• Accueil
  • > Archives pour octobre 2013

Retour sur une prévision astrologique pour 1995

Posté par nofim le 16 octobre 2013

 

 

« L’astrologie selon Saturne ». Retour sur une recherche (1994-95)

Par Jacques Halbronn

 

Il y aura bientôt 20 ans,  nous avions publié  une plaquette intitulée « L’astrologie selon Saturne » (Supplément au Bulletin de la SAFn°9, Ed. de la Grande Conjonction. Dépôt légal à la Bibliothèque Nationale, Paris) et il nous est apparu judicieux d’examiner où nous en étions à l’époque et quels sont les obstacles que nous avons eu à franchir pour en arriver là où nous en sommes arrivés à la fin de cette année 2013. La relecture de ce texte nous semble à la fois très proche et très lointaine. Nous étions, faut-il le souligner, dans l’après  1989.

Au départ, nous expliquions que nous voulions montrer ce qui se passe lorsque Saturne passait à 0° Bélier et nous proposions 7 exemples espacés de 30 ans en 30 ans. (p.7) sous le titre « Les 7 fourchettes de  1789 à  1995 ». On notera que déjà à ce moment-là, nous jouions cartes sur table avec une seule et même planéte revenant sur un même point du ciel Nous parlions alors d’une « approche » de Saturne du 0° Bélier.

A l’époque, nous distinguions encore entre les moments où Saturne «transitait » les équinoxes et le moment où il transitait les solstices. Nous écrivions – (p.5) que « lorsque Saturne approche d’un point équinoxial (0°  Bélier  ou 0° Balance), il introduit un climat de tensions internes au sein de chaque société  plutôt que d’affrontements entre Etats. (…) En revanche, quand il s’approche d’un point solsticial (°0° Cancer ou 0° capricorne) il privilégie les guerres nationales sur les guerres civiles (.)L’équinoxe fait tomber les barrières entre les entités politiques (crise de la cité), le solstice les rétablit. Inversement, l’équinoxe multiplie les conflits internes, les mouvements corporatistes (poujadisme) tandis que le solstice les atténue, les marginalise »

 

Nos observations nous conduisirent  à pense que l’impact astrologique anticipait sensiblement le passage de Saturne sur le 0° Bélier, et nous avancions une orbe de 7° mais notre tableau donnait  les « fourchettes » (cf. supra) de 342°-353°, notre étude se limitant à la France Nous écrivions « Le point commun à ces moments particuliers (…) est une volonté de  revenir au contrat social initial et ne pas accepter sans sourciller la rente de situation des hommes ou de la caste en place. »

Dès cette époque, nous accordions la plus grande importance au cycle de 7 ans  (p. 12) et nous rapprochions Saturne de la Lune en ce qui concerne les chiffres émanant de leur révolution. Nous insistions aussi déjà sur le facteur humain : «  Nous pensons que la planéte agit sur les individus et provoque chez chacun d’eux diverses réactions censées calmer ou satisfaire une pulsion intérieure »

Nous remettions déjà en question une certaine servitude de l’astrologie par rapport à l’astronomie : » Il y aurait comme un postulat à l’arrière-plan : l’astrologie doit se servir de tout  ce qui fait sens au niveau astronomique. Elle se veut un commentaire de ce qui est produit par l’astronomie (…) Pour nous, le ciel est d’abord subjectif, c’est-à-dire qu’il est d’abord  ce que nous en voyons et en connaissons et que peu importe si ce que nous en percevons n’est pas correct  aux yeux de la science moderne »

Nous nous arrêtions sur les modalités de la division en 4 du cycle de Saturne sur le modèle de celui de la Lune. Nous répondions à l’époque « En se servant  des quatre saisons (.. ;) Mais on allait évidemment  devoir transposer  ce que le Soleil fait en un an, Saturne le ferait en près de trente fois plus et bien entendu les « saisons » ainsi délimitées, n’auraient pas le même fondement     que celles rythmant la météorologie » (p. 16)

Portons à présent un regard rétrospectif sur de tels propos : ce qui  frappe immédiatement, c’est notre rapport aux étoiles fixes. Néanmoins nous  écrivions (P, 16) « Saturne  fut choisi parmi toutes les planètes errantes. Il n »était  évidemment pas question  de prendre une ces »étoiles fixes » car leur  fixité même les disqualifiait.  Les étoiles fixes  joueraient en revanche à merveille le rôle des chiffres  figés sue un cadran »

Cela dit, nous n’envisagions pas à l’époque encore de remplacer la division en 4 par les équinoxes et les solstices par une autre axée sur les 4 étoiles fixes royales. Toutefois le phénomène que nous étudions était déjà bel et bien articulé sur des périodes de 7 ans, ce qui montre bien à quel point nous n’étions pas au départ obnubilés, le moins du monde, par les fixes contrairement  à ce que d’aucuns veulent faire croie.

Un autre point qui fit l’objet par la suite de remaniements importants est le fait que nous  nous rendrions comporte qu’au sein d’un cycle de 7 ans, il y avait  un temps fort et un temps faible et qu’il n’était donc pas nécessaire –contrairement au Songe de Joseph- d’alterner une  phase de 7 ans forte avec une autre faible.

Ce qui nous ramène à un point essentiel à savoir que si la conjonction de Saturne avec un point fixe (tropique ou sidéral) était la clef de voute du cycle de 7 ans, il y avait aussi un autre point, qui, à l’inverse, correspondait à un temps de rupture de l’énergie conjonctiionnelle. Dès lors, la question qui se pose était celle-ci : l’astrologie était-elle responsable de la « disruption » ou bien était ce là un effet par défaut, comme la nuit par rapport au jour. ?

On en arriverait progressivement à l’idée selon laquelle  parmi les évènements les plus marquants, une proportion importante était due non pas à un effet cosmique mais à son absence, son manque, ce que l’on peut appeler le « mi- point » entre deux sources d’énergie. Ce qui était a demeurant le cas de 1989 en dépôt de ce que Barbault affirmait avec la conjonction Saturne-Neptune.  Comme en médecine, c’est la maladie qui est plus remarquable que l’état normal.

Au bout du compte, ce que nous avions étudié dans « L’Astrologie selon Saturne », n’était-ce pas justement un temps de disruption avec l’approche du bélier alors que les conjonctions se trouvaient au début poissons ? Dès lors, les évènements ainsi mis en avant ne correspondaient—ils pas à des périodes de décentrage  à commencer par 1789  qui  remet en question l’autorité royale et met en avant le peuple? Or, le peuple n’a de véritable dynamique qu’en phase de disruption et il la perd en phase de conjonction, ce qui signifierait que l’astrologie est du côté du pouvoir d’une minorité, d’une élite  ce qui est d’ailleurs la condition même de tout recentrage, à moins qu’il n’y ait une infinité de centres. On retrouve exactement la même configuration en 1848, qui voit la fin définitive du régime monarchique en France, avec la Seconde République (encore que la monarchie ait eu des occasions de revenir  au début de la Troisième République, avec Henri V, cf.  Notre thèse d’Etat. Le texte prophétique en France, Université Paris X, 1999, Ed du Septentrion)

Mais notre fourchette était en fait trop étroite car la disruption ne se limite aucunement à la fin des signes mutables mais bat son plein avec Saturne dans les signes cardinaux et bien entendu, il n’y a aucune raison de s’en tenir à l’une des quatre disruptions, mais il faut considérer les 4 au milieu des 4 cycles de 7 ans que comporte une révolution pleine de Saturne. C’est ainsi que Mai 68 a lieu avec Saturne au début du bélier  et correspond sans le moindre doute  à une crise du pouvoir.

Nous avions publié nos travaux bien avant la grève de 1995 (qui allait  d’ailleurs perturber  l’un de nos congrès tant la vie quotidienne avait été atteinte notamment au niveau des transports. Saturne était alors à 18° Poissons, donc en fin de période conjonctionnelle.

Nous écrivions alors (p. 10) : « 1995 ?  Un événement  à venir et à deviner, le dernier rendez—vous important avant l’An 2000 : Faut-il vraiment  s’attendre à  un événement remettant en cause  le pouvoir ou débouchant sur des réformes majeures, comparables à celles demandées par le Front Populaire (Saturne  en poissons, 1936)  Faut-il y voir  une période de grèves très dures et  durement réprimées ? » Les historiens ont considéré que rien de comparable  n’avait eu lieu depuis près de 30 ans.

Voilà ce qu’on peut lire,  à titre d’exemple sur Wikipédia sous le titre « Les grèves de 1995  en France » :

« Les grèves de 1995 en France contre le plan Juppé de 1995 furent à leur époque les plus importantes depuis celles de Mai 68. Le nombre moyen annuel de jours de grève en1995 a été six fois supérieur à celui de la période 1982-1994. Du 24 novembre au 15 décembre, des grèves d’ampleur ont eu lieu dans la fonction publique et le secteur privé contre le « plan Juppé » sur les retraites et la Sécurité sociale. Le mouvement social de l’automne 1995, souvent réduit à la grève des transports publics, très visible et fortement médiatisée, a concerné également les grandes administrations (La PosteFrance TélécomEDF-GDFÉducation nationale, secteur de la santé, administration des finances, etc.). »

Pouvait-on prévoir qu’ une telle crise aurait lieu  quelques mois après l’élection d’un nouveau Président de la République ?

 

On nous accordera donc que nous avions réussi un joli coup prévisionnel par cette brochure qui circula largement au Salon de l’Astrologue, à Paris.

Non seulement, nous avions avancé une date qui ne correspondait pas au calendrier électoral – (la prévision était antérieure à l’élection présidentielle qui vit Chirac succéder à Mitterrand), mais nous avions indiqué le type de problématique d l’évènement au lieu d’expressions vagues comme un moment « grave » et enfin, nous avions appuyé notre prévision sur une série de dates correspondant à une même configuration astrale et non pas à un faisceau de planètes. Six ans après le « succès » de Barbault avec son cycle Saturne-Neptune conjoint en 1989, nous ouvrions ainsi une voie nouvelle à l’astrologie mondiale d’expression française, même si notre modèle n’était pas parvenu à sa formulation la plus achevée tant sur le plan théorique que pratique. On notera que dans les deux cas, Saturne est à l’honneur : dans un cas, un cycle de 36 ans avec Saturne-Neptune ; dans l’autre de 29 ans avec Saturne-Point Vernal.

Etrangement, ce succès d’une astrologie « tropicalise » allait paver   la voie de  la victoire d’une astrologie stellaire tout comme le succès de 1989  allait, selon nous, montrer, au bout du compte, à quel point la conjonction n’est pas la référence pour rendre compte des crises et des démantélements.

 

 

JHB

15. 10.13

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Le point commun entre 2001 et 2008, au prisme du cycle de 7 ans

Posté par nofim le 16 octobre 2013

Septembre 2001 et septembre 2008 et le cycle de 7 ans

Par  Jacques Halbronn

 

A deux reprises, en l’espace de 7 ans, les Etats Unis auront connu une grave crise : septembre 2001 et l’écroulement des Twin Towers et septembre 2008 et la faillite de Lehman Brothers et l’affaire des Subprimes. Saturne est en même position, au regard de l’astrocyclogie à savoir en vue de la fin  d’un signe mutable, respectivement Gémeaux et Vierge. Nous étions dans les deux cas en fin de période conjonctionnelle, avec une dynamique fléchissant, qui ne permettait plus de bien contrôler la complexité de la situation tant sur le plan sécuritaire dans un cas que financier dans l’autre. Quand Saturne aborde la dernière ligne avant d’entrer en signe cardinal, il faut s’attendre à ce genre de dérapage et cela n’a évidemment strictement rien à voir avec le thème de naissance des Etats Unis ni  avec un transit quelconque sur ce thème comme tente de le montrer Christian Moysan sur notre site Facebook Aldébaran –(auquel chacun est invité à se joindre, quelles que soient ses positions)

On donnera donc comme exemple de ce qu’il faut absolument éviter de suivre le dernier texte de Moysan (adepte du forum « La Clef ») qui fait appel à toute la « science ‘ »astrologique et qui ne nous épargne rien des côtés les plus désuets, ce qui nous ramène à une astrologie des années trente du siècle dernier !  Maison XII : ennemis cachés. Maison VII : ennemis déclarés. Bien entendu on a droit aux « maitrises «  (« maître de XII, maître de VII»), ce qui n’a évidemment aucune valeur astronomique ni de près ni de loin. On a rien appris et rien oublié : Mais on peut sauter ce développement ringard  qui est tellement convenu et qui détone en 2013 et ne saurait être entendu si ce n’est par quelque club de sorcières sur le retour.

Moysan part donc du thème des USA  en mettant en avant la  « planéte » Pluton, dont on connait le statut précaire au regard de l’astronomie :

« Saturne en I, planéte la plus angulaire, est la plus puissante du Ciel. Surtout le Grand Maléfique transite au carré (1°) de la Lune des Etats-Unis figurant sa population. On relève une autre configuration, puissante, mais sans connexion apparente avec le Ciel natal des Etats-Unis : la conjonction Mars-Pluton en VII, que Vénus aspecte d’un trigone très serré (partile à Pluton).
On note toutefois que ce Pluton, dans le Ciel radical, régit la maison XII (ennemis cachés) et qu’il rétrograde vers l’Ascendant du pays.
Transits du 11 septembre 2001
Pluton, maître de XII natale, transite exactement l’Ascendant des Etats-Unis : épreuve majeure pour le pays.
Uranus (avions) est trigone partile à Mars natal, maître de VII (les ennemis déclarés)
La Lune aspecte Pluton natal d’un quinconce partile : confirmation de l’épreuve majeure subie par le pays »

Autrement dit, ce qui était dans le thème des USA se voit actualisé en 2001. Et Moysan de triompher :
« Cet exemple, ô combien éloquent, illustre deux principes fondamentaux :
1) Absolue primauté du Premier Ciel qui recèle en puissance tous les évènements importants à venir.
2) Ces évènements, « promis » par le Ciel radical, sont « annoncés » dans les Ciels annuels ( Ingrès, Révolutions Solaires, Directions, etc.) et adviennent lorsque des planètes aspectent exactement celles du Ciel radical promettant les évènements en question. Ces transits cruciaux combinent généralement aspects de planètes rapides et de planètes lentes. Pouvait-on imaginer de configuration plus puissante, pour symboliser la première attaque ennemie sur le sol des Etats-Unis, que ce transit exact d’un Pluton, maître natal de la maison des épreuves, sur l’Ascendant du pays ? CQFD (sic) »

Mais passons aux choses sérieuses après cette page nostalgique  prise dans les manuels d’il y a un demi-siècle et qui n’est pas sans  nous faire songer à un certain provincialisme s’en prenant par ailleurs aux nouvelles idées parisiennes dont nous serions un des représentants emblématiques.

Etrangement, M. Moysan ne remarque pas le parallèle à faire entre 2001  et 2008, qui correspondent à deux formes d’écroulement. Ce qui est  en réalité en cause en 2001, ce n’est pas tant la réussite des terroristes mais bien l’échec des services américains anti-terroristes et dès lors, en effet, le parallèle s’impose entre deux événements se situant au même stade dans le cycle de 7 ans, sans que l’on ait besoin de recourir à autre chose qu’à une seule et même planéte  dans le même rapport aux 4 étoiles fixes royales. .-puisque nous n’utilisons pas le thème, le mot transit concerne ici les étoiles qui étaient d’ailleurs à peu près dans la même position dans le thème natal des USA du fait de leur progression très lente.

En l’occurrence, ce passage de Saturne en direction d’un signe cardinal – ce qui se produit rapidement si l’on regarde les éphémérides des mois suivants – le temps réel  de passage est à considérer absolument et pas seulement le nombre de degrés-ne correspond aucunement à une conjonction mais à un dépassement de la conjonction qui ne fera que se creuser, d’où l’importance des aspects pour mesurer ce décalage entre Saturne et les énergies des étoiles fixes royales. Ces énergies – pour nous ce sont des énergies humaines  qui sont activées par des signaux cosmiques- sont une force d’attraction qui  quand elle est fortement focalisées (conjonction)  maintient l’ensemble en état et quand elle est  déclinante le maintien de moins en moins bien.

On ne s’étonnera donc pas que le fossé se creusant entre Saturne et son « transit » sur une des quatre étoiles fixes, donne lieu à une sorte de débandade dans les deux cas. Et l’on n’a pas besoin pour ce faire de faire jouer une autre planéte, ni les maisons ni les maitres des maisons, ni le thème natal et les transits qu’il reçoit !

On n’est d’ailleurs pas très loin de la situation de 1989 avec Saturne en signe cardinal (capricorne), si ce n’est que l’état de dégradation est  sensiblement plus avancé. D’ailleurs, comme chacun sait, la crise se poursuivra bien au-delà de septembre 2008  mais aussi de 2001 avec les interventions américaines en Afghanistan dans la foulée. Sans qu’il soit besoin de faire jouer la conjonction Saturne-Neptune d’autant qu’un écroulement ne saurait correspondre à une conjonction !

En ce sens, il était possible de prévoir que 7 ans après 2001, les états Unis connaitraient une nouvelle épreuve d’une nature équivalente, même si cela ne touche pas au même domaine. Dans les deux cas, ce qui se passe aux USA aura eu des effets bien au-delà de ses frontières et aura conduit à une forme de dislocation, typique de la phase de « disruption », (dont le point culminant se situe au mi- point entre deux étoiles fixes royales successives).

A force de vouloir saisir la « spécificité » de chaque évènement, Moysan  ne parvient pas à relier une succession de dates entre elles, dont il a  pourtant été le témoin, qui n’appartiennent pas à une histoire ancienne. Il aurait bien du mal au demeurant à nous montrer que tel ingrés convient mieux qu’un autre en étudiant les ingrés sur une vingtaine d’années.  Il lui suffit de montrer les astralités pour un événement donné. On ne doit pas trop lui en demander !  Mais cette astrologie au coup par coup ne vaut que pour les sous-doués de l’Astrologie se servant de fort mauvais  outils, par-dessus le marché, ce qui donne le bricolage en question, avec chaque  fois des  combinatoires différentes, l’avantage de l’Ingrés étant d’avoir un impact limité dans le temps ; ce qui évite de s’interroger sur la véritable dynamique cyclique, puisque toutes les planètes sont alors logées à la même enseigne, de la lune jusqu’à Pluton, ce qui est le cas des thèmes en général qui ne respectent aucunement la diversité de vitesse de révolution, le critère spatial se substituant au critère temporel. On nous parle des rapports des planètes entre elles maos non des états successifs de la dynamique d’une seule et même planéte. C’est une astrologie de pénurie où l’on remplace la bonne viande par de savants mélanges qui font illusion au goût. En fait, on finit par ne plus savoir ce que l’on mange avec cette astrologie cassoulet de bas de gamme! …..

La phase de disruption qui est déjà profilée à la fin des 56 mois de la phase conjonctionnelle –(nous sommes actuellement au début d’un nouveau cycle de 7 ans, bien avant la conjonction, on aura compris) correspond à un lâcher prise dont les répercussions peuvent se manifester dans les domaines et les contextes les plus divers, certes, mais avec ce dénominateur commun du « laisser-aller », de « dérive » et c’est le rôle des enseignants en astrologie d’exercer l’œil de leurs élèves à capter ce facteur commun entre toute une série d’événements se situant à 7 ans d’intervalle. Mais visiblement M. Moysan  n’a  pas  été à bonne école ou si l’on préfère il aura été à trop bonne école, au point qu’il ne sache  plus regarder  le monde sans les lunettes de l’astrologie.

Dire, par ailleurs, avec Barbaut que telle configuration ne vaut que pour tel pays est probablement la pire énormité que l’on n’ait jamais proférée en astrologie mondiale. Il est vrai que Barbault a également dit le contraire quand il prône son indice de concentration planétaire qui avait valeur universelle. Il dit donc une chose et son contraire, selon les opportunités  et change son fusil d’épaule ! Autrement dit, une astrologie mondiale qui s’ancrerait sur le thème d’un pays donné ou sur une configuration réservée à ce pays est une aberration.

Il est temps de faire sauter un tel compartimentage tant dans le temps que dans l’espace. Rien ne doit séparer un siècle d’un autre ni un pays d’un autre, au regard de l’astrologie.  Cela ne signifie pas que tous les pays soient touchés en même temps et à chaque fois. .On l’a plusieurs fois répétés, il faut un vecteur pour que le signal s’applique à tel endroit et pas à tel autre.  Les pays les plus fragiles sont évidemment les plus touchés et en l’occurrence, tout ce qui est complexe traversera mal une phase de disruption, surtout si à la tête d’un pays est installé un responsable qui ne s’épanouit que dans un cadre limité, ce qui fera que son domaine se réduira comme une peau de chagrin

La prochaine échéance « disruptive » semble devoir se situer en 20015 en ce qui concerne ses prémisses et donc aura un impact majeur en 2016. C’est dire que la prochaine élection présidentielle  en France sera marquée par une situation de désordre à tous les étages et pas seulement en France, si ce n’est que ces crises se reproduisent  tous les 7 ans et ne durent jamais assez longtemps pour qu’il n’y ait pas à terme rebond, dès la fin du passage de Saturne en  signe cardinal, en vue des signes fixes. Mais force est de constater que les ensembles les plus puissants seront les plus menacés, ce qui vaut notamment pour l’Union Européenne. Mais entre temps, on peut faire beaucoup pour  imposer une unité en profondeur, laquelle saura résister aux poussées centrifuges disruptives.  Pour cela, évitons de mêler les transsaturniennes (à commencer par Pluton) à nos affaires car elles apportent une dimension de gravité  hors de proportion et empêchent de rapprocher des évènements séparés de seulement  7 ans… .Il serait donc indécent que les astrologues soient les derniers à reconnaitre la valeur de l’astrocyclologie et c’est pourtant bien ce qui risque de se passer. Ce n’est pas en se contentant de colmater les brèches et de faire taire les débats que l’astrologie parviendra à  s’imposer. L’ère de l’astrologie à la Moysan est révolue et il faut avoir le courage de le reconnaitre,au lieu de pratiquer la politique de l’autruche. Elle a fait long feu..

 

 

 

JHB

 

16 10  13

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

La main et le bras: serpent de la Génése

Posté par nofim le 16 octobre 2013

Les mains, comme interface entre l’homme et la machine. La symbolique du Serpent/.

 

Par Jacques Halbronn

 

 

 

Nous montrerons dans cette étude à quel point il importe de se méfier des mains et de leur usage intrusif et abusif. Jeu de mains, jeu de vilain. Sans les mains, le monde serait certainement plus sain : on pense au port d’armes en particulier qui permet à l’être le plus  faible d’exercer un pouvoir usurpé. La main est un gage d’égalité entre les sexes, entre les hommes en ce qu’elle permet toutes sortes d’additions, de compléments, de prolongements.  Elle est le cheval de Troie à la fois qui nous appartient et qui nous trahit, qui est à la charnière entre l’intérieur et l’extérieur, comme la fente qui permet de place une clef USB dans un appareil. La main manipule.

 

Nous avons déjà abordé ce sujet mais il nous apparait qu’il convient de le considérer au sens propre du terme, ce qui signifie que certaines attitudes des femmes envers les hommes sont susceptibles de produire chez eux de l’impuissance, au sens sexuel du terme.

Une forme de castration passe par  l’aide que l’on entend apporter à l’autre et qui permet à celui qui aide de jouer un rôle actif et non plus de spectateur devant subir les initiatives et les pulsions et impulsions de l’autre.

La femme castratrice, dans le domaine sexuel, est celle qui veut participer au processus d’érection du pénis, en le touchant, en le « modelant » entre ses mains, l’homme se contentant en quelque sorte de la laisser  faire. Bien entendu, logiquement, une fois le phallus  « préparé », elle se placera sur l’homme et saura habilement et avec une certaine expertise se mouvoir de sorte que l’homme n’ait plus qu’à l’aider, elle, à accomplir « son » travail à elle.

Le problème, c’est que peu à peu, l’homme perd carrément le contrôle de son sexe et n’a plus l’énergie pour parvenir à l’érection sans un adjuvant, et simplement au contact du sexe de la femme de par son propre sexe, si celui-ci est suffisamment et naturellement humecté de par lui-même, du fait de l’excitation féminine.  En fait, selon nous, les mains n’ont pas de rôle à jouer dans le rapport sexuel stricto sensu. On retrouve d’ ailleurs la main (veuve poignet) dans le cas de la masturbation. Quelque part, un certain comportement sexuel de la femme s’apparenterait à une forme de masturbation qu’elle opérerait en lieu et place de l’homme.

Cette façon de procéder de la part de la femme convient aux hommes quasi-impuissants et met donc ceux qui ne le sont pas au même niveau qu’eux.

Nous avons là un exemple emblématique des effets de toute addition, de quelque ordre que ce soit, dans la vie courante. Et nous dirons qu’il faut éviter, au sens propre comme au sens figuré, de prendre les gens « par la main ». Cette main qui précisément est notre interface avec la machine. Quand une femme tient un pistolet, elle le fait avec sa main. Notre rapport avec les objets passe par la main et c’est la main qui nous enchaine à eux.

En ce sens, celui qui est « manuel » est en opposition à celui qui est « intellectuel », le manuel ayant besoin, comme son nom l’indique de ses mains et de tout ce qu’elles peuvent porter, lui apporter, comporter. La main est en effet un contenant qui peut mettre ensemble des objets très divers. Elle peut prendre la forme d’un bol quand la gauche et la droite s’associent.

La cuisine est un lieu qui accorde une grande importance au rôle de la main, que l’on songe à tout ce qui touche à la vaisselle (dans tous les sens du terme). Mais les mains, cela se lave même si l’on peut parler d’un lavage de cerveau. On s’en lave les mains (Ponce Pilate, Evangile). Dans la cuisine, le fait d’ajouter toutes sortes d’ingrédients au produit de base est d’ordre manuel et contribue à rendre comestible, mangeable, ce qui ne l’est pas nécessairement au départ, au prix de quelque artifice.

Souvent, quand on veut aider ou être aidé, on parle d’un « coup de main » ou d’un « coup de pouce » (voir la pub de la Société Générale), c’est-à-dire d’un secours qui vient pallier une défaillance, une faiblesse, une carence, un handicap. / Les mains tiennent, soutiennent, maintiennent, contiennent. Les radicaux »porter » et « tenir » et tous leurs dérivés nous intéressent du point de vue de la morphosémantique. A partir du radical, l’enfant peut deviner le sens des dérivés à l’usage. Il n’a donc besoin que d’un faible nombre de « signifiés » pour recourir au signifiant.(cf. nos travaux sur ce sujet, sur le blog « nofim », sur grande-conjonction.org, sur hommes-ét faits.com, sur Encyclopaedia Hermetica, sur la Revue Française d’Histoire du Livre, 2012). C’est dire que la main occupe une place importante dans l’élaboration du langage. On pourrait ajouter d’autres radicaux comme « mettre » également dotés de nombreux dérivés et qui se référent  implicitement ou explicitement  aux mains. Le seul fait de tenir  un livre –sans parler du fait d’écrire- passe par la main.

En conclusion, nous dirons que moins on se sert des mains, mieux cela vaut pour l’être humain qui se doit d’être auto-suffisant. Même un enfant qui se « tient » dans le métro à la barre perd de son autonomie et ne prend pas la pein de trouver un équilibre en faisant travailler ses muscles des jambes et des pieds. « Tiens-toi », ne cesse-t-on de lui dire, donc  on l’incite à s’accrocher à quelque chose qui lui est extérieur.  On aura compris que le rapport à nos mains doit être surveille dès l’enfance. Et la réglé devrait être « sans les mains ». Dès que l’on veut s’équiper, s’appareiller,  échapper à la nudité, dans tous les sens du terme, on se sert de ses mains Comme on l’a dit, une société égalitariste va privilégier les mains (noter la main sur l’emblème du Parti Socialiste) alors qu’une société qui veut faire apparaitre ses ressources humaines les plus précieuses et les plus rares   tendra à bannir l’usage de mains, y compris en ce qui concerne les rapports sexuels. Le mot même de handicap signifie à ‘origine, le fait de ne pas se servir de ses mains (de les mettre sur la tête (cap). De nos jours un handicapé est au contraire celui qui aura besoin de ses mains pour s’en sortir, que ce soit physiquement ou mentalement (langage des signes). Le seul fait de « mettre » ses lunettes exige les mains alors que celui qui a une bonne vue peut voir sans passer par sa main. Il convient de faire notre examen de conscience et de repérer tout ce qui passe dans notre comportement  par les mains (singulier ou pluriel) et cela pointera nécessairement vers tout ce qui sonne  faux chez nous, ce qui fait que nous essayons de nous faire passer pour ce que nous ne sommes pas, à nous transformer pour donner le change. Même en musique, l’expression musicale la plus pure n’a pas besoin des mains  ni d’aucun instrument. Nous sommes capables de siffler, de parler sans nos mains ni bien entendu sans ce qu’elles peuvent tenir. .

Il y a dans les mains quelque chose de diabolique. C’est la tentation par excellence que de recourir au pouvoir que nous offrent les mains et d’une certaine manière, nous identifierons les mains au serpent de la Genèse et n’est-il pas vrai que nos  bras évoquent la forme d’un serpent ? On notera des positions comme « les mains derrière le dos » ou « les bras croisés » qui indiquent le renoncement à l’usage des mains. Qui trop embrasse mal étreint. On notera que le baiser n’exige pas la main alors que le verbe embrasser comporte « bras ». (Tenir dans ses bras, à bout de bras, d’où le nom de la nage appelée « brasse »). Il y a dans embrasser, l’idée de s’accrocher à l’autre. Qu’on est bien dans les bras d’une personne du sexe qu’on n’a pas etc. Le Serpent biblique  n’est pas le sexe mais le bras qui porte le poignet et  la main. Il y a là une écologie spirituelle qui  désigne l’adversaire, le péril au prisme de tout ce qui touche à la main. Les mains sont un prolongement comme les branches pour le tronc qui à certains moments le dissimulent par leur feuillage. Autrement dit, un usage abusif des mains conduit à perdre la conscience de l’essentiel.

 

 

.

 

 

 

 

JHB

15  10 13

Publié dans DIETETIQUE, FEMMES, LINGUISTIQUE, MUSIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Le divorce mythologie/astronomie

Posté par nofim le 15 octobre 2013

Critique de la notion de couple planétaire en astrologie

Jacques  Halbronn

 

 

Nous avions invité, cela fait quelques mois, les chercheurs en astrologie mondiale à adopter une méthodologie rigoureuse en partant des observations sur le terrain pour constituer des séries qu’il conviendrait ensuire de relier à d’éventuelles configurations astrales, étant entendu que le résultat puisse se révéler négatif.  Christian Moysan (dans son dernier texte sur les Etats Unis, qu’on lira sur Aldébaran) résume à sa façon notre propos :

« Naguère le père de l’astrocyclologie invitait la communauté astrologique à relever les récurrences significatives entre certains évènements historiques, afin d’identifier les configurations astrales concomitantes susceptibles de les avoir déterminées ».
Il semble que M. Moysan  ait compris le terme « configuration » de façon très extensive si l’on en croit l’exposé qui fait suite à son rappel (auquel nous renvoyons) et qui est censé illustrer et appliquer un tel programme que nous avions proposé à la communauté astrologique. Dans notre esprit, le terme « configuration » impliquait une combinatoire récurrente qui ne passait pas par une multiplication de planètes ou d’aspects. Moysan nous parle de Mars, très bien, mais il l’envisage dans les situations les plus diverses, sur la base d’une série de thèmes. Or, s’il y a bien une notion qui était d’office exclue de notre programme, c’est bien celle de thème, qui ne saurait constituer une « configuration ». Pour nous une configuration, c’est le retour des mêmes facteurs dans la même position, que ce soit en conjonction ou autrement. Moysan veut faire mine d’avoir compris qu’il suffit de prendre Mars et de montrer que chaque fois Mars est valorisé, lors des guerres, en tenant compte des aspects qu’il a tantôt avec une planéte tantôt avec une autre. Or, le seul fait que l’on modifie le facteur qui se combine avec Mars rend caduque une telle démonstration. On aura compris que le partenaire de Mars doit être constamment le même avec des aspects qui sont aussi les mêmes si les événements dont on veut rendre compte semblent analogues.  Mais cela implique aussi, en termes de cyclicité, qu’il n’y ait pas un seul type d’événements mais au moins deux voire trois correspondant chaque fois à des intervalles différents entre l’astre le plus rapide et l’astre le plus lent. Or, il semble que M.Moysan ne considère qu’un seul type d’événement. Si Mars est la guerre, alors il doit nous montrer, nous semble-t-il, que tel intervalle favorise la guerre et tel  autre la rend peu probable, par exemple. C’est cela la cyclicité et la récurrence. Pour qu’il y ait récurrence, il faut que dans l’intervalle, il y ait eu un événement de nature opposée autrement il n’y  a pas  « retour ». En effet, le paradoxe de toute cyclicité, c’est qu’elle intègre le pôle opposé.  Il est donc vain de dire qu’il faut deux planètes pour incarner deux énergies opposées (Mars et Vénus, Jupiter et Saturne etc.) puisque nous avons en réalité en astrologie des énergies positives représentées par la conjonction d’une planéte  et des énergies négatives, représentées par l’opposition de cette planéte à son partenaire plus lent –et éventuellement fixe (étoile).  

A partir de là, l’on prend conscience, avec un certain effarement, que l’astrologie a fait fausse route depuis des siècles voire des millénaires en attribuant à deux planètes le soin d’incarner une polarité  quand une seule planéte suffisait. Cela montre bien que l’on ne peut passer sans précaution de la mythologie à l’astronomie. Pour nous, quand Mars est fort, Vénus est faible et inversement, ce que nous rappelle la Tradition quand elle place  le domicile de Mars à l’opposé de celui  de Vénus, par exemple. Il n’est pas concevable que Mars et Vénus soient forts en même temps ou faibles en même temps ! Et c’est bien là la cause du caractère extrêmement ambigu du discours astrologique ordinaire qui veut le beurre et l’argent du beurre.

Si les astrologues avaient adopté une démarche cyclique, ils n’auraient pas accepté de désigner deux astres distincts pour incarner deux principes distincts.

Dès lors, l’historien de l’Astrologue est en droit de se demander si la dénomination des planètes a pu être le fait d’astrologues ! Nous pensons  bien au contraire qu’elle a été effectuée par des gens ignares de tout principe cyclique et point des tous philosophes, à savoir les astronomes. Et c’est aux astrologues actuels qu’il  revient d’ironiser sur ces astronomes qui ont appelé une planéte Mars et une autre vénus, soit deux astres qui n’ont pas la même vitesse de révolution et qui en pratique ne sont pas astronomiquement en dialectique l’un par rapport à l’autre.

De même lorsque Barbault oppose Jupiter à Saturne – ce qui d’ailleurs n’est pas justifié par la théorie des domiciles – il oublie que Saturne correspond à un déclin de l’énergie jupitérienne et qu’il n’est donc nullement souhaitable de disposer ici de deux planètes distinctes.  Il y a là une carence évidente au regard de la philosophie du cycle ! Et l’on ne s’étonnera pas des errements des générations qui auront suivi. Rappelons quand même que la nuit ne cohabite pas avec le jour même s’il y a un soleil et une lune ! On n’a pas à la fois le jour et la nuit mais bien une alternance. Or, l’astrologie semble avoir totalement perdu de vue ce principe d’alternance sinon elle n’attribuerait pas des principes opposés à deux planètes distinctes.

Déontologiquement, cela signifie qu’un astrologue se doit d’annoncer systématiquement à son client les positions successives d’une configuration, c’est-à-dire le passage par des phases aux significations opposées, ne serait-ce que pour se faire bien comprendre de son interlocuteur et de situer les choses les unes par rapport aux autres.

