la dialectique théorie -pratique en astrologie

Posté par nofim le 26 octobre 2013

 

 

L’astrologie face  à l’échec : les bonnes et mauvaises réactions

Par   Jacques  Halbronn

 

 

Les échecs prévisionnels ou même rétrospectifs- quand une  grille ne semble pas rendre compte d’événements déjà connus- sont susceptibles de générer de bons ou de mauvais réflexes.

Deux attitudes peuvent alors s’observer.  Ou bien l’on révise les notions dont on se sert ou bien on en rajoute. La seconde solution semble depuis un certain temps avoir été la plus répandue ce qui correspond à une forme de fuite en avant.

Cela fait déjà plus de trente ans que nous avions diagnostiqué le problème des mauvaises formulations comme cause d’échec. Entendons par là des définitions mal calibrées. Encore faudrait-il préciser ce que l’on doit comprendre par « échec ». Car l’échec peut venir du fait que l’on aille au-delà des performances propres à l’outil auquel on  recourt. On a donc l’embarras du choix, tant en amont qu’en aval, de la définition confuse à l’application outrée. Mais en pratique, les deux  problèmes cohabitent chez plus d’un astrologue.

Si l’on prend le cas Moysan, on  trouve à peu près tous les symptômes, c’est un cas d’école. Il nous explique qu’il ne faut pas se contenter de formulations simples car cela ne marche pas. Il faut, selon lui, tenir compte de tout ce qui se présente dans le ciel au même moment  et pas seulement de tel cycle auquel on se tiendrait comme le fait André Barbault. Moysan ne semble pas se rendre compte que ce faisant,  il transforme l’   astrologie en une sorte de bouillie informe qui peut servir à tout et à n’importe quoi, une sorte de panacée qui marche à tous les coups. Est-ce une astrologie à la Moysan, obscurantiste, dont souhaite disposer le milieu astrologique.

La réaction normale face à un échec, c’est d’aller étudier les variables ; où est l’erreur. Par exemple, modifier les orbes, repenser les subdivisions, en augmenter ou en diminuer le nombre corriger les énoncés sans pour autant  complexifier la grille. Mais pourquoi Moysan préfère-t-il rajouter et encore rajouter ? Parce qu’il n’est pas un ingénieur en astrologie mais un simple technicien. Il peut puiser dans sa boite à outils mais il n’a pas la compétence pour réviser tel ou tel outil. Chacun voit midi à sa porte, c’est bien connu.

Et puis, il  y a aussi  les objectifs que Moysan fixe à l’astrologie et qui sont exorbitants, c’est le cas de le dire. Moysan est très exigeant à propos de l’astrologie. Probablement un peu trop et cela le conduit à maltraiter l’astrologie qui n’est jamais à la hauteur de ses attentes. Pour Moysan – et tout personnage de son acabit et cela ne manque pas dans le milieu astrologique-l ‘astrologie doit tout expliquer avec ses propres moyens : pas question de faire entrer en jeu un contexte extra-astrologique. Le seul contexte que Moysan admet, est celui des positions astronomiques et selon sa logique, si un cycle ne suffit pas à tout expliquer, au lieu de faire jouer les données externes, il préfère recourir aux données internes. Moysan ne fait pas les choses à moitié. Il fait partie de ces « jeunes loups » de l’astrologie qui croient pouvoir se rendre intéressants et distancer, surclasser leurs collègues en mettant la barre de plus en plus haut.

En vérité, Moysan a une bonne culture générale, on sent qu’il a des lettres et  c’est bien ce qui est paradoxal car il se comporte comme quelqu’un qui n’est pas à l’aise avec ce qui ne serait pas strictement astrologique. Bien pis,  Moysan ne se sent pas le droit de laisser de côté les facteurs contingents qui permettraient de rapprocher certains « faits » entre eux. Pour lui, aucun fait ne ressemble à un autre et donc deux faits ne sauraient relever d’un seul et même schéma. Là encore, force est de constater que le rapport de Moysan à l’Histoire est bas de gamme, il n’a pas le profil d’un historien authentique, il fait de l’astrologie de seconde main.  Donc un médiocre penseur de l’astrologie associé à un médiocre penseur de l’histoire, cela donne qui vous savez qui se permet de donner des leçons à des gens qui le dépassent de la tête et  des épaules parce que Moysan ne connait pas sa place tout comme il ne connait pas celle de l’astrologie.

Voilà un échantillon de la dernière « leçon » que Moysan nous a offerte (sur Face Book Aldébaran et sur notre mur) ! .

« A Jacques Halbronn, qui considère incohérent que la naissance et la mort d’un monde soient également déterminés par une conjonction, on répondra que dans un cycle la conjonction en est nécessairement à la fois le début et la fin ».

Nous avons déjà répondu (dans un précédent texte à cet argument, cf aussi sur le blog Nofim) mais il vaut la peine d’y revenir dans le cadre du présent article, à propos des définitions défectueuses ou ambivalentes. Dire que la fin d’un bloc correspond à la même configuration que l’émergence de ses composantes est un défaut de conception manifeste. C’est confondre une chose et son contraire.  Pas étonnant qu’avec des définitions aussi  ambigües, Moysan ait besoin d’en rajouter par ailleurs pour faire le poids encore que l’on puisse penser qu’un tel raisonnement soit justement lié à un échec. C’est pour expliquer que Barbault puisse  expliquer  la dislocation d’un bloc par une conjonction que Moysan, venant à son secours, invente la thèse selon laquelle la même configuration puisse dire deux choses carrément opposées. Ai lieu d’admettre que la conjonction ne marche pas ici, voilà Moysan qui enlève toute substance à cette configuration. Il est vrai que c’est pour la bonne cause, pour sauver la face d’un monument de l’astrologie française.  Il ne faut pas cracher dans la soupe ! Or, comme Barbault, lui-même,  l’a souvent expliqué (et nous avons fréquenté Barbault entre 67 et 75), un résultat astrologique qui ne serait pas sous-tendu par un modèle viable n’est pas recevable, même si la prévision s’avère juste factuellement. On connait ces astrologues qui écrivent des pronostics et qui ne s’intéressent qu’aux exposés qu’ils en donnent en oubliant l’argument proprement astrologique.  C’est d’ailleurs un travers de plus en  plus répandu lors des consultations astrologiques comme nous avons pu le constater en mains entretiens (sur teleprovidence), à savoir que l’astrologie, au bout du compte, délivre un message compréhensible par son client en langage de  tous les jours et ne le « fatigue » pas avec des explications techniques. On atteint là le degré zéro de la communication astrologique mais on nous explique que l’astrologie est un savoir lourd et  difficile qui ne se transmet pas au premier venu en quelques minutes donc il faut vulgariser en parlant comme un voyant. !

Concluons : on ne peut laisser l’astrologie à des bricoleurs qui composent des usines à gaz dont ils ont seuls les clefs. L’astrologue tout puissant et qui sait tout, c’est fini. L’astrologue du XXIe siècle  disposera d’un outil astrologique dont chaque citoyen comprendra le maniement et on ira chez l’astrologue pour s’initier dans le cadre d’un service après-vente qi sera inclus dans l’achat d’un logiciel comme celui de l’astrocyclologie. M. Moysan, à nos yeux, est un dinosaure de l’astrologie, qui parle de l’astrologie comme on le faisait dans les années trente, au lendemain de la découverte de Pluton (cf notre dernier texte).  Il représente un survivant de l’ère antérieure à André Barbault qui veut rétablir le thème en astrologie mondiale. Mais force est de constater que l’astrologie actuelle est en pleine régression, quand on entend les exposés sur telle planéte en tel signe. On peut espérer que cette fin de régne d’une astrologie déliquescente et pléthorique laissera la place à une astrologie ayant retrouvé, dans tous les sens du terme, sa ligne.

 

JHB

26. 10  13

 

 

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