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Le nouveau métier d’astrologue

Posté par nofim le 25 octobre 2013

 

Vers un nouveau profil professionnel de l’astrologue.

Par  Jacques  Halbronn

 

 

La rencontre, le rapprochement d’une part  et la séparation, la rupture de l’autre sont les deux mamelles de l’Astrocyclologie (pour paraphraser Sully). Ce sont d’ailleurs des moments mémorables dans la vie de chacun d’entre nous comme dans celles des entreprises et des Etats. Et cela offre un caractère de récurrence et d’alternance qui ne saurait nous avoir échappé. Et pourtant,  face à l’astrocyclologie, nous ne trouvons pas de modèle de ce type dont nous pourrions nous servir comme si tout était resté de l’ordre de l’empirique.  Il y a là, à n’en pas douter, une lacune, une défaillance de la conscience collective en ce début de XXIe siècle.

En ce début d’un nouveau cycle de 7 ans (bien différemment calculé que celui proposé par Pierre Lasalle qui part du moment de la naissance), avec l’entrée de Saturne dans un signe fixe, ce qui correspond grosso modo, au début de la phase 1  dite ascensionnelle puisque Saturne escalade en quelque sorte la façade qui conduit à l’une des 4 étoiles fixes royales ; sachant que lorsqu’il l’aura atteinte il aura comme déclenché une sorte de « Sésame ouvre-toi » qui confirmera que les forces d’union auront progressé sinon triomphé. Rappelons que ce n’est pas l’astre qui en lui-même est déterminant mais l’angle qu’il réalise avec l’étoile et comme cet angle varie, les significations liées à ces astres ne peuvent elles aussi que varier, d’un principe à son contraire, d’où l’inanité d’une astrologie qui confère à chaque principe un astre qui lui serait propre, n’en déplaise à Patrice Guinard, auteur d’une thèse sur Astrologie et Philosophie, il y a 20 ans, à la Sorbonne (dont le titre est inspiré d’un ouvrage de Daniel Verney) ! Ce n’est pas l’astrologie qui est incompatible avec la philosophie mais bien l’astronomie, du moins sous sa forme habituelle d’ensemble de planètes, pour ce qui est du système solaire. Nicola, avec son RER, n’est d’ailleurs pas sans avoir influé sur la pensée astrologique du fondateur du CURA (et sur son « Manifeste »).

 

 

Nous dirons qu’il faut se tenir prêt à recevoir des « avances » même si cela n’exclut nullement que l’on prenne des initiatives. De toute façon, il faut au moins être deux pour que les choses se fassent. On peut donc « prévoir » que des liens ont une forte chance de s’enclencher selon un agencement en revanche qui est difficilement prévisible du fait de la multiplicité des possibles. Mais par-delà les cas d’espèce, on doit s’attendre  à un processus  obéissant à un certain profil et l’astrologie ne saurait aller au-delà, sauf à prendre connaissance du contexte extra-astrologique lui permettant de mieux circonscrire le champ des possibles ou des impossibles, comme dans le cas de la formation d’un couple.(critère d’âge, de religion, de langue, de taille, de lieu  etc.).

La phase  1 ne correspond donc nullement à un temps de repli sur soi mais nous invite à nous ouvrir à l’autre, à faire appel à lui, quelles que soient les motivations avouées ou inavouées, que ce soit à court ou à long terme. Rapprochements toujours plus ou moins surprenants ne serait-ce que par des choix qui ne s’imposent pas dans l’absolu mais sont une voie parmi d’autres possibles que l’on a décidé, en tout cas, d’emprunter et  de se tenir du moins pour un temps. C’est d’autant plus remarquable lorsque l’on compare à la phase précédente (phase 3) qui n’offrait guère ce type d’opportunité, de proposition, de tropisme. La prévision se nourrit aussi du contraste et tout astrologue se doit  de se situer par rapport à d’autres cas de figure –il y en a trois en astrocyclologie- qui correspondent à d’autres temporalités, à d’autres moments d’un cycle de 7 ans.

Quand on revient sur sa vie, force est, en effet, de constater que nous avons connu des synergies, que nous avons fait partie d’alliances, d’unions plus ou moins durables qui, souvent, nous ont apporté un « plus », nous ont propulsé vers le haut, vers la lumière (notamment des médias), lorsque Saturne atteignait un signe fixe ou y passait depuis déjà quelque temps, produisant  une certaine grégarité, exigeant un certain savoir vivre ensemble. Et en gros, cela se sera reproduit tous les 7 ans en partant de l’un de ces moments.

Autrement dit, même sans recours aux éphémérides, le point de départ, d’accroche correspond à l’un de ces instants privilégiés de rapprochement. Ensuite l’on peut ajouter ou enlever des multiples de 7 ans. C’est ce point qui servira et non la sacrosainte date de naissance dont on n’a que faire si ce n’est pour ne pas remonter en amont de celle-ci !/–Mais on pourra aussi, en principe, déterminer les deux autres phases.

L’autre phase qui est la plus remarquable va en sens inverse. Cette troisième phase est bien décrite sous le nom de « guna » dans la Baghavad Ghita et associée au dieu Shiva, le destructeur (dans la Bible, on pense à  l’écroulement de la Tour de Babel). Il y a un temps de reconstruction (phase 1, domicile/exaltation, signe fixe) suivi d’un temps de dislocation progressive (phase 2/chute, signe mutable) puis d’un temps de désespérance, d’ignorance (phase 3, exil, signe cardinal)

Les exemples abondent des ravages opérés par le passage de Saturne en signe cardinal et les astrologues devraient avoir observé – mais ils ont tant de choses à considérer, n’est-ce pas- que le passage de Saturne en signe cardinal coïncide avec tout une série de « désastres », de démantèlements. Cela correspond à la fin du passage en signe mutable et en traversée du signe cardinal suivant.

Pour cela, encore faut-il avoir en tête le classement des signes entre ces trois catégories :

Cardinal : bélier, cancer, balance, capricorne

Fixe : taureau, lion, scorpion, verseau

Mutable : gémeaux, vierge, sagittaire, poissons

 

On aura compris que le passage de Saturne en signe mutable correspond à un temps intermédiaire entre le Paradis d’espérance et l’Enfer d’abandon. Une fois que Saturne a atteint « son » but, c’est-à-dire l’une des quatre étoiles fixes royales (Aldébaran, Regulus, Antarès et Fomalhaut), il y a un processus « solsticial » (d’arrêt) qui se produit. La conjonction va peu à peu appartenir au passé, et la dynamique va faiblir, un peu comme après un orgasme…

Admettons que vous ayez en mémoire un temps de rapprochements, d’alliances, en 1977,  vous sautez ensuite de 7 ans en 7 ans pour retrouver des ambiances assez comparables, toutes proportions gardées. Vous pouvez aussi vous rendre chez un astrocyclologue pour faire le point et notamment pour déterminer si d’une façon générale vous avez été plutôt favorisé ou défavorisé par la phase 1  ou inversement par la phase 3 car le malheur des uns fait le bonheur des autres. Il y a ainsi des destins inversés, « en bascule », quand l’un monte, l’autre descend et vice versa. Les entreprises notamment ont besoin de savoir à quel type une personne appartient pour l’embaucher et déterminer à terme ce qu’elles peuvent en attendre sur une période donnée. Certaines personnes tirent mieux leur épingle du jeu en phase 1, d’autres en phase 3, la phase 2 étant plutôt une phase de transition..

On aura compris que le métier d’astrologue, les outils dont il se sert, ne sont plus du tout les mêmes et qu’il s’agit là d’une nouvelle opportunité de travail même pour ceux qui tendaient à rejeter l’astrologie. L’astrologie redevient ainsi un métier d’avenir au plein sens du terme.

 

 

JHB

25 10  13

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vivre avec la prévision astrologique

Posté par nofim le 25 octobre 2013

 

 

Pour des prévisions qui générent leurs propres effets (self-fulfilling prophecy)

 

 

Par  Jacques Halbronn

 

 

Nous vivons dans un monde où tant de choses sonnent faux.  Le roman invente une pseudo-réalité, une fausse chronologie, de faux personnages qui peuvent polluer notre perception des choses. La technique  fausse également ce que nous voyons des gens et de ce qu’ils valent. Les élections créent de faux événements et de faux leaders. Comment dans tout cela retrouver la trace de l’astrologie et encore une fausse astrologie ne risque-t-elle pas de nous égarer au bout du compte. ?

Pour nous, en astrologie, il faut faire simple et il faut imaginer que l’astrologie a été faite par des hommes pour des hommes et donc qu’elle est bien plus simple que ce que la Nature (Dieu) a pu élaborer. C’est ainsi que la notion de conjonction  qui est au centre de toute l’astrologie ne veut pas signifier autre chose que la synergie, le rapprochement de gens qui se joignent les uns aux autres (conjoint), se rejoignent, en sachant que cette dynamique conjonctionnelle passe par des hauts et des bas et que l’astrologie en est le baromètre. Ni plus  ni moins. Au-delà, on n’est plus dans l’astrologie, mais dans une chimère qui prétend intégrer ce qui n’a pas à l’être. C’est le mythe d’Icare qui se brûle les ailes et chute parce qu’il a abusé de son invention.  Au XVIe siècle, le grand reproche que l’on faisait aux astrologues était d’abuser de leur science, de la transgresser et ce reproche est toujours de circonstance. Quels astrologues n’ont pas été tentés d’expliquer astrologiquement ce qui ne devait pas l’être mais qui pouvait l’être du fait d’une astrologie pléthorique et syncrétique permettant tous les excès, tous les débordements ? D’où l’importance d’une déontologie qui fait passer le devoir avant le pouvoir et avant le savoir !

Dans un précédent texte, nous avions associé l’annonce du Pacte Germano Soviétique à l’arrivée de Saturne en signe fixe (fin bélier-début taureau, soit à 30° environ d’Aldebaran au début des Gémeaux). Nous invitons les chercheurs à vérifier le caractère récurrent, tous les 7 ans, de ce phénomène qui peut réserver force surprises et ce à tous les niveaux, tant personnel que collectif, et à toutes les échelles, le quantitatif étant ici déterminant  car il concerne les  potentialités avant que celles-ci ne soient ou non relayés par toutes sortes de circonstances et de contextes. Rien n’est plus dangereux en astrologie de rapprocher des effets, des résultats liés à diverses contingences qui créent une impression souvent erronée de similitude de fond dont on chercherra assez vainement- mais malheureusement souvent avec une impression de succés- les corrélations cosmiques ou du moins astrologiques, ce qui implique une lecture très particulière du dit cosmos..

.Il se trouve que nous sommes présentement  dans une situation tout à fait comparable à celle qui présidait le monde en  1939, et qui vit le dit Pacte être signé, ce qui fut probablement un encouragement pour l’Allemagne à aller de l’avant. On a assisté en Allemagne à un changement d’alliance : Angela Merkel (Chrétiens Démocrates, CDU) aura désormais  au gouvernement  un nouveau partenaire avec les Socialistes (SPD). Quels en seront les effets ? Mais il faut s’attendre de par le monde à bien d’autres rapprochements ou du moins de tentatives dans ce sens. L’astrologue ne peut que déclarer urbi et orbi que le temps de nouvelles alliances est advenu. Que chacun en tire les conséquences et agisse en connaissance de cause. Il est bon qu’il existe des « self-fulfiling prophecies », contrairement à ce que l’on nous dit habituellement.

