Du bon usage des aspects en astrologie

Posté par nofim le 9 novembre 2013

Les aspects et la binarité en astrologie

Par Jacques Halbronn

 

Pour connaitre le véritable usage d’un dispositif, il faut en faire parler, en quelque sorte, la structure et l’on s’aperçoit assez vite que l’on a affaire à deux approches qu’il serait vain de tenter d’unifier en un seul et même système, comme la plupart des théoriciens des cycles astrologiques se sont évertué à le faire, à leurs dépens..

Nous pensons que l’on peut classer les aspects en deux  catégories

120 et 60

180 et 90

.

 

Dans chaque cas,  on a un nombre et la moitié de ce nombren ce qui va dans le sens d’une binarité, c’est-à-dire d’un systéme à deux temps qui n’est pas sans évoquer le Yin et le Yang.(astrologie chinoise) Nous pensons en effet que la pensée humaine fonctionne viscéralement sur un rythme à deux temps et que tout cycle s’organise, s’articule dans la dualité…

On retrouve celle-ci avec la division en 2 de l’octotopos (cf P. Guinard sur ce sujet, in revue Trois Sept Onze, 2000 et sur teleprovidence), à savoir les huit secteurs du cycle diurne.(les 8 maisons, avec la maison  finale VIII, la Mort), ce qui correspond à 90/45.  En astrocyclologie, nous divisons en deux le cycle de 7 ans. (3 ans et demi par phase ascendante et descendante)

Il en est de même du groupe 120/60, dans le cadre d’un système de division en 3 et non plus en 4 du cercle, ce que l’on retrouve dans les décans, division en 3 du signe de 30/ Les 4 Eléments sont répartis en trois séries de quatre (Feu, terre, air, eau) ..

La traditioon astrologique confère étrangement à ce dernier groupe une valeur « bénéfique » (harmonique, « bleue ») et  au carré et à l’opposition une valeur « maléfique » (dissonante, »rouge »)

Les spécilistes des cycles astrologiques (cf l’Initiation d’Y. Lenoblee) constituent une seule et même série avec l’ensemble de ces aspects, ce qui occulte totalement la binarité de chaque groupe. On passe dès lors du sextil (60), au carré (90), du carré au trigone et du trigone (120) à l’opposition (180) si l’on s’en tient aux aspects majeurs, ce qui découpe le cercle en secteurs inégaux. Du sextil au trigone, on va bien de 30° en 30° mais ensuite, c’est  confus : 60° entre le trigone et l’opposition et 60° de la conjonction au sextile/ Kepler s’était intéressé à la quetsion et avait proposé d’ »ajouter des aspects. Que dit la Tétrabible sur les aspects ?

« Des aspects des signes (Livre I)

« Entre les parties du Zodiaquee, celles qui ont d’abord entre elles quelque familiarité sont celles qui sont en aspect. Ce sont premièrement celles qui sont en aspect diamétral (ou oppositions) contenant  deux angles droit, six signes et 180 degrés. Deuxiémement celles qui sont en aspect trigone, contenant  un angle droit et un tiers, quatre  signes et  120 degrés Troisiémement, celles qui sont en aspect  quadrat (quartile),  contenant un angle droit, trois signes et 90 degrés. Enfin, celles qui constituent un sextile, deux tiers d’un angle droit, deux signes et 60 degrés » (trad N. Bourdin, 1640 cf aussi  Le Livre Unique de l’Astrologie/ Astrologie Mondiale et thème de naissance trad. Et commentaires de Pascal Charvet,  ed/ Nil, 2000, p. 61)

 

 

Le classement des aspects par paire, chaque paire comportant un intervalle et la moitié de cet intervalle, semble avoir présidé à l’instauration d’un tel ensemble. On notera l’absence de l’aspect de 45° (semi-carré), soit 90/2/

Selon une logique binaire,  on ne peut pas passer de 120° à 90° mais bien de 120 à 60 tout comme on ne peut pas passer de 180 à 120 mais de 180 à 90. Cela nous montre que l’on est bien en face de deux séries paralléles/ On ne peut pas davantage passer de 4 à 12 mais bien de 4 à 8, le 8 faisant apparaitre un angle de 45°(semi-carré). Bien entendu, si l’on divise le cycle par 4, il faudra tout diviser par 4, à commencer par l’opposition qui passe de 180° à 45°.(en astrocyclologie)

Rien ne vaut en tout état de cause, la division par deux en ce qui concerne un cycle.  Penser que les aspects structurent le cycle est une fausse bonne idée, du moins si l’on s’imagine qu’il faut tenir compte indifféremment des deux séries d’aspects. Tout au plus pourra-t-on admettre que l’on se serve de l’une des deux séries en divisant le cycle tantôt par quatre, tantôt par trois mais pas les deux en même temps.

Il nous faut réfléchir sur le statut des aspects.  Disons d’emblée que leur rôle ne semble guère convenir à l’étude du thème natal.

A l’évidence, les aspects sont censés servir  à mesurer les écarts entre deux astres constituant un cycle. (Notamment une planéte se rapprochent ou se séparant d’une étoile fixe royale, en astrocyclologie).  Combien faut-il d’aspects pour suivre le processus cyclique ? Tout dépend si l’on divise dès le départ le cycle en 4  « quartes ». Dans ce cas, nous pensons qu’il est bien suffisant de subdiviser en deux chacune des quartes (quarts, quatre). On ne voit donc pas à quoi pourraient servir plus que cet aspect intermédiaire au mi- point entre le début d’un cycle et celui du cycle suivant. Et qu’en est-il si l’on ne divise pas en 4 le cycle ? Dans ce cas, on doit faire jouer les deux carrés et l’opposition qui vont diviser en 4. On pourra ensuite rediviser en 2 par les semi-carrés (45°)

 

Mais l’on ne voit toujours pas à quoi peut servir structurellement les aspects de trigone et de sextile, ce qui implique cette fois une division du cycle non plus en 4 mais en 3. Imaginons donc que l’on divise le cercle en trois, puis encore en 2, cela donne une division d’ensemble à 6 secteurs de 2 signes (aspect de 60°) au lieu de 8 d’un signe et demi (aspect de 45°) dans l’autre  système. Cette division en 3 est attestée, on  l’a dit, avec la répartition des 4 Eléments en trois séries identiques consécutives. Toujours est-il que le panachage des divers aspects nous semble fortement déconseillé. Il faut s’en tenir à une seule et même catégorie. Quant à l’application des aspects dans un thème, elle nous parait nocive et toxique car elle relie entre eux des données qui s’excluent mutuellement et qui sont certes censées se succéder, alterner mais nullement coexister, cohabiter.

Il convient de comprendre toutefois de comprendre que  si l’on accepte la thèse du monoplanétarisme, avec une planéte associée à un facteur non planétaire (étoile, point vernal, nœud de la lune etc.), chaque aspect pouvait être porteur d’une tonalité spécifique. Autrement dit, ce n’était pas initialement la planéte qui était signifiante mais l’aspect de cette planéte avec son référent. Donc autant d’aspects, autant de tonalités diverses disponibles que l’on pouvait d’ailleurs éventuellement associer avec des divinités. Entendons par là que le polyplanétarisme aurait dû évacuer les aspects puisqu’il y avait dès lors double-emploi. Mais on sait qu’en astrologie, tout surnage et s’agrège, ce qui est parfois bien pratique car cela enrichit la palette explicative de l’astrologue (son côté féminin, mou, malléable) en le rendant par ailleurs impuissant au niveau prédictif (son pôle masculin, dur, perçant).

 

 

 

Jhb

9.11. 13

 

 

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