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Portrait de l’astrologie du Troisiéme Millénaire

Posté par nofim le 5 octobre 2013

Bienvenue dans l’astrologie du XXIe siècle !

Par  Jacques Halbronn

 

Depuis que nous avons fait connaitre ce que nous entendons par astrocyclologie,  les diverses formes d’astrologie ont pris un sérieux coup de vieux au point qu’elles en sont devenues quasiment inaudibles, tout encombrées qu’elles sont de leur terrible surcroit pondéral, tout obèses qu’elles sont. Il devient  à peu près impossible, en cette rentrée 2013-2014 d’enseigner une astrologie totalement dépassée et éculée, sauf à pratiquer la politique de l’autruche.  L’astrocyclologie correspond au projet exposé par André Barbault dans les années soixante et qu’il n’aura pas su mener à bien, tout en dessinant certaines grandes lignes.  Il serait d’ailleurs de son intérêt – à Barbault-  de le reconnaitre, devant la postérité. Mais en même temps, reconnaissons- le, que d’amertume de sa part que de ne pas avoir  approfondi davantage sa démarche et d’être resté au milieu du gué !

.Récapitulons rapidement  ce qui empêcha Barbault de mener à bien son programme, ce qui allait le condamner à n’être qu’un précurseur assez timoré (cf. notre causerie sur teléprovidence, en date du 5 octobre 2013). Tout en revient à l’idée de dualité. Comment établir ou rétablir la dualité en astrologie ?

De  la  dualité  il y en avait certes  dans le «couple planétaire » (selon les frères Barbault) unissant périodiquement deux planètes, sans se référer au zodiaque. Symbolique planétaire supplantant totalement une symbolique zodiacale jugée caduque, du moins en astrologie mondiale.

De la dualité, il y en avait également  avec sa courbe qui montait et descendait alternativement et que bien à tort Barbault associait respectivement à l’opposition et à la conjonction, idéalisant l’une et diabolisant l’autre. Mais cette courbe  n’était jamais autre chose qu’une sorte d’unité artificielle, un contenant  constituée de contenus hétérogènes.

Cela dit, quelle avancée, quand même, chez André Barbault, que d’avoir renoncé aux significations spécifiques des planètes, rompant ainsi avec l’approche d’Armand Barbault ! En effet,  mais l’approche de la sociohistoire selon A. B.  laissait fort à désirer. Par-delà une application problématique du « modèle » de Barbault, c’est en amont qu’il y a un défaut de conception et pas seulement en aval, comme celui-ci voudrait nous le faire accroire. Penser que la conjonction correspondait à une crise du système était un contresens  majeur. On sait en effet que la conjonction est au cœur du dispositif astrologique et que celui-ci a vocation à garantir,  sauvegarder une certaine unité du monde. Diaboliser tout le processus conjonctionnel – au nom d’une astrologie pléthorique quant au nombre de ses cycles-  était une hérésie impardonnable. Il est vrai que c’était la faute à l’indice qui aura induit Barbault en erreur ! Mais en 1990, il persiste et il signe : il veut expliquer, en effet, par la conjonction Saturne-Neptune le démembrement, le démantèlement de l’empire soviétique et de ses satellites…Avant les événements, Barbault, quoi qu’il puisse dire, n’avait pas la moindre idée de ce que pourrait déclencher une telle conjonction. (cf. nos récentes études sur son œuvre, sur le blog nofim). Il y aurait eu un renforcement de l’empire soviétique ne l’aurait pas plu surpris que le contraire ! Ce qui comptait pour lui, c’est qu’il se passât quelque chose, dans un sens ou dans un autre, du moment que les conséquences en seraient marquantes, du fait notamment d’ailleurs d’une contextualité pas nécessairement astrologique à moins de vouloir toit expliquer et prévoir par l’astrologie. Il est également à rappelé que cette prévision datant de 1953, correspondait à un parti pris très net de Barbault en faveur de l’URSS. Comment aurait-il donc pu  imaginer 36 ans à l’avance sa déconfiture ?

Pour en revenir à la notion de dualité, Barbault  n’a pas développé une typologie binaire de l’Humanité pour  accompagner le mouvement sinusoïdal de son diagramme. Il s’en tient – dès lors qu’il est question des personnes- au Zodiaque qui reste le socle principal de l’horoscopie. Or, nous avons montré que l’astrologie a besoin d’une anthropologie de la  dualité. Notons cependant que B Barbault a montré un certain intérêt pour les 4 Tempéraments, ce qui aurait pu le conduire à une typologie extra-astrologique car la dualité est aussi dans le rapport entre ce qui relève de l’astrologie et ce qui n’en relève point.

Mais venons-en cette astrologie que Barbault n’aura fait qu’approcher de loin. Une astrologie qui nous dit que plus le monde est uni, plus Saturne est proche de sa conjonction avec l’une des quatre étoiles fixes royales, ce qui se produit en gros tous les 7 ans et cette unité est synonyme de paix et non de guerre, de solution des problèmes plutôt que production de blocages et de clivages… C’est au contraire, la carence conjonctionnelle qui occasionne la multiplication des crises.

Cette Loi est simple – et correspond à ce que Barbault avait appelé « la loi fondamentale de l’astrologie mondiale » pour désigner sa propre ambition. Saturne, c’est quand même autre chose qu’un bouquet de planètes ayant chacune leur propre cycle dans un tohu bohu indescriptible !

En fait,  le principe est simple : l’astrologie cautionne ce qui est unitaire et cela passe impérativement par la conjonction planéte-étoile que Barbault avait totalement exclus de son horizon intellectuel, préférant les conjonctions entre planètes, qui constituent une fausse dualité. La disparition de la conjonction correspond  à un retrait,  à un exil de la dynamique astrologique. C’est la dualité de la présence et de l’absence, cette dernière générant une sorte de monde parallèle, mimétique, étranger à l’astrologie. L’absence, c’est le temps des vaches maigres qui vivent aux dépens des vaches grasses.

.Le message de la Nouvelle Astrologie est simple : la conjonction permet d’unifier le monde, elle abolit les différences non pas individuelles mais culturelles, notamment en produisant du nouveau, ce qui rend obsolètes les anciens clivages, les savoir-faire accumulés. Nous sommes en ce moment, au début  d’une nouvelle période conjonctionnelle de 56 mois. Est-ce qu’il s’y produira des choses remarquables ? Cela dépend du facteur humain qui n’est pas déterminé par la date de naissance mais par l’existence de leaders qui sauront capter les signaux célestes, ce qui n’est pas une mince affaire, vu que ceux-ci sont noyés dans un ensemble cosmique foisonnant. Il faut distinguer le bon grain de l’ivraie. On ne peut d’ailleurs exclure que certaines personnes ne fassent preuve d’une sensibilité exceptionnelle face aux mouvement célestes qu’elle ne captent qu’indirectement, du fait de la non observation du ciel, notamment à la naissance……Le cycle de 7 ans peut donc d’une fois sur l’aire avoir des effets plus ou moins puissants, du fait de la présence ou de l’absence de leaders donc de récepteurs privilégiés  en telle ou telle région du globe. Ces différences ne s’expliquent pas par  les astres mais par les hommes. Derrière toute construction ou derrière toute destruction d’empire, d’union, il y a des hommes. Ceux qui favorisent le rassemblement très large et à l’inverse ceux qui encouragent la diversité et les tendances centrifuges. Ce qui nous conduit  à l’idée d’une dualité de leaders. (A  et B).  L’Histoire de l’Humanité est autant marquée par la constitution de vastes empires que par leur ébranlement et leur désagrégation. L’astrologie nous invite donc à réécrire l’Histoire et à en révéler en fin les lois sous-jacentes, c’est dire que l’enjeu dépasse très largement celui du petit monde des astrologues. Ce qui est à prévoir, c’est que les pires adversaires de cette nouvelle Astrologie risquent bien d’être les astrologues eux-mêmes. Non seulement, ils n’auront pas découvert la loi qui faisait tant défaut à l’astrologie mais une fois qu’elle leur est signalée ils seraient tentés de ne pas la reconnaitre et à persévérer dans l’erreur.  Leur problème, c’est que la plupart d’entre eux  ne capte pas les analogies entre les choses qui se passent sur terre et donc ils n’n perçoivent pas le  grand dessein (qui est aussi un dessin). Instinctivement, ils attendent la fin de l’effet conjonctionnel et l’entrée de Saturne dans le triangle « maudit » pour prendre leur revanche quand l’unité sera bafouée, ce qui nous renvoie aux problématiques du déchainement de Satan, évoqué dans l’Apocalypse de Jean, ils sentent qu’il y aura tôt ou tard une nuit qui va tomber et qui leur sauvera la mise pour quelque temps. Un temps où les géants seront neutralisés, qui leur font de l’ombre. Un temps qui est précisément celui de l’exil de l’astrologie et de la conjonction.  On comprend mieux dès lors toutes les ambiguïtés de la démarche de Barbault s’efforçant de désacraliser les conjonctions et de monter au pinacle  les temps qui en sont dépourvus !

 

 

JH

05. 10. 13

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

Une astrologie mondiale au petit pied

Posté par nofim le 5 octobre 2013

 

Les risques d’instrumentalisation de l’astrocyclogie par l’astrologie horoscopique

Par  Jacques Halbronn

 

Un dernier texte de Christian Moysan autour de la crise syrienne se termine ainsi ( « La crise syrienne examinée au prisme de l’Astrologie Mondiale (3) L’ingrès d’automne et la position syrienne ») :

« Conclusion : dans les 6 mois à venir, la pression diplomatique va vraisemblablement se traduire par une substantielle restriction de la liberté d’action du dirigeant de Damas, contraint principalement par l’allié russe – maître du jeu diplomatique – de composer avec l’opposition et de cesser ses exactions à l’encontre de son peuple.
Rendez-vous donc dans six mois »

 

On risque de voir à l’avenir  toutes sortes de textes qui se serviront de notre modèle  pour valider le leur. Cette conclusion  résume en quelque sorte un discours terriblement alambiqué à partir de l’ingrés d’automne 2013 et qui fait appel à toutes les ressources de l’interprétation du thème astral. Voilà à quoi en est réduite l’Astrologie Mondiale puisque c’est le terme utilisé pour l’article en question : à une étude de thèmes comme celui de la Syrie puisqu’il faut , nous dit-on comparer le thème de l’ingrés à celui de l’Etat. On reste entre thèmes. Et cela se termine sur une conclusion d’ailleurs tout à fait raisonnable et probable dont on veut nous faire croire qu’elle découle directement des thèmes étudiés par Moysan.

On connait cette stratégie suivie par tant d’astrologues – on parlerait d’un non-dit  ou d’un secret : il suffit de recouper des informations considérées par ailleurs comme fiables en les mettant sur le compte de l’astrologie. Autrement dit, on fait déclarer à l’astrologie des choses intelligentes et le tour est joué. Ce sont là des ficelles un peu grosses mais ça marche à tous les coups ! Sauf si évidemment on parie sur le mauvais cheval comme Barbault quand il paria, au début des années soixante sur  la possibilité pour l’URSS de rattraper les USA, dans l’enthousiasme qui suivit l’envoi du Spoutnik. Il dut déchanter mais en attendant il  crédibilisait son discours à bon compte. M/ Moysan qualifie son travail d’astrologie mondiale parce que c’est à cela qu’il s’applique mais les méthodes utilisées ne méritent certainement pas une telle appellation.

Nous n’admettrons pas que l’on récupère notre modèle et notre discours aux fins de valider une astrologie du thème astral qui n (a rien à faire dans le champ de l’astrologie mondiale. Mais nous avons affaire à toute une génération d’astrologues qui ne savent pas faire autre chose que d’interpréter et de comparer des thèmes et qui ne s’en lasse jamais. Entre eux existe une fraternité autour d’un savoir-faire obsolète mais qu’ils tiennent à  perpétuer parce qu’Is sont parvenus à une certaine excellence en la matière et qu’il y a des connaisseurs qui applaudissent la belle ouvrage. Et ils veulent d’ailleurs rester entre eux car ils partagent les mêmes codes et les mêmes valeurs. En vérité, il ne s’agit pas davantage que d’un travail de traduction.

Est-ce une traduction du thème vers la « réalité » sur le terrain telle qu’elle se dessine par ailleurs ou bien est-ce une traduction de la dite réalité vers le thème ? Thème et version ! Tradutore, traditore.

En fait, l’astrologue ici veut faire croire que son discours en français est la traduction du texte astrologique. Mais ce n’est là qu’un leurre. C’est comme lorsque l’on traduit les centuries de Nostradamus dans une langue étrangère et qu’on laisse croire que l’on rend fidèlement le texte français. Toute interprétation n’est jamais qu’une traduction plus ou moins fiable. Mais le traducteur peut se substituer au véritable auteur du texte.  On pourrait ici parler d’un abus de faiblesse à l’encontre d’une astrologie bien mal en point.

L’on ne résiste pas à la tentation de reproduire le petit chef d’œuvre de Moysan à des fins d’édification :

« 
Si l’on tente maintenant d’interpréter le transit de Jupiter sur Saturne natal et celui de Saturne au carré de Pluton radical, il faut combiner les significations du Ciel d’ingrès à celles du Ciel radical, sans perdre de vue qu’une planète progressée exerce toujours son influx natal.
Ainsi Jupiter progressé symbolise avant tout une influence extérieure tendant à la conciliation résultant de sa détermination natale, influence qu’il faut conjuguer avec celle déterminée par sa position dans l’ingrès, en l’occurrence le transit en maison I en Cancer et la maîtrise sur la VI. Combinaison que l’on peut interpréter comme une influence extérieure puissante imposant une sujétion aux dirigeants syriens. Sujétion particulièrement forte du fait de la conjonction de Jupiter à Saturne radical.
Mais Jupiter en maison I symbolise également un succès – au moins apparent – du régime en place, qui n’est d’ailleurs nullement incompatible avec sa sujétion.

Le carré de Saturne à Pluton natal corrobore et complète les indications tirées de la conjonction Jupiter-Saturne natal. Maître de VII, Saturne symbolise ici « l’ennemi » occidental, singulièrement l’américain. Son carré partile à Pluton radical peut donc tout à fait figurer sinon un coup d’arrêt donné à Damas, à tout le moins un frein opposé au pouvoir tyrannique de son dirigeant.

Dans l’ingrès érigé pour Moscou figurant la position russe, le carré Lune-Mars symbolisait d’éventuelles tensions entre les alliés russe et syrien, du fait de la maîtrise de la Lune sur la I et de celle de Mars sur la XI. La domification identique de l’ingrès de Damas confirme la possibilité de ces tensions, qui pourront se manifester lorsque, après l’accord sur les armes chimiques, sera abordée la question d’un règlement pacifique de la crise syrienne et d’une éventuelle mise à l’écart de Bachar El – Assad.
On relève à cet égard que Vénus, le symbole d’un possible règlement pacifique, est conjointe à Saturne, mais opposée à la Lune et carré à Mars.
Mars figurant Moscou par sa maîtrise sur la XI, sa domination sur Vénus montre qu’une issue pacifique est entre les mains des dirigeants russes, tandis que la maîtrise de Vénus sur la Lune indique que cette issue sera imposée par Moscou à Damas, dans la mesure où la Lune, par sa maîtrise sur la maison I, figure le dirigeant syrien.
On notera enfin la débilité de Vénus en Scorpion qui annonce, en tout état de cause, les sérieuses difficultés auxquelles se heurtera l’issue pacifique qui semble néanmoins possible ».
Voilà le bon élève Moysan qui nous montre comment on relie deux thèmes entre eux plus les transits. On n’est plus dans une astrologie cyclique et l’on a déjà dit que cette astrologie-là est une astrologie du pauvre qui remplace la connaissance des cycles par le dressage de thèmes. C’est  à un tel exercice assez vain   que l’on voudrait réduire l’astrologie mondiale. Tous ces procédés qui passent par le thème sont des caches misère ! Et au bout du compte, Moysan sort une conclusion qui vient, comme par hasard, recouper nos propres travaux avec  ses moyens de fortune. Nous ne voulons pas d’un tel renfort !

Cela dit, on ne peut qu’abonder dans le sens de telles conclusions.  Avec Saturne entrant en signe fixe (ici le scorpion), nous sortons de ce triangle des Bermudes de 28 mois où  des « petits cons » ont cru pouvoir faire la loi et narguer les grandes puissances réduites à une certaine impuissance, ce qui est le propre de la phase de disruption de Saturne, en astrocyclologie qui a commencé à la fin d’un signe mutable, en l’occurrence ici le signe de la vierge..

La phase « A » (conjonctionnelle)  qui s’amorce va permettre de débloquer pas mal de situations qui pouvaient sembler inextricables et de venir à bout d’un écheveau par trop emmêlé, en phase B (disjonctionnelle).  Cela n’a évidemment strictement rien à voir avec les démonstrations de Moysan. D’ailleurs, les échéances ne se situent aucunement sur six mois. M. Moysan voit bien petit.  On est parti pour 56 mois, avec bien entendu un temps d’accélération et un temps de ralentissement progressif de la dynamique, au-delà de la conjonction Saturne-Antarès. (9° sagittaire). Ce n’est pas la bonne échelle de temps que six mois ! Et l’on peut dire à M. Moysan que son astrologie de bouts de ficelle n’a rien à faire dans cette période conjonctionnelle où il ne fera plus longtemps illusion. Mais la comparaison entre notre modèle et son travail est tout à fait emblématique du décalage entre la phase B et la phase A. et maintenant les gens de type B cherchent à se faire prendre en remorque par les gens de type A. L’astrologie de type Moysan est condamné à n’intéresser que quelques adeptes alors que notre astrologie est accessible à tous. L’astrologue n’est plus là pour faire écran entre l’astrologie et le monde et à parler à la place de l’astrologie en lui prêtant des habits  de fripe ; L’astrologie doit être comprise par tous et ce n’est certainement pas le galimatias que nous a concocté Moysan qui fera l’affaire.

 

 

 

 

JHB

05. 10. 13

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

L »abandon de l’indice cyclique par Barbault en 1990

Posté par nofim le 4 octobre 2013

 

 

 

Barbault et le repli stratégique de 1990

Par  Jacques Halbronn

 

L’historien de l’astrologie du XXe siècle se doit  de signaler les évolutions et les revirements  des astrologues à l’aune des événements.  La carrière d’un astrologue n’est pas de toute repos  et ne s’écoule pas forcément comme le ferait un fleuve tranquille. Parfois il peut arriver qu’une réussite sur le terrain cache mal un échec théorique. Le théoricien de l’astrologie est parfois condamné à toutes sortes d’acrobaties. En tant qu’ingénieur es astrologie, il peut être tenté de modifier les règles du jeu astrologique pour mieux coller avec les « faits » ou    ce qu’il prend pour tels. Nous suivrons André Barbault sur cette voie glissante depuis les  années soixante  jusqu’aux  années 90 du siècle dernier, en mettant en évidence cette dialectique de la théorie et de la pratique qui chez cet auteur est particulièrement saisissante. Nous procéderons en une sorte de flash-back  à partir de l’année 1990, en nous appuyant sur les colletions des revues Astralis et L’Astrologue pour les années 89-90.(dépôt légal  BNF).

Ce qui frappe le lecteur actuel au vu de ces revues, c’est plus une absence qu’une présence, une absence d’autant plus criante qu’elle fait contraste avec l’écho d’une prévision pour 1989 au cours de la décennie suivante. On peut dire que le cycle Saturne-Neptune dont il sera question alors revient de loin, que c’est même un revenant.

.Non pas que ce cycle ne soit pas du tout mentionné avant le lendemain des événements de 89 mais il fait partie d’un ensemble plus vaste, et notamment d’un trio de planètes. Par ailleurs, le cycle en question est bien étudié dès 89 mais sans aucune référence à André Barbault qui semble avoir  été le seul à se souvenir de ce qu’il avait écrit au début des années Cinquante à ce sujet. Spontanément, en effet,  des astrologues vont-ils évoquer le cycle Saturne Neptune et même la mort de Staline en 1953 mais cela sera de leur propre chef avant que Barbault n’affirme son droit de propriété intellectuelle  sur le dit cycle. C’est dire que la prévision de Barbault effectuée en 52-53 était tombée dans les oubliettes.

. A en croire le Barbault de 1990, tout le monde était au courant de sa prévision de 1953 et lui-même y serait revenu à maintes reprises à mesure que l’on se rapprocherait de l’échéance. Or, si on lit Astralis, la revue du GERASH reprise par le CEDRA (dans des conditions sur lesquelles on ne reviendra pas ici), les chroniqueurs d’astrologie mondiale que sont Richard Rongier et Bernard  Hammond ne se référent pas (numéros 27 à 30 en 89)  à Barbault dans leurs travaux pas plus d’ailleurs qu’il n’en est fait mention dans la revue du dit Barbault, en 1988-89,  L’Astrologue.. Fin 1989, Barbault signale dans une brève étude forte discrète, mal indiquée au sommaire,  au demeurant, la « doriphorie » de 1990, c’est-à-dire la série de planètes dans une même zone du zodiaque et non Le  cycle Saturne-Neptune qui ne fournit qu’une conjonction parmi d’autres et ne tire pas toute la couverture à lui, loin de là ! Comment expliquer  ce statut  médiocre du cycle avant la fin 89 ? C’est que Barbault est écartelé !

Il est vrai que la définition même de cycle a évolué. En 1935, Gouchon dans son Dictionnaire Astrologique, définissait le cycle astrologique ainsi  (p. 144) : «  On appelle ainsi le temps que met une planéte soit pour accomplir une révolution complète du Zodiaque [à partir du 0° bélier], soit pour  revenir au bout  d’un nombre exact d’années à une même position  zodiacale ». Par la suite, on entendra par cycle le rapport entre deux planètes et ce sans rapport avec le Zodiaque et on ne trouvera donc pas de cycle correspondant aux révolutions des planètes : pas de cycle de 84 ans pour Uranus ou de 12 ans pour Jupiter mais des cycles  à géométrie variable en fonction des deux planètes concernées, avec des relations plus ou moins faciles selon la nature des dites planètes. C’est dire qu’avec les frères Barbaut et leur « cycle planétaire », la notion de conjonction était devenue quelque chose d’assez variable et complexe en dépit des apparences.

Nous disions donc qu’en cette fin 89, Barbault hésite encore à renoncer   à sa « Loi fondamentale de l’astrologie », à son supercycle qui est la résultante de toutes les planètes lentes.

Rappelons ce que Barbault écrit à la fin de 87 : (n° 80 de l’Astrologue). C’est devenu un ménage à trois : «  La rencontre Saturne-Uranus-Neptune » : « Maintenant qu’arrive le tournant de la triple rencontre Saturne  Uranus  Neptune il convient pour éviter l’artificiel du commentaire « après coup » de se livrer à un exercice d’interprétation prévisionnelles de ce grand phénomène »

Et fin  88,  dans le numéro 84  de l’Astrologue avec un  «  Ouragan sur 1989-1990 «

« Si l’on veut comprendre la conjoncture du cap de 1990, il faut dissiper un point d’obscurité de la lecture de l’indice cyclique. Au cours du XXe siècle, cet indice  est fait d’une série de fluctuations faisant se succéder 8 phases ascendantes et 8 phases descendante (.)On sait que cet indice se prête à une lecture relativement simple quant à son parcours général dans les valeurs de ses  variations positives et négatives. A l’indice montant, l’ascension d’une société mondiale qui se construit et s’améliore ; au descendant, une régression de celle-ci en proie à ses problèmes. (-..) On sait que ce temps du minimum cyclique est invariablement celui d’un état de conjonction. » Barbault tient à son indice. Il pense même que ce qui se passe va encore le sauver des déconvenues du début de la décennie. Que faire : conforter in extremis l’indice cyclique ou revenir sur une ligne de forte résistance, celle du seul  cycle Saturne-Neptune  d’autant que ce serait la fin du rêve d’un cycle universel?