Il nous faut, dès maintenant, en effet, passe à une nouvelle phase de reconquête pour l’astrologie, à présent que celle-ci – grâce à l’astrocyclologie- s’est enfin dotée d’un modèle viable et crédible. L’astrologie devra en effet se débarrasser de vieux réflexes de profil bas.

On a dit beaucoup de mal sur l’effet d’annonce qui produisait ipso facto ce qui était déclaré. Mais un tel point de vue anti-prévisionnel  ne peut qu’émaner de sociétés qui ne disposent pas d’un bon modèle prévisionnel et qui pensent que le mauvais ne marchera qu’au prix d’un expédient  relevant de la manipulation des esprits. Mais dans une société qui accorde quelque importance à l’astrologie (comme cela a été le cas par le passé ou sous d’autres latitudes (Orient), on ne peut mettre l’acte prévisionnel sur la touche, il doit, au contraire, se faire entendre sinon à quoi bon ?

Tous les astrologues savent que grâce à des prévisions, ils ont déclenché des dynamiques notamment au niveau du conseil personnel, en fixant certaines échéances, certaines fourchettes de temps. Mais cela peut fort bien se faire avec une « mauvaise » astrologie, du moins jusqu’à un certain point, un certain seuil quantitatif.

En dépit de toutes ces réticences, plus ou moins bien fondées, l’avenir de l’astrologie, en terme d’efficience, pour le  XXIe siècle, ne peut, ne saurait, en aucune façon, se réduire à une position d’observateur. Elle doit être un acteur à plein temps, si l’on peut dire, du moins sous sa forme astrocyclologique.

En effet, ce n’est pas parce que nous annoncerons que certaines opportunités sont à saisir dans un proche avenir que nous allons pour autant  nous faire entendre  parce que nous aurions en quelque sorte déclencher la conscience ou la croyance en de telles opportunités si celles-ci n’existent pas, ne se présentent  pas réellement. D’abord parce que pour qu’il y ait alliance, jonction,  association, partenariat, il faut être au moins deux et que l’on ne peut forcer durablement les choses. Ajoutons, a contrario, que le même baromètre astrologique peut être dissuasif s’il indique qu’à telle  période les alliances ne font pas sens ou qu’elles seront menacées au-delà d’une certaine date. Cela aussi relève, en creux, de la self fulfiling prophecy, celle qui s’auto-réalise, s’auto-accomplit tant dans le positif que dans le négatif.

L’humanité se doit de mûrir et d’apprendre à vivre avec d’autres prévisions que celles concernant la météo ou le trafic ou l’évolution d’une maladie  ou celles qui annoncent  telle élection, tel lancement de fusée ou tel rassemblement, ce qui relève plus du plan, du programme, ce qui signifie que cela peut, en principe, être décommandé  ou reporté On aura compris que la prévision astrologique au sens où nous l’entendons est d’un autre type même si elles s’apparente peu ou prou aux deux autres.

En effet, l’astrologie ne peut être reprogrammée mais elle n’en appartient pas moins à un programme dont nos sociétés se sont dotées, voilà des millénaires et dont nous sommes, qu’on le veuille ou non, les héritiers et les « bénéficiaires ». Nous avons l’astrologie en héritage mais c’est un héritage qui ne peut pas se refuser. C’est un processus irréversible et qui suit inexorablement, imperturbablement, son cours si ce n’est qu’il n’est nullement inconcevable que nos sociétés modernes aient produit des « barrages » contre le dit processus, sous la forme de calendriers impulsant une chronologie autre, à commencer par celui des élections présidentielles, législatives, générales, comme on voudra bien les appeler et qui fleurissent un peu partout dans le monde, dans le plus grand désordre, d’un point de vue global..

En réalité,  l’objection relative à la self-fulfiling prophecy vaut à l’encontre de toute forme de conseil mais aussi de toute décision, de toute nomination. Le verbe est agissant mais aussi ce que l’on se met soi-même en tête, nos représentations, nos projections..

Nous dirons que toutes ces manifestations pourraient n’être que de pâles imitations et substitutions au propos astrologique, dès lors que celui-ci s’avère, à tort ou à raison, déficient ou absent.

On dira donc que la prévision astrologique bien pensée serait un moindre mal et que sa crédibilité tient au fait qu’elle constitue un phénomène social de grande ampleur et ne se situe pas ay seul plan local, individuel. Or, il est relativement beaucoup plus facile de manipuler à une petite échelle qu’à une grande échelle, pour une période brève que pour une période longue. Ce qui caractérise l’astrologie, selon l’approche qui est la nôtre ; c’est la centralité, l’unicité du modèle, de la grille et non pas la multiplicité des cas, des lieux  et des combinatoires qui produirait une infinité de pronostics de tous ordres.

On aura  compris que la prévision astrologique ne pourra se faire entendre que d’un point de vue global, statistique, sur la base d’un modèle univoque et porteur d’un formalisme rigoureux qui n’ rien à voir avec les interprétations alambiquées et contorsionnistes de nos modernes astrologues.

 

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JHB

25. 10. 13

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

L’apport de l’Inde à l’étude du ternaire en astrologie

Posté par nofim le 25 octobre 2013

 

Pour la mise en avant du ternaire en Astrologie

Par  Jacques Halbronn

 

Longtemps, nous avons été assez hostiles au Trois en lui préférant le Quatre. (cf.  Clefs  pour l’astrologie, Paris,  Seghers, 1976, p. 198) et il est vrai qu’en astrologie, on a les Quatre Eléments, les Quatre Tempéraments, les Quatre saisons, les 4 composantes du sphinx etc. qui nous indiquent que la division en 4 est cruciale – c’est le cas de le dire. Mais nous avons compris que si le 4 servait à faire apparaitre le 7 en étant le quart de 28 (jours (Lune), ans  (Saturne), il devait à son tour être divise en trois temps qu’il importait de différencier avec le plus d’attention alors que la division par 4 était purement structurelle. Le  12  permet ensuite le rapprochement structurel avec les 12 mois du calendrier lunaire.(chez les Juifs et les Musulmans)

Il est en effet essentiel que l’astrologie soit en mesure de distinguer ces trois temps car c’est la base même de la prévision cyclique quand il s’agit de décrire le stade d’un processus à un instant T. Mieux on saura  suivre ce processus ternaire, mieux l’on pourra  cerner ce qui est en préparation au niveau cyclique  Rendons hommage ici à Jacqueline Belluc et à son Astrologie Trinitaire dont une de nos amies Gisèle Gaignard fut une disciple (cf. sur teleprovidence)

Mais instinctivement,  nous avons tendance à saisir spontanément trois stades,  le commencement, le milieu et la fin. C’est souvent ainsi que  nous construisons un plan : thèse, antithèse, synthèse. A contrario, la division en quatre ne nous parle guère, au bout du compte. Quand on parle de la carrière d’un leader, il y a son  ascension, son triomphe et sa chute. (comme dans le cas de Hitler) On retrouve le ternaire comme grille avec la naissance, la vie et la mort.

Nous avons montré que la conjonction ne pouvait pas inaugurer un   cycle mais plutôt en être le pivot, donc la phase centrale (2) et c’est une erreur commune à de nombreux théoriciens de la conjonction que d’en faire la première phase (cf. Y. Lenoble, lnitiation à la pratique des cycles planétaires,  Arrc, 1985), ce qui décale tout.

Toute la question est donc de bien décrire ce qui se produit pour chacune de ces trois phases et pour ce faire, la tradition astrologique ne semble guère nous être d’utilité. Que signifient les « modes »  que sont les catégories « cardinale », « fixe », « mutable » ? Peut-être les maisons « angulaires », « succédentes » et « cadentes » nous parlent plus, le dernier terme signifiant la chute, terme utilisé en astrologie pour désigner l’opposé de l’exaltation, dans un système quaternaire qui  oppose aussi par ailleurs le domicile et l’exil. (cf. Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel- La Grande Conjonction,  1983, préface de J. Ch. Pichon).  Quant à « succédente » (sic), cela peut être compris comme faisant suite à la conjonction. Les douze  maisons astrologiques  illustrent, en tout cas, ce double processus d’une division en 4 suivis d’une subdivision en 3 (trisection à la base des systèmes de domification)

Dans notre approche, la phase 3 correspond à une absence, à un manque, à un épuisement, comme un ballon qui serait d’abord gonflé petit à petit puis se dégonflerait et enfin resterait à plat jusqu’à ce que l’on trouve le moyen de le regonfler. C’est cette attente qui marquerait la dite phase «  3 qui tôt ou tard laissera la place à une nouvelle phase 1  et ainsi de suite. On conviendra que l’on n’a pas besoin de recourir au symbolisme planétaire ou zodiacal pour nous aider à saisir ces trois stations (mot qui est à rapprocher de saison, en italien stagione). Quant au classement des aspects, il ne nous est pas non plus d’une grande utilité si ce n’est qu’il distingue entre bons et mauvais aspects, ce qui est plutôt dualiste que ternaire, à moins de considérer justement la conjonction comme un troisième type d’aspect, intermédiaire, qui correspondrait justement au stade 2.

Les âges de la vie restent une référence bien utile et ne parle-t-on pas du « troisième âge » ? Chacun comprend ce que c’est que l’enfance et l’adolescence, puis la maturité qui s’achève par un certain déclin des facultés et notamment par la «retraite », ce qui signifie littéralement que  l’on se « retire », que l’on se met ou que l’on est mis en retrait avec un mode de vue qui a quelque chose d’un peu artificiel puisque l’on reçoit une « pension »,sans plus avoir à travailler, ce qui signifie que l’on est peu ou prou « assisté », que l’on vit  en roue libre. C’est dire que nous n’avons pas trop de peine à penser le trois, par le trois et que le public peut aisément se mettre au trois en rapport avec une théorie astrologique du cycle, plus qu’au quatre, au sept ou au douze.

Le tort de JP Nicola est d’avoir conservé une division en  12 en tenant compte des 4 saisons au lieu de s’en tenir à une division en 3, répétée 4 fois mais sans modulation particulière. Nicola n’a pas su prendre ses distances par rapport au référentiel saisonnier qu’il s’est contenté de réinterpréter au lieu de l’évacuer. On notera que Barbault a consacré un ouvrage aux  4 Eléments (Ed. Traditionnelles) mais non à la division en 3.(sur le 3, voir le travail d’Annette Quint (Nice, cf. interview sur teleprovidence)

Que dit-on en Inde (dans la Baghavad  Gita, 17e chapitre) des Gunas (cf. Les Trésors de l’Inde. Indana.com).

