L’astrologie comme science du Temps et non de l’Espace

Posté par nofim le 26 octobre 2013

L’astrologie et l’Espace-Temps

Par Jacques Halbronn

 

Qu’est-ce que le Temps ? Une telle question ne peut qu’interpeller les astrologues ? Nous dirons qu’en un instant T, le temps est unitaire alors que l’espace peut être pluriel mais inversement, un même espace peut être traversé par des temporalités successives. Entendons par là que lorsque nous sommes confrontés à une série de facteurs, la question qui se pose est de savoir si elle s’inscrit dans le temps ou dans l’espace et l’on est en droit de se demander si nombreux sont les astrologues qui maitrisent un tel questionnement, une telle problématique

Il nous semble, en tout cas, que l’option « espace » est souvent préférée à l’option « temps » dans la littérature astrologique actuelle mais cela ne date certes pas d’hier. Prenons le cas du zodiaque, on nous parlera d’une typologie spatiale, de la coexistence, des relations entre les différents « signes » mais en même temps, on nous explique que le zodiaque est lié au cycle des saisons. C’est dire que l’on mélange allégrement espace et temps. Il faudrait savoir !

Un cas auquel la plupart des astrologues ne semblent même pas songer est celui des dieux (associés aux planètes). Les astrologues nous parleront des rapports entre eux mais ne souligneront guère qu’ils correspondent  à une progression donc à une cyclicité comme on le voit dans la « théorie des âges » (J. P. Nicola). Là encore espace et temps tendent à se télescoper !

Or, en astrologie, le temps c’est quand même très important. La prévision ne fait sens que parce que les temps changent. Si seul l’espace comptait, que deviendrait la prévision ?

Or, qu’est-ce que le thème astral, sinon encore une fois un empiétement de l’espace sur le temps puisque l’on privilégie les rapports entre les signes et es planètes sur les diverses cyclicités qui sont en jeu mais qui sont comme mises entre parenthèses, sous le boisseau.

Certes, le temps prend-il sa revanche quand on nous parle de ‘ »progressions », de « directions », de ‘ »transits « (c’est-à-dire de passages), de révolutions solaires etc.  Mais on s’empresse de nous préciser que l’on doit se référer toute la vie du sujet au thème natal, donc à un espace.

Or, note expérience de la vie nous dit que si les temps changent, il faut donc que l’on balise le changement, qu’on en détermine les phases successives. C’est ainsi qu’une semaine est divisée en jours qui sont tous porteurs d’un nom spécifique, souvent lié au « septénaire » planétaire d’ailleurs, comme en Occident latin (France,  Italie, Espagne etc.) ou aux dieux (dans le monde germanique,  Angleterre, Allemagne etc.).Alors qu’ailleurs on se contente de numéroter ce qui est aussi une façon comme l’alphabet de qualifier le temps. (Monde sémitique). Autrement dit, nous avons besoin de diversité pour « suivre «  le temps qui passe avec ce paradoxe d’un temps unique en un instant T mais qui se décline sur une certaine durée.

A contrario, la division de l’espace est beaucoup moins évidente : elle suscite des questions de racisme, de xénophobie, elle est conflictuelle et elle n’a pas ce même caractère de nécessité et d’évidence que pour le Temps.

Il est donc bien fâcheux que l’astrologie soit montée dans la galère de l’Espace et ait un déficit de plus en plus flagrant au  regard du Temps et donc du changement non pas d’un lieu  à un autre mais d’une phase à une autre, d’une étape à une autre (comme sur le Tour de France). On dit d’ailleurs que nous n’avons pas le don d’ubiquité alors que l’on nous accorde la faculté à vivre des moments très différents, ne serait-ce que quotidiennement, en passant de la nuit au jour ou l’inverse (en binaire),  de l’Eté à l’automne et ainsi de suite. Personne n’annonce que l’on va abolir les différences de temps alors que l’on considère que les différences spatiales, catégorielles, font polémique.

Voilà pourquoi nous somme s très sceptiques sur toute idée de localisation du phénomène astrologie comme l’association de tel cycle planétaire avec telle région du globe, ce qui succède à l’idée d’associer un signe zodiacale à un pays voire à une ville (chorographie, choros espace (chorégraphie)- ce qui renvoie à une géographie sacrée – (cf. les ouvrages de Jean Richer) en dialectique avec chronos, le temps (chronologie)

Selon nous, l’astrologie n’a pas à situer les choses dans l’espace. En revanche, elle se doit de le faire dans le temps et par là nous entendons que l’astrologue  ne saurait se contenter d’une prévision ponctuelle mais doit situer sa prévision dans une série de phases différentes, ce qui est encore la meilleure façon de se faire comprendre de son interlocuteur.  On ne peut surement pas se contenter de faire une prévision qui annonce pour le même moment une chose et son contraire,  à partir de la même configuration. Cela fait penser  à ces portraits que dressait, dans les années cinquante, Barbault de certains signes qui comportent deux facettes opposées (ex. Vierge, Sagittaire etc.) : il faut préciser que ces deux facettes alternent mais n’existent pas au même moment.

Mais pour affirmer ce « postulat » d’une unité de l’instant, au regard de l’astrologie cela signifie qu’il faut montrer que globalement tout ce qui se passe dans le monde en un instant T relèverait d’une seule et même catégorie temporelle. Parfois, cela n’est pas si évident que cela car un même processus peut prendre diverses formes mais le centre reste bien la catégorie de temps et la diversité spatiale reste un épiphénomène contingent et imprévisible astrologiquement, ce qui tendrait à montrer que l’astrologie maitrise le temps et non l’espace, contrairement à ce que tant d’astrologues soutiennent en étant suréquipés pour parler de l’espace et sous équipés pour parler du temps..

Il est donc urgent de consolider la façon dont l’astrologie balise le temps, en combien de phases homogènes elle le subdivise.

Mais pour cela, comme l’avait bien compris Barbault, il faut un vecteur temporel et donc planétaire unique (cf. son indice de concentration planétaire), ce qui condamne à terme le pluralisme planétaire auquel la très grande majorité des astrologues reste terriblement voire férocement attachée.

On sait qu’en astrocyclologie, nous jouons pleinement la carte du temps et du cycle unique que nous subdivisons à notre façon. (En l’occurrence en trois phases). Mais sans que l’on adhère à notre modèle il serait bon en tout cas que chacun aille dans la même direction qui consiste à  réinstaurer en astrologie le temps comme priorité, ce que nous représentons comme une pièce unique dont les décors varient tour  à tour, au fil de la journée, des saisons.  Recentrons l’astrologie sur le temps et restituons au temps ce qui lui a échappé !

 

 

 

 

 

 

JHB

26. 10  13

 

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