Portrait de l’astrologie du Troisiéme Millénaire
Posté par nofim le 5 octobre 2013
Bienvenue dans l’astrologie du XXIe siècle !
Par Jacques Halbronn
Depuis que nous avons fait connaitre ce que nous entendons par astrocyclologie, les diverses formes d’astrologie ont pris un sérieux coup de vieux au point qu’elles en sont devenues quasiment inaudibles, tout encombrées qu’elles sont de leur terrible surcroit pondéral, tout obèses qu’elles sont. Il devient à peu près impossible, en cette rentrée 2013-2014 d’enseigner une astrologie totalement dépassée et éculée, sauf à pratiquer la politique de l’autruche. L’astrocyclologie correspond au projet exposé par André Barbault dans les années soixante et qu’il n’aura pas su mener à bien, tout en dessinant certaines grandes lignes. Il serait d’ailleurs de son intérêt – à Barbault- de le reconnaitre, devant la postérité. Mais en même temps, reconnaissons- le, que d’amertume de sa part que de ne pas avoir approfondi davantage sa démarche et d’être resté au milieu du gué !
.Récapitulons rapidement ce qui empêcha Barbault de mener à bien son programme, ce qui allait le condamner à n’être qu’un précurseur assez timoré (cf. notre causerie sur teléprovidence, en date du 5 octobre 2013). Tout en revient à l’idée de dualité. Comment établir ou rétablir la dualité en astrologie ?
De la dualité il y en avait certes dans le «couple planétaire » (selon les frères Barbault) unissant périodiquement deux planètes, sans se référer au zodiaque. Symbolique planétaire supplantant totalement une symbolique zodiacale jugée caduque, du moins en astrologie mondiale.
De la dualité, il y en avait également avec sa courbe qui montait et descendait alternativement et que bien à tort Barbault associait respectivement à l’opposition et à la conjonction, idéalisant l’une et diabolisant l’autre. Mais cette courbe n’était jamais autre chose qu’une sorte d’unité artificielle, un contenant constituée de contenus hétérogènes.
Cela dit, quelle avancée, quand même, chez André Barbault, que d’avoir renoncé aux significations spécifiques des planètes, rompant ainsi avec l’approche d’Armand Barbault ! En effet, mais l’approche de la sociohistoire selon A. B. laissait fort à désirer. Par-delà une application problématique du « modèle » de Barbault, c’est en amont qu’il y a un défaut de conception et pas seulement en aval, comme celui-ci voudrait nous le faire accroire. Penser que la conjonction correspondait à une crise du système était un contresens majeur. On sait en effet que la conjonction est au cœur du dispositif astrologique et que celui-ci a vocation à garantir, sauvegarder une certaine unité du monde. Diaboliser tout le processus conjonctionnel – au nom d’une astrologie pléthorique quant au nombre de ses cycles- était une hérésie impardonnable. Il est vrai que c’était la faute à l’indice qui aura induit Barbault en erreur ! Mais en 1990, il persiste et il signe : il veut expliquer, en effet, par la conjonction Saturne-Neptune le démembrement, le démantèlement de l’empire soviétique et de ses satellites…Avant les événements, Barbault, quoi qu’il puisse dire, n’avait pas la moindre idée de ce que pourrait déclencher une telle conjonction. (cf. nos récentes études sur son œuvre, sur le blog nofim). Il y aurait eu un renforcement de l’empire soviétique ne l’aurait pas plu surpris que le contraire ! Ce qui comptait pour lui, c’est qu’il se passât quelque chose, dans un sens ou dans un autre, du moment que les conséquences en seraient marquantes, du fait notamment d’ailleurs d’une contextualité pas nécessairement astrologique à moins de vouloir toit expliquer et prévoir par l’astrologie. Il est également à rappelé que cette prévision datant de 1953, correspondait à un parti pris très net de Barbault en faveur de l’URSS. Comment aurait-il donc pu imaginer 36 ans à l’avance sa déconfiture ?
Pour en revenir à la notion de dualité, Barbault n’a pas développé une typologie binaire de l’Humanité pour accompagner le mouvement sinusoïdal de son diagramme. Il s’en tient – dès lors qu’il est question des personnes- au Zodiaque qui reste le socle principal de l’horoscopie. Or, nous avons montré que l’astrologie a besoin d’une anthropologie de la dualité. Notons cependant que B Barbault a montré un certain intérêt pour les 4 Tempéraments, ce qui aurait pu le conduire à une typologie extra-astrologique car la dualité est aussi dans le rapport entre ce qui relève de l’astrologie et ce qui n’en relève point.