Rajas : passion

Sattva : vertu

Tamas ; ignorance

A rapprocher du triptyque  création, maintien, destruction et des dieux  Brahma,  Vishnou et Shiva. (Trimurti)

Rappelons que nous avions trouvé dans le Maha barata (cf. article sur le blog Nofim), la représentation masculine de la Lune aux 28 épouses. Il y a bel et bien à apprendre de la tradition hindoue pour restaurer l’astrologie. (sur les Gunas, cf. aussi Marcelle Sénard, Le Zodiaque,  Ed. Traditionnelles)

.C’est bien ainsi que nous avions décrit les trois états  et notamment le troisième dont le caractère négatif est assez nettement marqué (ignorance, destruction) et qui correspond selon nous aux ténèbres disjonctionnels. Le problème, c’est que cette période « négative » a ses partisans et combien n’ont pas salué l’effondrement de  1989 ou de  1960  comme salutaires ! On ne cessera de le rappeler, ce ne sont pas là des moments conjonctionnels et ils ne sauraient donc- ce que ne semblent pas encore vouloir admettre les astrologues, même avec le recul- avec une quelconque conjonction. C’est là commettre un grave contresens qui peut fausser la transmission  du savoir astrologique.

 

 

JHB

25. 10  13

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

Majorité féminine et élite masculine

Posté par nofim le 24 octobre 2013

 

 

Les femmes et  le syndrome du clonage

Par  Jacques Halbronn

 

 

S’il fallait définir les rapports entre femmes d’une part et les rapports entre hommes de l’autre, nous dirions que les femmes se gênent mutuellement parce qu’elles se ressemblent trop et que les hommes se gênent parce qu’ils  diffèrent trop entre eux.

En ce sens, ce que doit le plus redouter une femme, c’est une autre femme qui fera ressortir un certain clonage. Une femme, ça passe, deux femmes à la rigueur, trois, bonjour les dégâts pour l’image. Certes, c’est une force que tout le monde dise la même chose mais au-delà d’un certain seuil, on commence à se poser des questions !

Le fait de constater que les mêmes propos sont tenus en copié-collé par un grand nombre de personnes conduit à penser qu’elles dépendent d’une seule et même source. Mais en même temps, quand il y a un tel consensus social, va-t-on encore prendre la peine de s’expliquer et de se justifier ? Non, on suppose, à tort ou à raison que tout cela a été réglé en amont et qu’on n’a plus qu’à appliquer. Et cet amont peut être repoussé à un passé immémorial  dont elles se contentent de se faire l’écho. Il n’est donc jamais mauvais de rappeler  à une femme à quel point non seulement elle se répété mais à quel point elle reprend ce qui a déjà été dit et redit par tant d’autres. C’est de bonne guerre !

En ce qui concerne les hommes, du moins les vrais,  l’on a des chances d’avoir à faire avec des gens qui connaissent les tenants et les aboutissants des positions qu’ils défendent même si chacun y va de son explication personnelle qui ne rejoint donc pas forcément celle du voisin. Mais ils sont tout à fait capables de débattre entre eux et de reconnaitre éventuellement qu’un autre a fait mieux-est  plus avancé, mieux informé- qu’eux car les différences se situent plus, à leurs yeux, dans la diachronie que dans la synchronie. Mais quand un homme accepte un argument, il prend la peine de réviser l’ensemble de son discours, ce n’est pas une simple addition qui laisse intact ce qui avait été énoncé antérieurement.  Il y a là une exigence de cohérence interne. Les hommes ont une certaine pratique de la solitude qui les incline à ne pas répéter ce qui a déjà proféré, y compris à ne pas se répéter eux-mêmes, ce  qui facilite les rapprochements entre chercheurs, puisque tout se reconstruit à frais nouveaux, à chaque coup.

Nous pensons qu’il y a trop d’hommes sur cette planéte et que cela n’est pas une bonne chose puisque chaque homme a une certaine vocation à la centralité et que trop de centres tue le centre. Mais cela implique dès lors que l’on renonce à la réglé de la majorité tous sexes confondus. Il faut deux collèges différents si l’on admet le vote des femmes (cf. le dernier livre de Bernard Werber sur une humanité féminine à venir !). Le XXI siècle fera la part belle à l’élite, à l’instar de ce qui se pratique notamment dans le sport. Le sport correspond à des valeurs bien plus vitales que le spectacle aux numéros minutés et ressassés. Comment pourrait-on refaire deux fois le même match ou la même improvisation.  Tout ce qui est répétitif, rabâché, par cœur, prompté, est de l’ordre du féminin, même  si cela offre un caractère de perfection, d’excellence que ne permet pas d’atteindre le premier jet.  Le féminin ne saurait donc représenter l’avenir que si l’on  confond prolongement et innovation. Certes, si les femmes perfectionnent ce que font les hommes, elles les dépassent si l’on peut dire mais elles sont très vite dépassées et déphasées par de nouvelles avancées qui sont dues aux hommes ou par des femmes recourant aux apports des hommes, ce qui revient au même.  Quand les femmes disent des choses justes, ce n’est pas d’elles et quand c’est d’elles, ce n’est pas juste.

De plus en plus, on aura intérêt à se méfier de ce que telle personne peut dire et ne pas lui en attribuer  d’emblée le mérite, avant vérification.  Ce qu’Un Tel dit ne lui appartient pas d’office. On a maintenant des ordinateurs et des matériaux numérisés  qui permettent en très peu de temps d’identifier les plagiats, tant dans le domaine de l’écrit que dans celui de l’oral (cf. les affaires d’espionnage qui défraient actuellement la chronique). A terme, dès que quelqu’un prendra la parole ou produira un texte, on aura accès à sa source par quelque signal. . .

Est-ce à dire que ce qui est original est préférable à ce qui est répété à n exemplaires ? On peut, en tout cas, penser que notre cerveau n’a rien à gagner à entendre les mêmes propos, les mêmes musiques, à voir les mêmes peintures. L’originalité est toujours tonifiante et il n’en faut pas beaucoup pour irriguer toute une population  féminine. Il est préférable, en tout état de cause, que les femmes se mettent au service des hommes contemporains qu’à celui des génies d’hier car elles ont tout intérêt à se montrer capables par leur nombre de signaler les nouvelles œuvres les plus prometteuses plutôt que celles qui sont déjà consacrées depuis belle lurette. Il vaut mieux pour elles de venir juste après l’émission initiale que des années voire  des décennies si ce n’est des siècles après coup.

L’avenir des femmes passe, en effet, par une faculté de reconnaissance et de résonance des activités masculines. Elles doivent se battre, s’investir pour un créateur face à d’autres créateurs. Qu’elles se positionnent, elles-mêmes, comme créatrices relève presque toujours de l’imposture. Derrière les femmes, cherchez l’homme.  Cette imposture est mise en évidence, on l’a dit, par la répétition. A contrario, les hommes qui se respectent ont autre chose à faire qu’à répéter ce qui a été dit par d’autres. S’ils le font, ce ne peut être qu’un signe d’impuissance et dans ce cas, ils sont aussi dans l’imposture en essayant de faire croire le contraire. En ce sens, les hommes impuissants rejoignent le camp des femmes, dans leurs pratiques.

On aura compris que nous prônons un autre type de régime politique que celui en pratique actuellement. La démocratie classique  a fait son temps et a souvent conduit de facto à des trucages pour maintenir artificiellement certaines élites  au pouvoir (notamment au Moyen Orient)). Il vaut mieux d’entrée de jeu poser un refus de la réglé de la majorité, du suffrage universel en admettant l’existence de plusieurs instances. Le critère du nombre de votants  allant dans le même sens ne peut que favoriser à terme une certaine féminisation de la société. Que l’on pense aux partis politiques où chaque membre répète les mêmes arguments mot pour mot et vote comme un seul homme. L’idéal pour nous est celui d’un électorat féminin élisant des candidats masculins présentés par le collège masculin. Cela nous semble la formule la plus équitable par-delà les boniments égalitaires éculés et irresponsables.

 

 

 

 

 

 

JHB

24. 10  13

Publié dans ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Pour un habitat en accord avec la cyclicité

Posté par nofim le 24 octobre 2013

L’influence de l’évolution de l’habitat sur le devenir de l’astrologie

Par  Jacques  Halbronn

 

 

On peut raisonnablement se demander (cf. notre article sur ce sujet, blog Nofim) si certains dispositifs astrologiques n’ont pas été marqués par  une évolution dans la conception de l’aménagement  intérieur des habitations, qui aurait conduit à une certaine perte de conscience de la cyclicité, fort dommageable, au demeurant, pour la préservation d’une saine astrologie..

Le problème se pose de la façon suivante : deux habitats sont en concurrence : ;’l’un probablement plus ancien qui implique une multifonctionnalité de l’espace de vie ; ce qui signifie qu’un même lieu puisse passer par des phases successives et l’autre, plus spacieux, qui prévoit des emplacements permanents différents consacrés à chaque activité :salle à manger, bureau, chambre à coucher, chambre pour les enfants, espace pour les animaux etc., ce qui correspond à un compartimentage de l’espace..

Nous aurions tendance à croire que le premier type d’habitat est plus approprié à la compréhension de l’esprit de l’astrologie que le second et que le second a pu entrainer l’astrologie sur de mauvais rails.

Quand on entend tel astrologue (comme Rudhyar) écrire  ou déclarer que dans le thème, il y a déjà inscrit  ce qui ne se manifestera qu’au cours de la vie (à coups de transits), on est bien, nous semble-t-il, dans une vision marquée par un compartimentage spatial. On passerait ainsi d’un tiroir à un autre, des tiroirs qui occupent chacun un espace spécifique et qui dont cohabitent au sein du « thème », qui est en quelque sorte l’appartement, l’agencement du second type.

Nous pensons que le premier type est en effet plus fidèle, plus conforme à l’esprit de l’astrologie cyclique. Nous prônons une « scène » vide, neutre, traversée successivement par différents acteurs, que sont les  4 saisons, le jour et la nuit et tout autre dispositif évolutif et cyclique comme par exemple l’âge, les étapes de la vie. A un moment donné,  il ne peut y avoir sur cette scène qu’un seul acteur et il est donc exclus de pouvoir relier différents acteurs entre eux sinon  dans une approche séquentielle. On est dans une logique musicale (un son après un autre) et non dans une logique picturale (où rien ne peut intervenir que ce qui est déjà présent, visible) que l’on pourrait qualifier d’atemporelle…

Qu’un vecteur passe successivement par des états divers ne saurait faire problème mais il n’est pas question de faire interférer les états entre eux en un instant T. De même si chaque planéte correspond à un  temps différent (à un âge, selon J. P. Nicola), il est hors de question de combiner une planéte avec une autre. Le problème de Nicola, c’est qu’il a élaboré un modèle intéressant (RET) mais qu’il a conservé, de facto, une pratique traditionnelle  qui brouille tout et qui réduit son travail en amont  à néant (ce qui lui a d’ailleurs permis de collaborer au projet Astroflash (interprétation des thèmes par ordinateur, il y a 40 ans). On peut dire que Nicola n’a pas assez contrôlé, sécurisé,  la verticalité de son système de haut en bas, ce qui crée des maillons faibles qui compromettent l’ensemble du dispositif.

On aura compris que le fait de combiner deux planètes entre elles est condamné par notre approche, que ce soit sous la forme de cycle planétaire (Barbault) , d’aspect, de transit, de direction, sauf si on se situe dans un continuum, dans un calendrier avec des étapes successives et/ou alternatives, ce qui justifierait que l’on passe d’un signe à un autre, d’un signe à un autre, d’une planéte à une autre, d’une étoile à une autre. On aura compris que ce que nous réprouvons, c’est le panachage, le mélange qui nuisent à la clarté de l’analyse sous prétexte de l’enrichir, en multipliant à l’infini les cas de figure, en ne produisant ainsi que des cas particuliers. Cela conduit à améliorer les performances « picturales » de l’astrologie aux dépends de ses  performances « musicales » (cf. supra), la peinture étant rétrospective et la musique prospective. L’astrologie risque ainsi un sévère engorgement.

Le mal dont souffre l’astrologie depuis des siècles est ainsi diagnoticable : elle n’a plus de modèle  diachronique rigoureux : les astres interviennent dans le désordre le plus total, au hasard de leur disposition dans les thèmes qui, si l’on en croit les astrologues, va affecter toute l’approche astrologique de la personne, tout au long de sa vie – en tant que constante- ou au hasard des divers aspects qui se forment entre planètes ou entre planètes et débuts de signes, dérivés du point vernal. On est face à un véritable kaléidoscope !

Au bout du compte que se passe-t-il, comment l’astrologue s’en sort il, quel est son échappatoire du labyrinthe, son fils d’Ariane ? La réponse est l’apport extérieur à l’astrologie, ce qui se comprend très bien car les astrologues eux-mêmes sont dégoutés d’une telle astrologie et se sentent bien plus à l’aise quand on parle d’autre chose ! Il y a là un véritable désamour entre les astrologues et l’astrologie qui ne s’avoue pas mais qui  transparait en maintes occasions pour l’observateur avisé. Que penser de tous ces exposés astrologiques qui sont surtout constitués d’éléments biographiques connus de tous, de données historiques bien établies, de considérations mythologiques, symboliques qui ne mangent pas de pain et qui constituent un ciment aux astrologues de culture française ? L’astrologie actuelle ne se survit que par le biais de tels expédients.  C’est l’astrologie qui tourne autour du contexte et non plus le contexte autour de l’astrologie et cela vaut évidemment pour ce qui est de la praxis de la consultation qui se nourrit du vécu des clients, comme il est d’ailleurs recommandé par ses mentors. Une telle astrologie a perdu son âme !

…Or, une telle solution fait problème car cela contraint l’astrologie à s’appuyer sur des données supposées  fiables, précisément parce que non astrologiques. On connait cette tendance dans certains milieux à  privilégier ce qui est à l’extérieur par rapport à ce qui est à l’intérieur du fait d’une certaine haine de soi. On ne compte plus les «recherches » visant à confirmer par l’astrologie (au singulier évidemment, ce qui recouvre à peu près n’importe quelle technique, selon une démarche syncrétique qui fait flèche de tout bois) ce que l’on sait déjà par ailleurs.  Malheureusement, à ce compte-là, on va dans le mur en cherchant à trouver un point commun astrologique à des données qui n’ont de commun que certaines apparences. Barbault, il y a trente ans,  s’est cassé le nez avec les Deux « Guerres Mondiales » dont il avait fait le fondement, bien imprudemment, de son « indice de concentration planétaire » (cf. Les Astres et l’Histoire, Ed. J.J. Pauvert  1967)/ et à partir desquelles il a extrapolé (pour les années 80)  avec les résultats que l’on sait. Même si l’on doit saluer la tentative louable de parvenir à une cyclicité  unique qui  ne distingue plus les significations planétaires entre elles. Force est de constater que les astrologues d’aujourd’hui ne l’ont pas suivi dans cette direction et ne jurent plus que par l’entrée de telle planéte dans tel signe, ce qui nous renvoie aux pratiques des années Cinquante (cf. Maryse Lévy, Pluton, planéte lointaine).

L’astrologie prévisionnelle, dans le long terme, ne doit plus son salut qu’à quelques coups chanceux car elle ne peut guère se permettre de se mettre en décalage par rapport aux analyses extra-astrologiques de la situation, à commencer par les élections, où les astrologues se gardent bien d’accorder des chances aux petits candidats, et ce quel que soit le thème et ses transits. Ils ne sont pas fous ! Il n’y  a  plus que quelques excités pour jouer le tout pour le tout en s’appuyant sur l’astrologie plus que sur l’observation des données extra-astrologiques, ce qui convient  mieux à une astrologie qui en est au stade des soins palliatifs et qui est en train de mourir doucement avec ceux qui la pratiquent, si l’on en juge par l’âge moyen de ses adeptes.

Dans un manifeste pour le renouveau de la recherche astrologique, nous avions recommandé d’observer le monde avant de se référer au cosmos car qu’on le veuille ou non les humains ne sont pas chez eux  dans le cosmos, même si celui-ci a été balisé par toutes sortes d’étiquetages et de balisages. Nous écrivions que le salut de l’astrologie viendrait d’une étude de la cyclicité, des récurrences que nous pouvions, nous, astrologues, observer autour de nous. Certains ont cru que nous recommandions de rassembler des « faits » historiques «bien établis ». Or, tel n’était pas la raison d’être d’un tel exercice mais bien de développer une approche cyclique de l’Histoire à partir de laquelle  on pourrait déterminer ce que l’on pouvait conserver du cosmos au prisme des activités humains, quitte à découvrir le rôle de configurations n’appartenant pas à l’astrologie classique actuelle, comme les étoiles fixes.. Mais cela impliquait aussi une théorie cyclique digne de ce nom comportant au minimum une dialectique, à savoir une présence et une absence car il n’y a pas de cyclicité sans retour vers une normalité perdue en chemin. D’où  la nécessité de dialectiser l’Histoire non pas d’ailleurs en utilisant deux planètes correspondant à des principes opposés mais bien une seule planéte dont  le cycle permettrait de basculer d’un principe à l’autre, ce qui nous ramène à la problématique de l’habitat. La même pièce peut servir de jour comme de nuit, comme bureau ou comme salle à manger mais à un moment donné, elle n’est que ceci ou que cela. Nous pensons qu’en revenant  à une philosophie cyclique de l’habitat –à base de convertibles de toutes sortes, l’on  permettra à l’Humanité de renouer avec une véritable pensée cyclique dont l’astrologie actuelle est le bien piètre héraut. Si l’on examine l’iconographie des mois de l’année, l’on peut certes passer d’une page à l’autre (Très Riches Heures du Duc de Berry) mais l’on sait pertinemment que chaque page correspond à un temps différent. Il y a une discipline de vie à respecter : il y a un temps pour chaque chose, dit l’Ecclésiaste. L’habitat qui fait cohabiter dans le mêmes lieu des pièces vouées à des activités différentes encourage précisément à ne plus respecter le cours des chose et contribue à dérégler nos mœurs et l’astrologie actuelle est le miroir d’un tel dérèglement.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

24. 10. 14

 

 

 

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Les femmes et le pouvoir masculin

Posté par nofim le 23 octobre 2013

 

Les limites des femmes au prisme de l’interprétation

Par  Jacques  Halbronn

 

Vous entendez cette pianiste jouer merveilleusement telle sonate de Beethoven avec toute la fougue voulue. Mais, laissée à elle-même, pourrai-t-elle produire une œuvre aussi intense ? Elle ne le pense probablement pas elle-même en son for  intérieur. Comment expliquer ce mystère de cette énergie qu’elle véhicule mais qu’elle ne peut pas générer ? N’est-ce pas là toucher, précisément, aux limites des femmes et à l’ambiguïté de leur statut et de leur image ? Comment se retrouver dans de telles contradictions qui sont propres à toute forme d’interprétation, de traduction et finalement de mimétisme ?

La femme serait marquée par un manque qu’elle tenterait- et souvent parviendrait  à  dissimuler. Cela fait écho à un certain discours sur le diable que nous trouvons chez l’abbé René  Laurentin (Le démon, mythe ou réalité ? Ed Fayard, 1995). « Le Mal, écrit-il, n’est rien, car il est précisément privation, manque, défaillance de l’être créé par Dieu qui est essentiellement  bon. Le Mal n’est qu’une amputation de l’être,  généralement par la faute des libertés créés dont le redoutable  pouvoir n’est point  création mais néantisation. » (pp. 13-14)

Nous avons élaboré une théorie cyclique qui comporte un temps « mort » entre la phase d’ascension et la phase de « descente » et que nous avons mis sous le signe du Diable, lequel profite de l’absence des  énergies supérieures (cf. nos travaux en astrocyclologie, notamment sur le blog  nofim). C’est un temps de substitution, de succédané (ersatz), durant lequel –comme dans les saturnales- le monde d’en bas  joue à égalité avec le monde d’en haut, tous les sept ans pendant quelques mois (autour de 28, soit un tiers du cycle)/. Nous avons associé le diable avec la technique, c’est-à-dire tout objet que l’homme peut brandir avec sa main et qui lui confère un surplus de pouvoir. Il est clair que les femmes dans leur revendication d’égalité ne peuvent qu’être tentées par tout ce qui est  à portée de leurs mains. On pense à une femme se saisissant d’un revolver et palliant ainsi sa différence de force avec l’homme, et tout objet a une dimension phallique plus ou moins obvie. Tour discours égalitaire serait en quelque sorte un « appel » au diable pour trouver quelque expédient. Mais comme le disent les Ecritures, ce temps satanique est limité, « compté » et conduit le diable à attendre de prendre sa revanche, à trouver sa vengeance (un plat qui se mange froid), en  rongeant son frein quand le cycle s’essouffle. (Au bout de 56 mois).

Mais revenons aux « limites » des femmes et à leur faculté à traduire, à rendre les énergies masculines avec conviction. Qu’est-ce que ce décalage entre la création et l’interprétation sinon quelques minutes de battement  et ces quelques minutes peuvent  ne pas être reconnues en toute leur importance, c’est le temps entre l’émission, l’impulsion initiale et la répétition, la résonance ? Le comble c’est que le travail de l’interprète peut apparaitre comme plus accompli que celui du créateur. Et en ce sens, on pourrait dire que l’élève dépasse le maître mais cela ne se peut que dans un monde décadent qui vivrait sur son passé. Car il suffit que quelques hommes créatifs se manifestent, quelque part, pour  ramener les choses à leur juste dimension… Et c’est cela que les femmes craignent le plus, c’est le moment où elles sont remises à leur (juste) place ; à leur véritable échelle. Ce n’est donc pas un service à leur rendre que de les illusionner, de les plonger dans leurs chimères.

