L’indice conjonctionnel en astrocyclologie

Posté par nofim le 18 octobre 2013

La phase ascensionnelle et la (re)prise de contrôle

Par  Jacques Halbronn

 

Nous avons montré dans un certain nombre de textes quelle était l’idéologie sous-jacente au fait astrologique et l’on peut dire qu’elle est liée à l’instauration d’un pouvoir fort et centralisé, qui s’exerce aussi largement que possible et donc est voué à une certaine expansion/extension territoriale…A contrario, la crise du phénomène astrologique c’est-à-dire conjonctionnel –quand Saturne est aussi éloigné que possible des 4 étoiles fixes royales- se situerait aux antipodes de l’esprit astrologique notamment en multipliant les centres de décision au point de constituer des cellules réduites à la famille, au clan, ce qui aboutit à ce que chacun ait droit à un thème astral ce qui est une idée destructrice pour l’Astrologie.

Autrement dit,  ce qui doit focaliser l’investigation astrologique concerne l’exercice du pouvoir et ses dysfonctionnements et non quelque désordre psychique. La carte du ciel représente le monde et non l’individu et arrêtons de parler du microcosme et du macrocosme autrement que pour faire image. (cf. l’Homme Zodiaque). Il est d’ailleurs probable que l’astrologie individuelle ait d’abord été médicale mais ce fut d’abord à destination des Princes de ce monde…

Il faut s’attendre en phase ascensionnelle de Saturne, dans cette montée qui traverse le signe fixe (28 mois, autant que de degrés en quelque sorte) à un certain remembrement (et à l’inverse à un démembrement). C’est cette dialectique qui a manqué à Barbault et qui a rendu ses prévisions si  vagues, en se contentant de porter un jugement au niveau des résultats et non des dynamiques. Or, l’astrologie ne peut prétendre prévoir comment les choses se terminent mais bien comment elles commencent. Elle traite du vouloir, de la volonté, ce qui est à rapprocher du pouvoir, de la potentialité. Deux verbes (vouloir et pouvoir) qui ne présagent pas du résultat,  de la réussite. Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer. Le résultat, c’est pour les ignares qui n’ont aucun sens de la façon dont les choses suivent leur cours.  On ne peut pas feindre d’être enceinte dans son corps mais on peut adopter un enfant. Les faits (passé du verbe faire) sont faciles à contrefaire !

Quand quelqu’un est marqué par la dynamique saturno-stellaire, et quand un nouveau cycle commence, (30° avant la conjonction, approximativement)- il aura tendance à vouloir s’occuper de tout et à ne plus déléguer à qui que ce soit la conduite de ses affaires. Il s’efforcera donc de reprendre le contrôle de  ce qui tend à lui échapper du fait d’une certaine délégation des responsabilités (sous-traitance). Ce sera la fin, du moins pour un temps, du laisser faire.

C’est la fin des fiefs que les uns et les autres s’arrogeaient aux dépends du pouvoir central, des particularismes régionaux.  Rien ne doit, en principe, échapper à l’emprise conjonctionnelle vers l’unité, l’abolition des frontières. Inversement, certains jubilent quand tout se compartimente car ils se disent que les choses seront à leur mesure, c’est-à-dire de faible dimension, ce qui ne fera pas trop  ressortir leur petitesse.

On peut donc dire que le saturno-stellaire est alors envahi, possédé, par une extraordinaire volonté de comprendre, c’est  à dire d’embrasser un maximum de choses. Inversement le fait de se faire remplacer par autrui sera un signe de « descente » de l’indice saturno-stellaire, de fin de règne. On notera d’ailleurs que la courbe de l’emploi doit remonter avec la fin du centralisme car le saturno-stellaire est le champion de la productivité et à lui tout seul il vaut une armée à lui tout seul. Il a l’œil sur tout, il faut que tout passe par lui. Il y a du jupitérien dans ce Saturnien en pleine ascension tout comme il y a du saturnien dans le Saturne qui décroit, c’est pourquoi il est vain d’attribuer ces deux processus à deux astres différents alors que ce sont les faces d’une même médaille.

En phase saturno-stellaire, les gens qui sont en phase veulent à tout prix toucher tout le monde, ce qui exige de tenir un langage accessible au plus grand nombre, d’où l’idée récurrente de désenclavement, de sortir du ghetto, de renoncer à des formulations obscures et non immédiatement intelligibles.

On aura compris que cette tâche titanesque n’est pas à la portée du premier venu et que les saturno-stellaires qui sachent aplanir les choses ne courent pas les rues.

Qui ne voit, à nous lire, à quel point seul un modèle unique, fournissant des indications claires et non contradictoires – ce qui serait le cas avec plusieurs cycles peu ou prou redondants-peut correspondre à une phase conjonctionnelle ? C’est pourquoi Barbault s’efforça, à une certaine époque, d’y parvenir. Disons que la plupart des astrologues d’aujourd’hui y ont renoncé et vivent une sorte de convalescence de gagne-petit. Ils veulent une astrologie à leur taille, c’est-à-dire clivée, cloisonnée comme s’ils étaient agoraphobes, qui passe par le thème astral, mixture qu’ils savent préparer avec art et qui n’est qu’un cache-misère. D’ailleurs, le paradoxe de la pénurie, c’est qu’un mauvais produit exige plus de talent pour le préparer qu’un bon produit qui se suffit à lui-même. Donc ces astrologues ont besoin d’une astrologie qui fuit de toute part pour pouvoir se faire valoir.

En ce moment, nous sommes en phase ascensionnelle. Ouvrons nos yeux pour repérer cette pulsion chez certains à vouloir reprendre le contrôle de leurs entreprises, en bannissant tout ce qui vient en entraver, en retarder la dynamique, en balayant, en abolissant tout ce qui vient réduire leur marge de manœuvre., ce qui peut impliquer  une démarche qui peut se révéler impitoyable et qui écrase tout sur son passage, qui lamine à la façon d’un bulldozer. Rien ne saurait résister à leur « blitzkrieg »! Le traité de Rome est l’exemple d’une telle dynamique unitaire, qui vise à dépasser les frontières à l’instar de guerres de conquêtes. A l’inverse 1989 correspond à une chute de l’indice conjonctionnel et voit les frontières se dresser. D’aucuns y ont vu une victoire des « nations » mais aux yeux de l’astrocyclologie, c’est tout sauf un phénomène conjonctionnel et il  serait temps que l’on admette que la conjonction Saturne-Neptune n’y est strictement pour rien, elle ne faisait, si l’on peut dire que passer. Ce succès  prévisionnel revendiqué par Barbault est un dégât collatéral.

 

 

 

JHB

18. 10.13

 

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