L’autoportrait astrologique, un must déontologique

Posté par nofim le 20 octobre 2013

 

 

L’astrologue  face à   son astrologie.  Déontologie de la profession.

Par   Jacques  Halbronn

 

Dans un souci de déontologie, nous pensons que tout astrologue qui se respecte devrait  rédiger un mémoire mettant en équation sa propre vie selon l’astrologie qu’il préconise et qu’il applique auprès de ses clients et que ceux-ci puissent éventuellement consulter.

Les clients se feraient ainsi une idée assez juste de la façon de travailler de « leur » praticien et des outils dont il dispose, sans parler des éléments contextuels, extra-astroloiques, qu’il fait entrer en jeu. On pourrait parler d’un autoportrait astrologique.

De ce fait, les clients auraient une  perception plus globale de la façon dont l’astrologue-conseil se sert de son Astrologie, de quelle façon il parvient à « couvrir » les années qu’il a vécues.

Ils se rendraient ainsi compte, pensons-nous, du caractère excessivement alambiqué des explications d’ordre astrologique chez de nombreux praticiens, sautant en quelque sorte du coq à l’âne, c’est-à-dire d’un signe à l’autre, d’une planéte à l’autre, selon les cas.

Cet exercice serait d’autant plus instructif qu’il serait réalisé dans les conditions optimales. L’astrologue parlerait de ce qu’il (elle) connait, c’est-à-dire lui-même (elle-même) alors que ce n’est pas toujours le cas, loin de là, lors d’une consultation, réalisée dans des conditions variables et rarement idéales, du fait même de la relative briéveté de l’échange.

Bien entendu, nous nous mettons à la disposition des astrologues pour les aider à mener à bien cette entreprise, en recourant à l’astrocyclologie.

L’astrologue, d’ailleurs, en réalisant cet autoportrait prendrait mieux conscience de la valeur des outils dont il dispose et cela pourrait et devrait le conduire à rechercher un cadre, un support comme celui que nous proposons. On peut supposer que s’il est obligé de se servir du thème natal, des transits, des révolutions solaires, sur une période d’une cinquantaine d’années, cela risque de pendre énormément de place et cela devient alors  une véritable usine à gaz. D’où la nécessité de faire simple et de se situer dans les grandes lignes.

Il faudra aussi faire la part de ce qui est et n’est pas prévisible – par avance- par le moyen de  l’astrologie. L’’exercice autobiographique est un piége- comme d’ailleurs toute forme de biographie- en ce que l’on ne sait pas où s’arrêter, se limiter dans les explications données après coup. Nous conseillons aux praticiens de ne pas chercher à expliquer ce qu’ils n’auraient pas pu prévoir, sinon cela devient de la publicité mensongère !

Le probléme, malheureusement, c’est que l’astrologie, telle qu’on la pratique habituellement, peut tout expliquer après coup et que l’astrologue n’en connait pas bien les limites. La tentation est grande de faire du zéle et d’outrepasser les limites de l’astrologie. C’est alors l’astrologie qui s’adapte au contexte et non le contexte qui vient s’articuler sur l’astrologie.

Que l’on nous comprenne bien : s’il est vrai que nous avons dit que nous ne dépendions pas tous directement des configurations astrales – et nous renvoyons à ce que Ruperti dit de l’approche transpersonnelle – notre vie n’en est pas moins affectée indirectement, par ricochet voire par capillarité. Il importe notamment que l’astrologue sache à quel groupe il appartient, au groupe des gens qui sont portés par le processus conjonctionnel ou à celui des gens qui profitent surtout des disjonctions  et cela vaut bien entendu pour ses clients qui pourront ainsi choisir en conséquence, encore qu’ils ne le sachent pas forcément eux-mêmes au départ.

En effet, en astrocyclologie, le montage du thème natal n’est d’aucune utilité pour déterminer ce qui nous arrivera au cours de  notre existence. On n’a pas entendu une plus grosse énormité que celle qui soutient que c’est le thème natal qui nous dit quelles sont les configurations auxquelles nous serons sensibles tout au long de notre existence. Le plus simple n’est-il pas de constater quelles sont les configurations qui sont récurrentes dans notre vie et cela sans avoir à passer par le biais bizarroïde du thème natal ? C’est ainsi que l’on commet de graves erreurs prévisionnelles ou que l’on se persuade que certaines configurations sont déterminantes pour nous alors qu’elles ne le sont guère, passant par la même occasion à côté des configurations vraiment marquantes (cf.  L’Astrologie Sensorielle,  in revue Cosmopolitan, janvier 1977)

Cette intrusion de l’astrologie du thème astral dans le champ de l’astrologie  cyclique nous semble spécialement mal venue ! Et la notion de transit des planètes sur le thème nous semble surréaliste et n’avoir aucun sens astronomiquement! Nous serions dotés d’une mémoire qui nous permettrait de réagir au degré près à ce qui vient passer sur un point de notre thème.  C’est cela que l’on veut présenter comme le nec plus ultra, la « vitrine » de l’Astrologie ? Une humanité régie par les mathématiques d’un bout à l’autre ? Nous pensons qu’il est plus sage de se contenter d’approximations, de généralités comme de savoir distinguer les saisons entre elles, les moments de la journée entre eux, sans avoir besoin d’un compas ! Que l’astrologie en revienne aux fondamentaux et ce sera déjà très bien !  Les astrologues ont cru qu’ils allaient l’emporter en faisant de la surenchère mathématique dans le domaine des sciences humaines, c’est un fantasme  scientiste qui met l’astrologie en porte à faux tant avec les sciences du vivant qu’avec les sciences « dures », qui ne pourront jamais gober  les artefacts astrologiques comme dans le cas du thème natal qui   abolit la cyclicité en mettant toutes les planètes sur le même plan. La synastrie nous apparait d’ailleurs comme le sommet d’un tel délire de mathématisation de l’humain.  Ce que nous propose l’astrocyclologie est bien plus modeste, à savoir qu’elle donne du temps au temps. Peu  à peu, nous découvrons quels sont nos repères périodiques, c’est-à-dire si la conjonction nous est favorable ou défavorable et si nous nous portons mieux ou moins bien  quand il n’y a pas de conjonction en vue. De la même façon, les enfants apprennent à parler en observant, en tâtonnant, en recoupant les sons qu’ils entendent et les situations où ces sons sont pratiqués. On ne peut dire grand-chose astrologiquement sur un enfant qui vient de naitre et c’est d’ailleurs pourquoi, en réalité, le thème trouve son utilité bien plus tard au vu du vécu de la personne, ce qui est paradoxal et montre à quel point l’idée de thème natal relève plus d’une mancie, d’une forme de divination (genethliomancie) fondée sur les conditions de la naissance..

Dans une démarche cyclique, nous pensons qu’il n’y a pas d’interrelation entre les cycles et donc la carte du ciel qui met en présence tout ce qui se passe en un instant T ne nous semble être d’aucune utilité d’un point de vue cyclologique, contrairement à ce qu’affirment tant d’astrologues ayant pignon sur rue. Autrefois, c’était encore pire : on  partait du thème et l’on dirigeait les points du thème les uns vers les autres, sans aucun rapport avec la réalité astronomique, cela s’appelait un thème « progressé » (directions, ce que Rudhya, hélas, n’avait pas jugé bon en son temps de rejeter) et cela permettait de circuler dans le temps et de fixer des dates, voire à  rectifier l’heure de naissance.

Déontologiquement, nous considérons que tout astrologue doit rendre public son autoportrait astrologique de façon à ce que la communauté astrologique puisse prendre connaissance de ses méthodes et éventuellement s’en alarmer.  A bon entendeur salut !

 

JHB

20 10 13

 

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