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Les premiers actes de Colloques francophones d’astrologie (1935-1982)

Posté par nofim le 6 septembre 2013

Nous poursuivons notre série d’études à partir de documents relativement peu accessibles. Après l’étude des statuts des associations astrologiques entre 1906  et 1946, nous passons à celle des actes de colloques. Ces documents sont essentiellement des recueils de communications, ils comportent notamment des textes d’astrologues  venant de divers pays. Ils émanent en général d’associations astrologiques qui les ont organisés, on y trouve quelquefois des photos des partisans (cf. aussi celles qui  figurent dans « l’Encyclopédie du Mouvement Astrologique de langue française au XXe siècle », de Charles Herbais de Thun, Ed. Demain Bruxelles, avril 1944). A partir des années 90, les actes de colloque se sont généralisés mais nous avons voulu nous en tenir aux premiers qui correspondent à des périodes plus anciennes et souvent plus mal connues, qui ont ouvert la voie:/Malheureusement, la publication des actes avant les années 90 reste l’exception, même si l’on peut en trouver des ébauches ou des résumés dans telle ou telle revue, elle-même assez confidentielle et dont la conservation est  assez aléatoire, par comparaison avec celle des livres d’éditeurs. Souvent ces actes parurent avec quelques années de retard. Rappelons que dans les milieux scientifiques, les articles dans les revues et les communications aux colloques font partie intégrante de la bibliographie des chercheurs…C’est d’ailleurs la raison même de ces colloques que de suivre le modèle adopté par d’autres milieux. En cela, les colloques astrologiques relèvent d’une politique d’intégration, de reconnaissance de l’Astrologie. On y trouve parfois des « résolutions » signées collectivement par les intervenants.
On commencera avec trois congrès qui se sont tenus dans ces années Trente qui voient une pénétration de l’Astrologie dans les média.
-Compte-rendu du Deuxième Congrès International d’Astrologie Scientifique. Bruxelles, 15-20 juillet 1935. Ed de la Revue Demain. (Parution c 1937)
Cette rencontre sur plusieurs jours, durant l’Eté 1935, fut organisée par  une association belge qui avait pour nom l’Institut Central Belge de Recherches Astro-Dynamiques, fondé en 1926-27 par Gustave-Lambert Brahy dont nous donnons un extrait de  l’objet (ne l’ayant pas fait jusque-là) :
« vérifier scientifiquement, en dehors de tout système philosophique l’influence des astres sur l’homme, les événements sociaux, politiques et économiques et d’une façon générale sur tous les règnes de la Nature » On notera cette tendance, en Belgique francophone,  à ne pas vouloir utiliser officiellement le mot Astrologie auquel on préférerait à l’époque celui d’Astro-dynamique alors même que les articles paraissant dans la revue Demain recourent au mot Astrologie, tout comme les Actes de 1935. Il y a là une dualité significative qui n’est pas aussi flagrante en France. Même quand l’Institut changera de nom après la guerre, il évitera le mot astrologie pour celui de l’étude scientifique de l’Influence Astrale (CEBESIA), selon une formule reprise du début du siècle, (cf. la Revue Le Déterminisme Astral, de Henri Selva, 1904 : en sous-titre « Recueil de Contributions à l’étude scientifique des influences astrales), ensemble qui s’apparente d’ailleurs à une sorte d’Actes de Colloques…
On trouve dans les actes de 1935 le « texte des résolutions votées par le IIe Congrès International ». On y trouve l’annonce du congrès de  1937  à Paris, du fait de l’Exposition Universelle. On envisage  la création d’une Fédération International des Sociétés  Astrologiques. L’accent semble mis sur la question des formes d’astrologie au rabais « sous le nom d’astrologie », sur l’organisation de la « profession d’astrologue ». Nous y voyons une dérive fâcheuse, la recherche, la réforme laissent la place à un enseignement qui tend à se cristalliser et à l’emprise des praticiens, alors que l’Astrologie n’a pas encore  réalisé les remises en question nécessaires. On comparera avec les « objets » des associations astrologiques crées avant 1914 et qui étaient plus le fait de chercheurs que de praticiens.
On revient souvent dans les textes des responsables associatifs (notamment A. Boudineau, vice-président de la Société Astrologique de France) sur la nécessité de centraliser, d’unifier, de fédérer. Ce qui ne devrait pas surprendre les tenants de l’Astrocyclologie, Saturne se trouvant alors au début des Poissons, à proximité de l’étoile fixe royale Fomalhaut. A quelques années d’une nouvelle Guerre Mondiale, il ne semble pas que ces astrologues aient sérieusement alerté l’opinion.  Si 1936 est pénible, déclare Brahy « ne perdons pas de vue qu’après viennent des années meilleures. C’est  d’ailleurs ce même Brahy qui,  en 1939 publiera l’ouvrage de Léon Lasson « Astrologie Mondiale »  renvoyant à plus tard les périodes difficiles. Parfois, on a l’impression empêche de voir ce qui est évident pour les non astrologues !        A Bruxelles, un Maurice Privat se félicite de ce que les éditions Grasset aient entrepris de publier trois volumes de sa plume sur l’astrologie.
On saluera notamment la présence à Bruxelles de   l’astrologue britannique W. J.  Tucker
On retiendra surtout, au regard de l’astrocyclologie, la communication de J. Maxwell sur le point « Frankland », en se référant à l’ Astrologia Nova Methodus (1654) de Petrus Allaeus (alias Yves de Paris, un capucin, repris dans les Cahiers Astrologiques à la fin de la décennie), parue à Rennes. Maxwell le présente ainsi « très simple  et (qui) ne demande qu’une certaine instruction  astrologique et de l’attention. Pour trouver un point  du Zodiaque correspondant à l’âge du sujet, il suffisait de faire progresser sur la courbe écliptique un point fictif mobile qui fût animé  d’une vitesse égale à celle des aiguilles d’une montre et qui fût dirigé dans le même sens que la marche du temps. Il était naturel de choisir comme point de départ l’origine du zodiaque, c’est-à-dire le point  gamma » (« Le point Gamma (Une nouvelle méthode de directions) »)
On saluera cette recherche d’un curseur unique mais l’on peut regretter que sa progression soit « fictive «, ce qui évite au demeurant de conférer ce rôle à un astre aux dépends des autres, d’autant que ce point va « transiter », au fur et à mesure, toutes les planètes et autres points du thème.
L’Astrologie Scientifique Actuelle. Ive Congrès International d’Astrologie Scientifique. Organisé à l’Exposition Internationale « Art et Technique » de Paris, du 17  au 25 Juillet 1937 par la Société Astrologique de France pour le développement  de l’Astrologie Scientifique  (Cosmobiologie). Parution c 1938.  Salle : Studio des Champs Elysées, en accord  avec le commissariat  des Congrès de l’Exposition
On note un exposé de Kerneiz sur la vie astrologique en France à partir des années 1880.Il y est notamment question de la vogue de l’astrologie auprès du public avec lequel on ne peut pas ne pas compter. Mais Kerneiz conclue qu’il faut réserver l’accès de l’astrologie à des « professionnels », ce en quoi  nous ne le suivrons pas et un tel repli,  trois quart de siècles plus tard aura contribué à enclaver l’astrologie.
Les astrologues attendaient alors beaucoup d’un rapprochement avec la médecine, comme le note alors André  Boudineau « président du congrès » qui note que nombreux furent les médecins qui assistèrent au Congrès de 37. « Selon toute probabilité, les médecins retireront les premiers les plus grands profits de  l’Astrologie et le jour  n’est peut-être pas très éloigné où un docteur commencera d’abord par faire établir  pour tout nouveau  client son thème astrologique ». (p. 3)  Plusieurs exposés de ces Actes sont en effet dus à des médecins ou traitent de maladies. On est revenu d’une telle espérance et la fortune du thème natal a fait long feu. Quant à l’étoile de l’astrologie, elle aura singulièrement pali en comparaison de ce congrès tenu dans un tel cadre officiel avec pour président d’honneur Justin Godart, ancien ministre.(pp.6-7)
Nous reléverons la communication de Volguine « Le rôle de Sirius en Astrologie Mondiale »  (pp. 24 et seq) Il note toutefois qu’elle n’est pas citée parmi les 4  fixes royales.
On  s’intéressera à une communication   d’Henri Cognié « Les aspects en astrologie scientifique » qui  reconnait à quel point l’interprétation de ces mélanges de significations dont les aspects sont les vecteurs est problématique.  (pp. 71  et seq). Pour notre part, nous pensons que les aspects servent à marquer des étapes et ne doivent pas  tenir compte de la nature des  astres concernés, ce qui est la position, peu ou prou, de Barbault en 1967  dans Les Astres et l’Histoire. (ed. Pauvert).
Une autre ouverture semble se présenter par ailleurs avec la communication de l’Abbé Blanchard « Attitude  du monde Catholique devant le mouvement  astrologique moderne » : « Le libre-arbitre   est-il conciliable avec le fait astral ? » (p.  255) demande-t-il/
Ouverture aussi du côté de la psychologie : L’Astrologie  scientifique et  les découvertes récentes de la psychologie par le Prof.  E. Saenger (pp. 278 et seq) qui propose de relier la typologie jungienne avec les  12 signes du zodiaque. Signalons aussi du Dr R. Allendy « L’objectif et le subjectif dans l’interprétation astrologique » (pp 119  et seq)
On terminera avec cette mise en garde de H. J. Gouchon  « Enquête sur les directions et les transits »  (pp. 335 et seq). « Inventez un système fantaisiste et appliquez le à n’importe quel thème, vous réussirez presque toujours à justifier les principaux événements de la vie   (.) Le nombre des aspects  au cours d’une  existence atteint facilement  2 à 300 de sorte  qu’à toutes les   années  de la vie il est assez facile  de trouver un aspect  pouvant justifier un événement’ (p.   357).
Passons à un autre congrès qui se tint également en 1937, en concurrence avec celui de la SAF et en fait avant l’autre, du 17  au 20 juin., au même endroit, dans le même cadre, ce dont  l’autre Congrès (SAF) ne dit mot.. Ce congrès se présentait aussi comme « troisième congrès international ». Il fut organisé par le Collège Astrologique de France « Un Acte : Le congrès de 1937. Recueil des communications fondamentales constituant les bases mathématiques et philosophiques de l’Astrologie rationnelle. Ed Sous Le Ciel. Plusieurs exposés sont parus par ailleurs, dans la  revue « Sous le Ciel » (juillet 37). Ce congrès était donc réservé aux tenants d’une certaine école, celle de D. Néroman comme il y en eut à l’étranger autour de Reinhold Ebertin, à Aalen (Allemagne). Les thèses de Néroman sont par ailleurs véhiculées par une revue commerciale « Votre Destin ».  Le congrès produisit des  résolutions. On y trouve notamment l’objet des statuts :((Journal Officiel  du 19 mars 1936, p ; 3120), l’association  Collége Astrologique de France (CAF) semble s’être constituée à l’occasion du Congrès. « Etude méthodique et raisonnée de l’astrologie, sa rénovation, son adaptation à tous les domaines spéculatifs et utilitaires, sa diffusion  et son inscription au rang des sciences enseignées par les Universités »
Passons à l’après-guerre.
VIIe Congrès International  d’Astrologie. Pais.  Centre International d’Astrologie. (28 décembre 1953-3 janvier 1954), Pierre Roulland, éditeur, cf L’Astrologie Moderne n° 10 pour les compléments. L’édition des actes est le fait d’André Barbault et de Roger Knabe.  Ce congrès est organisé avec l’appui d’associations de langue allemande.  L’Oesterreichische Astrologische Gesellschaft et la Federation  für  klassische Astrologie et continue la tradition d’avant-guerre des congrès internationaux en portant le numéro 7