Il ne peut donc encore se résoudre à un repli stratégique vers un seul et unique cycle planétaire, celui formé par Saturne et Neptune – lot de consolation- mais celui-ci n’a-t-il pas, tout de même, ses lettres de noblesse, sa légende dorée dans l’histoire même de Barbault ? Pensez donc une prévision effectuée 36 ans à l’avance et visant bel et bien la Russie ? A ce propos, l’année 89 concerne-t-elle vraiment la Russie ? On peut penser que Barbault va encore hésiter car la Pologne, la Roumanie ne sont pas la Russie et d’ailleurs la Russie ne perd pas alors son leader Gorbatchev. Barbault veut encore avoir une lecture positive de ce qui se passe en URSS. Après tout n’est ce pas là une sorte de « printemps » des peuples ? Mais bientôt il se mettra à comparer  ce qui se passe à la prise de Constantinople de 1453 par les Turcs ! Le problème, c’est que Barbault n’a à aucun moment   indiqué, en temps utile, c’est-à-dire à l’avance, que l’on allait vers un effondrement de l’empire russe. ..Tout se passe comme si cette catégorie de l’effondrement d’empire  n’existe pas dans son modèle et ce qui vient le prouver, c’est qu’il ne signale pas de cycle qui rendrait compte de tous les effondrements dans l’Histoire à commencer par ceux du XXe siècle et pourquoi pas celui qui affectera son propre pays, la France quand elle perdra ses « colonies », 29 ans plus tôt soit un cycle de Saturne. Même en 1990, Barbault ne propose pas un tel modèle. Il est vrai qu’il veut garder le lien entre Saturne- Neptune et la Russie. Mais tout le problème est là : Barbault a très peu d’éléments dans son dossier. Avec un cycle de 36 ans, il couvre en 3 fois tout un siècle et comme il se limite à la Russie, cela fait très peu de cas à considérer et à garantir. Là où un cycle plus ouvert et plus court impliquerait des dizaines voire des centaines de cas sur un siècle, Barbault n ‘a que trois échéances à couvrir dont une déjà acquise au départ, celle de 1917 et une  autre qui l’est dès 1953  avec la mort de Staline. Autrement dit, Barbault n’a qu’une carte à jouer, qu’il a gardé sous le coude, celle de 1989, la suivante étant  36 ans plus tard pour 2025 quand il aura 104 ans ! C’est quitte ou double !

Même en 1989 dans le numéro de l’Astrologue consacré au bicentenaire de la Révolution, Barbault n’en profitera nullement pour rappeler son échéance pour 1989 qui appartient  à une autre vie, celle de l’avant  Indice, celle où il n’était encore le petit frère de Rumelius et dont il pensait avoir tourné la page. Pour nous qui sommes un spécialiste de Nostradamus, nous ne pouvions qu’être fasciné par les tentatives de construire un nouveau mythe prophétique autour de l’astrologue André Barbault. Pour la bonne cause, nous dit-on..

 

 

JHB

04. 10  13

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Du respect de la problématique conjonctionnelle en Astrologie Mondiale

Posté par nofim le 4 octobre 2013

 

 

 

Quelle philosophie politique
pour l’astrologie ?

Par  Jacques
Halbronn

 

 

Il nous parait indispensable
de doter l’astrologie d’une philosophie politique (De quel côté se situe
l’astrologie et notamment ce qui l’incarne à savoir la notion de Conjonction et
par voie de conséquence, où l’astrologie n’existe-t-elle, en quelque sorte, que
par son absence, c’est-à-dire lors de la dissolution de la dite
conjonction ?

Le paradoxe, avons-nous
observé à maintes reprises, c’est que l’impact de l’astrologie se fait parfois
mieux sentir quand son emprise est au plus bas de sa  courbe cyclique, c’est-à-dire quand les
choses se défont, les empires se démantèlement que lorsque un processus de
rassemblement, de convergence est à l’œuvre.

Sans la prise de conscience
d’une telle dialectique,  la prévision
astrologique est vouée à l’échec et même ses éventuels succès ne sont
qu’aléatoires.

Nous adopterons volontiers le
point de vue de Platon quant à la société idéale  (cf.
Pascal  Bouvier. Petite Histoire
de la philosophie politique, Ed Ellipses, 2009, pp. 23-24)/ par opposition  à une société qui se décompose. Les Grecs
avaient un sens aigu de la dégradation des structures. Platon refuse l’égalité
et prône le respect de la hiérarchie mais il sait qu’à certains moments l’ordre
du monde est perturbé, ce qui renvoie  à
la  cyclicité.

Cela implique aussi que
l’astrologie ne multiplie des cycles planétaires qui iraient dans tous les sens
dans une extraordinaire cacophonie. Comment une science serait-elle crédible si
elle dit une chose et son contraire, au même moment selon que l’on considère
tel cycle plutôt que tel autre.  C’est à
partir de ce manquement que l’on peut dire que l’astrologie n’est pas une
science, en ce qu’elle serait infalsifiable. Mais cela tient évidemment au fait
que l’astrologie n’a pas su gérer son rapport à l’astronomie et a perdu la
conscience de son cycle central. Et quand elle semble le trouver, elle est
incapable de l’interpréter de façon pertinente, notamment du fait des
contresens à propos de la signification de la conjonction. Mais c’est même la
définition astronomique de la conjonction qui fait débat. Conjonction de quoi
avec quoi ? Tous ces points ont été abordés dans de précédents textes (cf.
sur le blog nofim pour les plus récents) mais il n’est pas inutile d’y revenir
à partir d’un angle nouveau qui est celui des principes par-delà les exemples
spécifiques. Car se lancer dans une application sans avoir étayer un discours
politique  nous semblerait bien vain.
Quand un astrologue fait une prévision, il est indispensable qu’il se réfère à
une Cité idéale dont on se rapprocherait puis s’éloignerait, à la façon d’un
Sisyphe.

Nous dirons que cet
« idéal » est celui d’un monde unifié, qui aurait dépassé tous ses
clivages internes ou en tout cas les aurait relativisés, tout en assumant des
temps antagonistes inévitables, qui interrompent le flux cyclique, comme la
nuit  est une parenthèse entre deux temps
de jour.

En ce sens, il serait
suicidaire pour l’astrologie d’épouser les idéologies du moment sur
l’anticolonialisme, sur le nazisme, sur le communisme, sur le gaullisme, sur le
féminisme etc. car en ne prenant pas assez de hauteur, elle se limite et
s’expose et se condamne à l’erreur de perspective. Dans bien des cas, on
assiste à un contresens au sens propre du terme lorsque tel astrologue
nous  présente avant ou après coup un
processus conjonctionnel comme  le signe
d’une source de conflits et de désordres, comme si pour lui, il y avait
inversion des valeurs et donc substitution d’une Cité idéale à une autre.

L’Union Européenne incarne
bien au demeurant un certain esprit conjonctionnel mais on pourrait en dire
autant du bloc communiste avant 1989 ou des « colonies » françaises
avant 1960 voire du IIIe Reich allemand
avant 1945. Tout ce qui unifie, rapproche serait ainsi d’ordre
conjonctionnel et à l’inverse tout ce qui sépare serait de nature
« disruptive » (disjonctionnelle).

Ce n’est que dans ces conditions-là
que l’on peut enfin situer le propos astrologique quant à un rapprochement
unitaire ou au contraire.

Mais on sait que qui trop
embrasse mal étreint. Il y a une ubris de l’Unité qui introduit des éléments de
moins en moins intégrables qui préparent la chute de la Tour de Babel.

On ne se privera pas
néanmoins d’évoquer une fois de plus un cas d’école qui tourne autour des
événements de 1989 et au-delà qui auront considérablement affecté la puissance
russe. Tel astrologue-que l’on ne nommera pas ici mais qui est aisément
identifiable- avait dans des écrits de jeunesse accordé une certaine importance
à un cycle associant deux planètes. Quand advint 1989, il associa la
conjonction cyclique au démembrement du bloc communiste. Or, il est clair que
ce passage de l’unité à la multiplicité
ne saurait être associé  à une
conjonction.  Le problème, c’est que la
question de la conjonction  a fait
l’objet d’interprétations paradoxales.
D’une part, on nous présente cette configuration comme associant deux planètes
alors que selon nous, elle ne peut fonctionner que dans une dialectique du
mobile et du fixe, quand le mobile va rejoindre le fixe périodiquement et
toujours au même endroit du ciel, ce qui n’est nullement le cas quand aucun des
facteurs n’est fixe (y compris dans le rapport soleil-lune) D’autre part,  on nous dit que cette conjonction est un
début de cycle alors qu’elle en est le paroxysme, le point culminant. On  nous dit aussi que les conjonctions  sont un processus de déséquilibre comme lorsque
l’on place tour sur un seul plateau d’une balance.

L’astrologie mondiale ne
saurait faire l’impasse sur la nécessité de mettre en place une « loi
fondamentale », un « modèle universel » qui transcende tous  les contextes tant géographiques qu’historiques.
C’est dire que nous rejetons totalement toute tentative d’associer une
configuration à telle zone géopolitique puisque par définition  on ne dispose que d’un système unique. En
revanche, l’on ne saurait exclure le fait qu’au cours d’un même cycle, des populations
différentes puissent être favorisées tour à tour.  La diversité n’est pas dans la pluralité des
cycles mais dans celle des phases d’un seul et même cycle.

Nous terminerons par ce
propos d’un des spécialistes de l’astrologie mondiale auquel nous avons plus
d’une fois fait allusion, André Barbault (né en 1921) dans sa revue
L’Astrologue (n°89,  1990), au lendemain
des événements de 1989 :

 

« Au bout de cette
expérience, qui peut nier que la simple observation de positions planétaires
permet de préétablir une chronologie du devenir. Certes, il se trouvera bien
des « esprits forts » pour entendre que de tels résultats ne
signifient rien. Mais comme ceux-ci n’ont rien de mieux à proposer, quelle
importance  attacher à une aussi gratuite
négation ?  Pour eux, nous
devons  avoir l’inexcusable tort de faire
des prévisions justes sans raison. De toute façon, mieux vaudrait cela que
l’inverse, c’est-à-dire galvauder  sa
raison pour en discréditer la réussite et ne pas en faire du tout (…)
L’interprète ne peut guère se voire accusé d’être le deus ex machina qui  fait lui-même l’histoire pour se donner raison.
En attendant, nous aurons atteint notre objectif – faire toucher du doigt la
vérité de l’astrologie au contact d’une histoire prise à bout portant et du même
coup faire de la prévision expérimentale l’arme de persuasion la plus efficace
ainsi que l’aventure intellectuelle la plus haute et la plus pure de
l’astrologue «  (p. 16)

 

 

Nous pensons en vérité qu’il
existe d’autres modèles plus satisfaisants que celui pratiqué par cet auteur
qui se félicité d’avoir touché dans le mille avec le cycle Saturne-Neptune mais
qui ne le relie qu’au bloc communiste dont il constate l’ébranlement en rapport
avec une conjonction, ce qui ne fait guère sens.

« Comme Byzance en 1453,
c’est le véritable écroulement d’un empire auquel le monde va assister au cours
de cette année mémorable 1989 «

On ne saurait comparer en
effet l’enjeu de la fin d’un empire avec la
dynamique nationaliste de chacune de ses composantes. La conjonction
est  unitaire et  la disjonction est multiple.  L’erreur de
Barbault est ne pas avoir vu que ce qui expliquait cet ébranlement n’était
justement pas une conjonction. Et l’absence n’existe que par rapport à la
présence. Si l’on n’a pas d’abord compris à quoi  correspondait une conjonction, on ne saurait
comprendre ce que son absence signifie. Il est d’ailleurs étonnant que  Barbault ne rapproche pas 1989 de 1960, qui furent
aussi le théâtre d’un écroulement, avec un De Gaulle à la place d’un Gorbatchev,
avec le même Saturne dans le même coin du zodiaque. Mais e 1960, il n’y avait
pas de conjonction Saturne-Neptune et il valait donc mieux ne pas en parler. Il
est clair qu’en aucun cas un cycle central ne puisse se référer à une zone
circonscrite. Ce cycle Saturne-Neptune est l’arbre qui cache mal  la forêt d’autres cycles dont la combinatoire
fut source de bien des déconvenues pour notre auteur.

