Le mouvement astrologique 1973-2013

Posté par nofim le 22 octobre 2013

 

 

 

Périodes d’éclatement et d’unification du milieu astrologique au prisme de l’astrocyclologie (1973 -2013)

Par  Jacques Halbronn

 

 

Il est toujours souhaitable que l’on  travaille sur ce que l’on connait le mieux, sur des événements que l’on a vécus de près voire auxquels on aura participé. Nous ne cacherons pas que notre position de leader dans le milieu astrologique aura pu inspirer nos réflexions d’ordre cyclologique, justement du fait de cette proximité qui nous évitait un survol trop superficiel  et souvent incomplet. Quand on n’a pas des informations de première main, on est à la merci de certaines légendes. (cf.  P. Miquel, Les mensonges de l’Histoire, ed Perrin, 2002,  R. Caratini  Les grandes impostures de l’Histoire de France, éd Michel Lafond, 2004).

Nous avons donc voulu illustrer nos travaux en Astrocyclologie par des données qui nous sont familières sur une quarantaine d’années (cf. Le Guide de la  Vie Astrologique, Ed. Trédaniel- La Grande Conjonction 1984, Guide Astrologique, Paris, éd. O. Laurens, 1997, Le Livre Blanc de l’Astrologie, à télécharger sur teleprovidence.). Ceux qui connaissent cette « histoire » pourront  témoigner.

Quelle était la situation du mouvement associatif astrologique en 1973 ?Au début de l’année, Saturne est au début des Gémeaux, et atteint  donc la conjonction avec Aldébaran, il passe ainsi à la phase 2 du cycle de 7 ans, qui a commencé à la fin de son passage en bélier en 1969 (avec la sortie de la phase disruptive, qui avait vu le départ de Barbault à la suite d’Astroflash (68) Dès le mois de juin 1973, Saturne se rapproche singulièrement du signe du cancer, signe cardinal comme le bélier et qui accueille une nouvelle phase disruptive( passage à vide de l’énergie conjonctionnelle).  Nous nous souvenons des dissensions au sein des personnalités du CIA (Centre International d’Astrologie) notamment entre Jacques Berthon et Jean-Pierre Nicola. Nous en profitâmes d’ailleurs pour devenir un des vice-présidents en juin 73, à l’âge  de 25 ans, puis avec le départ de  Berthon nous « héritâmes » de la direction de la revue Trigone. Patrice Louaisel, un autre « jeune » (né en 45),  prend son indépendance par rapport au CIA, en créant en 74 le GERAS (Groupe d’Etude et de Recherche en Astrologie Scientifique).Le Congrès de Septembre de la Porte Maillot, dans le cadre de l’ISAR (International Society for Astrological Research) se déroule dans cette phase disruptive. Un an après avoir été élu vice-président, un coup d’Etat  nous élimine du Bureau, à l’encontre des statuts du CIA qui de plus en plus est un panier de crabes. En juin 75, .nous fondons le MAU (Mouvement astrologique Universitaire), Saturne est à18° Cancer. On se rapproche de la fin de la nouvelle phase disruptive. Saturne entre en Lion, c’est la phase ascensionnelle vers la conjonction avec Regulus. Dès le mois de décembre 75, le MAU organise son premier congrès international, boosté par là le Manifeste  anti-astrologique des « 186  (cf. GVA (Guide de la Vie Astrologique), pp. 37-38), ce qui lui permet d’unir les astrologues sous sa bannière. On aura donc assisté à l’effondrement du CIA et à son remplacement par le MAU, avec le passage d’une phase disruptive à une phase ascensionnelle. Dans la foulée, les congrès se succédé à un rythme assez effréné. En septembre 77, c’est l’apothéose avec le Colloque sur l’Ere du Verseau. Saturne est à 22° Lion, très proche de Regulus, au tout début de la Vierge.

Saturne passe progressivement en vierge et opère sa « descente » (solsticiale) de  phase 3.

Le MAU va entamer une période de décentralisation, en concluant des alliances locales, sur Nice, sur Genève, sur Bruxelles, au Luxembourg, à Nantes, à Athènes, à Tournai, à Metz, à Toulouse., avec chaque fois des congrès à la clef. De 79 à 87, plus aucun congrès MAU n’aura lieu à Paris, qui est le théâtre de congrès de la SFA (Société Française d’Astrologie, nouveau nom du CIA)  Cela correspond bien, nous semble-t-il, à une phase disruptive bien gérée, avec un affaiblissement du centre notamment avec Saturne en balance, autre signe cardinal…

Mais se profile une nouvelle phase ascensionnelle avec l’entrée de Saturne en scorpion (position actuelle en 2013) qui sera marquée par l’essor des « fédérations ». Création début 84 avec Danièle Rousseau de la FFA, (Fédération Française d’Astrologie), suivie par une autre entreprise, la FEA (Fédération de l’Enseignement Astrologique) présidée par Denise Daprey, en 85. (Congrès d’Orléans FEA et congrès de Cannes FFA).

En 84, nous avions nous-même lancé à Lyon  un Syndicat National des Enseignants en Astrologie qui avait été à l’origine de la FEA.

