• Accueil
  • > ASTROLOGIE
  • > L’apport de l’Inde à l’étude du ternaire en astrologie

L’apport de l’Inde à l’étude du ternaire en astrologie

Posté par nofim le 25 octobre 2013

 

Pour la mise en avant du ternaire en Astrologie

Par  Jacques Halbronn

 

Longtemps, nous avons été assez hostiles au Trois en lui préférant le Quatre. (cf.  Clefs  pour l’astrologie, Paris,  Seghers, 1976, p. 198) et il est vrai qu’en astrologie, on a les Quatre Eléments, les Quatre Tempéraments, les Quatre saisons, les 4 composantes du sphinx etc. qui nous indiquent que la division en 4 est cruciale – c’est le cas de le dire. Mais nous avons compris que si le 4 servait à faire apparaitre le 7 en étant le quart de 28 (jours (Lune), ans  (Saturne), il devait à son tour être divise en trois temps qu’il importait de différencier avec le plus d’attention alors que la division par 4 était purement structurelle. Le  12  permet ensuite le rapprochement structurel avec les 12 mois du calendrier lunaire.(chez les Juifs et les Musulmans)

Il est en effet essentiel que l’astrologie soit en mesure de distinguer ces trois temps car c’est la base même de la prévision cyclique quand il s’agit de décrire le stade d’un processus à un instant T. Mieux on saura  suivre ce processus ternaire, mieux l’on pourra  cerner ce qui est en préparation au niveau cyclique  Rendons hommage ici à Jacqueline Belluc et à son Astrologie Trinitaire dont une de nos amies Gisèle Gaignard fut une disciple (cf. sur teleprovidence)

Mais instinctivement,  nous avons tendance à saisir spontanément trois stades,  le commencement, le milieu et la fin. C’est souvent ainsi que  nous construisons un plan : thèse, antithèse, synthèse. A contrario, la division en quatre ne nous parle guère, au bout du compte. Quand on parle de la carrière d’un leader, il y a son  ascension, son triomphe et sa chute. (comme dans le cas de Hitler) On retrouve le ternaire comme grille avec la naissance, la vie et la mort.

Nous avons montré que la conjonction ne pouvait pas inaugurer un   cycle mais plutôt en être le pivot, donc la phase centrale (2) et c’est une erreur commune à de nombreux théoriciens de la conjonction que d’en faire la première phase (cf. Y. Lenoble, lnitiation à la pratique des cycles planétaires,  Arrc, 1985), ce qui décale tout.

Toute la question est donc de bien décrire ce qui se produit pour chacune de ces trois phases et pour ce faire, la tradition astrologique ne semble guère nous être d’utilité. Que signifient les « modes »  que sont les catégories « cardinale », « fixe », « mutable » ? Peut-être les maisons « angulaires », « succédentes » et « cadentes » nous parlent plus, le dernier terme signifiant la chute, terme utilisé en astrologie pour désigner l’opposé de l’exaltation, dans un système quaternaire qui  oppose aussi par ailleurs le domicile et l’exil. (cf. Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel- La Grande Conjonction,  1983, préface de J. Ch. Pichon).  Quant à « succédente » (sic), cela peut être compris comme faisant suite à la conjonction. Les douze  maisons astrologiques  illustrent, en tout cas, ce double processus d’une division en 4 suivis d’une subdivision en 3 (trisection à la base des systèmes de domification)

Dans notre approche, la phase 3 correspond à une absence, à un manque, à un épuisement, comme un ballon qui serait d’abord gonflé petit à petit puis se dégonflerait et enfin resterait à plat jusqu’à ce que l’on trouve le moyen de le regonfler. C’est cette attente qui marquerait la dite phase «  3 qui tôt ou tard laissera la place à une nouvelle phase 1  et ainsi de suite. On conviendra que l’on n’a pas besoin de recourir au symbolisme planétaire ou zodiacal pour nous aider à saisir ces trois stations (mot qui est à rapprocher de saison, en italien stagione). Quant au classement des aspects, il ne nous est pas non plus d’une grande utilité si ce n’est qu’il distingue entre bons et mauvais aspects, ce qui est plutôt dualiste que ternaire, à moins de considérer justement la conjonction comme un troisième type d’aspect, intermédiaire, qui correspondrait justement au stade 2.

Les âges de la vie restent une référence bien utile et ne parle-t-on pas du « troisième âge » ? Chacun comprend ce que c’est que l’enfance et l’adolescence, puis la maturité qui s’achève par un certain déclin des facultés et notamment par la «retraite », ce qui signifie littéralement que  l’on se « retire », que l’on se met ou que l’on est mis en retrait avec un mode de vue qui a quelque chose d’un peu artificiel puisque l’on reçoit une « pension »,sans plus avoir à travailler, ce qui signifie que l’on est peu ou prou « assisté », que l’on vit  en roue libre. C’est dire que nous n’avons pas trop de peine à penser le trois, par le trois et que le public peut aisément se mettre au trois en rapport avec une théorie astrologique du cycle, plus qu’au quatre, au sept ou au douze.

Le tort de JP Nicola est d’avoir conservé une division en  12 en tenant compte des 4 saisons au lieu de s’en tenir à une division en 3, répétée 4 fois mais sans modulation particulière. Nicola n’a pas su prendre ses distances par rapport au référentiel saisonnier qu’il s’est contenté de réinterpréter au lieu de l’évacuer. On notera que Barbault a consacré un ouvrage aux  4 Eléments (Ed. Traditionnelles) mais non à la division en 3.(sur le 3, voir le travail d’Annette Quint (Nice, cf. interview sur teleprovidence)

Que dit-on en Inde (dans la Baghavad  Gita, 17e chapitre) des Gunas (cf. Les Trésors de l’Inde. Indana.com).

Rajas : passion

Sattva : vertu

Tamas ; ignorance

A rapprocher du triptyque  création, maintien, destruction et des dieux  Brahma,  Vishnou et Shiva. (Trimurti)

Rappelons que nous avions trouvé dans le Maha barata (cf. article sur le blog Nofim), la représentation masculine de la Lune aux 28 épouses. Il y a bel et bien à apprendre de la tradition hindoue pour restaurer l’astrologie. (sur les Gunas, cf. aussi Marcelle Sénard, Le Zodiaque,  Ed. Traditionnelles)

.C’est bien ainsi que nous avions décrit les trois états  et notamment le troisième dont le caractère négatif est assez nettement marqué (ignorance, destruction) et qui correspond selon nous aux ténèbres disjonctionnels. Le problème, c’est que cette période « négative » a ses partisans et combien n’ont pas salué l’effondrement de  1989 ou de  1960  comme salutaires ! On ne cessera de le rappeler, ce ne sont pas là des moments conjonctionnels et ils ne sauraient donc- ce que ne semblent pas encore vouloir admettre les astrologues, même avec le recul- avec une quelconque conjonction. C’est là commettre un grave contresens qui peut fausser la transmission  du savoir astrologique.

 

 

JHB

25. 10  13

Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs