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vers une nouvelle méthode d’enseignement des langues

Posté par nofim le 29 octobre 2013

 

 

Pour une didactique de la ressemblance dans l’apprentissage des langues par Jacques Halbronn

 

En 1987, nous avions soumis une thèse (qui ne fut pas soutenue du fait d’une erreur de statut), sous la direction de Louis-Jean Calvet – (Paris V) qui s’intitulait « Linguistique de l’erreur et  épistémologie populaire »- et dont l’idée principale était l’importance des suffixes dans la dynamique de l’emprunt linguistique. On se situait bien évidemment au niveau du signifiant et accessoirement seulement à celui du signifié. Nous montrions que les emprunts de l’anglais au français étaient fortement marquées par la forme des mots empruntés  et se répartissaient entre un nombre limité de finales (par exemple en »ure »,en « ot », en « ine »  etc). Le fait  que tel suffixe ait déjà été implanté en anglais favorisait l’importation d’autres mots porteurs du même suffixe, par-delà la  question  du  sens.  Ce travail  (qui suivait un DEA sur la traduction anglaise d’un traité du XVIe siècle, Lille III où l’on montrait que le traducteur était tenté de recourir à des mots semblables à l’original français, dans la mesure du possible) fondait une linguistique du signifiant s’apparentant à la morphosémantique. Notre grand-mère (Claude Jonquière, de son nom de plume) avait composé dans les années cinquante une méthodes d’orthographe qui insistait sur la nécessité pour l’élève de faire ses propres découvertes en rapprochant des mots ayant un certain caractère de ressemblance. Elle nous avait initié au jeu du « que met-on dans mon corbillon ? » qui invitait  à ne proposer que des mots se terminant de la même façon. Il est vrai qu’elle avait fait paraitre des recueils de poèmes, d’où  l’importance des rimes (cf.  Sur teleprovidence.com). La poésie  véhicule une linguistique du signifiant qui ne veut pas céder à l’emprise du signifié et du synonyme.

Nous pensons notamment aux méthodes d’enrichissement du vocabulaire par mise en relation de mots « similaires », en dépit de certaines variables. On pense évidemment aux déclinaisons et aux conjugaisons qui permettent de démultiplier, avec peu d’efforts de mémoire,  l’usage d’un mot connu.

La méthode que nous préconisons consiste à laisser l’élève faire ses propres expériences en effectuant lui-même des recoupements. A la limite, il n’est même pas besoin de lui fournir des significations mais uniquement des signifiants qu’il devra décoder progressivement.  Expliquons-nous : si un enfant entend plusieurs fois le même mot ou des mots semblables, il aura à se demander si les actions correspondant à ces mots ne renvoient pas à un  seul et même signifié. Nous ne nous estimons pas la difficulté de l’exercice mais nous pesons que c’est ainsi que les choses se passent, ce qui expliquerait que certaines enfant ne se mettent à parler qu’assez tard, toit en ayant amorcé une réflexion bien plus tôt

Ce faisant l’enfant refait le chemin à l’envers de celui qui a dû être suivi par les humains historiquement. Il part de la diversité pour remonter vers la simplicité, voire l’unité.

Nous partons du principe que des mot qui se ressemblent ont  quelque par une signification, même partielle, commune, ne serait-ce qu’au niveau du préfixe comme « re ». Quant aux suffixes, les conjugaisons désignent également un sujet, par exemple. Certaines langues compotent des déclinaisons, d’autres non. Cela affectera la procédure peu ou prou.

On a évoqué plus haut les similitudes  suffixales qui sous-tendent l’emprunt d’une langue à  une autre. Mais ces similitudes de signifiants sont peu porteuses au niveau du signifié, par-delà la rime.
Mais l’essentiel concerne le radical. (cf. Etudes linguistiques. Le français comme langue matricielle,  Revue française d’histoire du livre,  n° 132, 2011) et cela dépend évidemment des langues. Certaines ont un réseau de dérivations parfaitement cohérentes, articulé sur un petit nombre de radicaux et d’autres, du fait même des emprunts, dans bien des cas, se prêtent moins bien à l’application de notre méthode. En ce sens, le français sera  d’un accès plus aisé que l’anglais ; par exemple. Et l’on peut dire que l’anglais relèverait plus d’une linguistique du signifié avec une  pléthore de synonymes, c’est à dire de mots liés par le sens et non par la forme. Les langues à fort « signifié » font dépendre davantage l’enfant d’un apprentissage extérieur que d’une prise de conscience intérieure (plus cartésienne).

Enrichissement de la langue donc, puisque  le champ du signifiant considéré va être expansé grâce à des « pistes » successives livrées aux élèves.  Ceux-ci doivent faire confiance à la dynamique partagée du groupe, à la cohérence supposée de la langue et à leur capacité à la décoder, ce qui constitue en quelque sorte un exercice philosophique et sémantique. C’est en tout cas là un très bon entrainement pour  l’intelligence.

Mais que l’on nous comprenne bien : il ne s’agit pas tant d’apprendre à parler que d’apprendre à comprendre  et à agir en conséquence, le cas échéant On demande simplement à l’élève de deviner en gros ce qui est dit  et d’en revenir chaque fois qu’il le peut au « centre », au coeur du champ sémantique considéré/.

Prenons en français le radical  « prendre ». L’enseignant orgaiser son cours autour de tous les dérivés de ce verbe-souche  en recourat à des gestes. La main « prend ». Tout ce qui est lié à ce verbe implique une forme de réception., de « prise »..

.Le radical « mettre » fait également référe,nce à la main.  Mais cette fois on ne ‘appoprie pas quelque chose mais on donne la chose, on la « met » à disposition.

Les deux radicaux s’opposent et se complétent. Avec ces deux champs, on couvre déjà un périmètre sémantique  important, à partir de la main qui prend ou qui met. On peut d’ailleurs se demander s’il y a autre chose dans une langue que ces deux actions et fonctions dès lors que l’on en exploite les potentialités à fond par le jeu des préfixes et des suffixes.

Nous pensons que la gestuelle doit jouer un rôle majeur dans l’apprentissage d’une langue. Le fait de recourir à des gestes simples évite  de devoir passer par l’apprentissage de leur traduction en mots ou si  l’on préfére,  les mots ne seraient plus que la traduction des gestes  voire de certains icones. Le recours à des grimaces, à des mimiques est conseillé dans notre méthode, toujours  pour  disposer d un point de départ en vue de  passer au langage parlé. En ce sens, les cultures  où les gens s’expriment par gestes sont plus accessibles pour les enfants et les étrangers qui veulent apprendre la langue. Autrement dit, il y a un langage de l’émission et un langage de la réception qui ne sont pas symétriques. Souvent  chez un locuteur, son mode d’expression est décalé par rapport à sa faculté de « compréhension ». On parle parfois mieux qu’on ne comprend parce que l’on choisit les mots que l’on connait alors que comprendre ouvre sur un champ plus large de possibles….On s’interrogera donc sur le rôle de l’écrit,s’apparentant peu ou prou au dessin,  qui peut dans bien des cas précéder le langage parlé, alors qu’il est trop souvent reporté dans le temps, chez les enfants.. On peut penser que l’enfant pourrait commencer par communiquer par le signe plutôt que par la parole qui ne fait sens que lorsqu’il n’y a pas de visibilité, la nuit ou à distance trop grande. Nous préconisons également le développement du sifflement comme mode d’expression  naturel (organique) et iconique. L’idée centrale est de doter l’enfant ou l’éleve d’un bagage initial à partir duquel il pourra élaborer un processus de translation au lieu de devoir partir de rien –(from scratch)

 

 

 

 

JHB

28. 10  13

 

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L’intrusion du thème astral en astrologie mondiale

Posté par nofim le 28 octobre 2013

 

 

Le fantasme mathématique des astrologues

Par  Jacques Halbronn

 

 

Il semble que certains amateurs d’astrologie rêvent d’une humanité totalement mathématisée, et ce n’est qu’au sein une telle humanité qu’ils se sentiraient vraiment à l’aise. Rudhyar n’a-t-il pas écrit « L’astrologie, c’est l’algèbre de la vie » ?

Il y a une pente qui peut très vite conduire  à une conception parfaitement mécanique de l’astrologie. En fait, une astrologie pour les machines avec date de fabrication, avec des études de compatibilité joliment baptisées synastries , avec des « transits »de planètes passant au degré près sur le thème natal, à cinquante ans de distance, comme si notre organisme avait inscrit  subconsciemment en mémoire tout au long de notre vie les données de naissance, planéte  par planéte, signe par signe ! Un monde où l’on vous dit le nombre de degrés entre notre Saturne et notre Lune ! Avouons que tout cela peut effrayer et c’est effrayant pour quelqu’un qui « débarque ».Quel genre d personne faut-il être pour avoir une telle lecture de l’apport de l’astrologie. ? Est-ce  une astrologie pour les humains ou pour les machines ?
On sait tout l’intérêt que nous accordons aux propos de Christian Moysan du fait de leur caractère symptomatique et clinique.

« L’action militaire éclatante, potentiellement recélée par l’exact trigone Soleil-Mars du 7 décembre 1941, ne pouvait donc se produire qu’à Pearl Harbour, à 07h53 précises, à l’endroit et à l’instant précis où Mars devait s’incarner avec la plus grande puissance terrestre possible. 
Et cette attaque ne pouvait être que le fait du Japon, dont plusieurs points cruciaux du Ciel étaient précisément aspectés par ceux du Ciel de Pearl Harbour.
Cet exemple illustre la règle d’une simplicité biblique, que les praticiens vérifient tous les jours, qui veut qu’un événement précis se produise généralement le jour où l’aspect qui le figure est exact, à l’endroit et à l’instant où son incarnation revêt la puissance terrestre la plus grande. Et, s’agissant d’Astrologie Mondiale, lorsque l’événement en question est crucial dans la destinée d’un pays, il résulte de connexions précises qui s’établissent alors entre le Ciel de cet événement et celui du pays qu’il concerne. »
Le choix par Moysan du cas de Pearl Harbour est assez malheureux car l’on sait aujourd’hui que ce sont les Japonais qui se sont faits manipuler. Pour que les USA entrent en guerre, il fallait  donner l’impression d’une attaque japonaise surprise, ce qui allait prédisposer l’opinion publique américaine dans ce sens. Il est dommage que Moysan ne perçoive pas cette dimension dans son étude.

Mais ce n’est pas ce qui nous intéresse ici mais le délire mathématique et dont heureusement la plupart des astrologues actuels ne sont pas victimes.

Le discours de Moysan est transparent : on a l’heure exacte de l’attaque, on a les positions célestes exactes, on a la localisation exacte, on a le thème exact, « précis » et donc  tout va s’enchaîner selon une rigueur absolue.

Tout est mathématisé : le thème du pays, l’heure de l’attaque, les astralités. Et on peut faire ainsi une analyse qui ne vaudra que pour cet instant-là, ce lieu-là, ce pays-là. On a une situation unique, comparable à aucune autre…Une véritable mécanique de précision. M/ Moysan aurait probablement voulu être horloger  tant il est  fasciné par les rouages. On est plus dans le fantasme techniciste que scientifique, en vérité. L’astrologie relèverait de l’hyper-technique.

Au regard de l’astrocyclologie, on est dans une situation d’approche de la conjonction de Saturne avec Alédéban (9° Gémeaux) ; avec Saturne à 27° taureau (rétrograde). Nous avons décrit ce passage de Saturne en signe fixe comme le temps des alliances et c’est bien ce qui va se passer avec les USA décidant enfin d’entrer en guerre aux côtés de l’Angleterre.

C’est la réponse du berger à la bergère. Symétrie avec le Pacte germano-soviétique d’Août  1939, au commencement du  signe tropique du taureau, un des 4 signes fixes, donc au tout début de la phase ascensionnelle. Entre Aout 39 et  Décembre 41, le système des alliances parvient à son comble et la guerre devient véritablement mondiale. C’est la dynamique des alliances qui joue à plein pendant la phase 1  du cycle de 7 ans.  Le fait que  l’attaque contre Pearl Harbour ait eu lieu tel jour de décembre 41  est absolument contingent au regard d’une phase qui couvre  en gros 28 mois (un tiers de 7 ans). Le fait que les deux  situations concernent des pays et des régions fort différents relativise aussi énormément tout tentative de localisation. Et les historiens nous expliquent que  l’entrée des USA était programmée de longue date mais qu’il fallait mettre en scène un prétexte. Dire que ce sont les astres de ce jour de décembre 41  qui ont tout déclenché est une  plaisanterie. Ajoutons que durant cette période, il y eut, à mi-chemin, en juin 40,  une autre alliance, celle de la France de Pétain  et de l’Allemagne de Hitler, du fait cette fois de la défaite militaire mais non sans une certaine complaisance du côté français ;  Rappelons aussi qu’en juin 41  est déclenchée l’opération Barbarossa contre l’URSS, ce qui s’inscrit également dans une dynamique d’annexion  comme pour la France, un an plus tôt// La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens, dit-on.

Cela n’empêche pas de saluer, aux yeux des connaisseurs, l’exercice de style de Moysan mais c’est là le chant du cygne d’une astrologie désuète et caduque  qui aura connu un regain en dépit des  tentatives de s’en délester d’André Barbault. Mais comme on sait, il y a la cyclicité qui n’épargne pas le temps de régression (phase 3 en astrocyclologie) dont nous sortons présentement, une fois de plus.

Qu’on le veuille ou non,  cette période 39-41  est  à opposer dialectiquement à celle de 89-91  qui sera celle de la dislocation du bloc communiste, d’abord au niveau des satellites puis de l’URSS. Saturne est alors  en train de traverser le signe du capricorne, un des 4 signes cardinaux, ici le capricorne.   On aura donc noté que nous utilisons un arsenal bien plus économique que celui de M.Moysan, à savoir une seule planéte et quatre étoiles fixes royales qui ne bougent pas. Quel contraste avec la débauche de moyens d’un Moysan pour rendre compte d’une seule date dont il exagère d’ailleurs excessivement l’importance et surtout la soudaineté !  En réalité, tout se prépare et le moment de l’éclatement n’est jamais qu’un épiphénomène au sein d’un continuum.  La conception héroïque de l’Histoire d’un Moysan est quelque peu puérile ! Encore une fois, on n’insistera jamais assez sur le fait que toute prévision astrologique est dialectique, elle doit annoncer une tendance et son retournement, son revirement.  Quel est l’anti-Pearl Harbour ? L’astrologie ponctualiste  d’un Moysan ne répond pas à cette question et cela aussi détone par rapport à l’exigence de la longue durée qui caractérise la Nouvelle Histoire.

Les notions de guerre et de paix, de détente et de tension (chères à André Barbault) ne sont pas opposables. Elles conduisent souvent aux mêmes résultats. Ce qui est beaucoup plus intéressant, ce sont les notions d’expansion, d’extension ou de repli, de fixation des zones. La fin justifie les moyens.

C’est autour de cette dialectique que doit s’articuler désormais toute la philosophie de la prévision en astrologie mondiale. Point de salut ailleurs.  Ces changements conduisent notamment à un remodelage des cartes géographiques et géopolitiques, tantôt vers plus d’unicité (U), tantôt vers plus de multiplicité (M) (cf Clefs pour l’Astrologie, Ed. Seghers 1976).

 

 

JHB

28. 10. 13

 

 

 

 

 

 

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Complexité des rapports astronomie-astrologie. La notion de configuration

Posté par nofim le 28 octobre 2013

 

 

De l’astrologie des phases à l’astrologie des dates.

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Question : au départ,  croit-on que l’astrologie s’intéressait aux dates ; qu’elles soient de naissance ou autres ? La notion même de date (terme qui signifie simplement « donnée », data) est d’ailleurs à distinguer du verbe « dater » car dater est beaucoup  plus approximatif que « date ». Rappelons que l’on aurait eu bien du mal à  connaitre la date de naissance des gens  aux origines de l’astrologie. Le temps était alors beaucoup plus souple. Selon nous, l’astrologie des dates est relativement tardive et elle  aura été largement précédée par une astrologie des phases, n’en déplaise à ce que nous avons appelé l’astrologie « ponctualiste » qui aura fini par substituer le critère des dates à celui des phases.

En fait, la thèse que nous défendons au regard de l’Histoire de l’Astrologie, est la suivante : le glissement d’une astrologie des phases à une astrologie des dates correspond au passage à une astrologie de bas de gamme, du pauvre. On observe d’ailleurs un tel phénomène dans un très grand  nombre de domaines, comme par exemple pour la cuisine.

En effet, la compétence nécessaire pour faire de l’astrologie du « thème » est bien plus faible que celle exigée pour une astrologie des phases. Il ne faut en effet qu’une seule date et à partir de là l’astrologue travaille, notamment en astrologie horaire, ce qui fut notamment au cœur de l’œuvre de l’astrologue anglais William Lilly, au XVIIe siècle (cf. notre postface à l’Introduction au Jugement des astres de Claude Dariot,  Ed  Pardés, 1990).  Cela évitait d’avoir à connaitre le mouvement réel des astres, notamment grâce à la technique dite des directions, c’est-à-dire de modes de correspondance espace-temps.

Il a toujours été plus facile de dire ce qui se passe dans le ciel à un moment donné que de suivre un astre dans son mouvement réel sur des décennies. Ce qui est étonnant, c’est que la pratique du thème ait survécu jusqu’à nos jours et ce en dépit de l’ergonomie des connaissances astronomiques grâce à l’informatique. Mais l’on sait que la pratique de l’astrologie a connu bien des déboires et est tombée dans les mains de praticiens assez démunis.

Cela dit, dès la fin du premier millénaire de l’ère chrétienne (Albumasar), l’astrologie des cycles refait entendre sa voix avec les grandes conjonctions Jupiter-Saturne qui n’ont plus rien à faire avec les thèmes ! De ce fait, l’astrologie parvient à s’intégrer assez largement dans la culture de l’époque et ce jusqu’au XVIIe siècle.  Mais on peut dire qu’un Jean- Baptiste Morin de Villefranche, en ce même  XVIIe siècle, aura beaucoup fait pour la défense et l’illustration d’une astrologie des thèmes. Il déclare ainsi que le thème horaire doit se référer au thème natal. (cf. notre étude  à ce sujet). C’est un pionnier de l’astrologie « ponctualiste » qui prétend à une grande prévision prévisionnelle du fait même de la précision dans le calcul du thème, comme si les deux choses étaient liées et interdépendantes. Car le boniment du praticien se limite le plus souvent à cela : je pars d’une information très pointue, tout à fait validée par l’état civil (date et lieu de naissance), je me sers d’éphémérides extrêmement précises, des latitudes et longitudes, je corrige soigneusement l’heure légale etc DONC je peux faire de prévisions très fiables et de la plus grande précision en termes de dates et de lieux.

En réalité, l’astrologie n’a aucun intérêt à se fonder sur des dates aussi précises et à prétendre parvenir par la même occasion, analogiquement, à une prévision comparable au niveau de son diagnostic et de son pronostic mais d’est bien là le message subliminal qu’elle envoie aux clients qui font appel  à elle. La précision de l’input garantirait celle de l’output.

A contrario, l’astrologie des phases sera donc beaucoup moins précise mais comme l’on sait il n’est de science que du général.  Pour cette astrologie, la configuration est un événement relativement rare beaucoup plus que ne l’est  le thème astral. Mais peut-on qualifier même le thème astral de configuration sans abus de langage ? Dans la plupart des cas, le thème ne comporte aucun aspect exact et donc ne correspond à aucun événement astronomique à proprement parler.  En fait, le thème astral n’existe que par rapport à la date d’un événement « humain » comme la naissance, comme une consultation, comme un jour d’élection ou de fondation d’une ville, d’une bataille (comme Pearl Harbour dont C. Moysan nous parle actuellement sur Aldébaran Face Book etc.  C’est un ciel totalement aléatoire au regard de l’astronomie.  Tout au contraire, l’astrologie des phases s’articule sur les « vraies » configurations astrales et considère que ce quo en découlera sur terre  se produira dans une certaine fourchette de temps, que l’on peut appeler « phase », « stade ». L’astronomie dont se sert l’astrologie des phases est, à l’évidence, beaucoup plus pertinente…

Il est donc temps de dire la vérité : le thème astral n’est pas une donnée astronomique viable, elle ne l’est que parce qu’on la relie à une donnée  terrestre. C’est une projection d’une donnée terrestre sur le ciel, tout comme d’ailleurs le cycle des saisons et notamment les points équinoxiaux et solsticiaux (et les subdivisions qui en découlent pour donner les douze signes). Donc les astrologues de l’école des thèmes et des dates instrumentalisent l’astronomie pour qu’elle vienne corroborer l’importance d’un événement totalement contingent du point d vue astronomique à l différence de l’astrologie mondiale qui elle  est censée partir de configurations astronomiques se formant régulièrement et parfaitement prévisibles.

Mais les astrologues des dates jouent sur les mots : ils vont déclarer que la date d’une bataille est de l’astrologie mondiale, ce qui est faux. Ce qui est de l’astrologie mondiale exige de recourir à des techniques de l’astrologie mondiale et tout ce que l’on peut faire dans le cas d’une bataille, c’est la situer au sein d’une phase mais en aucune façon expliquer que cela devait se produite tel jour en particulier, en laissant croire que l’on pourra faire une prévision avec la même précision. Or, pour faire une prévision, l’astrologue ne peut pas dresser un thème astral puisqu’il n’a pas de date à partir de laquelle travailler sauf si la date en question a été fixée à l’avance par les hommes, comme pour un mariage ou une élection.  Mais s’il se sert des configurations majeures, à savoir certains intervalles entre astres,  il ne pourra en aucune façon  déterminer une date « précise » (cf infra).

Il convient de clarifier ce que nous entendons par configuration astronomique en montrant que ce n’est pas le cas pour un thème astral qui n’existe que par référence à une « configuration » terrestre. Nous durons que cela exige une corporéité. Le passage d’une planéte dans un signe zodiacal ne correspond à cette exigence car une configuration exige de relier deux corps célestes notamment  par conjonction et opposition. (Syzygie) comme  c’est le cas pour les luminaires (Soleil/Lune). Le thème astral ne correspond pas non plus, on l’a dit, à cette nécessité de constituer une configuration.  Autrefois, on parlait de « constellation » pour désigner le thème astral (notamment chez Morin de Villefranche), ce qui ne veut pas dire grand-chose astronomiquement si ce n’est la position des astres pour une date  terrestre. Les planètes ainsi réunies dans un thème ne forment pas plus de structure pertinente que les étoiles réunies au sein d’une même constellation (zodiacale ou  non).