On s’arrêtera sur l’exposé d’Alexandre Ruperti « Introduction à l’astro-psychologie de Rudhyar’. On notera  qu’à l’époque, fin 1953, le terme est réservé à l’enseignement de l’auteur franco-américain (né  Daniel Chenevière) alors qu’il a pris depuis une acception plus large.  Selon cet enseignement, il apparait que le thème nous décrit les modalités que nous avons à expérimenter pour évoluer.  Il semble bien qu’à l’arrière-plan d’un tel discours se profile, de façon subliminale, l’idée de karma et de dharma. « Si  vous êtes né avec le Soleil dans  le signe du Lion, cela ne veut pas dire que vous êtes de nature généreux, dramatique (sic), dominateur etc. mais plutôt que  vos besoins et problèmes individuels trouveront leur solution si vous faites preuve de telles qualités  (…) Ce qui aiderait, c’est de déchiffrer pour le consultant ce qu’il devrait faire ou comprendre dans le but d’accomplir sa nature harmonieusement et pleinement » (p. 59) C’est là le credo de l’astrologie « humaniste ».
Mais écoutons André Barbault qui, lui aussi, nous fait des révélations édifiantes dans sa « Phénoménologie de l’astrologie ». (pp.  63 et seq).
Que dire de l’homme, demande le vice-président du CIA, ? « Ici nulle géométrie, nulle mathématique, nulle certitude. Où est notre  méridien intérieur ? Comment et où identifier en notre être et notre destin telle planète ? Précisément, la critique pertinente faite à l’astrologie est d’enregistrer un hiatus entre d’une part une référence astronomique rigoureuse  et précise au  départ et d’autre part une conclusion  interprétative vague, imprécise, incertaine. J’ai l’impression  de toucher là au grand mal de l’astrologie. Quel en est le pourquoi ? C’est qu’il manque aux  astrologues les « coordonnées humaines » qui fassent, si l’on peut dire, la  réplique aux coordonnées célestes connues et utilisées »
Quel étrange aveu ! Comment peut-on dire que ce qui est humain est moins lisible que ce qui est « au ciel » ? Certes, au niveau individuel, une personnalité peut nous sembler étrangère mais jusqu’à un certain point seulement.  L’observateur perspicace ne saurait manquer d’opérer toutes sortes de rapprochements et que dire au niveau politique, historique, sociologique ? A contrario, en quoi peut-on déclarer que le ciel nous serait familier ? En quoi toutes ces combinatoires célestes nous parlent-elles si ce n’est par le biais justement de l’astrologie qui nous s’en donne l’illusion ?
Tant Ruperti que Barbault nous paraissent confesser leur impuissance à pénétrer l’humain sans l’aide de l’astrologie et encore nous obligent-ils en quelque sorte à la croire (l’astrologie ou l’astrologue) sur parole !
La communication du Pr. Hans Bender (Fribourg, Allemagne) propos des méthodes de validation des interprétations de thème.(un peu comme le fera quelque décennies plus tard Suzel Fuzeau-Braesch) mais cela implique précisément de compare ce que disent les astrologues et ce que l’on peut savoir par ailleurs, ce que Barbault semble considérer comme impossible ! On a  là une certaine forme d’obscurantisme.
On retiendra la communication du hollandais Th.  J. J. Ram  « Le Moi et le ça en Astrologie » (pp 140  et seq),  dans le domaine des rapports avec la psychanalyse, déjà abordé avant la guerre (cf supra)
Il faudra ensuite attendre jusqu’en 1979 pour disposer de nouveaux Actes de colloque pour l’excellente raison que très peu de congrès se tiendront pendant un quart de siècle, dans les pays francophones. Les congrès dont il a été question jusqu’ici n’ont guère connu de suites. (cf. le Guide de la Vie Astrologique, Ed Trédaniel-La Grande Conjonction, 1984).
Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, ed Albatros-Autre Monde, dir. Jacques Halbronn. Ces textes sont liés à un congrès qui s’était tenu à Paris en septembre 1977, autour du thème de ce sujet. A la différence des précédents documents, ces Actes  qui  datent à présent  de plus de 30 ans,  de plus de 400 pages  et joliment illustrés  paraissent en librairie et ne sont plus des productions artisanales ronéotées. 
On y retrouve (pp. 208 et seq) le belge Brahy, 42 ans après le congrès de Bruxelles de 1935(cf supra) ainsi qu’Alex Ruperti, bien après le congrès de Paris de 1953-54. Celui-ci évoque le cas de l’étoile fixe royale Régulus (pp  327 et seq) selon Rudhyar (mais sans citer d’ouvrage précis) : «Rudhyar suggéra, il y a plus de trente ans,  qu’en fait les grands âges de l’Histoire sont marqués plutôt  par l’entrée de certaines  étoiles importantes dans un signe (pas dans une constellation du Zodiaque). Une telle  entrée d’étoiles dans les signes du zodiaque  dépend de la précession des équinoxes (…) Rudhyar  avait remarqué en1946 que l’étoile Régulus se trouvait  à zéro  degré du Lion en 137 av. JC et se trouvera  à 29 degrés, 27 minutes et 44 secondes du Lion  le Ier janvier  1978. Elle arrivera à zéro degré de la Vierge en l’an 2018 »
Dans le texte de Ruperti/Rudhyar, l’on mentionne (p. 328) les 4 étoiles fixes royales dont Regulus fait partie. Ruperti précise « quand cette étoile (Régulus) arriva au 30e degré du Lion en 1940-1941, commença la phase finale  de notre ère  Chrétienne-Européenne. Il y eut l’invasion de la France, le bombardement de Londres et la participation de la  Russie et ensuite des Etats Unis dans la guerre »
Tout en appréciant l’intuition « stellaire » de Rudhyar, force est de constater le caractère excessivement aléatoire de cette approche. Qu’écrivions-nous nous-même à l’époque en tête de cet Aquarius ? Etions-nous en quoi que ce soit concernés par les étoiles fixes ? Nous avions d’entrée de jeu mis l’accent sur le Sphinx (voir aussi l’image de couverture) mais sans évoquer les fixes royales qui sont associées aux constellations zodiacales portant le nom des signes « fixes ». Notons qu’en 1981, dans le Grand Livre des Prédictions, Paris, Balland, nous avions publié un ensemble de textes de chercheurs sous le titre « L’Age d’or ou la fin des temps. Enquête parmi les chercheurs français dirigée par Jacques Halbronn Président du  Mouvement Astrologique Unifié (pp. 141 et seq). On y retrouve le texte de Ruperti paru dans Aquarius. « La montée vers le verseau » et d’autres également comme celui de Delalande.  Daniel Giraud ‘(« Des-astres, p.  211) se fait ici l’écho du climat régnant dans le milieu astrologique à l’aube des années 80, annoncées comme on le sait Pa r Barrault comme assez dramatiques, dès la fin des années soixante (Les astres et l’Histoire, Paris, /1967) :
« Je « vois » la période des années 80 comme un prélude à la fin d’un temps. Il suffit d’observer le ciel pour remarquer les doriphories (///) il semblée que les semailles de conflits des années 1982-1984 conduisent à des moissons de malheurs pour 1990 .De la naissance d’une tension à sa mort, de la conception pré-apocalyptique à son accouchement, de novembre 1982 à l’hiver 1989-90 qui bouleversa les Capricorne et aussi dialectiquement les Cancer, le processus est enclenché »
On y trouve  également un exposé de notre plume sur le cycle de 7 ans bien avant que nous ne nous intéressions aux étoiles fixes royales, près de 20 ans  plus tard. «  Le cycle de sept ans  dont il est souvent question  en astrologie mais aussi en numérologie- et que l’on retrouve dans les Ecritures- est à mette en rapport  avec Saturne qui avec son cycle de 29 ans environ, fait apparaitre le nombre 7 si l’on divise son  circuit en 4 parties ou « semaines saturniennes ». Pour nous Saturne est l’élément moteur de ce nombre Sept (…) Le cycle de Saturne  (..) vaut également  pour une approche globale : ce qui vaut pour un individu vaut pour un pays et vaut aussi pour le monde entier » (p. 178) Mais à l’époque, nous faisions alterner les phases de 7 ans selon qu’elles correspondaient aux solstices ou aux équinoxes. Il nous faudra encore bien des années avant de découper en deux chaque période de sept ans et pour remplacer ces  axes saisonniers par les fixes royales.
Nous terminerons avec deux volumes  ronéotés parus en 1982-83 à Bruxelles. « Congrès Internationaux d’Astrologie » Metz et Toulouse, chez Astro-group Editions (dir . G. Scheppers) à la suite de deux colloques que nous avions organisés à la fin de 1982. D’autres volumes étaient prévus mais à notre connaissance ils ne parurent pas.
On retiendra le texte du lorrain Pierre Heckel, qui prolonge D. Néroman (cf supra) en traitant de la « spirale évolutive » (Vol. Metz, p. 75). Il s’agit de prendre pour curseur unique le Milieu  du Ciel (que Néroman appelle le Fatum), les cuspides (pointes) des  maisons étant nommées chez lui des « antennes ». L’originalité du procédé tient au fait que le Fatum ne progresse pas au même rythme de la naissance à la mort, en analogie avec la vitesse de cicatrisation qui décroit avec l’âge.  On l’a vu plus haut avec le « point Frankland «  (exposé de J. Maxwell), un certain courant vise à ne recourir, selon  des critères qui varient d’un auteur à l’autre, qu’à un seul curseur qui active successivement les données du thème natal
Passons au volume « Toulouse », – les deux colloques eurent lieu à quelques semaines d’intervalle – d’un bout à l’autre de l’hexagone.
D. Néroman est à nouveau à l’honneur avec une communication de  Michel Armengaud « Attribution des trones planétaires en fonction des étapes de la Création d’après  l’œuvre de Dom Néroman et les articles de  Monsieur Didier Racaud extraits de la revue  « Destinées fraternelles » » -(pp. 79 et seq) « Attribution des trônes des transsaturniennes.  Pluton est le dieu infernal, intérieur correspondant à la phase ignée du globe terrestre. Il est le Mars céleste, son trône sera en Bélier.  Neptune, l’esprit désincarné est le Saturne céleste, son trône sera en Verseau. Uranus, véritable foudre divine est le Jupiter céleste, son trône sera en Sagittaire » Ce faisant, D. Néroman se démarquait dans les années trente, d’une récente tradition qui situait le trône d’Uranus en Verseau, celui de  Neptune en poissons et celui de Pluton, il est vrai à peine découvert alors en Scorpion, sans parler des planètes au-delà de Pluton que de nombreux astrologues attendirent longtemps, notamment Proserpine, l’épouse du dieu des Enfers.
L’astrologie chinoise était bien représentée dans ce volume, grâce à Gérard Edde. »L’astrologie des neuf constellations (pp. 85 et seq) et « Les astrologies chinoises et le soi-disant « zodiaque chinois » (pp 115  et seq) La division en 8 secteurs montre que le zodiaque à  douze signes ne fait pas référence. Les étoiles jouent un certain rôle dans le système mais comme elles sont fixes, elles n’exigent pas la consultation de tables…On y trouve  une dialectique entre le 28 lunaire (et saturnien) et le 12 (zodiaque chinois) solaire (et jupitérien) qui correspondent selon nous à un syncrétisme.
Le volume se termine par un hommage à Henri Gouchon (cf supra) par le Dr  Libert Chatenay (pp. 139 et seq) : « Du calcul  et de la rectification  de la minute de nativité (naissance et mort d’Henri Gouchon » (mort en 1978)
En 1984, dans le Guide de la Vie Astrologique,  nous publiâmes les résolutions de deux congrès internationaux  (pp. 37 -38 et  52-53) dont nous donnons des extraits :
Réponse au manifeste des 186 (Congrès de Décembre 75) par Brahy et Ruperti
Extrait :
« Un nombre important de chercheurs  consciencieux  s’efforce de mettre en évidence le « fait astrologique » en plaçant  au premier rang les parties les mieux  assurées de la discipline  astrologique. Ce sont ces  travaux-là que nos adversaires  devraient explorer, sans indulgence  mais aussi sans parti pris »
En effet, près de 40 ans plus tard,  cette stratégie ne semble plus guère au goût du jour et  les astrologues préférent défendre une astrologie d’un seul bloc.
« Questions  formulées par la Commission Pédagogique  du Congrès MAU de  Paris de septembre 1978 (coordinateur Guy Le Clercq, Bruxelles)
Extrait :
Point 8  Devons-nous essayer de mettre sur pied un organisme européen concernant l’enseignement de l’astrologie (…) Devons-nous  donner la priorité  à la représentativité  des grands courants de la pensée  astrologique ou à la représentativité des  organisations ? »
Nous avons ainsi couvert près de 50 ans de vie astrologique au prisme des actes de colloque.  Sans aucun souci d’exhaustivité, nous avons surtout voulu montrer que la communauté astrologique francophone  offrait de nombreux points communs avec d’autres « cités » scientifiques. Rappelons enfin qu’à partir de 1974, plus de cent colloques furent organisés en 40 ans dans le monde francophone. (Nous n’avons pas abordé la question pour le Québec)
JHB
29 08. 13

