Le bien et le mal au prisme de l’astrologie

Posté par nofim le 20 octobre 2013

 

 

 

L’astrocyclologie face aux « bonnes » et «  mauvaises » planètes

Par Jacques Halbronn

 

Le mot “désastre” signifie  mauvais astre.(des-astre) mais aussi mauvaise fortune, ce qui signifie qu’astre est synonyme de bonne fortune. On rapprochera cela de malheureux qui s’oppose à heureux. Heure signifie déjà en soi « chance ». En hébreu, le « mazal », c’est aussi l’astre. En yiddish le « schlimazal » (mélange d’allemand (schlecht) et d’hébreu) signifie celui qui n’a pas eu de chance.  Mazal en hébreu, sans autre précision, veut dire la chance, même si l’on trouve le mot accompagné de « tov », bon comme on dit « j’ai eu de la chance » mais aussi « bonne chance ! ». On dit aussi en français “à la bonne heure” et “bienheureux”. En anglais, luck veut dire chance mais « unlucky » signifie malchanceux. On trouve cependant  aussi « Good Luck ».

En allemand  Glück (luck avec perte du G en anglais), signifie bonheur et Unglück mal chance.(glücklich : heureux) et l’on pourrait continuer  ainsi en bien des langues.

 

En astrologie traditionnelle, il y a les « fortunes », Vénus et Jupiter et les « infortunes », Mars et Saturne,  petites et grandes. Dans un précédent article, nous avons insisté sur le fait que les dialectiques ne devaient pas être représentées par deux astres mais par un seul, en tenant compte du fait que le cycle comportait un temps de présence et  un temps d’absence, et si l’on transpose ici  un temps de fortune et un temps d’infortune de chance et de malchance.

Il nous semble donc totalement ridicule d’avoir des « mauvaises » planètes. Le « désastre », c’est en fait la perte d’énergie conjonctionnelle. (Noter que catastrophe n’a rien à voir avec astre et se décompose en cata –strophe), ce qui signifie retournement, basculement (selon les dictionnaires étymologiques)/

Ce que l’on appelle en astrocyclologie la phase « disruptive » pourrait donc être qualifié de « désastre ». Comme ce fut le cas en 1989. C’est comme un château de cartes qui s’effondrerait. Or, c’est l »énergie conjonctionnelle (rencontre Saturne-étoile fixe royale) qui fait tenir debout la « Tour de Babel ».  Le désastre, dans le Tarot, c’est la Maison-Dieu. (L’Hôtel Dieu, l’Hopital)

Nous avons ainsi montré qu’il fallait impérativement dissocier mythologie et astronomie. On peut mettre en avant deux concepts opposés mais on ne saurait, pour autant, les associer à deux astres. Ce sont bien les deux facettes d’une même pièce (pile ou face) Cela met évidemment en cause le principe même du thème astral. Il est inconcevable notamment que deux forces de nature opposée puissent être conjointes astronomiquement.  Chaque planéte doit représenter à elle-seule un principe et son contraire. Si l’on part des « bonnes fortunes » que sont Vénus et Jupiter, il ne peut y avoir en astrologie de planètes correspondant aux mauvaises fortunes. Rappelons qu’en astrocyclologie, Saturne ne désigne pas une mauvaise fortune mais la dialectique Jupiter-Saturne, au niveau symbolique, laquelle résume toutes les dialectiques, ce qui évite les  redondances.

Ce fut une carence des théories sur le cycle que de ne pas signaler cette nécessité logique d’intégrer un principe et son contraire au sein d’une seule et même dynamique. De même, le changement ne saurait être représenté par une planéte mais bien plutôt par tel ou tel aspect entre la planéte et son partenaire (cycle planétaire, Saturne/étoile fixe royale en astrocyclologie)

C’est l’occasion de rappeler que l’astrologie est du côté de l’astre et non du désastre,  de la construction d’ensembles unitaires et non du côté leur démantèlement et de leur dislocation…

Le préfixe « dé », « de » ; « dys » etc indique cette idée de manque, d’absence, d’éclipse, de vacance (du pouvoir) tout comme la préposition « de » dont le dit préfixe dérive. (cf nos travaux en linguistique). On pense à dysfonctionnement, à distraction, à dégénérescence, à déviance, à déplaire, à défaire (défaite), à dénouer, à détoner, à déstabiliser. Même des mots comme « délimiter » indique cette idée de morcellement, de découpage. C’est aussi le cas de déterminer. Mais inversement, décloisonner est positif car il s’oppose à cloisonnement, comme l’est désenclavé. /Le champ (morpho) sémantique est très vaste et il n’est question ici d’épuiser le sujet et ses contradictions et complexités éventuelles.

La morale de tout cela est que l’astrologie doit attacher de l’importance à cette problématique de ce qui s’unifie et ce qui se « désunit » et notamment sur le plan prévisionnel.  Et c’est cette étape que n’a pas su franchir Barbault et qui a rendu son « succès » prévisionnel de 1989  aussi controversé puisqu’il associe un démantèlement, celui du bloc soviétique, à une conjonction, celle de Saturne venant rejoindre Neptune, ce qui est un contresens au regard d’une théorie cyclique qui se respecte. Il est clair aussi qu’aucune configuration astrologique ne saurait être associée de façon constante à un pays quel qu’il soit. Le rapport Saturne-Neptune et monde communiste est une aberration tout comme toute idée du même acabit, en rapport avec des études de thème, les « confirmations » étant dues au seul hasard et en faisant abstraction de ce qui se passe ailleurs, même si l’on peut admettre que sur telle période, une certaine focalisation se fasse ici plutôt que là mais cela ne dépend pas des astres mais des hommes, ce qui n’est pas la même chose car en astrocyclologie, les hommes, ce sont les capteurs de signaux et ils sont rares et là où ils se trouvent se passent les choses les plus marquantes (en bien comme en mal)..

Au regard de l’astrocyclologie, le « mal », c’est le « désastre », c’est-à-dire ce qui est « mauvais » et ce qui est manquant, défaillant.  Autrement dit, l’astrocyclologie n’est pas responsable du « mal » si ce n’est du fait d’une perte d’énergie, d’ »un relâchement qui sont inhérents à la notion même de cycle car il n’y a « retour » que s’il y a eu départ, Eté, que s’il y a eu Hiver, Jour que s’il y a eu Nuit, reconstruction que s’il y a eu destruction et ainsi de suite.

La seule chose que l’on attende de l’astrologie, c’est qu’elle nous indique les dates qui correspondent au « désastre » et que l’on sache quand ce désastre va intervenir et quand il va finir. Le problème, c’est que le malheur des uns fait le bonheur des autres et que l’astrologie est passée sous le contrôle des « petites gens » qui sont favorisées par ce « désastre » et qui veulent plier l’astrologie à leurs intérêts, notamment en affirmant que chaque personne a « droit » à un thème. C’est là une astrologie hérétique, déviante, qu’il faut dénoncer et éradiquer  et quelque part toutes les attaques contre l’astrologie visent un tel scandale..

 

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JHB

20  10  13

 

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