L’humanité transpersonnelle et l’astrologie

Posté par nofim le 21 octobre 2013

 

 

La dimension transpersonnelle  en Astrocyclologie

Par  Jacques  Halbronn

 

Lors de la découverte des nouvelles planétes, certains astrologues se demandèrent si tout le monde pouvait les capter en ce qui concerne leur influence( terme utilisé de façon très générale). C’ est ainsi, semble-t-il, que serait née l’astrologie dite transpersonnnelle.

Alexander Ruperti traite de cette question  dans un texte intitulé

« Les quatre niveaux d’interprétation d’un thème » (paru dans la revue Trigone en 1983, il y a 30 ans, et repris dans les Actes du Colloque « Jupiter et l’interprétation » en 1996.

 

Ruperti écrit :

 

« ‘Ce niveau-là n’est que pour quelques individus (.). L’individuation a pour but d’aider la société à élever le niveau socio-culturel ; c’est toujours à travers de grands individus qui n’ont pas voulu suivre les  chemins battus  (…) ce que Rudhyar appelle le transpersonnel. (…) Ce sont seulement les hommes qui ont eu la force  et le courage de s’individualiser, c’est çà dire de s’élever au-dessus du niveau de tout le monde qui ont pu rencontrer ce courant venu d’en haut, l’intuition si vous voulez qui leur a donné les idées-semences nouvelles, nécessaires pour leur époque.  Donc transpersonnel veut dire non seulement s’élever vers quelque chose de plus haut mais s’ouvrir à ce quelque chose, à ce plus grand tout dont on fait partie. Transpersonnel est ici pris au sens de « à travers » et non au sens de « au-delà » de la personne (.) On parle donc d’un quatrième niveau en astrologie et l’on peut interpréter les thèmes en fonction de ce niveau (.) Nous ne pouvons qu’être  une solution particulière  à quelque chose d’universel  (.) La seule différence entre le quatrième niveau et les autres, c’est le fait  qu’il vise un état futur (..). D’une manière générale, comme je l’ai dit, la possibilité de vivre au niveau individuel ou transpersonnel n’est pas inscrite dans le thème (.) Même si le rapport des trans-saturniennes avec les Angles du  thème ou les planètes personnelles peut donner une indication sur les possibilités de vie transpersonnelle qu’a une personne  cela ne dit pas si la personne  sera effectivement un instrument conscient, une réponse individualisée à un besoin collectif, un agent de pouvoir supra-personnel »

 

Nous avons récemment développé certains arguments (cf. le blog  Nofim) qui rejoignent quelque peu cette approche sur le transpersonnel. Nous pensons en effet qu’il y a une catégorie de personnes destinées à établir un contact remarquable entre des dimensions différentes. On pense aux médiums dans le rapport au monde des esprits mais il y a  certainement d’autres formes de « médiumnité » comme pour le contact avec le plan cosmique. Tout le monde n’est pas médium et il est donc vain de préjuger que chaque personne  a « droit »  à un thème astral. De même nous sommes assez réservés sur le fait que les tarologies fassent tirer les cartes par leurs clients comme si ces derniers étaient habilités à le faire. On peut aussi penser que les compositeurs sont des médiums avec certaines énergies qui ne sont pas accessibles à tous, même chez ceux qui ont reçu une certaine formation musicale. Les hommes politiques pourraient aussi, pour ce qui est des grands leaders, être des médiums mais justement cela a  à voir avec leur sensibilité au cosmos.

Nous ne suivrons certainement pas les astrologues qui parlent de planètes transpersonnelles car ces planètes ne sont connues depuis peu et nous ne concevons pas une astrologie qui se serait développée sans passer par les astronomes. Donc si les astronomes de l’Antiquité ignoraient ces planètes, celles-ci n’ont pas de raison d’être en astrologie, ce qui ne signifie pas que tout ce que les astronomes d’autrefois connaissaient doit ipso facto faire partie de l’astrologie.

