Les femmes et le défi masculin de la création

Posté par nofim le 27 octobre 2013

Les femmes et la culture de l’avoir

Par  Jacques Halbronn

 

Une femme n’hésitera pas à rappeler l’argent qu’elle a dépensé pour telle ou telle cause. Il semble que souvent les femmes se sentent  quitte quand elles ont payé ce qu’elles pensaient juste de payer. D’où l’importance des cadeaux, des dons.  Tout travail ne mérite-t-il pas salaire ? D’où l’importance de l’argent, précisément. Avec l’argent, on peut régler toutes sortes de dettes. Dans les domaines les plus divers.

Les hommes ne fonctionnent pas tout à fait de la même façon. On dira qu’ils préfèrent payer de leur personne, en nature, si l’on peut dire. Ils ont la faiblesse de croire que le mieux est de donner ce qui vient de soi, de son  propre travail et non de ce qu’il peut rapporter.

Nous parlerons chez les femmes d’une culture de l’avoir mais en fait c’est une culture qui est inhérente à leur nature. Chassez le naturel il revient au galop. Elles tendent instinctivement à valoriser plus l’extérieur que l’intérieur, et donc quelque part à minimiser ce qu’elles pourraient produire elles-mêmes, d’où la transmutation, la traduction par le truchement de l’argent et de ce que tout ce qu’il peut offrir. (what money can buy) On pourrait parler d’un complexe d’infériorité profondément ancré dans l’esprit des femmes et qui les pousse irrésistiblement  à penser que ce que font les autres vaut mieux que ce que l’on fait soi-même.  Le « fait maison » (home made) atteint très vite ses limites.

On a prononcé le mot « culture » car quelque part  c’est là un bagage qui s’acquiert, qui se cumule comme une sorte de magot, de capital, en dehors même de considérations pécuniaires. Les femmes aiment aller dans des lieux de culture qu’elles tendraient à ne pas localiser chez elles mais à l’extérieur, dans des lieux appropriés à cet effet. (Galerie, théâtre, musée etc.). Même si elles peuvent avoir plaisir à collectionner des objets pour leur « intérieur » qui n’est en fait qu’un extérieur de proximité. Le terme « femme d’intérieur » n’est pas sans ^prêter à confusion*

Les hommes nous semblent avoir un autre rapport à la culture en ce qu’ils se demandent ce que cela peut leur apporter un peu les enfants ne s’intéressent au langage qu’en vue eux-mêmes de le pratiquer et non pas comme une donnée extérieure.  Pourquoi n’auraient-ils pas la même attitude face à la musique, à la peinture   à savoir que la culture conduit à la création, c’est-à-dire qu’elle est initiatrice. On peut parler d’eudémonisme, de cultiver son être, ses talents, ce qui est le vrai sens du réflexif « se cultiver » dont il semble que le sens premier ait été détourné.

Entendons par là que pour les hommes, la culture n’est pas une fin en soi, qu’elle doit éveiller en eux un élan créatif. Et une fois celui-ci enclenché, il n’est plus besoin d’en rester au stade initial. Celui qui a réveillé en lui une certaine vitalité musicale a-t-il encore besoin d’écouter la musique des autres ? On passe à un autre stade, à la vitesse supérieure.

Mais allons  plus loin : nous pensons en fait que les créateurs sont ceux qui profitent le plus des œuvres déjà accomplies, qui leur serviront d’exemple. En revanche, nous considérons que les simples ‘amateurs « auraient tout intérêt à s’intéresser aux créateurs qu’ils peuvent rencontrer croiser, se familiariser avec une musique vivante qui ne se réduit pas à l’œuvre mais au créateur, en tant que personne qui a sa vie à vivre et qui peut avoir encore à se faire connaitre. Cette dimension humaine, les femmes peuvent l’apporter même quand elles n’ont pas de vocation créatrice. Et on peut donc regretter qu’elles ne le fassent pas assez et d’assez bonne grâce. C’est certainement un des problèmes de notre civilisation actuelle que la difficulté de femmes à se situer par apport à la création, sous ses diverses manifestations artistiques, intellectuelles, sociales etc…D’où l’ambiguïté de l’expression « se cultiver »  (cf. supra) dans la bouche des femmes et dans le langage courant. Or, littéralement, cultiver, au sens agricole du terme, c’est élever et s’élever, c’est pousser et faire pousser.  Quel dommage que ce terme ne veuille plus rien dire que de se consacrer à des loisirs consistant à « sortir »,  à se procurer des œuvres  plutôt qu’à développer, à épanouir ses facultés. La culture est devenue une source de plaisir souvent partagé et non le principe d’un essor de ses facultés personnelles.