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La volonté unificatrice et la conjonction Saturne-étoiles

Posté par nofim le 6 septembre 2013

Selon nous, la conjonction  Saturne-étoiles, en Astrocyclologie est marquée par une volonté d’unifier et cette volonté, quand elle est puissante conduit à aplanir les reliefs, à réduire les différences même les plus criantes. Plus le temps s’écoule depuis la formation de la dite conjonction, plus la volonté faiblit, décline et peu à peu devient impuissante.  On peut comparer la conjonction au lancement d’une fusée. C’est lors du lancement qu’il faut le plus déployer d’énergie, de force. Ensuite, cela suit son cours.
Cette volonté doit se manifester, au  regard de l’astrocyclologie en plusieurs endroits car une hirondelle ne fait pas le printemps. Prenons ce qui s’est passé dans le monde en l’année  1957, en des zones, des  régions fort différentes, comme l’Europe Occidentale et le monde arabe, même si l’on peut toujours   trouver certaines interférences, au niveau des conséquences de l’expédition franco-britannique de Suez en 1956.
D’une part, nous assistons à la signature du  Traité de Rome, de l’autre à la mise en place de la RAU. Cela se joue sous la conjonction Saturne-Antarès dans les années 57-58.
Nous avions déjà dans de précédentes études signalé le Traité de Rome comme emblématique de la  dynamique conjonction elle. Le 25 mars 1957, le traité est signé à  Rome avec la formule  « « Six peuples, une seule famille pour le bien de tous », ce qui était il y a peu une utopie se concrétise entre les ennemis d’hier, le passé est en quelque sorte balayé On remet les compteurs à zéro.
Parallèlement, au Caire, l’Egypte s’unit à la Syrie sous le leadership de Nasser. (cf. Eugene Rogan    Histoire des Arabes  de 1500  à nos jours  Ed Perrin 2013, pp. 414 et seq).. Le transfert de souveraineté de la Syrie vers l’Egypte s’effectue le Ier février 1958, après plusieurs mois de négociation. Signalons que ces deux pays n’ont pas de frontière commune et sont séparés par Israël. On y voit le début d’un processus panarabique plus ambitieux qui bien évidemment s’essoufflera et passera par des hauts et des bas
Si nous revenons à la méthodologie que nous avons préconisée dans de précédents textes, nous dirons que de telles rencontres synchroniques désignent des moments conjonctionnels, l’autre démarche consistant à établir que ces « moments » sont séparés par des intervalles d’environ 7 ans.
On a donc compris qu’il n’est plus question dans cette nouvelle  ère de la recherche astrologique que nous ouvrons  de partir de données traditionnelles dont on assume l’ensemble  des diverses techniques et dispositifs ou d’une astronomie considérée d’office comme un tout à utiliser dans la totalité de ses composantes  en vue d’appréhender le monde dans sa globalité  diversifiée, dans une approche qui se voudrait phénoménologique.   Notre approche, a contrario, exige de passer outre les différences, dans le temps et dans l’espace et de partir d’observations sur le terrain et non de « vérifications » d’un modèle préétabli. Certains parmi nos interlocuteurs ont, bien à tort, projeté leur modus opérandi sur le nôtre en nous demandant pourquoi nous partons de tel modèle alors que notre modèle est  fonction de nos observations sur le terrain.  C’est nous qui sommes un homme de terrain et pas eux qui ne font que plaquer une grille préétablie sur un réel qu’il perçoivent d’ailleurs d’emblée comme des plus complexes et donc qui ne peut être analysé qu’au moyen de la grille astrologique. Un réel qui doit impérativement être complexe pour correspondre à la complexité de leur modèle. Autrement dit, nos astrologues se sont interrogés sur le réel correspondant à leur modèle et vu que leur modèle était complexe, ils se sont persuadés que le dit modèle était destiné à traiter de cette complexité. Cercle vicieux.  A contrario, à partir d’observations de récurrences et de simultanéités, quadrillant et balisant le réel de nos sociétés, nous avons déterminé un modèle beaucoup plus dépouillé.
Certes, une fois ce travail  effectué de mise en corrélation d’observations terrestres et de configurations célestes, nous  avons établi une «loi » qui a vocation à s’appliquer pour toute époque ainsi que pour l’avenir, ce qui est le propre de toute loi digne de ce nom. Cette loi est celles des conjonctions Saturne-étoiles fixes royales et il est normal qu’elle porte notre nom. A partir de cette loi, diverses applications peuvent se dégager mais l’important est la mise en place de ce socle. Seule la conjonction fait sens au regard de cette Loi, étant entendu, comme il a été dit plus haut, que toute énergie tend à s’épuiser dès lors qu’elle ne fait pas l’objet d’un rechargement périodique. Le déclin de l’énergie conjonctionnelle est en tout état de cause tout à fait perceptible et un exemple frappant fut 1989  avec l’effondrement du bloc communiste d’ »Europe de l’Est ». aquin contraitrement àce qu’affirme Anfdré Barbault n’est pas le fait d’une conjonction mais d’une « disjonction », non pas d’une présence mais d’une absence, comme dirait son maitre Jean Carteret..Les Allemands avaient compris il y a quelques décennies que certains facteurs marquants pouvaient être liés à des « mi-points » entre des données célestes et non à ces données ccélestes proprement dites. Il ne faut pas oublier que les aspects- en dehors de la conjonction- correspondent à des projections et à des extrapolations en dialectique avec  les positions astronomiques proprement dites dont ils dérivent.
JHB

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Le cauchemar des conjonctions planétaires