 

JHB

4. 10. 13

 

Publié dans ASTROLOGIE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

vers une refonte de la théorie des aspects

Posté par nofim le 4 octobre 2013

 

Réflexions sur les aspects en rapport avec la pensée de Rudhyar

Par  Jacques  Halbronn

 

Kepler avait raison d’accorder la plus grande importance aux aspects mais il n’est pas certain que l’on ait bien compris quels étaient les vrais enjeux du débat à savoir peut-on penser une astrologie centrée sur les aspects et  ne s’intéressant pas, par exemple, au Zodiaque en tant que signifiant. On n’oubliera pas que les aspects sont d’abord liés  à une dynamique cyclique et  n’ont pas grand-chose à faire au sein d’un thème, d’où un débat spécieux sur les « orbes » qu’a relancé récemment Christian Moysan.

En effet, si dans un thème, on doit se demander s’il y a ou non aspect, en astrologie prévisionnelle, la question est de savoir quand il y aura aspect, ce qui ne saurait tarder de toute façon. La notion d’aspect appliquant et séparant n’est en pratique prise en compte qu’en prévisionnelle. La maladie consistant à faire des thèmes à toute occasion, y compris en astrologie mondiale  est devenue chronique. On compense par un certain savoir historique les carences du modèle théorique, comme si tout pouvait se réduire à un point de départ que l’on agrémentera, ou pas, au moyen de transits mais là encore, cela reste assez théorique et par manque d’informations sur les dates de la vie d’un auteur, on préfère généralement s’en tenir à une vision globale à partir du thème de naissance ou de tout autre thème que l’on aura jugé bon de dresser..

 

On partira d’un texte de  René Ifrah,  paru dans la revue Astralis, en  1983, il y a 30 ans,  «  La pensée de Dane Rudhyar »  ( n°4  (I)  et  5 (II), 6 (III) ;

« Beaucoup d’astrologues « pensent pouvoir mesurer la valeur d’un aspect à sa seule position dans l’espace (…)Oubliant que la réalité existentielle ne se mesure pas mathématiquement (…) Dane Rudhyar  nous fait remarquer «  qu’un aspect est ce qu’il est : une étape nécessaire à l’intérieur d’un ensemble de processus réguliers qui reviennent régulièrement, donc cycliques et construits sur la base des phases à venir. (..))Ce qui compte ; ce n’est pas de connaitre le mouvement abstrait d’une planéte dans l’espace mais surtout le «  degré d’évolution cyclique » auquel  est parvenue toute relation planétaire (au moment choisi du thème) «

Et plus loin , Ifrah poursuit :

« Un aspect est certes l’image d’un instantané pris à la naissance mais aussi et surtout dit DR l’image d’un film qui se déroule de façon continue, régulière, c’est une phase d’un cycle donc un élément dynamique et non un mouvement arrêté, favorable ou défavorable »

 

Rudhyar avait le souci de conférer une dynamique au thème mais n’était-ce point-là une tâche impossible ?  En astrocyclologie nous avons résolu le problème en renonçant carrément au thème pour ne plus considérer que le cycle.  L’erreur, c’est d’utiliser les mêmes notions dans les deux cas, comme pour les transits qui sont un compromis boiteux  entre le thème et le cycle. Le problème des transits, c’est qu’ils véhiculent une idée d’hyper-précision tout comme la synastrie. Ce qui fait sens au niveau prévisionnel est  aberrant quand il s’agit de travailler sur les thèmes (radix/transit ou deux thèmes à comparer). On bascule alors dans une mathématique qui n’a pas lieu d’être dans le domaine psychologique alors qu’elle est tout à fait à sa place au niveau prévisionnel à condition bien entendu de se situer dans un processus fluide et continu et non dans le cadre d’un cliché ponctuel.  M. Moysan semble avoir confondu allégrement les règles d’interprétation des thèmes avec celles de lecture des cycles !

Mais abordons un autre  point lié à la question du cycle chez Dane Rudhyar, toujours dans l’étude d’Ifrah :

« Tout cycle débute à la conjonction pour se développer en passant par l’opposition, pour s’achever à la nouvelle conjonction, elle-même point initial du cycle suivant. »

Une telle présentation est généralement admise (on l’a notamment relevée chez Y. Lenoble). Nous l’avons déjà rejetée (cf. nos textes sur le blog  nofim). Selon nous, le cycle commence avant la conjonction qui est un moment fort et non un point de départ. La conjonction a une fonction magnétique, elle est un signal qui se repère avant d’être atteint et qui perdure bien après

D’ailleurs, Rudyar décrit ainsi par ailleurs le cycle des saisons :

 

« Du Bélier à la Vierge, la « force de jour »  (.) permet à l’être de développer dès sa naissance ses potentialités individuelles d’une façon primitive, spontanée. (…) Avec l’apparition de l’équinoxe d’Automne,  (..) la force de  nuit  devenue l’égale de la force de jour (…) pourra  en tant que force centralisante et unifiante permettre aux tendances coopératives et sociales de se développer. «  Il situe donc le bélier en début de cycle, avec l’équinoxe de printemps. Mais la conjonction n’est pas une valeur équinoxiale mais solsticiale. La nouvelle lune est considérée conventionnellement comme le début du mois (notamment chez les Sémites) mais en réalité,  elle correspond au fonds du ciel, au nadir, à ce qui est le plus éloigné de la « lumière » conjonctionnelle (Saturne lié à une des 4 étoiles fixes royales). La nouvelle lune est en fait hivernale et c’est la pleine lune qui est estivale. Le commencement est équinoxial et prépare la montée vers la conjonction ou la descente vers la disjonction. Il y a deux commencements comme dans la religion juive : à Pâques (Nissan) au printemps et à l’automne (Nouvel An, Yom Kippour).

 

Nous avons divisé le cycle de 7 ans en trois et non en deux ou en quatre.  Nous pensons en effet,  que le fait de parvenir  ainsi à 12  secteurs de 28 jours a du fasciné les esprits des Anciens, d’autant que le 12  se retrouve dans le calendrier avec les 12 mois (mois à rapprocher de Lune, moon/month). De la sorte, la part obscure du cycle n’est que d’un tiers, c’est le temps intermédiaire entre la fin d’une phase conjonctionnelle de 56 mois  et le début d’une nouvelle phase conjonctionnelles. Nous employons volontiers le terme entonnoir mais la forme (horoscopique) « fonds du ciel » (opposée au Milieu du Ciel  MC)  nous parait très évocatrice, il y a une sorte de gravitation vers le bas, une chute, une descente aux Enfers.  Cette attraction négative peut se manifester dès les derniers mois de la période conjonctionnelle mais également décliner  dès les deniers mois de la période disjonctionnelle.

De toute façon,  la loi que nous posons est simple et n’exige pas une division aussi tranchée car les astres n’agissent que s’ils sont relayés par certains leaders et ces leaders peuvent capter les signaux plus ou moins promptement tout comme autrefois, le veilleur devait  voir le tout premier croissant de lune, aussi ténu fut-il pour que l’on puisse annoncer le nouveau mois (néoménie). Il y a deux types de leaders (cf. notre étude sur  la chute de l’Allemagne à la fin de la Seconde Guerre Mondiale), ceux qui vont mener vers les hauteurs et ceux qui vont  conduite vers le bas. Au risque de choquer certains, mais l’astrologie a le droit de regarder le monde avec les (nouvelles) lunettes qui sont les siennes, un De Gaulle ou un Gorbatchev ont été les fossoyeurs des empires dont ils avaient la charge, à 30 ans d’écart. De même, en sens inverse, d’autres leaders ont su bâtir, même pour une courte durée, de nouveaux empires, que ce soit par la guerre ou par la diplomatie.

Ce n’est pas en dressant les thèmes de De Gaulle ou de Gorbatchev que l’on aurait pu déterminer quels leaders ils seraient. Ce sont les circonstances qui font de tel homme un partisan de la cause impériale ou au contraire de la cause nationale. La paix franco-allemande (un processus assurément conjonctionnel précisément parce que contre-nature) de 1940 était insupportable pour De Gaulle., ce qui en fit un leader de type B, qui sera porté, notamment en 58, par une période B. Tout l’art de l’astrologue est de déterminer  la catégorie à laquelle associer tel leader. (cf. notre étude sur l’astrologie d’entreprise sur le blog nofim)

Or, quand nous lisons que la conjonction est le point de départ d’un cycle et que le premier carré correspond à l’exaltation de la dynamique cyclique, on ne peut se tromper davantage car  ce premier carré post conjonctionnel annonce au contraire le passage vers l’entonnoir du fonds du ciel. C’est comme confondre le printemps et l’automne, d’autant que ponctuellement on risque en effet de les confondre. On attend précisément de l’astrologue qu’il ne commette pas de pareilles bévues. Malheureusement, quand  un astrologue doit combiner plusieurs cycles, comment voudrait-on qu’il ne perdît pas le Nord ?

Pour en revenir à la théorie des aspects, l’on peut regretter que l’on confonde le plus souvent les carrés appliquants et les carrés séparants car c’est bien là que le clivage entre « bons » et « mauvais » aspects peut se faire et non entre carrés et trigones ! Les « bons » aspects sont ceux qui nous rapprochent de la conjonction de Saturne avec une des 4 étoiles fixes royales et les « mauvais » ceux qui nous conduisent tout droit vers le « fonds du ciel », en chute libre.

A propos d’orbes, en réalité, ce sont les aspects qui en astrologie prévisionnel jouent ce rôle.  Rappelons enfin qu’en astrocyclologie, on retrouve les systèmes des 90° d’Ebertin (neunzig Grad) et donc tout se joue sur 90° et non  sur 360°. Une opposition  passe à 45° et ainsi de suite. En astrocyclologie, les seuls aspects sont ceux qui mesurent la distance entre Saturne et les 4 étoiles fixes royales.  Kepler ne semble pas avoir, il y a 400 ans, songé à réintégrer les étoiles fixes dans sa réforme de l’astrologie. A partir du moment où l’on dispose des aspects, quel intérêt peut-on avoir pour les signes du zodiaque ?  On ne retiendra du Zodiaque que les étoiles fixes royales. On a là une dualité fondamentale entre le fixe et le mobile, ce qui renvoie peu ou prou  à celle qui distingue le soleil et la lune (12 fois plus rapide). Nous rejetons l’idée chère à Barbault de « cycle planétaire » reliant deux planètes  et qui ne respecte pas la numérologie inhérente au système solaire. Saturne n’est en lien avec la Lune, qu’autour du nombre 28 mais il ne produit ce nombre que lorsqu’il est connecté avec une étoile. Associé à une autre planéte, Saturne perd ipso facto cette similitude numérique avec la Lune (un an pour un jour).

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JHB

04. 10  13

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

La notion de curseur en astrologie

Posté par nofim le 3 octobre 2013

Les facteurs- curseurs en astrologie : ascendant, Soleil, Saturne, Lune

Par  Jacques Halbronn

 

Dans les années 50,  la notion d’Ascendant fut privilégiée par les astrologues. Cela  ressort notamment des textes qui paraissent à l’époque dans la collection du Seuil auquel est lié  le nom d’André Barbault.  Mais celui-ci avait collaboré au travail de Claire Santagostni qui n’était d’abord il est vrai paru que sous une forme très artisanale. (Ronéoté et agrafé) : » sous le titre de Cours d’astrologie psychologique. Ière partie  Symbolisme planétaires et zodiacaux. Enseignement par la méthode synthétique et globale  et l’observation de dessins d’enfants par Claire Santagostini avec la collaboration de André Barbault, Vice-président du Centre International d’ Astrologie, Maurice Munzinger Professeur de dessin de la Ville de Paris , Paru  chez Claire Santagostini, rue Sarette, Paris, 1954», qui était un cours par correspondance. Ce travail reparaitra en  1976 et sera plusieurs fois réédité tout au long des années 80,  mais désormais sans aucune mention du nom de Barbault au titre. (Initiation à l’Astrologie  Globale,  Paris, ed. Traditionnelles) à la demande de l’un ou de l’autre.

Il nous faut relever l’importance considérable attribuée dans cet ouvrage au signe ascendant, ce qui n’est probablement pas sans rapport  avec l’accent mis sur la morphopsychologie, l’ascendant étant souvent considéré comme correspondant au physique de la personne.

Lisons donc  ce que  Santagostini écrit : » L’Ascendant est marqué par une fléché. C’est un point très important du thème. Il symbolise le moi.   C’est d’ailleurs au lever du soleil que tout naturellement nous nous réveillons et que notre moi reprend conscience de lui-même » (p. 32 Ed  76) On notera d’ailleurs que l’importance de l’heure de naissance vaut avant tout pour le calcul de l’Ascendant.

Claire Santagostini participera à la Collection Zodiaque des Ed. du Seuil (1957) laquelle accordera une place importante au dit calcul (dans ses pages roses)

Barbault écrit (pp. V-VI) : « Le mouvement de rotation de notre globe, la Terre constitue aussi une roue de fortune (sic) qui met successivement en valeur les douze signes dans le cours de la journée, c’est une affaire de lieu et de moment de naissance. Le point privilégié est le degré du zodiaque qui, à l’heure et au lieu de naissance pointe à l’horizon oriental, c’est là que le ciel se lève, là que montent les étoiles, là que commence le jour quand le Soleil s’y trouve. Ce point spécial, c’est l’Ascendant (ascension des astres) et le signe zodiacal qui s’y trouve est dit signe Ascendant, alors que le signe du mois de naissance est appelé signe solaire (…) Ce signe  Ascendant (…) a autant, sinon plus d’importance que le signe solaire ; c’est pourquoi il est fréquemment cité dans nos ouvrages. Et quand la naissance n’a pas eu lieu au lever du jour, il importe de prendre en considération la combinaison des deux notes zodiacales du Soleil et de l’Ascendant (…) Cette mise au point nécessaire nous conduit à une conclusion  embarrassante : le symbolisme du signe peut se reconnaitre chez un individu qui n’est pas né dans le mois zodiacal auquel il correspond  (..) Nous sommes en présence  d’une typologie[solaire] qui, comme telle, est fondée statistiquement en ce sens qu’elle est valable pour le grand nombre sans être une garantie d’authenticité pour tel ou tel  cas particulier »

L’importance accordée à la détermination de l’ascendant est particulièrement mise en évidence dans Psychologie Zodiacale de Robert Dax (Reed Arista, Paris, 1983) ; d’abord paru en 1933 ‘(Votre Etoile etc), se veut un outil pour déterminer l’Ascendant ou le confirmer.  D’entrée de jeu Dax parme du « tempérament zodiacal » : « Le Tempérament zodiacal exprimé par la position de l’Ascendant, lié à la fois au mouvement diurne et annuel, reste fondamental »

 

Dès le début du XXe siècle, Paul Flambart (alias Choisnard) avait lancé des recherches statistiques sur les « ascendants «  en signe d’air   censés prédominer pour certaines catégories de personnes.

Rappelons que l’ascendant porte aussi le nom d’horoscope et que ce que l’on appeler « horoscope », est une abréviation pour  les 12 maisons de l’horoscope qui constituent le  cadre du thème.

 

Que dit Gouchon (dans son Dictionnaire Astrologique, Paris, 1935, pp. 35-36, Reed  Dervy) à l’entrée « Ascendant » ? « C’est le point le plus important  d’un thème, le commencement de la maison I, sur laquelle s’appuie  l’interprétation   de toute la carte natale (…) On consulte  l’AS surtout pour les caractéristiques physiques et psychologiques »

En 1935, Louis Ferrand (Traité Pratique d’Astrologie, p. 22) écrit que l’ascendant  «  représente la terre et typifie la forme physique par laquelle l’individualité s’efforce d’exprimer  autant d’elle-même qu’elle le peut, selon son degré d’évolution et d’expérience » Cet auteur est fortement marqué par les milieux spiritualistes de son temps  et se référé souvent à  Léon Denis, un métapsychiste.

Force est donc de constater toute l’importance accordée durant la première moitié du XXe siècle à l’ascendant et à sa combinatoire avec le Soleil. Mais cela se poursuit  jusqu’à nos jours

Marie Delclos « Il nous montre comment nous apparaissons aux yeux des autres, tant dans notre comportement que notre personnalité, physique et morale  (Prévoir votre avenir,  Ed  Trajectoire ; 2001,

p. 5)

Hadés :   (Astrologie sans calcul par l’Ascendant, Ed Bussière ; 1988, p. 13) : « Cet Ascendant qui donne des renseignements sur le caractère, la santé, le destin etc. rêvé donc une grande importance »

Martin Schulman  Astrologie Karmique. L’ascendant, reflet de la personnalité, Ed Age du Verseau-Rocher  1995, p.13) « L’ascendant se présente comme une « porte » ouvrant sur la compréhension de la réalité » En Quatrième de  couverture « On ignore qu’il est aussi porteur de toutes les énergies que l’être humain a développées dans ses vies antérieures »

 

Autant d’exemples qui démontrent que ce point « ascendant «  a fait l’objet de nombreux commentaires tendant à lui accorder un statut central. Cela se comprend du fait précisément que ce n’est pas une planéte, ce qui lui donne un avantage même par rapport au soleil souvent assimilé en astrologie à une planéte (cf. le dispositif des domiciles et des exaltations). Dans un précédent article, nous avions proposé de voir dans l’ascendant une sorte de curseur neutre, s’imprégnant tour à tour des signes qu’il traverse. On devrait dire que l’on a son ascendant dans tel signe et non que l’on a tel ascendant pour signe. Au vrai, le soleil quand on s’en sert au niveau mensuel est également neutre et désigne lui aussi un certain signe au point que l’on se dit de tel signe sans préciser que c’est le soleil qui s’y trouve. Il reste que ces deux notions semblent bel et bien faire double emploi et que l’on arrive à désigner un signe par deux voies différentes. Ne serait-on point-là  en plein syncrétisme avec les doublons qui en sont le syndrome ? Il faut avouer que les tentatives pour distinguer l’usage de l’ascendant de celui du signe peuvent sembler assez  spécieuses, ce qui implique de distinguer dans la personnalité plusieurs instances (ce qui n’est pas sans évoquer Freud et ses instances). Du point de vue de l’astrocyclologie, nous dirons qu’ici tant l’ascendant que le soleil s’inscrivent dans une logique cyclique, passant d’un signe au suivant, ne se fixant sur aucun et quelque part n’étant associé à aucun. Certes, l’on dit que le domicile du soleil est en lion mais cela n’a pas lieu d’être en dehors d’une astrologie du septénaire qui distribue les signes entre les planètes. Saturne, en astrocyclologie a exactement le même statut que l’ascendant et le soleil, il change de nature au cours de son cycle et des étoiles qu’il croise mais il n’apport pas de tonalité proprement saturnienne comme ce serait le cas dans un thème.

Cela dit, de même que le cycle de Saturne se constitue par rapport à ses conjonctions avec les 4 étoiles fixes royals, en astrocyclologie,  avec l’organisation interne de chaque cycle de 7 ans  en 3 temps, de même  les 12 maisons sont calculées à partir de l’ascendant ( cf Yves Christiaen  L’Ascendant seul n’est pas l’horoscope.  Ed CEDRA-Asralis  1992  ), tout comme les 12 signes le sont à partir du point vernal. Les aspects servent à baliser  les subdivisions et les intervalles. On est là dans un processus de dérivation et ce qui est dérivé n’a qu’une existence structurelle.

Ce qui est commun à ces divers systèmes (Ascendant, soleil, Saturne), c’est qu’ils prévoient  plusieurs  catégories et en tout état de cause au moins deux, ce qui est un strict minimum pour un cycle. Pour  l’ascendant et le soleil, on peut distinguer en effet, comme le fait Rudhyar, entre deux hémicycles. Et pour Saturne, une période A  et une période B.

Mais comment savoir si telle personne est plus en phase avec un hémicycle plutôt qu’avec l’autre ? Est-ce en prenant pour curseur l’heure de naissance ou le mois de naissance ? En astrocyclologie,  on ne procède pas ainsi  et l’on détermine les attributions  empiriquement, cliniquement, expérimentalement voire par le moyen de tests (cf.   notre postface des Personnalités Planétaires de M. Gauquelin, Ed  Trédaniel  1992). Nous avons ainsi montré que De Gaulle appartenait au type B et était favorisé par conséquent par les périodes B  (cf  L’Astrologie Sensorielle, in Cosmopolitan,  janvier 1977) à l’inverse de Hitler  qui est type A. De Gaulle représente, qu’on le veuille  ou non, un certain nationalisme (« une certaine idée de la France ») qui ne s’assume pas bien comme impérial tandis qu’Hitler incarne un expansionnisme et un annexionnisme (Anschluss)
On est perplexe, en tout état de cause, devant des typologies zodiacales  qui vont bien au-delà de la dualité et qui font écran avec elle. En quoi serait-il si gênant de dire que telle phase comporte plusieurs signes plutôt que de vouloir qu’il y ait autant de phases que de signes ? Il est vrai que les astrologues auraient bien du mal à ne s’en tenir qu’à une dualité psychologique pour qualifier les gens. Pourtant avec toutes les planètes dont ils se servent, ce serait déjà un moindre mal que de n’avoir que deux phases par planéte.

En tout état de cause,  il nous semble acquis qu’en astrologie, tout cycle doit se diviser en 4, ce qui condamne toute division en  12, sauf à admettre un redécoupage subséquent en 4. (4 saisons, 4 angles, 4 phases etc.).

Ce que nous reprocherons donc aux tenants de l’ascendant ou du soleil, c’est avant tout qu’ils n’ont pas pris la peine de diviser le Zodiaque en 4parties égales sur le plan non seulement de la durée mais de la signification. Tous ces auteurs de manuels nous assènent une douzaine de types alors qu’au bout du compte il ne devrait  y en avoir que deux. Il est certes utile astronomiquement de situer les astres dans le ciel avec une certaine précision spatiale mais il faut construire par-dessus. Nous sommes ainsi  hostiles à la production de  12 livrets zodiacaux (même si nous avons dirigé, en partie, la série des éditions Solar, au début des années 80)

Il faut avant tout éviter de cristalliser les subdivisions – ce qui risquerait de tout compartimenter au point de ne plus capter la dynamique cyclique. On évitera donc  de singulariser par trop chaque signe par rapport  à son voisin car en cassant le processus cyclique, on risque bel et bien de déboucher sur une astrologie poussive qui est gênée aux entournures.  On évitera qu’au nom du symbolisme, on construise ainsi des entités radicalement distinctes les unes des autres et sans passerelle entre elles.

En fait, on peut fort bien – comme dirait J. P. Nicola- s’en passer totalement et le remplacer par des notions plus simples, plus intelligibles et mieux maitrisées, non corrompues par le temps et la transmission. Comment un matériau devenu aussi  hétéroclite et hétérogène n’aurait pas d’incidence notamment sur la constitution d’un modèle prévisionnel  viable et fiable ? Quant à se féliciter de ces intrications symboliques pour que chacun ait droit à un thème spécifique, c’est là malheureusement un écueil dont l’astrologie actuelle n’est pas protégée. L’idée d’une astrologie personnelle (chère à Dane Rudhyar)  fait obstacle au progrès de l’astrologie  et empêche d’appréhender la dualité. Ce qui fait de chacun de nous des êtres différents, ce sont les péripéties cycliques ou non de la vie, plus ou moins bien vécues mais dont les répercussions dépassent singulièrement les bornes de l’astrologie.

 

JHB

03 1O  13

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De Gaulle et Hitler au regard de l’astrocyclologie

Posté par nofim le 3 octobre 2013

La chute de l’Allemagne nazie au prisme de l’astrocyclologie

Par Jacques  Halbronn

 

 

Nous avons déjà donné  de nombreux exemples de crises systémiques correspondant au passage de Saturne à la fin d’un signe mutable, ce qui correspond aux derniers mois de la période conjonctionnnelle de 56 mois (débutant au commencement d’un des 4 signes fixes), ce qui recoupe le début de la Seconde Guerre Mondiale, à la sortie d’un signe cardinal (cf. notamment notre article sur l’entonnoir,  blog nofim), avec une montée en puissance.  60° plus tard (et donc à peu près autant de mois), l’on entre dans la période de disruption, de démantèlement comme ce sera le cas en 1989 pour le bloc communiste et les pays satellites de l’URSS (rideau de fer) avec Saturne en capricorne. En 1943, c’est le début de la phase descendante (solsticiale), au lendemain de la conjonction de Saturne avec Aldébaran donc d’un certain reflux mais très progressif. En juillet 43, Saturne passe dans le troisième décan des Gémeaux  et pénètre en cancer, en juin 44, ce qui correspond au débarquement « allié » en Normandie. .

La comparaison entre la fin du « bloc » sous domination allemande et la fin du « bloc » sous domination russe est parfaitement mise en évidence par le fait que Saturne atteint alors le mi- point entre les deux étoiles fixes royales qui précédent et qui suivent, ce qui est la définition de la disruption et d’une difficulté croissante à coordonner les énergies, à maintenir  les « empires ». (cf. aussi 1960 et l’effondrement de l’empire colonial e français en Afrique, 30 ans plus tôt donc avec Saturne au même endroit, en capricorne)

Quels enseignements tirer de cette lecture et en quoi cela diffère-t-il  des conclusions de divers travaux d’historiens (cf.  P. Kennedy,  Le grand tournant. Pourquoi  les Alliés ont gagné la guerre  1943-1945, Ed  Perrin, 2012) ?  Il nous apparait que dans les deux cas il y  a eu implosion du fait d’une énergie conjonctionelle  défaillante.  Ceux, qui auraient pu maintenir  la cohésion de l’ensemble ainsi constitué d’un seul tenant (Europe Occidentale sans la Grande Bretagne, dans un cas, Europe Orientale dans l’autre).ne sont plus à la hauteur de la tâche et cela favorise les forces centrifuges.

L’erreur à surtout ne pas commettre serait de penser que la victoire des adversaires de l’Axe ou  du Communisme correspondrait à un moment fort sur le plan astrologique alors que l’on assiste dans les deux cas  à une dépression. (Anti-culmination), qui voit triompher les forces de dispersion, de déconstruction.

On ne comprend pas bien les enjeux autour des conjonctions de Saturne si l’on n’a pas admis le principe selon lequel la conjonction favorise les empires et la disjonction les menace de clivage et d’ébranlement.  La défaite allemande est liée à un essoufflement de l’Allemagne et de son leader Hitler tout comme la déconfiture soviétique est fonction d’une impuissance du leadership russe à garder le contrôle de la situation.

Cela signifie qu’au prisme de l’astrocyclologie,  la réussite des ennemis de l’Allemagne ou de celle des ennemis de la Russie  est considérablement  déterminée par un lâchage de l’énergie conjonctionnelle  au profit de forces de type B, selon la terminologie de l’astrocyclologie En août 45, Saturne est au milieu du signe du cancer, marquant ainsi une sorte de nadir. C’est le moment d’Hiroshima et de Nagasaki qui conduit à la capitulation nippone…La capitulation allemande de mai 45 est liée à la même configuration Saturne/signe cardinal, mais quelques degrés (et donc mois) plus tôt.

Le cas de De Gaulle est emblématique : il n’est nullement porté par  la phase conjonctionnelle mais bien par la phase disruptive. La chute de l’Allemagne coincide avec la remontée de la France qui parviendra à tirer son épingle du jeu honorablement et être membre du Conseil de Sécurité, contre toute attente, à l’ONU. L’entrée de Saturne en cancer favorise l’ascension de De Gaulle. En 58, à la fin du sagittaire, De Gaulle profitera du désordre algérien et de celui de la Ive République finissante. En ce sens, au regard de l’astrocyclologie, De Gaulle est un « petit » chef qui n’existe que par le déclin d »un « grand » chef. En 58, à la fin du sagittaire, De Gaulle profitera du désordre algérien et de celui de la Ive République finissante. En ce sens, au regard de l’astrocyclologie, De Gaulle est un « petit » chef qui n’existe que par le décli d »un « grand » chef…Il quitte le pouvoir au printemps  1969, alors que Saturne approche du signe du  taureau, à l’extreme fin du bélier, ce qui correspond au début d’une nouvelle phase conjonctionnelle. Au regard de l’astrocyclologie d’entreprise (cf notre texte sur ce sujet sur le blog « nofim »), l’homme De Gaulle est  favorisé par le « triangle » disjonctionnel et traverse péniblement l’espace conjonctionnel. On comprend mieux pourquoi il sera l’homme de la dissolution de l’empire colonial français en 1960. C’est une sorte de Gorbatchev  français ! De Gaulle est l’homme de la décadence française, d’une France qui tient certes sa place dans le concert des nations mais sur un mode mineur.

On aura compris que l’asrtrocyclologie n’a pas vocation à recouper des analyses éculées mais bien à porter un nouveau regard sur les hommes. Quitte à  démystifier certaines représentations.

A phase cononctionnelle, leader conjonctionnel qui va conduire à un remembrement, à phase disjonctionnel, leader disjonctionnel  qui va accompagner la dislocation.  D’où l’attitude ambiguë de de Gaulle envers le projet européen de dépassement des conflits. Rappelons que la Seconde Guerre Mondiale a d’abord été un processus de réunification de l’Europe auquel De Gaulle s’opposera vigoureusement en 1940. Alors que Saturne entame  une nouvelle phase conjonctionnelle, au début du taureau, extrêmement favorable à Hitler et à ses projets expansionistes.

 

JHB

03. 10  13

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Astrologie et recherche universitaire

Posté par nofim le 3 octobre 2013

 

L’Astrologie universitaire

Par  Jacques Halbronn

 

 

En 1975, nous avons fondé le
Mouvement Astrologique Universitaire. A quoi correspondait un tel intitulé et
qu’est-ce qu’il promettait pour l’avenir ? Un quart de siècle plus tard,
environ, Patrice Guinard fonda le Centre Universitaire pour la Recherche
Astrologique (CURA). En 2000, les deux structures organisèrent un Colloque
« Frontières de l’astrologie » (cf. sur teleprovidence.com et résumés
sur le site du CURA).

Qu’est-ce que des astrologues
– si l’on emploie ce terme au sens large de personnes engagés dans une réflexion
de longue durée sur l’astrologie-
peuvent apporter du fait qu’ils sont passés par l’Université à un niveau
supérieur (troisième cycle, mémoire, thèse) ? Et l’on pourrait poser la
question à l’inverse : qu’est ce qui manque à un astrologue qui n’a pas
fréquenté  l’Université  dans le cadre d’une recherche ? On
répondra que cet astrologue resté en marge de l’Université souffre d’un complexe
d’infériorité. Lisons ce texte – « L’impéritie des astrologues »
de
Guinard qui nous parait bien résumer le problème (cf. Trois Sept Onze, n°
18, Mars 2000) « Autocritique  des
astrologues », repris du chapitre 13
du « Manifeste Astrologique « pp  9-10)

« Le praticien  corrobore le fait accompli, le consensus  socio-culturel et le statuquo idéologique
comme si la pratique astrologique était en mesure de justifier par on ne sait
quel quintile ou mi- point  jusqu’à
l’ultime niaiserie de la production médiatique et comme s’il était en mesure de
la comprendre astrologiquement. Par ailleurs, il  utilise de préférence des ouvrages de  vulgarisation ou de seconde main qui
desservent le sérieux potentiel de son discours. Si l’astrologie  veut
accéder à une respectabilité intellectuelle, elle doit se hisser au
niveau des exégèses et des travaux de recherche avancés et être en mesure à
l’occasion de réfuter  certains discours  en proposant des interprétations  argumentées. Tant  que les astrologues seront incapables de
montrer aux intellectuels et aux philosophes, et ce malgré le don quichotisme
d’une telle démarche en quoi leur  savoir
permet d’accéder à une compréhension singulière du fait humain, on ne les
« croira » pas plus qu’on n’aura d’égard pour leur discipline »

Ce propos nous renvoie à une
récente polémique que nous avons eue avec Christian Moysan qui nous reprochait
carrément d’avoir l’audace de ne pas vouloir à tout prix recouper les
représentations en vigueur de tel ou tel événement. Nous lui avions répondu, à
l’instar de ce que dit Guinard, que nous avions parfaitement le droit de présenter
toutes  données sous un autre jour.

Le problème de Moysan et de
tant d’autres astrologues qui se disent « chercheurs », c’est qu’ils ne
voient pas comment ils pourraient faire autre chose que de recouper ce qui a
été déjà été « établi » par ailleurs et par avance à la façon dont
tant de pianistes ne conçoivent pas qu’ils puissent composer eux-mêmes quelque
musique, par manque de confiance en soi. Quelle audace vraiment de la part des astrologues
que de vouloir donner des leçons aux chercheurs ayant pignon sur rue ! On
a bien là la manifestation d’un sentiment d’infériorité qui fausse totalement
la démarche de l’astrologie, comme l’a bien compris l’auteur du Manifeste
Astrologique. Décidément, l’astrologie  a
bien du mal à se positionner.

Il est vrai que nos
astrologues sont tellement à l’aise pour expliquer tel événement par
« son » thème qu’ils  auraient
bien tort, de quitter la proie pour l’ombre et de se mettre à échafauder des
lectures des « faits » qui ne sont pas ratifiées par la littérature
consacrée au sujet considéré. L’astrologie à la Moysan n’est autre qu’une
astrologie miroir, qu’un processus de traduction, d’encodage. L’astrologue se contente
de montrer que l’on peut  formuler
autrement ce que l’on sait déjà.

Or, être passé par
l’Université à un certain niveau, cela implique précisément que l’on est
parfaitement conscient qu’il est possible d’exposer les choses non pas tant
sous une autre forme mais avec un autre fonds et dans un autre esprit qui, à
nos yeux, a vocation à être cyclique. Un historien qui n’a pas une lecture
cyclique des événements ne pourra appréhender ceux-ci comme nous. Il ne reliera
pas les données de la même façon.  Alors
M. Moysan se lève et déclare que l’on triche, que l’on arrange les faits pour
que cela colle avec notre modèle.

Et cela doit probablement
être ainsi  en toute occasion :
l’astrologue qui parle à son client doit
impérativement, à l’entendre, confirmer ce que d’autres approches ont
instauré.  C’est dire que l’astrologie de
Moysan doit faire profil bas, elle n’a le droit que de répéter ce que les autres
domaines ont établi de façon à ce qu’on la tolère.

Sans vouloir
psychanalyser  Moysan, on a vraiment
l’impression de quelqu’un dont la famille a dû chercher à s’intégrer et qui ne
pouvait se payer le luxe de faire entendre sa voix.  Et M. Moysan entend que l’astrologie se
conforme à une telle stratégie car la « reconnaissance » est à ce
prix. Que l’on songe à un chercheur en physique qui  ne ferait que repérer ce que l’on sait déjà,
croit-on vraiment qu’il serait applaudi et respecté ? Il  ne faut pas confondre l’enseignant et le
chercheur et il est temps qu’une certaine stratification sociale soit
respectée. Imaginez un chef d’Etat  qui
se comporterait auprès d’autres chefs d’Etat comme un larbin !

Ou alors, une autre stratégie
qui semble avoir été celle de Claire Santagostini (proche d’André Barbaut dans
les années cinquante. Ils étaient tous
deux vice-présidents du Centre International d’Astrologie) et qui
consiste à s’intéresser aux pathologies.
Son Cours d’Astrologie Psychologique Ier Partie Symbolismes planétaires
et Zodiacaux (avec la collaboration d’André Barbault, est-il indiqué. (la
réédition de 1976 (rééditions 1980 et 1984), ne mentionne plus Barbault alos
que l’original, vingt ans plus tôt, l’indiquait) On propose pour les débutants
en astrologie d’étudier des thèmes d’enfants « attardés ou
anormaux » : elle s’explique ; « ces thèmes  sont aux thèmes des gens normaux ce que la
caricature est au portrait : les traits en sont fortement accusés et les
nuances à peu près absentes. Aussi sont-ils particulièrement indiqués pour
apprendre sur le vif les éléments essentiels de la connaissance
astrologique ». Or, il nous apparait que l’astrologie n’a rien à faire
dans une telle galère, elle dont la raison d’être est la cyclicité et non ce
qui est figé dans le temps

 

Par ailleurs,  certains astrologues ne veulent pas que l’on
touche à leur astrologie, ce qui serait également une forme de tricherie car si
‘l’on doit modifier l’astrologie pour qu’elle corresponde à une certaine observation,
où va-t-on,  n’est-ce pas ?

Et de fait, pour notre part,
nos observations sur le terrain nous conduisirent à revoir certaines notions.
C’est ainsi que fin 2000 nous déclarions
(cf.  « pour une
ethno-astrologie », Trois Sept Onze,
n° 21, Décembre 2000, pp . 26 et seq.) décaler le début des phases de
Saturne des signes cardinaux vers les signe mutables (qui les
précédaient) :

«A la suite de récentes
recherches, j’ai donc élaboré un modèle qui s’appuie cette fois sur le passage
de Saturne au début de chaque signe mutable«
(extrait d’un  article en date du  4/ 9/ 2000). Ce n’est que par la suite que
nous comprîmes que la meilleure explication astronomique de ce début en signes minables
tenait au fait que les 4 étoiles fixes royales s’y trouvaient. Il nous fallut
encore du temps pour comprendre qu’il fallait introduire une cyclicité au sein
même du cycle de 7 ans.

Savante progression donc qui
exige à la fois de repenser ce qui se passe dans le monde et de redessiner
(redésigner) l’outil astrologique. Il y en a à qui cela donne le vertige et qui
ne semblent guère taillés pour la recherche fondamentale. On aura compris que
l’astrologie ne saurait se laisser dicter sa loi par d’autres disciplines
lesquelles doivent en fait lui fournir un matériau brut qu’elle prendra la
peine et le temps de retraiter.

On terminera par cet extrait
d’une quatrième de couverture : l’auteur »  « découvre plusieurs données
essentielles qui manquaient à
l’explication   de la victoire  des Alliés et renouvelle  en profondeur l’histoire de la Seconde Guerre
Mondiale » (Le grand tournant. Pourquoi
les Alliés ont gagné la guerre. 1943-1945,   Paris, Perrin, 2012) Oui, nous pensons que
l’astrologie peut « renouveler «  notre perception non seulement des
causes des événements mais notre lecture des dits évènements tout comme elle
est susceptible de faire apparaitre certains événements comme plus (ou moins)
déterminants qu’on ne l’avait pensé. Il serait malheureux de construire un modèle
sur  des bases historiques fragiles. C

 

 

 

 

 

JHB

03.04  10

 

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la guerre de 1870 au prisme de l’astrocyclologie

Posté par nofim le 2 octobre 2013

 

La fin du Second Empire, la
Commune au prisme de l’astrocyclologie

Par  Jacques
Halbronn

 

 

Le grand avantage de
l’astrocyclologie, c’est qu’elle a le mérite d’être prévisible outre son
aptitude à prévoir. (prévoyante). On ne pourrait  en dire autant de l’astrologie ordinaire qui,
elle, est totalement imprévisible au sens où le nombre de combinaisons qui
peuvent intervenir est quasiment infini d’une fois sur l’autre.  A chaque coup, on a droit à un autre
scénario ! Toujours, certes, au nom de l’astrologie mais d’une astrologie
protéiforme et de ce fait imprévisible et éminemment changeante. Or, on dira
tout ce qu’on veut de l’astrocyclologie mais elle ne présente pas une telle
particularité et il n’y a pas 36 scénarrios possibles, ce qui peut, à la
longue, peut se révéler ennuyeux et notamment ne pas exiger de dons
particuliers pour  faire son choix au
sein d’une carte du ciel assez touffue. Autrement dit, l’astrocyclologie est
beaucoup plus répétitive que l’astrologie actuellement dominante et donc sans
surprise même pour le tout débutant
voire pour le profane qui peut s’initier en un rien de temps.

Comment se présente la fin du
Second  Empire et ce qui suivit au prisme
de notre système ? Consultons les Grandes Ephémérides de Gabriel (Ed
Trédaniel, 1990)

Napoléon se rend aux
Allemands le 2 septembre  1870. Saturne
est à 262° de longitude, soit à 22° Sagittaire, ce qui correspond à la fin de
la longue période de 56 mois qui s’articule sur la conjonction avec l’étoile
fixe Antarès. Le contexte est d’ailleurs assez semblable à celui de
l’assassinat de Jaurès en juillet  1914 (cf.
notre récent  article à  lire sur le blog  nom), à la fin des Gémeaux, ce qui correspond
à une configuration analogue selon l’astrocyclologie…Le 4 Septembre de la
même année 1870, c’est la République et donc la fin de l’Empire. Nous savons
qu’en astrocyclologie que l’extréme fin de la phase descendante de la phase A
est une « descente aux enfers » pour tous les processus unitaires,
comme ce fut le cas en 1960 ou en 1989 mais aussi en mai 68, avec des
incidences diverses mais l’astrocyclologie ne prétend pas appréhender un
contexte global – ce qui est complétement chimèrique mais constitue une
tentation parfois compulsive et irrépressible chez plus d’un praticien – mais
constituer un élément de ce contexte.
Cette phase « B » va s’accompagner (cf. l’armistice de
Versailles de fin janvier  1871, Saturne
est alors à 5° capricorne) d’une ponction de 5 milliards de francs ainsi que  d’une perte de l’Alsace (hormis Belfort) et de
la Lorraine septentrionale.(autour de Metz), ce qui n’est pas sans nous faire
songer à la Guerre des Six Jours qui ébranla le monde arabe et lui fit perdre
certains territoires (Golan, Gaza, Sinaï et bien entendu la Cisjordanie (avec
ses lieux bibliques)  et les lieux
saints  de  Jérusalem), Saturne étant alors au début du
bélier, à  45° environ (x4= 180°) de
Fomalhaut.. On en arrive à une véritable Guerre civile entre
« Versaillais »  et
« Communards » (notamment près de la Butte aux Cailles). La capitale
se soulève.

C’est dire que ce tiers de
temps du cycle de 7 ans qui ne dure que 28 mois, soit un peu plus de 2 ans,
laisse des marques profondes en ce qu’il menace l’unité des diverses entités
existantes.  L’astrologie nous parle
d’une lutte entre les forces centrifuges et les forces centripètes. Quand
l’énergie cosmique n’est plus reçue, ne passe plus, du fait de signaux qui ne
sont plus lisibles, l’on voit se développer un monde  parallèle, nocturne.  En septembre 2008,  Saturne était en phase A descendante.  Dès la fin octobre, il entrait en balance,
qui est le côté « obscur » de la force, comme tout  passage en signe cardinal (du fait de la
précession des équinoxes, cf. notre article sur ce sujet, sur le blog  nofim. Initialement cela se produisait en
signe mutable). On  a assisté à une
désorganisation qui est liée au fait que l’énergie capable de coordonner un système
très complexe faisait ponctuellement défaut (pour 28 mois).

Nous voudrions terminer en
mettant en garde les astrologues sur certains pièges. Ce  serait une erreur de croire qu’il y ait un
consensus en quoi que ce soit, dans d’autres domaines, auquel l’astrologie
puisse se raccrocher- pour masquer sa propre inconsistance actuelle. La plupart
des astrologues sont marqués par le besoin de s’appuyer sur autre chose que sur
l’astrologie (cf. notre texte sur l’astroculture (blog nofim) On assise ainsi
souvent à des exposés où l’astrologie n’occupe plus qu’une petite place (cf la
série des conférences de Didier Geslain sur Astrologie et  Histoire de la chanson française dont on
trouvera des extraits sur teleprovidence.com), l’astrologie se contentant de
refléter (de façon très lunaire) ce qui se dit par ailleurs. Nous avons déjà expliqué
à M. Moysan qu’il devait éviter de confondre les « données » et les
« faits ». Les faits sont
composés de données arrangées d’une certaine façon, et des données
peuvent être appréhendées très diversement.
Affirmer qu’il y a des « faits » univoques, se prêtant à une
seule interprétation, que l’astrologie doit recouper est une plaisanterie.
C’est le syndrome du peintre qui demande à son modèle de ne pas bouger !
Car quelque part, l’astrologue est à comparer à un peintre du dimanche qui
reproduit tel paysage ou tel visage, avec ses petits moyens, mais il faut que
cela soit ressemblant. L’astrologie a besoin pour s’en sortir d’astrologues
d’une toute autre trempe capables de proposer de nouvelles lectures du monde.
Alors, on nous reproche de ne pas «coller » à certaines représentations de
type images d’Epinal, à quelques lieux communs. Mais la vérité est que l’unité
de façade entre les astrologues eux-mêmes n’est obtenue qu’en se mettant
d’accord sur ce qui n’est pas astrologique. Voilà comment procéder pour faire
illusion dans une réunion  d’astrologues
: on prend un sujet extérieur et chaque astrologue se réfère à ce même sujet
(tel événement, tel personnage autour de quelques clichés plus ou moins
éculés), à partir de son propre système et le tour est joué : on va dire
qu’ils sont tous d’accord puisque tous se recoupent !

Le nouvel ordre astrologique
n’admet pas de tels expédients. Il est conscient que sans le savoir
astrologique, la perception des « données » extérieures  ne peut être identique à ce qu’elle est quand
le dit savoir joue pleinement son rôle. Mais cela implique que l’astrologie
trouve son unité autrement que par référence à
de  prétendus  faits « établis », qui ne sont que
des synthèses parmi d’autres, qui ne sont pas sous tendues par une théorie
cyclique viable. En ce sens, la sociabilité astrologique fait problème car  quand des astrologues communiquent entre eux,
ils sont acculés à privilégier  leur
culture non astrologique pour donner le change et maintenir une certaine façade
unitaire en trompe l’œil.  La solution
consistant à doter les          astrologues
d’une même culture externe (y compris astronomique)  risque fort de perpétuer
artificiellement  le statu quo, en
faisant illusion.

On nous reproche de renoncer
à une certaine forme de précision en privilégiant le cyclique sur le ponctuel
(astronomie de position). Pour notre part, tant que l’astrologie ne sera pas
capable de répondre à cette simple question : où va-t-on, où en
est-on  au sein du cycle actuel, il
serait vain d’entrer dans des détails dans l’espoir d’avoir raison sur les
détails (les lignes de banlieue) tout en errant en ce qui concerne les grandes lignes.
L’astrologie nous fait en effet penser, dans sa condition actuelle, à un réseau
très performant sur de très courtes distances mais absolument  erratique sur des distances moyennes qui sont
celles dont nos sociétés et nos politiques, nos entreprises ont  cruellement besoin. Quand on regarde un objet
de très près, il est infiniment complexe et il fait penser  à une auberge espagnole où l’on trouve tout
ce qu’on y apporte.  En revanche, quand
on contemple les choses de plus haut, les choses se simplifient et par
conséquent, le risque d’erreur s’accroit d’autant. Notre audit nous conduit à
affirmer que l’astrologie actuelle ne dispose pas d’un modèle cyclique valable
et qu’elle ne peut répondre à des questions simples (qui ne permettent plus
l’infalsifiabilité, c’est-à-dire l’impunité des propos). L’astrocyclologue est
la seule approche qui pallie une telle incurie, une telle pénurie liée plus à
un trop plein d’ailleurs qu’à un manque. Il vaut mieux que l’on indique à
quelqu’un la « bonne » direction d’une ville, que l’on dise de
tourner à gauche et non à droite (l’astrologie fait singer à l’âne  de Buridan qui restait indéfiniment aux
carrefours) en lui montrant d’un geste dans quel sens aller – ce qui dépendra
de sa vitesse- que  de dire une chose et
son contraire.   Si l’on dit à quelqu’un
que le niveau baisse ou monte, c’’est là une information vitale. même si elle
est générale . Mais si l’on dit que le niveau baisse alors qu’il monte ou qu’il
monte alors qu’il baisse- ce qui est le sort quotidien des astrologues actuels-
c’est alors qu’il faut commencer à se demander si  une certaine astrologie doit être encore
longtemps tolérée…

 

 

JHB

01.10. 13

..

 

 

 

 

 

 

 

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Les crises de 2008 et de 1929 au prisme de l’astrocyclologie

Posté par nofim le 2 octobre 2013

 

 

L’entonnoir, concept clé de
l’astrocyclologie

Par  Jacques Halbronn

 

 

Nous avons  défini une zone à risque au fur et à mesure
que Sature se sépare de sa conjonction avec une des 4 étoiles fixes royales. Il
n’est pas question de fixer un seuil, à tel degré du zodiaque, l’important
tient à la détermination d’une tendance forte et qui va s’amplifiant. A
l’inverse, au sortir de cette zone à risque,
de nouvelles solutions vont apparaitre à mesure que Sature se rapproche,
applique en direction de l’une des 4 susdites étoiles.

Pour simplifier la lecture de
notre schéma, il suffira de dire qu chaque degré passé par Saturne correspond à
un mois environ. Cela facilite singulièrement la lecture. En effet, si saturne
met 28 ans environ pour faire le tour du Zodiaque, cela signifie qu’il lui faut
un mois pour couvrir  un degré (sur
360°). Cela n’est pas sans évoquer les directions astrologiques  qui font correspondre des degrés avec des
durées. (Primaires, secondaires, secondaires) si ce n’est qu’ici cela correspond
à une réalité astronomique et non à une convention, à une correspondance de
temps.

On s’intéressera donc tout
particulièrement aux entrées et aux sorties par rapport à ce « triangle
des Bermudes » qu’est la période de « disruption » (disjonction
planéte/étoile), soit grosso modo un tiers du cycle de Saturne de 7 ans. (cf.
nos précédents textes sur ce sujet sur le blog nofim)

Si l’on examine astrocycliquement,
les deux grandes crises  qui sont
séparées par 80 ans, on note qu’en Octobre
1929, Saturne était à 25° sagittaire
et en  fin  2008
à  21°° Vierge.   Inversement,
la « sortie «  de Saturne de ce « triangle », sans
qu’il soit nécessaire d’autrement préciser quand cela a  lieu,
est également tout  à fait utile.

En quoi consiste ces crises
de fin de période conjonctionnelle  sachant que cette période est marquée
par un temps ascendant avant la conjonction et un temps descendant après la
conjonction (en analogie avec le solstice d’Eté)? Il ne s’agit pas en effet de
parler de « crise » sans autre précision comme c’est encore trop
souvent le cas car comment reconnaitre une crise avant qu’elle n’en devienne
une si on ne sait pas à quoi elle ressemble et vice versa pour la
« sortie » du triangle ?

Nous dirons que la phase
conjonctionnelle de 56 mois (donc d’environ 60°) et marquée par une systémique,
une synergie, de plus en plus puissante et sophistiquée, qui exige une très
grande maîtrise des facteurs et des indicateurs, donc énormément de vigilance,
de « vista ».  Il n’y a qu’un
très petit nombre d’acteurs qui sont capables de mener à bien de telles
performances et ces acteurs sont dépendants de la qualité du signal
conjonctionnel. Si celui-ci s’estompe avec l’éloignement croissant de Saturne
par rapport à sa « source » stellaire, des dysfonctionnements  ne manqueront pas de devoir  s’observer et peu à peu, l’on basculera vers
une régression, à savoir un certain protectionnisme qui n’exige pas les mêmes
talents et qui conduit inexorablement à
une déstructuration de la dynamique globale à grande échelle.
Inversement, lorsque Saturne commence à capter le prochain signal stellaire,
s’observe un frémissement, c’est-à-dire que l’on commence à débloquer, à
désenclaver les situations et à trouver des issues, des solutions, ce qui exige
de changer sa perception des données. Croire que les données ne se prétent qu’à
une seule lecture est un grossier contresens que ne manque notamment pas de
commettre un Christian Moysan.

Bien entendu, même si
astronomiquement, l’on peut projeter notre cycle de sept ans  à des décennies  à l’avance mais cela n’est que d’une utilité
rélative car il manquerait le contexte qui ne se connait qu’à l’approche de la
configuration.

Comme l’écrit Yves
Lenoble :  « Reste que la
prévision fine n’est pas dans le thème astral mais dans sa confrontation avec
d’autres informations d’ordre sociologique. C’est là que l’astrologue se doit
de bien connaitre la vie politique française »  -«  Le XXIe siècle a commencé en
1993 » in revue «  Trois Sept Onze «   n°32
Décembre 2003)

Il y a là en fait un certain
dilemme car la connaissance du contexte est en effet en mesure de seconder
singulièremet l’astrologue. Il y a donc un juste milieu  à trouver car il est clair que l’astrologue
qui intervient trop tard n’apporte qu’une dimension explicative, a posteriori
et l’on peut dans biend des cas penser que l’astrologie dont il se sert n’a que
fort de peu de valeur en soi et qu’elle fait bonne figure uniquement du fait de
la connaissance du contexte. C’est pourquoi, il convient de disposer au moins
d’un schéma préétabli et qui ne change pas au vu du dit contexte lequel ne
devrait concerner que le « signifié « et non le « signifiant ».  Traduisons de ce jargon linguistique, que le
schéma de base doit être établi une bonne fois pour toutes mais que sa lecture
peut et doit être contextualisée. Or, dans bien des cas, à de rares exceptions
près, le modèle astrologique est à géométrie variable au stade même du
« signifiant », c’est-à-dire du schéma et pas seulement à celui du
« signifié », son interprétation. Autrement dit, actuellement, le
signifiant astrologique fait suite au signifié contextuel au lieu de le précéder
et de le sous-tendre. C’est ce que nous appelons un signifiant astrologique
imprévisible. Qu’est-ce à dire que l’on ignore quelle configuration
astronomique l’astrologue va mettre en avant parmi toutes celles dont il
dispose virtuellement, quel cycle parmi les centaines qu’il peut mobiliser.
Donc sur cette question du contexte, nous dirons oui  à condition que le schéma de base reste
inchangé. Le problème, c’est que certains dispositifs dont se servent les
astrologues comme le thème astral  sont
par eux –même protéiformes et donc  ne
sauraient tenir lieu de signifiant
viable et fiable.

Si l’on prend le cas du thème
natal –auquel Lenoble fait référence dans le texte cité plus haut- on ne peut
sérieusement soutenir qu’il existe en dehors du contexte. C’est un signifiant
« mou » qui ne saurait faire l’affaire et qui n’existe d’ailleurs par
le signifié qu’on veut bien lui assigner !,. Claire Santagostini  écrivait : « Dans la pratique astrologique,
les astrologues, une fois leur étude faite, ont bien des moyens d’arriver
à  une extrême précision de l’heure de
naissance, en particulier en interrogeant le sujet étudié sur un point ou sur
un autre, selon le cas, point particulier qui leur permet d’opérer la
rectification  nécessaire «

Depuis des décennies, nous
luttons contre tout ce qui a trait au thème astral (cf. Clefs pour
l’Astrologie, Ed Seghers  1976) et cela
vaut aussi pour les transits (que Lenoble pratique parallèlement aux
« cycles »)

(cf.   « Cycles et transits » in Revue
Trois Sept Onze  in « Astrologie et
Prévisions «  Octobre  2007)

Contrairement  à ce que pensent encore tant d’astrologues,
on n’a nullement besoin de connaitre le thème natal pour déterminer si telle
personne sera ou non, ou plus ou moins, affectée par une configuration astrale
en un instant T, ce qui donne lieu à la technique des transits en aspect avec
le « radix ». Ce qui permet de savoir comment une personne sera
affectée par un cycle planétaire n’est pas fourni par le thème mais par l’étude
du C.V. de la personne, c’est-à-dire ses dates. Et le moment de la naissance
n’est pas une date pertinente. (cf. notre étude sur l’astrologie en entreprise,
sur le blog  nofim). Nous avons relu
récemment les cours de Claire Santagostini dans lesquels elle accorde une
grande importance au fait que la personne soit un homme ou une femme, un garçon
ou une fille (Initiation à l’astrologie globale qui reprend ses cours de 53-54,
Ed Traditionnelles) et qui propose d’interpréter le thème  à partir de cette information. Elle ajoutait :
« Une  grande somme de connaissances
astrologiques peut aboutir à un grand

embarras  quand il s’agit de faire une interprétation
juste «

Il nous faut aussi signaler
que pour l’astrocyclogie, les planètes au-delà de Saturne n’ont pas voix au
chapitre. Dans le même article, Lenoble écrit (pp. 82 et seq) : « Les
cycles les plus lents concernent l’astrologie mondiale (/)  A une époque où l’astrologie individuelle se
développait de plus en plus, Ptolémée rappelait
la suprématie de l’Astrologie Mondiale, les pronostics individuels
devant nécessairement être subordonné aux pronostics collectifs. Evoquons à ce
sujet le cycle Uranus-Pluton »  Or,
il est évident que la Tétrabible ne connaissait ni Uranus ni Pluton et que pour
l’astrologie antique, les planètes « lentes » étaient bel et bien
Jupiter et Saturne, comme le rappelle Pepita Sanchis (« Les
conjonctions  Jupiter et Saturne »,
in Trois Sept Onze, n°  48 Décembre 2007
et 49)

« Puisque  Jupiter et Saturne sont des planètes du
septénaire classique, visibles à l’œil nu et dont le cycle a une durée inférieure
à la moyenne de vie humaine, ces deux planètes sont probablement les plus
importantes au niveau social. Les planètes
qui ne sont pas visibles sont plus importants pour l’espèce que pour
l’individu ».  D’ailleurs la théorie
des Ages s’arrête à Saturne comme le note André Barbault(Les  4 Eléments

p. 37 Ed.  Traditionnelles) : » De la Lune,
astre le plus proche et le plus rapide à Saturne astre le plus lointain et le
plus lent ainsi s’échelonne le parcours de l’existence entre l’enfance et la
vieillesse, à travers les diverses étapes planétaires vécues comme une double
traversée ascendante et descendante des 4 Eléments »

 

Laissons la parole à un
chercheur quelque peu méconnu, Guy Fradin (in collectif « Jupiter-Saturne »,
reed  Ed Traditionnelles,  1980)  sur la  vanité de dresser des thèmes à tout bout de
champ :

 

.

« Quand bien même l’instant de la
conjonction  aurait été déterminé avec la
dernière précision, est-il raisonnable de penser que le flux astral ait attendu
cet instant pour s’écouler et a-t-on jamais vu des manifestations naturelles se
produire à la seconde, à la minute ou même à l’heure assignée par la
théorie ? (…) La recherche de cet instant
est vaine comme est illusoire le thème érigé d’après lui (..) La vérité
est que la nature se rit des injonctions des calculateurs/ Elle procédé
par  graduations insensibles tout aussi
indiscernables que les passages d’un des règnes à l’autre (…) On saura d’après
cela comment apprécier les pronostic tirés du thème des conjonctions de  Saturne avec Jupiter ou n’importe quoi
d’autre  et s’il faut, comme je le
propose, les mettre avec les retours solaires, les ingrés, les directions  primaires etc. au rang des inventions
malheureuses de l’Astrologie décadente »
.

Nous pensons que l’astrologie
de demain sera une astrologie des flux et
non plus une astrologie ponctuelle. Certains nous disent carrément que
ce ne sera plus de l’astrologie. En tout cas, il est vrai que cela demandera d’autres
qualifications et d’autres outils.

 

 

 

 

JHB

02. 10 13

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

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