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Déontologie de l’Histoire de l’Astrologie Moderne

Posté par nofim le 21 septembre 2013

 

 

 

Pour une nouvelle  histoire de l’Astrologie Moderne

Par  Jacques Halbronn

 

Peut-on s’improviser historien de la pensée astrologique du XXe et du début du XXIe siècle, ou sociologue du mouvement astrologique francophone dans sa dimension associative ? Il semble que certains s’y essaient sans s’en être donné les moyens. Il est vrai que nombre d’astrologues s’imaginent pouvoir traiter de tous les sujets à commencer bien entendu par ce qui touche de près ou de loin à la question astrologique. Paradoxalement, les personnes extérieures au milieu astrologique sembleraient plus compétentes et mieux armées, prenant le temps de consulter des collections de revues, des archives avec une approche aussi exhaustive que possible, dans le cadre notamment de mémoires universitaires…

Nous avons  récemment abordé le dossier André Barbault. Cet astrologue nonagénaire a eu une carrière remarquable mais certainement pas linéaire. Suivre le cours de ses prévisions successives n’est pas chose aisée et il ne suffit pas de s’en tenir l’ordre chronologique en supposant qu’il y a continuité dans la pensée de ce chercheur. Lui-même d’ailleurs n’est pas nécessairement le mieux placé pour traiter de la genèse et de l’évolution de son travail.

Nous avons soutenu à son sujet une thèse selon laquelle Barbault aurait réactivé à la fin des années 80 des écrits qu’il avait délaissés depuis longtemps. Le cas inverse est celui de textes anciens que l’on ressort pour  brouiller l’image d’un chercheur en lui reprochant de ne pas s’en tenir à ce qu’il a publié antérieurement. Ce type d’évaluation des travaux exige une grande rigueur morale et intellectuelle guère compatible avec un esprit de polémique. En tout état de cause, la recherche obéit à une certaine cyclicité à l’instar des phénomènes étudiés. Il importe que l’historien comprenne les raisons d’une évolution ou d’un revirement, des effets de certains échecs et de telles réussites  parfois seulement apparents et temporaires. On peut même admettre qu’un auteur ait renié à tort des travaux de jeunesse, qu’il ait crue bon d’y renoncer laissant la proie pour l’ombre. C’est vraisemblablement ce qui s’est passé pour  Barbault à propos du cycle Saturne-Neptune quand à  partir des années soixante, du fait de certaines déconvenues, il optera pour un collectif de conjonctions et non plus pour telle conjonction en particulier, En cela, il rompait avec l’enseignement de son frère Armand Barbault (alias Rumélius), l’élève dépassant le maître par une avancée audacieuse, décalée par rapport à tout ce qu’André Barbault avait appris. Pour ce faire il allait repêcher une étude d’Henri Gouchon parue au lendemain de la seconde guerre mondiale appelée « indice de concentration planétaire » cette échappée dura une vingtaine  d’années, en gros entre 1965 et 1985. Après cette date – on reste dans l’approximation par la force des choses- le « diagramme » qui était supposé constituer la « loi fondamentale de l’astrologie mondiale » allait être peu ou prou relégué et ce d’autant qu’en 1989, le cycle Saturne-Neptune apparaissait comme  une surprise providentielle dans une région du monde qui avait  par ailleurs déçu les attentes d’André Barbault quant au dépassement des USA par l’URSS. On avait d’ailleurs demandé à Barrault ce qu’il pensait qui allait se passer, il serait resté dans le vague : ce serait « important », sans doute.

Force est par ailleurs de suivre l’impact de Barbault sur l’astrologie mondiale actuelle et de noter que sa voix n’est guère entendue comme en témoignent toutes ces études et conférences consacrée à l’entrée de telle planéte lente dans tel signe qui nous ramène des décennies en arrière tant il est vrai que Barbault, très tôt avait décidé que la nouvelle astrologie mondiale devrait se couper du symbolisme zodiacal réservé à l’astrologie individuelle.

Que s’est-il passé d’important en Astrologie en dehors des publications de Barbault –(livres et revues) ? Il y eut notamment tout un mouvement « sidéraliste » qui dans les années 80 défraya la chronique (cf. les réactions dans la revue L’Astrologue). Cela n’affectait d’ailleurs pas les recherches cycliques de Barbault dont on vient de dire qu’elles ne faisaient pas grand cas du découpage en 12 signes « tropicaux ». Barbault avait été évidemment confronté aux recherches  statistiques d’un Michel Gauquelin et structurelles  d’un Jean-Pierre Nicola, dans les années cinquante-soixante. Mais cela n’affectait  guère son pré carré de l’Astrologie Mondiale.  Nous n’irons pas plus loin dans ces considérations qui ont simplement valeur d’exemple et de mise en garde contre toute tentation hagiographique.

Nous traiterons à présent  de la vie asssociative qui est un des autres grands chantiers de l’Histoire de l’Astrologie Moderne (c f nos ouvrages parus en 1992 et 1995 Ed. Trédaniel-La Grande Conjonction dans la série « La vie astrologiqe » sans parler des « Guides » (1984  et 1997). D’ailleurs Barbault fut très impliqué dans ce domaine notamment  pendant une vingtaine d’années (1948-1968) dans le cadre du Centre International d’Astrologie dont il fut un des vice-présidents, qualité qui figure en quatrième de couverture de certains de ses ouvrages, sa revue L’Astrologue étant notamment née dans ce cadre, comme l’attestent les premiers numéros (1968). En fait, Barbault n’en partit que pour mieux y revenir quelques années plus tard (vers 1974), à la veille du Congrès CIA –ISAR (International Society for Astrological Research) du mois de septembre, plus de 20 ans après le congrès de Paris (à la Mutualité) dont il avait été une cheville ouvrière, organisé avec une association autrichienne. On ne saurait exagérer l’importance des associations pour la circulation des idées en astrologie, du fait des cours, des conférences, des revues et des colloques qui en émanent. A partir du milieu des années soixante-dix, le CIA n’occupe plus une place centrale dans le milieu astrologique et de ce fait Barbault se trouve marginalisé. On pense notamment à la fondation en 1975 du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) organisateur d’une grande part des événements astrologiques français  jusqu’ ‘à la fin des années 80 et auxquels Barbault ne participa jamais, devant se contenter des réunions de la SFA (Société Française d’Astrologie)  nouveau nom du CIA. Les années 90 lui seront plus propices que les années 80 qui avaient été un double calvaire tant sur le plan de ses échecs prévisionnels que sur celui de sa vie sociale dans le milieu astrologique dont il s’était exclus pour des raisons liées à une certaine rivalité avec le  jeune  fondateur du MAU.(JHB en l’occurrence) qui allait lui donner du fil  à retordre jusqu’à la fin, l’empêchant de profiter d’un repos glorieux bien mérité, selon lui.

A partir des années 90, la direction de la communauté astrologique échappe au MAU et c’est l’ascension d’un ami de Barbault (qui avait travaillé à Astroflash) Yves Lenoble qui ouvre une décennie doublement heureuse puisque Barbault est auréolé de sa prévision de jeunesse pour 1989. Tout est bien qui finit bien, pourrait-on penser.

Or, le début du XXIe siècle allait offrir d’autres perspectives moins gratifiantes à un Barbault né en 1921 et donc octogénaire au début de la nouvelle décennie. D’une part, Yves Lenoble ne parvient plus à  maintenir la dynamique des événements qu’il organise, notamment en raison de l’abandon du Salon qui accompagnait ses congrès. En 2004,  le MAU parvient à réunir tout le gratin astrologique à l’exception du dit Barbault, même Lenoble est de la partie. En 2008, le MAU lance une webtélé qui regroupe  à peu près tout ce qui compte en astrologie à l’exception encore une fois de Barbault.

Mais ce n’est pas le pire ! Le fondateur du MAU n’est pas à l’instar d’autres animateurs un « monsieur Loyal » de l’Astrologie, présentant les orateurs successifs. C’est un chercheur au moins aussi audacieux que le Barbault des années soixante et qui n’est nullement impressionné par le charisme de Barbault. En 2004, Barbault maudit,  sans le nommer (dans l’Astrologue) celui qui veut le dessaisir du mérite de ses prévisions en introduisant du doute. Selon JHB, 1989 ne doit absolument rien au cycle Saturne-Neptune, le fait qu’une conjonction se soit formée alors n’implique pas qu’elle soit partie prenante. JHB en effet n’a pas une approche « globale » du ciel, la carte du ciel n’étant qu’une photographie et non un ensemble indivisible. Mais que propose JHB à la place ? Il note que Barbault a totalement négligé les étoiles fixes, ce qui l’a contraint à combiner deux planètes pour constituer un « cycle planétaire » (selon l’acception de Rumélius).  JHB prône un cycle constitué d’une seul planéte et de conjonctions successives avec 4 étoiles fixes royales formant une sorte de quadrilatère découpant le dit cycle en 4 temps de 7 années). JHB propose ainsi une nouvelle « loi fondamentale de l’astrologie » en remplacement de celle  élaborée par Barbault dans les années soixante et qui a fait faillite. Quel contraste entre l’épure de JHB autour de Saturne et le graphique de synthèse d’AB, combinant les données de 5 planétes dont 3 inconnues de l’Antiquité) ! Levée de boucliers, certes, des astrologues incrédules face à une équation aussi  économique que celle de l’astrocyclologie de JHB car celui-ci fait le pari de la simplicité là où d’autres ont fait celui de la complexité, l’un mieux armé pour appréhender le futur, l’autre le passé, l’un, JHB, cherchant à repenser l’Histoire en  refusant de déterminer la fin et se contentant des moyens, et l’autre, AB, se contenant de corroborer .les «faits » établis marquants. L’un Docteur ès lettres, reconnu en tant que chercheur en Histoire des textes –  l’autre n’ayant pas dépassé le certificat d’études et cherchant une « reconnaissance ».Mais là encore, nous ne faisons qu’ébaucher une véritable Histoire du milieu astrologique. Nous ferons toutefois remarquer que les astrologues ne se gênent pas pour présenter les choses de  façon baisée, notamment quant à la description des années 70-80. On relèvera la façon dont Yves Lenoble laisse entendre  à l’occasion de  certaines interviews, que la vie astrologique avant 1990 était assez inconsistante ou dont Denis Labouré  écrit sur son site, dans sa biographie que le CEDRA (Cercle d’Etude, de Documentation et de Recherche en Astrologie, dont on notera l’intitulé fort modeste si on le compare au CIA et au MAU) est le successeur du GERASH (Groupe d’étude et de Recherche en Astrologie Scientifique et Humaniste). En  réalité le CEDRA fut certes fondé à Lyon en 1986, par des membres démissionnaires du GERASH, lors d’une dissolution du GERASH qui fit l’objet de contestations, ce qui n’empêche pas un congrès du GERASH d’avoir lieu l’année suivante à Paris (« La Lune au clair »). Mais cette association avait été fondée avant la dissolution et en aucun cas ne fut le nouveau nom du GERASH. Elle se contenta de reprendre la revue du GERASH, Astralis au titre des « dépouilles » du GERASH qui lui furent accordées. Entre ces deux structures, il y a pour le moins une solution de continuité et non une succession, sauf au sens d’héritage.

Concluons : on ne s’improvise pas historien de l’Astrologie moderne, moins encore que de l’ancienne. Car l’astrologie moderne comporte une énorme quantité de documents en comparaison des siècles précédents, dont une partie importante est d’ailleurs conservée  à la Bibliothèque Astrologique fondée au début des années 70..

