pour une réforme de l’enseignement astrologique

Posté par nofim le 14 octobre 2013

Pour une réforme de l’enseignement astrologique

Par  Jacques Halbronn

 

 

 

Certains regrettent les débats qui agitent périodiquement le milieu astrologique. Selon nous, ces débats sont un signe de bonne santé. Celui qui n’a même  plus la force de tousser est condamné à terme. Donc oui, il faut que l’astrologie tousse. Qui sont les fossoyeurs de l’astrologie, ceux qui veulent l’embaumer ou ceux qui veulent  restituer son noyau dur ?  On sait que l’astrocyclologie est une chose très simple à formuler mais elle ne semble pas pouvoir s’imposer sans qu’elle soit venue à bout d’un certain nombre de dragons qu’il faut bien combattre. Tout débat passe par un combat. Cela dit,  en ce qui concerne la communication en direction du public, on peut en principe se contenter d’exposer  le système tel que nous l’avons restauré si ce n’est qu’immédiatement  des astrologues comme Christian Moysan se présentent pour défendre la « vraie » astrologie et en exposer les réussites sensationnelles. L’accouchement est laborieux !

Ceux qui croient que l’important est que les astrologues soient d’accord sur les « bases »,  s’unissent autour d’elles pour se défendre contre ceux qui remettent en question les dites bases  ne rendent pas service à l’astrologie. Car ce qu’ils ne comprennent pas, c’est l’ampleur du rejet de l’astrologie dans le public, si ce n’est que ce rejet s’exprime par le refus de fréquenter les réunions astrologiques et non par une attaque en réglé.  Le temps où l’astrologie faisait l’objet de nombreux pamphlets est révolu, c’était encore un point positif  mais on n’en est même plus là.  La critique de l’Astrologie ne peut donc venir que de l’intérieur, de ceux qui ne sont pas victimes de cette image désastreuse parce qu’ils sont venus à l’astrologie en un temps où l’atmosphère des rencontres astrologiques était encore respirable. On pense aux années soixante-soixante-dix qui semblent désormais à des années-lumière, un âge d’or révolu !

En termes de stratégie, nous avons proposé de faire venir à l’astrologie des milieux non astrologiques, tant les astrologues sont prisonniers d’un savoir-faire qu’ils ne veulent pas lâcher, brader, ne voulant pas reconnaitre qu’ils ont perdu leur temps, parce que engagés dans un cul de sac. Oui, il y a eu des générations sacrifiées du fait d’un miroir aux alouettes.

 

L’accroche de l’astrologie pour le public, c’est son enseignement qui en donne une image rassurante mas ô combien fausse. En fait, les élèves qui se lancent dans ce domaine – et on notera qu’il y a très peu de jeunes de moins de 40 ans et très peu d’hommes, parce qu’ils sentent le piège de loin –se voient présenter toute une série de notions, de techniques, de dispositifs tous plus ingénieux les unes que les autres. On vous fait un bel exposé sur le cycle en astrologie avec les aspects successifs qui ponctuent le rapport évoluant entre deux astres.  Mais on oublie un tout petit détail – l’affreux détail ! – à  savoir que des cycles, il y en a beaucoup. On pense à cette  baby sitter qui reçoit les mamans en leur faisant croire qu’elle ne s’occupera que de leur enfant et qui en fait en a une douzaine à charges, ce qu’elle se garde bien de signaler.

Et il y a pas mal de « détails » de ce type que les enseignants omettent de préciser comme lorsqu’ils font la biographie de tel personnage connu ou le thème de tel événement  dont tout le monde a entendu parle. Ils montrent évidemment que tout ce que l’on en sait est dans le thème, preuve à l’appui !  En fait, on est là en face d’une astrologie « explicative » qui marche très bien pour le passé et le connu et plus du tout pour ce qui est inconnu, à venir. Supercherie d’enseignant !

En fait, un des points les plus problématiques pour l’astrologie concerne le rôle du contexte et il est vraiment passionnant de voir comment les astrologues en traitent si ce n’est que cette affaire n’est pas abordée de façon très claire.

On le montrera au vu d’un des textes que Christian Moysan laisse sur le site Face Book Aldébaran que nous avons mis en place, voilà déjà plusieurs mois, à l’occasion d’un commentaire de Fréderic Barbet :.
F.B. : vous ne tenez pas compte des milieux ,de l’environnement, du réel qui ont concouru à l »explosion de la centrale nucléaire ou à l’élection d’un président plutôt qu’un autre à un moment donné

C.M. : Contrairement à ce que vous pensez, « les milieux, l’environnement, le réel » sont figurés dans tout Ciel, pour peu que la connaissance de son contexte permette de les symboliser. Chaque Ciel est un microcosme qui se suffit à lui-même, qui contient tous les tenants et les aboutissants de la situation qu’il exprime, sous forme de symboles qui ne sont que des déclinaisons des archétypes universels.

Chacun sait que l’accident nucléaire de Fukushima a été provoqué par un tsunami lui-même provoqué par un séisme ; un séisme symbolisé par Uranus. Certes, Uranus figure tout autant les avions, la démocratie, internet, etc, mais à Fukushima le 11 mars 2011, c’est par un séisme que l’énergie cosmique uranienne s’est manifestée. On objectera que les séismes sont monnaie courante au Japon, mais ce qui est moins courant, c’est un séisme de la magnitude de celui de Fukushima. Sa puissance exceptionnelle et dévastatrice est logiquement figurée par une configuration du même ordre : l’opposition exacte d’Uranus à la Lune natale du Japon (cf. carte du Ciel). Une Lune qui symbolise à la fois la population et le territoire, du fait de sa position en maison IV.
Le tsunami ? Neptune. Pas n’importe quel Neptune, qui, dans un autre contexte, pourrait figurer un toxicomane, une mystique ou un anesthésiste ; un Neptune ici angulaire en maison VII et qui symbolise à l’évidence l’océan ennemi, la vague gigantesque du tsunami. Ennemi particulièrement destructeur car ce Neptune transite au carré exact de Vénus radicale, autre symbole de la terre japonaise, par sa position en Taureau, sa domination sur la Lune et la maison IV.
L’astrologie est un langage symbolique susceptible d’exprimer et de rendre compte de la réalité de tous les évènements survenant ici-bas, dans leur irréductible spécificité, par l’incarnation terrestre à un endroit et un instant précis de ces archétypes universels que sont les planètes et les signes ».

 

Notre commentaire : en fait si l’on décrypte ce texte, on en arrive à une conclusion assez confondante et qui donne une idée de la confusion dans laquelle des gens comme Moysan ont été victimes  d’un enseignement fallacieux auquel ils sont attachés comme à la prunelle de leurs yeux, et qu’ils se sont appropriés, étant plus royalistes que le roi comme le sont les épigones.

En fait, Moysan n’a aucune idée de ce que l’astrologie peut prévoir et c’est pour cela qu’il botte en touche en affirmant qu’elle peut tout prévoir. On dira, sans trahir la pensée de Moysan, qu’elle peut prévoir ce qui est arrivé et/ou ce qui va arriver. Mais il y a le contexte. Moysan nous explique qu’après coup, l’on s’aperçoit que rien n’échappe à l’astrologie mais que l’on ne pouvait le déterminer à l’avance. C’est un peu comme pour les centuries de Nostradamus que l’on ne comprendrait qu’après coup mas qui n’en seraient pas moins saisissants de précision quand on sait ce qui s’est passé. Le tout est de trouver dans le thème ce qui renvoie aux faits que l’on nous soumet et un astrologue qui se respecte ne saurait revenir bredouille, nous dit-on d’un tel défi. V voilà donc ce que l’on enseigne dans les écoles d’astrologie depuis des décennies.  Et ce n’est déjà pas si mal car les clients attendent aussi qu’on leur explique astrologiquement ce qui leur est « arrivé ». Dans le mot « arrivé », il y a l’idée de quelque chose qui a trouvé telle ou telle conclusion, bonne ou mauvaise. Or, il est très improbable que l’      astrologie puisse prétendre à valider l’aboutissement de choses, elle qui est plutôt voué à traiter des causes que des effets, lesquels sont de l’ordre de la contingence. Mais Moysan nous a fait comprendre par ailleurs que l’astrologie ne marquera pas de points si elle ne contrôle pas la fin ultime des choses. C’est comme de dire qu’une femme n’est pas enceinte tant qu’elle n’a pas accouché ! Or, de nos jours, avec l’échographie, on peut constater qu’il y a un embryon, un fœtus quand bien même la naissance n’aurait pas lieu, in fine, normalement. Nous pensons pour notre part, que ce qui importe pour l’astrologie, c’est la mise en œuvre, en chantier  qui couvre un très grand nombre de cas y compris les avortements et les fausses couches et pas seulement les « mises au monde ». Et cela vaut dans tous les domaines.  Nous dirons que l’astrologie s’intéresse aux  « espérances » et pas seulement aux réussites (d’un mot qui indique ce qui est sorti au bout du compte, sucre, en italien).

.Mais passons à la partie prospective telle qu’elle s’offre à l’élevé Mosan, choisi parce que c’est un cas typique de la formation astrologique actuelle. Cette fois, il reconnait que sans le contexte, son radar astrologique est totalement aveugle. Or,   si l’on s’en tient à ses propos (reproduits sur aldébaran), le contexte ferait partie intégrante de l’astrologie maximaliste  du sieur Moysan mais celle-ci est muette si elle ne reçoit pas cet « input » du contexte et ce, bien évidemment, à très court terme car qu’est-ce qu’un contexte à long terme, du genre 36 ans  à l’avance (suivez mon regard !) Le contexte c’est ce qui vient parachever le pronostic  mais le pronostic à la Moysan, est assimilable au contexte, il en est indissociable, en réalité….On est dans le tout ou rien avec Moysan.

