Vocation des réunions d’astrologues

Posté par nofim le 22 octobre 2013

 

La véritable fonction des congrès astrologiques

Par  Jacques
Halbronn

 

Nous avons organisé ou suscité depuis 40 ans un nombre considérable de congrès
(depuis celui de 1974,à l Hotel Méridien, Porte Maillot, pour être précis),
probablement une centaine sans parler des congrès qui ont été inspirés, peu ou
prou, par les nôtres, en profitant notamment des habitudes ainsi prises par la
communauté astrologique. On peut dire que nous sommes le « père » de
l’ère des congrès astrologiques en zone francophone..Avant   74,il n’y avait eu depuis 1937  que
quatre congrès : l’un à Lille en 1951, l’un à Paris en  1953 (Palais de la Mutualité), un autre à
Strasbourg en 1954 et un à Bruxelles (CEBESIA, en 1971 (cf le Guide de la Vie
Astrologique, Ed Trédaniel-Grande Conjonction, 1984,  p.90).

Quelle est donc la fonction des congrès en général et des congrès astrologiques en
particulier ? Il ne se tint donc aucun congrès à Paris entre la fin 53 et
le mois de septembre 74 et le CIA (Centre Internaional (sic)
d’Astrologie(initialement CIAS, avec S pour scientifique) ne parvint pas  au cours de ces 20 ans à convoquer le moindre
« week end ‘ »astrologique de niveau international ou même national..C’est
assez symptomatique.

Le mot « congrès » est en soi assez parlant, il implique l’idée de réunion,
de rencontre tout comme celui de colloque (parler ensemble) et cella nous
interpelle au regard de nos travaux sur les cycles liés à des processus
unitaires entrecoupés de phases de relâchement de la dynamique de centralité….(ce
qui correspond à ce que nous appelons en astrocyclologie, la phase
« disruptive » (de déconnexion par opposition à conjonction)

Le congrès est une structure à géométrie variable : il peut générer de l’union
comme il peut  révéler une dispersion. Il
faut bien comprendre, en effet, que le fait que des gens se réunissent en un
même lieu et en un même temps est certes assez remarquable mais c’est une
condition nécessaire mais non suffisante pour faire le succés d’un congrès, ce
que certains organisateurs ne semblent toujours pas avoir compris, et ce quand
bien même le congres porterait-il tel ou tel titre, mettrait en avant tel ou
tel thème.(pas au sens astroloique du terme, on l’aura compris). Les congrès peuvent
se suivre et la montagne accoucher d’une souris. Cela dit, du point de vue de
l’image d’une profession, le simple fait de tenir des congrès, avec un
programme, des horaires est un gage ou du moins un signe d’intégration sociale
vu que des congrès se tiennent dans les domaines les plus divers.  Le fait qu’un congrès astrologique se tienne
dans les mêmes endroits que d’autres congrès
non astrologiques est  également gratifiant. De fait, le MAU a justifié son intitulé premier- Mouvement Astrologique Universitaire- en faisant adopter cette formule académique par le milieu astrologique qui, apparemment, pendant des décenniies, s’en était parfaitement passé. Rappelons que le congrès de Paris de 53 l avait été à l’initiative d’une association autrichienne (cf la revue Astrologie Moderne) et non pas du CIA tout comme d’ailleurs celui de 1937 s’inscrivait dans une série de congrès internationaux (à Bruxelles en 1935) et à l’occasion d’une Exposition Universelle qui combinait ainsi astrologie et tourisme.(en 37, deux congrès astrologiques avaient eu lieu dans le cadre de l’Expo parisienne, l’un avec la SAF (Société Astrologique de France), l’autre avec le CAF (Collége Astrologique de France)

Bien des congrès échouent du fait d’un manque de suivi le jour même  de la réunion, et ce en dépit de tous les
efforts fournis en amont. C’est comme un film avec un bon casting et une
direction médiocre des acteurs. Il ne suffit pas de jouer au « Monsieur
Loyal », introduisant chaque orateur par un petit texte de présentation
comme on le croit trop souvent, bien à tort. Le « meneur de jeu »
doit faire le lien entre les interventions, entre les intervenants et avec le
public, ce qui exige une écoute attentative et une bonne connaissance du sujet,
de façon à percevoir tant les convergences derrière les divergences et les
divergences derrière les convergences ; Au cours de notre carrière,  de telles facultés sont fort rares et sans
fausse modestie nous pensons avoir été doté de telles aptitudes, qui générent
des questions et des débats et qui  font
que l’ensemble soit vivant. On peut donc dire que les congrès autres que ceux
du MAU n’auront été que de pâles copies, des imitations sans âme, des coquilles
vides.

Il est vrai qu’il n’est pas aisé d’interrompre un orateur, de lui poser les bonnes
questions et cela vaut aussi pour les interviews pour la télévision
(Teleprovidence, à comparer avec les interviews d’autres que nous). Récemment
encore, un de ces animateurs annonçait que les interviews d’un forum ne
laisseraient pas la place à des monologues mais
il n’en fut pas ainsi et l’on se laisse aisément déborder. Il faut
autorité et compétence pour mener les débats de bout en bout. Cette carence
aura contribué à faire des congrès astrologiques de simples occasions de
sociabilité et en fait une façon de faire montre d’une certaine
« clientèle » au sens romain du terme mais aussi au sens d’un public
payant servant à payer les conférenciers. Il est vrai que lorsque  l’on paye les frais d’un conférencier, on est
tenté de vouloir en avoir pour son argent et donc de le laisser parler, ce qui
n’est pas forcément un service à lui rendre. En réalité,  le programme ne devrait avoir avoir qu’une
valeur indicative et ne pas exclure des interventions non prévues de la
« salle » ; Parfois, il ressort que les personnes non  prévues sont plus intéressantes pour la
dynamique du congrès que celles initialement mises en avant. L’important, ici,
est le résultat global et non un formalisme  stérile. ¨Par ailleurs, il est souhaitable qu’il y ait des face à face et non des exposés
juxtaposés. Mais cela exige la présence d’un arbitre avisé qui ne saurait être
étranger au domaine comme c’est parfois le cas, même si parfois un candide peut
être rafraichissant. Le mot clef est l’interview. On a pu voir sur Baglis TV
des performances très moyennes pour des tables rondes où l’animateur n’est pas
à la hauteur de la tâche.

Une  certaine évolution a été dommageable à la dynamique des congrès, c’est le fait que les enseignants se sont emparés du
concept et l’ont plus ou moins intégré dans leurs formations.(cours magistraux)  C’est ainsi qu’à
partir des années 90, le public des congrès aura fini par consister en grande
partie dans les éleves alors que ce n’était pas du tout le cas auparavant.
C’est ainsi qu’au MAU, les congrès n’étaient pas proposés aux étudiants de la
FLAP (Faculté libre d’Astrologie de Paris,
la branche enseignement de l’association) et que les enseignants n’y
occupaient qu’une place modeste et nullement prédominante. A partir des années
90, la création de l’AGAPE, structure d’enseignement, fournira des bataillons
pour le public des congrès organisés par Yves Lenoble et l’on sait qu’il  faut ménager les sensibilités des éléves,
argument également avancé depuis peu par Baglis TV pour refuser de  mettre en ligne des exposés trop
contestataires de la doxa astrologique.

Cela  nous ramène à la fonction des Colloques astrologiques qui selon nous doit viser
à faire avancer la réflexion collective, la prise de conscience de certaines
problématiques et c’est en cela que ces rencontres peuvent être des moments
forts et contribuer à élaborer un nouveau consensus, ce qui exige un minimum de
communication, d’échanges, de débat, de brassage d’idées. Dès lors, on ne s’étonnera
pas que le niveau général de réflexion sur l’astrologie ait pu singulièrement
décliner au cours des 20 dernières années du fait d’un manque de tonicité ;
Le public se montre de plus en plus passif, de moins en moins interactif et
comme l’on sait de plus en plus restreint au niveau des classes d’âge et de
sexe, au point d’en être devenu caricatural, ce qui nuit à  l’évidence au recrutement d’éléments
dynamiques. De fait, les associations astrologiques sont dirigées par des
personnalités vieillissantes (beaucoup sont nées en 1946 ou 1947). . Où est la relève ?
On est loin de ce qui se passait dans les années soixante-dix ! Il est
vrai que durant ces années-là, il ne fut pas très plaisant de se voir distancer
par de nouvelles générations prenant le pouvoir. Mais on n’en est plus là !
L’astrologie n’attire plus que des seconds couteaux ou des laissés pour compte
bien incapables de réunir autour d’eux l’élite de l’astrologie et de savoir
surtout en obtenir quelque chose de constructif sur le plan collectif.

Une autre qualité précieuse que l’on est en droit d’ attendre d’un organisateur est
de ne pas céder aux pressions, au chantage du style : je ne viens pas
si  Un Tel intervient. Ce genre d’exclusive
est des plus fâcheux et explique en partie l’inanité de réunions où tout le
monde est d’accord. On ne veut pas de dissonances, de polémiques !  Or, on voit qu’à la télévision – on pense à l’émission
« Mots Croisés » d’Yves Calvi,
tout le monde est invité au débat et accepte d’être confronté à des
adversaires ; sans faire la fine bouche.

Les critères mis en avant pour juger de la réussite d’un congrès sont devenus dérisoires :
ce n’est ni l’importance du public, ni le programme des communications qui
compte mais bien le travail entrepris en commun ; Certes, c’est bien beau
de publier les « Actes » des Colloques mais ceux-ci (du moins quand
ils respectent le dépôt légal, ce qui n’est pas le cas des Congrès de Lenoble
qui n’a déposé que les Actes de 1996 à la BNF), souvent fournis avant même que
la rencontre n’ait eu lieu,  ne sauraient
faire illusion quant au résultat obtenu alors que la mayonnaise n’a pas
pris, ce qui pour nous est synonyme de fiasco.

 

 

 

 

JHB

22.. 10 13

 

 

 

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