Mais venons-en cette astrologie que Barbault n’aura fait qu’approcher de loin. Une astrologie qui nous dit que plus le monde est uni, plus Saturne est proche de sa conjonction avec l’une des quatre étoiles fixes royales, ce qui se produit en gros tous les 7 ans et cette unité est synonyme de paix et non de guerre, de solution des problèmes plutôt que production de blocages et de clivages… C’est au contraire, la carence conjonctionnelle qui occasionne la multiplication des crises.
Cette Loi est simple – et correspond à ce que Barbault avait appelé « la loi fondamentale de l’astrologie mondiale » pour désigner sa propre ambition. Saturne, c’est quand même autre chose qu’un bouquet de planètes ayant chacune leur propre cycle dans un tohu bohu indescriptible !
En fait, le principe est simple : l’astrologie cautionne ce qui est unitaire et cela passe impérativement par la conjonction planéte-étoile que Barbault avait totalement exclus de son horizon intellectuel, préférant les conjonctions entre planètes, qui constituent une fausse dualité. La disparition de la conjonction correspond à un retrait, à un exil de la dynamique astrologique. C’est la dualité de la présence et de l’absence, cette dernière générant une sorte de monde parallèle, mimétique, étranger à l’astrologie. L’absence, c’est le temps des vaches maigres qui vivent aux dépens des vaches grasses.
.Le message de la Nouvelle Astrologie est simple : la conjonction permet d’unifier le monde, elle abolit les différences non pas individuelles mais culturelles, notamment en produisant du nouveau, ce qui rend obsolètes les anciens clivages, les savoir-faire accumulés. Nous sommes en ce moment, au début d’une nouvelle période conjonctionnelle de 56 mois. Est-ce qu’il s’y produira des choses remarquables ? Cela dépend du facteur humain qui n’est pas déterminé par la date de naissance mais par l’existence de leaders qui sauront capter les signaux célestes, ce qui n’est pas une mince affaire, vu que ceux-ci sont noyés dans un ensemble cosmique foisonnant. Il faut distinguer le bon grain de l’ivraie. On ne peut d’ailleurs exclure que certaines personnes ne fassent preuve d’une sensibilité exceptionnelle face aux mouvement célestes qu’elle ne captent qu’indirectement, du fait de la non observation du ciel, notamment à la naissance……Le cycle de 7 ans peut donc d’une fois sur l’aire avoir des effets plus ou moins puissants, du fait de la présence ou de l’absence de leaders donc de récepteurs privilégiés en telle ou telle région du globe. Ces différences ne s’expliquent pas par les astres mais par les hommes. Derrière toute construction ou derrière toute destruction d’empire, d’union, il y a des hommes. Ceux qui favorisent le rassemblement très large et à l’inverse ceux qui encouragent la diversité et les tendances centrifuges. Ce qui nous conduit à l’idée d’une dualité de leaders. (A et B). L’Histoire de l’Humanité est autant marquée par la constitution de vastes empires que par leur ébranlement et leur désagrégation. L’astrologie nous invite donc à réécrire l’Histoire et à en révéler en fin les lois sous-jacentes, c’est dire que l’enjeu dépasse très largement celui du petit monde des astrologues. Ce qui est à prévoir, c’est que les pires adversaires de cette nouvelle Astrologie risquent bien d’être les astrologues eux-mêmes. Non seulement, ils n’auront pas découvert la loi qui faisait tant défaut à l’astrologie mais une fois qu’elle leur est signalée ils seraient tentés de ne pas la reconnaitre et à persévérer dans l’erreur. Leur problème, c’est que la plupart d’entre eux ne capte pas les analogies entre les choses qui se passent sur terre et donc ils n’n perçoivent pas le grand dessein (qui est aussi un dessin). Instinctivement, ils attendent la fin de l’effet conjonctionnel et l’entrée de Saturne dans le triangle « maudit » pour prendre leur revanche quand l’unité sera bafouée, ce qui nous renvoie aux problématiques du déchainement de Satan, évoqué dans l’Apocalypse de Jean, ils sentent qu’il y aura tôt ou tard une nuit qui va tomber et qui leur sauvera la mise pour quelque temps. Un temps où les géants seront neutralisés, qui leur font de l’ombre. Un temps qui est précisément celui de l’exil de l’astrologie et de la conjonction. On comprend mieux dès lors toutes les ambiguïtés de la démarche de Barbault s’efforçant de désacraliser les conjonctions et de monter au pinacle les temps qui en sont dépourvus !
JH
05. 10. 13
Publié dans ASTROLOGIE POLITIQUE, HISTOIRE | Pas de Commentaire »