La dialectique du plein et du rempli

Posté par nofim le 3 novembre 2013

 

La femme  entre le plein et le rempli. Le dilemme.

 

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Par Jacques Halbronn

 

Les impératifs des hommes et des femmes sont strictement symétriques, quand l’un est plein, l’autre doit être vide et vice versa. Quand dans un couple les deux sont pleins ou les deux sont vides, cela n’est pas viable et cela vaut tant pour l’intérieur (les centres d’intérêt) que pour l’extérieur (l’espace de vie). Nous introduirons un distinguo sémantique assez peu pratiqué entre le plein et le rempli qui devrait avoir une certaine valeur heuristique.

La femme qui n’est pas « vide », pas « disponible » n’est pas « prête » pour  assumer une nouvelle rencontre. Des femmes qui ne sont pas « libres »- par opposition à des femmes « occupées » – comme l’on dirait d’un lieu qu’il est libre ou occupé- n’attirent pas les hommes qui sont pleins de leurs propres œuvres et qui ont envie de les transmettre à autrui. Si la femme est pleine des œuvres d’un autre homme, elle n’aura pas de place-ne serait-ce qu’au niveau de son emploi du temps- pour faire un bon accueil à l’homme qu’elle désire accueillir.

En ce sens, la rencontre de nouveaux hommes est la meilleure façon pour une femme de se renouveler. La réciproque n’est pas vrai, un homme petit fort bien rester focalisé sur le même créneau toute sa vie car avec le temps, le changement se produit sans intervention extérieure. Le changement pour l’homme est subtil,  évolutif, parfois presque insensible alors que chez la femme, il est manifeste, fortement marqué même de l’extérieur. Les femmes qui suivent la mode s’imposent ainsi des changements réguliers- tous les ans- et salutaires.

Comment une femme parvient-elle ainsi à  changer ses habitudes de façon à s’ouvrir à d’autres apports ? Le seul domaine où elle y parvienne sans effort est le sexe et c’est à partir de cette ouverture sexuelle qui la connecte à d’autres hommes qu’elle peut se reconstruire globalement sur de nouvelles bases. Le sexe est son échappatoire, du moins en principe car souvent cela ne suffira pas à libérer une femme de ses diverses habitudes qui sont autant de perspectives fermées à la nouvelle relation.  C’est cela la vraie jeunesse d’une femme, quel que soit son âge réel.

Or, dans bien des cas, les femmes « pleines » risquent de se prendre pour des hommes notamment dans le processus équivoque de la « transmission » qui est une façon, pour les femmes, de se vider mais de se vider de ce qui n’amène pas réellement d’elles en dépit des apparences et la meilleure preuve que cela ne vient pas d’elles, c’est qu’elles disent toutes la même  chose quand elles appartiennent à telle ou telle secte, en prenant ce terme au sens large de groupe de gens ayant le même référentiel et tenant grosso modo les mêmes  mots. Or, la véritable « plénitude » implique une certaine originalité, au plein sens du terme (originel) et pas du réchauffé, du copié-collé. Celui qui est plein est comme une poule qui  vient de pondre un œuf, une chèvre ou une vache que l’on est en train de traire. Sinon, on tombe dans la « malbouffe ». au sens propre comme au sens figuré.

Il y a donc celui qui est plein et celle qui est remplie et l’on ne distingue peut être plus assez de nos jours ces deux états. (en anglais full et filled).  Une femme a besoin de se remplir en puisant dans  ce qui est « plein », comme lorsque l’on boit à une source.  Une femme en ce sens ne peut pas se dire « pleine », puisqu’elle ne se remplit qu’en puisant à l’extérieur d’elle –même quand l’homme puise en lui-même. Transmettre, cela consiste souvent à se faire passer pour plein alors que l’on n’est que remplie.  Montaigne distinguait entre une tête bien faite et une tête bien pleine, mais ici dans le sens de  bien remplie, « faite » renvoyant, en revanche, à ce que nous entendons ici par « pleine ». Une vie « bien remplie » est souvent une vie  riche en activités de toutes sortes mais qui n’est pas forcément « créatrice », c’est-à-dire « bien pleine » d’une sève intérieure.

Quand la femme est enceinte,  peut-on dire qu’elle est « pleine » ou  bien plutôt « remplie » ? C’est un cas assez équivoque  mais nous dirons qu’elle est d’abord « imprégnée » par l’homme (en anglais, une femme enceinte est dite « prégnant » de la même racine), au sens qu’elle a « pris » quelque chose, qu’elle a reçu  une empreinte (print). Mais d’ailleurs, il n’est nullement exclus que la femme qui est pleine ne transmute pas ce qu’elle a reçu et  ne lui confère une autre dimension mais le moteur, le déclencheur (trigger) restera l’élan masculin.

Pour nous résumer, nous dirons que les femmes ont tout intérêt à  se remplir à la bonne source d’une « eau vive » et  qu’elles ne peuvent perpétuer des états anciens de « plénitude » au risque de sclérose. La meilleure façon de changer pour une femme est de s’ouvrir à de nouveaux apports, ce qui l’empêche patois de maintenir toujours le même cap, et d’avoir plusieurs vies à vivre, dans une certaine discontinuité  alors que les hommes peuvent trouver le changement en eux-mêmes sans avoir à changer de contexte. du fait d’une dynamique intérieure. Cela petit nuire à la carrière des femmes : quel dilemme : soit l’on  ne change pas de contexte et l’on se sclérose, soit l’on en change et l’on se déstabilise dans son travail en modifiant son environnement, ses repéres.

En pratique, on dira que les hommes suivent une ligne plus droite du fait que le changement est  plus intérieur qu’extérieur. Ils dépendent moins de leur partenaire pour ce qui est de leur vitalité. Les femmes sont plus  dépendantes  de ce qui peut leur  « arriver » et qui relève d’une certaine contingence, ce qui crée un mode d’existence soit en dents de scie mais dynamique soit  linéaire mais assez stérile à la longue.

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JhB

3. 11 13al

 

 

 

 

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