Vivre avec la prévision astrologique

Posté par nofim le 25 octobre 2013

 

 

Pour des prévisions qui générent leurs propres effets (self-fulfilling prophecy)

 

 

Par  Jacques Halbronn

 

 

Nous vivons dans un monde où tant de choses sonnent faux.  Le roman invente une pseudo-réalité, une fausse chronologie, de faux personnages qui peuvent polluer notre perception des choses. La technique  fausse également ce que nous voyons des gens et de ce qu’ils valent. Les élections créent de faux événements et de faux leaders. Comment dans tout cela retrouver la trace de l’astrologie et encore une fausse astrologie ne risque-t-elle pas de nous égarer au bout du compte. ?

Pour nous, en astrologie, il faut faire simple et il faut imaginer que l’astrologie a été faite par des hommes pour des hommes et donc qu’elle est bien plus simple que ce que la Nature (Dieu) a pu élaborer. C’est ainsi que la notion de conjonction  qui est au centre de toute l’astrologie ne veut pas signifier autre chose que la synergie, le rapprochement de gens qui se joignent les uns aux autres (conjoint), se rejoignent, en sachant que cette dynamique conjonctionnelle passe par des hauts et des bas et que l’astrologie en est le baromètre. Ni plus  ni moins. Au-delà, on n’est plus dans l’astrologie, mais dans une chimère qui prétend intégrer ce qui n’a pas à l’être. C’est le mythe d’Icare qui se brûle les ailes et chute parce qu’il a abusé de son invention.  Au XVIe siècle, le grand reproche que l’on faisait aux astrologues était d’abuser de leur science, de la transgresser et ce reproche est toujours de circonstance. Quels astrologues n’ont pas été tentés d’expliquer astrologiquement ce qui ne devait pas l’être mais qui pouvait l’être du fait d’une astrologie pléthorique et syncrétique permettant tous les excès, tous les débordements ? D’où l’importance d’une déontologie qui fait passer le devoir avant le pouvoir et avant le savoir !

Dans un précédent texte, nous avions associé l’annonce du Pacte Germano Soviétique à l’arrivée de Saturne en signe fixe (fin bélier-début taureau, soit à 30° environ d’Aldebaran au début des Gémeaux). Nous invitons les chercheurs à vérifier le caractère récurrent, tous les 7 ans, de ce phénomène qui peut réserver force surprises et ce à tous les niveaux, tant personnel que collectif, et à toutes les échelles, le quantitatif étant ici déterminant  car il concerne les  potentialités avant que celles-ci ne soient ou non relayés par toutes sortes de circonstances et de contextes. Rien n’est plus dangereux en astrologie de rapprocher des effets, des résultats liés à diverses contingences qui créent une impression souvent erronée de similitude de fond dont on chercherra assez vainement- mais malheureusement souvent avec une impression de succés- les corrélations cosmiques ou du moins astrologiques, ce qui implique une lecture très particulière du dit cosmos..

.Il se trouve que nous sommes présentement  dans une situation tout à fait comparable à celle qui présidait le monde en  1939, et qui vit le dit Pacte être signé, ce qui fut probablement un encouragement pour l’Allemagne à aller de l’avant. On a assisté en Allemagne à un changement d’alliance : Angela Merkel (Chrétiens Démocrates, CDU) aura désormais  au gouvernement  un nouveau partenaire avec les Socialistes (SPD). Quels en seront les effets ? Mais il faut s’attendre de par le monde à bien d’autres rapprochements ou du moins de tentatives dans ce sens. L’astrologue ne peut que déclarer urbi et orbi que le temps de nouvelles alliances est advenu. Que chacun en tire les conséquences et agisse en connaissance de cause. Il est bon qu’il existe des « self-fulfiling prophecies », contrairement à ce que l’on nous dit habituellement.

Il nous faut, dès maintenant, en effet, passe à une nouvelle phase de reconquête pour l’astrologie, à présent que celle-ci – grâce à l’astrocyclologie- s’est enfin dotée d’un modèle viable et crédible. L’astrologie devra en effet se débarrasser de vieux réflexes de profil bas.

On a dit beaucoup de mal sur l’effet d’annonce qui produisait ipso facto ce qui était déclaré. Mais un tel point de vue anti-prévisionnel  ne peut qu’émaner de sociétés qui ne disposent pas d’un bon modèle prévisionnel et qui pensent que le mauvais ne marchera qu’au prix d’un expédient  relevant de la manipulation des esprits. Mais dans une société qui accorde quelque importance à l’astrologie (comme cela a été le cas par le passé ou sous d’autres latitudes (Orient), on ne peut mettre l’acte prévisionnel sur la touche, il doit, au contraire, se faire entendre sinon à quoi bon ?