C’est d’ailleurs pour cette raison que les hommes sont souvent considérés comme « égocentriques » et ce  à juste titre tant et si bien que s’intéresser à ce que les autres peuvent nous apporter est extrêmement valorisé. Ce qui nous semble assez paradoxal dans la mesure où  celui qui s’accomplit dans ses potentialités pourra enrichir la « culture » ambiante.  On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. On ne peut pas fabriquer des voitures sans mettre en place une industrie éventuellement polluante. Il y a un prix  à  payer et il faut assumer un rapport de cause à effet. La personne qui a une mentalité de consommateur a du mal à comprendre comment les choses se font et elle ne tient  pas trop à le savoir d’ailleurs.

. Pour nous recentrer sur le rapport des femmes à la culture, on ne peut que constater le décalage entre le nombre d’interprètes féminins de haut niveau et la médiocrité de la présence féminine dans le cénacle des plus grands créateurs d tous le temps. On ne saurait balayer ce problème d’un revers de main ! Les femmes se sentent beaucoup plus aptes, en leur for intérieur, à  goûter la culture existante – quitte à se l’approprier  par le biais de l’interprétation, de la traduction,  qu’à produire elles-mêmes des œuvres nouvelles, de leur temps. Elles se contentent souvent de faire revivre (revival) les œuvres des décennies voire des siècles passés , ce qui risque de les mettre en porte à faux –plus ou moins consciemment- avec les hommes de leur temps qu’elles «  trompent »  avec  leurs congénères décédés en une sorte de nécrophilie assez morbide.. Le décalage est souvent patent entre la culture féminine qui regarde vers le passé et la culture masculine vers l’avenir. Nous pensons qu’il serait bon que les choses changent et qu’une relation plus saine s’instaure au XXIe siècle entre hommes et femmes qui ne se formule en une affirmation d’égalité factice mais en une certaine division du travail. Comme nous l’avons dit plus haut, une civilisation des loisirs ne se vit pas avec le regard dirigé vers le passé. Elle implique une présence accrue de l’art vivant au sens d’un art des vivants et qui ne se réduise pas à refaire vivre les créateurs d’antan, ce qui s’apparente selon nous à une forme de muflerie féminine qu’il s’agit de dénoncer d’autant qu’elle est marquée par une évidente ingratitude mais il est vrai que la reconnaissance es un sentiment souvent douloureux. Un des effets les plus pervers  du féminisme actuel se manifeste dans une certaine défaveur du public pour la création contemporaine. alors que celle-ci est parmi nous,  un peu partout, parfois dans notre famille, dans notre foyer en tout cas dans notre ville. Que certains films soient vus par des millions de gens est un scandale qui montre à quel point le problème de la réception de la création de nos jours  est  en crise, en dépit du développement d’Internet et des réseaux sociaux. Mais cela pose aussi le rapport de la culture, de la création avec l’argent. Ces mégaproductions condamnent au chômage, à l’assistance des milliers de créateurs. Les femmes, en ce sens, ne sont pas  à la hauteur de leur mission, toutes employées qu’elles sont à vouloir prouver qu’elles « valent » bien les hommes. Le problème, c’est qu’elles se gardent bien de mettre la barre trop haute et ne visent qu’une masculinité médiocre qui vient  justifier leur fascination pour l’humanité masculine des siècles passés. Ce qui leur permet de dire que le régne des génies masculins est révolu. Il serait en effet  suicidaire pour ces féministes d’encourager des créateurs masculins à s’épanouir, cela viendrait contredire leur attente des temps nouveaux qui verraient les femmes prendre le relais, d’où d’ailleurs leur intérêt pour tout ce qui annonce sinon la fin du monde du moins la fin d’un monde- comprendre celui des mâles dominants (comme il y a un an fin 2012, avec le calendrier maya ou l’ère du Verseau).  Mais ne s’agit-il pas en réalité d’un «coup monté » (d’un set up) dont nous avons décrit les rouages du fait d’un processus de dénégation. ?

 

 

 

JHB

27 10  13

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