Posté par nofim le 6 septembre 2013

Les astrologues actuels semblent avoir été aspirés par une spirale infernale –un « spin »- qu’ils sont bien en peine de contrôler.  Ils ne sont à leur aise que dans la complexité et cela tourne au casse-tête. C’est ainsi que la notion de cycle qui est tout à fait centrale en astrologie, tant théorique que pratique, est devenue un sac de nœuds, qu’il s’agisse des rapports planètes/planètes ou des rapports planètes/signes.
I Les rapports planéte/planète
Nous avons déjà  dénoncé ce type de configuration qui n’est satisfaisant ni au regard du symbolisme mythologique ni  au regard de l’organisation du système solaire.
En ce qui concerne le premier problème, que peut signifier un mélange de deux divinités comme Jupiter et Saturne ou Mars et Uranus et tutti quanti ? Quel peut être le goût d’un tel cocktail (queue de coq) ? Ceux qui ne jurent que par le système solaire et prennent la peine, comme Nicola, de définir chaque planéte n’en sont pas moins réduits, in fine, à produire des mixtures, des «dosages », des panachés, ce qui rend les portraits planétaires méconnaissables, à la manière d’un patchwork, d’un Picasso.  Il faut être un véritable artiste pour en tirer quelque chose !
En ce qui concerne le second problème, le même Nicola qui accorde tant d’intérêt à la « loi de (Titius) Bode » (1772), est bien obligé de reconnaitre qu’en pratique, la durée des cycles planétaires ne correspond pas à leur place dans le système solaire dès lors qu’on les combine. Saturne, par exemple, dès lors qu’il se combine n’a plus un cycle de 28 ans mais de 20 ans (avec Jupiter), de 36 ans (avec Neptune) et tout à l’avenant. C’est du grand n’importe quoi !
II Les rapports planéte/signe.
Mais  qu’en est-il quand l’astrologue veut quitter ces combinatoires planétaires ? Ne risque-t-il pas de passer de Charybde en Scylla ? Car l’astrologue n’a alors plus guère d’autre choix que de se « payer » le zodiaque et ses douze signes avec leurs « péages » respectifs, avec chacun leurs territoires. On ne passe pas d’un signe à l’autre sans avoir à « changer » sa monnaie, ses repères. Course d’obstacles pour la planéte qui s’engage dans une telle voie !
Quant à l’apprenti astrologue,  il va lui falloir maitriser cet autre type de combinatoire. Aura-t-il gagné au change ? Rappelons que chaque signe est  pris dans tout un réseau de correspondances, de catégories (triplicités, quadruplicités, dignités etc.). On plaint ceux qui doivent ainsi baliser sur douze modalités/tonalités successives le cycle de chaque planéte, puisque nos astrologues ne sauraient se contenter d’un seul, pour ne pas rendre jalouses les autres planètes.
Ecoutons les gens parler : on entend  évoquer la « fin du mois », la « fin de la semaine », la « fin de l’année ». Quel mois, quelle semaine, quelle année, cela importe peu ! Sur un certain plan, tous les mois, toutes les semaines, toutes les années se ressemblent et l’on ne va même pas s’ingénier à distinguer selon que l’on est en telle ou telle saison. Or, l’astrologue, quant à lui, prendra un malin plaisir à pinailler, à essayer de distinguer un mois d’un autre, une semaine d’une autre, une année d’une autre et donc un signe d’un autre, une planéte d’une autre. Pour quoi faire ? Réponse : pour prévoir.
En fait, il  a tellement de mal à capter les répétitions qu’il lui faut constamment tabler sur les différences. On pense à quelqu’un qui ne se souviendrait jamais des films qu’il a vus et qui n’irait voir que des films qui viennent de sortir. La  nouveauté est le salut des amnésiques.
Est-ce à dire que rien ne varie ? Certes, mais pas dans les proportions que les astrologues prônent ! Pas sur la base de douze variantes successives ! Au fond, il  y a le début et la fin d’un cycle : d’une semaine, d’un mois, d’une année voire d’une journée.  Comment a-t-on pu en arriver à une telle usine à gaz, surtout quand l’on sait que les astrologues usent d’un tas de planètes ?
On n’a pas besoin d’en savoir plus : A puis B et si l’on veut on peut mettre A’ et B’. Un point c’est tout. On a l’impression que nos astrologues ont peur de manquer, de ne pas avoir assez de munitions pour s’en sortir. Seule la profusion, la surinformation, le surarmement les rassurent ! Quelle prodigalité ! Et ils finissent par s’emmêler les pinceaux !
Nous disons aux astrologues du XXIe siècle : Voyagez léger ! Débarrassez-vous de vos boulets ! Dans votre rapport à autrui, ne soyez pas « lourds », ne saturez pas vos interlocuteurs ! Faites en sorte de pouvoir transmettre vos outils, en peu de temps, au lieu de les garder pour vous. On connait le discours en boucle du genre : l’astrologie est une chose compliquée donc il faut beaucoup de temps pour l’apprendre et l’on ne devient pas astrologue du jour au lendemain. On voudrait bien transmettre mais on ne peut pas  et ainsi de suite. Et si on leur objecte qu’ils n’ont qu’à simplifier leur outil, comme cela se fait partout ailleurs, ils répondent que c’est se condamner à l’échec car le monde est si complexe, n’est-ce pas. Et cela tourne en boucle !
Mais ce n’est pas fini : l’astrologue porte le ciel sur ses épaules, tel Atlas. Il a des engagements, le pauvre, à respecter  à l’égard des astronomes. Il lui est imposé de conférer impérativement à chaque astre du système solaire une fonction, aussi minime soit-elle. C’est le bon pasteur qui veille sur chacune de ses brebis. C’est ainsi que notre astrologue conçoit son sacerdoce et s’il doit découper le monde en lamelles, eh bien tant pis ! Les ordres sont les ordres et  le monde doit être à l’image du cosmos et non l’inverse. L’astrologue a charge de planètes !
Il ne va pas, en plus, s’occuper des étoiles fixes qui n’ont même pas un nom évocateur et l’astrologue aime bien les symboles. Notre astrologue n’a pas encore compris que grâce aux étoiles fixes, il pourrait diviser par quatre le cycle des planètes et  donc il n’aurait plus les douze signes à gérer et en plus chaque planéte garderait ses mesures astronomiques et n’aurait pas à se mélanger avec une autre, vu que l’étoile fixe est une entité neutre et fixe, ce qui simplifie énormément les calculs.
L’astrologue est perdu dans le labyrinthe et nous lui  proposons un fil d’Ariane mas il est tellement habitué à son labyrinthe dans lequel il se sent en sécurité justement parce que c’est un labyrinthe qu’il s’est lui-même construit, dans cette forteresse dont il n’a même plus la clef.
JHB
26.08.13

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Le mouvement associatif astrologique de l’après-guerre

Posté par nofim le 6 septembre 2013

Dans une récente étude nous avions examiné les objectifs des associations astrologiques avant et après la Première Guerre Mondiale. Nous compléterons ici avec le cas du Centre International d’Astrologie Scientifique, fondé  début 1946  par Symours (Conneau)  à Chaville, dans la banlieue parisienne, et dont nous fûmes un des derniers vice-présidents dans les années soixante-dix. Cette association changera de nom au bout de 30 ans pour devenir la Société Française d’Astrologie. (SFA) On  en trouve l’exposé dans la Revue Les Cahiers Astrologiques (n°3 mai-juin 1946) de Volguine (revue fondée en décembre 1937):
« Nos buts : Rechercher et vérifier  scientifiquement les effets et les lois de l’influence  astrale sur l’homme, les événements sociaux, politiques, économiques etc. etc. (sic) et d’une façon générale sur tous les règnes de la Nature.  Rattacher et coordonner tous les travaux  concernant l’astrologie traditionnelle  et expérimentale et ceux relatifs  aux diverses radiations ou influences cosmiques, telluriques etc. (astrophysique, météopathologie (sic). Harmoniser  et concilier les résultats  de ces travaux  avec les autres branches de la Science(en particulier la médecine), la Philosophie et les idées religieuses (…) Organiser un enseignement  sérieux et méthodique de l’astrologie (particulièrement dans ses applications à la vie sociale : psychologie, éducation, orientation professionnelle. Etc. »
Fait suite un développement intitulé « Comment nous concevons l’astrologie scientifique et son utilisation ».
Quelques passages qui datent d’il y a plus de soixante ans:
« L’Astrologie scientifique peut et doit  constituer un important  facteur de rénovation pour sauver le Monde (sic) et guérir les innombrables souffrances  qui accablent l’Humanité (.) Nous voulons aussi  dénoncer et combattre  énergiquement le Charlatanisme scandaleux qui exploite  indignement   et déshonore  la plus noble des sciences et nous  cherchons  à modifier  dans ce domaine l’attitude du public et celles des autorités.  Nous voulons en un mot rendre à la science des astres le rôle éminent qu’elle a rempli dans les civilisations anciennes en guidant les individus et les nations »
Il semble que ces statuts aient repris en partie ceux de la Société Astrologique de France fondée 20 ans plus tôt dont il a été traité dans l’étude déjà signalée : en témoigne cette séquence des statuts de la SAF; « les applications de cette science à la psychologie, à l’éducation, à l’orientation professionnelle et sociale etc. »
Le S du CIAS allait disparaitre ce qui donnerait à l’association le même sigle que l’agence américaine d’intelligence. (Central Intelligence Agency). Le terme d’astrologie « scientifique » ne serait d’ailleurs plus guère à la mode dans la seconde partie du XXe siècle.
Début 1957, les Cahiers Astrologiques vont d’ailler entériner une union avec le CIA (cf. le numéro 66, janvier-février 57).  On nous dit (dans un texte co-signé par Volguine et Arnould de Grémilly) que cela « symbolise  l’unité du mouvement astrologique français ». Etrangement, on nous indique que le CIA fut fondé le 7 octobre 1946 alors que l’on  a vu que les Cahiers Astrologiques (CA) l’avaient signalé plus tôt. On apprend à cette occasion que le CIA était fréquemment contacté par des éditeurs. On y apprend que la collection des signes zodiacaux (parue au Seuil) avait été « demandée » à l’association, ce qui conduisit  un de  ses deux vice-présidents André Barbault à s’en occuper entouré de toute une équipe de membres du CIA. Ce fut considéré comme un succès pour le CIA que de faire ainsi référence auprès des éditeurs. Les réunions du CIA ont lieu à l’Hôtel des Sociétés Savantes, rue Serpente, comme cela fut le cas dans les décennies précédentes pour de précédentes associations astrologiques (cf. notre étude susmentionnée)
La collaboration allait cesser  au bout d’une  dizaine d’années comme on l’apprend par une « Lettre ouverte » signée Albert Marchon (cf. Cahiers Astrologiques  n° 132 ; janvier-février 68) où l’on annonce  que désormais le CIA disposera à terme d’un «  Bulletin ou revue » qui lui soit propre d’autant que les activités des deux structures « tout en étant parallèles s’inspirent de conceptions sensiblement différentes ». Cela concernait la création de la revue L’Astrologue, aux Editions Traditionnelles (ex Chacornac), dont André Barbault sera chargé.
On voit que comme  partout ailleurs, la vie du mouvement astrologique est marquée tant par des tentatives d’union (comme en 1957) que par des séparations (comme en 1968), que l’on pourrait d’ailleurs mettre en rapport avec des phénomènes du même type dans d’autres sphères, toutes proportions gardées, au niveau européen (Traité de Rome) et au niveau national (Départ de De Gaulle). Sept ans après la séparation CA-CIA,  selon un cycle bien connu de 7 ans,  le milieu astrologique allait être à nouveau agité par des scissions qui affecteront notamment le CIA. (cf. le Guide de la Vie Astrologique, Ed. Trédaniel,-La Grande conjonction, 1984-1985) avec la fondation notamment du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU)
JHB
26. 08.13

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Astrocyclologie. Début de cycle conjonctionnel et personnages centraux