On comprend mieux dès lors les causes profondes de l’hostilité des astronomes envers l’astrologie en ce que celle-ci manie l’astrologie de façon fort cavalière en imposant à l’astronomie  des rapports qui n’ont aucune résonance astronomiquement. Etrangement, il ne semble pas que les astronomes soient parvenus à clarifier suffisamment leur gène à ce sujet.  L’astrologie des phases est beaucoup plus respectueuse de l’astronomie que celle des dates. Certes, l’astrologie de thèmes prend tout le ciel  en considération mais elle institue des liens qui ne correspondent à rien et qui n’ont rien de précis car presque toujours approximatifs. A contrario, l’astrologie de phases ne retient que certaines configurations astronomiques parmi d’autres mais elle ne les invente pas.

On aura donc compris que la question des orbes est au cœur du débat : dans l’astrologie des phases, on a affaire à un continuum, à un processus évolutif qui se poursuit indéfiniment, ce qui relativise l’importance que l’on puisse accorder à quelque date que ce soit. La notion d’orbe ici est assimilable à celle d’aspect, la référence unique étant la conjonction  dont l’astre le plus rapide se rapproche puis s’éloigne ou vice versa.   En revanche, dans l’astrologie des dates, l’on se polarise sur un instant T qui astronomiquement ne fait aucunement sens. On introduit la notion d’orbe pour précisément  donner l’illusion d’une pertinence astronomique en évoquant des configurations qui n’existent pas sur le moment mais ont pu exister ou pourraient par la suite exister. Mais la multiplicité des configurations  envisagées est considérable dans tout  thème, ce qui crée encore plus de confusion.,  C’est pourquoi, même en astrologie mondiale, nous pensons que l’astrologie ne doit travailler que sur un seul cycle, une seule configuration. En tout état de cause, en astrologie DS phases, on doit partir d’une configuration se formant ou se défaisant dans le ciel et non d’une date fixée par ce qui se passe sur terre. On conclura en précisant que la configuration astronomique n’est aucunement censée en astrologie des dates avoir des effets immédiats mais qu’elle couvre un espace avant et après la configuration en devenir (cf. nos textes sur l’astrocyclologie, sur le blog  nofim), que l’on peut appeler « orbe » (cercle autour d’un point).On note qu’une tendance en astrologie mondiale accorde la plus grande importance à la configuration astronomique en considérant, sous l’emprise de l’astrologie des dates, que c’est le moment où se forme celle-ci qui fixe une date alors que  cette configuration génère une phase au sein d’un cycle.. On en arrive ainsi à une astrologie mondiale dévoyée qui ne se soucie pas du suivi des cycles mais  se contente de noter les configurations qui se succèdent non point en tant que pivot d’une phase mais en tant que marqueur d’une date, qui est celle à laquelle se forme la configuration. Ajoutons que l’astrologie des phases, du fait qu’elle  couvre une période assez longue est en mesure d’englober un grand nombre de cas, ce qui rend très improbable que ceux-ci puissent se limiter à un pays donné, elle ne saurait donc impliquer une idée de localisation. Dans la plupart des cas mis en avant par l’astrologie des thèmes, il est aisé de montrer que des thèmes très différents correspondent à des situations fort semblables en des lieux fort dispersés, ce qui rend vaine toute étude d’événements à partir du thème d’un pays donné. Inversement, les astrologues des dates sont intéressés à la localisation  de façon  à éviter que l’on puisse recourir à   notre argument. Ils montrent que de toute façon les évènements que nous voudrions rapprocher différent par tel ou tel détail, tant ils répugnent à mettre en évidence des points communs.  Nous dirons que les astrologues des dates ont tendance à isoler les choses, à les séparer  les unes des autres alors que les astrologues des phases ont tendance à les rapprocher. …

 

 

JHB

28  10  13

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Les femmes et le défi masculin de la création

Posté par nofim le 27 octobre 2013

Les femmes et la culture de l’avoir

Par  Jacques Halbronn

 

Une femme n’hésitera pas à rappeler l’argent qu’elle a dépensé pour telle ou telle cause. Il semble que souvent les femmes se sentent  quitte quand elles ont payé ce qu’elles pensaient juste de payer. D’où l’importance des cadeaux, des dons.  Tout travail ne mérite-t-il pas salaire ? D’où l’importance de l’argent, précisément. Avec l’argent, on peut régler toutes sortes de dettes. Dans les domaines les plus divers.

Les hommes ne fonctionnent pas tout à fait de la même façon. On dira qu’ils préfèrent payer de leur personne, en nature, si l’on peut dire. Ils ont la faiblesse de croire que le mieux est de donner ce qui vient de soi, de son  propre travail et non de ce qu’il peut rapporter.

Nous parlerons chez les femmes d’une culture de l’avoir mais en fait c’est une culture qui est inhérente à leur nature. Chassez le naturel il revient au galop. Elles tendent instinctivement à valoriser plus l’extérieur que l’intérieur, et donc quelque part à minimiser ce qu’elles pourraient produire elles-mêmes, d’où la transmutation, la traduction par le truchement de l’argent et de ce que tout ce qu’il peut offrir. (what money can buy) On pourrait parler d’un complexe d’infériorité profondément ancré dans l’esprit des femmes et qui les pousse irrésistiblement  à penser que ce que font les autres vaut mieux que ce que l’on fait soi-même.  Le « fait maison » (home made) atteint très vite ses limites.

On a prononcé le mot « culture » car quelque part  c’est là un bagage qui s’acquiert, qui se cumule comme une sorte de magot, de capital, en dehors même de considérations pécuniaires. Les femmes aiment aller dans des lieux de culture qu’elles tendraient à ne pas localiser chez elles mais à l’extérieur, dans des lieux appropriés à cet effet. (Galerie, théâtre, musée etc.). Même si elles peuvent avoir plaisir à collectionner des objets pour leur « intérieur » qui n’est en fait qu’un extérieur de proximité. Le terme « femme d’intérieur » n’est pas sans ^prêter à confusion*

Les hommes nous semblent avoir un autre rapport à la culture en ce qu’ils se demandent ce que cela peut leur apporter un peu les enfants ne s’intéressent au langage qu’en vue eux-mêmes de le pratiquer et non pas comme une donnée extérieure.  Pourquoi n’auraient-ils pas la même attitude face à la musique, à la peinture   à savoir que la culture conduit à la création, c’est-à-dire qu’elle est initiatrice. On peut parler d’eudémonisme, de cultiver son être, ses talents, ce qui est le vrai sens du réflexif « se cultiver » dont il semble que le sens premier ait été détourné.

Entendons par là que pour les hommes, la culture n’est pas une fin en soi, qu’elle doit éveiller en eux un élan créatif. Et une fois celui-ci enclenché, il n’est plus besoin d’en rester au stade initial. Celui qui a réveillé en lui une certaine vitalité musicale a-t-il encore besoin d’écouter la musique des autres ? On passe à un autre stade, à la vitesse supérieure.

Mais allons  plus loin : nous pensons en fait que les créateurs sont ceux qui profitent le plus des œuvres déjà accomplies, qui leur serviront d’exemple. En revanche, nous considérons que les simples ‘amateurs « auraient tout intérêt à s’intéresser aux créateurs qu’ils peuvent rencontrer croiser, se familiariser avec une musique vivante qui ne se réduit pas à l’œuvre mais au créateur, en tant que personne qui a sa vie à vivre et qui peut avoir encore à se faire connaitre. Cette dimension humaine, les femmes peuvent l’apporter même quand elles n’ont pas de vocation créatrice. Et on peut donc regretter qu’elles ne le fassent pas assez et d’assez bonne grâce. C’est certainement un des problèmes de notre civilisation actuelle que la difficulté de femmes à se situer par apport à la création, sous ses diverses manifestations artistiques, intellectuelles, sociales etc…D’où l’ambiguïté de l’expression « se cultiver »  (cf. supra) dans la bouche des femmes et dans le langage courant. Or, littéralement, cultiver, au sens agricole du terme, c’est élever et s’élever, c’est pousser et faire pousser.  Quel dommage que ce terme ne veuille plus rien dire que de se consacrer à des loisirs consistant à « sortir »,  à se procurer des œuvres  plutôt qu’à développer, à épanouir ses facultés. La culture est devenue une source de plaisir souvent partagé et non le principe d’un essor de ses facultés personnelles.

C’est d’ailleurs pour cette raison que les hommes sont souvent considérés comme « égocentriques » et ce  à juste titre tant et si bien que s’intéresser à ce que les autres peuvent nous apporter est extrêmement valorisé. Ce qui nous semble assez paradoxal dans la mesure où  celui qui s’accomplit dans ses potentialités pourra enrichir la « culture » ambiante.  On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. On ne peut pas fabriquer des voitures sans mettre en place une industrie éventuellement polluante. Il y a un prix  à  payer et il faut assumer un rapport de cause à effet. La personne qui a une mentalité de consommateur a du mal à comprendre comment les choses se font et elle ne tient  pas trop à le savoir d’ailleurs.

. Pour nous recentrer sur le rapport des femmes à la culture, on ne peut que constater le décalage entre le nombre d’interprètes féminins de haut niveau et la médiocrité de la présence féminine dans le cénacle des plus grands créateurs d tous le temps. On ne saurait balayer ce problème d’un revers de main ! Les femmes se sentent beaucoup plus aptes, en leur for intérieur, à  goûter la culture existante – quitte à se l’approprier  par le biais de l’interprétation, de la traduction,  qu’à produire elles-mêmes des œuvres nouvelles, de leur temps. Elles se contentent souvent de faire revivre (revival) les œuvres des décennies voire des siècles passés , ce qui risque de les mettre en porte à faux –plus ou moins consciemment- avec les hommes de leur temps qu’elles «  trompent »  avec  leurs congénères décédés en une sorte de nécrophilie assez morbide.. Le décalage est souvent patent entre la culture féminine qui regarde vers le passé et la culture masculine vers l’avenir. Nous pensons qu’il serait bon que les choses changent et qu’une relation plus saine s’instaure au XXIe siècle entre hommes et femmes qui ne se formule en une affirmation d’égalité factice mais en une certaine division du travail. Comme nous l’avons dit plus haut, une civilisation des loisirs ne se vit pas avec le regard dirigé vers le passé. Elle implique une présence accrue de l’art vivant au sens d’un art des vivants et qui ne se réduise pas à refaire vivre les créateurs d’antan, ce qui s’apparente selon nous à une forme de muflerie féminine qu’il s’agit de dénoncer d’autant qu’elle est marquée par une évidente ingratitude mais il est vrai que la reconnaissance es un sentiment souvent douloureux. Un des effets les plus pervers  du féminisme actuel se manifeste dans une certaine défaveur du public pour la création contemporaine. alors que celle-ci est parmi nous,  un peu partout, parfois dans notre famille, dans notre foyer en tout cas dans notre ville. Que certains films soient vus par des millions de gens est un scandale qui montre à quel point le problème de la réception de la création de nos jours  est  en crise, en dépit du développement d’Internet et des réseaux sociaux. Mais cela pose aussi le rapport de la culture, de la création avec l’argent. Ces mégaproductions condamnent au chômage, à l’assistance des milliers de créateurs. Les femmes, en ce sens, ne sont pas  à la hauteur de leur mission, toutes employées qu’elles sont à vouloir prouver qu’elles « valent » bien les hommes. Le problème, c’est qu’elles se gardent bien de mettre la barre trop haute et ne visent qu’une masculinité médiocre qui vient  justifier leur fascination pour l’humanité masculine des siècles passés. Ce qui leur permet de dire que le régne des génies masculins est révolu. Il serait en effet  suicidaire pour ces féministes d’encourager des créateurs masculins à s’épanouir, cela viendrait contredire leur attente des temps nouveaux qui verraient les femmes prendre le relais, d’où d’ailleurs leur intérêt pour tout ce qui annonce sinon la fin du monde du moins la fin d’un monde- comprendre celui des mâles dominants (comme il y a un an fin 2012, avec le calendrier maya ou l’ère du Verseau).  Mais ne s’agit-il pas en réalité d’un «coup monté » (d’un set up) dont nous avons décrit les rouages du fait d’un processus de dénégation. ?

