Le probléme des interfaces en astrologie

Posté par nofim le 27 octobre 2013

L’astrologie « ponctualiste »
versus l’astrologie cyclique.

Par Jacques
Halbronn

 

 

 

Touche pas à mon
thème, touche pas à mes jouets, entend-on de nos jours.  Nous venons de recevoir sur notre groupe
Aldebéran-Face Book une apologie de cet « outil » qui mérite qu’on la
commente et qui émane de l’inénarrable Monsieur Moysan qu’il faudrait inventer
s’il n’existait pas et qui ne cesse de desservir la cause qu’il prétend
défendre, en shootant contre son propre camp et en donnant des verges pour se
faire fouetter., à commencer par des attaques personnelles fondées sur l’étude
de notre porte thème ce qui est particulièrement indélicat et incivil entre astrologues,
alors qu’il ne fait que projeter sur nous ses propres frustrations, à la fin
d’une période où il aura été bercé d’illusions et qui est la phase 3 du cycle
de Saturne dont la devise pourrait être « la grenouille qui veut se faire
aussi grosse que le bœuf » et  qui
est une phase de confusion où les esclaves se prennent pour des maîtres comme
lors des saturnales romaines. Mais, la fête est finie et il faut renoncer à ses
lauriers de pacotille, Monsieur Moysan ! Le temps n’est plus à la
complaisance. Le temps est propice à faire le ménage au sien de la communauté
astrologique dont nous sommes un des principaux animateurs depuis 40 ans,
excusez du peu. Quel est le CV de Moysan pour que nous puissions l’étudier, ce qui
nous intéresse bien plus que sa seule date de naissance qui ne veut pas
dire grand-chose, quoi qu’il en dise/ Mais M. Moysan veut dans l’instant :

« Dans ce
comportement social Jacques Halbronn révèle donc une composante essentielle,
manifeste de son caractère profond, qu’il croit « cyclique » comme son
astrocyclologie, alors qu’il nous administre, par ses multiples récidives, la
preuve que cette vanité méprisante envers autrui, qu’il ne peut manifestement
pas contenir dans les limites de la civilité, est plus forte que lui. »

Pour lui, ce qui
se passe pendant quelques semaines- depuis que nous nous occupons de son cas, suffit
à juger une personne sur toute sa vie  et bien évidemment notre
relation  vaut poire notre relation avec
tout le monde à moins que notre relation avec Moysan soit spécifiquement inscrite
dans notre thème. On s’étonne d’ailleurs que Moysan ne procède pas  à une synastrie !  Or, il y a un temps pour chaque chose et M.
Moysan s’il veut nous étudier astrologiquement aurait peut-être intérêt à
s’informer sur une période de temps un tout petit peu plus longue et sur
d’autres données que la seule date de naissance. Voilà déjà un travail bâclé  en bonne et due forme !

 

Mais passons au
plat de résistance que nous sert- que nous inflige-  le « professeur » pompeux, le
doctrinaire Moysan cette fois-ci, du haut de son estrade :

 

« Une
naissance est un fait, précisément circonscrit dans le temps et l’espace, comme
le relève l’état-civil. A partir du moment où l’on admet le principe de
l’influence astrale, il paraît pour le moins incohérent de considérer le fait
unique d’une naissance comme un fait pouvant échapper à cette influence, a
fortiori si l’on est persuadé qu’en vertu de ce principe d’ influence astrale,
une conjonction de Saturne à une étoile fixe puisse déterminer par exemple la
signature d’un traité de paix.

Le postulat général de l’influence astrale, quelle que soit celle envisagée,
celle du seul Saturne ou celle de l’ensemble des planètes du système solaire,
implique nécessairement de relier une influence, un influx céleste, à des
faits. Des faits dont résulte cette influence. Des faits précis, survenant donc
nécessairement à un endroit et à un moment précis.

Si donc on pense qu’une influence astrale quelconque peut déterminer un fait,
cela suppose nécessairement que cette influence s’exerce à un endroit et à un
instant précis, comme celui de la signature d’un traité de paix. Or l’influence
céleste est universelle. Comment dès lors expliquer qu’une configuration
universelle puisse déterminer un fait relevant de sa symbolique, de son
influence, à tel endroit précis du monde et nulle part ailleurs ? »

Et plus loin, cerise sur le gâteau, toujours notre Moysan :

« Mais bien sûr, on peut penser que c’est « par hasard » que la centrale
de Tchernobyl a explosé.  Quelle est la probabilité que plusieurs centrales
nucléaires explosent, au même instant, dans le monde ? »

Merci M. Moysan,
n’en jetez plus, vous nous comblez de votre niaiserie  d’astrologus hibernatus
sorti des années Trente  et se retrouvant
84 ans plus tard  en regrettant le bon
vieux temps de l’astrologie d’avant la Seconde Guerre Mondiale et notamment
d’avant Barbault  et il est vrai qu’il
n’est pas le seul nostalgique de cet âge béni où l’on rectifiait l’heure de
naissance avant toute chose à partir des directions primaires. A ce propos, il
y a un débat sur notre heure de naissance et celle de l’état civil n’est pas
forcément la bonn et pour sa démonstration, il vaudrait mieux que nous ayons  la conjonction Pluton-Saturne  (avec Mars pas loin) en VII face à un
ascendant verseau  que la Lune en cancer
en trigone à Mercure, face  à un
ascendant capricorne! Mais nul doute que Moysan ne  dégotte dans notre thème de quoi valider son
propose, dans tous les cas de  figure en
faisant jouer le maître de l’ascendant par exemple ou quelque degré monomère.

Un dernier  passage nous édifie quant à l’âge de
l’astrologie pratiquée par Moysan :

« Telles sont les configurations essentielles du Japon ;
elles expriment parfaitement son identité profonde et son destin. En effet, la
Lune, qui symbolise le pays, si elle s’éloigne de l’opposition à la conjonction
Mars-Jupiter (les aventures militaires), applique au carré d’Uranus (maîtrise
technologique) »!

Que dire donc de
cette nouvelle production Moysan, qui nous est offerte sur un plateau et qui
nous montre tout le parti que l’on peut tirer du seul thème natal (y compris
celui du Japon). Cela mérite toute notre attention car l’on ne se débarrasse
pas d’un tel virus si facilement, comme le savent très bien les
bactériologistes et le thème astral est bien le cancer qui plombe et mine
l’astrologie..

Moysan se fait
assurément une très haute idée de l’astrologie en termes de précision et si
l’astrologie était une religion, comment le lui reprocherait-on ? Un tel
acte de foi !. Mais n’y-a-t-il pas anguille sous roche ?  Ce qu’il nous dit sur Tchernobyl est vraiment
étonnant !

A l’entendre, telle configuration ne pourrait
signifier qu’une seule chose en un instant T. Il vaut certes mieux entendre
cela que d’être sourd mais quand même !
Moysan est un ultra de l’astrologie. C’est un  extrémiste. Mais derrière de telles
affirmations et ambitions nous percevons la faiblesse de l’aveugle qui ne peut
avancer sans son bâton et qui avance pas à pas. En s’intéressant à un événement
bien situé dans le temps et dans l’espace, Moysan ne risque pas de se voir
confronté à un autre événement. Voilà quelqu’un qui pourrait nous démontrer que
deux personnes  nées à dix minutes
d’intervalle, à  100  km de distance auront des destins
complétement différents.  Moysan est un
stakhanoviste de l’astrologie laquelle se résume à une multiplication à
l’infini des thèmes dont seul l’astrologue patenté a la clef. Attention, on
verrouille ! En fait, comme beaucoup de ceux qui viennent à l’astrologie,
Moysan a de gros  problèmes avec
l’abstraction et l’astrologie lui apparait comme le palliatif à cette carence.
On applique le thème là  où  on en a besoin et immédiatement on a la
« formule » abstraite qui sort. C’est fascinant mais cela n’attire
que les gens qui ont un gros handicap cognitif, qui n’arrivent pas à généraliser,
à décoller de ces « faits »  du
jour (du café du commerce, c’est écrit dans le journal) et dont  Moysan ne parvient pas à se délester. Cela ne
l’empêche d’ailleurs pas de découper l’Histoire de l’Humanité en grandes
tranches de quelques millénaires quand il nous parle, par ailleurs, de l’avenir
irréversible et linéaire du monde car l’astrologie permet à Moysan de se lancer
dans de grandes envolées. Comme il doit lui en être reconnaissant !  .

Mais revenons sur
ce texte fondateur qu’il propose comme doxa et ralliement à la communauté
astrologique en cet an 2013  pour
résister à l’invasion de notre astrocyclologie !

C. M.

« A partir
du moment où l’on admet le principe de l’influence astrale, il paraît pour le
moins incohérent de considérer le fait unique d’une naissance comme un fait
pouvant échapper à cette influence »

 

JHB On
passerait ainsi inéluctablement- par une sorte de cercle vicieux- de l’idée d’une
relation de l’Humanité avec certaines configurations astrales à celle d’une
influence astrale qui rendrait compte de tout phénomène se produisant sur cette
terre et donc de chaque naissance de quoi que ce soit. Nous accorderons à M.
Moysan que l’astrologie « peut le faire » (comme disait l’humoriste
Pierre Dac). Rien n’empêche un astrologue, en effet, d’un point de vue purement
technique, de monter un thème pour un lieu et pour une date. Cela s’apprend
(nous l’avons même enseigné  à la FLAP
(Faculté Libre d’Astrologie de Paris) et avons édité deux ouvrages sur les
heures dans le monde, de Gabriel et de Françoise Schneider-Gauquelin (Ed
Trédaniel-La Grande Conjonction) et l’ordinaire sait y faire en quelques secondes.

Mais qu’elle
puisse le faire ne signifie pas que cela fasse sens. De même ce n’est pas parce
que l’astrologie « peut » expliquer tel événement du fait de son
savoir traditionnel  que cela soit justifiée.
On peut aussi traverser une rue et se faire renverser ! L’éthique et l’épistémologie
visent à montrer, l’une comme l’autre, que tout ce qui est faisable n’est pas
nécessairement souhaitable.  Sinon,  c’est la loi de la jungle/ M. Moysan ferait
ainsi preuve d’amoralité. Je peux donc je fais. No limits ! Est-ce inscrit
dans son thème ? Surement, en cherchant bien mais on ne jouera pas à ce
petit jeu auquel s’adonne Moysan à notre encontre.

Moysan ne se
lasse pas de le répéter, il faut de la précision : » Des faits
précis, survenant donc nécessairement à un endroit et à un moment précis. Si
donc on pense qu’une influence astrale quelconque peut déterminer un fait, cela
suppose nécessairement que cette influence s’exerce à un endroit et à un
instant précis ».  La grande idée de
Moysan, on le devine, c’est la localisation, ce qui passe donc par les
coordonnées du lieu considéré à l’instar des coordonnées cosmiques. Le parallèle
et la symétrie sont de rigueur et c’est là tout son apport, selon lui, sinon on
manque au devoir de précision de l’astrologue et bien entendu le thème est par
excellence, on l’aura compris, un gage de précision tant pour l’endroit que pour
l’instant. CDFD. Décidément, le thème est incontournable, dixit Moysan et sans
le thème, l’astrologie est condamnée à dériver, à errer.

Nous  avons là des astrologues « précis »,
qui, à l’instar d’un Didier Geslain, se référent à l’état civil qui fournir
toute la précision nécessaire et suffisante Maintenant, tout cela sert plutôt
après coup car Moysan ne prétend quand même pas annoncer à l’avance un fait
précis, pour un lieu précis et un instant précis sauf si on lui donne la date,
comme dans le cas du jour d’une élection.
M. Moysan est un homme qui a partie liée avec l’administration :
date de naissance, date de scrutin, d’une part une date du passé et de l’autre
une date du futur. C’est du solide ! C’est une manne ! On connait l’histoire
de cette personne qui cherche sous un bec de gaz un objet qu’elle a perdu ailleurs
mais au moins là, c’est éclairé !

