Exogamie et probléme d’immigration/émigration

Posté par nofim le 10 novembre 2013

 

 

 

 

Les femmes : le changement par et pour les hommes

Par  Jacques Halbronn

 

 

Quand une femme décide de faire ou de refaire sa vie –comme on dit- avec un homme, il faut que les règles du jeu soient claires, faute de quoi il y a malentendu et l’on n’est plus dans le « fair play » et dans le respect d’une certaine civilité qui doit régir les relations entre les deux sexes qui semble ne plus être consciente de nos jours. On essaiera donc d’être aussi clair que possible et sans faux fuyants…

Une femme qui se « met » avec un homme doit avoir en tête que cela implique pour elle du changement, que cet homme est un vecteur d’une certaine transformation. Ou si l’on préfère, sans les hommes, les femmes risqueraient d’être  enfermées dans une certaine sclérose, une routine qui à terme ne leur est guère profitable.

On nous répliquera peut être que les hommes, eux aussi, ont besoin de changement et que cela passe aussi par autrui.  Or, nous ne souscrirons pas à une telle forme de symétrie. Selon nous, les hommes n’ont besoin de personne pour changer car ce changement se produit de l’intérieur et non de l’extérieur. Autrement dit, même si un homme reste indéfiniment sur un même sujet, il évoluera considérablement dans sa façon de le traiter et cela sans l’aide de personne. L’homme est porteur de changement et en ce sens, il communique autour de lui un certain état d’esprit.

Nous pensons donc que les femmes doivent impérativement élire leurs partenaires non pas seulement au regard de l’attirance physique mais de ce qu’elles sont disposées à recevoir de leur partenaire non plus au niveau de la procréation mais d’une « œuvre » à accomplir ensemble en étant partie prenante de ce qui se tisse, se trame chez leur partenaire.  Très prosaïquement, cela peut se limiter à un déménagement, à un changement de ville, de langue – on retrouve là la dynamique de l’exogamie.  Nous dirons que les femmes doivent vivre plusieurs vies avec plusieurs hommes alors que les hommes peuvent se permettre d’être plus sédentaires  quant à leur environnement extérieur, vu que leur « nomadisme » est plutôt intérieur.

Nous avons déjà dans de précédents textes (sur le blog nofim) dénoncé un certain muflerie féminine qui consiste à infliger à un homme ce qu’elle a reçu d’un autre. Ce type de comportement est assez indécent.  Une femme qui fréquente un homme doit assumer pleinement la nécessité d’un nouvel ajustement, d’un changement qui la fera avancer, même si cela se fait aux dépens de la continuité de sa carrière en bousculant ses modes de vie ou /et de pensée. Il n’y a pas de coupe viable sans un tel « partage », au sens où cela vient d’être précisé ici.

C’est pourquoi nous pensons que l’’exil – dans tous les sens du terme- la migration, l’expatriation sont plus formateurs et fécond s pour les hommes que pour les femmes. Les femmes peuvent plus heureusement être exportées et c’est d’ailleurs tout le principe et le fondement de l’exogamie, le fait que la femme entre dans la famille de son mari et non pas l’inverse. On le voit notamment dans le fait qu’une princesse étrangère ne retournait jamais, en principe, dans son pays d’origine. Une Catherine de Médicis, née à Florence, n’a—t-elle pas totalement assumé les devoirs de sa régence à la mort accidentelle de son époux, pendant 30 ans ?

Cela n’empêche pas les femmes d’avoir certaines particularités qui se perpétueront d’un partenaire à un autre mais leur savoir- faire devra chaque fois être reconfiguré en conséquence. Elle doit se remettre en question et apprendre à relativiser ses valeurs et ses habitudes si elle entend échapper à un certain enlisement. Le changement de lieu, de langue, de contexte est un atout déterminant pour qu’une femme avance dans sa vie, même s’il y a des constantes ne serait-ce qu’au niveau anatomique et même si un certain exotisme de sa part peut avoir son charme, celui de l’étranger, de la femme venue d’ailleurs, ce qui la met au demeurant en situation d’être enseignée, initiée. Si elle doit transmettre, elle devra le faire au service du milieu dans lequel elle pénètre. Ce sont là des changements sains et  bénéfiques comme si elle était tombée enceinte d’un autre homme qui incarne non pas son passé mais son avenir ……

En ce sens, quand c’est l’homme qui débarque chez la femme, il y a une situation fausse, une certaine inversion des rôles. Il serait bon de ne pas encourage l’immigration masculine et de s’en tenir à l’immigration féminine. Or, ce n’est pas toujours loin de là ce qui se passe pour des raisons économiques, on a surtout importé des hommes pour des travaux relativement pénibles (bâtiment, terrassement  etc.). Le maintien notamment des pratiques islamiques en France est certainement dû à cette masculinisation de l’émigration maghrébine et plus généralement africaine.  L’exogamie, au contraire, implique que la femme adopte les pratiques et les valeurs de son pays d’accueil. C’est dans ce sens qu’il importe de repenser la politique européenne concernant l’immigration. Mais est-ce encore concevable sans prévoir une réaction hostile des femmes car ce serait entériner une image de la femme qu’elles sont nombreuses à rejeter. Autrement dit, l’Europe ne résoudra son problème d’immigration qu’en traitant la question du statut des femmes. Ces deux dossiers sont intimement liés. Cela signifie aussi qu’il faut encourager un certain brassage des femmes ne serait-ce qu’à l’échelle européenne et favoriser les mariages des européens avec des femmes étrangères  à  cette sphère. Le XXIe siècle ne pourra, en tout état de cause, trouver son équilibre qu’en prenant à bras le corps ces  dossiers.

 

 

 

JHB

10 11  13

 

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