 

 

 

JHB

27 10  13

Publié dans ECONOMIE, FEMMES, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Le probléme des interfaces en astrologie

Posté par nofim le 27 octobre 2013

L’astrologie « ponctualiste »
versus l’astrologie cyclique.

Par Jacques
Halbronn

 

 

 

Touche pas à mon
thème, touche pas à mes jouets, entend-on de nos jours.  Nous venons de recevoir sur notre groupe
Aldebéran-Face Book une apologie de cet « outil » qui mérite qu’on la
commente et qui émane de l’inénarrable Monsieur Moysan qu’il faudrait inventer
s’il n’existait pas et qui ne cesse de desservir la cause qu’il prétend
défendre, en shootant contre son propre camp et en donnant des verges pour se
faire fouetter., à commencer par des attaques personnelles fondées sur l’étude
de notre porte thème ce qui est particulièrement indélicat et incivil entre astrologues,
alors qu’il ne fait que projeter sur nous ses propres frustrations, à la fin
d’une période où il aura été bercé d’illusions et qui est la phase 3 du cycle
de Saturne dont la devise pourrait être « la grenouille qui veut se faire
aussi grosse que le bœuf » et  qui
est une phase de confusion où les esclaves se prennent pour des maîtres comme
lors des saturnales romaines. Mais, la fête est finie et il faut renoncer à ses
lauriers de pacotille, Monsieur Moysan ! Le temps n’est plus à la
complaisance. Le temps est propice à faire le ménage au sien de la communauté
astrologique dont nous sommes un des principaux animateurs depuis 40 ans,
excusez du peu. Quel est le CV de Moysan pour que nous puissions l’étudier, ce qui
nous intéresse bien plus que sa seule date de naissance qui ne veut pas
dire grand-chose, quoi qu’il en dise/ Mais M. Moysan veut dans l’instant :

« Dans ce
comportement social Jacques Halbronn révèle donc une composante essentielle,
manifeste de son caractère profond, qu’il croit « cyclique » comme son
astrocyclologie, alors qu’il nous administre, par ses multiples récidives, la
preuve que cette vanité méprisante envers autrui, qu’il ne peut manifestement
pas contenir dans les limites de la civilité, est plus forte que lui. »

Pour lui, ce qui
se passe pendant quelques semaines- depuis que nous nous occupons de son cas, suffit
à juger une personne sur toute sa vie  et bien évidemment notre
relation  vaut poire notre relation avec
tout le monde à moins que notre relation avec Moysan soit spécifiquement inscrite
dans notre thème. On s’étonne d’ailleurs que Moysan ne procède pas  à une synastrie !  Or, il y a un temps pour chaque chose et M.
Moysan s’il veut nous étudier astrologiquement aurait peut-être intérêt à
s’informer sur une période de temps un tout petit peu plus longue et sur
d’autres données que la seule date de naissance. Voilà déjà un travail bâclé  en bonne et due forme !

 

Mais passons au
plat de résistance que nous sert- que nous inflige-  le « professeur » pompeux, le
doctrinaire Moysan cette fois-ci, du haut de son estrade :

 

« Une
naissance est un fait, précisément circonscrit dans le temps et l’espace, comme
le relève l’état-civil. A partir du moment où l’on admet le principe de
l’influence astrale, il paraît pour le moins incohérent de considérer le fait
unique d’une naissance comme un fait pouvant échapper à cette influence, a
fortiori si l’on est persuadé qu’en vertu de ce principe d’ influence astrale,
une conjonction de Saturne à une étoile fixe puisse déterminer par exemple la
signature d’un traité de paix.

Le postulat général de l’influence astrale, quelle que soit celle envisagée,
celle du seul Saturne ou celle de l’ensemble des planètes du système solaire,
implique nécessairement de relier une influence, un influx céleste, à des
faits. Des faits dont résulte cette influence. Des faits précis, survenant donc
nécessairement à un endroit et à un moment précis.

Si donc on pense qu’une influence astrale quelconque peut déterminer un fait,
cela suppose nécessairement que cette influence s’exerce à un endroit et à un
instant précis, comme celui de la signature d’un traité de paix. Or l’influence
céleste est universelle. Comment dès lors expliquer qu’une configuration
universelle puisse déterminer un fait relevant de sa symbolique, de son
influence, à tel endroit précis du monde et nulle part ailleurs ? »

Et plus loin, cerise sur le gâteau, toujours notre Moysan :

« Mais bien sûr, on peut penser que c’est « par hasard » que la centrale
de Tchernobyl a explosé.  Quelle est la probabilité que plusieurs centrales
nucléaires explosent, au même instant, dans le monde ? »

Merci M. Moysan,
n’en jetez plus, vous nous comblez de votre niaiserie  d’astrologus hibernatus
sorti des années Trente  et se retrouvant
84 ans plus tard  en regrettant le bon
vieux temps de l’astrologie d’avant la Seconde Guerre Mondiale et notamment
d’avant Barbault  et il est vrai qu’il
n’est pas le seul nostalgique de cet âge béni où l’on rectifiait l’heure de
naissance avant toute chose à partir des directions primaires. A ce propos, il
y a un débat sur notre heure de naissance et celle de l’état civil n’est pas
forcément la bonn et pour sa démonstration, il vaudrait mieux que nous ayons  la conjonction Pluton-Saturne  (avec Mars pas loin) en VII face à un
ascendant verseau  que la Lune en cancer
en trigone à Mercure, face  à un
ascendant capricorne! Mais nul doute que Moysan ne  dégotte dans notre thème de quoi valider son
propose, dans tous les cas de  figure en
faisant jouer le maître de l’ascendant par exemple ou quelque degré monomère.

Un dernier  passage nous édifie quant à l’âge de
l’astrologie pratiquée par Moysan :

« Telles sont les configurations essentielles du Japon ;
elles expriment parfaitement son identité profonde et son destin. En effet, la
Lune, qui symbolise le pays, si elle s’éloigne de l’opposition à la conjonction
Mars-Jupiter (les aventures militaires), applique au carré d’Uranus (maîtrise
technologique) »!

Que dire donc de
cette nouvelle production Moysan, qui nous est offerte sur un plateau et qui
nous montre tout le parti que l’on peut tirer du seul thème natal (y compris
celui du Japon). Cela mérite toute notre attention car l’on ne se débarrasse
pas d’un tel virus si facilement, comme le savent très bien les
bactériologistes et le thème astral est bien le cancer qui plombe et mine
l’astrologie..

Moysan se fait
assurément une très haute idée de l’astrologie en termes de précision et si
l’astrologie était une religion, comment le lui reprocherait-on ? Un tel
acte de foi !. Mais n’y-a-t-il pas anguille sous roche ?  Ce qu’il nous dit sur Tchernobyl est vraiment
étonnant !

A l’entendre, telle configuration ne pourrait
signifier qu’une seule chose en un instant T. Il vaut certes mieux entendre
cela que d’être sourd mais quand même !
Moysan est un ultra de l’astrologie. C’est un  extrémiste. Mais derrière de telles
affirmations et ambitions nous percevons la faiblesse de l’aveugle qui ne peut
avancer sans son bâton et qui avance pas à pas. En s’intéressant à un événement
bien situé dans le temps et dans l’espace, Moysan ne risque pas de se voir
confronté à un autre événement. Voilà quelqu’un qui pourrait nous démontrer que
deux personnes  nées à dix minutes
d’intervalle, à  100  km de distance auront des destins
complétement différents.  Moysan est un
stakhanoviste de l’astrologie laquelle se résume à une multiplication à
l’infini des thèmes dont seul l’astrologue patenté a la clef. Attention, on
verrouille ! En fait, comme beaucoup de ceux qui viennent à l’astrologie,
Moysan a de gros  problèmes avec
l’abstraction et l’astrologie lui apparait comme le palliatif à cette carence.
On applique le thème là  où  on en a besoin et immédiatement on a la
« formule » abstraite qui sort. C’est fascinant mais cela n’attire
que les gens qui ont un gros handicap cognitif, qui n’arrivent pas à généraliser,
à décoller de ces « faits »  du
jour (du café du commerce, c’est écrit dans le journal) et dont  Moysan ne parvient pas à se délester. Cela ne
l’empêche d’ailleurs pas de découper l’Histoire de l’Humanité en grandes
tranches de quelques millénaires quand il nous parle, par ailleurs, de l’avenir
irréversible et linéaire du monde car l’astrologie permet à Moysan de se lancer
dans de grandes envolées. Comme il doit lui en être reconnaissant !  .

Mais revenons sur
ce texte fondateur qu’il propose comme doxa et ralliement à la communauté
astrologique en cet an 2013  pour
résister à l’invasion de notre astrocyclologie !

C. M.

« A partir
du moment où l’on admet le principe de l’influence astrale, il paraît pour le
moins incohérent de considérer le fait unique d’une naissance comme un fait
pouvant échapper à cette influence »

 

JHB On
passerait ainsi inéluctablement- par une sorte de cercle vicieux- de l’idée d’une
relation de l’Humanité avec certaines configurations astrales à celle d’une
influence astrale qui rendrait compte de tout phénomène se produisant sur cette
terre et donc de chaque naissance de quoi que ce soit. Nous accorderons à M.
Moysan que l’astrologie « peut le faire » (comme disait l’humoriste
Pierre Dac). Rien n’empêche un astrologue, en effet, d’un point de vue purement
technique, de monter un thème pour un lieu et pour une date. Cela s’apprend
(nous l’avons même enseigné  à la FLAP
(Faculté Libre d’Astrologie de Paris) et avons édité deux ouvrages sur les
heures dans le monde, de Gabriel et de Françoise Schneider-Gauquelin (Ed
Trédaniel-La Grande Conjonction) et l’ordinaire sait y faire en quelques secondes.

Mais qu’elle
puisse le faire ne signifie pas que cela fasse sens. De même ce n’est pas parce
que l’astrologie « peut » expliquer tel événement du fait de son
savoir traditionnel  que cela soit justifiée.
On peut aussi traverser une rue et se faire renverser ! L’éthique et l’épistémologie
visent à montrer, l’une comme l’autre, que tout ce qui est faisable n’est pas
nécessairement souhaitable.  Sinon,  c’est la loi de la jungle/ M. Moysan ferait
ainsi preuve d’amoralité. Je peux donc je fais. No limits ! Est-ce inscrit
dans son thème ? Surement, en cherchant bien mais on ne jouera pas à ce
petit jeu auquel s’adonne Moysan à notre encontre.

Moysan ne se
lasse pas de le répéter, il faut de la précision : » Des faits
précis, survenant donc nécessairement à un endroit et à un moment précis. Si
donc on pense qu’une influence astrale quelconque peut déterminer un fait, cela
suppose nécessairement que cette influence s’exerce à un endroit et à un
instant précis ».  La grande idée de
Moysan, on le devine, c’est la localisation, ce qui passe donc par les
coordonnées du lieu considéré à l’instar des coordonnées cosmiques. Le parallèle
et la symétrie sont de rigueur et c’est là tout son apport, selon lui, sinon on
manque au devoir de précision de l’astrologue et bien entendu le thème est par
excellence, on l’aura compris, un gage de précision tant pour l’endroit que pour
l’instant. CDFD. Décidément, le thème est incontournable, dixit Moysan et sans
le thème, l’astrologie est condamnée à dériver, à errer.

Nous  avons là des astrologues « précis »,
qui, à l’instar d’un Didier Geslain, se référent à l’état civil qui fournir
toute la précision nécessaire et suffisante Maintenant, tout cela sert plutôt
après coup car Moysan ne prétend quand même pas annoncer à l’avance un fait
précis, pour un lieu précis et un instant précis sauf si on lui donne la date,
comme dans le cas du jour d’une élection.
M. Moysan est un homme qui a partie liée avec l’administration :
date de naissance, date de scrutin, d’une part une date du passé et de l’autre
une date du futur. C’est du solide ! C’est une manne ! On connait l’histoire
de cette personne qui cherche sous un bec de gaz un objet qu’elle a perdu ailleurs
mais au moins là, c’est éclairé !

Nous avions
pressenti cette évolution anticyclique au cours des dernières années chez les
astrologues : le cycle n’intéresse plus les astrologues qui ne suivent
plus du tout Barbault.  Ce qui compte, c’est
l’agencement des planètes entre elles et non l’agencement du cycle passant par
des états successifs. C’est un enterrement de première classe pour l’astrologie
cyclique ! On bascule ainsi vers une astrologie que l’on peut qualifier de
« ponctuelle » ou « ponctualiste ». Et l’on sait que la
ponctualité est la politesse des rois.

Le point de vue
de Moysan quand il étudie par exemple le Japon, c’est que le thème de ce
pays  ne vaut que pour ce pays, que les
échéances sont l’émanation du dit thème. Pour casser son système, il suffit
donc de montrer que le Japon ne fait que participer ; relever d’une dynamique
qui le dépasse non seulement au ciel mais sur terre. Entre le thème ponctuel et
le système solaire, il y a une interface incontournable qui est précisément
celle du cycle. Et en réalité, M. Moysan vaut sauter par-dessus cette interface
pour une raison très simple mais inavouée, à savoir que la cyclicité
astrologique actuelle est en crise et qu’elle ne lui apporte pas le cadre
rigide dont il a besoin, si ce n’est en inscrivant les cycles dans le thème, ce
qui est un tour de passe-passe,, un jeu de dupes. Moysan, pourtant, a pris
connaissance de notre astrocyclologie mais pour lui c’est trop général, trop
vague. Mais on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre, à savoir que l’astrologie
cyclique ne fonctionne pas selon les mêmes critères que l’astrologie « ponctualiste »
et comment le pourrait-elle puisqu’elle est censée couvrir un champ spatio-temporel
non plus axé sur le thème astral mais sur le cycle de 7 ans, qui est l’unité astrologique
de temps que nous avons mise en place et qui manquait douloureusement dans l’arsenal
astrologique….Contrairement à ce qu’affirme Moysan – mais la meilleure
défense c’est l(attaque- le fait d’accepter l’idée d’un rapport entre les
hommes et les astres n’exige aucunement que l’on soit disposé à adopter l’astrologie
« ponctualiste » dont il se fait l’avocat zélé et abusif. Ce sont de
tels excès qui n’ont cessé d’alimenter et de motiver toute la littérature anti-astrologique
depuis des siècles, même du temps où l’astrologie avait pignon sur  rue. Ce sont tous les Moysan qui par leur
surenchère ont, de tout temps, amené l’astrologie à ne plus se donner de
limites.  Car, étrangement, cette
revendication de précision conduit à une astrologie qui cherche
asymptotiquement  et de façon
obsessionnelle, à coller avec les faits les plus ténus, sans prendre la peine
de  les décanter et de   les
classer, ce qui n’est pas demandé  à l’astrologie
mais  à l’astrologue qui doit  être lui-même l’interface entre les « faits »
bruts et ceux qu’il peut demander  à l’astrologie
de traiter. Décidément, Moysan a du mal avec la notion d’interface, d’articulation,
ce qui le met en position, situation constante de hiatus mais cela doit bien se
trouver dans son thème, à n’en point douter et comme il dit fort bien,

«  Avant
d’analyser la Nativité des autres, l’astrologue doit avoir longuement analysé
le sien et surtout médité sur lui-même, afin de se voir tel qu’il est, avec ses
qualités mais aussi ses défauts. Tâche, évidemment difficile car reconnaître
ses manques, ses faiblesses, ses fragilités, ses défauts, demande un effort
d’objectivité envers soi, pour certains impossible à fournir. On ne peut
attendre d’un individu qui ne se connaîtrait pas, ou qui refuserait de se voir
tel qu’il est, qu’il puisse voir les choses et les autres objectivement. ».
On ne lui demande pas d’analyser son thème mais de se connaitre, si possible,
par d’autres voies en se confrontant notamment à autrui en ayant conscience des
rapports de force. Mais le postulat de Moysan est que celui qui ne se concentre
pas sur son thème ne se connait pas. On verrouille, on vous le disait !  Tout adversaire qui ne souscrit pas au thème
est ainsi d’entrée de jeu disqualifié. Bienvenue dans le ghetto !

 

 

 

JHB

27. 10.13

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

La vocation médiumnique des astronomes et les nouvelles planétes

Posté par nofim le 27 octobre 2013

 

 

Nouveaux aperçus sur le calendrier de découverte des transsaturniennes (1781-1930) par les astronomes.

Par  Jacques Halbronn

 

A force d’entendre parler par les astrologues de la signification de la découverte des transsaturniennes, nous nous sommes demandés si les dates obéissaient  à un quelconque schéma qui laisserait penser qu’elles pourraient ne pas être dues au hasard. Nous avons mis en évidence certaines coïncidences assez remarquables qui pour nous ne  démontrent aucunement que l’astrologie aurait à intégrer ces planètes pour l’excellente raison qu’elle affiche « complet » et qu’elle fonctionne depuis des millénaires avec un certain appareillage qu’il n’est même pas envisageable de modifier.

En revanche,  on ne peut exclure quelque lien médiumnique qui concernerait les astronomes et qui aurait une portée qui ne relève pas de l’astrologie mais d’autres enjeux qui lui sont extérieurs.(cf. nos travaux sur la médiumnité sur le blog  futurvideo) Nous nous contenterons ici de soumettre nos curieuses observations d’ordre numérique et qui semblent ne pas avoir été signalées jusques alors, à notre connaissance.(cf. les travaux sur le thème de découverte des nouvelles planètes et sur leur mention dans les Centuries,  notamment article de Patrice Guinard dans la revue Atlantis)  On rappellera aussi les conditions assez étranges concernant le baptême de ces planètes (cf.  F. Brunhübner, La nouvelle planéte Pluton, trad. Française de l’allemand, dans les années trente et plus simplement le fait que les modernes astronomes ont tenu à recourir  à la mythologie pour nommer les nouvelles planètes. (Les astéroïdes semblant  ne pas appartenir à un tel schéma alors qu’ils s’inscrivent dans la loi de Bodel, chère à Jean-Pierre Nicola)

On note ainsi qu’entre 1846 (découverte de Neptune) et 1930  (découverte de Pluton) 84 ans se sont écoulés qui correspondent à la révolution d’Uranus. On notera aussi que cette découverte que nous avons faite a lieu 84 ans après la découverte de Pluton,  à quelques semaines de 2014.

On ajoutera qu’entre 1781 (découverte d’Uranus) et 1846 (découverte de Neptune),  il s’est écoulé 65 ans, ce qui serait à rapprocher des  165 ans de la révolution de Neptune

On complétera en ajoutant- mais d’autres l’avaient dit cette fois avant nous- que si l’on ajoute la révolution d’Uranus (84 ans) à celle de  Neptune (165  ans) on obtient approximativement celle de Pluton (autour de 248 ans)

Pour notre part, nous pensons que les Anciens ont certainement été frappés par le fait que la révolution de la planéte Saturne était de 28 ans ce qui faisait écho aux 28 jours de la Lune.  De telles observations ont probablement été fondatrices pour l’astrologie avec notamment l’importance du 7 (28/4).

Pour découvrir les chiffres que nous avons signalés, il fallait entrer pleinement dans une logique de communication et non dans une logique de simples distances astronomiques. C’est la combinatoire espace-temps qui est ici remarquable.  En effet, les vitesses de révolution sont ce qu’elles sont alors que les dates des découvertes relèvent d’une toute autre dimension qui n’est plus de l’ordre de la science mais si l’on veut de la conscience, d’une conscience qui dépasserait celui de notre Humanité.

En tant qu’historien du prophétisme, force est de constater que l’on a affaire à une sorte de « miracle » scientifique qui laisse entendre que les astronomes ont été instrumentalisés par des entités.  En ce sens, les astrologues ont raison d’accorder de l’importance à leurs découvertes et à leur rôle d’interface. Mais pour nous, la découverte de ces nouvelles planètes n’a aucune vocation à nous enseigner quoi que ce soit en matière d’astrologie pas plus d’ailleurs que les ères précessionnelles dont on ne peut exclure qu’elles correspondent à quelque gigantesque calendrier (comme le pensait un Paul Le Cour dans sa revue Atlantis, cf. notre vidéo sur Baglis Tv avec Jacques Grimaut, cf. La vie astrologique années trente-cinquante, Ed Trédaniel – La Grande conjonction. Le nom de Pluton circulait bien avant  1930). Mais là encore, il s’agit d’une dimension étrangère  à l’astrologie laquelle n’a que faire de telles considérations. La meilleure solution pour évacuer de l’astrologie ces nouvelles planètes c’est d’en trouver la véritable portée. C’est, croyons-nous, chose faite.  Ceux parmi les astrologues qui sont intéressés par l’apport des astronomes à la prise de conscience d’une certaine guidance d‘un ordre supérieur à celui de notre présente humanité sont invités à ne pas tout  mélanger et assumer pleinement leurs convictions sur une révélation passant par les astronomes, mais dont ces derniers visiblement n’avaient pas les clefs.  Rappelons le discours des astrologues actuels qui voient dans la découverte de ces trois planètes des marqueurs concernant l’évolution de l’Humanité (encore récemment Christian Moysan sur Aldébaran Face Book, cf. notre article à ce sujet sur le blog nofim)

Donc, comme on l’a dit, il aura fallu attendre la fin de 2013 pour découvrir le « pot aux roses » – 84 après la découverte de Pluton- et nous ne sommes pas mécontents d’avoir été impliqués dans ce dévoilement (cf. nos Mathématiques Divinatoires, Paris, Trédaniel-La Grande Conjonction 1983) Mais on ne prête qu’aux riches.

 

JHB

27. 10  13

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, NOSTRADAMUS | Pas de Commentaire »

L’astrologie comme science du Temps et non de l’Espace

Posté par nofim le 26 octobre 2013

L’astrologie et l’Espace-Temps

Par Jacques Halbronn

 

Qu’est-ce que le Temps ? Une telle question ne peut qu’interpeller les astrologues ? Nous dirons qu’en un instant T, le temps est unitaire alors que l’espace peut être pluriel mais inversement, un même espace peut être traversé par des temporalités successives. Entendons par là que lorsque nous sommes confrontés à une série de facteurs, la question qui se pose est de savoir si elle s’inscrit dans le temps ou dans l’espace et l’on est en droit de se demander si nombreux sont les astrologues qui maitrisent un tel questionnement, une telle problématique

Il nous semble, en tout cas, que l’option « espace » est souvent préférée à l’option « temps » dans la littérature astrologique actuelle mais cela ne date certes pas d’hier. Prenons le cas du zodiaque, on nous parlera d’une typologie spatiale, de la coexistence, des relations entre les différents « signes » mais en même temps, on nous explique que le zodiaque est lié au cycle des saisons. C’est dire que l’on mélange allégrement espace et temps. Il faudrait savoir !

Un cas auquel la plupart des astrologues ne semblent même pas songer est celui des dieux (associés aux planètes). Les astrologues nous parleront des rapports entre eux mais ne souligneront guère qu’ils correspondent  à une progression donc à une cyclicité comme on le voit dans la « théorie des âges » (J. P. Nicola). Là encore espace et temps tendent à se télescoper !

Or, en astrologie, le temps c’est quand même très important. La prévision ne fait sens que parce que les temps changent. Si seul l’espace comptait, que deviendrait la prévision ?

Or, qu’est-ce que le thème astral, sinon encore une fois un empiétement de l’espace sur le temps puisque l’on privilégie les rapports entre les signes et es planètes sur les diverses cyclicités qui sont en jeu mais qui sont comme mises entre parenthèses, sous le boisseau.

Certes, le temps prend-il sa revanche quand on nous parle de ‘ »progressions », de « directions », de ‘ »transits « (c’est-à-dire de passages), de révolutions solaires etc.  Mais on s’empresse de nous préciser que l’on doit se référer toute la vie du sujet au thème natal, donc à un espace.

Or, note expérience de la vie nous dit que si les temps changent, il faut donc que l’on balise le changement, qu’on en détermine les phases successives. C’est ainsi qu’une semaine est divisée en jours qui sont tous porteurs d’un nom spécifique, souvent lié au « septénaire » planétaire d’ailleurs, comme en Occident latin (France,  Italie, Espagne etc.) ou aux dieux (dans le monde germanique,  Angleterre, Allemagne etc.).Alors qu’ailleurs on se contente de numéroter ce qui est aussi une façon comme l’alphabet de qualifier le temps. (Monde sémitique). Autrement dit, nous avons besoin de diversité pour « suivre «  le temps qui passe avec ce paradoxe d’un temps unique en un instant T mais qui se décline sur une certaine durée.

A contrario, la division de l’espace est beaucoup moins évidente : elle suscite des questions de racisme, de xénophobie, elle est conflictuelle et elle n’a pas ce même caractère de nécessité et d’évidence que pour le Temps.

Il est donc bien fâcheux que l’astrologie soit montée dans la galère de l’Espace et ait un déficit de plus en plus flagrant au  regard du Temps et donc du changement non pas d’un lieu  à un autre mais d’une phase à une autre, d’une étape à une autre (comme sur le Tour de France). On dit d’ailleurs que nous n’avons pas le don d’ubiquité alors que l’on nous accorde la faculté à vivre des moments très différents, ne serait-ce que quotidiennement, en passant de la nuit au jour ou l’inverse (en binaire),  de l’Eté à l’automne et ainsi de suite. Personne n’annonce que l’on va abolir les différences de temps alors que l’on considère que les différences spatiales, catégorielles, font polémique.

Voilà pourquoi nous somme s très sceptiques sur toute idée de localisation du phénomène astrologie comme l’association de tel cycle planétaire avec telle région du globe, ce qui succède à l’idée d’associer un signe zodiacale à un pays voire à une ville (chorographie, choros espace (chorégraphie)- ce qui renvoie à une géographie sacrée – (cf. les ouvrages de Jean Richer) en dialectique avec chronos, le temps (chronologie)

Selon nous, l’astrologie n’a pas à situer les choses dans l’espace. En revanche, elle se doit de le faire dans le temps et par là nous entendons que l’astrologue  ne saurait se contenter d’une prévision ponctuelle mais doit situer sa prévision dans une série de phases différentes, ce qui est encore la meilleure façon de se faire comprendre de son interlocuteur.  On ne peut surement pas se contenter de faire une prévision qui annonce pour le même moment une chose et son contraire,  à partir de la même configuration. Cela fait penser  à ces portraits que dressait, dans les années cinquante, Barbault de certains signes qui comportent deux facettes opposées (ex. Vierge, Sagittaire etc.) : il faut préciser que ces deux facettes alternent mais n’existent pas au même moment.

Mais pour affirmer ce « postulat » d’une unité de l’instant, au regard de l’astrologie cela signifie qu’il faut montrer que globalement tout ce qui se passe dans le monde en un instant T relèverait d’une seule et même catégorie temporelle. Parfois, cela n’est pas si évident que cela car un même processus peut prendre diverses formes mais le centre reste bien la catégorie de temps et la diversité spatiale reste un épiphénomène contingent et imprévisible astrologiquement, ce qui tendrait à montrer que l’astrologie maitrise le temps et non l’espace, contrairement à ce que tant d’astrologues soutiennent en étant suréquipés pour parler de l’espace et sous équipés pour parler du temps..

Il est donc urgent de consolider la façon dont l’astrologie balise le temps, en combien de phases homogènes elle le subdivise.

Mais pour cela, comme l’avait bien compris Barbault, il faut un vecteur temporel et donc planétaire unique (cf. son indice de concentration planétaire), ce qui condamne à terme le pluralisme planétaire auquel la très grande majorité des astrologues reste terriblement voire férocement attachée.

On sait qu’en astrocyclologie, nous jouons pleinement la carte du temps et du cycle unique que nous subdivisons à notre façon. (En l’occurrence en trois phases). Mais sans que l’on adhère à notre modèle il serait bon en tout cas que chacun aille dans la même direction qui consiste à  réinstaurer en astrologie le temps comme priorité, ce que nous représentons comme une pièce unique dont les décors varient tour  à tour, au fil de la journée, des saisons.  Recentrons l’astrologie sur le temps et restituons au temps ce qui lui a échappé !

 

 

 

 

 

 

JHB

26. 10  13

 

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L’astrologie et le rôle d’ un symbolisme bien compris

Posté par nofim le 26 octobre 2013

 

 

Le piège des emprunts symboliques en Astrologie

 

Un des phénomènes qui contribuent le plus à embrouiller la réflexion sur la genèse de l’astrologie tiendrait, selon nous, à  une approche mal appropriée des emprunts que l’astrologie a pu réaliser au cours de son Histoire et dont le statut n’est pas correctement appréhendé.

Qu’est ce qui est intrinsèquement  astrologique et qu’est ce qui ne l’est en quelque sorte que « par alliance » et n’est pas, si l’on veut, dans son ADN ? Il nous faudra apprendre à distinguer entre ce qui est et n’est pas de l’ordre du symbolique, de l’analogique.

On abordera pour commencer le cas du Zodiaque.

Nul ne doute que le Zodiaque soit lié quelque part avec le cycle annuel. La division en douze renvoie aux douze mois qui renvoient au cycle solaire de 365 jours (en fait la révolution de la Terre autour du soleil). Mais déjà les choses ne sont pas claires puisque le  12 est lié aux rencontres des deux luminaires qui elles n’ont en soi rien à voir avec les saisons si ce n’est par un ajustement approximatif : le début d’une saison ou d’un mois zodiacal ne correspondant que fort rarement à une configuration soli-lunaire. Il semble que le symbolisme zodiacal ait été une cote mal taillée entre la symbolique des saisons et la division en trois de chaque saison sur une base trimestrielle. On aura voulu  nourrir les trois mois correspondant grosso modo à chaque saison à partir d’une iconographie des saisons (cf. les  Très Riches Heures du Duc de Berry). Les historiens du Zodiaque, dont nous sommes,  mettent en évidence certains recoupements comme le signe des Gémeaux avec le temps des amours au printemps, comme le signe du verseau et les scènes d’intérieur, à table, en hiver. La moisson n’est pas si évidente que cela et les astrologues se contentent le plus souvent d’associer le signe du bélier avec l’élan printanier sans se référer directement à l’iconographie des calendriers qu’ils connaissent généralement assez mal (cf. Kalendrier des Bergers)/ On rappellera qu’il existe aussi une iconographie des maisons qui a à peu près totalement disparu de la littérature astrologique et que l’on retrouve dans les arcanes majeurs du Tarot, comme nous l’avons montré en tant qu’historien du Tarot. (cf. notre postface à l’Astrologie du Livre de Toth, d’Etteilla, ed Trédaniel-Grande Conjonction, 1993). On pense à l’Arcane de la Mort et de la représentation de la maison VIII entre autres. Pourquoi cette iconographie a –t-elle disparu de l’astrologie à la différence de celle du Zodiaque ? La plupart des astrologues en ignorent jusqu’à l’existence.  Probablement parce qu’elle ne faisait pas sens pour l’astronomie et que l’astrologie est devenue assez vite dominée par les intérêts des astronomes à commencer par l’astronome-astrologue Claude Ptolémée – (IIe siècle de notre ère)

Mais le vrai débat est ailleurs, il concerne la place que les astrologues actuels accordent au cycle des saisons pour fonder leur Zodiaque. Une chose, en effet, est que l’astrologie ait cru bon, à un certain moment de son histoire, de récupérer ce symbolisme cyclique des saisons, une autre d’en conclure que d’un point de vue technique, le zodiaque astrologique devait être déterminé à partir du point vernal. Or, c’est ce que les modernes astrologues ne se privent pas de faire, y compris J. P. Nicola et son zodiaque photopériodique.

De la même façon, le fait pour l’Astrologie d’avoir accordé de l’importance au nombre 4 (comme le note justement Yves Lenoble dans son ouvrage sur les cycles) ne signifie pas pour autant que l’on doive accorder de l’importance aux saisons d’autant que ce nombre est également fourni,   pour chaque mois par les rapports soli-lunaires (nouvelle lune, demi-lune croissante, pleine lune-demi-lune décroissante). Encore une fois, le critère saisonnier et le critère des luminaires s’entrechoquent. (cf. supra).

Selon nous, il ne s’agit de transpositions, de projections et non d’utilisations au premier degré du cycle saisonnier. Nous ne pensons donc pas que l’astrologie soit « tropicaliste » du seul fait de tels emprunts. En effet, l’inconvénient du « tropicalisme », c’est qu’il dévoie l’astrologie de la nécessité de repères visuels. Or, les axes des équinoxes et des solstices ne se « voient » pas et les astrologues d’ailleurs ne signalent pas les « aspects » entre une planéte (radix ou en transit) avec les dits axes dans le thème. Mais de nos jours, on remarque que l’astrologie mondiale s’intéresse beaucoup trop à l’entrée notamment de telle ou telle planéte lente dans un nouveau signe zodiacal, ce qui nous semble pernicieux (cf. le programme des conférences de l’association Source pour 2013-2014) au lieu de tenir compte des conjonctions avec les étoile fixes, notamment (cf. nos articles sur ce sujet sur le blog Nofim)

Nous aborderons à présent l’emprunt de l’astrologie à la Mythologie des dieux de l’Olympe. Une chose est de se servir des dieux, une autre de les placer dans le ciel. En tant que système conceptuel, les dieux constituent un ensemble intéressant et Nicola a montré qu’ils correspondaient aux âges de la vie, donc qu’ils participent, comme les saisons, à une certaine manifestation de la cyclicité qui a pu intéresser l’astrologie pour incarner  des états successifs.  Mais de là à se servir des planètes qui portent le nom des dieux, il y a là un pas que nous ne saurions franchir du moins quant à une astrologie originelle tout en constant évidemment la place de cette mythologie en astronomie et pat là en astrologie. En effet, les astronomes peuvent faire ce qu’ils veulent, pour se repérer, tant avec le zodiaque qu’avec le Panthéon mais l’astrologie ne défend pas les mêmes enjeux. Une fois de plus, nous observons que l’astronomie n’a pas nécessairement exercé une bonne influence sur l’astrologie, piège dans lequel est tombé J. P. Nicola (avec le RET). Une chose, en effet, est de mettre en évidence une certaine cohérence du dispositif « au repos » (comme dirait  Jaulin à propos de la géomancie), une autre d’activer le dit dispositif en recourant aux mouvements et aux positions des planètes dans le ciel, créant ainsi un étrange chassé-croisé des principes au fil de la course des planètes qui a pu fasciner Patrice Guinard, passé par l’école conditionaliste, dans son travail sur astrologie et philosophie.. (L’Astrologie : Fondements, Logique et Perspectives ; Paris I,  1993). Il nous apparait en effet, que les principes philosophiques obéissent dans leur rapport à une logique plus diachronique que synchronique, c’est-à-dire qu’ils se suivent et non se juxtaposent comme en astrologie traditionnelle. Autrement dit, un même cycle peut  c comporter une série de concepts selon les phases par lesquels il passé, ce qui n’est pas possible si chaque concept correspond à une planéte ayant sa propre cyclicité. Autrement dit, rien ne justifie que l’astrologie ait à se servir de toutes les planètes associées à un dieu mythologique, quand bien même les astronomes auraient, pour leur part, jugé bon de les identifier à des dieux ; On peut même penser qu’une astrolâtrie ait pu exister autour des différentes planètes mais sans s’intéresser à leurs cyclicités respectives si ce ‘n’est du fait de leur ordre dans le ciel.

Nous terminerons avec un autre élément de l’iconographie annexée par l’astrologie, à savoir l’Homme Zodiaque, appartenant au domaine de la médecine  et déjà attesté au Moyen Age (chez Avicenne, notamment). Cette figure associé à chaque partie du corps un signe zodiacal et pourrait apparaitre comme une justification du thème natal. Par ailleurs, il semble possible de dire que toute organisation sociale s’inspire de celle de notre organisme biologique, ce qui conférerait à l’individu une préséance par rapport au « corps »  du collectif. Mais une fois de plus, les choses ne sont pas si simples ! En effet, pour l’astrologie, c’est l’inverse ; L’astrologie mondiale prime sur l’astrologie individuelle. Ce n’est pas en effet parce que la Cité s’inspire du corps humain qu’elle privilégie pour autant l’individu. On est encore une fois dans la transposition et c’est l’esprit qui compte plus que la lettre.

En conclusion on aura compris que l’historien doit faire la part des choses. Il peut certes signaler diachroniquement  les sources mais sans pour autant leur accorder synchroniquement une place excessivement importante.  C’est ainsi que ce n’est pas parce que l’astrologie a eu recours à l’usage de tel ou tel astre qu’elle doit impérativement intégrer dans son corpus tout ce qui touche à l’astronomie, comme on le voit trop souvent notamment avec le délire sur les  planétes transsaturniennes inconnus de l’Antiquité. La recherche des sources, des emprunts ne doit pas conduire à enchainer le savoir ainsi étudié à  des notions qui ne valent que d’un point de vue symbolique, au sens figuré et non au sens propre…

 

JHB

26. 10 13

 

 

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la dialectique théorie -pratique en astrologie

Posté par nofim le 26 octobre 2013

 

 

L’astrologie face  à l’échec : les bonnes et mauvaises réactions

Par   Jacques  Halbronn

 

 

Les échecs prévisionnels ou même rétrospectifs- quand une  grille ne semble pas rendre compte d’événements déjà connus- sont susceptibles de générer de bons ou de mauvais réflexes.

Deux attitudes peuvent alors s’observer.  Ou bien l’on révise les notions dont on se sert ou bien on en rajoute. La seconde solution semble depuis un certain temps avoir été la plus répandue ce qui correspond à une forme de fuite en avant.

Cela fait déjà plus de trente ans que nous avions diagnostiqué le problème des mauvaises formulations comme cause d’échec. Entendons par là des définitions mal calibrées. Encore faudrait-il préciser ce que l’on doit comprendre par « échec ». Car l’échec peut venir du fait que l’on aille au-delà des performances propres à l’outil auquel on  recourt. On a donc l’embarras du choix, tant en amont qu’en aval, de la définition confuse à l’application outrée. Mais en pratique, les deux  problèmes cohabitent chez plus d’un astrologue.

Si l’on prend le cas Moysan, on  trouve à peu près tous les symptômes, c’est un cas d’école. Il nous explique qu’il ne faut pas se contenter de formulations simples car cela ne marche pas. Il faut, selon lui, tenir compte de tout ce qui se présente dans le ciel au même moment  et pas seulement de tel cycle auquel on se tiendrait comme le fait André Barbault. Moysan ne semble pas se rendre compte que ce faisant,  il transforme l’   astrologie en une sorte de bouillie informe qui peut servir à tout et à n’importe quoi, une sorte de panacée qui marche à tous les coups. Est-ce une astrologie à la Moysan, obscurantiste, dont souhaite disposer le milieu astrologique.

La réaction normale face à un échec, c’est d’aller étudier les variables ; où est l’erreur. Par exemple, modifier les orbes, repenser les subdivisions, en augmenter ou en diminuer le nombre corriger les énoncés sans pour autant  complexifier la grille. Mais pourquoi Moysan préfère-t-il rajouter et encore rajouter ? Parce qu’il n’est pas un ingénieur en astrologie mais un simple technicien. Il peut puiser dans sa boite à outils mais il n’a pas la compétence pour réviser tel ou tel outil. Chacun voit midi à sa porte, c’est bien connu.

Et puis, il  y a aussi  les objectifs que Moysan fixe à l’astrologie et qui sont exorbitants, c’est le cas de le dire. Moysan est très exigeant à propos de l’astrologie. Probablement un peu trop et cela le conduit à maltraiter l’astrologie qui n’est jamais à la hauteur de ses attentes. Pour Moysan – et tout personnage de son acabit et cela ne manque pas dans le milieu astrologique-l ‘astrologie doit tout expliquer avec ses propres moyens : pas question de faire entrer en jeu un contexte extra-astrologique. Le seul contexte que Moysan admet, est celui des positions astronomiques et selon sa logique, si un cycle ne suffit pas à tout expliquer, au lieu de faire jouer les données externes, il préfère recourir aux données internes. Moysan ne fait pas les choses à moitié. Il fait partie de ces « jeunes loups » de l’astrologie qui croient pouvoir se rendre intéressants et distancer, surclasser leurs collègues en mettant la barre de plus en plus haut.

En vérité, Moysan a une bonne culture générale, on sent qu’il a des lettres et  c’est bien ce qui est paradoxal car il se comporte comme quelqu’un qui n’est pas à l’aise avec ce qui ne serait pas strictement astrologique. Bien pis,  Moysan ne se sent pas le droit de laisser de côté les facteurs contingents qui permettraient de rapprocher certains « faits » entre eux. Pour lui, aucun fait ne ressemble à un autre et donc deux faits ne sauraient relever d’un seul et même schéma. Là encore, force est de constater que le rapport de Moysan à l’Histoire est bas de gamme, il n’a pas le profil d’un historien authentique, il fait de l’astrologie de seconde main.  Donc un médiocre penseur de l’astrologie associé à un médiocre penseur de l’histoire, cela donne qui vous savez qui se permet de donner des leçons à des gens qui le dépassent de la tête et  des épaules parce que Moysan ne connait pas sa place tout comme il ne connait pas celle de l’astrologie.

Voilà un échantillon de la dernière « leçon » que Moysan nous a offerte (sur Face Book Aldébaran et sur notre mur) ! .

« A Jacques Halbronn, qui considère incohérent que la naissance et la mort d’un monde soient également déterminés par une conjonction, on répondra que dans un cycle la conjonction en est nécessairement à la fois le début et la fin ».

Nous avons déjà répondu (dans un précédent texte à cet argument, cf aussi sur le blog Nofim) mais il vaut la peine d’y revenir dans le cadre du présent article, à propos des définitions défectueuses ou ambivalentes. Dire que la fin d’un bloc correspond à la même configuration que l’émergence de ses composantes est un défaut de conception manifeste. C’est confondre une chose et son contraire.  Pas étonnant qu’avec des définitions aussi  ambigües, Moysan ait besoin d’en rajouter par ailleurs pour faire le poids encore que l’on puisse penser qu’un tel raisonnement soit justement lié à un échec. C’est pour expliquer que Barbault puisse  expliquer  la dislocation d’un bloc par une conjonction que Moysan, venant à son secours, invente la thèse selon laquelle la même configuration puisse dire deux choses carrément opposées. Ai lieu d’admettre que la conjonction ne marche pas ici, voilà Moysan qui enlève toute substance à cette configuration. Il est vrai que c’est pour la bonne cause, pour sauver la face d’un monument de l’astrologie française.  Il ne faut pas cracher dans la soupe ! Or, comme Barbault, lui-même,  l’a souvent expliqué (et nous avons fréquenté Barbault entre 67 et 75), un résultat astrologique qui ne serait pas sous-tendu par un modèle viable n’est pas recevable, même si la prévision s’avère juste factuellement. On connait ces astrologues qui écrivent des pronostics et qui ne s’intéressent qu’aux exposés qu’ils en donnent en oubliant l’argument proprement astrologique.  C’est d’ailleurs un travers de plus en  plus répandu lors des consultations astrologiques comme nous avons pu le constater en mains entretiens (sur teleprovidence), à savoir que l’astrologie, au bout du compte, délivre un message compréhensible par son client en langage de  tous les jours et ne le « fatigue » pas avec des explications techniques. On atteint là le degré zéro de la communication astrologique mais on nous explique que l’astrologie est un savoir lourd et  difficile qui ne se transmet pas au premier venu en quelques minutes donc il faut vulgariser en parlant comme un voyant. !

Concluons : on ne peut laisser l’astrologie à des bricoleurs qui composent des usines à gaz dont ils ont seuls les clefs. L’astrologue tout puissant et qui sait tout, c’est fini. L’astrologue du XXIe siècle  disposera d’un outil astrologique dont chaque citoyen comprendra le maniement et on ira chez l’astrologue pour s’initier dans le cadre d’un service après-vente qi sera inclus dans l’achat d’un logiciel comme celui de l’astrocyclologie. M. Moysan, à nos yeux, est un dinosaure de l’astrologie, qui parle de l’astrologie comme on le faisait dans les années trente, au lendemain de la découverte de Pluton (cf notre dernier texte).  Il représente un survivant de l’ère antérieure à André Barbault qui veut rétablir le thème en astrologie mondiale. Mais force est de constater que l’astrologie actuelle est en pleine régression, quand on entend les exposés sur telle planéte en tel signe. On peut espérer que cette fin de régne d’une astrologie déliquescente et pléthorique laissera la place à une astrologie ayant retrouvé, dans tous les sens du terme, sa ligne.