Posté par nofim le 6 septembre 2013

Quels sont les effets de la fameuse conjonction Saturne- étoiles fixes royales, laquelle se produit en gros tous les sept ans, tout en rappelant que ces 4 étoiles sont loin de former un carré parfait mais en tiennent lieu, faute de mieux  mais nous préférons un carré tout imparfait qu’il soit mais bel et bien visible à une projection mathématique aussi parfaite soit-elle, comme celle des équinoxes et des solstices. ?.
Notre point de vue actuel est que cette conjonction constitue un signal qui se forme à mesure que la conjonction atteint sa manifestation la plus remarquable et qui s’affaiblit  dès lors que la conjonction se dénoue, se défait, tout cela pouvant s’étendre sur deux ans environ, pour donner un certain ordre de grandeur.
Mais signal de quoi ? et à l’adresse de qui ? Nous répondrons que le signal, comme tout signal ne fait sens que pour ceux qui lui en accordent une. Il ne s’impose pas à ceux qui lui sont étrangers. Ce n’est pas ici l’émetteur qui importe mais le récepteur car c’est le récepteur qui décide du signal auquel il réagira tout comme dans une langue tel mot devient signal par le sens qui lui est accordé par ceux qui pratiquent la dite langue et non par ceux qui ne la pratiquent pas.
Signal de quoi ? Nous dirons que cela se compare au chant du coq, au réveille-matin. Ce signal  déclenche quelque chose en certaines personnes et ces personnes ont des aptitudes particulières. Quand ces personnes ne sont pas éveillées, le monde tourne autrement que lorsqu’elles sont « activées ». Autrement dit, le signal en question ne signifie rien si ce n’est qu’il déclenche un processus qui s’était  désactivé. Et cela change tout ! C’est une sorte de « feu vert », de porte qui s’ouvre (le mois de janvier honore le dieu Janus, qui garde les portes).
Donc, quand la conjonction en question commence à prendre forme, un nouveau cycle débute mais l’on peut dire aussi qu’un cycle se termine. C’est l’ouroboros : tout commencement est une fin et toute fin un commencement. Evitons donc les faux débats !
Mais on ne saurait négliger le point suivant : si personne n’est là pour capter le signal, celui-ci n’aura pas d’effet. Le signal céleste, on ne saurait assez le souligner, n’agira que s’il y a un relais sur terre, en tel ou tel lieu considéré. Autrement dit,  l’impact du signal  dépendra de la répartition géographique des récepteurs. On ne saurait imaginer un signal ayant une action universelle  si le nombre de récepteurs est  trop restreint encore qu’à partir d’un petit nombre de récepteurs, l’on puisse s’attendre à des effets à longue portée, étant donné la puissance d’entrainement (train, locomotive) dégagée par  de tels récepteurs. On retrouve peu ou prou l’image du héros, de celui qui franchit, surmonte tous les obstacles.
Comment déceler le début d’un nouveau cycle saturnien ? Précisément parce que certains obstacles sont levés alors que les choses  trainaient depuis déjà un certain temps  sans que l’on ait pu envisager de solution à l’horizon. La situation, quelle qu’elle soit, se débloque et cela ne se fait pas tout seul mais grâce à quelqu’un qui a trouvé le bon « montage », qui a su agencé les choses dans le bon ordre, selon la bonne séquence qui n’avait pas été entrevue jusque-là. C’est dire que ceux qui déclarent qu’il n’y a pas d’homme providentiel font fausse route et s’interdisent ce faisant de comprendre la portée du début d’un cycle, quel qu’il soit. Les choses ne se font  pas toutes seules, sans le truchement de certains hommes. En tout cas, l’astrologie ne se conçoit pas sans accorder toute son importance aux relais humains. Sinon, on est obligé de surinvestir l’importance des astres et cela conduit les astrologues à un dialogue bien délicat avec les astronomes et les astrophysiciens.
Le fait que tout cela dépende d’êtres humains en chair et en os signifie aussi que l’impact conjonctionnel peut  venir plus tôt à tel endroit qu’à tel autre.  Ces considérations, on l’aura compris, n’ont rien à voir avec une quelconque « astrographie » (cf.  Liliane Magos, sur teleprovidence), avec telle planète ou tel cycle désignant telle région du globe. En principe, tout endroit terrestre est susceptible d’être touché pourvu qu’il y ait les récepteurs appropriés, adéquats.
D’où l’importance de recenser les personnes ayant montré par le passé, lors de précédents cycles, qu’elles avaient une sensibilité conjonctionnelle remarquable de façon à ce qu’elles soient en position d’œuvrer au mieux la fois suivante. Cela nous ramène au problème du recrutement et au fait que l’on soit prêt à payer à prix d’or la venue de personnes particulièrement douées (foot ball, entreprises etc.). Une seule personne peut faire la différence pour le destin d’un pays, d’une ville, d’une équipe, d’une communauté, d’une société etc.On pense à des gens comme Richelieu ou Mazarin dans la France du XVIIe siècle. Ces gens-là ne sont pas si aisément remplaçables à  la différence de ce qui se passe à des étages, des postes inférieurs. Mais une personne mise à  un poste qui est au-dessus de ses facultés- par exemple par le biais d’élections- ne fera pas le poids, du moins en phase conjonctionnelle. Plus la phase avancera, et plus la charge pourra se répartir sur plus de personnes de moindre calibre.
On dira que ces personnages d’une trempe supérieure sont voués à se (re)trouver en position centrale et donc il n’en faut pas un grand nombre car cela multiplierait le nombre de centres. Inutile de souligner que l’on n’a pas à faire le thème natal de quelqu’un pour déterminer si telle personne a ou non le « bon » profil.
Il faut insister sur le fait que ces « personnages », dès lors qu’ils ne sont pas en période conjonctionnelle ne disposent pas pleinement des facultés qui sont les leurs en période conjonctionnelle, ce qui provoquer des déceptions et eux –mêmes ne savent pas quand cette énergie reviendra. C’est tout l’apport de l’astrocyclologie que de pouvoir répondre à une telle interrogation, à une telle attente à la fois de la part  des dits personnages et à la fois de la part des sociétés dont l’avenir dépend. Ce sont là des ressources humaines à exploiter au mieux, de l’or gris.
Quel est l’effet conjonctionnel ?  Là où l’on pensait qu’il n’y avait pas de solution, une solution finit par être trouvée, un accord obtenu à point nommé. Les choses se débloquent parce que l’on les a débarrassées de facteurs parasitaires, qu’on les a .restitué à leur nature profonde. Dans le cas du Marché Commun, lors du Traité de Rome, la dimension  européenne l’a emporté sur les clivages entre les nations, par exemple. Il y a une approche conjonctionnelle qui met tout le monde d’accord à condition bien entendu d’avoir « the right man at the right place ».et « at the right  time » faudrait-il ajouter. Par la suite, les choses peuvent d’ailleurs se compliquer, se coincer et il faut attendre une nouvelle conjonction- tous les 7 ans environ- pour vraiment progresser. Et il y a bien sûr le risque de manquer le coche et de n’avoir personne pour relayer la dynamique. Le XXIe siècle sera le siècle des super-héros, contrairement à ce que d’aucuns affirment. On les  traitera avec le plus  grand soin et on n’hésitera pas à en importer le cas échéant comme lorsque l’on a fait venir l’Italien Mazarin en France, sans parler du cas du Corse Bonaparte. Cela concerne aussi notamment la place qu’une société accorde aux Juifs,  aux immigrés.  Une société qui ne sait pas faire de la place pour ses héros est vouée à la décadence et au déclin.Apparememnt, certaines sociétés réussissent mieux que d’autres dans un tel recrutement et c’est ce qui fait la différence. Le critère de l’âge n’est guère satisfaisant et on peut être utile bien au-delà de l’âge de la retraite, surtout au plus haut niveau.
On aura compris que le temps conjonctionnel  permet d’atteindre certains objectifs, certains résultats auxquels on ne croyait  (plus) guère,  parce que le problème avait été mal posé, ce qui exige parfois une révolution copernicienne, une autre façon de considérer les choses.
Il y a des situations où l’on doit observer que s’il y  a la personne qu’il faut dans un camp,  elle fait défaut dans le camp adverse. Que l’’on ne vienne donc pas nous objecter qu’en phase conjonctionnelle, il y a des rassemblements qui ne s’opèrent pas car on note qu’ils se sont en revanche produits ailleurs, au même moment.  Inversement, en phase B du cycle (disons au bout  de trois ans et demi après la conjonction pour donner un ordre de grandeur),  les effets ne seront évidemment pas identiques partout et ce non pas en raison de données astrologiques mais parce que les fondations sont plus solides ici qu’ailleurs, parce que les réformes ont déjà été réalisées lors d’un précédent cycle de 7 ans…Si tel empire s’est écroulé lors de telle phase B, il ne va s’écrouler à nouveau à la prochaine échéance, sept ans plus tard, sauf si entre temps il a été reconstruit.
Nous terminerons en soulignant cette vérité à savoir que les choses ne sont pas ce qu’elles sont mais sont fonction de ceux qui les appréhendent. Les incapables veulent se persuader et nous persuader que ce qu’ils observent est tel qu’ils le décrivent. Or, notre perception est très subjective et fonction de la cyclicité du monde mais aussi de ceux qui ont la faculté, le moment venu, de faire avancer les choses. Il est vrai qu’il est difficile de reconnaître  que là où l’on ne voit pas de solution, d’autres en trouvent une, là où l’on ne voit que des différences et du désordre, d’autres captent des convergences et de l’ordre, donc une unité là où d’aucuns ne discernaient que de la diversité..
JHB
26. 08. 13

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Les femmes dans les séries télévisées policières

Posté par nofim le 6 septembre 2013

La télévision contribue-t-elle à l’évolution des «  mœurs », comme on dit ? Il semble que les séries policières remplissent une fonction assez marquante en faveur de la montée en puissance des femmes, d’autant que ce fut longtemps une forteresse masculine dont le commissaire Maigret, personnage de Simenon, fut probablement  l’expression la plus redoutable (interprété entre autres par Bruno Cremer) avec dans la foulée le Commissaire Moulin d’Yves Régnier, Cordier (Juge et Flic, avec Pierre Mondy). Mais on trouve encore « Un flic » (Schneider joué par Alex Descas) et le commissaire Simon Magellan (joué par Jacques Spiesser).  Signalons aussi Section de recherche  avec Xavier Deluc (officier de gendarmerie) .
L’apparition de séries campant une femme commissaire n’est pas innocente, de Julie Lescaut (jouée par Véronique Genest)  à la série, initiée  il y a 20 ans,  « Le juge est une femme » avec Alice Nevers (jouée par Marine Delterme), succédant au personnage de Florence Larrieu (joué par Florence Pernel) en passant par Diane, femme flic (Diane Carro, jouée par Isabel Otero)  ou la très  récente série  Candice Renoir, sans que le titre soit spécifique  (jouée par Cécile Bois).
Etrangement, le phénomène ne nous est pas attesté dans les séries étrangères, notamment les Experts, en leurs diverses versions (Manhattan, Miami etc.) comme si aux USA on n’avait pas osé réaliser un tel coup d’état, du moins à la télé. Au Canada,  on a l’inspecteur Murdoch. Toutefois en Australie, on nous a montré « Miss Fisher ». En Allemagne, on passe de l’Inspecteur Derrick au commissaire Brunetti (dont les enquétes se situent cependant à Venise) Quant  à Agatha Christie, elle nous fournit la série Hercule Poirot mais aussi celle qui tourne autour de Miss Marple. D’Italie, on a importé une série « RIS » (Delitti imperfetti) qui confère le rôle central  à un homme, tout comme le Commissaire Montalbano comme si la France avait désormais  le monopole de la femme commissaire.
Si l’on se concentre sur les quatre séries, Julie Lescaut,  Alice Nevers, Diane Carro, Candice Renoir, les hommes sont cantonnés à un rôle d’adjoint, de mari, de collaborateur souvent rabroués. On a donc  là des exemples à suivre de femmes qui en remontrent, dans tous les sens du terme aux hommes. Dans le cas d’Alice Nevers, elle n’a en fait pas moins de trois voire quatre adjoints qui se disputent ses faveurs. Même la supérieure hiérarchique d’Alice Nevers est une femme.  Nul doute qu’un tel spectacle n’influe sur les comportements même si certaines sont poussées si loin dans l’outrance qu’elles frisent l’invraisemblance. Ainsi, à plusieurs reprises, on retrouve deux collaborateurs de dos, au garde à vous devant la juge. On ne parle même pas évidemment de la façon dont le personnage féminin s’en prend aux suspects ou aux malfaiteurs.
Cette série semble vouée à  mettre  à mal certains  tabous dans la façon dont les femmes s’adressent aux hommes.
On s’arrêtera sur le rôle éminemment phallique du revolver dont la présence est un must tant du côté de la police que de celui des truands. C’est inouï à quel point la présence d’une arme à feu dans un lieu constitue en soi un événement. Toute personne qui tient  un pistolet acquiert immédiatement un statut particulier. Ce n’est pourtant qu’une sorte de prothèse qui vient compenser une faiblesse, un manque et c’est pourquoi le pistolet est porteur d’une signification hautement symbolique dans les mains d’une femme. C’est là aussi un facteur d’attraction des séries policières, car il s’agit d’un personnage incontournable.. Selon nous,  le rôle de l’outil est important et nous avons montré que la machine (cf le rôle des voitures dans ces films) est une alliée objective de la femme, ce qui lui permet de briguer une certaine égalité. La machine, l’objet, nivellent les différences de sexe, voire d’âge..
Dans une précédente étude, nous avons souligné le rôle du mensonge qui est récurrent dans ce genre de série à tel point que l’on est en droit de se demander  s’il n’y a pas là incitation à nier les faits en une sorte de défi. Mentir devient désormais un comportement normal qui peut en tout cas se justifier. On retrouve la mise en scène du mensonge dans une série culte comme Plus belle la vie (PBLV), notamment chez des adolescents. Le mensonge relèverait d’une certaine affirmation de liberté. Si je mens, c’est que je suis libre du moins jusqu’à ce que l’on me prenne en flagrant délit, preuves à l’appui. Alors, on voit la personne se mettre à table et justifier en quelque sorte son mensonge. On a d’ailleurs le sentiment que sans le mensonge, le policier serait au chômage. C’est parce que les gens mentent que le policier a un rôle à jouer. Le langage apparait comme un expédient qui vient lui aussi fausser les choses.
Et bien entendu, la télévision elle-même, par le pouvoir hypnotique, mimétique, qu’elle exerce, nous apparait aussi comme une « machine », un « média », qui exerce des effets sur nos représentations et donc sur nos comportements, qui les modèle et leur sert de référence, de par le message qu’on lui fait véhiculer.
JHB
25. 08. 13

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Réquisitoire contre une approche dépassée de l’Astrologie

Posté par nofim le 6 septembre 2013

Il existe  un malentendu persistant dans l’esprit de la plupart des astrologues, de nos jours. L’astrologie n’a pas à considérer que tout usage symbolique a obligatoirement une expression astronomique. Il est vrai que les astronomes ont fait un cadeau empoisonné à l’astrologie en recourant à la mythologie pour baptiser les nouvelles planètes, encore que cela n’ait pas été si évident que cela au départ. C’est ainsi que le glyphe d’Uranus comporte un H,  ce qui témoigne de ce que le premier nom de cette planéte fut celui de son « inventeur »  Wilhelm Herschell, en 1781 et non celui du père de Saturne.
Certains se sont mépris sur notre position. Nous considérons en effet que les astrologues ont parfaitement le droit de se servir du nom des planètes et des signes à leur guise et sans avoir de compte à rendre à l’astronomie. Si l’on veut baptiser telle subdivision d’un processus cyclique du nom de telle divinité ou de tel Elément ou de n’importe quoi, d’ailleurs, cela ne fait pas problème car le symbolisme est d’abord un langage et un langage peut servir pour tout ce que l’on voudra. Quand nous signalons que dans la tradition astrologique, il y a des références aux dieux qui n’impliquent pas nécessairement une articulation sur l’astronomie, quand bien même celle-ci en ferait usage à sa façon, nous nous démarquons de ces astrologues comme Jean-Pierre Nicola qui s’interdisent d’utiliser le symbolisme sous prétexte qu’il correspond à une astronomie fictive et factice.
Guy Taillade nous écrit :
25 août 10:11
« Je sais que vous dites que la domination de planètes sur des zones du Zodiaque sur quoi reposent ces chronocraties n’a pas de fondement autre de l’ordre du mythe en somme et en plus incertaines dans leur origine, mais je suis de ceux pour qui l’astrologie (ou mieux l’apotélesmatique, la science des accomplissements) c’est cela, une activité dont les origines plongent dans le mythe ».
JHB Ce qui caractérise un langage, c’est que chacun peut l’utiliser à sa guise. Si par exemple je décris un processus par les lettres A, B, C. D, cela ne signifie aucunement que tout processus décrit de la sorte sera analogue. Deux rues qui portent le même nom ne sont pas pour autant semblables. Deux enfants qui portent le même prénom pas davantage ! Le problème vient quand on commence à dire que dès que tel mot est employé, cela doit nécessairement renvoyer à tel usage jugé contraignant.  Non, les astrologues peuvent mettre les dieux à toutes les sauces  pour mieux se faire comprendre. Le cycle saisonnier peut n’être perçu que comme un langage et je peux parler de l’Automne d’une vie sans que cela se passe réellement durant cette saison. C’est une image, c’est « figuré ».
En  revanche, quand il s’agit de se servir réellement de l’astronomie en astrologie, alors il faut être beaucoup plus rigoureux. Une chose est de conférer à tel astre la fonction cyclique dont l’astrologie a besoin, une autre de recourir à toutes les planètes qui se présentent sous prétexte que c’est de l’astronomie ! Mais libre à chaque astrologue de découper le cycle en un certain nombre de secteurs et de les nommer en se servant d’un certain langage symbolique, si ce n’est que nous pensons qu’un cycle astrologique doit être le quart d’un cycle astronomique. Saturne en astrologie n’a pas un cycle de 28 ans mais de 7 ans.
Nous n’avons pas un culte de la Tradition et dans nos derniers textes, nous avons même écrit que l’on pouvait tout à fait s’en passer, quitte à la recouper et à la rejoindre par la suite. Donc, que l’on ne vienne pas nous rappeler comme le fait Taillade, que dans la tradition, il y a ceci ou cela :
.
C.T.
Les  périodes de temps font aussi partie de la tradition (dasa, fridaires, chronocates, décennies, croisement de périodes de 7 ans et de 9 ans, diviseurs, maîtres de l’année : je cite en vrac certaines techniques dont certaines se recoupent entre elles). Certains chercheurs ont même détecté des indices dans Ptolémée ou autres auteurs comme quoi les directions primaires déterminent non des dates mais des périodes avec des échéances. »
JHB  La notion de période me semble en effet beaucoup plus sensée en astrologie que celle de date qui a pris une importance démesurée du fait de l’érection du thème natal qui a ses maniaques de la précision d’état civil, comme Didier Geslain.
On peut certes chercher dans la Tradition une certaine inspiration mais elle ne saurait fonder quoi que ce soit d’assuré pour la nouvelle recherche astrologique.
Nous n’avons pas non plus déclaré que tout ce qui existe en astronomie doit faire sens en astrologie. C’est à cent lieues de notre approche.
On répondra donc à G. T. qui nous interpelle :
« J’espère que ce n’est qu’un oubli de votre part parce que cela devrait tomber sous le sens, la corporéité et visibilité des facteurs astronomiques pris en compte en astrologie ne suffisent pas »
JHB Est-ce que nous avons jamais dit que c’était une condition suffisante mais elle est certainement nécessaire. Qu’est-ce qu’on ne nous fait pas dire….. !!!!
Et GT de poursuivre n ce qui concerne le recours au cycle saisonnier en astrologie. Or, comme nous l’avons dit plus haut, chacun peut se servir du symbolisme saisonnier dont le zodiaque est  issu, pour baliser un cycle sans se croire obligé de se référer réellement au cycle saisonnier au niveau des calculs. Même l’ordre des signes et des dieux peut être modifié, si l’on le juge utile du moment que cela n’a pas d’incidence sur les fondations de la cyclicité astrologique, c’est-à-dire sur les cycles astronomiques dont l’astrologie doit faire usage, ce qui selon nous se limite au strict minimum, à savoir une planéte et une série d’étoiles réparties sur son parcours de façon à le diviser grosso modo en 4.
L’erreur à éviter consisterait à fixer par avance ce que doit être le ciel des astrologues, comme l’a fait Jean-Pierre Nicola car à partir du moment où les astrologues ont déterminé quel était le ciel utile, ils s’ingénieront à le « vérifier » par une « pratique » qui ne manque jamais d’être au rendez-vous. Or c’est l’écueil sur lequel trébuche Taillade, après tant d’autres, encombré doublement qu’il est par la tradition astrologique et par  une certaine idée du ciel astrologique. 
GT :
 « il y a un premier choix qui est fait c’est celui qui distingue ce qui compte du point de vue central terrestre. Des millions d’étoiles ont de la visibilité et de la corporéité : on ne prend en compte dans ce qui est visible et possède de la corporéité que ce qui se lève et ce qui se couche, c’est cela même qui fonde le Zodiaque que vous abandonnez. Par contre ce qui est sans rapport avec le zodiaque peut être considéré dans une cosmologie traditionnelle (par exemple la Voie Lactée, voir Le songe de Scipion, ou l’étoile polaire, l’axe du monde) mais cela dépasse et englobe l’astrologie, mais à strictement parler ne fait pas partie de l’astrologie, du moins d’une astrologie géocentrique. »
JHB   Nous avons là la frontière entre une ancienne conception de la recherche astrologique, celle du XXe siècle et une nouvelle, celle du XXIe siècle. Car il importe de tirer les conséquences d’un certain échec de l’astrologie en évitant de refaire les mêmes erreurs épistémologiques et méthodologiques.
L’ancienne conception consiste à partir non pas de la réalité sur le terrain, c’est  à dire de ce que l’on peut observer du comportement des hommes, mais d’un discours préétabli, d’un modèle prédéterminé et de regarder le monde au prisme de ces structures préalablement constituées. C’est une façon de faire révélatrice d’une certaine forme de cécité, elle est propre à des gens quelque peu décalés, qui ne comprennent pas ou plus le monde par eux-mêmes, auxquels le monde réel  ne parle pas, qui lui préfèrent  un monde fantasmé, celui d’une tradition éloignée et d’un ciel qui l’est tout autant, donc dans un autre espace-temps que le nôtre.
La nouvelle conception est plus saine, plus normale, sauf évidemment pour ceux qui sont intoxiqués par l’ancienne. Elle consiste à décrypter le monde autour de nous et d’en percevoir peu à peu certaines structures sous-jacentes, des répétitions, des redites, des récurrences, du « déjà vu », des scénarios qui se représentent. Et puis, dans un deuxième temps, on se demandera à quoi  tiennent ces « rythmes », ces pulsations que nous captons dans le paysage socio-historique. Et c’est alors que l’on peut supposer que quelque chose dans le ciel pourrait en répondre, en rendre compte.
Mais là encore, il est préférable de n’avoir aucune idée préconçus sur le ciel qui serait notamment dictée par l’astrologie existante ni même par l’idée astrosophique selon laquelle le ciel serait préstructuré au sens où l’entend un Jean-Pierre Nicola avec son RET (Représentation, Existence, Transcendance). .
Autrement dit –cf. notre texte sur le « portrait-robot- on, stockera dans une « banque « informatisée de données tout ce qui constitue le « ballet » des astres tel que l’Humanité le contemple depuis des millénaires, à l’œil nu, tel qu’il lui « parle » mais non pas en prenant tout ce qui se présente mais uniquement ce qui vient corroborer, corréler, avec les observations socio-historiques mentionnés plus haut. L’Historien sait en effet que tous les possibles ne se concrétisent pas et que des choix plus ou moins contingents, arbitraires s’opèrent et qu’il faut une méthodologie particulière pour reconstituer ce qui s’est vraiment passé et non ce qui aurait pu éventuellement se produire. Une telle démarche évite d’être notamment victime de ce qu’une tradition peut avoir adopté ou rejeté tout au long de son Histoire et l’on pense notamment au délestage des étoiles fixes qui  est une véritable mutilation de la « vraie » astrologie. Il y a un siècle d’ailleurs (cf. notre étude sur les associations astrologiques avant 1914), nos prédécesseurs étaient méfiants tant envers la tradition qu’envers les nouveaux apports de l’astronomie. Mais cette prudence aura fait long feu  à partir des années trente quand on est passé à l’idée d’une tradition à prendre ou à laisser et surtout à « appliquer » dans sa globalité.
On voit donc que les anciens discours du type de celui de Taillade ne nous intéressent plus.  Ils ont fait leur temps et il est étonnant de les revoit encore ressassés. Il faut ouvrir une nouvelle ère pour la recherche astrologique mais elle ne saurait être confiée à des mal voyants qui espéraient compenser leur handicap, leur manque de « radioscopie » par la prothèse astrologique. On sait très bien désormais que ces astrologues sont incapables de valider l’astrologie tout simplement parce qu’ils ne voient le monde au-delà des façades  que par le biais de l’astrologie. Pour eux, ce n’est pas la réalité qui éclaire l’astrologie mais l’astrologie qui éclaire le monde et quand ils partent de la « réalité », ils la prennent sous sa forme brute parce qu’Is sont incapables d’en percevoir ma structure profonde et ils  attendent que l’astrologie vienne confirmer cette dimension « brute » du monde, ce qui les conduit évidemment, pat un cercle vicieux, à pousser l’astrologie au-delà de ses limites et de la maintenir dans un état pléthorique pour ce faire, sans parler des contorsions qu’ils imposent  à un modèle qui change à chaque instant à l’instar d’une carte du ciel..
En fait, l’astrologie est, de nos jours, contrôlée par des gens qui ne voient le monde que superficiellement, qui ne comprennent pas vraiment ce qui se passe et se joue autour d’eux, ce qui d’ailleurs les relie entre eux du fait même de cette impuissance. La nouvelle astrologie, tout au contraire, a besoin de gens extrêmement lucides et qui n’attendent rien de l’astrologie, ne s’en servent pas  mais  mettent leur intelligence du monde à son service.
JHB
25. 08 13

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Astrocyclologie et méthodologie du portrait-robot

Posté par nofim le 6 septembre 2013

Pour illustrer la métrologie que nous préconisons pour la nouvelle ère de la  recherche astrologique, nous prendrons l’exemple de ce qui se pratique avec les portraits robots et les empreintes digitales, mais aussi sur  les moteurs de recherche et les scanners de reconnnaissance.
Avec le pogrès, la précision en aval est de moins en moins nécessaire. On peut ainsi partir d’une information incomplète, approximative et le système  va relier celle-ci avec une banque de données et faire le rapprochement par défaut.
Ainsi, quand un témoin établit  un portrait-robot, autrefois on s’en servait tel quel. A présent, on compare le dit portrait avec une longue liste de suspects possibles fichés et avec un peu de chance, on a l’identité correspondante. Il y a à présent une prime à ce qui n’est qu’approximatif, approchant  car le système se fait un plaisir de compléter, de corriger une donnée en soi insuffisante.
Dans le domaine de la nouvelle recherche astrologique,  on constitué d’un côté une « banque » rassemblant toutes les données astronomiques, tant planétaires que stellaires, faut-il le rappeler et de l’autre diverses observations de récurrences, de périodes relevées sans rapport avec l’astrologie au départ. Puis l’on confronte ces deux ensembles pour voir si les « observations » coïncident peu ou prou avec certaines données célestes à commencer par des conjonctions entre deux corps astraux visibles à l’œil nu donc ayant une corporéité.
Et de la sorte, un « match » comme on dit en franglais, pourra être proposé par l’ordinateur entre les observations « terrestres » et telle ou telle configuration « céleste ».
Si l’on se reporte aux publications astrologiques d’il y a cent ans, donc d’avant la « Grande Guerre », et notamment aux revues d’astrologie les plus sérieuses et les moins commerciales – qui ont d’ailleurs précédé les plus populaires, dans les années trente-on est frappé par le fait que des auteurs aussi estimés  que  Selva (qui était d’origine juive comme nous) propose une méthodologie très différente de la nôtre (cf. sa revue Déterminisme Astral, mais cela vaut aussi pour la revue de Choisnard L’Influence Astrale ). On  y trouve un attachement à la tradition astrologique que nous ne préconisons aucunement. La base de départ pour les chercheurs du début du siècle dernier est constituée par le corpus de la littérature astrologique. Telle est l’approche de l’ »Ancien Régime » qui se perpétue encore de nos jours. Cette tradition, on nous proposait alors de la « vérifier ».
On pourrait cependant  reconnaitre que dans le cas des « intellectuels », certains chercheurs constituaient des groupes qu’ils reliaient à des données du thème natal et non pas à la totalité du cosmos (ou du moins du système solaire et des étoiles fixes qui entourent l’écliptique (constellations zodiacales etc.).  Mais cette approche par les constantes psychologiques – et cela vaut pour les travaux sur les catégories professionnelles  de Gauqelin qui sont dans la continuité de ceux de Choisnard que Gauquelin critique (L’Influence des Astres, Ed Du Dauphin, 1955)- est révolue.
Ce qui nous intéresse désormais, ce ne sont plus les dates de naissance mais les cycles, les périodes et notre langage est celui des dates, des  intervalles de temps, ce qui est parfaitement compatibles avec les mouvements célestes.
En bref, avec la nouvelle ère de la recherche astrologique, on « oublie » l’héritage traditionnel, qui ne sert plus de point de départ car on sait qu’il est suspect, notamment en c qui concerne les étoiles fixes qui de nos jours n’ont plus aucun ^rôle  sur le plan prévisionnel. On remplace ces documents par des observations globales sur le fonctionnement des sociétés, en faisant apparaitre des rythmicités. Et parallèlement, on fait l’inventaire  de toutes les configurations possibles comme décrit plus haut, le thème astral n’étant évidemment pas une « configuration », laquelle se limite à l’union période de deux corps célestes.
On aura compris que l’on constitue ainsi des « lois » qui sont « fixes » et qui ne sont pas des modèles qui changent d’une fois sur l’autre, comme c’est le cas encore de nos jours Ces lois valent  pour les observations effectuées mais elles doivent valoir également pour un corpus d’observations beaucoup plus large, ce qui est le propre de toute loi qui ne vaut pas que pour les cas connus mais aussi pour tous ceux qui ne le sont pas encore, tout en maintenant strictement les mêmes formulations..
Il n’est plus nécessaire de passer par un astrologue qui risque d’interférer en s’accrochant à une tradition en laquelle il s’est beaucoup trop investi. On demande d’un côté  à des historiens, à des sociologues, d’isoler des récurrences  en faisant abstraction des contingences et des épiphénomènes et de l’autre à des astronomes d’isoler informatiquement toutes les « conjonctions » planéte/planéte et planéte/étoile puis on laisse le système décider du « match ». Nul doute, cependant, que le modèle Saturne-Etoiles fixes royales, sera  sélectionné par ce processus de « reconnaissance ».
JHB
25.08.13

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Les associations astrologiques françaises avant 1914