Tous les astrologues savent que grâce à des prévisions, ils ont déclenché des dynamiques notamment au niveau du conseil personnel, en fixant certaines échéances, certaines fourchettes de temps. Mais cela peut fort bien se faire avec une « mauvaise » astrologie, du moins jusqu’à un certain point, un certain seuil quantitatif.

En dépit de toutes ces réticences, plus ou moins bien fondées, l’avenir de l’astrologie, en terme d’efficience, pour le  XXIe siècle, ne peut, ne saurait, en aucune façon, se réduire à une position d’observateur. Elle doit être un acteur à plein temps, si l’on peut dire, du moins sous sa forme astrocyclologique.

En effet, ce n’est pas parce que nous annoncerons que certaines opportunités sont à saisir dans un proche avenir que nous allons pour autant  nous faire entendre  parce que nous aurions en quelque sorte déclencher la conscience ou la croyance en de telles opportunités si celles-ci n’existent pas, ne se présentent  pas réellement. D’abord parce que pour qu’il y ait alliance, jonction,  association, partenariat, il faut être au moins deux et que l’on ne peut forcer durablement les choses. Ajoutons, a contrario, que le même baromètre astrologique peut être dissuasif s’il indique qu’à telle  période les alliances ne font pas sens ou qu’elles seront menacées au-delà d’une certaine date. Cela aussi relève, en creux, de la self fulfiling prophecy, celle qui s’auto-réalise, s’auto-accomplit tant dans le positif que dans le négatif.

L’humanité se doit de mûrir et d’apprendre à vivre avec d’autres prévisions que celles concernant la météo ou le trafic ou l’évolution d’une maladie  ou celles qui annoncent  telle élection, tel lancement de fusée ou tel rassemblement, ce qui relève plus du plan, du programme, ce qui signifie que cela peut, en principe, être décommandé  ou reporté On aura compris que la prévision astrologique au sens où nous l’entendons est d’un autre type même si elles s’apparente peu ou prou aux deux autres.

En effet, l’astrologie ne peut être reprogrammée mais elle n’en appartient pas moins à un programme dont nos sociétés se sont dotées, voilà des millénaires et dont nous sommes, qu’on le veuille ou non, les héritiers et les « bénéficiaires ». Nous avons l’astrologie en héritage mais c’est un héritage qui ne peut pas se refuser. C’est un processus irréversible et qui suit inexorablement, imperturbablement, son cours si ce n’est qu’il n’est nullement inconcevable que nos sociétés modernes aient produit des « barrages » contre le dit processus, sous la forme de calendriers impulsant une chronologie autre, à commencer par celui des élections présidentielles, législatives, générales, comme on voudra bien les appeler et qui fleurissent un peu partout dans le monde, dans le plus grand désordre, d’un point de vue global..

En réalité,  l’objection relative à la self-fulfiling prophecy vaut à l’encontre de toute forme de conseil mais aussi de toute décision, de toute nomination. Le verbe est agissant mais aussi ce que l’on se met soi-même en tête, nos représentations, nos projections..

Nous dirons que toutes ces manifestations pourraient n’être que de pâles imitations et substitutions au propos astrologique, dès lors que celui-ci s’avère, à tort ou à raison, déficient ou absent.

On dira donc que la prévision astrologique bien pensée serait un moindre mal et que sa crédibilité tient au fait qu’elle constitue un phénomène social de grande ampleur et ne se situe pas ay seul plan local, individuel. Or, il est relativement beaucoup plus facile de manipuler à une petite échelle qu’à une grande échelle, pour une période brève que pour une période longue. Ce qui caractérise l’astrologie, selon l’approche qui est la nôtre ; c’est la centralité, l’unicité du modèle, de la grille et non pas la multiplicité des cas, des lieux  et des combinatoires qui produirait une infinité de pronostics de tous ordres.

On aura  compris que la prévision astrologique ne pourra se faire entendre que d’un point de vue global, statistique, sur la base d’un modèle univoque et porteur d’un formalisme rigoureux qui n’ rien à voir avec les interprétations alambiquées et contorsionnistes de nos modernes astrologues.

 

….

 

JHB

25. 10. 13

 

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