Retour sur une prévision astrologique pour 1995

Posté par nofim le 16 octobre 2013

 

 

« L’astrologie selon Saturne ». Retour sur une recherche (1994-95)

Par Jacques Halbronn

 

Il y aura bientôt 20 ans,  nous avions publié  une plaquette intitulée « L’astrologie selon Saturne » (Supplément au Bulletin de la SAFn°9, Ed. de la Grande Conjonction. Dépôt légal à la Bibliothèque Nationale, Paris) et il nous est apparu judicieux d’examiner où nous en étions à l’époque et quels sont les obstacles que nous avons eu à franchir pour en arriver là où nous en sommes arrivés à la fin de cette année 2013. La relecture de ce texte nous semble à la fois très proche et très lointaine. Nous étions, faut-il le souligner, dans l’après  1989.

Au départ, nous expliquions que nous voulions montrer ce qui se passe lorsque Saturne passait à 0° Bélier et nous proposions 7 exemples espacés de 30 ans en 30 ans. (p.7) sous le titre « Les 7 fourchettes de  1789 à  1995 ». On notera que déjà à ce moment-là, nous jouions cartes sur table avec une seule et même planéte revenant sur un même point du ciel Nous parlions alors d’une « approche » de Saturne du 0° Bélier.

A l’époque, nous distinguions encore entre les moments où Saturne «transitait » les équinoxes et le moment où il transitait les solstices. Nous écrivions – (p.5) que « lorsque Saturne approche d’un point équinoxial (0°  Bélier  ou 0° Balance), il introduit un climat de tensions internes au sein de chaque société  plutôt que d’affrontements entre Etats. (…) En revanche, quand il s’approche d’un point solsticial (°0° Cancer ou 0° capricorne) il privilégie les guerres nationales sur les guerres civiles (.)L’équinoxe fait tomber les barrières entre les entités politiques (crise de la cité), le solstice les rétablit. Inversement, l’équinoxe multiplie les conflits internes, les mouvements corporatistes (poujadisme) tandis que le solstice les atténue, les marginalise »

 

Nos observations nous conduisirent  à pense que l’impact astrologique anticipait sensiblement le passage de Saturne sur le 0° Bélier, et nous avancions une orbe de 7° mais notre tableau donnait  les « fourchettes » (cf. supra) de 342°-353°, notre étude se limitant à la France Nous écrivions « Le point commun à ces moments particuliers (…) est une volonté de  revenir au contrat social initial et ne pas accepter sans sourciller la rente de situation des hommes ou de la caste en place. »

Dès cette époque, nous accordions la plus grande importance au cycle de 7 ans  (p. 12) et nous rapprochions Saturne de la Lune en ce qui concerne les chiffres émanant de leur révolution. Nous insistions aussi déjà sur le facteur humain : «  Nous pensons que la planéte agit sur les individus et provoque chez chacun d’eux diverses réactions censées calmer ou satisfaire une pulsion intérieure »

Nous remettions déjà en question une certaine servitude de l’astrologie par rapport à l’astronomie : » Il y aurait comme un postulat à l’arrière-plan : l’astrologie doit se servir de tout  ce qui fait sens au niveau astronomique. Elle se veut un commentaire de ce qui est produit par l’astronomie (…) Pour nous, le ciel est d’abord subjectif, c’est-à-dire qu’il est d’abord  ce que nous en voyons et en connaissons et que peu importe si ce que nous en percevons n’est pas correct  aux yeux de la science moderne »

Nous nous arrêtions sur les modalités de la division en 4 du cycle de Saturne sur le modèle de celui de la Lune. Nous répondions à l’époque « En se servant  des quatre saisons (.. ;) Mais on allait évidemment  devoir transposer  ce que le Soleil fait en un an, Saturne le ferait en près de trente fois plus et bien entendu les « saisons » ainsi délimitées, n’auraient pas le même fondement     que celles rythmant la météorologie » (p. 16)

Portons à présent un regard rétrospectif sur de tels propos : ce qui  frappe immédiatement, c’est notre rapport aux étoiles fixes. Néanmoins nous  écrivions (P, 16) « Saturne  fut choisi parmi toutes les planètes errantes. Il n »était  évidemment pas question  de prendre une ces »étoiles fixes » car leur  fixité même les disqualifiait.  Les étoiles fixes  joueraient en revanche à merveille le rôle des chiffres  figés sue un cadran »

Cela dit, nous n’envisagions pas à l’époque encore de remplacer la division en 4 par les équinoxes et les solstices par une autre axée sur les 4 étoiles fixes royales. Toutefois le phénomène que nous étudions était déjà bel et bien articulé sur des périodes de 7 ans, ce qui montre bien à quel point nous n’étions pas au départ obnubilés, le moins du monde, par les fixes contrairement  à ce que d’aucuns veulent faire croie.

Un autre point qui fit l’objet par la suite de remaniements importants est le fait que nous  nous rendrions comporte qu’au sein d’un cycle de 7 ans, il y avait  un temps fort et un temps faible et qu’il n’était donc pas nécessaire –contrairement au Songe de Joseph- d’alterner une  phase de 7 ans forte avec une autre faible.

Ce qui nous ramène à un point essentiel à savoir que si la conjonction de Saturne avec un point fixe (tropique ou sidéral) était la clef de voute du cycle de 7 ans, il y avait aussi un autre point, qui, à l’inverse, correspondait à un temps de rupture de l’énergie conjonctiionnelle. Dès lors, la question qui se pose était celle-ci : l’astrologie était-elle responsable de la « disruption » ou bien était ce là un effet par défaut, comme la nuit par rapport au jour. ?

On en arriverait progressivement à l’idée selon laquelle  parmi les évènements les plus marquants, une proportion importante était due non pas à un effet cosmique mais à son absence, son manque, ce que l’on peut appeler le « mi- point » entre deux sources d’énergie. Ce qui était a demeurant le cas de 1989 en dépôt de ce que Barbault affirmait avec la conjonction Saturne-Neptune.  Comme en médecine, c’est la maladie qui est plus remarquable que l’état normal.

Au bout du compte, ce que nous avions étudié dans « L’Astrologie selon Saturne », n’était-ce pas justement un temps de disruption avec l’approche du bélier alors que les conjonctions se trouvaient au début poissons ? Dès lors, les évènements ainsi mis en avant ne correspondaient—ils pas à des périodes de décentrage  à commencer par 1789  qui  remet en question l’autorité royale et met en avant le peuple? Or, le peuple n’a de véritable dynamique qu’en phase de disruption et il la perd en phase de conjonction, ce qui signifierait que l’astrologie est du côté du pouvoir d’une minorité, d’une élite  ce qui est d’ailleurs la condition même de tout recentrage, à moins qu’il n’y ait une infinité de centres. On retrouve exactement la même configuration en 1848, qui voit la fin définitive du régime monarchique en France, avec la Seconde République (encore que la monarchie ait eu des occasions de revenir  au début de la Troisième République, avec Henri V, cf.  Notre thèse d’Etat. Le texte prophétique en France, Université Paris X, 1999, Ed du Septentrion)

Mais notre fourchette était en fait trop étroite car la disruption ne se limite aucunement à la fin des signes mutables mais bat son plein avec Saturne dans les signes cardinaux et bien entendu, il n’y a aucune raison de s’en tenir à l’une des quatre disruptions, mais il faut considérer les 4 au milieu des 4 cycles de 7 ans que comporte une révolution pleine de Saturne. C’est ainsi que Mai 68 a lieu avec Saturne au début du bélier  et correspond sans le moindre doute  à une crise du pouvoir.

Nous avions publié nos travaux bien avant la grève de 1995 (qui allait  d’ailleurs perturber  l’un de nos congrès tant la vie quotidienne avait été atteinte notamment au niveau des transports. Saturne était alors à 18° Poissons, donc en fin de période conjonctionnelle.

Nous écrivions alors (p. 10) : « 1995 ?  Un événement  à venir et à deviner, le dernier rendez—vous important avant l’An 2000 : Faut-il vraiment  s’attendre à  un événement remettant en cause  le pouvoir ou débouchant sur des réformes majeures, comparables à celles demandées par le Front Populaire (Saturne  en poissons, 1936)  Faut-il y voir  une période de grèves très dures et  durement réprimées ? » Les historiens ont considéré que rien de comparable  n’avait eu lieu depuis près de 30 ans.

Voilà ce qu’on peut lire,  à titre d’exemple sur Wikipédia sous le titre « Les grèves de 1995  en France » :

« Les grèves de 1995 en France contre le plan Juppé de 1995 furent à leur époque les plus importantes depuis celles de Mai 68. Le nombre moyen annuel de jours de grève en1995 a été six fois supérieur à celui de la période 1982-1994. Du 24 novembre au 15 décembre, des grèves d’ampleur ont eu lieu dans la fonction publique et le secteur privé contre le « plan Juppé » sur les retraites et la Sécurité sociale. Le mouvement social de l’automne 1995, souvent réduit à la grève des transports publics, très visible et fortement médiatisée, a concerné également les grandes administrations (La PosteFrance TélécomEDF-GDFÉducation nationale, secteur de la santé, administration des finances, etc.). »

Pouvait-on prévoir qu’ une telle crise aurait lieu  quelques mois après l’élection d’un nouveau Président de la République ?

 

On nous accordera donc que nous avions réussi un joli coup prévisionnel par cette brochure qui circula largement au Salon de l’Astrologue, à Paris.

Non seulement, nous avions avancé une date qui ne correspondait pas au calendrier électoral – (la prévision était antérieure à l’élection présidentielle qui vit Chirac succéder à Mitterrand), mais nous avions indiqué le type de problématique d l’évènement au lieu d’expressions vagues comme un moment « grave » et enfin, nous avions appuyé notre prévision sur une série de dates correspondant à une même configuration astrale et non pas à un faisceau de planètes. Six ans après le « succès » de Barbault avec son cycle Saturne-Neptune conjoint en 1989, nous ouvrions ainsi une voie nouvelle à l’astrologie mondiale d’expression française, même si notre modèle n’était pas parvenu à sa formulation la plus achevée tant sur le plan théorique que pratique. On notera que dans les deux cas, Saturne est à l’honneur : dans un cas, un cycle de 36 ans avec Saturne-Neptune ; dans l’autre de 29 ans avec Saturne-Point Vernal.

Etrangement, ce succès d’une astrologie « tropicalise » allait paver   la voie de  la victoire d’une astrologie stellaire tout comme le succès de 1989  allait, selon nous, montrer, au bout du compte, à quel point la conjonction n’est pas la référence pour rendre compte des crises et des démantélements.

 

 

JHB

15. 10.13

 

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