Pour nous, l’approche transpersonnelle exige non pas que l’on passe par le thème natal mais bien par les cycles de vie qui ponctuent l’existence et dont les gens qui ont une dimension transpersonnelle  sont certainement marqués, à commencer par le cycle de sept ans. Toutefois, nous ne suivrons pas Pierre Lassalle dans son étude de ce cycle qu’il a fait partir de la naissance et donc qui n’est pas synchrone pour toute l’Humanité (cf  Maitrisez votre destinée par les cycles de sept ans, Editions  Terre de Lumière 2013). Le moment de la naissance n’est pas pour nous un point de départ viable.

Le texte que nous avons repris n’en est pas moins instructif : il montre notamment que l’universel et l’égocentrisme ne sont pas incompatibles. Celui qui entend agir au niveau le plus élevé, doit  absolument cultiver son potentiel au maximum. Il ne saurait donc le gaspiller, le galvauder. …

Il est essentiel que la société dans laquelle œuvre un tel personnage soit perméable à ses messages. Les singes eux-mêmes ne répercutent-ils pas ce qu’ils ont  appris à leurs congénères ? Or, en astrologie, les progrès dans la compréhension de ce savoir  n’affectent guère  la « communauté » des astrologues comme si le progrès dans la conscience de cette science  n’était pas ressenti comme  une priorité. Il y a sclérose et cela est fâcheux à bien des niveaux en ce qu’une astrologie de mauvais aloi se fait entente abusivement.

Nous avons expliqué que la perception des signaux cosmiques n’allait nullement de soi et que de toute façon il n  ‘était guère souhaitable que tout le monde soit directement branché car dans ce cas-là il n’y aurait pas de pouvoir, d’autorité. Le fait astrologique ne saurait se banaliser. C’’est dire ce qu’il y a d’inacceptable dans les exigences égalitaires.  Certes, au bout du compte, il y  a bien partage mais celui qui reçoit n’est pas celui qui donne même si celui qui donne a dû recevoir « d’en haut » ou en tout cas d’ailleurs. .

L’astrologie n’est pas du domaine de la Nature. Elle emprunte certes des éléments à la Nature et notamment à l’astronomie mais en aucune façon elle ne saurait se voir dicter son message par les modèles de la Nature à commencer par le système solaire qui, pour l’astrocyclologie, ne fait pas référence en tant qu’ensemble d’un seul tenant mais qui  donne naissance à un autre système, ancré sur le cycle de 7 ans et qui s’articule sur la seule planéte Saturne et les  seules 4 étoiles fixes royales. C’est dire à quel point l’astrologie ne recourt qu’avec modération aux données disponibles en astronomie. Inversement, ce n’est pas parce que tous les génies sont des hommes que tous les hommes sont des génies. Les génies ont un « plus », une sorte de radar qui leur permet de trier des informations extrêmement ténues et subtiles. En ce sens, faire des statistiques en astrologie n’a d’intérêt que sur des catégories très sélectionnées d’humains sortant de la norme. Comme le souligne Ruperti- que nous avons bien connu- le thème astral ne nous permet pas de déterminer si quelqu’un a une envergure transpersonnelle mais nous irons plus loin en disant qu’il n’y a vraiment aucune raison pour supposer que le thème astral puisse servir pour des humains de niveau inférieur puisque c’est ce lien avec le cosmos qui fonde précisément cette supériorité, non pas au prisme du thème natal mais à celui des cycles.  Si nous admettons que les gens qui relèvent du transpersonnel sont capables d’avoir une perception complète du cosmos, cela ne signifie nullement qu’ils sont marqués par la totalité de  celui-ci mas bien qu’ils doivent l’appréhender pour en extraire la substantifique moelle, la quintessence, pour s’orienter et séparer le bon grain de l’ivraie. Il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus.. .

 

JHB

21  10  13

 

 

 

 

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