Hommes et femmes: le critère de l’espace-temps

Posté par nofim le 30 octobre 2013

Les femmes et l’emploi du temps

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Dans notre projet de fournir des éléments de réflexion sur la
question des  vraies différences entre
hommes et femmes, nous avons proposé dans de précédentes études d’associer
les  hommes au temps et les femmes à
l’espace (cf. nos études sur le blog
nofim et sur le site grande-conjonction.org, pour les dernières mises en
ligne, rubrique « femmes »). Rappelons que ces études s’inscrivent
dans le cadre des groupes Animus-Anima Face Book que nous avons créés.

Nous pensons que les femmes ont du mal à structurer leur temps de
façon cohérente et régulière et cela vaut pour les hommes avec une tendance
homosexuelle plus ou moins affirmée et consciente, ce qui nous conduira à nous
intéresser aux comportements en milieu astrologique, du fait du rôle du  rapport au temps qui y est manifeste.

Bien évidemment, dans un monde masculin, les femmes sont plus ou
moins contraintes de s’ajuster à certaines exigences de temps qui ne l’eut sont
pas « naturelles » mais plutôt contraignantes mais non sans un
certain coût. Les femmes qui travaillent
hors de cadres impliquant une telle discipline seront donc les plus
intéressantes à étudier, à suivre. tout comme le comportement en dehors du
travail « forcé ».

Inversement, le temps de l’Homme passe spontanément par une
exigence de rythmicité qui explique le don musical réservé presque
exclusivement aux  hommes au niveau
créatif. La musique serait ainsi d’abord une affaire de tempo, de timing. Une
femme qui interpréte la musique des hommes s’approprie ainsi des valeurs qui lui
sont fondamentalement étrangères  au
départ et qu’elle incorpore en quelque sorte. Il en est de même pour le cinéma
au prisme des grands cinéastes, le mot même de cinéma signifiant  ce qui bouge (kiné). La photo serait plus
féminine par son caractère ponctuel, « instantané » (snapshot) tout
comme la peinture, le dessin, qui sont des expressions
spatiales, ponctuelles  mais là se
pose aussi la question de l’œuvre (au sens de l’ensemble des travaux d’un
auteur) s’exprimant dans la durée et intégrant des expressions successives faisant,
formant un tout ayant une dynamique chronologique…

C’est cette anarchie temporelle qui est la contrepartie d’un
agencement spatial assez rigide chez les femmes. Dans un précédent texte, nous
avons opposé l’habitat polyvalent d’un lieu unique mais subissant des métamorphoses
avec le temps, selon le temps, au cours de la journée, au fil des saisons et
l’habitat compartimenté avec des pièces chacune affectée à une fonction
spécifique (salle à manger, chambre à coucher, salon,  cuisine, salle d’eau,  w.-c.,  bureau,
etc.). Les femmes auraient beaucoup de mal à vivre dans une pièce unique
servant à divers usages. Il leur faut plus d’espace, ce qui leur permet de
passer d’une activité à une autre en toute liberté et sans avoir d’ordre de
temps à respecter.

Nous avons pu remarquer que livrées à elles-mêmes, les  femmes ont un gros problème avec leur
« emploi du temps » (titre d’un ouvrage de Michel Butor auquel nous
avons consacré un mémoire en 68-69 à l’Université Hébraïque de Jérusalem). On
notera que la discipline de temps n’est pas la même lorsque l’on entre à la Fac
et que nombreux sont ceux qui ne savent se donner une auto-discipline de temps.

Les femmes, notamment,  sont viscéralement désordonnées en rapport
avec le temps si elles n’ont pas d’obligation. Ou plus exactement, elles vivent
dans le moment et ont du mal à se projeter dans l’avenir selon un plan à
respecter, sur le long terme. D’où leur difficulté à prévoir qui les entraine à
consulter un voyant, un astrologue, c’est-à-dire quelqu’un qui se présente,
quelque part, comme un maitre du temps. On l’a dit, en soi, le verbe prévoir
signifie que l’on s’organise en conséquence et que l’on fait ce qu’il faut pour
que les choses se fassent en temps utile et voulu. Mais pour les femmes, cela
devient beaucoup plus  aléatoire, comme
si le temps ne dépendait pas d’elles. Qu’est ce qui va m’arriver à moi qui ’ ne
contrôle pas mon temps, qui ai du mal à me projeter efficacement dans l’avenir,
dans le futur. Dans un couple, il revient à l’homme en principe de mener à bien
et à terme les projets, c’est ce qu’on attend, tacitement, de lui…Quand
les  hommes laissent l’initiative aux
femmes, cela risque de mal se passer et de virer au chaos mais certaines femmes
sont par ailleurs _incapables de s’en remettre à un homme. C’est alors sans
issue, l’homme ne pouvant apporter pleinement son concours.

Nous évoquions plus haut le cas de l’astrologie. Il faut savoir
qu’il y a plusieurs façons de pratiquer cette « discipline » et que
cela correspond tout  à fait à cette
dualité que nous venons de décrire. Certains astrologues se basent sur des instants
précis, comme la date de naissance, et ne disposent pas d’un calendrier bien
établi pour leurs prévisions, se contentant de quelques «sondages » de temps
à autre alors que d’autres, préfèrent établir un cycle avec des passe égales et
récurrentes en respectant une certaine continuité. La première astrologie
séduit plus les femmes, la seconde plus les hommes, selon nos observations.
Quelque part, la  femme vit dans l’instant
ou du moins dans une certaine discontinuité
que semble entériner une certaine forme d’astrologie. A contrario, l’astrologie
dite « mondiale » ou cyclique brosse des périodes homogènes qui ne
varient que sur le long terme et de façon progressive. Le poids de l’instant y est
sensiblement plus faible et est relativisé.

A l’évidence, l’astrologie « ponctualiste » attire
certains hommes qui ont un rapport « féminin » au temps et qui,
vraisemblablement, ont la plus grande difficulté à organiser leur temps à l’avance.
D’ailleurs, l’on sent qu’avec certaines personnes, il ne sert à rien de fixer
les choses dans la durée selon un plan bien défini, ce qui est évidemment
déconcertant pour leur entourage. En ce sens, l’adage «souvent femme varie ».
Elle prend difficilement de la distance, de la hauteur par rapport à l’ici et
maintenant comme si chaque instant avait valeur d’absolu et constituait une
entité à part entière. Or, en astrologie, on peut dresser un thème à tout
instant qui révèle ce que cet instant a  de
spécifique voire d’unique. (Astrologie dite
horaire). Même au regard de l’Histoire, l’on sait que certains
historiens privilégient l’événement, d’autres la « longue durée ».

Le temps de la femme est souvent imposé de l’extérieur alors que
celui de l’homme l’est du  fait d’une
exigence intérieure. La femme vit mal une trop grande marge de temps, elle a
besoin d’un temps contraint, encadré qui ne dépende pas de sa propre volonté.
Dans de précédents textes, nous avons écrit que les femmes sont souvent  critiques sur la façon dont les hommes
aménagent leur espace, leur environnement (écologie) car elles trouvent leur
équilibre dans une grande attention accordée à leur « intérieur »
(qui est celui de leur espace de vie et non de leur psychisme : une « femme
d’intérieur »)

Pour le couple, la complémentarité idéale viendrait donc d’un
espace géré par la femme et d’un temps géré par l’homme. Un homme qui ne prend
pas le contrôle du temps du couple génére un déséquilibre tout comme une femme
qui n’assure pas la sécurisation du lieu de vie commune. Chaque sexe doit être
à la hauteur de sa « fonction ». C’est dire que le sexe n’est pas une
question secondaire, dont on pourrait minimiser l’incidence sociale.

 

 

 

JHB

30. 10. 13

 

 

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