 

 

JHB

21  09 13

 

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repenser la lune en astrologie

Posté par nofim le 21 septembre 2013

 

 

La matrice lunaire en astrologie

Par Jacques  Halbronn

 

 

La Lune aura à coup sûr joué un rôle important dans la constitution du modèle astrologique mais il est à craindre que l’on n’ait plus conscience de son apport exact au « design » de  la cyclicité planétaire.

Le paradoxe de la Lune, c’est que  la  conjonction soleil-lune corresponde au moment le plus faible, en termes de luminosité de tout son cycle alors que l’opposition  produit le phénomène de la pleine Lune, ce qui peut difficilement apparaitre, ne serait-ce que par son nom, comme un signe de vide, puisqu’elle est  dite « pleine » et en quelque sorte enceinte, prégnante.

Or, quand les astrologues se mettent en peine de définir ce que signifie pour eux la conjonction,  faut-il qu’ils songent à la nouvelle Lune ou au contraire à la pleine Lune ?

Certes, d’un point de vue purement astronomique, seule la nouvelle Lune correspondrait à la conjonction puisqu’elle en est une. Mais astrologiquement, les choses ne sont pas aussi claires car la nouvelle lune manque singulièrement de visibilité et ne saurait être l’aboutissement d’une croissance mais bien son point de départ, comme l’indique le timide croissant  (ce qui « croît ») qui marque les lendemains de nouvelle Lune…En ce sens, le temps de la nouvelle lune est celui des vaches maigres et celui de la pleine lune celui des vaches grasses, en terme de luminosité. Pour l’astrocyclologie, le « nadir » serait bel et bien la nouvelle lune et le « zénith » la pleine Lune.

La pleine Lune ne représente-t-elle pas idéalement, paradoxalement, la conjonction  avec le moment où la Lune va peu à peu rejoindre le soleil pour ensuite s’en séparer et de ce fait même décroitre pour atteindre le stade de « demi-lune », en analogie avec l’équinoxe d’automne. Le solstice d’Hiver correspond ici à la  nouvelle Lune.

Que le mois lunaire commence à  la nouvelle Lune n’a rien d’étonnant à condition que ce commencement soit mis en analogie avec l’équinoxe de printemps. C’est le milieu du mois  qui correspond alors au sommet du  cycle mensuel. …
On peut certes soutenir que  le printemps est préparé par l’Hiver, comme le rappelle Yves Lenoble (dans son ouvrage sur les cycles, déjà cité ailleurs). Mais cet Hiver est en fait propre  à la nouvelle Lune et au sortir de cette phase (B en astrocyclologie), on peut enfin entreprendre une montée (en hébreu Alya) vers la pleine Lune, le solstice d’Eté.

C’est dire que la matrice lunaire reserve des surprises, elle qui par ailleurs désigne Saturne comme la planéte par excellence de l’astrologie du fait même de ses mesures lunaires (28 ans pour 28  jours). En fait, tout se passe comme si Saturne inversait les valeurs lunaires et donc  valorisait la conjonction comme un sommet (un milieu du ciel)  alors que pour la Lune, la conjonction est  le « fonds du ciel » en quelque sorte, un « bas-fond » dans tous les sens du terme (le monde du B en astrocyclologie).

Tout se passe comme si la symbolique de la nouvelle lune, celle du vide, de l’absence, de l’éclipse avait été adoptée pour qualifier la disjonction, le contraire de la conjonction   mais qu’en revanche, la conjonction avait été symboliquement associée à la valeur pleine Lune. Rappelons la dialectique Lune-Saturne avec l’inversion des domiciles et des exaltations.  Ce qui est favorable à la Lune ne l’est pas à Saturne et vice versa. Le cancer est le domicile de la Lune mais l’exil de Saturne et ainsi de suite.

Nous pensons donc que la théorie cyclique en astrologie doit faire abstraction du modèle soli-lunaire sur le plan astronomique pour ne le reprendre que sur le plan symbolique.

La conjonction, en effet, est un signal fort, dont tout le système cyclique dépend.  Elle est au centre d’un processus de croissance et de décroissance du signal qui prend peu à peu forme pour ensuite se distendre. Elle ne saurait donc en aucune façon être assimilée à la Nouvelle Lune, en dépit des données astronomiques que l’on sait.  La conjonction se situe au milieu du processus (d’où l »analogie avec le « Milieu du Ciel ») mais il est évident que tout ce qui tourne autour de la conjonction n’existe que par dérivation par rapport à celle-ci, de façon rétrospective et prospective.

La conjonction, en tout état de cause, ne saurait correspondre à un commencement, lequel est « équinoxial », en demi-teinte comme l’aube. Le commencement du cycle est certes déterminé  à partir de la conjonction mais n’est pas la conjonction, tout comme la Lune d’ailleurs n’est lumineuse que du fait du Soleil. En ce sens,  la conjonction est bien « solaire » et le commencement du cycle « lunaire ».

La Lune, au bout du compte, incarne bel et bien les valeurs « B » en astrocyclologie, celles de la nuit, de la nouvelle Lune. Quand elle devient pleine Lune, elle se solarise en quelque sorte et son disque occupe le même volume apparent que celui du soleil. La nuit  est alors vaincue avec la pleine lune..

 

 

 

 

 

 

JHB

21 09 13

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repenser les aspects en astrologie

Posté par nofim le 20 septembre 2013

 

 

Vers  une réforme de la théorie des aspects

Par  Jacques Halbronn

 

L’ingénierie astrologique exige de faire l’inventaire de toutes données de la tradition car tout manque de vigilance peut entrainer des déconvenues. La confiance est mal venue dans ce domaine et risque de jouer de mauvais tours.  Il ne faut rien prendre pour acquis comme nous allons le montrer une fois de plus dans le présent article consacré à un des piliers apparemment les plus sûrs de la pensée astrologique. C’est au demeurant au contact avec la « réalité » sur le terrain que nous avons amorcé une nouvelle réflexion sur le statut de la conjonction et des aspects qui la précédent et la suivent en rapport avec les équinoxes et les solstices, la nouvelle lune et la pleine Lune car tout se tient, une erreur en entrainant une autre, ce qui nous conduira à la question du début de l’année dans les diverses traditions et notamment en Chine.

Tout tournera en fait ici – c’est le cas de le dire – autour de la notion de conjonction en astrologie. Qu’en disent les différents auteurs ?

Une idée touchante voudrait que les deux planètes soient comme deux amoureux qui ont envie d’être ensemble, de s’unir (cf. le cours du Belge  Michiels sur internet). Pour Dane  Rudhyar  la conjonction est l’instant de la semence. Yves Lenoble a recensé plusieurs propos sur le sujet ‘(Initiation à la pratique des cycles planétaires. Ed de l’ARRC  1994 Poissy, nouvelle édition, pp. 23-26)  Il résume ainsi la position d’André Barbault :

« Conjonction : les astres sont à la même longitude. Début de cycle correspondant à la conception ou à la naissance d’un courant susceptible d’évolution  (…) C’est la fin du courant, sa disparition en cas d’échec, sinon son élancement sur des bases nouvelles, son renouveau à un niveau supérieur »

Et Lenoble de poursuivre : « Les cycles commencent dans l’invisible : à 0h, à la nouvelle Lune, au solstice d’hiver  (…) Le premier carré est à la conjonction ce que le printemps est  à l’hiver/ Ce qui a été semé ; mis en terre, émerge tout  d’un coup, les bourgeons éclatent »

Citons encore dans notre corpus Ferdinand David LLes Aspects en astrologie. Energie cosmique, fondements. Interprétation  Ed Bussière  1997) :

« tout début de cycle débute par une conjonction  (..) Dans le thème, une conjonction peut signifier une naissance de quelque projet ou autre chose quand la planète rapide, dans l’orbe admis, tend à s’éloigner de la lente ou bien elle peut signifier la fin du cycle précédent si la rapide se rapproche de la plus lente » (pp.  61-62)

Quant à Richard Pellard (sur son site), il écrit :

« Dans le développement complet d’un cycle, il y a un axe de symétrie, constitué par les phases de conjonction et d’opposition. De la première à la seconde, il y a croissance et tension ; de l’opposition à la conjonction, décroissance et détente ; les potentiels libérés lors de la conjonction s’actualiseront pleinement lors de l’opposition. »

 

Ce qui nous apparait comme commun à tous ces auteurs et à bien d’autres, c’est ce statut de commencement et de fin accordé à la conjonction (on pense à l’ouroboros, au serpent qui se mord la queue) ainsi que l’idée d’une rencontre entre deux principes différents.

Sur le second point, la réflexion des astrologues sur la conjonction est évidemment marquée par celle de « cycle planétaire » puisque l’astrologie ne semble pas apte à penser à un cycle propre à  une seule planéte ou du moins considère  que si conjonction il y a cela ne peut, par définition, que concerner deux planètes. Une planéte seule ne pourrait dès lors expérimenter la conjonction et devrait se contentera de parcourir les  douze signes du zodiaque à moins d’assimiler l’entrée d’une planéte dans un signe de conjonction, évidemment. On sait qu’en astrocyclologie, le problème ne se pose pas en ces termes puisque nous parlons de conjonction d’une planéte avec une étoile fixe royale, considérée comme un diviseur en 4 de son cycle.(division en 4 que Lenoble  souligne à juste titre dans l’ouvrage cité mais qu’il associe au carré, et non à une conjonction comme on le fait en astrocyclologie.

On relèvera la formule de Lenoble sur le carré qui suit la conjonction, la conjonction étant l’hiver (solstice) et le carré le printemps (équinoxe). Que penser d’une telle mise en analogie des saisons et des aspects ? On rappellera que le bélier associé au point vernal  est le premier signe du zodiaque. L’équinoxe est-il le début d’un cycle ou l’amorce de  son accomplissement ?

Passons à l’enseignement de l’astrologie chinoise qui fait commencer l’année avant l’équinoxe de printemps (cf. :D erek  Walters  La Bible de l’Astrologie Chinoise  Ed Trédaniel  2009, trad. Antonia Leibovici :

«    Quand commence la Nouvelle Année Chinoise ? (Elle) débute le 4 février date appelée «  commencement du printemps » (…) La Nouvelle année commence à la seconde nouvelle lune suivant le solstice d’hiver qui intervient à tout moment entre la  mi-janvier et la mi-février. / Quand les Chinois célèbrent la Nouvelle Année, ils commémorent la fête de la  Nouvelle Année Lunaire «  (.) La pratique générale se sert d’un calendrier astronomique où l’année commence précisément au point situé à mi-chemin entre le jour le plus court  et l’équinoxe de printemps » (p. 32)

Le « printemps » chinois » serait ainsi décalé par rapport au nôtre et c’est à partir de ce printemps que débuterait l’année chinoise, sous le signe solaire du verseau (fin janvier-début février (cf. aussi A. Volguine, « Les correspondances du Calendrier Extrême Oriental,  in Cahiers Astrologiques n° 64-65 Numéro spécial sur l’Astrologie Chinoise, Septembre-décembre 1956,pp. 208 et seq,  Eulalie Steens  L’astrologie  Chinoise, ed. Rocher , 1985).

 

Nous commenterons ces points  de la façon suivante, au prisme de l’astrocyclologie : l’intervalle entre le printemps chinois et le solstice d’Eté correspond à un tiers de l’année. (Un quart (90°) de l’équinoxe au solstice plus  une demi-saison (45°), soit  135° un sesqui-carré). En fait, l’on peut penser que le calcul correspondait au départ à un trigone (soit 90 + 30). On aurait une structure qui tendait vers le ternaire.

Revenons sur le propos d’Yves Lenoble. Pourquoi ne pas situer le point de départ non pas à la conjonction mais au trigone –(ou au semi-sextile si l’on divise par 4) qui précédé celle-ci et qui est appliquant à celle-ci  ce qui oblige cet auteur à accorder un rôle majeur au carré séparant qui suit la conjonction?

Pour notre part, nous pensons que le point de départ d’un nouveau cycle est un aspect appliquant à la conjonction, ce qui correspond à une montée, une croissance, une ascension vers la conjonction et non à partir de celle-ci.

La position de Lenoble semble davantage être calquée sur la nouvelle lune, qui est la conjonction des deux luminaires et qui est en quelque sorte « invisible » si on la compare avec la « pleine lune », qui en est l’opposition. Cela expliquerait pourquoi Barbault, en Astrologie Mondiale, voit dans le regroupement des conjonctions des ténèbres pour l’Humanité, comme le furent les deux Guerres Mondiales (‘avec notamment les charniers de Verdun et la Shoah). Mais que penser de la conjonction Saturne-Neptune qui serait plutôt un « printemps » des peuples opprimés en 1989 ?

Que penser donc de ces corrélations entre cycle des saisons et cycle lunaire que l’on nous propose ?  Pour notre part, la conjonction n’est pas un commencement, une naissance mais un sommet au sens solsticial du terme (au solstice d’Eté, le jour se met à décliner. Il est vrai qu’au solstice d’Hiver, le jour se met à croitre et la nuit à décroitre).

Le modèle lunaire a selon nous ses limites ? Le fait que l’on ne voit pas la nouvelle lune et que la pleine lune éclaire nos nuits doit-il faire sérieusement  référence ? Cela ne fait sens en fait que dans l’idée d’une astrologie calquée sur les « données » astronomiques y compris en ce qu’elles ont de plus aléatoires, à savoir la luminosité (la Lune reflétant la lumière du soleil en l’occurrence).

Selon nous,  le rôle central de la conjonction  implique que l’on accorde la plus grande importance à la phase montante  qui précède le ‘rendez-vous. Cette phase montante démarre précisément à la nouvelle lune analogiquement et la pleine lune serait alors en analogie avec la conjonction. D’ailleurs, Lenoble lui-même accorde par ailleurs de l’importance à la syzygie, c’est-à-dire à l »axe nouvelle lune –pleine Lune.  En fait nous pensons que les deux phénomènes ne font qu’un et se superposent car tout se joue sur un demi-cercle. 180°.Soulignons-le, ce qui nous intéresse, c’est la façon dont les Anciens ont instrumentalisé le ciel et non une quelconque orthodoxie astronomique moderne, totalement anachronique.

Le printemps –au sens chinois ou non (équinoxe)- est une phase ascendante  vers le solstice d’Eté, dont on a dit qu’elle correspondait à un tiers du cycle et non à un quart. Fait suite à la conjonction un autre tiers descendant et entre les deux, on aurait une phase de vacance énergétique (B en astrocyclologie).

Car la conjonction est le seul moment du cycle qui offre une pleine visibilité, tout le reste n’est fait que d’aspects invisibles et d’axes saisonniers tout aussi peu visibles. Associer la conjonction à la nouvelle Lune invisible serait donc un contresens de première grandeur, pour parler comme les astronomes.

On conçoit les conséquences au regard de la prévision astrologique de tels enjeux théoriques. On rappellera toute l’importance qu’il convient d’accorder à la « disjonction », c’est-à-dire à la perte de signal conjonctionnel. C’est sous une disjonction qu’un grand nombre d’événements marquants se produisent, à commencer, selon nous, par 1989 que nous n’associons aucunement à la conjonction Saturne-Neptune. D’aucuns nous objecterons que cette conjonction était bien dans le ciel  à l’époque et donc qu’elle n’a pas pu ne pas jouer. Telle n’est pas notre façon de raisonner, le ciel d’un moment ne constituant pas à nos yeux un «fait » astrologique indivisible. Notre logique n’est pas celle du thème astral mais bien celle de l’Astrologie Mondiale qui ne mélange, n’amalgame  pas les cycles en une sorte de potée indigeste.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

20. 09. 13

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Du cycle de 7 ans aux phases de 7 mois

Posté par nofim le 20 septembre 2013

 

Les  phases de 7 mois et les 4 Eléments

par  Jacques
Halbronn

 

La
tradition astrologique est un puzzle et chaque donnée doit être mise à sa juste
place. De nos jours,  l’image que l’on
nous propose n’agence pas correctement les diverses pièces et qui plus est, il
y a des pièces en trop et d’autres qui manquent (comme on l’a  montré dans différents textes, cf. notamment
notre blog NOFIM (par teleprovidence)

Pour
l’heure, nous nous consacrerons au statut des Eléments et ce que cela nous
enseigne sur le découpage des unités de temps autour de la notion de phases ou
sous-phases – si l’on préfère- de 7 mois. Il y en aurait 48 en
astrocyclologie.  Précisons, à toutes
fins utiles, que  nous n’entendons pas
perpétuer des textes plus anciens de notre plume qui n’auraient pas encore
aborder l’angle que nous proposons ici. Nous disons cela parce que certains
prennent un malin plaisir à nous signaler certaines de nos évolutions ou de nos
compléments comme si tout ce qu’on écrivait était irréversible, ce qui va à
l’encontre de toute philosophie de la cyclicité. Une des raisons pour
lesquelles nous préférons Internet au papier tient justement à cette liberté de
mouvement/ Cela dit, si  telle ou telle
personne se sent une vocation pour suivre la genèse de notre travail sur
quelques décennies, qu’elle soit la bienvenue mais dans ce cas  on se situe dans une démarche diachronique et
non synchronique, sinon l’on bascule dans le syncrétisme.

Dans un
précédent  article, nous avons proposé
une nouvelle lecture de la division en 12 du cycle, sur la base d’une division
en 4 du cycle sidéral, de la révolution, suivie d’une subdivision en 3 de
chacune de ces « quartes », ce qui donne 12. Si la division en 4  constitue des sous-cycles identiques entre
eux, en revanche, leur division en 3 introduit des stades qui rythment  chaque sous-cycle. Dans le cas du cycle de Saturne
qui est le pivot de l’astrocyclologie, on a 4 temps de 7 ans, eux-mêmes divisés
en 3 phases de 28 mois.

Mais on
peut encore diviser ces 28 mois en 4 périodes de 7 mois, sur le modèle des 4
éléments. La tradition des Eléments nous enseigne une division en 3  du cercle puis une subdivision en 4.

Première
division du cercle :
feu-terre-air-eau,  trois fois de
suite

Seconde
division : la succession des 4 Eléments.

Si l’on
s’en tient au cycle de Saturne découpé par les 4 conjonctions stellaires
(Etoiles fixes royales formant carré approximatif), chaque cycle de 7 ans est
divisé en trois puis en quatre, ce qui donne 12 pour un seul et même cycle et
48 pour l’ensemble des 4 cycles.

On peut
ainsi inscrire un Zodiaque de 12  dans un
cycle de 7 ans, soit 12 fois 7 mois et chaque période de 7 mois constitue en
quelque sorte une « semaine »/. L’on a ainsi une succession, un
empilement d’algorithmes de plus en plus fins. Rappelons, par ailleurs, la
tradition des décans, qui divise chaque signe non pas en 4 mais en 3.(il y a
aussi celle des termes qui le divise en 5, les planétes  du septénaire sans les luminaires) ; ce
qui donne 36 secteurs et non 48.(chiffre qui se rapproche du nombre de
semaines, 52)

Nous n’essaierons
pas ici de trouver une quelconque fluidité à la succession des Eléments et l’on
peut tout à fait les remplacer par un autre système à base 4 comme les 4
saisons ou les 4 temps de la journée ou encore  les 4 phases de la Lune. Nous mettons en garde
contre tout cloisonnement rigide entres les divisions, surtout quand l’on ne maîtrise
plus le symbolisme dans sa dimension cyclique, ce qui conduit à faire de chaque
subdivision une entité autonome et provoque des hiatus lors du passage d’une
division à l’autre, comme par exemple quand on passe d’un signe à un autre, d’une
maison à une autre en perdant de vue une dynamique de continuité. Si l’on n’est
pas en mesure de contrôler le processus cyclique en recourant à la tradition,
mieux vaut dans ce cas, comme l’a fait J. P. Nicola, en élaborer  un nouveau qui fera aussi bien l’affaire
étant donné que toute cyclicité obéit à un seul et même modèle évolutif par
delà les divers avatars symboliques véhiculés par la Tradition..

On
notera que cette division en 12 du cycle de 7 ans  est sous tendue par une division en 3  et qu’avant de s’ingénier à diviser en 12, il
vaut mieux commencer par diviser en 3.
Qui peut le plus peut le moins. Le drame, c’est que lorsque l’on demande
à des astrologues de commencer par le commencement , par le plus simple, on se
heurte à un refus, le plus souvent et veulent tout de suite en  arriver aux divisions les plus complexes. L’astrologie
a besoin que l’on la présente de façon progressive en ne commencçant pas par la
fin comme c’est trop souvent le cas chez les enseignants en astrologie. Certes,
le public est-il familier avec la division en 12 d’un cycle sidéral
complet  mais ce n’est pas du tout
conseille au regard d’une didactique bien comprise de l’Astrologie..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

20.09  13

Publié dans ASTROLOGIE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

l’importance du 28 en astrologie

Posté par nofim le 20 septembre 2013

 

 

Les phases de 28 mois en Astrologie

Par Jacques Halbronn

 

Quand on divise le cycle de 7 ans en trois parties égales, on obtient 2 ans et 4 mois, ce qui correspond  à peu près à 28 mois pour chaque partie. Or, de la sorte, on retrouve ce nombre qui est à la base du cycle de la Lune (28 jours) et de celui de Saturne. (28 ans)

Cette division en trois  qui vient se greffer sur une division en quatre donne un ensemble de douze secteurs de chacun 28 mois, ce qui n’est pas bien loin d’ailleurs de 30°,  ce qui n’est probablement pas une coïncidence.

On comprend aussi quelque part pourquoi cela est connecté aux douze mois, découpés par les rencontres de la Lune avec le Soleil en un an. Les trois « modes » (cardinaux, fixes et mutables) attestent de cette division de la quarte en trois (cf. aussi la trisection des angles, pour les maisons astrologiques).  Tout cela confère à l’aspect de  semi-sextile un rôle clef. Rappelons que les luminaires sont en rapport de semi-sextile puisqu’ils occupent deux signes consécutifs tant en domicile qu’en exaltation (et par voie de conséquence en exil et en chute).

Récapitulons. On divise par 4 le cycle de Saturne (sur le modèle de la Lune et des « semaines » de 7 jours).

Le cycle de Saturne est articulé sur les 4 étoiles fixes royales et divisé en 4 fois 90°.

Pour baliser ces 4 temps, l’on divise  ceux-ci par trois, ce qui donne trois semi-sextiles de 30°.

La conjonction est l’axe de ces 4 temps mais de ce fait même, elle n’en est pas le point de départ au niveau cyclique. C’est ce facteur qu’il  importait de prendre en considération. Le troisième  secteur de chacun des 4 temps prépare, annonce le temps suivant. Les 4 temps s’enchainent. Il n’est donc pas possible de commencer un temps à la conjonction mais bien au semi-sextile qui la précéde, dans un cycle déjà divisé en 4.

L’astrologie actuelle n’a pas pris la mesure de ce principe cyclique évident. On nous parle de l’entrée d’une planéte dans un signe et tout le signe est d’un seul tenant. On passe brusquement d’un climat à un autre ! En ce qui concerne les   douze maisons, c’est plus subtil et l’on admet que la pointe (ou cuspide)  agisse sur les degrés qui la précédent mais sans  formuler ces décalages en recourant aux aspects. Or, telle est bien leur  fonction première  que nous restaurons.

Dans le système cyclique,  le seul point d’ancrage est la conjonction. C’est le « zénith », l’exaltation, par analogie. Il y a une ascension vers le sommet  puis une descente progressive, une « chute » qui conduit à un nouveau semi-sextile qui mène au « nadir ». Zénith et Nadir sont séparés par 45°.

Nous appelons en astrocyclologie l’espace situé entre 30° avant et 30° après la phase A (qui couvre donc 60, avec au centre la conjonction, le zénith°) et l’espace restant la phase B. (soit 30 dont le centre est le nadir°)

Il est clair que pour opérer ce découpage en douze, nous n’avons pas besoin de recourir au Zodiaque tropique Notre Zodiaque s’articule sur les 4  étoiles fixes royales, ce qui constitue une astrologie néo-sidérale bien différente de celle exposée par Dorsan, Delclos (FAS), Labouré et les astrologues de l’Inde dont on peut penser qu’à l’origine, ils accordaient une importance déterminante à une étoile correspondant à Aldébaran mais sans s’intéresser aux autres fixes royales Antarès, Regulus et Fomalhaut.

Or, si l’on admet que la conjonction entre une planéte et une étoile constitue l’axe de chaque quarte de 90° ;  un simple carré ne saurait faire l’affaire. Il faut chaque fois un corps céleste véritable, à savoir une étoile fixe dont la planéte s’éloigne selon le processus des semi-sextiles. Les trois semi-sextiles forment une quadrature.

Le Zodiaque traditionnel des astronomes et des astrologues n’a aucun intérêt en astrocyclologie, si ce n’est en tant que  référentiel dont on est bien obligé de se servir puisqu’il régit les outils de travail que sont les éphémérides. On peut penser que ce Zodiaque a pu à un certain moment correspondre à la structure des 4 étoiles fixes  royales, d’où l’importance de la symbolique des 4 constellations accueillant les étoiles (avec les particularités toutefois de l’Aigle et du Poisson Austral). On pense aux 4 composantes du sphinx (cf.  Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros,  1979) On connait les correspondances avec l’arcane Le Monde du Tarot, le Livre d’Ezéchiel (tétramorphe) etc.

La culmination conjonctionnelle s’apparente au solstice d’été et l’anti-culmination au solstice d’hiver.  Or, le solstice n’est pas un commencement mais un sommet  et la preuve en est qu’immédiatement après, le processus s’inverse. En ce sens, on comprend que l’équinoxe de printemps soit perçu comme un commencement et non le solstice d’Eté (dont le nom même indique un arrêt, comme dans armistice). En ce sens, les Juifs ont raison de commencer l’année à Pâques et plus globalement à l’équinoxe et les Chrétiens ont tort de commencer l’année au solstice d’hiver car on ne commence pas un processus au moment où il s’inverse (à la façon de ce qui arrive à Sisyphe)

On voit que l’erreur astrologique d’interprétation du cycle comme devant commencer à la conjonction (ce que l’on retrouve avec la nouvelle lune qui démarre chaque mois dans le calendrier lunaire !) est due à l’influence du calendrier.

Nous dirons donc qu’en astrocyclologie, nous avons  douze secteurs de 30° mais cela n’implique aucunement un cycle qui se déploie sur ces  12 temps. Il est impératif de diviser d’abord le cycle sidéral complet en 4. Le Zodiaque par sa symbolique même donne  une idée de continuité  sur la base d’un seul point de départ alors qu’il y en a 4/ Rien n’est plus inadmissible par les temps qui court que de voir tous ces astrologues s’extasier sur l’entrée de telle planéte lente dans tel signe tropique.

On notera que les 4 Eléments découpent le Zodiaque en trois tiers comportant chacun 4 signes. Mais c’est là un modèle qui prête à confusion et qu’il faut transposer. Il ne s’agit pas de diviser les 90° en 4, ce qui ferait une cote mal taillée de 22°30 mais bien en 3 fois 30°.

Nous pensons avoir ainsi restitué l’organisation duodénaire d’origine. Nous avions trouvé le découpage de base des 4 conjonctions, il nous restait à  y inclure  un processus d’ascension vers la conjonction, c’est chose faite. Le système est désormais pleinement opérationnel et correspond au projet de Loi fondamentale de l’Astrologie Mondiale qu’André Barbault avait appelé de ses vœux mais  qu’il ne sut mener à bien. Au lieu d’isoler  Saturne comme étant de par ses nombres mêmes (28) le pivot du système solaire astrologique, il eut l’idée saugrenue de constituer, à la suite de Gouchon auteur de ce mirage, une sorte de courbe de synthèse à partir de 5 planètes lentes (de Jupiter à Pluton). On retrouve d’ailleurs dans son propos la notion de phase ascendante et descendante. C’est la conjonction qui chez Barbault détermine la descente et donc plus les planètes se rapprochent les unes des autres, plus la courbe descend et donc génère de la « crise » et plus les planètes se dispersent, avec comme axe l’opposition (qui devient chez Barbault  un « bon aspect »). plus la courbe monte. Il y a là une étrange diabolisation du phénomène conjonctionnel. Cela pourrait expliquer pourquoi cela ne gêne pas Barbault que la conjonction Saturne-Neptune correspond en  1989  à un écroulement de la « tour » (au sens de Babel) du bloc communiste.  Cette incohérence structurelle chez Barbault  est dictée par sa volonté d’expliquer astrologiquement  les 2 guerres mondiales par  des séries remarquables quantitativement de conjonctions. Pour Barbault, ces  conjonctions étaient signes de « crise » puisqu’elles correspondaient à des crises, d’où cette présentation de la conjonction comme une menace pour la paix du monde  alors que, d’un  point de vue astrologique, la conjonction est le signal par excellence d’un retour vers l’Unité, vers le signal dans toute sa pureté et toute sa force de rassemblement, le mot même de conjonction faisant immédiatement sens. Alliance d’une astrologie désarticulée et d’une Histoire croyant se ressourcer en formalisant le doublon des Guerres Mondiales. N’oublions pas que le XXe siècle aura vu les historiens basculer dans une sorte de frénésie éperdue de scientificité (dont la Nouvelle Histoire). Précisons, si cela était nécessaire, que l’astrologie n’a pas vocation à expliquer les Guerres Mondiales qui sont des phénomènes  tout à fait extraordinaires de par leur ampleur. L’astrocyclologie ne se nourrit pas de l’aboutissement des processus mais de leur initialisation, ce qui lui permet un nombre de données beaucoup plus important. Nous pensons qu’une nouvelle alliance est à envisager prochainement, au XXIe siècle, entre l’Histoire et l’astrocyclogie en dépit du fiasco de l’union d’après-guerre. Barbault s’est retrouvé pris dans un engrenage qui l’a obligé à  bafouer toute une partie de la tradition astrologique qui était probablement la plus saine, il aura donc porté, de facto, atteinte aux forces vitales de l’astrologie si bien qu’à présent, il qualifie de façon diffamatoire (cf L’Astrologue, 2004)  le renouveau que nous proposons d’ »anti-astrologique » du fait que nous dénonçons ses apports spécieux… . Au contraire, ce faisant nous rendons un fier service à la cause de l’Astrologie.

 

 

JHB

20.09. 13

 

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Orbes et aspects en astrologie

Posté par nofim le 19 septembre 2013

L’orbe du cycle  de Saturne en astrocyclologie

Par  Jacques Halbronn

 

Christian Moysan nous entreprend à nouveau et cette fois concernant la question de l’orbe de Saturne ou/et de celle des étoiles fixes. Alors que la phase A ascendante vient à peine de commencer et qu’elle va durer 56 mois (soit deux tiers de 7 ans) –il  voudrait déjà que l’on soit arrivé au zénith de la période et se demande pourquoi cela n’avance pas partout au même rythme dans le monde entier.

« Si l’on admet l’axiome harmonien selon lequel la course solitaire de Saturne réglerait uniformément la marche du monde, sa phase ascendante devrait aussi « dégeler » la situation en Egypte pour ne prendre que cet exemple, ce qui n’est pas le cas pour l’heure, sans doute faute de « profil A » ad hoc chez les militaires détenant le pouvoir, lesquels semblent bien campés dans leur posture de rejet des Islamistes radicaux »

On  comprend ce que veut dire « plus royaliste que le roi » On déjà signalé ce comportement outrancier de Moysan consistant à forcer le trait jusqu’à l’absurde chez son interlocuteur. Il faudrait donc qu’au tout début de la phase A, dans le monde entier tout le monde se mette, du jour au lendemain à proposer des solutions miraculeuses qui conviennent à tout le monde. Il met la charrue avant les bœufs. Et ce n’est pas parce qu’il y a quelques frémissements dans ce sens que tout le monde doit avancer d’un  même pas d’autant que, comme il le note lui-même, encore faut-il qu’il y ait les gens qu’il faut pour que les choses se fassent.

 

Et puis Moysan nous entreprend sur l’orbe des étoiles fixes qui devrait se limiter à 2°, selon les manuels.  On ne voit pas en quoi une telle proposition nous concerne dans une approche radicalement diffétente d’un cycle unique qui peut accepter des « orbes » beaucoup plus importants à condition toutefois de noter que le processus est progressif et sa lisibilité croissante à mesure que l’on se rapproche de la conjonction  tout comme il sera dégressif  quand Saturne se séparera. ..

Moysan applique à l’astrologie mondiale monocyclique les principes d’une astrologie polycyclique. Cela ne colle pas

Plus étonnant, il trouve « normal » que la conjonction agisse pendant 45° après qu’elle ait eu lieu mais pas  autant avant. Or, le mot « orbe » signifie cercle! Il a donc adopté une idée très asymétrique de l’orbe. En ce qui nous concerne, il n’y a pas plus de raison d’adopter 30° après qu’avant dans une structure monocyclique !   Bien plus,  qu’est-ce qu’un aspect sinon un orbe ? Si nous avions dit qu’il fallait accorder de  l’importance au semi-sextile qui précédé la conjonction et au semi-sextil qui la suite, cela aurait été du pareil au même. Le semi-sextil si on le resitue non plus  dans une périodisation de 90° mais de 360°, c’est tout simplement le trigone (4×30). M. Moysan a un mode de fonctionnement cloisonné et il ne relie pas les notions entre elles, d’où des déclarations qui ne tiennent pas la route.

Mais revenons un instant sur son propos sur l’Egypte : »chez les militaires détenant le pouvoir, lesquels semblent bien campés dans leur posture de rejet des Islamistes radicaux. » Voilà  un bel astrologue qui s’interdit d’envisager une évolution des comportements et parie sur le fait que les gens resteront sur leurs positions. Parle-t-il en astrologue ou bien en politologue à la petite semaine  qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez? C’est stupéfiant ! Nous avons toujours pensé que M. Moysan  avait des problèmes avec l’esprit de l’astrologie. Nous sommes fixés ! Est-ce que M.Moysan est un spécialiste des affaires égyptiennes ? Est-il si sûr que cela de savoir exactement ce qui s’y trame ? Un bon astrologue doit être un tout petit peu plus pointu quant aux « données » qu’il est en mesure de traiter. Or l’astrocyclologie travaille sur des évolutions qui peuvent tout à fait échappe à un observateur peu averti.

Quant aux références en astrologie mondiale auxquelles se raccorde M.Moysan, nous en avons dressé depuis quelques jours un bilan prévisionnel consternant !

Le voilà qui nous refait le coup des « faits historiques » alors que  les historiens, dont nous-mêmes, passons notre temps à les reconsidérer et à les repenser. Croire que s’il y a vraiment une astrologie mondiale, elle n’est bonne qu’à confirmer les « faits » obtenus sans son aide, c’est une aberration totale.  De nouvelles grilles produisent de nouveaux « faits ». C’est d’ailleurs parce que certains astrologues ne l’ont pas compris, qu’ils se sont plantés en croyant ainsi qu’il suffisait de se baser sur la notion de « guerre mondiale » pour fonder leur « systéme » et de là à prophétiser une troisième guerre mondiale (pour les années 80) qu’on attend toujours, sans se demander si un tel concept de « guerre mondiale » fait sens pour l’astrologie. Par ailleurs, ces mêmes astrologues nous annoncent depuis le milieu des  années 80 un « krach » économique qui aura quand même mis  un quart de siècle pour arriver (2008) sans qu’ils l’aient capté trois mois plus tôt (cf L’Astrologue septembre 2008)!

On nous dira : mais comment savoir si les astrologues ont raison si cela n’est pas recoupé par des faits déjà établis ?  Ce n’est pas ainsi qu’il faut poser le problème : un fait est constitué de divers facteurs et l’on peut recomposer ces facteurs autrement. M. Moysan confond les faits  et les « données ». A partir des mêmes « données », on a des systèmes scientifiques extrêmement différents à travers l’Histoire.  Côté réflexion épistémologique, M. Moysan est quand même, sauf le respect qu’on lui doit,  très insuffisant..

M. Moysan a une approche bien superficielle tant des données historiques que politiques,  il n’en  récolte que l’écume et cela ne fait pas le poids !

Il nous fait la leçon sur les « faits ».Or le thème astral est-il un « fait » ou un ensemble de données que l’on peut  composer de diverses façons, ce qui dépend du talent de l’astrologue. Mais pour les historiens, il y aurait des faits intangibles, définitifs. C’est du grand n’importe quoi ! L’astrologie « recompose », réorganise les « données » et donc débouche sur une nouvelle « factualité », ce qui est vrai de Copernic par rapport à Ptolémée et si les « faits » scientifiques peuvent bouger encore  plus les faits historiques d’une science bien fragile

Sans le vouloir, Moysan illustré à merveille un certain revirement.  Voilà quelqu’un qui croyait être bien installé dans sa petite tradition astrologique « pépère », avec tous ses tiroirs et ses claviers,  qui se contentait de valider les propos des historiens et des psychologues et voilà qu’on lui dit qu’il a tout faux et que l’astrologie doit  se valider d’abord par sa cohérence, faire d’abord le ménage chez elle et ensuite, elle pourra  apporter de nouvelles grilles de lecture et non jouer au perroquet. Il y a  là une révolution copernicienne. C’est le monde qui dépend de la grille astrologique et non plus l’inverse.

Nous sommes en fin de phase B et en début de phase A, il est temps que la faune  naine de type B dont M. Moysan est un remarquable spécimen se fasse oublier car on l’a entendu un peu trop longtemps depuis 28 mois. On lui donne rendez-vous dans 56 mois au retour de la prochaine phase B. Le temps de l’hibernation est venu pour le sieur Moysan. C’est une prévision que nous lui faisons et qu’il aura tout le loisir d’apprécier.  M.Moysan est persuadé que s’il ne voit pas de rapport entre deux objets, c’est qu’il n’y en a pas. On aimerait lui faire passer des tests de QI pour voir s’il sait trouver des points communs dans une série d’objets, de facteurs comme par exemple entre la notion d’aspect et celle d’orbe.(cf supra). Car justement la phase A « décille » les yeux permet de comprendre, c’est-à-dire de relier ce que l’on ne pensait pas pouvoir relier. Notre intelligence est cyclique, elle n’est pas toujours au top. Ci-dessous un nouvel échantillon de sa prose qu’il exhibe à  notre groupe Aldébaran qui l’accueille :.

«  L’essentiel en la matière étant – semble-t-il – d’éclairer et de comprendre les faits historiques, un système complexe – au sens scientifique du terme -, rendant compte de la complexité qui leur est inhérente comme de leur spécificité, paraît plus pertinent qu’en les schématisant de façon aussi outrancière qu’artificielle quand il ne les travestit pas. » Ah maintenant, les faits historiques sont complexes ! On croyait qu’il nous avait déclaré qu’ils étaient « définitivement acquis ».Peut être Moysan ne perçoit-il même ses propres contradictions ? Il est vrai qu’il pense que l’on est passé à autre chose et qu’à présent il s’agit de justifier la complexité de l’astrologie. Décidément, c’est le grand écart !

Nous conclurons en disant que l’astrologue ne peut pas se substituer aux spécialistes de quelque domaine que ce soit, y compris la vie privée d’un client.  Il doit fournir à tout le monde un outil accessible qui n’a rien à voir ni de près ni de loin avec le véhicule abracadabrant de l’astrologue Moysan. La meilleure formule ne consiste pas tant à revenir en arrière sur des données insuffisantes car collectées selon une méthodologie inadéquate mais d’inviter les chercheurs dans les domaines les plus divers à appliquer notre grille  de l’astrocyclologie au présent et au futur en les incitant à regarder les « données » autrement. En ce sens, l’astrologie est avant tout prévisionnelle et non pas rétrospective, ce qu’elle ne peut être qu’une fois qu’elle a fait ses preuves sur l’avenir. En effet, le passé est un monde obscur dont seules quelques bribes nous parviennent avec lesquelles d’aucuns bâtissent des romans car qu’est-ce que le discours sur les deux Guerres Mondiales sinon un roman élaboré par une Histoire du XXe siècle qui cherche à se fonder comme science et qui croit que la répétition  y concourt…
On doit s’interroger au final sur la qualité du recrutement des astrologues depuis quelque temps. Il semble bien qu’elle n’est plus ce qu’elle était. Ils ont perdu l’esprit de la réforme. Ils prennent l’astrologie comme elle est et se contentent de la valider en disant : vous voyez l’astrologie recoupe ce que l’on dit par ailleurs sur les « faits », sur les « gens » donc elle est vraie. Malheureusement, la ficelle est un peu grosse car on ne nous ôtera pas de l’idée que c’est là un tour de passepasse. On se contente de tirer du fatras astrologique ce qui vient corroborer les « faits » pour se donner bonne conscience tout en sachant que l’astrologie contorsionniste peut s’ajuster  après coup sur n’importe quoi !  Et que fait M. Moysan quand il fait des prévisions ? Il doit être complétement perdu. On lui propose un moyen de prévoir alors qu’il en est dépourvu  et il le refuse en faisant exprés de s’en servir de façon débile comme chacun a pu le constater.  Comment expliquer une telle attitude ?  M. Moysan nous l’a expliqué : le monde est compliqué, la vie est compliquée- c’est son postulat-  et donc il ne croit qu’aux modèles compliqués. Et comme le ciel est compliqué, avec toutes ses planètes, tous ses signes, ses maisons, eh bien on va marier cette astrologie tordue  avec  une réalité que M. Moysan ne vit, non sans une certaine désespérance  qui explique son côté kamikaze qui n’a plus rien à perdre- que dans le désordre à la fois intérieur et extérieur et qu’il veut nous imposer pour se rassurer. Au lieu de voir dans le cosmos un ordre, une hiérarchie, il ne perçoit que l’anarchie. Au lieu de capter la synchronie et ‘l’analogie de nos existences en faisant la part  de la cyclicité et des changements périodiques, il  ne veut voir qu’une espèce  de fin du monde apocalyptique qui balaie tout sur son passage.  En fait, M. Moysan projette sur le monde sa propre grille  en voulant nous faire croire que les choses sont comme il les décrit, c’est-à-dire non pas comme une symphonie harmonique mais comme une cacophonie discordante et dissonante, d’où l’importance qu’il ne manque pas de conférer aux planètes lentes qui ne se retrouvent que tous les 500 ans, dixit Barbault- et aux « mauvais « aspects  qui nous menacent du pire. Une astrologie surdimensionnée, qui nous montre une humanité à la dérive, à la Moysan.

 

 

JHB

19.09  13

 

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les femmes et le devoir de fixation

Posté par nofim le 19 septembre 2013

 

 

 

Les femmes et le devoir de fixation

Par Jacques Halbronn

 

 

On sait que les femmes apprécient peu les infidélités de leur partenaire tout en en prenant peu ou prou leur parti. On a là une clef capitale pour cerner le psychisme  féminin qui, selon nous,est marqué par un certain principe de fixation. Nous avions dans un précédent texte recouru à l’image de la boule  à la roulette qui devait impérativement s’arrêter sur l’une des cases situées sur un cercle. Nous dirons qu’elles sont conduites à faire du hasard une nécessité.

Il  revient aux femmes, selon un tel schéma, de fixer les choses, de les arrêter, de les stopper, de les figer dans leur mouvement et cela commence par leur rapport avec les hommes dont la nature ‘lunaire » – la Lune symbolisant cette mobilité, cette rapidité à passer d’un point à un autre. Certes, parfois les hommes sont ceux qui revendiquent des liens pour le couple mais ils n’en ont pas une idée exclusive et idéalement aimeraient partager leur vie entre plusieurs compagnes, quitte à mener une double vie voire plus, dans la simultanéité ou en tout cas dans la succession. Autrefois, les veuves ne se remaraient pas et devaient rester fidéles à leur mari, par delà la mort.

Selon nous, les femmes tendent à fixer, à figer, à se satisfaire de ce qui est déjà « acquis » alors que les hommes ont le goût de l’inné, c’est  à dire de ce qui nait, de la nouveauté. Le futur leur fait probléme quand il n’est pas la reprise, la répétition du passé,quitte à ajouter quelques variantes infimes d’ajustement tant au sujet qu’à l’objet/

Il y aurait donc là une distribution des rôles qui semble ne plus être clairement conscientisée de nos jours. Il y a chez les hommes une certaine volatilité, une mémoire fuyante et fugace qui a besoin des femmes pour se fixer, par l’écrit ou par l’oral, faute de quoi il y aurait un certain gaspillage du fait d’avoir à recommencer au lieu de reprendre à partir de ce qui a été noté et transmis, ce qui est le rôle de la secrétaire mais aussi de plus en plus de la machine,de l’enregistreur, de la caméra.

Quand c’est la femme qui part, qui rompt, on peut dire qu’elle trahit sa mission, qu’elle joue à contre-emploi, sauf si en sanction du comportement de son compagnon mais son intérêt est de maintenir la relation autant que faire se peut et il est clair qu’au regard du Droit, la femme qui quitte est plus responsable, plus coupable que si  c’est l’homme. C’est à elle de « retenir » l’homme et à l’homme de faire accepter à la femme un certain mouvement et une certaine diversité.

 

 

 

 

 

JHB

08 09 13

 

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Remarques sur un livre d’astrologie mondiale (2002)

Posté par nofim le 19 septembre 2013

 

 

 

Réflexions sur un ouvrage d’astrologie mondiale paru en 2002

Par  Jacques Halbronn

 

En 2002, paraissait aux Editions du Rocher    « Evolution géopolitique mondiale. Le tournant (- 1980-2020) par Charles Ridoux, professeur de littérature française du Moyen Age, à l’université de Valenciennes,  l’ouvrage est dédié à André Barbault, il représente une certaine idée de l’Astrologie Mondiale que nous combattons et qui, en dépit de ses bonnes intentions, dessert la cause de l’astrologie, du fait d’une certaine naïveté. .Il  est vrai qu’en dix ans, l’astrologie mondiale aura considérablement évolué et que l’on ne peut plus écrire un tel ouvrage désormais à moins de mettre des œillères et d’ignorer l’apport insigne de l’astrocyclologie.

Travail éminemment hagiographique que celui de Charles Ridoux qui n’est pas sans nous faire penser au traitement subi par Nostradamus (cf. nos « Jacques Halbronn’s researches «   sur prophetie.it)

Ce traité  véhicule toute une série de lieux communs typiques de l’astrologie du XXe siècle et  n’appartient certainement pas au XXIe siècle en dépit de sa date de parution. La légende dorée de l’astrologie y est déroulée : de la providentielle découverte par les astronomes des planètes au-delà de Saturne jusqu’aux spectaculaires réussites du dit André Barbault, notamment en ce qui concerne 1989 en passant par l’exaltation devant une astrologie qui peut revendiquer la « longue durée » du fait des cycles des trois planètes lentes (que Jean-Pierre Nicola dans le groupe « T » de son RET (représentation, existence, transcendance).

On peut ainsi lire dans l’ouvrage de M. Redoux que Barbault avait annoncé 36 ans à l’avance les événements survenus à l’Est de l’Europe mais qu’il avait eu la main un peu lourde en ce qui concerne les années 80 du siècle passé.

Quelques citations :

« La découverte des transsaturniennes  a ouvert le champ de vision à l’ensemble du système solaire dont nous dépendons (…) une maturation de la conscience (.)L’astrologie est ainsi en passe  de rejoindre l’Histoire dans sa longue durée, telle que l’ont conçue, par exemple, des historiens de l’ampleur de Toynbee ou de Braudel » (pp.  221-223)

« Dès les années cinquante (Barbault) a pointé avec constance sur l’année de la prochaine conjonction  (Saturne-Neptune) de 1989 comme moment probable de la réalisation de bouleversements de grande ampleur concernant l’Union Soviétique et les destinées du communisme russe et nous nous souvenons comment  durant l’Eté de 1989 alors que rien ne semblait devoir se passer, nous attendions avec confiance, face aux moqueries des sceptiques , que se réalise la grande prévision d’André Barbault ; l’automne a  fini par arriver, qui allait tout emporter jusqu’à ce jour de Noël où tombait en Roumanie la dictature de Ceaucescu (…) On   se souvient qu’André Barbault avait tendance  à craindre le pire pour cette période (…) Par la suite  André Barbault admettra qu’il avait présenté « une prospective exagérément dramatisée de la conjonction des années quatre-vingt » (pp. 11  et  21)

 

Voilà donc  Barbault annonçant  36 ans à l’avance une date importante mais encore incapable à la fin des années 70 – nous en sommes témoins à l’époque ayant organisé un colloque sur ce sujet en 78-  de saisir la juste dimension  de ce qui va marquer le début de la décennie suivante, entre 1981  et 1984, soit avec  deux-ou trois ans d’avance. Apparemment, Ridoux ne semble pas avoir pris la mesure d’une telle contradiction ! Or, rappelons que la prévision de Barbault pour le début des années 80 était fondée sur un cycle de synthèse- l’indice de concentration planétaire et donc toute une série, un « bouquet » de conjonctions alors que celle concernant 1989 ne concerne qu’une seule conjonction, celle de Saturne et de Neptune. En  fait, Ridoux nous apporte lui –même des verges pour se faire fouetter ! Il nous montre à quel point est aléatoire une prévision astrologique même à court terme et il reconnait d’ailleurs qu’à la veille des événements de 1989 Barbault n’était pas plus fixé sur ce qui allait se passer que 36 ans plus tôt. à la fin des années 70.

Autrement dit,  une prévision un tant soit peu précise, ne serait-ce que géographiquement,  36 ans à l’avance, est totalement chimérique et relève du fantasme. En outre, est-ce à dire que le seul cycle qui ait « marché » pour Barbault aurait été le cycle Saturne-Neptune : est-ce à dire que c’est LE  cycle par excellence de l’astrologie que ce cycle totalement inconnu des astrologues avant 1846, avec la découverte de Neptune (dont le cycle sidéral est de 165 ans). Pauvres astrologues de l’Antiquité qui ignoraient  le cycle en question !

A aucun moment, dans un ouvrage de près de 250 pages, Ridoux ne s’interroge sur la façon dont l’Humanité pourrait « capter » ou « subir «  les « influences » ou les « signaux » émanant du Ciel.

Ridoux termine d’ailleurs son livre sur la notion d’invisibilité :

à la fin des années 70 :

« L’astrologie, comme l’astronomie et l’astrophysique ne dépendent plus comme autrefois de la vue.  (Elle)  repose, elle aussi, davantage sur ce sens du rythme que sur la patiente observation  du ciel nocturne. Nous  travaillons de plus en plus dans l’invisible, avec des nombres » (p. 223)

 

Nous voudrions revenir sur la question des prévisions à long terme, liées à la prise en compte de conjonctions de planètes lentes (celles que Barbault avait réuni dans son fameux graphique de  1967 (Les astres et l’Histoire, Ed. J.J. Pauvert), de Jupiter  jusqu’à Pluton donc quinze ans avant les événements supposés  qu’il annonçait. .

Cela pose la question des échéances que peut raisonnablement espérer couvrir un astrologue et il est clair qu’une échéance de 36 ans est totalement inacceptable au regard de l’épistémologie de l’astrologie à moins de se prendre pour Nostradamus ou quelque voyant ou prophète. En lisant Ridoux, on oublie quasiment le raisonnement astrologique pour ne retenir que le propos prédictif ; 36 ans est une échéance beaucoup trop distante et qui n’est pas gérable. Il ne nous semble pas possible d’aller au-delà d’un délai de 7 ans et encore on a vu qu’en 1978 (cf Les articles dans les revues astrologiques de l’époque, y compris dans L’Astrologue du dit Barbault, cf aussi la revue L’Autre Monde dont nous avons été proches à l’époque),  affirmer que tel événement aurait lieu  trois ou quatre ans plus tard était déjà très risqué et casse-cou. Ce n’est pas le « succès » providentiel – pour Barbault et pour son astrologie mondiale qui effacera en quoi que ce soit l’échec prévisionnel majeur de la première moitié des années 80 qui s’est répercuté sur toute une génération laquelle a suivi Barbault comme le messie  jusqu’à la dégringolade.S’il y a une catastrophe, c’est bien celle qu’a subie  Barbault et la communauté astrologique à l’époque  Il y a là une sorte de tour de passe-passe dont on ne sauraiit être dupe à remplacer  une annonce spectaculaure de troisiéme guerre mondiale, a vu des graphiques par le dossier du démembrement de ce qu’on appelait l’Europe de l’Est. La montagne a accouché d’une souris!

Car, ce qui s’est passé en 1989 est relativement banal au regard de la théorie des cycles. D’une part, le pronostic de Barbault pour  1989 était excessivement vague et ne référait à aucune typologie évènementielle si ce n’est celle de chose « importantes », »graves », ce qui ne veut pas dire grand-chose. Or, il nous apparait que ce qui s’est passé est récurrent puisqu’il s’agit d’une unité mise à mal. Entre 1953  et 1989, on a eu notamment affaire avec le démembrement de l’empire colonial français mais ce n’est pas là un phénomène lié à une conjonction mais à une absence d’énergie. A contrario 1957 correspond à la constitution d’un ensemble supranational (la CEE) et relève d’un processus conjonctionnel. On nous objectera que cela ne se situe pas dans une région du globe précise et pourquoi, répondrons-nous, devrait-il en être autrement ? Qu’est ce qui prouve que l’astrologie doive s’articuler sur telle ou telle entité géopolitique selon les configurations astrales concernées, ce qui vient justifier le recours à une diversité de cycles au lieu de s’en tenir à un seul et même cycle ? Mais l’on sait à quel point les astrologues du XXe siècle mettaient un point d’honneur à utiliser à plein le « clavier » des cycles. Ne se centrer que sur un seul cycle, c’est mettre les autres cycles au chômage ! D’autre part, même si l’on s’en tient à la zone est-européenne communiste,  veut-on nous faire admettre sérieusement  qu’aucune menace n’a porté sur cet ensemble avant 1989 ? On pense à l’affaire de Hongrie en  56, de Prague en 68. On nous répondra qu’elles furent réprimées. Est-ce à dire que l’astrologie peut nous dire si un processus pourra ou non aboutir ou déboucher sur des conséquences considérables. ? durant l’Eté 68, notamment,  on est en astrocyclologie dans une phase B, qui est également manifeste, quelques mois plutôt en mai et qui conduit à un certain ébranlement. Mais Barbault ne prononce même pas le mot « ébranlement » ou au contraire « consolidation ». Sa dialectique est « grave » ou « pas grave », c’est-à-dire qu’elle se fonde sur les conséquences ultimes alors même que l’astrologie doit se situer au niveau des causes. Il y a là un grave contresens épistémologique qui Ets typique des approches d’une Histoire sui s’écrit après coup et qui ne retient que ce qui est « vraiment » marquant ! Conception bien scolaire de l’Histoire- qui relève de la vulgarisation- et bien éloignée des approches de la « Nouvelle Histoire » que Ridoux invoque avec Braudel ! On est là dans une sorte de projection d’une astrologie individuelle sur une astrologie mondiale ! Au niveau individuel, la notion d’empire ébranlé ou pas n’est pas approprié. Barbault applique sa pratique, sa terminologie pauvre  de consultation individuelle à l’astrologie mondiale ! Il est clair que si le fait de pronostiquer un démembrement correspond à la même configuration qu’un regroupement, alors l’astrologie ne veut plus rien dire. On ne peut en aucune façon laisser cette question « ouverte » car alors on ne risque pas de se tromper ! On ne joue plus à pile ou face mais à pile et face ! On est en plein amateurisme/ L’astrologie peut tout à fait traiter de processus qui aboutissent ou qui avortent, ce n’est pas à elle de le déterminer. Ce n’est pas là une dialectique qui concerne l’astrologie contrairement à ce que semble croire Ridoux. C’est là que se situe une certaine « liberté » qui correspond d’ailleurs à ce que les femmes ont revendiqué avec l’IVG. Il y a d’une part l’enjeu qui relève de l’astrologie : quel est le processus initié, celui du rassemblent ou celui de la décomposition et cela est de l’ordre de l’astrologie et d’autre part – et cela échappe à l’astrologie- et dépend du libre arbitre et du terrain- est- ce que l’objectif sera ou non atteint, parviendra à son terme ?