En 86, Saturne passe en phase 2, avec son entrée en Sagittaire. (Conjonction avec Antarès) et on observe notamment l’écroulement du GERASH de Louaisel qui n’est pas sans rappeler ce qui se produisit en 73 avec le CIA. (Saturne traversant  alors

). Nous sommes bien placés pour en parler car comme en 73, nous allions devenir Vice-Président du GERASH puis, avec le départ de Louaisel, son Président, ce qui allait conduire à  une assemblée extraordinaire de dissolution de cette association, marquée par la fondation à Lyon par un dissident Maurice Chavet, qui avait abandonné le GERASH- du CEDRA (Centre d’Etude, de documentation et de Recherche en Astrologie – on note l’ajout du D par rapport au GERAS)  Mais nous sommes encore loin d’une phase disruptive, Saturne n’ayant même pas encore atteint l’étoile fixe royale d’Antarès. En effet, tout cela doit être relativisé.  Dans les faits, nous réunissons autour de notre personne la présidence du MAU, celle du GERASH  et une position importante à la FEA, dont nous avons été l’instigateur, Denise Daprey étant une novice face au milieu astrologique. Le Congrès d’Amiens de 86 et surtout le retour triomphal de nos congrès sur Paris en mars  87 alors que Saturne est à 20° Sagittaire,  confèrent une certaine unité au milieu astrologique, renforcé par la parution du Guide de la Vie Astrologique, qui est salué pour son exhaustivité.

La prochaine phase disruptive (phase 4 du cycle de 7 ans)  ne se profilera  qu’en 88 avec l’entrée de Saturne en capricorne. Le MAU perd son monopole mais poursuit ses activités tant à Paris qu’en province. Beaucoup connaissent l’Histoire, parce que plus récente, c’est l’arrivée sur le devant de la scène d’Yves Lenoble (ARRC  Association pour la Recherche sur les Rythmes Cosmiques), héritier de la dynamique de la FFA qui va progressivement occuper une position centrale avec l’entrée de Saturne en Verseau, nouvelle phase ascensionnelle, ce qui correspondra au Salon de l’Astrologue et au Congrès annuel de la Porte Maillot, sans parler de la mise en place de l’AGAPE (avec Solange de Mailly Nesle), structure d’enseignement qui fait penser à la FLAP (Faculté Libre d’Astrologie de Paris, fondé en 75 dans l’orbite du MAU).

Que s’est-il passé depuis quinze ans dans le milieu astrologique ?  On pense  à la phase disruptive qui conduira le RAO  (Rassemblement des Astrologues Occidentaux), à se scinder avec la fondation de la FDAF en 96 (Fédération des Astrologues Francophones), avec Saturne pénétrant dans le signe cardinal du Bélier (Congrès de Nantes). On retrouve une fois de plus le climat de scission que l’on avait observé en 74. (Saturne en cancer). En 97, parait une nouvelle édition du GVA sous le nom de Guide Astrologique (Ed. Olivier Laurens) qui rencontre un succès certain, en tant qu’œuvre collective à la différence de l’édition de 84, dans l’esprit  décentralisé de phase disruptive.

Arrive la nouvelle phase ascensionnelle, avec Saturne entrant en taureau en 98. Qui va porter la nouvelle dynamique ? .On atteint la fin du XXe siècle. Mais l’An 2000 va apporter des surprises avec notre « retour » sur la scène astrologique, marqué par deux congrès à la Maison des Associations du XIIIe arrondissement de Paris, rue Caillaux, dont le second, en décembre, en partenariat avec le CURA de Patrice Guinard « Aux frontières de l’Astrologie » (cf. sr le  site du Cura le compte-rendu et le film tourné et disponible sur teleprovidence), le RAO était partenaire du Congres et en  publia des CD). Par ailleurs,  nous allions représenter la FDAF au congrès d’Andorre fin  2001. Nous nous retrouvions peu ou prou dans la même situation qu’en 86-87.

Suite une période disruptive qui semble avoir affecté les relations de Lenoble avec ses partenaires du Salon de l’Astrologue (Christophe de Cène, José Gonzalez, F. Santoni ( Auréas etc.)  Mais nous sommes à  nouveau présent à la sortie de cette phase disruptive avec le super-congrès de novembre 2004 avec Saturne à l’extrême fin du cancer.(27°) qui aura été un événement social majeur (filmé et en ligne sur teleprovidence) par la présence de tout le gratin astrologique, Lenoble compris, sous la bannière du MAU. De nombreux colloques MAU suivront au rythme de 2 par an.  En 2007, un rapprochement s’opère avec Roger Héquet autour de l’idée d’une télévision astrologique (‘TV  Urania) ; Saturne est en phase  en vierge, après la conjonction avec Regulus. Mais nous finissons par créer, de notre côté, Teléprovidence, qui reste seul maitre sur le terrain médiatique.

On notera le rôle «disruptif » de Didier Castille (Lille) organisant en mars 2009 un congrès à Paris avec les partenaires habituels de Lenoble.(Saturne est en fin de phase 3, de chute conjonctionnelle), à la date même où se tenaient les congrès de l’ARRC.

A partir de 2012, Saturne quitte la balance pour le scorpion, amorçant un nouveau cycle de 7 ans et il est un peu tôt pour en proposer une étude rétrospective. Mais l’on peut penser que cela pourrait correspondre à un nouveau processus de recentrage, avec des alliances jugées jusques alors assez improbables entre des rivaux d’hier. A suivre.

 

 

 

JHB

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