Le meilleur parti –nec plus ultra- pour une femme est de faire équipe avec un homme en pleine action et non pas avec un créateur mort parfois depuis des décennies voire des siècles. C’est-ce qui se rapproche le plus de la procréation. Il est louable qu’une femme participe à l’éclosion d’une œuvre plutôt que de ne le faire que par procuration en imitant non seulement le créateur mais de précédents imitateurs s’étant succédé. Par dépit, les femmes sont en effet tentées d’aller interpréter des œuvres confirmées  du passé  plutôt que de se plier à la dynamique d’une œuvre en train de se faire, d’être accouchée. Cela leur est moins pénible que de devoir fréquenter des êtres en chair et en os comme elles.

Ce n’est donc pas le beau ou le bon qui  permettent de distinguer l’original de la copie, la copie pouvant être améliorée par rapport à l’original  On nous répliquera non sans un certain cynisme que c’est le résultat, seul, qui compte, la « valeur ajoutée ». C’est là un mauvais calcul car il importe de ne jamais perdre de vue la source, la dynamique première car c’est elle qui est porteuse d’avenir au-delà d’un certain ressassement qui n’est qu’un prolongement servile. Le prolongement de Newton n’est pas le fait d’une amélioration mais bien d’un dépassement. Et les femmes n’ont pas vocation au dépassement mais seulement à peaufiner, à toiletter le déjà là, le déjà vu.

 

En fait, elles ignorent le véritable processus de création et ont tendance à véhiculer à ce sujet des idées fausses. Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage. LE secret de la création masculine, c’est de chaque fois tout rependre et non de se répéter, ce qui est en effet une façon d’économiste son énergie qui trahit la faiblesse du potentiel. Il  y a chez le génie une grande générosité ; une prodigalité des efforts, qui est en mesure de capter la nouveauté là où les femmes ne feront que redire la même chose…..Les hommes vont de l’avant, partent à l’aventure, ce sont des aventuriers qui vont vers l’inconnu, vers l’à  venir tout en ayant foi en leur intelligence et donc en eux.

Il y a deux façons de permettre l’égalité ;  celle qui consiste à permettre à chacun d’accéder au même résultat du fait de certains procédés plus ou moins bien maîtrisés et celle qui consiste à renouveler le cours des choses et de forcer tout le monde à  pratiquer autrement car l’ancien modèle est devenu caduc.  Les hommes n’affirment leur supériorité qu’en détruisant ce qu’ils ont construit, en en montrant les insuffisances, ce qui fait que les femmes sont à la merci de leurs  avancées et voudraient bien que cela s’arrêtât. Empêcher les hommes de détruire, de démystifier  ce qu’ils ont transmis devient une obsession chez les femme.  Les hommes ont-ils ainsi le droit de reprendre leurs cadeaux ?  C’ est perçu comme une trahison. Tout progrès est en fait une affirmation de la supériorité masculine même si cela peut être récupéré par les femmes mais elles sont condamnées à avoir toujours un train de retard.

 

 

JHB

23 10 13

 

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Vers une cyclicité des lieux de vie

Posté par nofim le 23 octobre 2013

 

 

 

L’influence de l’aménagement de notre intérieur sur nos représentations de l’espace-temps

Par  Jacques Halbonn

 

La façon dont notre lieu de vie est agencé peut influer, pensons-nous sur notre représentation du monde.

De nos jours, dans la plupart des appartements à plusieurs pièces (‘F2, F3 etc) l’on passe d’une pièce dans une autre, de la salle à manger à la chambre à coucher, de la cuisine à la salle de bains et ainsi de suite. Or, autrefois, l’aménagement était différent. La même pièce était polyvalente et changeait de statut selon les moments de la journée, elle était « convertible » comme l’on dit justement de ces canapés qui changent de statut selon nos besoins.

Auparavant, on dressait une table (sur des tréteaux amovibles), on faisait son lit en apportant de la « literie »  mais dans le même lieu qui avait pu, un peu plus tôt, accueillir des invités. Les choses n’étaient pas cloisonnées comme elles tendent à l’être actuellement, à savoir qu’à présent, la chambre à coucher ne bouge pas et reste réservée à une activité bien définie et de même pour d’autres pièces en vue d’autres affections.

Or, le fait d’avoir conscience qu’un même lieu pouvait changer d’état ne favorise-t-il pas la conscience cyclique ? Certes, l’on peut dire que le fait de changer de lieu pour changer d’activité  est en mesure d’entretenir également  une certaine conscience du temps qui passe mais  cela nous semble sensiblement moins net.

En effet, ce qui compte dans le domaine cyclique tient, selon nous, au fait que le lieu change de nature avec le temps, qu’il n’est plus ce qu’il était précédemment alors que s’il n’y a qu’un changement de lieu, on peut à juste titre conclure que ce n’est pas le lieu qui change mais  nos besoins qui évoluent et nous conduisent de ce fait d’un lieu vers un autre lieu.

Or, selon nous, il est plus sain de vivre dans un lieu voué à évoluer de façon cyclique tout au long de la journée, ce qui évite de compartimenter spatialement ce qui ne devrait l’être que dans la durée.

Le cas de l’astrologie est emblématique de cette dualité de perception (cf. nos travaux sur ce sujet, notamment sur le blog Nofim). De plus en plus d’astrologues ont du mal à comprendre la notion de cycle et selon nous cela tiendrait à l’aménagement de leur propre espace de vie qu’ils projetteraient sur leur représentation de l’astrologie.

Les astrologues préfèrent désormais le « thème astral » au cycle, c’est-à-dire l’espace au temps. Le thème est au demeurant compartimenté en « maisons », en « signes », habité par des planètes qui sont chacune dotées de fonctions distinctes etc. A contrario, le cycle a une unité de lieu mais une grande diversité de « temps », de « phases » qui se succèdent et alternent. Il est clair que le cycle correspond à l’aménagement « convertible » qui change de physionomie et de statut selon les heures de la journée.

On peut dire que l’astrologie s’est embourgeoisée en passant de la pièce unique polyvalente à l’appartement aux diverses « chambres » qui restent en l’état mais que l’on n’occupe que pour un temps. L’espace ici prévaut sur le temps. Cela fait songer à la peinture par rapport à la musique. Sur un tableau, tout est là d’entrée de jeu et l’œil peut circuler d’un point à un autre. En musique,  en un instant T, on ne perçoit qu’une partie de la réalité globale e l’ensemble et il faut donner du temps au temps.

Au lieu de penser en termes d’avant et d’après, on pense alors en termes d’ici ou là, en une sorte de synchronie où tout est interdépendant. S’il y a un incendie, c’est tout l’appartement qui va brûler et non pas un état donné  à un moment donné.

On peut donc penser qu’il importe de contrôler notre cadre de vie tout comme cela est souhaitable pour notre alimentation. Car tout cela n’est pas neutre, n’est pas sans conséquence.

Pour en revenir à l’exemple de l’astrologie, il y a diverses formes d’astrologies et il  y a, en vérité, une énorme différence entre une astrologie des  12  signes (solaires) et une astrologie du thème individuel (natal). Dans un cas, la personne se situe au sein d’un ensemble, dans le second,  l’ensemble se situe en son sein. Cela signifie que dans un cas l’astrologie traite d’un fait social, collectif et  dans l’autre d’un fait psychologique, individuel.

Dans un cas,  il n’y a pas a priori d’interdépendance entre les signes : si l’on est des Gémeaux, on ne s’intéresse pas à ce qui arrive à la Balance. Dans le second cas, tout interfère avec tout puisque c’est toute la carte du ciel qui va concerner chaque personne y compris pour ce qui est des transits qui peuvent émaner de n’importe où, à tout instant de notre vie/ Les

Astrologues dits sérieux affichent un certain mépris pour la typologie zodiacale brute. Ils ne jurent que par le panachage, le mélange et c’est d’ailleurs là tout leur art.

Dans le domaine linguistique, on a le même phénomène qui fait primer la synchronie sur la diachronie. On a tendance à séparer les langues les unes des autres au lieu de s’efforcer d’appréhender leur gansés, le passage de l’une à l’autre, ce qu’une langue doit, a emprunté, à une autre langue et qui fait qu’elle n’est plus ce qu’ »elle était à l’origine.

Nous pensons donc d’un point de vue pédagogique que l’on ne saurait négliger l’impact de l’agencement du lieu de vie dans la formation mentale des enfants, notamment. Le mode de vie actuel nous apparait singulièrement dispendieux et à la limite ingérable à grande échelle. Il est probable que l’on doive, à terme, s’orienter- ne serait-ce que pour maitriser la crise du logement- vers des lieux « unitaires » (« studios ») mais en revanche fortement convertibles. Cela peut se faire non pas seulement à l’échelle d’un lieu individuel de vie mais à celui d’une ville entière. On peut ainsi penser que des bureaux peuvent se convertir le soir en lieux d’habitation  au lieu que l’on sépare les deux notions avec tout le gaspillage que cela occasionne. Nous allons vêts des immeubles polyvalents qui changeraient d’affectation et même d’occupants selon qu’il fait jour ou nuit.

En effet, nous considérons que la conscience de la cyclicité va se renforcer considérablement au cours des prochaines décennies ce qui fera primer le critère de temps sur celui d’espace. Il y  a là les bases d’une nouvelle idée de l’écologie et du développement durable.

 

 

JHB

23 10 13

 

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L’astrologie de la fin du XXe siècle

Posté par nofim le 22 octobre 2013

 

 

L’astrologie  de la fin du XXe siècle au travers de quatre  Actes de Colloque (1992-2002)

Par  Jacques Halbronn

 

Nous avons pensé que ce serait un exercice intéressant de commenter un corpus constitué d’actes de colloques parus entre 1992  et 2002 et conservés à la BNF, à Paris, ce qui constitue un ensemble d’un millier de pages. On a regretté de ne pouvoir inclure plusieurs Actes publiés par Yves Lenoble mais qui n’ont pas respecté le dépôt légal et donc sont absents des collections de la BNF, état  difficilement accessibles au public. Outre le colloque de 199é co-organisé par le COMAC et l’ARRC  en 1992, on ne trouve que «  Jupiter et l’interprétation » 5emes journées de l’ARRC  19/20 mars  1994)  Nous n’avons pas exploité, en revanche, le Colloque  «  Images et représentations »  COMAC   25 avril  1998, FIAP) qui nous a semblé trop technique.

Bien entendu, nous nous sommes limités à quelques sondages, ce qui nous a conduit à produire des extraits qui nous ont semblé significatifs et représentatifs  de la pensée astrologique francophone –pour l’essentiel- à la fin du XXe siècle (et donc du précédent millénaire).On aura ainsi, espérons-le, constitué un panorama assez intéressant.

Nous débuterons par quelques passages relevant de l’Histoire de l’Astrologie, à la fin du XIXe siècle.

Yves Lenoble écrit):

« En prenant comme base le découpage des  douze signes avec le Bélier à gauche, Paul Choisnard introduit une rupture par rapport au modèle ptolémaïque.  Ce mode de représentation privilégie le mouvement cyclique et ouvre la voie à une interprétation qui repose sur les aspects  entre planètes et à des techniques prévisionnelles comme les cycles et les transits qui tiennent compte des mouvements réels des planètes » («   De Claude Ptolémée à André Barbault en passant par Abel  Haatan, Fomalhaut , Julevno et Choisnard » (  L’astrologie. Hier et aujourd’hui »   Publ.  des Universités de Rouen et du Havre, 2008,

Sous la  dir. De Jean-Marc Pastré et Charles Ridoux

Troisieme colloque de Rambures  2002  (au sud d’Abbeville, p. 225)

 

Roy Gillett (lors du même Colloque):

« Alors que Morin de Villefranche, le grand astrologue français du XVIIe siècle a été continuellement publié jusqu’à nos jours, il s’est produit en Grande Bretagne une coupure entre cette époque et la renaissance d’une astrologie moderne (…) Après Lilly, à l’exception des almanachs, il n’ y eut plus durant les XVIIIe et XIXe siècles, de publications  astrologiques en Grande Bretagne/ Avec l’esprit de « rationalisme scientifique » qui suivit la fondation de la Royal Society durant la seconde moitié du  XVIIe siècle, toute connaissance astrologique  sérieuse fut perdue » (« La renaissance de l’astrologie en Grande-Bretagne à partir de la fin du XIXe siècle »)

Ces deux textes nous parlent de la «renaissance » de l’astrologie en France et en Angleterre. Le propos de Gillett nous semble assez excessif/ Ce n’est pas parce que Morin est traduit de latin en français à la fin du XIXe siècle qu’il y a eu continuité depuis le XVIIe siècle. De toute évidence, les organisateurs du Congrès « universitaire » de 2002 ont fait appel à un astrologue anglais qui n’avait qu’une bien médiocre connaissance du dossier. (tout en étant président de l’Astrological Association).  Il y a un étrange parallèle entre le discours des astrologues français sur un « édit » de Colbert de 1666 (fondant l’Académie Royale des Sciences) portant un coup fatal à l’astrologie et la référence de Gillet à la Royal Society de Londres, à la même époque. Mais les historiens sérieux de l’astrologie anglaise ne tiennent pas le discours de Gillett. (cf. la revue Kosmos, de l’ISAR, 1974). Ils insistent au contraire sur une certaine continuité. Ce qui est certain, c’est que la renaissance de l’Astrologie en matière de traités d’astrologie se produit dès la fin du XVIIIe siècle (cf.  La vie astrologique, il y a cent ans, Ed  Trédaniel-La Grande Conjonction  et  notre postface à l’Astrologie du Livre de Toth, d’Etteilla, ed Trédaniel, La Grande Conjonction). En France, en revanche, on ne saurait parler certes d’une disparition de l’astrologie mais d’un divorce entre astrologie et astronomie qui conduit à remplacer la lecture des éphémérides et des almanachs par des calculs numérologiques et ce, à de rares exceptions près, jusque dans les années 1890. Ce sont les astrologues britanniques  qui vont intégrer  Uranus (Herschell) et Neptune dans le corpus astrologique.

En ce qui concerne les propos de Lenoble, qui traite justement de cette émergence d’une astrologie se référant à nouveau aux données astronomiques, à partir de la fin du XIXe siècle,  il  fait référence aux travaux du polytechnicien Choisnard (alias Flambart). En fait, pour classer ses données – en vue d’une approche statistique, Choisnard avait choisi de les ranger tous de la même façon, d’où le choix du bélier alors qu’en Angleterre, on continua à placer les maisons astrologiques au centre, ce qui ne permettait pas de faire apparaitre les aspects aussi nettement qu’en France, du moins chez les astrologues qui suivaient le travail de Choisnard. Encore de nos jours, les astrologues francophones ont quelque mal à lire les thèmes dressés à l’anglaise. Mais cela n’empêcha pas  Choisnard d’accorder la plus grande importance à l’Ascendant (notamment ceux en signe d’air qu’il pensait être plus fréquents chez les intellectuels).

On abordera à présent la  question des passerelles entre l’astrologie et d’autres domaines qui semblent passionner certains orateurs.

José San Miguel de  Pablos    « Ordre des planéte, ordre des dieux » (même Colloque de Rambures) :

« Le manque  d’une théorie de l’astrologie est un obstacle important s’opposant à l’amorce d’un dialogue entre les cultivateurs (sic) de l’astrologie et les secteurs intellectuels (pas seulement les scientifiques (…) L’identification antique des  planètes (et des astres en général) à des déités est complétement naturelle »

Christine Saint Pierre  écrit  à propos de la théorie des Ages :

« Double correspondance (//)entre les significations planétaires traditionnelles astrologiques- héritées de l’observation-et les acquisitions psycho-physiologiques constatées aux différentes étapes de la vie. Cette découverte permet à l’astrologie et à la psychologie de s’éclairer mutuellement au sein des Sciences de l’Homme ; A chaque stade, bien que toutes les fonctions agissent simultanément, l’une d’elles prédomine nettement, passant du potentiel à la réalisation » ((« La représentation dans les concepts conditionalistes », Colloque COMAC 1997, p. 45à

 

 

Charles Ridoux :

« Il serait vain d’avoir la prétention d’écrire l’histoire avant qu’elle ne s’offre aux hommes dans sa radicale nouveauté «  Tradition et modernité en astrologie mondiale » (Colloque « L’astrologie hier et aujourd’hui », op.cit,   pp. 281  et seq)»

 

Patrick  Le Guen

« Comment  éviter les interférences de facteurs inconnus dans les groupes étudiés vu qu’a priori on ignore encore la nature et les modalités de l’influence du signal astrologique ?  (…) Il est des facteurs extra-horoscopiques dont la force ou le pouvoir inhibiteur peuvent sérieusement infléchir le « destin » ou le caractère d’un sujet qu’indique pourtant son ciel de naissance  (. ) En matière de recherche, outre les statistiques existe-t-il d’autres voies, d’autres méthodes pour valider le signal astrologique ? », Colloque ‘L’astrologie en marche », FIAP, COMAC  1997)

J. P. Citron « Cela demande que l’on n’ait pas trafiqué le réel pour le faire coller avec l’hypothèse.  Il  y a  eu en astrologie de beaux exemples de manipulations de données objectives » (Colloque COMAC  « L’astrologie une science en marche », 1997)

 

Notre commentaire : on commencera par le propos de Ridoux, se présentant comme astrologue et historien : nous contestons l’idée selon laquelle l’astrologie serait cantonnée dans l’après coup, le »post eventum », pour l’excellente raison qu’elle n’a pas à annoncer un événement ni d’ailleurs à l’expliciter rétrospectivement.  L’astrologie se doit de traiter le  passé et le futur de la mime façon et donc ne pas tenter d’expliquer davantage ce que l’on sait que  ce que l’on ignore. Ridoux veut nous faire croire que l’astrologie a une vertu explicative sans être en mesure d’en définir les limites, ce qui n’est guère crédible…

Le Guen reconnait qu’il est bien difficile  d’isoler ce qui est astrologique de ce qui ne l’est pas, vu que l’on ne sait pas vraiment ce qui l’est.  L’astrologie est alors un savoir qui se cherche

Citron met en garde contre la tentation d’ajuster les « faits «  à la « théorie ». Or, il est assez évident que l’astrologie a vocation à revisiter les « faits » historiques et à leur conférer un nouvel éclairage et c’est ainsi qu’elle intéressera les historiens, pat sa dimension heuristique et non pace qu’elle aura confirmé ce que disent les historiens qui eux même sont conscience de leur limites.

. Quant à Christine Saint Pierre, elle envisage un rapprochement astrologie-psychologie en oubliant que l’explication la plus simple, c’est que l’ordre de planètes correspond justement à une représentation des âges de la vie. Il n’y a donc rien d’étonnant à  retrouver ce qu’on y a mis, sans que cela vienne prouver en quoi que ce soit la valeur de l’astrologie.

 

Abordons à présent les discours sur les origines et les fondements d l’astrologie :

 

 

Didier Castille   « Un esprit contemporain rompu à l’exercice de la logique pourrait fort bien légitimement imaginer que les astrologues ont bâti leurs connaissances millénaires à partir d’une patiente consignation de traits de caractère ou de modifications du cours de vie reliés à des configurations astrales (…) mais il semble que jamais de telles méthodes n’aient été utilisées (…) Il apparait que l’astrologie traditionnelle est plus conçue comme une réception de messages célestes par diverses formes de vie sur terre et non comme une projection de constats terrestres sur le ciel » ( « Statistiques et Astrologie » (Colloque de Rombures, p. 261)

 

: JHB

« L’astrologie moderne est souvent tentée  de ne se placer qu’au niveau  du découvrir et non de l’inventer, comme si ce qui serait voulu, créé, perdrait de ce fait toute crédibilité  (..) son origine  et son fondement  sont  à rechercher dans le champ du culturel probablement plus que dans celui d’un ordre cosmique éternel » (« Ethique et astrologie dans les milieux juifs et chrétiens du Moyen Age », Astrologie et spiritualité    Actes Du Colloque ARRC COMAC  Ed COMAC, au  FIAP  17-18 octobre 1992)

 

Pinchon,  Signal et symbole  1997

« La distinction entre signal et symbole correspond à deux conceptions différentes de l’astrologie : pour l’une, les astres sont des objets réels, extérieurs à l’homme, faisant partie  de l’environnement humain, au sens large du terme, exerçant une action sur celui-ci, pour l’autre, ce sont des représentations immatérielles, de simples repères, des images archétypales que l’homme possède  en lui et qu’il n’a fait  que projeter  sur l’univers qui l’entoure » (Congrès  COMAC  ‘L’astrologie, une science en marche », p.4)

 

Notre commentaire : pour les astrologues conditionalistes, le systéme solaire est par lui-même porteur de sens. Nous pensons au contraire que  ce sont les hommes qui ont conféré du sens à certaines configurations astrales, le processus évolutif du cycle donnant naissance à des significations successives qui n’ont nullement à  être représentées par des astres. L’astrologie selon nous serait certes né de l’observation astronomique du ciel mais les significations seraient, quant à elles,  un apport des astrologues n vue d’instaurer un certain cycle social.

 

 

Enfin, nous aborderons quelques passages relatifs à l’astrologie individuelle :

André Barbault :

« On  a déjà évoqué la ténuité de la manifestation  astrologique, venant derrière les circonstances du milieu extérieur immédiat qui nous façonnent  au premier chef.  Les courants intérieurs de nos astres n’ont qu’une influence de seconde main sur notre compte en banque, se contentent plus ou moins de suggérer telle voie professionnelle de préférence à telle autre et n’assignent pas davantage un rendez-vous précis pour l’échéance matrimoniale (.) Elles n’en tracent pas moins des lignes de vie intérieure profondes  dont la connaissance est  précieuse, éclairage de l’essentiel de son être. C’est vers cela qu’il faut tendre « (Congrès  de Rambures  2002  « Parler d’astrologie » p  318)

 

 

Solange  de Mailly -Nesle

« Il va sans dire que le jeu qui consiste à étudier le thème d’un personnage connu est bien différent de celui qui consiste à étudier celui d’un inconnu/ Dans le premier, on risque d’avoir certains a priori/ Dans le deuxième a priori on n’en  a pas » (Colloque  Jupiter et l’Interprétation », ARRC, 1994, p. 208

 

Jean-François Berry : « L’essentiel dans l’approche  astrologique est l’individu. Ce ne sont ni les planètes, ni les signes ni les maisons qui  vivent votre vie.  (. ;) Tout est question de relation conscient entre vous et votre thème (.) Elles ([les transsaturniennes] représentent les ambassadeurs de la galaxie, des ponts entre un plus grand  tout que nous percevons intuitivement et notre réalité  simple et naturelle du quotidien » «  La dimension spirituelle de l’astrologie humaniste » Colloque COMAC-ARRC  1992) «

 

Notre commentaire :

Nous sommes, pour notre part, extrêmement spécifique quant à l’usage de l’astrologie généthliaque  (du thème natal/radix) pour appréhender la spécificité individuelle, même de façon minimale. Nous pensons que la détermination  du profil psychologique passe par l’approche cyclique de la vie de la personne, donc de date postérieure à la naissance et qu’il revient à l’astrologue de collecter. Nous sommes totalement hostiles à toute étude biographique fondée sur le thème natal alors que nous encourageons l’étude des phases de la vie par  la cyclicité astrologique. Nous  rejetons l’usage des planètes transsaturniennes en astrologie, y compris au regard de ‘l’approche transpersonnelle mais nous pensons qu’il faut des interfaces entre le monde d’en bas et celui d’en haut, ce qui implique la reconnaissance de l’existence d’une élite.

 

Notre commentaire, on l’aura compris, représente l’astrologie du XXIe siècle, au nom de ce que nous avons appelé l’astrocyclologie. Le contraste entre notre commentaire et les textes choisis  est à l’image d’une certaine révolution qui s’est produite ces dernières années et qui n’était pas  mûre il y a encore dix ans.

 

JHB

22. 10.13

 

 

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Vocation des réunions d’astrologues

Posté par nofim le 22 octobre 2013

 

La véritable fonction des congrès astrologiques

Par  Jacques
Halbronn

 

Nous avons organisé ou suscité depuis 40 ans un nombre considérable de congrès
(depuis celui de 1974,à l Hotel Méridien, Porte Maillot, pour être précis),
probablement une centaine sans parler des congrès qui ont été inspirés, peu ou
prou, par les nôtres, en profitant notamment des habitudes ainsi prises par la
communauté astrologique. On peut dire que nous sommes le « père » de
l’ère des congrès astrologiques en zone francophone..Avant   74,il n’y avait eu depuis 1937  que
quatre congrès : l’un à Lille en 1951, l’un à Paris en  1953 (Palais de la Mutualité), un autre à
Strasbourg en 1954 et un à Bruxelles (CEBESIA, en 1971 (cf le Guide de la Vie
Astrologique, Ed Trédaniel-Grande Conjonction, 1984,  p.90).

Quelle est donc la fonction des congrès en général et des congrès astrologiques en
particulier ? Il ne se tint donc aucun congrès à Paris entre la fin 53 et
le mois de septembre 74 et le CIA (Centre Internaional (sic)
d’Astrologie(initialement CIAS, avec S pour scientifique) ne parvint pas  au cours de ces 20 ans à convoquer le moindre
« week end ‘ »astrologique de niveau international ou même national..C’est
assez symptomatique.

Le mot « congrès » est en soi assez parlant, il implique l’idée de réunion,
de rencontre tout comme celui de colloque (parler ensemble) et cella nous
interpelle au regard de nos travaux sur les cycles liés à des processus
unitaires entrecoupés de phases de relâchement de la dynamique de centralité….(ce
qui correspond à ce que nous appelons en astrocyclologie, la phase
« disruptive » (de déconnexion par opposition à conjonction)

Le congrès est une structure à géométrie variable : il peut générer de l’union
comme il peut  révéler une dispersion. Il
faut bien comprendre, en effet, que le fait que des gens se réunissent en un
même lieu et en un même temps est certes assez remarquable mais c’est une
condition nécessaire mais non suffisante pour faire le succés d’un congrès, ce
que certains organisateurs ne semblent toujours pas avoir compris, et ce quand
bien même le congres porterait-il tel ou tel titre, mettrait en avant tel ou
tel thème.(pas au sens astroloique du terme, on l’aura compris). Les congrès peuvent
se suivre et la montagne accoucher d’une souris. Cela dit, du point de vue de
l’image d’une profession, le simple fait de tenir des congrès, avec un
programme, des horaires est un gage ou du moins un signe d’intégration sociale
vu que des congrès se tiennent dans les domaines les plus divers.  Le fait qu’un congrès astrologique se tienne
dans les mêmes endroits que d’autres congrès
non astrologiques est  également gratifiant. De fait, le MAU a justifié son intitulé premier- Mouvement Astrologique Universitaire- en faisant adopter cette formule académique par le milieu astrologique qui, apparemment, pendant des décenniies, s’en était parfaitement passé. Rappelons que le congrès de Paris de 53 l avait été à l’initiative d’une association autrichienne (cf la revue Astrologie Moderne) et non pas du CIA tout comme d’ailleurs celui de 1937 s’inscrivait dans une série de congrès internationaux (à Bruxelles en 1935) et à l’occasion d’une Exposition Universelle qui combinait ainsi astrologie et tourisme.(en 37, deux congrès astrologiques avaient eu lieu dans le cadre de l’Expo parisienne, l’un avec la SAF (Société Astrologique de France), l’autre avec le CAF (Collége Astrologique de France)

Bien des congrès échouent du fait d’un manque de suivi le jour même  de la réunion, et ce en dépit de tous les
efforts fournis en amont. C’est comme un film avec un bon casting et une
direction médiocre des acteurs. Il ne suffit pas de jouer au « Monsieur
Loyal », introduisant chaque orateur par un petit texte de présentation
comme on le croit trop souvent, bien à tort. Le « meneur de jeu »
doit faire le lien entre les interventions, entre les intervenants et avec le
public, ce qui exige une écoute attentative et une bonne connaissance du sujet,
de façon à percevoir tant les convergences derrière les divergences et les
divergences derrière les convergences ; Au cours de notre carrière,  de telles facultés sont fort rares et sans
fausse modestie nous pensons avoir été doté de telles aptitudes, qui générent
des questions et des débats et qui  font
que l’ensemble soit vivant. On peut donc dire que les congrès autres que ceux
du MAU n’auront été que de pâles copies, des imitations sans âme, des coquilles
vides.

Il est vrai qu’il n’est pas aisé d’interrompre un orateur, de lui poser les bonnes
questions et cela vaut aussi pour les interviews pour la télévision
(Teleprovidence, à comparer avec les interviews d’autres que nous). Récemment
encore, un de ces animateurs annonçait que les interviews d’un forum ne
laisseraient pas la place à des monologues mais
il n’en fut pas ainsi et l’on se laisse aisément déborder. Il faut
autorité et compétence pour mener les débats de bout en bout. Cette carence
aura contribué à faire des congrès astrologiques de simples occasions de
sociabilité et en fait une façon de faire montre d’une certaine
« clientèle » au sens romain du terme mais aussi au sens d’un public
payant servant à payer les conférenciers. Il est vrai que lorsque  l’on paye les frais d’un conférencier, on est
tenté de vouloir en avoir pour son argent et donc de le laisser parler, ce qui
n’est pas forcément un service à lui rendre. En réalité,  le programme ne devrait avoir avoir qu’une
valeur indicative et ne pas exclure des interventions non prévues de la
« salle » ; Parfois, il ressort que les personnes non  prévues sont plus intéressantes pour la
dynamique du congrès que celles initialement mises en avant. L’important, ici,
est le résultat global et non un formalisme  stérile. ¨Par ailleurs, il est souhaitable qu’il y ait des face à face et non des exposés
juxtaposés. Mais cela exige la présence d’un arbitre avisé qui ne saurait être
étranger au domaine comme c’est parfois le cas, même si parfois un candide peut
être rafraichissant. Le mot clef est l’interview. On a pu voir sur Baglis TV
des performances très moyennes pour des tables rondes où l’animateur n’est pas
à la hauteur de la tâche.

Une  certaine évolution a été dommageable à la dynamique des congrès, c’est le fait que les enseignants se sont emparés du
concept et l’ont plus ou moins intégré dans leurs formations.(cours magistraux)  C’est ainsi qu’à
partir des années 90, le public des congrès aura fini par consister en grande
partie dans les éleves alors que ce n’était pas du tout le cas auparavant.
C’est ainsi qu’au MAU, les congrès n’étaient pas proposés aux étudiants de la
FLAP (Faculté libre d’Astrologie de Paris,
la branche enseignement de l’association) et que les enseignants n’y
occupaient qu’une place modeste et nullement prédominante. A partir des années
90, la création de l’AGAPE, structure d’enseignement, fournira des bataillons
pour le public des congrès organisés par Yves Lenoble et l’on sait qu’il  faut ménager les sensibilités des éléves,
argument également avancé depuis peu par Baglis TV pour refuser de  mettre en ligne des exposés trop
contestataires de la doxa astrologique.

Cela  nous ramène à la fonction des Colloques astrologiques qui selon nous doit viser
à faire avancer la réflexion collective, la prise de conscience de certaines
problématiques et c’est en cela que ces rencontres peuvent être des moments
forts et contribuer à élaborer un nouveau consensus, ce qui exige un minimum de
communication, d’échanges, de débat, de brassage d’idées. Dès lors, on ne s’étonnera
pas que le niveau général de réflexion sur l’astrologie ait pu singulièrement
décliner au cours des 20 dernières années du fait d’un manque de tonicité ;
Le public se montre de plus en plus passif, de moins en moins interactif et
comme l’on sait de plus en plus restreint au niveau des classes d’âge et de
sexe, au point d’en être devenu caricatural, ce qui nuit à  l’évidence au recrutement d’éléments
dynamiques. De fait, les associations astrologiques sont dirigées par des
personnalités vieillissantes (beaucoup sont nées en 1946 ou 1947). . Où est la relève ?
On est loin de ce qui se passait dans les années soixante-dix ! Il est
vrai que durant ces années-là, il ne fut pas très plaisant de se voir distancer
par de nouvelles générations prenant le pouvoir. Mais on n’en est plus là !
L’astrologie n’attire plus que des seconds couteaux ou des laissés pour compte
bien incapables de réunir autour d’eux l’élite de l’astrologie et de savoir
surtout en obtenir quelque chose de constructif sur le plan collectif.

Une autre qualité précieuse que l’on est en droit d’ attendre d’un organisateur est
de ne pas céder aux pressions, au chantage du style : je ne viens pas
si  Un Tel intervient. Ce genre d’exclusive
est des plus fâcheux et explique en partie l’inanité de réunions où tout le
monde est d’accord. On ne veut pas de dissonances, de polémiques !  Or, on voit qu’à la télévision – on pense à l’émission
« Mots Croisés » d’Yves Calvi,
tout le monde est invité au débat et accepte d’être confronté à des
adversaires ; sans faire la fine bouche.

Les critères mis en avant pour juger de la réussite d’un congrès sont devenus dérisoires :
ce n’est ni l’importance du public, ni le programme des communications qui
compte mais bien le travail entrepris en commun ; Certes, c’est bien beau
de publier les « Actes » des Colloques mais ceux-ci (du moins quand
ils respectent le dépôt légal, ce qui n’est pas le cas des Congrès de Lenoble
qui n’a déposé que les Actes de 1996 à la BNF), souvent fournis avant même que
la rencontre n’ait eu lieu,  ne sauraient
faire illusion quant au résultat obtenu alors que la mayonnaise n’a pas
pris, ce qui pour nous est synonyme de fiasco.

 

 

 

 

JHB

22.. 10 13

 

 

 

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Le mouvement astrologique 1973-2013

Posté par nofim le 22 octobre 2013

 

 

 

Périodes d’éclatement et d’unification du milieu astrologique au prisme de l’astrocyclologie (1973 -2013)

Par  Jacques Halbronn

 

 

Il est toujours souhaitable que l’on  travaille sur ce que l’on connait le mieux, sur des événements que l’on a vécus de près voire auxquels on aura participé. Nous ne cacherons pas que notre position de leader dans le milieu astrologique aura pu inspirer nos réflexions d’ordre cyclologique, justement du fait de cette proximité qui nous évitait un survol trop superficiel  et souvent incomplet. Quand on n’a pas des informations de première main, on est à la merci de certaines légendes. (cf.  P. Miquel, Les mensonges de l’Histoire, ed Perrin, 2002,  R. Caratini  Les grandes impostures de l’Histoire de France, éd Michel Lafond, 2004).

Nous avons donc voulu illustrer nos travaux en Astrocyclologie par des données qui nous sont familières sur une quarantaine d’années (cf. Le Guide de la  Vie Astrologique, Ed. Trédaniel- La Grande Conjonction 1984, Guide Astrologique, Paris, éd. O. Laurens, 1997, Le Livre Blanc de l’Astrologie, à télécharger sur teleprovidence.). Ceux qui connaissent cette « histoire » pourront  témoigner.

Quelle était la situation du mouvement associatif astrologique en 1973 ?Au début de l’année, Saturne est au début des Gémeaux, et atteint  donc la conjonction avec Aldébaran, il passe ainsi à la phase 2 du cycle de 7 ans, qui a commencé à la fin de son passage en bélier en 1969 (avec la sortie de la phase disruptive, qui avait vu le départ de Barbault à la suite d’Astroflash (68) Dès le mois de juin 1973, Saturne se rapproche singulièrement du signe du cancer, signe cardinal comme le bélier et qui accueille une nouvelle phase disruptive( passage à vide de l’énergie conjonctionnelle).  Nous nous souvenons des dissensions au sein des personnalités du CIA (Centre International d’Astrologie) notamment entre Jacques Berthon et Jean-Pierre Nicola. Nous en profitâmes d’ailleurs pour devenir un des vice-présidents en juin 73, à l’âge  de 25 ans, puis avec le départ de  Berthon nous « héritâmes » de la direction de la revue Trigone. Patrice Louaisel, un autre « jeune » (né en 45),  prend son indépendance par rapport au CIA, en créant en 74 le GERAS (Groupe d’Etude et de Recherche en Astrologie Scientifique).Le Congrès de Septembre de la Porte Maillot, dans le cadre de l’ISAR (International Society for Astrological Research) se déroule dans cette phase disruptive. Un an après avoir été élu vice-président, un coup d’Etat  nous élimine du Bureau, à l’encontre des statuts du CIA qui de plus en plus est un panier de crabes. En juin 75, .nous fondons le MAU (Mouvement astrologique Universitaire), Saturne est à18° Cancer. On se rapproche de la fin de la nouvelle phase disruptive. Saturne entre en Lion, c’est la phase ascensionnelle vers la conjonction avec Regulus. Dès le mois de décembre 75, le MAU organise son premier congrès international, boosté par là le Manifeste  anti-astrologique des « 186  (cf. GVA (Guide de la Vie Astrologique), pp. 37-38), ce qui lui permet d’unir les astrologues sous sa bannière. On aura donc assisté à l’effondrement du CIA et à son remplacement par le MAU, avec le passage d’une phase disruptive à une phase ascensionnelle. Dans la foulée, les congrès se succédé à un rythme assez effréné. En septembre 77, c’est l’apothéose avec le Colloque sur l’Ere du Verseau. Saturne est à 22° Lion, très proche de Regulus, au tout début de la Vierge.

Saturne passe progressivement en vierge et opère sa « descente » (solsticiale) de  phase 3.

Le MAU va entamer une période de décentralisation, en concluant des alliances locales, sur Nice, sur Genève, sur Bruxelles, au Luxembourg, à Nantes, à Athènes, à Tournai, à Metz, à Toulouse., avec chaque fois des congrès à la clef. De 79 à 87, plus aucun congrès MAU n’aura lieu à Paris, qui est le théâtre de congrès de la SFA (Société Française d’Astrologie, nouveau nom du CIA)  Cela correspond bien, nous semble-t-il, à une phase disruptive bien gérée, avec un affaiblissement du centre notamment avec Saturne en balance, autre signe cardinal…

Mais se profile une nouvelle phase ascensionnelle avec l’entrée de Saturne en scorpion (position actuelle en 2013) qui sera marquée par l’essor des « fédérations ». Création début 84 avec Danièle Rousseau de la FFA, (Fédération Française d’Astrologie), suivie par une autre entreprise, la FEA (Fédération de l’Enseignement Astrologique) présidée par Denise Daprey, en 85. (Congrès d’Orléans FEA et congrès de Cannes FFA).

En 84, nous avions nous-même lancé à Lyon  un Syndicat National des Enseignants en Astrologie qui avait été à l’origine de la FEA.

En 86, Saturne passe en phase 2, avec son entrée en Sagittaire. (Conjonction avec Antarès) et on observe notamment l’écroulement du GERASH de Louaisel qui n’est pas sans rappeler ce qui se produisit en 73 avec le CIA. (Saturne traversant  alors

). Nous sommes bien placés pour en parler car comme en 73, nous allions devenir Vice-Président du GERASH puis, avec le départ de Louaisel, son Président, ce qui allait conduire à  une assemblée extraordinaire de dissolution de cette association, marquée par la fondation à Lyon par un dissident Maurice Chavet, qui avait abandonné le GERASH- du CEDRA (Centre d’Etude, de documentation et de Recherche en Astrologie – on note l’ajout du D par rapport au GERAS)  Mais nous sommes encore loin d’une phase disruptive, Saturne n’ayant même pas encore atteint l’étoile fixe royale d’Antarès. En effet, tout cela doit être relativisé.  Dans les faits, nous réunissons autour de notre personne la présidence du MAU, celle du GERASH  et une position importante à la FEA, dont nous avons été l’instigateur, Denise Daprey étant une novice face au milieu astrologique. Le Congrès d’Amiens de 86 et surtout le retour triomphal de nos congrès sur Paris en mars  87 alors que Saturne est à 20° Sagittaire,  confèrent une certaine unité au milieu astrologique, renforcé par la parution du Guide de la Vie Astrologique, qui est salué pour son exhaustivité.

La prochaine phase disruptive (phase 4 du cycle de 7 ans)  ne se profilera  qu’en 88 avec l’entrée de Saturne en capricorne. Le MAU perd son monopole mais poursuit ses activités tant à Paris qu’en province. Beaucoup connaissent l’Histoire, parce que plus récente, c’est l’arrivée sur le devant de la scène d’Yves Lenoble (ARRC  Association pour la Recherche sur les Rythmes Cosmiques), héritier de la dynamique de la FFA qui va progressivement occuper une position centrale avec l’entrée de Saturne en Verseau, nouvelle phase ascensionnelle, ce qui correspondra au Salon de l’Astrologue et au Congrès annuel de la Porte Maillot, sans parler de la mise en place de l’AGAPE (avec Solange de Mailly Nesle), structure d’enseignement qui fait penser à la FLAP (Faculté Libre d’Astrologie de Paris, fondé en 75 dans l’orbite du MAU).

Que s’est-il passé depuis quinze ans dans le milieu astrologique ?  On pense  à la phase disruptive qui conduira le RAO  (Rassemblement des Astrologues Occidentaux), à se scinder avec la fondation de la FDAF en 96 (Fédération des Astrologues Francophones), avec Saturne pénétrant dans le signe cardinal du Bélier (Congrès de Nantes). On retrouve une fois de plus le climat de scission que l’on avait observé en 74. (Saturne en cancer). En 97, parait une nouvelle édition du GVA sous le nom de Guide Astrologique (Ed. Olivier Laurens) qui rencontre un succès certain, en tant qu’œuvre collective à la différence de l’édition de 84, dans l’esprit  décentralisé de phase disruptive.

Arrive la nouvelle phase ascensionnelle, avec Saturne entrant en taureau en 98. Qui va porter la nouvelle dynamique ? .On atteint la fin du XXe siècle. Mais l’An 2000 va apporter des surprises avec notre « retour » sur la scène astrologique, marqué par deux congrès à la Maison des Associations du XIIIe arrondissement de Paris, rue Caillaux, dont le second, en décembre, en partenariat avec le CURA de Patrice Guinard « Aux frontières de l’Astrologie » (cf. sr le  site du Cura le compte-rendu et le film tourné et disponible sur teleprovidence), le RAO était partenaire du Congres et en  publia des CD). Par ailleurs,  nous allions représenter la FDAF au congrès d’Andorre fin  2001. Nous nous retrouvions peu ou prou dans la même situation qu’en 86-87.

Suite une période disruptive qui semble avoir affecté les relations de Lenoble avec ses partenaires du Salon de l’Astrologue (Christophe de Cène, José Gonzalez, F. Santoni ( Auréas etc.)  Mais nous sommes à  nouveau présent à la sortie de cette phase disruptive avec le super-congrès de novembre 2004 avec Saturne à l’extrême fin du cancer.(27°) qui aura été un événement social majeur (filmé et en ligne sur teleprovidence) par la présence de tout le gratin astrologique, Lenoble compris, sous la bannière du MAU. De nombreux colloques MAU suivront au rythme de 2 par an.  En 2007, un rapprochement s’opère avec Roger Héquet autour de l’idée d’une télévision astrologique (‘TV  Urania) ; Saturne est en phase  en vierge, après la conjonction avec Regulus. Mais nous finissons par créer, de notre côté, Teléprovidence, qui reste seul maitre sur le terrain médiatique.

On notera le rôle «disruptif » de Didier Castille (Lille) organisant en mars 2009 un congrès à Paris avec les partenaires habituels de Lenoble.(Saturne est en fin de phase 3, de chute conjonctionnelle), à la date même où se tenaient les congrès de l’ARRC.

A partir de 2012, Saturne quitte la balance pour le scorpion, amorçant un nouveau cycle de 7 ans et il est un peu tôt pour en proposer une étude rétrospective. Mais l’on peut penser que cela pourrait correspondre à un nouveau processus de recentrage, avec des alliances jugées jusques alors assez improbables entre des rivaux d’hier. A suivre.

 

 

 

JHB

22  10   13

 

 

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