Nous nous opposons vigoureusement à un tel enseignement reçu et véhiculé par Christian Moysan et nous soulignerons à quel point cet astrologue est beaucoup plus formé  à l’astrologie individuelle qu’à l’astrologie mondiale car somme toute il est  plus facile, au vu du contexte de la personne, de faire le tour de ce qui peut lui arriver dans sa vie à court terme. Moysan n’’est d’ailleurs pas le seul  parmi ceux qui ont surtout appris à interpréter de thèmes à se lancer dans la Mondiale en s’efforçant d’ailleurs de disposer de leurs chers thèmes genre « Ingres »,  thème de pays, de république etc.qui permettent de capter toute la spécificité de la situation.

Le drame, c’est que les situations que prévoit l’astrologie relèvent de la vie des sociétés bien plus que de la vie des personnes, le parallèle étant très discutable. Un empire peut se constituer ou se défaire et il n’y- a rien de comparable au niveau du psychisme individuel n’en déplaise à certains astropsychologues ou astropsychanalystes et en tout cas rien d’aussi observable objectivement, au niveau des archives et des annales.

Pour notre part, nous pensons que les grandes lignes sont prévisibles des décennies voire des siècles à l’avance car il y a une certaine pérennité des situations sociales à travers les âges. Mais pour cela encore faut-il disposer d’un modèle cyclique pertinent et  transparent que chacun puisse comprendre. Si l’on fait un audit des outils prévisionnels dont disposent les élèves en astrologie en fin d’études, l’on s’aperçoit que les informations qu’ils fournissent se contredisent entre elles, du fait du chevauchement des cycles, ce que l’élève finit par découvrit, ce qui ne peut que le perturber et l’échauder.  D’où l’importance extrême du contexte qui va servir de ligne directrice de substitution. Dans une réunion, c’est le contexte qui fait converger les discours astrologiques et non un modèle central inexistant.

Situation pathétique que celle de cet élève à qui l’on a appris en première année la belle séquence zodiacale et  l’agencement des révolutions planétaires emboitées les unes dans les autres (Loi de Bode) et qui s’aperçoit progressivement qu’on l’a emmené en bateau et que tout ce bel édifice est terriblement embrouillé et ressemble beaucoup à une auberge espagnole, c’est-à-dire que chacun y trouve ce qu’il y apporte.

..En effet, dans la pratique actuelle de l’astrologie mondiale et nous nous appuyons sur des réunions astrologiques très récentes,  l’on tend à privilégier les entrées de planètes dans les signes (cf. le programme de Source pour 2013-2014). Cela crée un étonnant calendrier  qui ne suit plus l’ordre zodiacal mais celui des entrées successives dans les signes, ce qui fait qu’il faut constamment improviser pour maintenir un semblant de cohérence, le nombre de combinaisons possibles étant incommensurable et ne pouvant s’enseigner.  : On peut avoir d’abord Jupiter puis Pluton puis Saturne, puis Uranus qui entrent en scène et puis les signes concernés peuvent être le bélier, puis le cancer, puis le taureau, puis le sagittaire (exemples fictifs précisons-le)  à l’astrologue de se débrouiller avec tout ce fatras ! On ne reviendra pas sur  le caractère éminemment discutable d’une telle façon de privilégier les « conjonctions «  planètes-débuts de signes qui semble être (re)devenue, depuis quelque temps,  très  à la mode et qui est à cent lieues des travaux de Barbault  sur les cycles, dans les années  soixante. En fait, chaque astrologue travaille à sa guise et « pique » dans le thème ce que bon lui semble. Car ; heureusement il y a le contexte qui régule, unifie et qui rassemble si bien qu’il n’y aura pas de voix discordantes puisque c’est l’astrologie qui tourne autour du contexte et non le contexte autour de l’astrologie.  C’est l’œuf de Colomb. Il fallait  y penser.

Alors effectivement, à ce prix-là, les astrologues peuvent offrir un front uni au public, puisque l’apport proprement astrologique est dérisoire et subsidiaire, il leur suffit d’avoir en partage une certaine culture extra-astrologique – celle de l’honnête  homme du XXIe siècle-  pour faire illusion quant au consensus proprement astrologique. Ce sont ces astrologues qui sont des anti-astrologues et non pas ceux qui entendent  comme nous,  constituer un modèle central obéissant à des stades qui ne varient jamais. De la sorte, en effet, les astrologues au lieu d’être à l’avant-garde de la prospective se retrouvent à l’arrière garde car évoquer le contexte, c’est aussi  tenir compte des prévisions qui circulent dans tous les domaines et que les astrologues adoptent, ce qui ne va d’ailleurs pas sans risque. Au lieu de montrer la voie, les astrologues  ne font plus que répéter le discours ambiant  en le traduisant dans leur jargon !

 

JHB

14  10  13

 

 

 

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