Nous avions
pressenti cette évolution anticyclique au cours des dernières années chez les
astrologues : le cycle n’intéresse plus les astrologues qui ne suivent
plus du tout Barbault.  Ce qui compte, c’est
l’agencement des planètes entre elles et non l’agencement du cycle passant par
des états successifs. C’est un enterrement de première classe pour l’astrologie
cyclique ! On bascule ainsi vers une astrologie que l’on peut qualifier de
« ponctuelle » ou « ponctualiste ». Et l’on sait que la
ponctualité est la politesse des rois.

Le point de vue
de Moysan quand il étudie par exemple le Japon, c’est que le thème de ce
pays  ne vaut que pour ce pays, que les
échéances sont l’émanation du dit thème. Pour casser son système, il suffit
donc de montrer que le Japon ne fait que participer ; relever d’une dynamique
qui le dépasse non seulement au ciel mais sur terre. Entre le thème ponctuel et
le système solaire, il y a une interface incontournable qui est précisément
celle du cycle. Et en réalité, M. Moysan vaut sauter par-dessus cette interface
pour une raison très simple mais inavouée, à savoir que la cyclicité
astrologique actuelle est en crise et qu’elle ne lui apporte pas le cadre
rigide dont il a besoin, si ce n’est en inscrivant les cycles dans le thème, ce
qui est un tour de passe-passe,, un jeu de dupes. Moysan, pourtant, a pris
connaissance de notre astrocyclologie mais pour lui c’est trop général, trop
vague. Mais on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre, à savoir que l’astrologie
cyclique ne fonctionne pas selon les mêmes critères que l’astrologie « ponctualiste »
et comment le pourrait-elle puisqu’elle est censée couvrir un champ spatio-temporel
non plus axé sur le thème astral mais sur le cycle de 7 ans, qui est l’unité astrologique
de temps que nous avons mise en place et qui manquait douloureusement dans l’arsenal
astrologique….Contrairement à ce qu’affirme Moysan – mais la meilleure
défense c’est l(attaque- le fait d’accepter l’idée d’un rapport entre les
hommes et les astres n’exige aucunement que l’on soit disposé à adopter l’astrologie
« ponctualiste » dont il se fait l’avocat zélé et abusif. Ce sont de
tels excès qui n’ont cessé d’alimenter et de motiver toute la littérature anti-astrologique
depuis des siècles, même du temps où l’astrologie avait pignon sur  rue. Ce sont tous les Moysan qui par leur
surenchère ont, de tout temps, amené l’astrologie à ne plus se donner de
limites.  Car, étrangement, cette
revendication de précision conduit à une astrologie qui cherche
asymptotiquement  et de façon
obsessionnelle, à coller avec les faits les plus ténus, sans prendre la peine
de  les décanter et de   les
classer, ce qui n’est pas demandé  à l’astrologie
mais  à l’astrologue qui doit  être lui-même l’interface entre les « faits »
bruts et ceux qu’il peut demander  à l’astrologie
de traiter. Décidément, Moysan a du mal avec la notion d’interface, d’articulation,
ce qui le met en position, situation constante de hiatus mais cela doit bien se
trouver dans son thème, à n’en point douter et comme il dit fort bien,

«  Avant
d’analyser la Nativité des autres, l’astrologue doit avoir longuement analysé
le sien et surtout médité sur lui-même, afin de se voir tel qu’il est, avec ses
qualités mais aussi ses défauts. Tâche, évidemment difficile car reconnaître
ses manques, ses faiblesses, ses fragilités, ses défauts, demande un effort
d’objectivité envers soi, pour certains impossible à fournir. On ne peut
attendre d’un individu qui ne se connaîtrait pas, ou qui refuserait de se voir
tel qu’il est, qu’il puisse voir les choses et les autres objectivement. ».
On ne lui demande pas d’analyser son thème mais de se connaitre, si possible,
par d’autres voies en se confrontant notamment à autrui en ayant conscience des
rapports de force. Mais le postulat de Moysan est que celui qui ne se concentre
pas sur son thème ne se connait pas. On verrouille, on vous le disait !  Tout adversaire qui ne souscrit pas au thème
est ainsi d’entrée de jeu disqualifié. Bienvenue dans le ghetto !

 

 

 

JHB

27. 10.13

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