Posté par nofim le 6 septembre 2013

Dans notre ouvrage La vie astrologique il y a cent ans, nous avions signalé la fondation en 1909 d’une Société Astrologique de France dont l’organe était l’édition française de Modern Astrology. On retrouve dans les années trente ce même intubé avec la publication du Bulletin de la Société Astrologique de France pour le développement de l’astrologie scientifique (Cosmobiologie). C’est cette même association qui organisera le Congrès de 1937, dans le cadre de l’Exposition Universelle, dans le cadre d’une structure de congrès internationaux dont le centre était en Allemagne, animée par Korsch. (cf. l’Encyclopédie de Herbais de Thun sur le Mouvement Astrologique de Langue française, Bruxelles, 1944), deux ans après celui de Bruxelles (on trouve les actes de ces deux manifestations dans les collections de la Bibliothèque Astrologie, rue de la Providence. Paris) ainsi que celui du congrès du Collège Astrologique de France  (organe Sous le Ciel), de D. Néroman, en la même année 1937. En Belgique, Brahy avait dans les années 20 fondé une structure du même ordre, à Bruxelles, dont l’organe était la revue Demain.
Récemment, en étudiant notre collection de revues, nous avons découvert qu’avait été fondée dès 1906 une première « Société d’Astrologie » (organe la revue La Science Astrale, « consacrée à l’étude pratique de l’Astrologie et des sciences similaires (physiognomonie, chiromancie, graphologie ») de F. Ch. Barlet (anagramme d’Albert Faucheux) dont nous n’avions pas signalé l’existence et qui met en perspective la fondation de 1909. En bref, deux associations astrologiques existaient avant la première Guerre Mondiale comme il en existera également deux voire trois dans les années trente pour ne pas parler de l’après-Seconde Guerre Mondiale. Signalons qu’en 1976, nous avions ressuscité la Société Astrologique de France, avec le soutien d’André Boudineau, membre de l’ancienne équipe et qu’un Bulletin de la dite S.AF (le CIA quant à lui prendra le nom de SFA, Société Français d’Astrologie). Paraitra par nos soins dans les années 80.
On peut raisonnablement penser que cette association avait en ligne de mire la Société Astronomique de France (au même sigle SAF) fondée en 1887 par Camille Flammarion. Elle fut créée à l’Hôtel des Sociétés Savantes, rue Serpente (Paris Ve).
Rappelons que les associations dépendent encore de nos jours  d’une loi datant de 1901, soit cinq ans avant la création de ladite Société d’Astrologie (cf. La Science Astrale, avril 1906, p. 70 et mai 1906, p. 123) .Le 17 mars 1906 fut fondée cette Société et ses réunions ont lieu à l’Hôtel des Sociétés Savantes, déjà mentionné à propos de la Société Astronomique de France. Le Vice-président est  Henri Selva (anagramme de  Vlés). Elle comprend notamment  parmi les fondateurs   Barlet, Selva,  E. Vénus, Picard, Warrain.
Objet (selon les statuts) de la Société d’Astrologie : « de démontrer  expérimentalement l’astrologie et la réalité de ses prévisions. De rassembler, expliquer, discuter et contrôler les traditions sur lesquelles elle se base. Compléter,  rectifier cette tradition mutilée et imparfaite, l’adapter au temps présent. Rassembler les documents de tous genres propres à faciliter le travail individuel de ses sociétaires ». Selva semble avoir joué un rôle clef dans les réunions (dont on nous donne la teneur) auxquelles Caslant partiicipe sous le pseudo de C. Quand on sait que Selva s’occupait de la revue Le Déterminisme Astral, en 1904, on peut penser à une sorte de rapprochement entre cette revue et la Science Astrale du dit Barlet.
Comparons avec la SAF de 1909.
Objet : « purifier et rétablir l’ancienne science astrologique en expliquant par la symbologie planétaire  l’Esprit UN universel dans ses différentes manifestations ». Mais cela est précédé d’un chapeau intitulé  ‘Raison d’être  de la Société » (Modern Astrology, n°10,  p.  348).En voici un extrait :
« Encourager  la recherche  et l’étude  de toutes les questions concernant l’astrologie, dans le but de découvrir les principes fondamentaux  de cette noble science et si possible de l »élever au rang  qui lui appartient de droit’ »
Parmi les membres fondateurs  Léopold Miéville, le directeur de l’édition française de Modern Astroilogy(éditeeur des petits manuels d’Alan Léo, que nous avons réédités en 1987 chez Trédaniel), les autres membres étant peu connus, probablement des collaborateurs et amis. La revue va publier les « travaux de la Société Astrologique de France ».  Dans le n°15 (p. 455), on nous raconte « Comment fut fondée » la dite SAF qui se réunira  51, rue du Cardinal Lemoine. Une Bibliothèque se met en place. Alan Leo de la Société Astrologique d’Angleterre est reçu à Paris, en avril 1910 ainsi que  Thériens  de la Société Astrologique de Hollande. Une structure internationale semble donc s’être mis en place dès 1910 avec une forme de congrès. La vie de la SAF nous est signalée (cf. p. 534 avec un bilan de l’année 1910-1911). On notera que les séances sont ouvertes  à des exposés sur le tarot, entre autres.
On terminera par l’objet de la nouvelle SAF de l’Entre -deux guerres, fondée en 1927  (cf. Bulletin de la Société Astrologique de France  8e année, 1935 n°17)
« Rechercher et vérifier scientifiquement  les effets et les lois de l’influence astrale. Coordonner les travaux astrologiques pour en constituer une documentation  précise et utile. Contribuer à la diffusion de l’Astrologie par le moyen de publications, cours, conférences, réunions en raison de l’intérêt considérable que présentent dans le domaine pratique les applications de cette science à la psychologie, à l’éducation, à l’orientation professionnelles et sociale etc. (…) L’Astrologie doit être honorée au même titre que les sciences naturelles, dont le développement contribue au progrès de l’humanité ».  Son président  sera des années durant le lieutenant-colonel Firmin Maillaud.
Quelques réflexions sur ce corpus de trois extraits de statuts étalés entre 1906 et 1927. On note le changement de ton et d’orientation entre les textes de  1906  et 1909 et celui de 1927 . Dans le premier cas,  il est question d’un ensemble à corriger, à réviser alors que dans le second, on nous parle d’application, de vérification d’une astrologie qui semble ne plus se remettre en question. On a le sentiment que dans le premier cas on a affaire à des chercheurs qui veulent faire l’inventaire de la tradition « mutilée », d’en fixer les « fondements »  alors que dans le second, il s’agirait plutôt de praticiens qui s’efforcent d’occuper le terrain de la psychologie, de l’orientation etc.
Il y a donc un siècle, le milieu astrologique avait déjà un certain passé associatif, fait de réunions dont les revues reprenaient le contenu. Le cas des Cahiers Astrologiques de Volguine est intéressant : la revue  fondée en 1938 ne sera liée à une association (le Centre International  d’Astrologie (Scientifique) fondé en 1946) que dans les années 58-68. Par la suite dans les années soixante, le CIA aura sa revue « L’Astrologue » puis avec la rupture (à la suite de l’affaire  « Astroflash » avec André Barbault « Trigone » dont nous avons été un des rédacteurs en chef au début des années 70. Signalons que le GERAS fondé en 1974 aura sa revue Astrolabe, qui deviendra ensuite Astralis, reprise par le CEDRA en 1986-1987 (cf. le Guide de la Vie astrologique, Ed  Trédaniel- Grande Conjonction, 1984-85).
JHB
25. 08.13

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Les femmes et la faculté de généraliser

Posté par nofim le 6 septembre 2013

Un des reproches les plus fréquents que nous ayons à entendre par rapport nos écrits, tant sur les femmes que sur d’autres sujets (comme l’astrologie), c’est que ce serait trop « général ».. Paradoxalement, dès lors que l’on n’accepte de distinguer entre plusieurs catégories, cela devient encore plus général ! Ce qui est trop général  est aussi problématique que ce qui ne l’est pas assez.
Mais  agiter l’objection du « général » est-ce vraiment conseillé pour la cause des femmes ? Insister sur les cas particuliers est-ce bien compatible avc des prétentions féminines à égaler les hommes au plus haut  niveau ou bien les femmes se contentent-elles d’un niveau moyen, c’est-à-dire qui  correspond à une faculté médiocre à généraliser, à unifier, à rassembler (rendre semblable, mettre ensemble )  c’est-à-dire à produire des lois, dans tous les sens du terme ?
Parfois quand on ose « généraliser », on nous demande pour qui nous nous prenons, si nous ne nous prenons  pas pour Dieu, comme si  le fait de généraliser était réservé à quelque divinité et inaccessible aux humains. Et il est vrai que cette faculté de généraliser est assez mystérieuse et pourrait caractériser ce qu’on appelle le génie. En fait, quand les femmes se veulent égales à l’homme, elles ne prennent pas en compte les « génies ».
Un autre trait assez remarquable quant aux réactions des femmes face à toute tentative de généralisation –ce sont les arguments « ad  hominem ». Si Un tel parle des femmes d’une certaine manière, c’est  forcément en raison de problèmes personnels.  On généraliserait pour se venger de ce qu’elles nous ont fait. Voilà  à quel niveau les femmes jugent les travaux à vocation scientifique : il n’y a de science, en effet, que du général. Comment être surpris de l’incapacité des femmes à accéder à un certain niveau d’excellence scientifique avec une telle mentalité ? Celui qui ne « croit » pas que l’on puisse généraliser  se ferme l’accès à une certaine envergure scientifique mais aussi politique. On ne peut rassembler ni les gens, ni les faits, ni les idées en pensant de la sorte !
Or, force est de constater que la généralisation est le nerf de la guerre dans le domaine de la recherche fondamentale. Il y a par exemple deux types de linguistes, ceux qui sont enfermés dans telle ou telle langue et ceux qui tentent de trouver des lois valables pour toutes les langues. On peut dire qu’instinctivement, les femmes ne pensent pas que l’on puisse généraliser alors que tout aussi instinctivement les hommes sont persuadés du contraire, chaque camp défendant sa cause. Bien entendu, il y a des hommes qui tiennent des propos « féminins » et vice versa mais il faut distinguer ce qu’on dit et ce qu’on fait. Parler comme un homme ne fait pas une femme un homme et vice versa…
Mais il reste des femmes qui sont restées à l’état brut et tiennent un discours extrêmement radical sur l’impossible  faculté de généraliser comme si elles ignoraient tout de l’Histoire des Sciences ou de celle des Sociétés. Comment peut-on demandent-elles  parler de ce que l’on ne connait pas, ce qui est-il est vrai une assez bonne définition de la Science ou du Droit. Une loi est certes établie à partir de quelques cas mais ne saurait prétendre les connaitre tous à commencer par les cas qui ne se sont pas encore présentés et qui sont à venir.  Cela pose d’ailleurs le problème de la prévision, tout simplement. Si on ne peut généraliser, on ne peut appréhender, par voie de conséquences, le futur ni spéculer sur un passé qui n’aurait laissé que de faibles traces.
On comprend que les femmes soient attirées par ce qui traite de l’avenir (astrologie,  voyance, arts divinatoires, horoscopes des journaux etc.)  puisque celui-ci implique pour être connu que l’on puisse parler de ce que l’on ne connait pas.  Or, toute loi est validée précisément par le fait qu’elle s’applique à des cas totalement inconnus de celui qui les a formulées, promulguées.
En fait, si nous décodons une telle profession de foi contre les généralités, seuls ceux qui ont reçu en partage un certain savoir ou un certain pouvoir seraient à même de « généraliser ». On ne veut pas trop savoir d’où viennent ces « trésors » mais celui qui peut prétendre les avoir « reçus » a, ipso facto, une légitimité à  généraliser et à prévoir, à prophétiser. Mais une personne qui n’a pas de telles « accréditations » ne saurait, n’est-ce pas,  exprimer de telles prétentions, nous fait-on comprendre
Au fond, les femmes de nos jours ont résolu la question de la rivalité entre sexes en décidant que  la prétendue supériorité des  hommes ne s’expliquerait que par quelque apport transcendantal, une sorte de grâce. Pour se faire entendre par ces femmes, il n’est donc d’autre recours que de se prétendre « initié », sorti de quelque « école » qui nous aura formés. Mais celui qui ne l’a pas été n’a, nous dit-on, aucune chance et comme il s’agit de « recevoir, », hommes t femmes sont à égalité puisque cela vient de l’extérieur. On est dans l’avoir et non dans l’être. C’est ainsi que l’on nous assène qu’un « compositeur » doit impérativement avoir été « formé », qu’on ne nait pas  tel/. On sait à quel  point les femmes ne jurent que par l’éducation et elles croient tout explique en soulignant à quel point les femmes ont été brimés, au cours des âges, au regard de la formation. Priver quelqu’un de formation, ce serait lui ôter tous moyens de s’élever. Nous pensons au contraire que les « formations » contribuent  singulièrement à fausser le jeu, la perception des choses et qu’il est toujours préférable de privilégier ceux qui n’ont justement pas besoin de « formation », d’un dressage,  qui sont « nature » et découvrent leurs potentialités par eux-mêmes et non dans le cadre  pédagogique, avec notamment un sens aigu de l’observation à la fois intérieure et extérieure. 
JHB
24.0813

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