l’astrologie entre science et conscience

Posté par nofim le 12 octobre 2013


L’astrologie, le  verdict du public
Par Jacques Halbronn

L’astrologie a une image détestable auprès de deux catégories : les jeunes en dessous de 50 ans et les hommes en général. On le sait désormais du fait d’une comparaison édifiante, à savoir la comparaison entre les composantes des publics astrologiques actuels (Paris, Lyon, Bordeaux en 2013) et celui du Formue de l’Evolution de la Conscience qui s’est tenu ce 12 octobre à Paris, à la Sorbonne-Malesherbes pour 500 personnes.  On pourra aussi comparer avec le public de l’association Source à l’occasion des Congrès tenus depuis le début du XXIe siècle, pour ne pas remonter plus haut.
Force est de constater que la nature du public des grandes réunions astrologiques qui se sont tenues  ces derniers temps, en France, comporte de graves carences en termes de diversité du public.
Quelles conclusions en tirer ? Certainement que l’astrologie a de nos jours la tête plutôt plus pleine que « bien faite » et que les gens préfèrent – à part certaines catégories bien particulières- ce qui fait appel à la « conscience » qu’à la « Science », la conscience pouvant être définie comme une science de soi-même. (com, ici, étant un réflexif  comme dans complaire, complainte, (se) conduire, constant etc):. Les femmes d’un certain âge appartiennent sont les seules catégories qui ne conçoivent la conscience que par le biais de la  Science. La conscience est intérieure, la science (et la technique) étant extérieure. ; l’une se situe dans l’être, l’autre dans le devenir. 
Ce que les jeunes et les hommes veulent, ce sont  des outils minimaux  qui leur laissent un maximum d’autonomie. Les éducateurs prônent des méthodes où les enfants apprennent par eux-mêmes, sans avoir quelqu’un sur le dos. D’où la défaveur de l’astrologie et repliée dans le ghetto des femmes de plus de 50 ans voire 60 ans et cela ne risque pas de s’arranger avec le temps, du moins si le produit « astrologie «  ne change pas. Seule l’astrocyclologie est en mesure de changer la donne.
On nous a reproché, encore récemment (cf. les interventions de Christian Moysan sur Face Book Aldébaran) de ne pas être assez précis dans nos directives prévisionnelles. Mais justement, les jeunes et les hommes veulent des outils qui leur laissent si l’on peut dire les mains libres. C’est d’ailleurs le message de Descartes dans le Discours de la Méthode : ne recourir qu’à des notons que nous entendons bien, que nous maitrisons dans notre tête et non que nous emmagasinons, que nous stockons dans notre mémoire ou dans notre bibliothèque.
La recherche d’égalité passe évidemment par la simplicité d’emploi des techniques. Il est donc hors de question d’aller écouter des gens qui  ont mis des années à savoir ce qu’ils savent sans que cela soit passe pour autant par un véritable parcours personnel, plus ou moins initiatique.. On comprend aussi que l’astrologie soit plus ou moins exclue des salons liés au Bien Être. Le coaching ne consiste à bourrer la tête des gens d’un savoir  indigeste au possible mais à aider les gens à retrouver les choses par eux-mêmes. C’est dire qu’il faut revoir de fond en comble l’enseignement de l’astrologie qui aura fait beaucoup de dégât. Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ce qui signifie que tout savoir acquis sans qu’on le comprenne  fait problème quand bien même donnerait-il de prétendus « résultats », comme ceux dont se targue Christian Moysan. . On sait très bien qu’il n’est pas besoin d’être astrologue pour  faire un bon pronostic ? Nous avions déjà, il y a plusieurs années, dénoncé ces gens qui dotés d’une certaine aisance sur le plan psychologique ou sur le plan politique ou historique, cherchent à se rendre intéressants en mettant leur talent sur le  compte de l’Astrologie. On n’apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces ! C’est de la poudre aux yeux !
Il est probablement plus flatteur de prétendre avoir sauvé l’astrologie et d’avoir trouvé la « bonne » méthode que de se reconnaitre un petit talent en termes de diagnostic ou de pronostic dont l’astrologie n’a certainement pas le monopole !
Ce gens-là sont  nocifs car avec leur petit tour de passe-passe qui consiste à trouver le résultat d’une élection présidentielle, ils  valident des techniques sans aucune valeur et  font ainsi obstruction à des travaux ayant une vraie qualité. Ce type d’astrologue est d’ailleurs fort courant qui ayant quelque talent de biographe en profitent pour se présenter comme un astrologue de grande classe.  De plus en plus quand nous écoutons parler des astrologues, l’on s’aperçoit que ce qui est le plus solide chez eux n’est pas de l’astrologie et que ce qui est astrologique n’est pas solide. On prend ainsi des vessies pour des lanternes. Gardez-moi de tels amis de l’astrologie, de mes ennemis  je me garde !
Examinons un instant le dossier que nous transmet Moysan, son « tableau de chasse » en quelque sorte. « Ceux qui voudraient prendre connaissance de ces prévisions pourront les consulter sur la CLE, la liste de diffusion du CEDRA :http://www.cedra.net/ » nous écrit-il. 
Un tel exercice relatif à des élections est le signe même d’un échec méthodologique. L’astrologue se révèle incapable d’avancer une date et donc il s’accroche aux dates que lui fournit le calendrier électoral, ce qui n’est vraiment pas glorieux. Il  ne reste plus qu’à décider quel est le candidat qui sera élu ! C’est vraiment de la haute prévision astrologique ! Cela fait partie de cette astrologie de bas de gamme tout comme ces ingrés dont Moysan s’est entiché et qui ne nous épargne rien des significations divinatoires des maisons astrologiques, des « domiciles » des planètes qui sont typiques d’une astronomie fictive comme les maîtres des décans ou des termes.  Initialement, quand on ne savait pas calculer les positions des planètes, l’on se contentait d’attribuer aux signes tels ou telle planéte.  Comment se fait-il que de nos jours des techniques aussi misérables puissent perdurer alors que l’on dispose d’éphémérides ?  Parce que cela donne plus de marge de manœuvre à nos astrologues qui veulent expliquer les choses après coup et ne veulent pas risquer d’être à court. 
M. Moysan n’a pas encore compris qu’il vaut mieux un modèle simple dont le maniement est « intuitif », c'est-à-dire ergonomique que les méandres de son astrologie tordue. Si nous disons qu’il y a un processus qui va croissant puis se poursuit par un déclin progressif, que faut-il de plus ? Cette surenchère nuit au crédit de l’astrologie.  Voilà donc des charlatans qui  déclarent que l’astrologie sait faire ceci et cela et que ceux qui ne le prétendent pas ne sont pas de « bons » astrologues.  Il vaut mieux un modèle fiable, même général, qu’un, modèle  qui part dans tous les sens et  qui prétend fixer une série de rendez-vous en faisant jouer à tour de rôle telle ou telle planéte, tel ou tel signe, selon  un ordre qui ne sera jamais le même ! Nous ne prétendons pas autre chose que de fournir à l’astrologie une échelle de Richter –comme l’a bien compris Stanislas Marquis- qui permette ni plus ni  moins que d’indiquer où l’humanité en est  par rapport à un cycle central.  Oui, nous n’ambitionnons rien d’autre que de constituer une « échelle de Halbronn » dont tous les politologues se serviraient en connaissance de cause, sans en attendre des miracles.
 Les réflexions désobligeantes de M. Moysan clamant que nous  n’attendons rien de l’astrologie alors que lui en attend tout  sont des manouvres déloyales pour faire vendre sa marchandise frelatée qui est sauvé par des mélanges avec des savoirs extra-astrologiques. En vérité, reconnaissons à M. Moysan qu’il est certainement plus douté comme journaliste que comme astrologue et qu’il a raté sa vocation à moins qu’il ne soit un journaliste raté qui se reconvertit dans l’astrologie dans l’espoir qu’au pays des aveugles les borgnes soient rois.  
Quel spectacle que l’on nous donne encore ces derniers jours dans quelque  réunion astrologique parisienne où l’astrologue, devant ses confrères, prétend tout expliquer de la carrière de tel personnage sur la seule base du thème natal, parce qu’il a la flemme de collecter les dates marquantes de sa vie (ce qui l’empêche ipso facto de calculer les transits) alors on s’en passera. Mais que l’on ne vienne  pas à croire que  nous nous fassions l’avocat de la technique des transits qu’aucun astronome sérieux ne saurait  considérer sans rigoler et qui ne valent pas mieux que les directions !
 Ce qui est assez comique, c’est que les astrologues travaillent plus sérieusement en consultation avec des inconnus que dans des conférences. Pourquoi ? Parce que le client au moins, il  fournir des dates qu’il a en mémoire, ce qui évite à notre astrologue de  perdre du temps à devoir aller les chercher. De même un astrologue qui fait des prévisions sait pertinemment bien qu’il ne peut que donner  des tendances très générales.  Mais quand il réalise une étude rétrospective, il croit qu’il peut expliquer tout ce qu’il sait sur la personne par son thème, ce qui nous fait dire que rien n’est pire que de faire de l’astrologie rétrospective, même pour soi-même car on sera tenté de vouloir tout expliquer par le thème, en vrac. ..
Quand comprendra-t-on que le thème astral est une catastrophe pour l’astrologie et qu’il la ridiculise. Il n’y a qu’à voir avec quelle virtuosité M.Moysan nous dépiaute une carte du ciel, ce qui nous fait penser que ce type d’astrologue est un sous-voyant qui espére compenser son manque de don par sa martingale astrologique  minable, son manque de « pouvoirs » par un « savoir «  dont il est tout fier et qui ne vaut pas un radis,   qu’il brandit face à des recherches cyclologiques de haute volée.. 
Nous sortons de la phase disruptive du cycle de Saturne qui aura laissé prospérer une astrologie bas de gamme, des bas-fonds divinatoires,  dont on peut prévoir que le milieu astrologique va se détourner prochainement.

 
JHB
13  10  13



Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs