Les femmes et le pouvoir masculin

Posté par nofim le 23 octobre 2013

 

Les limites des femmes au prisme de l’interprétation

Par  Jacques  Halbronn

 

Vous entendez cette pianiste jouer merveilleusement telle sonate de Beethoven avec toute la fougue voulue. Mais, laissée à elle-même, pourrai-t-elle produire une œuvre aussi intense ? Elle ne le pense probablement pas elle-même en son for  intérieur. Comment expliquer ce mystère de cette énergie qu’elle véhicule mais qu’elle ne peut pas générer ? N’est-ce pas là toucher, précisément, aux limites des femmes et à l’ambiguïté de leur statut et de leur image ? Comment se retrouver dans de telles contradictions qui sont propres à toute forme d’interprétation, de traduction et finalement de mimétisme ?

La femme serait marquée par un manque qu’elle tenterait- et souvent parviendrait  à  dissimuler. Cela fait écho à un certain discours sur le diable que nous trouvons chez l’abbé René  Laurentin (Le démon, mythe ou réalité ? Ed Fayard, 1995). « Le Mal, écrit-il, n’est rien, car il est précisément privation, manque, défaillance de l’être créé par Dieu qui est essentiellement  bon. Le Mal n’est qu’une amputation de l’être,  généralement par la faute des libertés créés dont le redoutable  pouvoir n’est point  création mais néantisation. » (pp. 13-14)

Nous avons élaboré une théorie cyclique qui comporte un temps « mort » entre la phase d’ascension et la phase de « descente » et que nous avons mis sous le signe du Diable, lequel profite de l’absence des  énergies supérieures (cf. nos travaux en astrocyclologie, notamment sur le blog  nofim). C’est un temps de substitution, de succédané (ersatz), durant lequel –comme dans les saturnales- le monde d’en bas  joue à égalité avec le monde d’en haut, tous les sept ans pendant quelques mois (autour de 28, soit un tiers du cycle)/. Nous avons associé le diable avec la technique, c’est-à-dire tout objet que l’homme peut brandir avec sa main et qui lui confère un surplus de pouvoir. Il est clair que les femmes dans leur revendication d’égalité ne peuvent qu’être tentées par tout ce qui est  à portée de leurs mains. On pense à une femme se saisissant d’un revolver et palliant ainsi sa différence de force avec l’homme, et tout objet a une dimension phallique plus ou moins obvie. Tour discours égalitaire serait en quelque sorte un « appel » au diable pour trouver quelque expédient. Mais comme le disent les Ecritures, ce temps satanique est limité, « compté » et conduit le diable à attendre de prendre sa revanche, à trouver sa vengeance (un plat qui se mange froid), en  rongeant son frein quand le cycle s’essouffle. (Au bout de 56 mois).

Mais revenons aux « limites » des femmes et à leur faculté à traduire, à rendre les énergies masculines avec conviction. Qu’est-ce que ce décalage entre la création et l’interprétation sinon quelques minutes de battement  et ces quelques minutes peuvent  ne pas être reconnues en toute leur importance, c’est le temps entre l’émission, l’impulsion initiale et la répétition, la résonance ? Le comble c’est que le travail de l’interprète peut apparaitre comme plus accompli que celui du créateur. Et en ce sens, on pourrait dire que l’élève dépasse le maître mais cela ne se peut que dans un monde décadent qui vivrait sur son passé. Car il suffit que quelques hommes créatifs se manifestent, quelque part, pour  ramener les choses à leur juste dimension… Et c’est cela que les femmes craignent le plus, c’est le moment où elles sont remises à leur (juste) place ; à leur véritable échelle. Ce n’est donc pas un service à leur rendre que de les illusionner, de les plonger dans leurs chimères.

Le meilleur parti –nec plus ultra- pour une femme est de faire équipe avec un homme en pleine action et non pas avec un créateur mort parfois depuis des décennies voire des siècles. C’est-ce qui se rapproche le plus de la procréation. Il est louable qu’une femme participe à l’éclosion d’une œuvre plutôt que de ne le faire que par procuration en imitant non seulement le créateur mais de précédents imitateurs s’étant succédé. Par dépit, les femmes sont en effet tentées d’aller interpréter des œuvres confirmées  du passé  plutôt que de se plier à la dynamique d’une œuvre en train de se faire, d’être accouchée. Cela leur est moins pénible que de devoir fréquenter des êtres en chair et en os comme elles.

Ce n’est donc pas le beau ou le bon qui  permettent de distinguer l’original de la copie, la copie pouvant être améliorée par rapport à l’original  On nous répliquera non sans un certain cynisme que c’est le résultat, seul, qui compte, la « valeur ajoutée ». C’est là un mauvais calcul car il importe de ne jamais perdre de vue la source, la dynamique première car c’est elle qui est porteuse d’avenir au-delà d’un certain ressassement qui n’est qu’un prolongement servile. Le prolongement de Newton n’est pas le fait d’une amélioration mais bien d’un dépassement. Et les femmes n’ont pas vocation au dépassement mais seulement à peaufiner, à toiletter le déjà là, le déjà vu.

 

En fait, elles ignorent le véritable processus de création et ont tendance à véhiculer à ce sujet des idées fausses. Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage. LE secret de la création masculine, c’est de chaque fois tout rependre et non de se répéter, ce qui est en effet une façon d’économiste son énergie qui trahit la faiblesse du potentiel. Il  y a chez le génie une grande générosité ; une prodigalité des efforts, qui est en mesure de capter la nouveauté là où les femmes ne feront que redire la même chose…..Les hommes vont de l’avant, partent à l’aventure, ce sont des aventuriers qui vont vers l’inconnu, vers l’à  venir tout en ayant foi en leur intelligence et donc en eux.

Il y a deux façons de permettre l’égalité ;  celle qui consiste à permettre à chacun d’accéder au même résultat du fait de certains procédés plus ou moins bien maîtrisés et celle qui consiste à renouveler le cours des choses et de forcer tout le monde à  pratiquer autrement car l’ancien modèle est devenu caduc.  Les hommes n’affirment leur supériorité qu’en détruisant ce qu’ils ont construit, en en montrant les insuffisances, ce qui fait que les femmes sont à la merci de leurs  avancées et voudraient bien que cela s’arrêtât. Empêcher les hommes de détruire, de démystifier  ce qu’ils ont transmis devient une obsession chez les femme.  Les hommes ont-ils ainsi le droit de reprendre leurs cadeaux ?  C’ est perçu comme une trahison. Tout progrès est en fait une affirmation de la supériorité masculine même si cela peut être récupéré par les femmes mais elles sont condamnées à avoir toujours un train de retard.

 

 

JHB

23 10 13

 

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