entendu  un discours aussi  tordu, cela ne lui aura pas fait  problème.  Or, rien n’est plus masculin que cette lune la plus rapide qui va vers les autres astres, qui les pollinise et qui n’attend personne. D’ailleurs, on a pu voir que Moysan était étranger aux notions dynamiques de croissance et de décroissance  de la phase, du cycle, ce qui humainement tendrait à nous inquiéter à son sujet. On a d’ailleurs pu constater à quel point Moysan a besoin  désespérément de figer ce qui n’est pas en lui : il tombe sur un de nos textes qui date du mois de mars dernier et il décide que ce texte de deux pages est définitif, que l’on n’a plus à y revenir er quel scandale d’apprendre que la pensée progresse, se complète. Ce sont toujours les autres qui doivent incarner ce qui est « dur », ‘ »fixe », ce qui lui permet de mieux assumer tout ce qui est  trouble en lui et en l’astrologie avec laquelle il s’identifie.

M. Moysan nous intéresse énormément mais en fait il ne fait que représenter une certaine mentalité ambiante mais il a quelque chose de caricatural qui nous permet de mieux comprendre les dommages causés par une certaine astrologie sur ses adeptes, ce dont nous le remercions très sincèrement même si cela illustré bien l’expression : donner des verges pour se faire fouetter. Ce faisant, M.Moysan dessert la cause qu’il croit défendre et c’est très bien ainsi ! On ne s’étonnera donc pas que nous nous référions à Moysan car il nous aide à mieux comprendre à quel degré de déchéance l’astrologie est tombée  puisque lorsqu’on lui propose un modèle cohérent et consistant – celui de l’astrocyclicité,  il ne sait même pas s’en servir intelligemment et  qu’au lieu de réfléchir sur son mode optimal d’application en déclare de façon péremptoire l’inanité et l’échec en mettant en question nos compétences d’historien professionnel. Excusez du peu ! Nous ne pouvons qu’encourager  l’électron libre Moysan, dont la candeur et  le culot monstre  sont rafraichissants, à continuer à être la mouche du coche mais nous pensons que ses confrères vont lui  conseiller d’arrêter les frais et vite !

 

 

 

JHB

22. 09. 13

 

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