Mais rappelons aussi, que pour nous, en astrocyclologie, nous ne considérons qu’un seul cycle, ce qui évite toutes sortes d’interférences En effet, il y a des convergences entre Vénus et Neptune, donc il serait fâcheux que Vénus soit fort en un instant T et Neptune faible et inversement. Idem pour Mars et Pluton par exemple/. On peut ainsi se demander si l’on ne peut classer les  dieux en deux ensembles et donc qu’il suffirait d’une seule planéte que l’on suivrait dans son cycle pour épuiser le sujet selon sa dialectique. Autrement dit, une seule planéte suffit à couvrir l’ensemble du champ sémantique de l’austro-mythologie. Ne parlons pas d’Uranus qui  est censé incarner le changement,  comme si l’on avait besoin d’un tiers facteur alors même que le passage de la conjonction à l’opposition  est en soi un phénomène « uranien ». Le fait de faire entrer en jeu une planéte et non pas seulement un principe  embrouille totalement le discours astrologique. On pourrait éventuellement pour aller dans le sens des astrologues considérer qu’Uranus représente le sas entre les extrêmes, une sorte d’équinoxialité, tout comme Mercure, par exemple..

Que les astrologues se référent aux planètes pour situer tel ou tel principe, pourquoi pas, mais à condition que l’on ne se mette pas à considérer la cours de chaque planéte pour se faire une idée  du principe correspondant. C’est dire, ce que ne semble pas avoir relevé Patrice Guinard dans sa thèse, qu’astronomie et philosophie ne sauraient faire bon ménage. En revanche, une astrologie  autonome par rapport à l’astronomie serait en mesure de mettre la philosophie en équation et en cycle.

Nous voudrions terminer notre propos en rappelant que l’astrologie du XXIe siècle doit être intuitive, c’est-à-dire qu’elle doit faire preuve de bon sens et ne pas aller à l’encontre du sens commun. Les gens ne veulent plus qu’on leur farcisse la tête avec tout un catéchisme. Ils ne demandent que d’être mis sur la voie, de disposer d’un cadre très général qu’ils aménageront à leur guise, même s’il leur faut tâtonner et faire leurs propres expériences. Une des raisons de la défaveur de l’astrologie chez les jeunes et chez les hommes tient au fait qu’ils préfèrent une tête bien faite à une tête bien pleine. Par approche intuitive, nous entendons que désormais toute technique, tout « appareil » doit  se laisser deviner, à commencer par le langage que l’enfant décrypte en comparant les mêmes occurrences  de mots avec les situations correspondantes sans qu’il ait besoin qu’on lui mette les points sur les I. Cette récurrence que nous demandions aux astrologues de repérer n’est décelable que si l’on a l’habitude d’observer le monde à partir de la répétition des mêmes signifiants. Il est clair que ce que propose Moysan est aux antipodes de cette approche intuitive d’un savoir et précisément, il incarne en effet une humanité  en phase de « disruption », au sens de l’astrocyclologie, c’est-à-dire parvenue à un certain stade d’abrutissement qui ne lui permet plus de se fier à son intuition et a besoin de passer au stade du signifié, c’est-à-dire qui nous dit ce que les mots doivent signifier, ce qui va à l’encontre de l’expérience de vie des personnes ayant une certaine tonicité mentale. Or, le XXIe siècle sera très cruel envers ceux qui ne comprennent pas par eux-mêmes. On peut même dire que cela constituera de plus en plus un critère de sélection « naturelle » avec beaucoup de laissés pour compte qui ne pourront profiter que des phases nocturnes quand la visibilité est réduite, ce qui constitue un nivellement par le bas..

 

 

 

.

JHB

15   10  13

Publié dans ASTROLOGIE, LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

pour une réforme de l’enseignement astrologique

Posté par nofim le 14 octobre 2013

Pour une réforme de l’enseignement astrologique

Par  Jacques Halbronn

 

 

 

Certains regrettent les débats qui agitent périodiquement le milieu astrologique. Selon nous, ces débats sont un signe de bonne santé. Celui qui n’a même  plus la force de tousser est condamné à terme. Donc oui, il faut que l’astrologie tousse. Qui sont les fossoyeurs de l’astrologie, ceux qui veulent l’embaumer ou ceux qui veulent  restituer son noyau dur ?  On sait que l’astrocyclologie est une chose très simple à formuler mais elle ne semble pas pouvoir s’imposer sans qu’elle soit venue à bout d’un certain nombre de dragons qu’il faut bien combattre. Tout débat passe par un combat. Cela dit,  en ce qui concerne la communication en direction du public, on peut en principe se contenter d’exposer  le système tel que nous l’avons restauré si ce n’est qu’immédiatement  des astrologues comme Christian Moysan se présentent pour défendre la « vraie » astrologie et en exposer les réussites sensationnelles. L’accouchement est laborieux !

Ceux qui croient que l’important est que les astrologues soient d’accord sur les « bases »,  s’unissent autour d’elles pour se défendre contre ceux qui remettent en question les dites bases  ne rendent pas service à l’astrologie. Car ce qu’ils ne comprennent pas, c’est l’ampleur du rejet de l’astrologie dans le public, si ce n’est que ce rejet s’exprime par le refus de fréquenter les réunions astrologiques et non par une attaque en réglé.  Le temps où l’astrologie faisait l’objet de nombreux pamphlets est révolu, c’était encore un point positif  mais on n’en est même plus là.  La critique de l’Astrologie ne peut donc venir que de l’intérieur, de ceux qui ne sont pas victimes de cette image désastreuse parce qu’ils sont venus à l’astrologie en un temps où l’atmosphère des rencontres astrologiques était encore respirable. On pense aux années soixante-soixante-dix qui semblent désormais à des années-lumière, un âge d’or révolu !

En termes de stratégie, nous avons proposé de faire venir à l’astrologie des milieux non astrologiques, tant les astrologues sont prisonniers d’un savoir-faire qu’ils ne veulent pas lâcher, brader, ne voulant pas reconnaitre qu’ils ont perdu leur temps, parce que engagés dans un cul de sac. Oui, il y a eu des générations sacrifiées du fait d’un miroir aux alouettes.

 

L’accroche de l’astrologie pour le public, c’est son enseignement qui en donne une image rassurante mas ô combien fausse. En fait, les élèves qui se lancent dans ce domaine – et on notera qu’il y a très peu de jeunes de moins de 40 ans et très peu d’hommes, parce qu’ils sentent le piège de loin –se voient présenter toute une série de notions, de techniques, de dispositifs tous plus ingénieux les unes que les autres. On vous fait un bel exposé sur le cycle en astrologie avec les aspects successifs qui ponctuent le rapport évoluant entre deux astres.  Mais on oublie un tout petit détail – l’affreux détail ! – à  savoir que des cycles, il y en a beaucoup. On pense à cette  baby sitter qui reçoit les mamans en leur faisant croire qu’elle ne s’occupera que de leur enfant et qui en fait en a une douzaine à charges, ce qu’elle se garde bien de signaler.

Et il y a pas mal de « détails » de ce type que les enseignants omettent de préciser comme lorsqu’ils font la biographie de tel personnage connu ou le thème de tel événement  dont tout le monde a entendu parle. Ils montrent évidemment que tout ce que l’on en sait est dans le thème, preuve à l’appui !  En fait, on est là en face d’une astrologie « explicative » qui marche très bien pour le passé et le connu et plus du tout pour ce qui est inconnu, à venir. Supercherie d’enseignant !

En fait, un des points les plus problématiques pour l’astrologie concerne le rôle du contexte et il est vraiment passionnant de voir comment les astrologues en traitent si ce n’est que cette affaire n’est pas abordée de façon très claire.

On le montrera au vu d’un des textes que Christian Moysan laisse sur le site Face Book Aldébaran que nous avons mis en place, voilà déjà plusieurs mois, à l’occasion d’un commentaire de Fréderic Barbet :.
F.B. : vous ne tenez pas compte des milieux ,de l’environnement, du réel qui ont concouru à l »explosion de la centrale nucléaire ou à l’élection d’un président plutôt qu’un autre à un moment donné

C.M. : Contrairement à ce que vous pensez, « les milieux, l’environnement, le réel » sont figurés dans tout Ciel, pour peu que la connaissance de son contexte permette de les symboliser. Chaque Ciel est un microcosme qui se suffit à lui-même, qui contient tous les tenants et les aboutissants de la situation qu’il exprime, sous forme de symboles qui ne sont que des déclinaisons des archétypes universels.

Chacun sait que l’accident nucléaire de Fukushima a été provoqué par un tsunami lui-même provoqué par un séisme ; un séisme symbolisé par Uranus. Certes, Uranus figure tout autant les avions, la démocratie, internet, etc, mais à Fukushima le 11 mars 2011, c’est par un séisme que l’énergie cosmique uranienne s’est manifestée. On objectera que les séismes sont monnaie courante au Japon, mais ce qui est moins courant, c’est un séisme de la magnitude de celui de Fukushima. Sa puissance exceptionnelle et dévastatrice est logiquement figurée par une configuration du même ordre : l’opposition exacte d’Uranus à la Lune natale du Japon (cf. carte du Ciel). Une Lune qui symbolise à la fois la population et le territoire, du fait de sa position en maison IV.
Le tsunami ? Neptune. Pas n’importe quel Neptune, qui, dans un autre contexte, pourrait figurer un toxicomane, une mystique ou un anesthésiste ; un Neptune ici angulaire en maison VII et qui symbolise à l’évidence l’océan ennemi, la vague gigantesque du tsunami. Ennemi particulièrement destructeur car ce Neptune transite au carré exact de Vénus radicale, autre symbole de la terre japonaise, par sa position en Taureau, sa domination sur la Lune et la maison IV.
L’astrologie est un langage symbolique susceptible d’exprimer et de rendre compte de la réalité de tous les évènements survenant ici-bas, dans leur irréductible spécificité, par l’incarnation terrestre à un endroit et un instant précis de ces archétypes universels que sont les planètes et les signes ».

 

Notre commentaire : en fait si l’on décrypte ce texte, on en arrive à une conclusion assez confondante et qui donne une idée de la confusion dans laquelle des gens comme Moysan ont été victimes  d’un enseignement fallacieux auquel ils sont attachés comme à la prunelle de leurs yeux, et qu’ils se sont appropriés, étant plus royalistes que le roi comme le sont les épigones.

En fait, Moysan n’a aucune idée de ce que l’astrologie peut prévoir et c’est pour cela qu’il botte en touche en affirmant qu’elle peut tout prévoir. On dira, sans trahir la pensée de Moysan, qu’elle peut prévoir ce qui est arrivé et/ou ce qui va arriver. Mais il y a le contexte. Moysan nous explique qu’après coup, l’on s’aperçoit que rien n’échappe à l’astrologie mais que l’on ne pouvait le déterminer à l’avance. C’est un peu comme pour les centuries de Nostradamus que l’on ne comprendrait qu’après coup mas qui n’en seraient pas moins saisissants de précision quand on sait ce qui s’est passé. Le tout est de trouver dans le thème ce qui renvoie aux faits que l’on nous soumet et un astrologue qui se respecte ne saurait revenir bredouille, nous dit-on d’un tel défi. V voilà donc ce que l’on enseigne dans les écoles d’astrologie depuis des décennies.  Et ce n’est déjà pas si mal car les clients attendent aussi qu’on leur explique astrologiquement ce qui leur est « arrivé ». Dans le mot « arrivé », il y a l’idée de quelque chose qui a trouvé telle ou telle conclusion, bonne ou mauvaise. Or, il est très improbable que l’      astrologie puisse prétendre à valider l’aboutissement de choses, elle qui est plutôt voué à traiter des causes que des effets, lesquels sont de l’ordre de la contingence. Mais Moysan nous a fait comprendre par ailleurs que l’astrologie ne marquera pas de points si elle ne contrôle pas la fin ultime des choses. C’est comme de dire qu’une femme n’est pas enceinte tant qu’elle n’a pas accouché ! Or, de nos jours, avec l’échographie, on peut constater qu’il y a un embryon, un fœtus quand bien même la naissance n’aurait pas lieu, in fine, normalement. Nous pensons pour notre part, que ce qui importe pour l’astrologie, c’est la mise en œuvre, en chantier  qui couvre un très grand nombre de cas y compris les avortements et les fausses couches et pas seulement les « mises au monde ». Et cela vaut dans tous les domaines.  Nous dirons que l’astrologie s’intéresse aux  « espérances » et pas seulement aux réussites (d’un mot qui indique ce qui est sorti au bout du compte, sucre, en italien).

.Mais passons à la partie prospective telle qu’elle s’offre à l’élevé Mosan, choisi parce que c’est un cas typique de la formation astrologique actuelle. Cette fois, il reconnait que sans le contexte, son radar astrologique est totalement aveugle. Or,   si l’on s’en tient à ses propos (reproduits sur aldébaran), le contexte ferait partie intégrante de l’astrologie maximaliste  du sieur Moysan mais celle-ci est muette si elle ne reçoit pas cet « input » du contexte et ce, bien évidemment, à très court terme car qu’est-ce qu’un contexte à long terme, du genre 36 ans  à l’avance (suivez mon regard !) Le contexte c’est ce qui vient parachever le pronostic  mais le pronostic à la Moysan, est assimilable au contexte, il en est indissociable, en réalité….On est dans le tout ou rien avec Moysan.

Nous nous opposons vigoureusement à un tel enseignement reçu et véhiculé par Christian Moysan et nous soulignerons à quel point cet astrologue est beaucoup plus formé  à l’astrologie individuelle qu’à l’astrologie mondiale car somme toute il est  plus facile, au vu du contexte de la personne, de faire le tour de ce qui peut lui arriver dans sa vie à court terme. Moysan n’’est d’ailleurs pas le seul  parmi ceux qui ont surtout appris à interpréter de thèmes à se lancer dans la Mondiale en s’efforçant d’ailleurs de disposer de leurs chers thèmes genre « Ingres »,  thème de pays, de république etc.qui permettent de capter toute la spécificité de la situation.

Le drame, c’est que les situations que prévoit l’astrologie relèvent de la vie des sociétés bien plus que de la vie des personnes, le parallèle étant très discutable. Un empire peut se constituer ou se défaire et il n’y- a rien de comparable au niveau du psychisme individuel n’en déplaise à certains astropsychologues ou astropsychanalystes et en tout cas rien d’aussi observable objectivement, au niveau des archives et des annales.

Pour notre part, nous pensons que les grandes lignes sont prévisibles des décennies voire des siècles à l’avance car il y a une certaine pérennité des situations sociales à travers les âges. Mais pour cela encore faut-il disposer d’un modèle cyclique pertinent et  transparent que chacun puisse comprendre. Si l’on fait un audit des outils prévisionnels dont disposent les élèves en astrologie en fin d’études, l’on s’aperçoit que les informations qu’ils fournissent se contredisent entre elles, du fait du chevauchement des cycles, ce que l’élève finit par découvrit, ce qui ne peut que le perturber et l’échauder.  D’où l’importance extrême du contexte qui va servir de ligne directrice de substitution. Dans une réunion, c’est le contexte qui fait converger les discours astrologiques et non un modèle central inexistant.

Situation pathétique que celle de cet élève à qui l’on a appris en première année la belle séquence zodiacale et  l’agencement des révolutions planétaires emboitées les unes dans les autres (Loi de Bode) et qui s’aperçoit progressivement qu’on l’a emmené en bateau et que tout ce bel édifice est terriblement embrouillé et ressemble beaucoup à une auberge espagnole, c’est-à-dire que chacun y trouve ce qu’il y apporte.

..En effet, dans la pratique actuelle de l’astrologie mondiale et nous nous appuyons sur des réunions astrologiques très récentes,  l’on tend à privilégier les entrées de planètes dans les signes (cf. le programme de Source pour 2013-2014). Cela crée un étonnant calendrier  qui ne suit plus l’ordre zodiacal mais celui des entrées successives dans les signes, ce qui fait qu’il faut constamment improviser pour maintenir un semblant de cohérence, le nombre de combinaisons possibles étant incommensurable et ne pouvant s’enseigner.  : On peut avoir d’abord Jupiter puis Pluton puis Saturne, puis Uranus qui entrent en scène et puis les signes concernés peuvent être le bélier, puis le cancer, puis le taureau, puis le sagittaire (exemples fictifs précisons-le)  à l’astrologue de se débrouiller avec tout ce fatras ! On ne reviendra pas sur  le caractère éminemment discutable d’une telle façon de privilégier les « conjonctions «  planètes-débuts de signes qui semble être (re)devenue, depuis quelque temps,  très  à la mode et qui est à cent lieues des travaux de Barbault  sur les cycles, dans les années  soixante. En fait, chaque astrologue travaille à sa guise et « pique » dans le thème ce que bon lui semble. Car ; heureusement il y a le contexte qui régule, unifie et qui rassemble si bien qu’il n’y aura pas de voix discordantes puisque c’est l’astrologie qui tourne autour du contexte et non le contexte autour de l’astrologie.  C’est l’œuf de Colomb. Il fallait  y penser.

Alors effectivement, à ce prix-là, les astrologues peuvent offrir un front uni au public, puisque l’apport proprement astrologique est dérisoire et subsidiaire, il leur suffit d’avoir en partage une certaine culture extra-astrologique – celle de l’honnête  homme du XXIe siècle-  pour faire illusion quant au consensus proprement astrologique. Ce sont ces astrologues qui sont des anti-astrologues et non pas ceux qui entendent  comme nous,  constituer un modèle central obéissant à des stades qui ne varient jamais. De la sorte, en effet, les astrologues au lieu d’être à l’avant-garde de la prospective se retrouvent à l’arrière garde car évoquer le contexte, c’est aussi  tenir compte des prévisions qui circulent dans tous les domaines et que les astrologues adoptent, ce qui ne va d’ailleurs pas sans risque. Au lieu de montrer la voie, les astrologues  ne font plus que répéter le discours ambiant  en le traduisant dans leur jargon !

 

JHB

14  10  13

 

 

 

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Astrologie: pour un scénario unique

Posté par nofim le 14 octobre 2013

 

 

Une astrologie en trompe l’œil

Par  Jacques  Halbronn

 

Il faut avant tout dénoncer l’imposture d’une astrologie dont on veut nous faire croire qu’elle est prévisionnelle alors qu’elle se contente de faire du commentaire de ce que l’on sait déjà. D’aucuns diront que ce n’est déjà pas si mal que l’astrologie ait une faculté explicative. Le problème, c’est que cette faculté repose très largement sur de faux semblants. Quant à l’astrologie qui se prétend  prévisionnelle, elle se  greffe généralement  sur des dates électorales prédéterminées, ce qui lui donne une posture prospective tout à fait usurpée, parasitaire. On se rapproche donc d’une certaine escroquerie intellectuelle qui ne concerne pas toute forme d’astrologie – et certainement pas l’astrocyclologie que nous prônons- mais bel et bien de nombreuses pratiques en vigueur et qui sont  tolérées  au mépris de toute déontologie sérieuse.

Laissons la parole à Catherine Maillot (passée par l’enseignement de Bernard Blanchet)

« L’astrologie rétrospective m’agace moi aussi, car il est trop facile de faire dire ce qu’on veut au thème et à ses transits après coup, surtout qu’à force de tenir compte de tout et n’importe quoi (transits mineurs, principe des maîtrises…), on dit forcément à un moment donné quelque chose de juste, ou plutôt qui semble juste. Sauf que la démarche n’a rien de rigoureux ni d’honnête (aucune réelle prise de risque). Ceci étant, l’astrologie n’a pas le monopole de ce genre d’approche. En psychologie et/ou psychanalyse, c’est la même chose quand on pose un diagnostic à un artiste décédé. Ben voyons… il n’est plus là pour contredire qui que ce soit. Et dans tout ça, ça fait surtout plaisir au psychanalyste, psychologue, astrologue… qui se gargarise de lui-même. ;)  »

 

Reproduisons à la suite  un débat récent sur Aldebaran( Face Book) entre Fréderic Barbet et Christian Moysan :

F.B. : Je ne partage du tout avec vous l’idée d’une astrologie qui ne serait que, prédictive et déterministe, et que l’on retrouve habituellement, en lisant les magazines populaires dans les kiosques.

C.M. : C’est effectivement votre droit le plus strict. Ceci étant, je n’ai jamais prétendu que l’astrologie que je pratique et défends ne serait que prédictive, ce qui est d’ailleurs un non-sens. Une Nativité permet notamment de cerner avec justesse et précision un tempérament, un caractère, lesquels ne sont guère susceptibles de changement et pour lesquels une vision « prédictive » n’aurait aucun sens. »

 

JHB

Notre commentaire : ce que nous aimons chez Christian Moysan qu’il pousse à l’extrême les positions souvent beaucoup plus mesurées des astrologues.  Cette idée d’un caractère « guère susceptible de changement » nous parait totalement antagoniste avec l’idée de cyclicité, sans parler de la question de l’âge. Au contraire, la psychologie propre à l’astrologie est celle qui met en évidence le changement psychique.  Le –thème astral est un pis-aller dû à une difficulté pour les astrologues d’une certaine époque à disposer des données astronomiques. Maintenant, on fait de nécessité vertu ! Moysan d’ailleurs, non sans esprit de provocation, revendique un déterminisme « absolu » »
CM :

La pensée astrologique postule une influence astrale sur le monde sublunaire, sur le caractère et le destin des individus, le sort des états, la marche du monde, ce qui suppose nécessairement un certain déterminisme. Et rien n’interdit de penser sur un plan strictement logique que ce déterminisme puisse être total, absolu.
Certes cette idée, par la même, nie tout libre-arbitre, ce que ne peuvent admettre ceux qui, au nom d’une certaine conception de l’homme et de sa dignité, pensent que celui-ci reste maître de son destin, possède la faculté de choisir « en son âme et conscience » telle voie plutôt que telle autre. C’est là une opinion respectable et partagée par beaucoup sinon l’immense majorité, mais à laquelle on peut ne pas souscrire ».
JHB :

En fait, Moysan suit une pente qui est peu ou prou celle de l’astrologie karmique et qui est une grande tentation chez ceux qui ont subi des événements sur lequel ils prétendent n’avoir eu aucune pris et qu’Is n’hésitent pas à mettre sur le compte de l’astrologie :

CM :
La liberté, le libre arbitre, supposent une possibilité de choix entre plusieurs alternatives, comme par exemple décider de divorcer ou y renoncer. Mais si, au lieu d’être l’objet d’un « libre » choix, le divorce est imposé par le conjoint, la liberté de celui qui le subit est alors inexistante. C’est là vérité d’évidence car comme le dit sagement Epictète : « il y a ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend pas ». Un divorce qui nous est imposé, une maladie qui nous frappe, un accident dont on est victime, sont des faits sur lesquels nous n’avons bien évidemment aucune prise, qui échappent totalement par nature à tout « libre-arbitre ». Ces faits, que nous n’avons aucunement désirés, qui adviennent malgré nous, indépendamment de nous, sont donc déterminés par une cause qui nous est extérieure, que l’on peut nommer « fatalité » , « destin » ou bien influence astrale, du moins si l’on pense que la course des astres peut régler – peu ou prou – le cours des choses ici-bas.
Mais « peu ou prou », il n’y a aucune raison pour que les évènements, sur lesquels l’homme croit avoir prise et ceux qu’il subit du fait de la « fatalité », relèvent de causalités de nature différentes.
A partir du moment où l’on postule une influence astrale, elle ne peut qu’être universelle – ce qui est différent de totale- et déterminer l’ensemble des faits advenant ici-bas, ceux dont se croit maître comme ceux que l’on subit (etc, etc. »
F.B. : Je pense que vous associez l’astrologie avec la voyance lorsqu’on lit vos propos un peu fatalistes; rien n’est inscrit dans les astres d’une façon aussi formelle,

C.M. : Certes l’astrologie est avant tout un langage symbolique et un même symbole, déjà susceptible de plusieurs acceptions, peut, suivant le contexte, figurer des réalités très différentes. D’où la nécessité pour l’astrologue, lorsqu’il se livre à la prévision, d’avoir connaissance du contexte, afin d’éviter par exemple de pronostiquer à un Consultant prêtre son prochain mariage, ou encore d’évoquer la crise syrienne sans avoir une élémentaire connaissance du sujet et des différents scénarios possibles (sans exclure ceux qui, peu probables, constitueraient une surprise pour les observateurs).
Lorsque cette précaution a été prise, l’astrologue a une idée un peu plus précise des significations possibles de tel ou tel facteur du Ciel qu’il examine. Etc.
F.B. : vous ne tenez pas compte des milieux, de l’environnement, du réel qui ont concouru à l »explosion de la centrale nucléaire ou à l’élection d’un président plutôt qu’un autre à un moment donné

C.M. : Contrairement à ce que vous pensez, « les milieux, l’environnement, le réel » sont figurés dans tout Ciel, pour peu que la connaissance de son contexte permette de les symboliser. Chaque Ciel est un microcosme qui se suffit à lui-même, qui contient tous les tenants et les aboutissants de la situation qu’il exprime, sous forme de symboles qui ne sont que des déclinaisons des archétypes universels.(…)
L’astrologie est un langage symbolique susceptible d’exprimer et de rendre compte de la réalité de tous les évènements survenant ici-bas, dans leur irréductible spécificité, par l’incarnation terrestre à un endroit et un instant précis de ces archétypes universels que sont les planètes et les signes. »

 

 

JHB Le problème de M. Moysan c’est qu’il ne dispose ^pas d’un modèle préétabli du cycle astrologique. Autrement dit, il ne sait pas ce qu’il cherche et  comme dit Picasso : »il ne cherche pas, il trouve », ce qui est tout un programme. Son astrologie n’a pas de colonne vertébrale, elle est même invertébrée.  Et i est d’autant plus étrange qu’il nous parle de la « constance » du tempérament, et du destin que cela détermine alors même que son astrologie est totalement décousue et part dans tous les sens, comme d’ailleurs , à l’entendre, le destin des gens qui est fonction de tant de facteurs.

On a donc un certain mal à appréhende la pensée de Moysan qui d’ailleurs, selon nous, ne se comprend pas lui-même, sauf le respect qu’on lui doit.

Chaque fois que Moysan emploie un singulier, cela cache un pluriel. C’est comme un plat désigné au singulier (une choucroute, une paella, une salade) et qui en fait est terriblement composite. C’est un singulier de façade et notamment en matière de cyclicité. La règle d’or quand on parle avec un astrologue de la trempe de Moysan c’est de savoir que l’unité qu’il revendique pour l’Astrologie est totalement factice et fictive et nous allons en apporter la démonstration ci-après. Le décalage entre le propos didactique et la pratique est abyssal. On décrira donc, comme on nous l’enseigne en ethnométhodologie, ce qui se passe réellement et non ce qui est annoncé comme étant la démarche de l’astrologue. Ainsi, l’ordre de succession des valeurs symboliques n’est jamais le même.  Si l’on désigne par des lettres les différentes planètes et les différents  signes, toutes les combinaisons sont possibles et l’enchevêtrement total. On notera que Dane  Rudhyar, par exemple, n’aura nullement remédié, en pratique, à cet état de choses, pas plus d’’ailleurs que Nicola ou Barbault… Expliquons nous : l’ordre dans lequel les planètes  se situent dans le zodiaque ne cesse de varier, sauf dans le cas de Mercure et de Vénus qui ne s’éloignent guère du soleil (élongation 28°/48°). L’ordre dans lequel une planéte transite successivement les différents points du thème sera donc tout aussi variable d’une personne à l’autre mais restera stable si elle entame un nouveau cycle. Les combinatoires des planètes entre elles seront éminemment variables du fait des aspects qui se  forment entre elles et pour les transits, la succession ne cessera de varier tout au long de l’existence, du fait de la différence des vitesses de révolution des  planètes. L’on peut ajouter les signes  om se trouvent les planètes qui dominent tel signe. N’oublions pas les maisons qui viennent aussi se combiner. Cela donne le vertige ! Et Moysan nous parle de rigueur : c’est une façon de dire les choses r pour le moins désinvolte !
* Dès lors, comment voulez-vous que Moysan sache ce qu’il cherche ? Son astrologie est hyper molle ! C’est une astrologie de caméléon ! Prenons le  cas des rétrospectives et il est clair que l’astrologie ne peut faire abstraction des données du passé pour  se constituer et se valider. Il ne faut pas opposer un passé qu’il faudrait restituer dans toute sa richesse existentielle comme le prône Mosan et un futur qui nous obligé à tenir compte du contexte.  Mosan s’aperçoit d’ailleurs que son propos est contradictoire : pour le passé, l’astrologie englobe le contexte mais pour l’avenir, l’astrologue doit s’enquérir du contexte, ce qui lui interdit toit prévision à long terme mais exige de coller avec le contexte, ce qui ne va pas très loin !
Pour notre part, ou présenterons les choses autrement  car nous savons, nous, ce que nous cherchons et tout le monde sait ce que nous cherchons, à savoir la répétions infinie d’un seul et même scénario et ce singulier n’est pas une simple figure de style.  A partir du moment où on a plusieurs scénarios, cela devient très aléatoire ! Or, l’astrologie actuelle dispose d’une quantité invraisemblable de scénarios ! Ce qui explique qu’elle puisse être tentée de « coller » avec tout évènement qui se présente. C’est bien là son drame épistémologique ! Donc, quand nous examinons un événement ancien, la seule chose qui nous intéresse, c’est de retrouver le même schéma. Il n’y a pas à transiger !  Comme me mot « scénario » l’implique, cela suppose une succession de situations et c’est cette succession, donc cette chronologie qui nous intéresse et il n’est pas  question que l’ordre des choses change d’une fois sur l’autre, sous quelque prétexte interne ou externe l’astrologie que ce soit.  Dès lors, le contexte qui vient se greffer sur le scénario est traité comme parasitaire, comme du « bruit » et donc nous l’évacuons au lieu comme le propose Moysan d’en rendre compte astrologiquement (on notera que l’adverbe autorise la plus grande diversité et il vaudrait mieux que Moysan déclare qu’il étudie ‘ »astrologiquement » telle situation que «  par l’Astrologie » ! A partir de là il n’y a plus de différence entre rétrospective et prospective en astrologie : la rétrospective évacue le contexte et la prospective  replace le contexte et donc dans les deux cas, l’astrologie ne saurait rendre compte du contexte.Or, ce contexte peut génerer à partir du même scénario astrologique de base, une infinité de situations. On ne va surtout pas classer les événements dont l’astrologie aurait à montrer les similitudes sur leur caractère de gravité mais bien par le stade  du scénario cyclique (il y en a un seul en astrocyclologie) auquel ils correspondent, à savoir phase A ascensionnelle, phase A décroissante et phase B disruptive.  Et surtout il est hors de question qu’au même moment dans tels pays, on n’ait pas le même scénario avec les mêmes stades, si ce n’est justement du fait de la différence de contexte. Refuser la dualité, la dialectique entre astrologie et contexte est dès lors inadmissible et contre (productif. Mais pour parvenir  à distinguer l’astrologie des divers  contextes, encore faudrait-il être capable de définir en quoi consiste le modèle sociohistorique de l’astrologie. C’est l’absence même d’un tel modèle qui conduit Moysan à user de tels expédients. Mais Moysan n’est pas encore prêt psychiquement à reconnaitre qu’il est parti sur de fausses bases. Il faudra attendre probablement un transit de Pluton sur son thème mais ne nous –t-il pas dit que sur le plan psychologique, le tempérament  restait immuable ? Il lui faudra pour cela remettre en cause la confiance qu’il a accordée, bien à la légère, à cette tradition à laquelle il s’accroche avec l’énergie du désespoir, persévérant dans l’erreur même quand on lui montre le droit chemin.  Mais c’est peut être son manque de jugement qui l’aura conduit à attendre de l’astrologie qu’elle y remédie.
JHB
13 octobre 2013
Ais

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

video interview eric Allodi forum Evolution de la Conscience 12 octobre 2013

Posté par nofim le 14 octobre 2013

video interview  eric Allodi  forum Evolution de la Conscience   12 octobre 2013
interview eric alodi forum evolution de la conscience 12 octobre 2013

www.youtube.com

« } » data-reactid= ».r[b1pr]« >J’aime ·  · Partager · Promouvoir · il y a 2 minutes ·

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Le nouveau savoir vivre du XXIe siècle

Posté par nofim le 13 octobre 2013

 

 

 

 

Pour un nouveau savoir-vivre

Par  Jacques Halbronn

 

Les sociétés se caractérisent, nous semble-t-il, par ce qu’on appelle le « savoir vivre », c’est-à-dire certaines règles du « vivre ensemble » qui peuvent et doivent évoluer. Quel savoir-vivre pour demain ? Qu’est ce  qui est voué à changer au cours des prochaines décennies de ce XXIe siècle déjà quelque peu entamé ?

Rétrospectivement,  il nous apparait que le comportement des hommes à l’égard des femmes aura évolué en regard d’une certaine idée du savoir-vivre, de ce qui se fait et ne se fait pas à l’égard d’autrui.

Notre propos n’est pas ici de tracer une histoire du savoir-vivre mais bien de préciser  une certaine urgence de repenser celui qui est, plus ou moins tacitement, en vigueur car on ne saurait en ignorer la dimension d’allant de soi qui n’exige pas que l’on répété à tout instant ce que l’on attend d’autrui. Il y a une dimension implicite à la pratique du savoir-vivre qui fait que les étrangers à une société donnée n’en  sont pas nécessairement au fait, ce qui ne sera pas sans occasionner quelques tensions.

Mais nous pensons aussi que le savoir-vivre peut être le socle d’une dynamique socio-économique en ce qu’il renvoie à un certain civisme – et cela fait aussi apparaitre, en creux, une certaine possibilité d’incivilité-  qui engage tous les membres (citoyens) d’une société. On peut ainsi se demander si les dysfonctionnements socio-économiques ne reflètent pas une certaine crise du savoir vivre, une certaine réforme de ses règles, sans laquelle la communauté considérée risque de se bloquer et de régresser au regard d’une certaine compétitivité des ressources humaines.

Nous avons dans de précédents articles signaler des actes de muflerie qui sont directement liés à un certain manque de savoir vivre, notamment quand cela relève d’une forme de mesquinerie assez sournoise…

Selon nous, le nouveau savoir-vivre aura pour tâche – si l’on admet qu’il n’est guère en œuvre actuellement-  da valorisé toute forme de création, intellectuelle, artistique, philosophique et tout ce qui en découle et en dépend. Entendons bien non pas la création d’hier ou d’avant-hier, mais celle qui nous est  contemporaine qui concerne nos contemporains de préférence ou ceux qui en sont les disciples immédiats. Le savoir-vivre que nous préconisons serait un antidote contre une certaine décadence, une certaine dégénérescence et il implique la reconnaissance de la créativité en cours, « in Progress », diraient les anglo-saxons), en train de se faire.

Dès lors,  sera considéré comme un manque de savoir vivre le fait de faire entendre du Mozart en présence d’un compositeur en activité, de parler de Proust en présence d’un romancier  d’aujourd’hui, d’évoquer  Sartre alors que l’on côtoie un philosophe en pleine dynamique productive et ainsi de suite. Comment en effet, pourrait-on justifier un tel comportement rétrograde ? Au nom de quelles valeurs supérieures ?  Celle de la perfection des œuvres anciennes ?  Celle de l’incertitude sur la valeur des activités en cours ? Une sorte de fascination pour ce qui est mort, qui ne bouge plus, qui est figé pour l’éternité ?  Tout cela pour nier l’autre, notre voisin et qui ne saurait atteindre les sommets des « Anciens » si ce n’est dans le domaine de la technoscience la plus dure, la plus tangible qui est aussi celui, soit dit en passant, de l’armement.

Le nouveau savoir-vivre passe donc par le respect de la créativité chez nos contemporains. Malheureusement, celle-ci met en cause toutes nos affirmations égalitaires. On veut bien reconnaitre la supériorité de nos aïeux mais pas celle de nos frères ici et maintenant car cela nous ferait trop d’ombre. On bascule alors dans la mauvaise foi et dans la mauvaise conscience.  Les absents ne sont plus ceux d’hier mais ceux d’aujourd’hui, ne sont plus ceux d’ailleurs mais ceux d’ici. Nous préférons écouter un quatuor  de Beethoven, cet Allemand d’il y a 200 ans que d’honorer les compositeurs actuels de l’hexagone. Dans les programmes de concert,  ces derniers n’ont pas droit de cité ou du moins il faut les placer dans une sorte de ghetto, de no man’s land. On ne va pas jouer du Mozart et de tel compositeur qui n’est même pas encore mort : ce serait le comble du mauvais goût et les organisateurs de concerts s’y risquent fort rarement comme si c’eut été sacrilège voire scandaleux. Un dieu vivant !  On préfère un dieu mort. Pas de promiscuité ! Politique parfaitement malthusienne d’un monde intellectuelle et artistique qui n’avancerait plus face au monde de la technoscience qui seul mérite notre respect car il travaille pour nous. !

Qu’on y songe en effet : d’un ôté des fabricants de nouveaux objets font tout le monde peut se parer – les nouveaux artisans qui comme Vulcain offrent des cadeaux à chacun et permettent à chacun d’être « appareillé »  et de l’autre des gros égoïstes/ égocentristes  ne s’intéressant qu’à ce qui émane d’eux-mêmes, qui  nous écrasent de leur supériorité, qui nous humilient de leur génie en prônant des idées que nous sommes enclins dans l’immédiat à rejeter tout en sachant que ce faisant nous  démontrons notre nullité, notre cécité, notre décalage ! Entre celui qui met à la disposition de tous de nouveaux outils, qui partage,  et celui qui  ne fait que mettre en évidence, par son œuvre, l’inégalité, et notamment entre les hommes et les femmes, comment ne pas opter pour le premier ?

Le nouveau savoir vivre, on l’aura compris, implique cette reconnaissance des sources vives d’intelligence, de créativité non pas pour nous les approprier mais pour nous en inspirer comme lorsque l’on boit à une source. Bannissons donc cette muflerie infâme, insidieuse consistant à  bafouer le génie d’aujourd’hui  en lui opposant le génie d’hier ! Etrangement, la télévision est probablement un des lieux où ce nouveau savoir-vivre tend à marquer des points.  Mais dans la société civile, il est peu d’exemples d’un tel respect du créateur. D’ailleurs, la télévision n’est-elle pas par là même une sorte d’église cathodique  qui auréole et oint ceux qu’elle accueille  mais qui surtout choisit pour nous?

Or, ce nouveau savoir-vivre exige que nous respections les créateurs qui nous entourent, quand bien même n’auraient-ils point été labélisés. C’est le travail des citoyens d’élire ceux de nos proches – notre prochain – qui sont les plus inspirés, ceux qui perpétuent l’élan, vital des siècles passés et pas seulement en faisant des enfants. Cela se fait dans la vie quotidienne et c’est la meilleure façon de se prémunir contre les machines dont on sait qu’elles sont vouées à nous dominer de plus en plus. Il nous faut exiger des produits « frais » en matière de création.

Le mauvais goût au regard du nouveau savoir vivre consisterait à s’intéresser à d’autres personnes que celles qui sont présentes et que l’on est amené à fréquenter. Cela exige une certaine forme de communion entre les personnes qui sont là et éventuellement une reconversion pour éviter les interférences entre le passé et le présent. De deux choses l’une, en effet, ou bien l’on a intégré pleinement le passé pour en faire un présent ou bien l’on doit laisser ce passé pour vivre une nouvelle expérience au présent avec notre environnement immédiat. On ne doit pas se couper de ce qui se joue autour de nous en se reliant à un monde qui se situe ailleurs sauf à pouvoir l’incarner avec une certaine puissance/vitalité. Il y a évidemment des situations intermédiaires et non dénues d’ambiguïté comme lorsque telle personne interprète une œuvre du passé en la faisant revivre. Mais  l’on ne saurait a priori assimiler un tel cas de figure à une recréation. Il va aussi de soi que le recours aux machines est singulièrement fans le collimateur de ce nouveau savoir vivre.

.L’improvisation nous semble, au demeurant, être  la meilleure expression du  vivre ensemble car elle seule garantit peu ou prou que nous soyons dans l’ici et maintenant. Le fait même de lire un texte écrit à voix haute nous apparait comme un pis-aller. En fait, tout dépend des composantes du groupe concerné. S’il ne comporte aucun élément authentiquement créatif, il va de soi qu’il conviendra de se contenter de succédanés. Toute la question est justement de ne pas ignorer les potentialités des personnes présentes, disponibles et de ne pas faire comme si celles-ci n’existaient pas.

Un autre art de vivre, en vérité, que ce nouveau savoir vivre  qui devrait  faciliter le recensement des sources vives, des  ressources humaines et qui mobiliserait  l’attention de tout citoyen, dès lors que tout refus de reconnaissance d’autrui pour ce dont il est porteur pourrait être considéré comme un grave manquement.  Ce qui nous ramène à la parabole des talents. (Evangile). Enjeux culturels  évidents qui  impliquent d’identifier un processus en ses stades embryonnaires au lieu de ne pouvoir le faire qu’en ses stades terminaux. Ce qui pose au vrai la question du rôle du père et de la mère  voire des frères et sœurs, la cellule familiale comme celle du couple étant particulièrement concernés par ce nouveau savoir vivre.

 

 

JHB

13  10  13

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ae

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

l’astrologie entre science et conscience

Posté par nofim le 12 octobre 2013


L’astrologie, le  verdict du public
Par Jacques Halbronn

L’astrologie a une image détestable auprès de deux catégories : les jeunes en dessous de 50 ans et les hommes en général. On le sait désormais du fait d’une comparaison édifiante, à savoir la comparaison entre les composantes des publics astrologiques actuels (Paris, Lyon, Bordeaux en 2013) et celui du Formue de l’Evolution de la Conscience qui s’est tenu ce 12 octobre à Paris, à la Sorbonne-Malesherbes pour 500 personnes.  On pourra aussi comparer avec le public de l’association Source à l’occasion des Congrès tenus depuis le début du XXIe siècle, pour ne pas remonter plus haut.
Force est de constater que la nature du public des grandes réunions astrologiques qui se sont tenues  ces derniers temps, en France, comporte de graves carences en termes de diversité du public.
Quelles conclusions en tirer ? Certainement que l’astrologie a de nos jours la tête plutôt plus pleine que « bien faite » et que les gens préfèrent – à part certaines catégories bien particulières- ce qui fait appel à la « conscience » qu’à la « Science », la conscience pouvant être définie comme une science de soi-même. (com, ici, étant un réflexif  comme dans complaire, complainte, (se) conduire, constant etc):. Les femmes d’un certain âge appartiennent sont les seules catégories qui ne conçoivent la conscience que par le biais de la  Science. La conscience est intérieure, la science (et la technique) étant extérieure. ; l’une se situe dans l’être, l’autre dans le devenir. 
Ce que les jeunes et les hommes veulent, ce sont  des outils minimaux  qui leur laissent un maximum d’autonomie. Les éducateurs prônent des méthodes où les enfants apprennent par eux-mêmes, sans avoir quelqu’un sur le dos. D’où la défaveur de l’astrologie et repliée dans le ghetto des femmes de plus de 50 ans voire 60 ans et cela ne risque pas de s’arranger avec le temps, du moins si le produit « astrologie «  ne change pas. Seule l’astrocyclologie est en mesure de changer la donne.
On nous a reproché, encore récemment (cf. les interventions de Christian Moysan sur Face Book Aldébaran) de ne pas être assez précis dans nos directives prévisionnelles. Mais justement, les jeunes et les hommes veulent des outils qui leur laissent si l’on peut dire les mains libres. C’est d’ailleurs le message de Descartes dans le Discours de la Méthode : ne recourir qu’à des notons que nous entendons bien, que nous maitrisons dans notre tête et non que nous emmagasinons, que nous stockons dans notre mémoire ou dans notre bibliothèque.
La recherche d’égalité passe évidemment par la simplicité d’emploi des techniques. Il est donc hors de question d’aller écouter des gens qui  ont mis des années à savoir ce qu’ils savent sans que cela soit passe pour autant par un véritable parcours personnel, plus ou moins initiatique.. On comprend aussi que l’astrologie soit plus ou moins exclue des salons liés au Bien Être. Le coaching ne consiste à bourrer la tête des gens d’un savoir  indigeste au possible mais à aider les gens à retrouver les choses par eux-mêmes. C’est dire qu’il faut revoir de fond en comble l’enseignement de l’astrologie qui aura fait beaucoup de dégât. Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ce qui signifie que tout savoir acquis sans qu’on le comprenne  fait problème quand bien même donnerait-il de prétendus « résultats », comme ceux dont se targue Christian Moysan. . On sait très bien qu’il n’est pas besoin d’être astrologue pour  faire un bon pronostic ? Nous avions déjà, il y a plusieurs années, dénoncé ces gens qui dotés d’une certaine aisance sur le plan psychologique ou sur le plan politique ou historique, cherchent à se rendre intéressants en mettant leur talent sur le  compte de l’Astrologie. On n’apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces ! C’est de la poudre aux yeux !
Il est probablement plus flatteur de prétendre avoir sauvé l’astrologie et d’avoir trouvé la « bonne » méthode que de se reconnaitre un petit talent en termes de diagnostic ou de pronostic dont l’astrologie n’a certainement pas le monopole !
Ce gens-là sont  nocifs car avec leur petit tour de passe-passe qui consiste à trouver le résultat d’une élection présidentielle, ils  valident des techniques sans aucune valeur et  font ainsi obstruction à des travaux ayant une vraie qualité. Ce type d’astrologue est d’ailleurs fort courant qui ayant quelque talent de biographe en profitent pour se présenter comme un astrologue de grande classe.  De plus en plus quand nous écoutons parler des astrologues, l’on s’aperçoit que ce qui est le plus solide chez eux n’est pas de l’astrologie et que ce qui est astrologique n’est pas solide. On prend ainsi des vessies pour des lanternes. Gardez-moi de tels amis de l’astrologie, de mes ennemis  je me garde !
Examinons un instant le dossier que nous transmet Moysan, son « tableau de chasse » en quelque sorte. « Ceux qui voudraient prendre connaissance de ces prévisions pourront les consulter sur la CLE, la liste de diffusion du CEDRA :http://www.cedra.net/ » nous écrit-il. 
Un tel exercice relatif à des élections est le signe même d’un échec méthodologique. L’astrologue se révèle incapable d’avancer une date et donc il s’accroche aux dates que lui fournit le calendrier électoral, ce qui n’est vraiment pas glorieux. Il  ne reste plus qu’à décider quel est le candidat qui sera élu ! C’est vraiment de la haute prévision astrologique ! Cela fait partie de cette astrologie de bas de gamme tout comme ces ingrés dont Moysan s’est entiché et qui ne nous épargne rien des significations divinatoires des maisons astrologiques, des « domiciles » des planètes qui sont typiques d’une astronomie fictive comme les maîtres des décans ou des termes.  Initialement, quand on ne savait pas calculer les positions des planètes, l’on se contentait d’attribuer aux signes tels ou telle planéte.  Comment se fait-il que de nos jours des techniques aussi misérables puissent perdurer alors que l’on dispose d’éphémérides ?  Parce que cela donne plus de marge de manœuvre à nos astrologues qui veulent expliquer les choses après coup et ne veulent pas risquer d’être à court. 
M. Moysan n’a pas encore compris qu’il vaut mieux un modèle simple dont le maniement est « intuitif », c'est-à-dire ergonomique que les méandres de son astrologie tordue. Si nous disons qu’il y a un processus qui va croissant puis se poursuit par un déclin progressif, que faut-il de plus ? Cette surenchère nuit au crédit de l’astrologie.  Voilà donc des charlatans qui  déclarent que l’astrologie sait faire ceci et cela et que ceux qui ne le prétendent pas ne sont pas de « bons » astrologues.  Il vaut mieux un modèle fiable, même général, qu’un, modèle  qui part dans tous les sens et  qui prétend fixer une série de rendez-vous en faisant jouer à tour de rôle telle ou telle planéte, tel ou tel signe, selon  un ordre qui ne sera jamais le même ! Nous ne prétendons pas autre chose que de fournir à l’astrologie une échelle de Richter –comme l’a bien compris Stanislas Marquis- qui permette ni plus ni  moins que d’indiquer où l’humanité en est  par rapport à un cycle central.  Oui, nous n’ambitionnons rien d’autre que de constituer une « échelle de Halbronn » dont tous les politologues se serviraient en connaissance de cause, sans en attendre des miracles.
 Les réflexions désobligeantes de M. Moysan clamant que nous  n’attendons rien de l’astrologie alors que lui en attend tout  sont des manouvres déloyales pour faire vendre sa marchandise frelatée qui est sauvé par des mélanges avec des savoirs extra-astrologiques. En vérité, reconnaissons à M. Moysan qu’il est certainement plus douté comme journaliste que comme astrologue et qu’il a raté sa vocation à moins qu’il ne soit un journaliste raté qui se reconvertit dans l’astrologie dans l’espoir qu’au pays des aveugles les borgnes soient rois.  
Quel spectacle que l’on nous donne encore ces derniers jours dans quelque  réunion astrologique parisienne où l’astrologue, devant ses confrères, prétend tout expliquer de la carrière de tel personnage sur la seule base du thème natal, parce qu’il a la flemme de collecter les dates marquantes de sa vie (ce qui l’empêche ipso facto de calculer les transits) alors on s’en passera. Mais que l’on ne vienne  pas à croire que  nous nous fassions l’avocat de la technique des transits qu’aucun astronome sérieux ne saurait  considérer sans rigoler et qui ne valent pas mieux que les directions !
 Ce qui est assez comique, c’est que les astrologues travaillent plus sérieusement en consultation avec des inconnus que dans des conférences. Pourquoi ? Parce que le client au moins, il  fournir des dates qu’il a en mémoire, ce qui évite à notre astrologue de  perdre du temps à devoir aller les chercher. De même un astrologue qui fait des prévisions sait pertinemment bien qu’il ne peut que donner  des tendances très générales.  Mais quand il réalise une étude rétrospective, il croit qu’il peut expliquer tout ce qu’il sait sur la personne par son thème, ce qui nous fait dire que rien n’est pire que de faire de l’astrologie rétrospective, même pour soi-même car on sera tenté de vouloir tout expliquer par le thème, en vrac. ..
Quand comprendra-t-on que le thème astral est une catastrophe pour l’astrologie et qu’il la ridiculise. Il n’y a qu’à voir avec quelle virtuosité M.Moysan nous dépiaute une carte du ciel, ce qui nous fait penser que ce type d’astrologue est un sous-voyant qui espére compenser son manque de don par sa martingale astrologique  minable, son manque de « pouvoirs » par un « savoir «  dont il est tout fier et qui ne vaut pas un radis,   qu’il brandit face à des recherches cyclologiques de haute volée.. 
Nous sortons de la phase disruptive du cycle de Saturne qui aura laissé prospérer une astrologie bas de gamme, des bas-fonds divinatoires,  dont on peut prévoir que le milieu astrologique va se détourner prochainement.

 
JHB
13  10  13



Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES | Pas de Commentaire »

L’astrologie au delà des spécificités contextuelles

Posté par nofim le 11 octobre 2013

 

Contre une astrologie en habit d’arlequin

Par  Jacques Halbronn

 

Nous recevons un texte sur le groupe Aldébaran que nous avons ouvert sur Face Book, de la part de Christian Moysan en faveur des ingrés. Ce texte se conclut ainsi :

« Il est vrai qu’à la lumière de l’astrocyclologie qui se bornerait à indiquer que 1939 est situé en « phase A », la Seconde Guerre mondiale reste bien obscure, mais éclairée par la « vieille lune désuète » de l’Ingrès Solaire de Printemps, elle est montrée dans sa réalité et son irréductible spécificité d’une façon qui nous semble lumineuse »

Faut-il rappeler à M. Moysan qu’entre le début de la phase A et la fin de la phase A, l’on passe par diverses étapes intermédiaires ? Il est vrai que l’utilisateur de l’astrocyclologie est plus laissé à lui-même, à tout point de vue que celui qui recourt aux services de l’astrologie classique. Cela tient moins au ventre et l’on peut en effet préférer le cassoulet toulousain à une entrecôte grillée. C’est une question de culture, dans tous les sens du terme. On préféré se bourrer de fayots et de saucisses au contenu incertain que de se payer de la vraie viande. Donc, M. Moysan s’imagine que l’on est frustré si l’on ne peut plus jongler avec les symboliques planétaires ou/et zodiacales dont la plupart des réformateurs de l’astrologie de Kepler à Barbault ont voulu nous  débarrasser.

En astrocyclologie, les 56 mois de la phase conjonctionnelle ne constituent nullement un ensemble immuable et statique. Nous considérons, à tort ou à raison, que les gens sont assez intelligents pour se satisfaire d’un baromètre gradué ou même d’un réveil  qui ne soit pas décoré avec des personnages de Walt Disney pour enfants de 7 ans. Nous nous adressons à des adultes qui comprennent qu’il y a une phase ascensionnelle et une phase de repli et qu’entre les deux il y a une phase de disruption qui est elle-même progressive et graduée avec un début et une fin qui correspondent à des situations diverses. L’astrocyclologie prône une économie de moyens, ce qui leur permet d’offrir des outils infiniment plus ergonomiques que ceux de l’astrologie traditionnelle.

Le seul argument qu’apporte en fait Moysan, c’est que « son » astrologie, celle qu’il s’est approprié, permet d’appréhender les choses dans leur radicale spécificité. Mais est-ce bien là le rôle imparti à l’astrologie que de procéder ainsi, est-ce vraiment ce que l’on est en droit d’attendre d’elle ? il n’y a de science que du général et pour nous l’astrologie par sa faculté de rassembler les données les plus diverses en apparences correspondent à notre idée de la Science.

M.Moysan s’en prend ainsi, une fois de plus, à l’astrocyclologie :
« Tout système, astrologique ou autre, doit rendre compte de la réalité, sans quoi il n’est qu’une vue de l’esprit, stérile et sans aucune pertinence. On observera que l’astrocyclologie, déjà impropre à cerner les faits dans leur spécificité, se disqualifie encore davantage lorsqu’elle se refuse à les éclairer, ainsi que le décrète son inventeur : « l’astrologie n’a pas vocation à expliquer les Guerres Mondiales qui sont des phénomènes tout à fait extraordinaires de par leur ampleur. »

.

En effet, nous persistons et nous signons : l’ampleur des événements correspondant aux deux guerres mondiales était astrologiquement imprévisible et la preuve en est que des configurations du même ordre n’ont pas nécessairement donné les mêmes résultats, sinon on aurait des guerres mondiales tous les sept ans depuis des millénaires ! Un peu de sérieux et de bon sens, de grâce !

Le problème de M. Moysan, c’est qu’en fait il ne connait absolument pas quelles sont les limites de l’astrologie et ce sont les évènements qui se produisent qui l’en informent. C’est comme quelqu’un qui ne se connaitrait que par les réactions qu’il provoque, ce qui fait que l’idée qu’il se ferait de lui-même varierait d’une situation à une autre. Merci bien !

Même Barbault, avec son indice de concentration planétaire que l’on peut calculer sur des siècles, n’a jamais prétendu que des configurations semblables à celles du XXe siècle devaient donner des effets de la même amplitude. Ne serait-ce que parce qu’avec les développements techniques, les choses n’ont pas le même impact. Cette vision héroïque et romantique de l’astrologie que défend Moysan est en effet totalement désuète tout comme d’ailleurs « son » ingrés trimestriel qui introduit avec délectation  une  complexité supplémentaire alors que l’on a déjà tous ces cycles planétaires à gérer, en astrologie traditionnelle. N’en jetez plus !  C’est bien du fait de cette saturation, d’ailleurs, que Barbault – et à sa manière Jean Pierre Nicola – ont voulu alléger et délester l’astrologie.

L’idée naïve de croire que l’on peut aligner des événements « importants » pour voir quel est leur point commun au prisme de l’astronomie est une fausse bonne idée dans laquelle nombreux se sont laissés piéger. La notion même d’ »intensité, d’ampleur est totalement inadéquate en Astrologie. La question n’est plus une affaire de fond mais de forme. Quelle est la « forme » du phénomène annoncé et non quel est son impact qui dépend de facteurs extra-astrologiques. Ce qui nous intéresse, c’est la constitution d’alliances, qu’elles soient ou non consenties librement ou au contraire leur démantélement. Comme l’a d’ailleurs noté Barbault, la  troisième guerre mondiale n’a pas eu lieu : la mayonnaise n’a pas pris. Et ce n’est pas 36 ans à l’avance que l’on sait quelle manifestation va prendre une configuration au niveau sociohistorique mais dans les années voire dans les mois qui précédent la configuration. L’astrologie ne peut donc accéder à la spécificité que revendique  M. Moysan que dans la mesure où elle prend connaissance du contexte et M.Moysan n’aurait certainement pas pu prévoir la Seconde Guerre Mondiale dix ans ou même cinq ans avant, sur la seule base d’uningrés saisonnier de l’an 1939. Ce sont les des rodomontades qui font sourire et dont il vaut mieux rire que pleurer, de la part de ce donneur de leçons qui nous a tout l’air d’un faux prophète prêt à entrainer dans l’abime quelques moutons de Panurge.

De toute façon, cette utilisation d’un thème astral relève au mieux de l’astromancie, le thème étant à l’évidence un outil divinatoire. On ne joue pas dans la même cour.

M.Moysan se fait l’avocat d’une astrologie ancrée sur les saisons :

« Le degré 0 du Bélier que transite le Soleil à l’équinoxe de printemps et qui marque le réveil des énergies vitales, végétale, animale et humaine, est donc l’incontestable et logique début du cycle cosmique annuel matérialisé par la succession des saisons. »

Mais l’astrologie planétaire- comme le nota dans son Manifeste Patrice Guinard – n’a que faire des saisons. Qu’est-ce que le printemps terrestre pour Mars ou pour Pluton ? Strictement rien. Cela ne vaut que pour le soleil dans l’hémisphère nord.  Le seul argument en faveur des saisons tient à l’existence même du symbolisme zodiacal dont on peut penser qu’il a dû emprunter au cycle des saisons. Mais ce n’est là qu’un emprunt tout comme  il est probable que l’astrologie, comme l’a montré Yves Lenoble, a pris l’habitude de diviser ses structures en 4, que ce soit en raison des saisons ou des phases de la Lune. On est toujours face au même sophisme : puisque l’astrologie a emprunté aux saisons, elle DOIT s’en tenir au point vernal. C’est ne pas comprendre qu’il s’agit là de transpositions et même d’illustrations qui n’ont aucun caractère contraignant pour la pensée astrologique.  Si en astrocyclologie nous insistons sur les conjonctions, c’est probablement en effet parce que les Anciens avaient été marqués par ce phénomène. Mais ce n’est pas une raison pour réduite l’astrologie au calendrier annuel ! Et puis, ce qui nous parait le plus grave, dans l’affaire de l’ingrés, c’est que le soleil rencontre du vent : l’équinoxe, le solstice ne sont pas des points réels astronomiquement mais aussi fictifs que les nœuds de la lune, ni plus ni moins. Et selon nous, l’astrologie est née d’une volonté de s’en tenir à un ciel visible comme l’étaient autrefois les mois lunaires (conjonction soleil-lune). Mais cette « conjonction » soleil – équinoxe d’automne ou de printemps  est une hérésie au regard de l’astronomie.  Et donc si M. Moysan obtient quand même des résultats, cela montre bien que n’importe quel thème astral peut expliquer n’importe quoi. C’est d’ailleurs à cet exercice que l’on s’initie dans les écoles d’astrologie mais cela ne marche qu’après coup et ces astrologues sont des eunuques de la prévision, ce qu’ils cachent par des délits d’initiés en empruntant leur préscience à d’autres disciplines pour donner le change.

 

JHB

11  10 13

 

 

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

1...34567
 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs