Astrologie: pour un scénario unique

Posté par nofim le 14 octobre 2013

 

 

Une astrologie en trompe l’œil

Par  Jacques  Halbronn

 

Il faut avant tout dénoncer l’imposture d’une astrologie dont on veut nous faire croire qu’elle est prévisionnelle alors qu’elle se contente de faire du commentaire de ce que l’on sait déjà. D’aucuns diront que ce n’est déjà pas si mal que l’astrologie ait une faculté explicative. Le problème, c’est que cette faculté repose très largement sur de faux semblants. Quant à l’astrologie qui se prétend  prévisionnelle, elle se  greffe généralement  sur des dates électorales prédéterminées, ce qui lui donne une posture prospective tout à fait usurpée, parasitaire. On se rapproche donc d’une certaine escroquerie intellectuelle qui ne concerne pas toute forme d’astrologie – et certainement pas l’astrocyclologie que nous prônons- mais bel et bien de nombreuses pratiques en vigueur et qui sont  tolérées  au mépris de toute déontologie sérieuse.

Laissons la parole à Catherine Maillot (passée par l’enseignement de Bernard Blanchet)

« L’astrologie rétrospective m’agace moi aussi, car il est trop facile de faire dire ce qu’on veut au thème et à ses transits après coup, surtout qu’à force de tenir compte de tout et n’importe quoi (transits mineurs, principe des maîtrises…), on dit forcément à un moment donné quelque chose de juste, ou plutôt qui semble juste. Sauf que la démarche n’a rien de rigoureux ni d’honnête (aucune réelle prise de risque). Ceci étant, l’astrologie n’a pas le monopole de ce genre d’approche. En psychologie et/ou psychanalyse, c’est la même chose quand on pose un diagnostic à un artiste décédé. Ben voyons… il n’est plus là pour contredire qui que ce soit. Et dans tout ça, ça fait surtout plaisir au psychanalyste, psychologue, astrologue… qui se gargarise de lui-même. ;)  »

 

Reproduisons à la suite  un débat récent sur Aldebaran( Face Book) entre Fréderic Barbet et Christian Moysan :

F.B. : Je ne partage du tout avec vous l’idée d’une astrologie qui ne serait que, prédictive et déterministe, et que l’on retrouve habituellement, en lisant les magazines populaires dans les kiosques.

C.M. : C’est effectivement votre droit le plus strict. Ceci étant, je n’ai jamais prétendu que l’astrologie que je pratique et défends ne serait que prédictive, ce qui est d’ailleurs un non-sens. Une Nativité permet notamment de cerner avec justesse et précision un tempérament, un caractère, lesquels ne sont guère susceptibles de changement et pour lesquels une vision « prédictive » n’aurait aucun sens. »

 

JHB

Notre commentaire : ce que nous aimons chez Christian Moysan qu’il pousse à l’extrême les positions souvent beaucoup plus mesurées des astrologues.  Cette idée d’un caractère « guère susceptible de changement » nous parait totalement antagoniste avec l’idée de cyclicité, sans parler de la question de l’âge. Au contraire, la psychologie propre à l’astrologie est celle qui met en évidence le changement psychique.  Le –thème astral est un pis-aller dû à une difficulté pour les astrologues d’une certaine époque à disposer des données astronomiques. Maintenant, on fait de nécessité vertu ! Moysan d’ailleurs, non sans esprit de provocation, revendique un déterminisme « absolu » »
CM :

La pensée astrologique postule une influence astrale sur le monde sublunaire, sur le caractère et le destin des individus, le sort des états, la marche du monde, ce qui suppose nécessairement un certain déterminisme. Et rien n’interdit de penser sur un plan strictement logique que ce déterminisme puisse être total, absolu.
Certes cette idée, par la même, nie tout libre-arbitre, ce que ne peuvent admettre ceux qui, au nom d’une certaine conception de l’homme et de sa dignité, pensent que celui-ci reste maître de son destin, possède la faculté de choisir « en son âme et conscience » telle voie plutôt que telle autre. C’est là une opinion respectable et partagée par beaucoup sinon l’immense majorité, mais à laquelle on peut ne pas souscrire ».
JHB :

En fait, Moysan suit une pente qui est peu ou prou celle de l’astrologie karmique et qui est une grande tentation chez ceux qui ont subi des événements sur lequel ils prétendent n’avoir eu aucune pris et qu’Is n’hésitent pas à mettre sur le compte de l’astrologie :

CM :
La liberté, le libre arbitre, supposent une possibilité de choix entre plusieurs alternatives, comme par exemple décider de divorcer ou y renoncer. Mais si, au lieu d’être l’objet d’un « libre » choix, le divorce est imposé par le conjoint, la liberté de celui qui le subit est alors inexistante. C’est là vérité d’évidence car comme le dit sagement Epictète : « il y a ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend pas ». Un divorce qui nous est imposé, une maladie qui nous frappe, un accident dont on est victime, sont des faits sur lesquels nous n’avons bien évidemment aucune prise, qui échappent totalement par nature à tout « libre-arbitre ». Ces faits, que nous n’avons aucunement désirés, qui adviennent malgré nous, indépendamment de nous, sont donc déterminés par une cause qui nous est extérieure, que l’on peut nommer « fatalité » , « destin » ou bien influence astrale, du moins si l’on pense que la course des astres peut régler – peu ou prou – le cours des choses ici-bas.
Mais « peu ou prou », il n’y a aucune raison pour que les évènements, sur lesquels l’homme croit avoir prise et ceux qu’il subit du fait de la « fatalité », relèvent de causalités de nature différentes.
A partir du moment où l’on postule une influence astrale, elle ne peut qu’être universelle – ce qui est différent de totale- et déterminer l’ensemble des faits advenant ici-bas, ceux dont se croit maître comme ceux que l’on subit (etc, etc. »
F.B. : Je pense que vous associez l’astrologie avec la voyance lorsqu’on lit vos propos un peu fatalistes; rien n’est inscrit dans les astres d’une façon aussi formelle,

C.M. : Certes l’astrologie est avant tout un langage symbolique et un même symbole, déjà susceptible de plusieurs acceptions, peut, suivant le contexte, figurer des réalités très différentes. D’où la nécessité pour l’astrologue, lorsqu’il se livre à la prévision, d’avoir connaissance du contexte, afin d’éviter par exemple de pronostiquer à un Consultant prêtre son prochain mariage, ou encore d’évoquer la crise syrienne sans avoir une élémentaire connaissance du sujet et des différents scénarios possibles (sans exclure ceux qui, peu probables, constitueraient une surprise pour les observateurs).
Lorsque cette précaution a été prise, l’astrologue a une idée un peu plus précise des significations possibles de tel ou tel facteur du Ciel qu’il examine. Etc.
F.B. : vous ne tenez pas compte des milieux, de l’environnement, du réel qui ont concouru à l »explosion de la centrale nucléaire ou à l’élection d’un président plutôt qu’un autre à un moment donné

C.M. : Contrairement à ce que vous pensez, « les milieux, l’environnement, le réel » sont figurés dans tout Ciel, pour peu que la connaissance de son contexte permette de les symboliser. Chaque Ciel est un microcosme qui se suffit à lui-même, qui contient tous les tenants et les aboutissants de la situation qu’il exprime, sous forme de symboles qui ne sont que des déclinaisons des archétypes universels.(…)
L’astrologie est un langage symbolique susceptible d’exprimer et de rendre compte de la réalité de tous les évènements survenant ici-bas, dans leur irréductible spécificité, par l’incarnation terrestre à un endroit et un instant précis de ces archétypes universels que sont les planètes et les signes. »

 

 

JHB Le problème de M. Moysan c’est qu’il ne dispose ^pas d’un modèle préétabli du cycle astrologique. Autrement dit, il ne sait pas ce qu’il cherche et  comme dit Picasso : »il ne cherche pas, il trouve », ce qui est tout un programme. Son astrologie n’a pas de colonne vertébrale, elle est même invertébrée.  Et i est d’autant plus étrange qu’il nous parle de la « constance » du tempérament, et du destin que cela détermine alors même que son astrologie est totalement décousue et part dans tous les sens, comme d’ailleurs , à l’entendre, le destin des gens qui est fonction de tant de facteurs.

On a donc un certain mal à appréhende la pensée de Moysan qui d’ailleurs, selon nous, ne se comprend pas lui-même, sauf le respect qu’on lui doit.

Chaque fois que Moysan emploie un singulier, cela cache un pluriel. C’est comme un plat désigné au singulier (une choucroute, une paella, une salade) et qui en fait est terriblement composite. C’est un singulier de façade et notamment en matière de cyclicité. La règle d’or quand on parle avec un astrologue de la trempe de Moysan c’est de savoir que l’unité qu’il revendique pour l’Astrologie est totalement factice et fictive et nous allons en apporter la démonstration ci-après. Le décalage entre le propos didactique et la pratique est abyssal. On décrira donc, comme on nous l’enseigne en ethnométhodologie, ce qui se passe réellement et non ce qui est annoncé comme étant la démarche de l’astrologue. Ainsi, l’ordre de succession des valeurs symboliques n’est jamais le même.  Si l’on désigne par des lettres les différentes planètes et les différents  signes, toutes les combinaisons sont possibles et l’enchevêtrement total. On notera que Dane  Rudhyar, par exemple, n’aura nullement remédié, en pratique, à cet état de choses, pas plus d’’ailleurs que Nicola ou Barbault… Expliquons nous : l’ordre dans lequel les planètes  se situent dans le zodiaque ne cesse de varier, sauf dans le cas de Mercure et de Vénus qui ne s’éloignent guère du soleil (élongation 28°/48°). L’ordre dans lequel une planéte transite successivement les différents points du thème sera donc tout aussi variable d’une personne à l’autre mais restera stable si elle entame un nouveau cycle. Les combinatoires des planètes entre elles seront éminemment variables du fait des aspects qui se  forment entre elles et pour les transits, la succession ne cessera de varier tout au long de l’existence, du fait de la différence des vitesses de révolution des  planètes. L’on peut ajouter les signes  om se trouvent les planètes qui dominent tel signe. N’oublions pas les maisons qui viennent aussi se combiner. Cela donne le vertige ! Et Moysan nous parle de rigueur : c’est une façon de dire les choses r pour le moins désinvolte !
* Dès lors, comment voulez-vous que Moysan sache ce qu’il cherche ? Son astrologie est hyper molle ! C’est une astrologie de caméléon ! Prenons le  cas des rétrospectives et il est clair que l’astrologie ne peut faire abstraction des données du passé pour  se constituer et se valider. Il ne faut pas opposer un passé qu’il faudrait restituer dans toute sa richesse existentielle comme le prône Mosan et un futur qui nous obligé à tenir compte du contexte.  Mosan s’aperçoit d’ailleurs que son propos est contradictoire : pour le passé, l’astrologie englobe le contexte mais pour l’avenir, l’astrologue doit s’enquérir du contexte, ce qui lui interdit toit prévision à long terme mais exige de coller avec le contexte, ce qui ne va pas très loin !
Pour notre part, ou présenterons les choses autrement  car nous savons, nous, ce que nous cherchons et tout le monde sait ce que nous cherchons, à savoir la répétions infinie d’un seul et même scénario et ce singulier n’est pas une simple figure de style.  A partir du moment où on a plusieurs scénarios, cela devient très aléatoire ! Or, l’astrologie actuelle dispose d’une quantité invraisemblable de scénarios ! Ce qui explique qu’elle puisse être tentée de « coller » avec tout évènement qui se présente. C’est bien là son drame épistémologique ! Donc, quand nous examinons un événement ancien, la seule chose qui nous intéresse, c’est de retrouver le même schéma. Il n’y a pas à transiger !  Comme me mot « scénario » l’implique, cela suppose une succession de situations et c’est cette succession, donc cette chronologie qui nous intéresse et il n’est pas  question que l’ordre des choses change d’une fois sur l’autre, sous quelque prétexte interne ou externe l’astrologie que ce soit.  Dès lors, le contexte qui vient se greffer sur le scénario est traité comme parasitaire, comme du « bruit » et donc nous l’évacuons au lieu comme le propose Moysan d’en rendre compte astrologiquement (on notera que l’adverbe autorise la plus grande diversité et il vaudrait mieux que Moysan déclare qu’il étudie ‘ »astrologiquement » telle situation que «  par l’Astrologie » ! A partir de là il n’y a plus de différence entre rétrospective et prospective en astrologie : la rétrospective évacue le contexte et la prospective  replace le contexte et donc dans les deux cas, l’astrologie ne saurait rendre compte du contexte.Or, ce contexte peut génerer à partir du même scénario astrologique de base, une infinité de situations. On ne va surtout pas classer les événements dont l’astrologie aurait à montrer les similitudes sur leur caractère de gravité mais bien par le stade  du scénario cyclique (il y en a un seul en astrocyclologie) auquel ils correspondent, à savoir phase A ascensionnelle, phase A décroissante et phase B disruptive.  Et surtout il est hors de question qu’au même moment dans tels pays, on n’ait pas le même scénario avec les mêmes stades, si ce n’est justement du fait de la différence de contexte. Refuser la dualité, la dialectique entre astrologie et contexte est dès lors inadmissible et contre (productif. Mais pour parvenir  à distinguer l’astrologie des divers  contextes, encore faudrait-il être capable de définir en quoi consiste le modèle sociohistorique de l’astrologie. C’est l’absence même d’un tel modèle qui conduit Moysan à user de tels expédients. Mais Moysan n’est pas encore prêt psychiquement à reconnaitre qu’il est parti sur de fausses bases. Il faudra attendre probablement un transit de Pluton sur son thème mais ne nous –t-il pas dit que sur le plan psychologique, le tempérament  restait immuable ? Il lui faudra pour cela remettre en cause la confiance qu’il a accordée, bien à la légère, à cette tradition à laquelle il s’accroche avec l’énergie du désespoir, persévérant dans l’erreur même quand on lui montre le droit chemin.  Mais c’est peut être son manque de jugement qui l’aura conduit à attendre de l’astrologie qu’elle y remédie.
JHB
13 octobre 2013
Ais

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