Même les deux guerres mondiales auxquelles Barbault ne cesse de se  référer dans son modèle de 67  étaient-elles réellement inscrites dans le Ciel ?  Il n’y a pas de « fait historique » certain, c’est-à-dire inévitable. Le fait existe probablement mais d’un point de vue scientifique il ne devait pas nécessairement se produire. C’est pour cela que la Nouvelle Histoire ne privilégie pas les « évènements ». La science historique n’a pas à valider tout ce qui se produit dans le monde de plus spectaculaire et avec les conséquences les plus marquantes ! Il y a une ambiguïté sur le mot Histoire comme sur e mot Médecine. Il y a le petit historien qui est un historiographe qui note tout ce qui se passe, c’est un chroniqueur et il y a le grand historien qui voit les choses de plus haut. Il y a le petit médecin de quartier qui soigne et le grand médecin qui fait de la prévention, qui explique les mécanismes généraux et obtient un Prix Nobel.  Barbault et  Ridoux se sont appuyés, fondés sur une Histoire au petit pied qui ne dispose pas de modèle. Et d’ailleurs, à terme, c’est l’astrologue qui aidera l’Histoire à se constituer en tant que science et non l’inverse. Donc, dès le départ, l’idée d’une troisième guerre mondiale ne faisait guère sens ! Méfions – nous de ces « structures » qui ne sont que des artefacts  que nous livre l’Histoire. Il faut être un vrai chercheur en Histoire pour savoir que des tas d’entreprises se conçoivent et dont on n’a pas gardé le souvenir dans les livres scolaires. On pense à ces événements de 1832, avec les barricades où tombe Gavroche, dont Victor Hugo parle dans les Misérables et qui ne doivent pas être confondus avec ceux de 1830 dont tout le monde connait le récit  et qui conduisirent à la chute de Charles X, le dernier  Bourbon régnant. D’ailleurs, nous avons dit qu’il fallait laisser les applications des modèles aux spécialistes, non pas aux spécialistes de l’astrologie mondiale mais aux spécialistes de tel ou tel dossier. Un modèle astrologique  doit certes s’élaborer à partir de quelques observations de récurrences tant  en bas (récurrences des cas de figure) qu’en haut-(astres), mais il ne sera validé que par des non astrologues.

Il n’est aucunement requis de disposer de cycles longs pour se situer dans la longue durée ou si l’on préféré l’astrologie n’est pas responsable de la durée des civilisations et des empires. Elle peut certes déterminer les « fenêtres de tir », les moments où  une certaine menace ou chance se présentera mais le nombre de ces opportunités sera infiniment supérieur à celui des vraies réalisations et au mieux, c’est dans le très court terme que l’astrologue pourra éventuellement déterminer, au vu de toutes sortes de paramètres extérieurs à l’astrologie, si  les probabilités  d’un risque majeur existent. Que l’on nous épargne donc le boniment sur une prévision certaine à 36 ans à l’avance alors que certainement d’autres opportunités n’auront pas manqué de se présenter entre 1917  et 1953 !

  • L’importance accordée à un « retour » d’une conjonction  est d’ailleurs à repenser. Encore faudrait-il rappeler le caractère éminemment discutable de ce que les frères Babault ont appelé abusivement un « cycle planétaire » alors qu’il s’agit de la combinatoire entre deux planètes. Mais même si l’on admet ce schéma, il nous appâtait que le principe d’une division en 4 secteurs, sur la base du carré, s’impose, tout comme le cycle -lunaire peut être structuré en 4 semaines de 7 jours. Dans ce cas, concernant le cycle Saturne-Neptune, on aurait 4 fois 9 ans, ce qui est déjà plus raisonnable et ce sans privilégier nécessairement la conjonction. Mais l’on sait que pour nous, le cycle de référence est celui qui associe la planéte à une structure quaternaire d’étoiles fixes (notamment celles qu’une tradition millénaire qualifie de royales) et c’est pourquoi le cycle de Saturne de 28 ans doit  être structuré en 4 temps de 7 années avec de vraies conjonctions et non des aspects invisibles. Il est vrai que Ridoux déclare que l’astrologue a accédé au niveau de l’invisible avec l’adoption des planètes au-delà de Saturne.  Une telle représentation romantique  de l’Histoire de  l’Astrologie nous semble totalement inacceptable et intellectuellement suicidaire car il est assez clair que le meilleur positionnement actuel de l’Astrologie est celui de lois sociales  axées sur certaines configurations bien visibles et bien connues dans l’Antiquité, ce qui ne suppose aucune vertu propre aux planètes mais à une simple instrumentalisation d’un certain cycle, probablement celui de Saturne qui rend compte du cycle de 7 ans. Quand Ridoux nous parle d’une « progression » de l’Astrologie au regard de la découverte de nouvelles planètes, on navigue entre le mysticisme d’une nouvelle révélation du Sinaï et le scientisme d’un système solaire qui agirait à l’insu de l’Humanité
  • Evitons enfin le pathos biographique et hagiographique du Barbault écrivant en 1952 53 que l’on pourrait  attendre quelque chose d’important 36 ans après la mort de Staline, ce qui nous apparait encore une fois comme une référence problématique. L’astrologie est-elle censée annoncer la mort, donc la « fin » de quoi que ce soit et de qui que ce soit. Par définition, la mort est irréversible alors que l’astrologie traite de ce qui ne l’est pas. On n’imagine pas Staline renaitre ! Que cette mort ait eu d’importantes conséquences, sans doute mais nous avons mis en garde contre toute polarisation  sur les conséquences ultimes et somme toute aléatoires de toute entreprise. On ne tire pas sur une ambulance mais nous ne pouvons-nous empêcher de rappeler une autre catastrophe prévisionnelle de première magnitude – outre son échec quant au retour non prévu  de De Gaulle en 58-.mais il est vrai que rien n’est sûr n’est-ce pas, même avec seulement  quelques semaines d’avance – on n’est plus à 36 ans ni même à 15 ans mais à quelques jours et même avec un aussi court délai, Barbault se plante ! Alors 36 ans, excusez du peu ! Nous voulons évidemment parler du « pari » de Barbault concernant une  URSS vouée astrologiquement à rattrapper les USA au cours des années soixante. Là aussi, on était alors dans le très court terme. Mais il y avait le spoutnik qui faisait tourner les têtes ! Il est remarquable que cette URSS qui avait tant déçu  et déconcerté Barbault dans les années 60 vienne lui offrir des lauriers 30 ans plus tard ! Nous terminerons par une réflexion, d’ailleurs, sur l’importance que Barbault accorda réellement au pronostic pour 1989. Rappelons que ce ne sont pas les cycles qui manquent et qu’il avait d’autres chats à  fouetter.  Croit-on sérieusement qu’en 1967, quand Barbault publia son  fameux graphique, il s’intéressait encore à ce pronostic ? C’est l’époque au contraire où Barbault abandonne les cycles planétaires du type Saturne-Neptune en faveur d’une  approche globale, synthétique qui ne cherche même plus à différencier les cycles entre eux ni même les planètes et encore moins les signes. C’est au lendemain de la déconfiture de ce projet révolutionnaire que Barbault va revenir au  bon petit cycle planétaire. Les astrologues n’échappent pas dans leur vie à la cyclicité et leur démarche n’est pas linéaire. 1989  était un lot de consolation mais aussi l’aveu d’un échec. Imaginons un instant un Barbault parvenant à une reformulation radicale du ciel astrologique, entérinée par une nouvelle guerre mondiale, rendue tout à fait probable par la Guerre Froide  mais qui paradoxalement n’eut jamais lieu, ni dans les années 80, ni dans les années 90, ni par la suite. Il n’est pas bon, on le voit, de tout tabler sur la modernité. La notion de guerre mondiale n’est pas attestée avant le XXe siècle et l’astrologie n’avait  pas à adopter comme concept un phénomène aussi récent …De nos jours, les astrologues ont pris bien de la distance avec toutes ces notions chères à Barbault et ils ne jurent plus que par le passage des planètes lentes, prises séparément et non plus en couple, dans les  12  signes, ce qui permet de n’avoir pas des durées trop longues. C’est d’ailleurs là n retour à l’astrologie antique qui articulait les planètes par rapport aux étoiles et notamment aux constellations, si ce n’est que le zodiaque de nos astrologues n’est pas stellaire mais saisonnier, vernal. Mais chaque chose en son temps.  Force est de constater avec le recul que Barbault  n’avait pas compris l’importance de la dialectique planètes/zodiaque, planètes/étoiles et qu’il avait opté pour le tout planétaire, au nom d’une idée « scientifique » qui le faisait opter pour une astrologie  respectant les limites du système solaire et reniant son intérêt pour le firmament. Or, pour ces étoiles  visibles depuis des millénaires et dont parle la Génèse  sont bien préférables aux nouvelles planètes qui constituent une sorte de succédané, d’ersatz d’étoiles, de par leur relative fixité, à cela près qu’elles étaient d’une part invisibles à l’œil nu et d’autre part pas si fixes que cela. Enfin, Barbault avait ressenti le besoin d’une sorte de cyclicité unique, avec son indice de concentration planétaire alors que la bonne voie était celle de la planéte centrale. Mais cela eut exigé – grave obstacle épistémologique- de faire des infidélités à l’astronomie  en ne conservant qu’une faible partie des possibilités offertes par le système solaire, ce qui était probablement vécu comme sacrilège..

 

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JHB

12/09.13

 

 

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Les comportements défensifs (Juifs et femmes)

Posté par nofim le 19 septembre 2013

 

Les dérives des comportements défensifs chez les femmes et les Juifs

Par Jacques Halbronn

 

Quand quelqu’un appartient à un groupe à problèmes, au  regard de l’appartenance, il y a de fortes chances qu’il développe certains stigmates qui tiennent notamment à une volonté de se démarquer, de se dissocier, de se désolidariser. Cela conduit souvent  à une certaine méfiance à l’encontre de toute forme de généralisation, dont le caractère défensif est assez évident. Il y a là comme une volonté constante de brouiller les pistes qui peut prendre une dimension pathologique. Le remède devient alors pire que le mal tout comme le mode de défense- comme la politique de la terre brulée- peut devenir le problème et non la solution.

On assiste ainsi à des  gesticulations linguistiques, sémantiques assez pathétiques. Car le langage échappe difficilement aux généralités. Un mot est censé signifier pour l’ensemble des locuteurs d’une langue donnée, donc sous-tend une possibilité de généraliser. Parler irait donc à l’encontre de tout refus de généraliser, de norme.

On prendra un cas assez  édifiant.  Face à un texte qu’elle désapprouve, une personne va dire que le propos en est  « irréfléchi » alors même qu’elle conteste toute idée de norme voire de repéré. Mais comme décider que quelque chose est « irréfléchi » si l’on n’a pas précisé ce qui était justement « réfléchi » ? Inévitablement, son propos sous –entend une idée de norme à laquelle le dit propos ne correspondrait pas.

On ne peut même pas dire  à une telle personne  qu’elle est « atypique » car elle refuse l’idée de « typique ». Elle ne veut pas simplement se démarquer, elle nie, en effet, que l’on ait à se démarquer puisque l’ensemble auquel elle ne souhaite pas appartenir finit, à ses yeux, par ne pas ou plus exister. Ce serait encore trop qu’un  tel  ensemble existât quand  bien même n’en ferait-elle pas ou plus partie.

Il nous semble qu’une telle obsession d’éviter toute étiquette, y compris, notamment celle de femme, peut  hypothéquer toute forme de travail scientifique. Il n’y aurait que DS cas particuliers/ Ce genre de personne rêve d’une science qui ne se soucierait que du cas d’espèce, du cas isolé, inclassable et d’ailleurs l’idée même de classement devient ici insupportable. C’est ainsi le cas pour une certaine idée de l’astrologie du thème natal. En revanche, le fait d’appartenir à un certain signe zodiacal  ne provoquera pas une telle résistance. On peut même dire qu’il s’agit d’une appartenance de substitution, de rechange qui n’éveille pas les mêmes formes de défense, bien que certains signes aient plus ou moins bonne réputation » (scorpion,  par exemple).

Ainsi, être « femme », « juif », etc. risquerait de conduire à une forme de dénégation, voire ferait l’apologie du mensonge mais aussi  pourrait générer une forme de schizoïdie en ce que l’on nierait la possibilité de généraliser  tout en y recourant inévitablement. On en arrive ainsi à nier que l’on fait ce que l’on fait, dit ce que l’on dit et à ôter toute valeur aux tentatives de généralisation, à vocation peu ou prou scientifique qui seront perçues comme des menaces potentielles. Ce faisant, l’on tend à aggraver l’image du groupe auquel on apparie qui se voit dès los qualifié de « menteur «, de falsificateur.

Ainsi la condition de Juif  ou de femme, de nouvel arrivant dans un pays donc d’étranger, perturberait sensiblement le rapport à autrui et accentuerait une certaine affirmation d’individualisme assez exacerbé, refusant toute espèce de schématisation tant pour soi- même que pour ses semblables. Cela pourrait aller jusqu’à  vouloir vider les mots de toute substance. On serait « Juif » ou « femme », certes, mais cela ne voudrait rien dire de précis, ne serait porteur d’aucune information pertinente.

Inversement, la personne à l’aise avec ses modes d’identification ne souffrirait pas de tels stigmates et ne serait pas allergique à des tentatives de définition suffisamment consistante voire contraignante.

.Le thème astral  apparait comme un tel outil attractif pour les personnes en rupture de ban, refusant d’être assimilées  à qui que ce soit ou à quoi que ce soit. Il serait un modèle mais un modèle à usage unique, ce qui permettrait en quelque sorte de  concilier les tensions d’une certaine forme de névrose dans le rapport de l’individu au collectif.

On aura compris que le terrain le plus problématique reste celui du langage puisque l’’on ne peut affirmer sa différence irréductible qu’en recourant   à un outil sous-tendu par l’idée  de communication supposée possible avec autrui.

Si les antisémites et les misogynes et autres xénophobes font problème, le simple fait de traiter quelqu’un d’antisémite, de misogyne ou de xénophobe  implique que l’on puisse généraliser. Autrement dit, on fait à autrui ce que l’on ne veut pas que l’on vous fasse, ce qui à la limite pourrait relever d’une certaine forme de perversion, de sadomasochisme, liée  à une certaine haine de son identité…

 

 

 

JHB

13.09.13

 

 

 

 

 

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Restauration des rapports planétes signes.

Posté par nofim le 19 septembre 2013

 

Les Domiciles, les  exaltations et le principe pair/impair

Par  Jacques Halbronn

 

En 1976 nous avions signalé qu’il convenait d’inverser les exaltations des luminaires  ‘(Clefs pour l’Astrologie. Ed Seghers, 1976, p.64). Nous avons accordé dès 1968, un grand intérêt au dossier des « maîtrises » planétaires, au regard de l’Histoire de l’Astrologie C’est un  des domaines où la conscience de la corruption –et non de l’évolution- du savoir astrologique est la plus tangible, palpable. Nous allons revenir notamment sur la question des aspects et des Eléments en rapport avec le dit dossier. Mais force est de constater que la pratique astrologique courante a bel et bien entériné un système structurellement indéfendable, ce qui montre que cette pratique est autonome par rapport à la théorie astrologique.

En permutant les luminaires, nous obtenons  Soleil en Taureau et Lune en Bélier au lieu de Soleil en Bélier et Lune en Taureau (cf. Ptolémée. Tétrabible) Le dispositif actuel est défectueux car il ne respecte pas un principe qui nous semble essentiel, à savoir que le domicile et l’exaltation d’une planéte ne peuvent être tous deux « pairs «  ou tous deux « impairs. Or, c’est le cas pour le dispositif actuel des laminais et cela cesse  de l’être si l’on permute.

Prenons le cas de Saturne exalté en balance, à l’opposé de la Lune restituée au bélier. On ne peut accepter un domicile en verseau (même élément, même « genre ») et on doit donc placer son domicile en capricorne. C’est d’ailleurs ce qu’ont décidé de faire les astrologues du XIXe siècle en attribuant Uranus au verseau. Saturne en capricorne s’oppose à la Lune en cancer. Saturne n’a pas à s’opposer au soleil  ni en exaltation ni en domicile.

Dans le cas des autres astres, le problème est plus délicat car les exaltations qui nous sont transmises sont douteuses. Nous avons, en effet,  posé comme principe que les planètes extérieures devaient se placer à proximité des équinoxes d’automne et des solstices d’hiver alors que les planètes dites intérieures devaient se placer à proximité des équinoxes de printemps et des solstices d’Eté.

Vénus en poissons semble en ce sens acceptable en ce qu’elle est à proximité de l’équinoxe de printemps, ce qui convient pour les exaltations des planètes intérieures. Considérons ses deux domiciles, en taureau et en balance, lequel lui convient ?  Pas le taureau, autre signe pair, donc la balance.

Mais quid des exaltations de Mars en Capricorne et de Jupiter en cancer ? Le cas de Jupiter est le plus aberrant : le cancer est un signe d’Eté incompatible avec Jupiter, planéte extérieure. Quant à Mars en Capricorne, il est trop proche de l’axe solsticial pour une exaltation les exaltations correspondant à l’axe équinoxial. Quant à Mercure, il est en position intermédiaire avec son exaltation en vierge, soit aussi bien poche de l’équinoxe –balance que  di solstice-cancer-lion.

Nous pensons que L’on peut placer Jupiter à côté de Saturne en exaltation comme il l’est en domicile (sagittaire-poissons). Jupiter serait donc exalté en scorpion ou en vierge, ce exclut le domicile en poissons, autre signe d’eau. C’est ce qu’on fait les astrologues qui attribuent  Neptune aux poissons en déchargeant ainsi Jupiter

Restent les cas des 3 autres planètes,  Mercure, Vénus,  Mars

Si l’on s’en tient uniquement au critère pair-impair,  si Mercure est exalté en vierge, il doit être domicilié en gémeaux et renoncer à la vierge que d’aucuns associent à Cérès.  Si Mars est en capricorne en exaltation, c’est le Mars en scorpion qui doit sauter, ce qu’ont fait les astrologues qui ont attribué ce signe à Pluton. Enfin, si Vénus est exalté en poissons, c’est le Vénus en Taureau qui doit  changer  et l’on garde la balance comme domicile de Vénus, le taureau devant être associé par exemple à Proserpine, face à Pluton en scorpion. (cf. notre étude in Clefs pour l’astrologie. Ed Seghers 1976, où j’arrivais aux mêmes conclusions, à savoir réserver la vierge et le taureau pour d’autres planètes). Entre Vénus en poissons et Vénus en balance, on a un quinconce. Entrée Mars en capricorne et Mars en bélier, on a un carré et entre  Mercure en vierge en exaltation et Mercure domicilié en gémeaux, également.

Le critère des aspects est déterminant. Le sextile et le trigone semblent étrangers à ces dispositifs une fois que l’on a effectué les permutations des luminaires, ce qui montre leur apparition tardive. Les aspects structurels sous-jacents au double dispositif, aux agencements jumeaux, semblent  bien être le semi-sextile, le quinconce et le carré (cf. les travaux de J. P.  Robillard sur ce sujet, avec son speculum), qui ménagent justement le rapport pair/impair à la différence du sextile, du trigone et de l’opposition. On notera en effet que l’opposition a le même profil que les « bons » aspects de 60 et de 120°. On voit que le semi-sextile n’a aucunement le même profil que le sextile. Quant à la conjonction, elle n’est pas un aspect dans la  mesure où l »’aspect, selon nous, implique un intervalle entre deux facteurs qui se « regardent » et on ne peut voir quelqu’un qui est collé contre vous.

Nous pensons avoir reconstitué le raisonnement des astrologues dans leur processus d’intégration des astres invisibles (ce qui est aussi le cas de Cérès malgré sa proximité relative entre  Mar s et Jupiter). Mais il nous semble absolument indispensable d’inverser les exaltations des luminaires si l’on a un tant soit peu un souci de cohérence. L’argument selon lequel  la Lune ne saurait dominer des signes masculins ou le Soleil des signes féminins est irrecevable. On en arrive ainsi à des bizarreries, comme le fait que la lune est en chute dans un signe d’eau (scorpion) et en domicile dans un autre signe d’eau. (Cancer), ce qui ne permet pas de baliser le parcours des luminaires à travers les douze signes du zodiaque.  Domiciles, exaltations, chutes et exils doivent se répartir entre les 4 Eléments et cela vaut pour la totalité du septénaire.

Reste la question des exaltations des transsaturniennes et de Cérès qui n’a toujours pas atteint un consensus. On ne peut pas placer Uranus exalté en scorpion si l’on, associe Jupiter à ce signe – (au lieu de le placer en cancer, autre signe d’eau).  En domicile, Jupiter est en sagittaire et Saturne en Capricorne, ce qui laisse Uranus en verseau.  Ne pourrait-on placer l’exaltation de Jupiter en Vierge avant Saturne en balance ? Or, Mercure est déjà exalté en vierge. Cela ne marche pas. (cf. Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel-Grande Conjonction, 1983). On se dirige en fait vers un abandon des exaltations  avec  des domiciles répartis entre 12  astres. (cf. les travaux de Lisa Morpurgo, entre autres), dont au moins un n’est pas encore localisé. Ce qui compte, en tout cas, c’est le respect de la structure quaternaire : 4 Eléments et 4 positions planétaires. Si Saturne est exalté en balance, il est logique que la Lune le soit, en face au Bélier. Ces deux planètes forment un axe évident avec le rapport 28 jours/28 ans. Idem pour l’axe Saturne capricorne/Lune Cancer. Quant au soleil en lion, il s’oppose  à Uranus en verseau  et en taureau à Uranus en scorpion. Il  vaut donc mieux laisser l’exaltation de Jupiter au cancer au quinconce de son domicile en sagittaire..,

Désormais, nous interpellerons inlassablement les astrologues au sujet de cette permutation structurellement indispensable. Il est logique que le soleil soit associé aux quatre signes fixes et la lune aux quatre signes cardinaux, Mercure étant associé aux quatre signes mutables. Il y a un seuil de désordre structurel qu’aucune pratique ne saurait entériner. Quant à la question des bons et des mauvais aspects, on ne voit pas pourquoi  le carré serait un aspect dissonnnant alors qu’il correspond à l’intervalle  domicile exaltation de Saturne par exemple et des luminaires, sans parler de Mercure. On a vu que le sextile et le trigone ne sont valorisés qu’en raison de la permutation des exaltations des luminaires…

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JHB

17.09.13

 

 

 

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