 

JHB

26. 10  13

 

 

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Une astrologie mondiale en perte de repéres

Posté par nofim le 26 octobre 2013

 

 

Une astrologie mondiale  dévoyée

Par jacques  Halbronn

 

Les astrologues ne se lassent pas de raconter la même légende dorée de la rencontre entre l’astrologie traditionnelle et l’astronomie contemporaine qui, tel un Prince Charmant aurait tiré la « Belle au Bois Dormant » de son sommeil. En 2013, il nous faut entendre les mêmes sornettes qui trainent dans les livres d’astrologie depuis plus d’un demi-siècle, mot pour mot avec un « tableau » sur la découverte d’Uranus, un autre sur celle de Neptune et un troisième acte sur celle de Pluton. Et puis cela s’arrête là comme si  les astronomes n’avaient rien trouvé depuis  1930, il y aura plus de 80 ans !  Ce qui pouvait sembler excitant dans les années trente-quarante n’aura pas connu de « suite » (sequel) depuis tout ce temps. En fait, tout se passe comme si le chantier s’était arrêté à ce moment-là. On n’a même pas trouvé d’exaltation à Pluton, comme on l’a fait pour Uranus et Neptune. Et les planètes que l’on attendait dans les années soixante, dans le manuel pratique de Barbault (Ed. Seuil), se font toujours attendre, qu’on les appelle X ou Y  (Léon Lasson ) ou Proserpine et Vulcain (cf. Clefs pour l’Astrologie, ed Seghers 1976,  L. Morpurgo,  Intr. A la  nouvelle astrologie, Hachette,  1974 etc). Bien pis, le statut astronomique  de Pluton s’est  modifié en 2006 et il est équivalent désormais à celui de Cérès (‘découvert en 1801) dont l’hagiographie astrologique ne dit mot. On est un peu déçu : est-ce à dire que l’humanité n’a pas encore « progressé » depuis  1930, sommes –nous toujours marqués par Pluton sans avoir pu lui trouver un successeur, aimablement fourni par nos « amis » astronomes ?  En tout cas, si on lit la prose d’un Christian Moysan, qui continue à écrire, ces derniers jours, sur Face Book Alderman, l’horloge historico- astrologico-astronomique est resté bloquée à Pluton, soit une planéte qui reste fortement associée avec la montée du nazisme voire avec l’enfer de la Shoah et d’Hiroshima! Est-ce que  Pluton ne viendrait pas ici justifier les horreurs de la première moitié  du XXe siècle ? Est-ce que les astrologues n’auraient pas pu  nous signaler qu’une autre planéte, même hypothétique, aurait pris la suite ? Mais est-ce que certains astrologues n’en sont pas restés avec un disque rayé de l’astrologie des années trente-quarante ?

Mais ce n’est pas ce qui nous frappe le plus. Si nous parlons ici d’une astrologie dévoyée, c’est parce que l’idée que des planètes soient découvertes par les astronomes et que cela fasse sens pour l’astrologie mais bien plus pour toute l’Humanité, nous  apparait comme  relevant d’une religion mystique qui n’a plus grand-chose à voir avec la tradition cyclique de l’astrologie. On peut parler en fait avec cette astrologie transsaturnienne d’une hérésie qui se veut correspondre à de nouveaux temps mais qui, comme on l’a dit, en serait à se répéter mot pour mot, sans pouvoir avancer, depuis trois quarts de siècle, comme s’arrêtant au milieu du gué. On l’observe notamment avec le cas de Mercure et de Vénus qui en   sont toujours avec leurs doubles domiciles à la différence de Mars, Jupiter et Saturne. Une astrologie inachevée et qui est désormais bien bancale ! Une astrologie qui traite les nouvelles planètes comme s’il s’agissait de comètes messagers des dieux. Cométisation de l’Astrologie. Mais même cet intérêt pour les comètes ne s’était développé au XVIE siècle notamment que parce que l’on ne connaissait pas les lois de leur périple céleste. Mais depuis  Halley,  les comètes n’ont plus de secrets pour nous et ont donc été désacralisées. Ce e sont plus des « miracles » cosmiques, des signes de l’au-delà que nous enverrez nos anges gardiens ! Nous avons récemment montré ce qu’il pouvait y avoir d’aberrant à associer un principe à un astre et combien il était préférable de considérer que le cycle d’un seul et même astre pouvait renvoyer successivement à une série de principes en dialectique les uns avec les autres. Le mariage philosophie-astronomie est un échec. Nous disons bien « astronomie » et non astrologie car nous sommes bien en présence d’une religion astronomico-mythologique qui n’a plus rien à voir avec l’astrologie en dépit de quelques empiétements dont on a vu qu’ils avaient avorté comme si l’astrologie ne voulait plus entendre parler de ces nouvelles planètes et avait dit « stop ».

Passons à présent à un autre point qui est lié à la théorie cyclique. Non seulement, on nous dit que l’Histoire est irréversible, ce qui est carrément le contraire d’une philosophie cyclique mais  comme on l’a vu l’on n’a pas su trouver un successeur à Pluton, mais en plus on nous explique que la fin d’un cycle c’est la même chose que le début d’un nouveau cycle.

Citons Moysan :

« A Jacques Halbronn, qui considère incohérent que la naissance et la mort d’un monde soient également déterminés par une conjonction, on répondra que dans un cycle la conjonction en est nécessairement à la fois le début et la fin ».
Argument mis en avant contre notre objection aux travaux de Barbault sur l’association de la conjonction Saturne-Neptune avec l’effondrement du bloc soviético-communiste (rideau de fer), Moysan essayant de « sauver »  comme il peut  les dits travaux dont nous avons montré la fragilité sur le plan de la théorie cyclique.

Voilà donc sa dernière trouvaille : la fin et le commencement correspondent l’un et l’autre à la conjonction, ce qui en dit long sur la précision à laquelle peut parvenir la prévision astrologique annonçant ainsi une chose et son contraire à partir de la même configuration !  Il est vrai que nous avons déjà rencontré ce type d’ânerie colossale ailleurs mais personne n’a dit que Mosan avait un discours original. Il ne l’est que parce qu’il réapparait aujourd’hui comme si le temps s’était arrêté dans les années trente-quarante. C’est en fait l’astrologie d’avant Barbault que brandit Moysan et d’ailleurs il ne se prive pas d’affirmer que l’on ne peut se contenter d’étudier les « cycles planétaires » à la Barbault mais qu’il faut tenir compte de toutes les planètes avec lesquelles les « cycles » sont en aspect, ce que précisément Barbault cherchera à éviter  en astrologie mondiale  pendant des décennies. Donc avec Moysan, le thème astral refait son entrée en Astrologie Mondiale contre l’avis de Barbault.

Mais  revenons sur la lecture que Moysan propose de la conjonction et qui touche à un point crucial. (cf. supra) et nous aimerions savoir si nos astrologues actuels adhèrent à une telle lecture du cycle, selon laquelle, ce qui se termine coïncide avec ce qui commence. Donc si le bloc communiste s’écroule, c’est aussi une chance pour les Etats qui le constituaient d’amorcer une nouvelle dynamique. Donc la conjonction, toujours selon le raisonnement de Moysan, convient tout à fait à ce qui s’est passé en 1989, puisque la fin et le début c’est du pareil au même, le malheur des uns faisant le bonheur des autres. Or, précisément, ce qui se passe au cours d’un cycle ne se situe pas uniquement au moment de la conjonction. Il y a un temps pour consolider les unions et un temps pour  favoriser la diversité. Et ces deux temps ne correspondent pas à la même configuration même s’ils peuvent s’inscrire au cours d’un même cycle. On aurait pu ainsi s’attendre à ce que l’opposition Saturne-Neptune mît en péril l’unité du bloc et non sa conjonction. Mais est-ce que Barbault a été assez précis dans sa prévision  sr le cycle Saturne- Neptune ? Il ne semble pas qu’il ait voulu être exhaustif. Il entendait simplement indiquer qu’il se passerait « quelque chose » d’important et cela lui suffisait. C’est là une conception désormais bien insuffisante de la qualité du pronostic en mondiale, même si l’on n’a pas à attendre un luxe de détails que l’astrologie ne saurait fournir, même en dressant, comme le voudrait Moysan, des thèmes à tire larigot. C’est un travail d’amateur que nous avait  livré le jeune Barbault en  1953 et sur lequel il n’est d’ailleurs jamais revenu parce qu’entre temps, comme on l’a expliqué ailleurs, il était passé à un autre modèle, celui de l’indice de concentration planétaire. Ce n’est qu’à partir de 1989, que Barbault a sorti le cycle Saturne-Neptune de son placard. A la fois du fait des événements affectant la Russie et du fait de l’échec du dit indice.

Donc il importe impérativement de ne pas laisser traîner plus  longtemps l’idée selon laquelle une prévision peut annoncer une chose et son contraire, la seule chose qui compte étant la précision de la date et le lieu. On se retrouve encore une fois dans l’ambiance de l’astrologie des années trente : on dira qu’à telle date, et en tel endroit, il va se passer quelque chose de grave mais on ne sait trop quoi.  Nous pensons au contraire qu’en 2013, une prévision astrologique qui se respecte doit annoncer quel genre de phénomène va se produire mais sans le limiter à un lieu quel qu’il soit car l’astrologie est universelle et n’a pas vocation à cloisonner l’espace mais seulement le temps.

Quand Moysan nous parle d’Uranus, il nous révèle à quel point la notion de cycle lui est foncièrement étrangère ou si l’on préfère qu’elle le soit à cette « nouvelle astrologie » qu’il défend et qui privilégie les planètes sir les phases du cycle. Il ne veut pas comprendre que le principe qu’il appelle uranien n’a rien à voir avec une planéte mais désigne un certain stade du cycle. Le changement n’a certainement pas à être symbolisé par une planéte mais est lié à des aspects entre deux astres, en conjonction, en opposition, en carré, selon les options prises.  De même les principes associés à Neptune et à Pluton n’ont pas attendu la découverte de ces planètes pour exister  au niveau cyclique, la preuve en étant que la mythologie connait ces dieux depuis bien longtemps. Moysan croit que tout ce qui compte en astrologie doit correspondre à un astre particulier et il semble ne pas avoir beaucoup réfléchi sur les stades par lesquels passe un cycle, sinon il ne confondrait pas conjonction et opposition pour désigner ce qui va vers l’unité et ce qui va vers la multiplicité. Rappelons que Barbault dans son indice de concentration planétaire, dans les années soixante,  distingue très nettement les effets de la conjonction et ceux de l’opposition (ou plutôt de la dispersion des astres) Tout se passe comme si pour Moysan, le cycle se limitait à la  seule conjonction et que celle-ci recouvrait tous les cas de  figure à elle seule.

Moysan adhère à une nouvelle astrologie qui s’aligne totalement sur l’astronomie, niant à l’astrologie toute  possibilité de se constituer en tant que savoir spécifique et non réductible à l’astronomie. Mais est-ce qu’un Jean-Pierre Nicola ne porte pas une lourde responsabilité dans de tels errements qui, en tout état de cause condamnent l’astrologie  à faire de fausses prévisions car c’est bien cela en dernière instance qui  ne peut que se produite avec un ensemble aussi  inconsistant que celui dont Moysan fait état.  L’intérêt du travail de Moysan est de permettre de repérer parmi les astrologues ceux qui sont assez stupides et abrutis  pour gober ses énormités. Cela permettra de séparer le bon grain de l’ivraie.  On étudiera donc avec le plus grand intérêt les astrologues qui suivront la voie proposée par Moysan et qui ainsi se discréditeront et se disqualifieront Bien plus, nous attendons que se lévent  des astrologues dénonçant son galimatias et notamment parmi les responsables d’associations..

 

 

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JHB

26  10  13

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

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