Majorité féminine et élite masculine

Posté par nofim le 24 octobre 2013

 

 

Les femmes et  le syndrome du clonage

Par  Jacques Halbronn

 

 

S’il fallait définir les rapports entre femmes d’une part et les rapports entre hommes de l’autre, nous dirions que les femmes se gênent mutuellement parce qu’elles se ressemblent trop et que les hommes se gênent parce qu’ils  diffèrent trop entre eux.

En ce sens, ce que doit le plus redouter une femme, c’est une autre femme qui fera ressortir un certain clonage. Une femme, ça passe, deux femmes à la rigueur, trois, bonjour les dégâts pour l’image. Certes, c’est une force que tout le monde dise la même chose mais au-delà d’un certain seuil, on commence à se poser des questions !

Le fait de constater que les mêmes propos sont tenus en copié-collé par un grand nombre de personnes conduit à penser qu’elles dépendent d’une seule et même source. Mais en même temps, quand il y a un tel consensus social, va-t-on encore prendre la peine de s’expliquer et de se justifier ? Non, on suppose, à tort ou à raison que tout cela a été réglé en amont et qu’on n’a plus qu’à appliquer. Et cet amont peut être repoussé à un passé immémorial  dont elles se contentent de se faire l’écho. Il n’est donc jamais mauvais de rappeler  à une femme à quel point non seulement elle se répété mais à quel point elle reprend ce qui a déjà été dit et redit par tant d’autres. C’est de bonne guerre !

En ce qui concerne les hommes, du moins les vrais,  l’on a des chances d’avoir à faire avec des gens qui connaissent les tenants et les aboutissants des positions qu’ils défendent même si chacun y va de son explication personnelle qui ne rejoint donc pas forcément celle du voisin. Mais ils sont tout à fait capables de débattre entre eux et de reconnaitre éventuellement qu’un autre a fait mieux-est  plus avancé, mieux informé- qu’eux car les différences se situent plus, à leurs yeux, dans la diachronie que dans la synchronie. Mais quand un homme accepte un argument, il prend la peine de réviser l’ensemble de son discours, ce n’est pas une simple addition qui laisse intact ce qui avait été énoncé antérieurement.  Il y a là une exigence de cohérence interne. Les hommes ont une certaine pratique de la solitude qui les incline à ne pas répéter ce qui a déjà proféré, y compris à ne pas se répéter eux-mêmes, ce  qui facilite les rapprochements entre chercheurs, puisque tout se reconstruit à frais nouveaux, à chaque coup.

Nous pensons qu’il y a trop d’hommes sur cette planéte et que cela n’est pas une bonne chose puisque chaque homme a une certaine vocation à la centralité et que trop de centres tue le centre. Mais cela implique dès lors que l’on renonce à la réglé de la majorité tous sexes confondus. Il faut deux collèges différents si l’on admet le vote des femmes (cf. le dernier livre de Bernard Werber sur une humanité féminine à venir !). Le XXI siècle fera la part belle à l’élite, à l’instar de ce qui se pratique notamment dans le sport. Le sport correspond à des valeurs bien plus vitales que le spectacle aux numéros minutés et ressassés. Comment pourrait-on refaire deux fois le même match ou la même improvisation.  Tout ce qui est répétitif, rabâché, par cœur, prompté, est de l’ordre du féminin, même  si cela offre un caractère de perfection, d’excellence que ne permet pas d’atteindre le premier jet.  Le féminin ne saurait donc représenter l’avenir que si l’on  confond prolongement et innovation. Certes, si les femmes perfectionnent ce que font les hommes, elles les dépassent si l’on peut dire mais elles sont très vite dépassées et déphasées par de nouvelles avancées qui sont dues aux hommes ou par des femmes recourant aux apports des hommes, ce qui revient au même.  Quand les femmes disent des choses justes, ce n’est pas d’elles et quand c’est d’elles, ce n’est pas juste.

De plus en plus, on aura intérêt à se méfier de ce que telle personne peut dire et ne pas lui en attribuer  d’emblée le mérite, avant vérification.  Ce qu’Un Tel dit ne lui appartient pas d’office. On a maintenant des ordinateurs et des matériaux numérisés  qui permettent en très peu de temps d’identifier les plagiats, tant dans le domaine de l’écrit que dans celui de l’oral (cf. les affaires d’espionnage qui défraient actuellement la chronique). A terme, dès que quelqu’un prendra la parole ou produira un texte, on aura accès à sa source par quelque signal. . .

Est-ce à dire que ce qui est original est préférable à ce qui est répété à n exemplaires ? On peut, en tout cas, penser que notre cerveau n’a rien à gagner à entendre les mêmes propos, les mêmes musiques, à voir les mêmes peintures. L’originalité est toujours tonifiante et il n’en faut pas beaucoup pour irriguer toute une population  féminine. Il est préférable, en tout état de cause, que les femmes se mettent au service des hommes contemporains qu’à celui des génies d’hier car elles ont tout intérêt à se montrer capables par leur nombre de signaler les nouvelles œuvres les plus prometteuses plutôt que celles qui sont déjà consacrées depuis belle lurette. Il vaut mieux pour elles de venir juste après l’émission initiale que des années voire  des décennies si ce n’est des siècles après coup.

L’avenir des femmes passe, en effet, par une faculté de reconnaissance et de résonance des activités masculines. Elles doivent se battre, s’investir pour un créateur face à d’autres créateurs. Qu’elles se positionnent, elles-mêmes, comme créatrices relève presque toujours de l’imposture. Derrière les femmes, cherchez l’homme.  Cette imposture est mise en évidence, on l’a dit, par la répétition. A contrario, les hommes qui se respectent ont autre chose à faire qu’à répéter ce qui a été dit par d’autres. S’ils le font, ce ne peut être qu’un signe d’impuissance et dans ce cas, ils sont aussi dans l’imposture en essayant de faire croire le contraire. En ce sens, les hommes impuissants rejoignent le camp des femmes, dans leurs pratiques.

On aura compris que nous prônons un autre type de régime politique que celui en pratique actuellement. La démocratie classique  a fait son temps et a souvent conduit de facto à des trucages pour maintenir artificiellement certaines élites  au pouvoir (notamment au Moyen Orient)). Il vaut mieux d’entrée de jeu poser un refus de la réglé de la majorité, du suffrage universel en admettant l’existence de plusieurs instances. Le critère du nombre de votants  allant dans le même sens ne peut que favoriser à terme une certaine féminisation de la société. Que l’on pense aux partis politiques où chaque membre répète les mêmes arguments mot pour mot et vote comme un seul homme. L’idéal pour nous est celui d’un électorat féminin élisant des candidats masculins présentés par le collège masculin. Cela nous semble la formule la plus équitable par-delà les boniments égalitaires éculés et irresponsables.

 

 

 

 

 

 

JHB

24. 10  13

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