Les femmes et le brassage social

Posté par nofim le 11 novembre 2013

 

Les femmes et le nouvel ancrage social

Par  Jacques Halbronn

 

 

Les femmes, selon nous, dépendent considérablement de leur environnement social auquel elles tendent à accorder un rôle déterminant sur leur « destin ». Changer de milieu, c’est aussi changer de vie. Il y a en hébreu un adage qui dit que celui qui change de lieu (maqom), change d’astre et de chance (mazal a les deux sens). Le rapport amoureux ne serait que le moyen pour les femmes de changer le cours de leur existence et même après la séparation éventuelle, cela restera un acquis que d’avoir accéder à un autre ancrage social. Inversement, même si le rapport affectif et sexuel est satisfaisant, cela ne suffira pas pour que l’union  fasse sens, prenne tout son sens, aux yeux d’une femme.

Ce sera donc un atout majeur pour un homme que de pouvoir offrir  à une femme tout un encadrement, un nouvel espace de vie. Un homme seul, sans famille, sans amis, sans un lieu de vie accueillant ne sera pas à la hauteur, quels que soient ses atouts personnels intérieurs, tant la femme est d’abord sensible à l’extérieur. L’intérieur de la personne ne l’intéresse que s’il y a une contrepartie sociale tangible, la possibilité de nouer de nouvelles relations, des contacts enrichissants. L’exogamie ne se limite évidemment pas, en effet, à l’union entre deux personnes mais à l’entrée de la femme dans une nouvelle société, une « tribu », un « clan » dont la diversité même des membres est un facteur plus ou moins excitant. Un homme, pour une femme, ne peut exister seul à ses yeux, c’est tout ce qui vient avec, qui tourne autour qui va jouer et qui évitera qu’elle soit tentée de revenir en arrière. Nouvelle société pour un avenir renouvelé !…

On comprend mieux ainsi à quel point les femmes s’imaginent que le social est un facteur majeur pour l’épanouissement de la personne. Ce faisant, elles sous estiment le poids des facultés personnelles, « intérieures » qui font pendant aux opportunités « extérieures ».

On connait le discours féministe sur le fait que les femmes, par le passé, auraient été handicapées par certains préjugés les concernant, ce qui expliquerait, à les entendre, le si faible nombre de femmes dont le nom a jusqu’à présent été retenu par la postérité et ce dans les domaines les plus divers, allant de la musique à la philosophie, de la peinture aux sciences dures, de la poésie à la biologie, de la haute couture à la grande cuisine, à de rares exceptions près qui ne sont parfois connues qu’en raison de  cette même rareté. Bien des femmes ne sont célébrées qu’au regard de leur combat pour la cause des femmes.

.  Toutes ces considérations sociales apparaissent pour les hommes exceptionnels bien dérisoires étant donné qu’aucune société n’accueille les bras ouverts ceux qui sont porteurs de véritables changements lesquels remettent, peu ou prou, en question  les structures sociales. Nous avons dit ailleurs que le changement pour les hommes venait plus de l’intérieur que de l’extérieur et que le changement de lieu et de milieu ne revêtait pas l’importance que cela pouvait avoir pour des femmes.

Cette notion d’addition est très caractéristique, elle s’oppose à l’autosuffisance notamment dans le domaine culinaire comme si ce qui comptait, c’était ce qu’on ajoutait au produit de départ et non la qualité intrinsèque du dit produit.

En fait, ce que l’on retiendra, c’est que les femmes sont très dépendantes des milieux sociaux qu’elles fréquentent alors que toute avancée implique une certaine distance par rapport à toute attache sociale.  Que les femmes puissent reprocher qu’elles n’ont pas été bien traitées par tel milieu ne saurait pour autant être confondu avec leur incapacité à y échapper. Nul doute, en ce qui nous concerne, qu’une femme vraiment géniale ne puisse être reconnue à sa juste valeur tant le progrès est vital pour l’humanité. Mais ne jouons pas sur les mots en affirmant que le progrès consisterait précisément à accorder aux femmes l’égalité non pas seulement de droits mais de capacités avec les hommes. C’est là un argument spécieux qui vise à  dire que les femmes font avancer l’humanité du fait même qu’elles pourraient y jouer un rôle plus central.

Selon nous, les femmes sont un élément intéressant pour une société quand elles sont des étrangères, avec  ce que cela peut impliquer de décalage. Elles peuvent ainsi jouer un rôle à l’échelle des sociétés plus que des personnes. Quand une société doit s’ouvrir à de nouveaux venus, c’est pour elle une façon d’échapper à un risque de sclérose.  Cela vaut pour les enfants qui naissent mais aussi pour les femmes venues d’ailleurs. Le problème est plus grave, on l’a déjà dit dans d’autres textes, quand ce sont les hommes qui sont étrangers et qui n’ont pas le même contrat social, les mêmes  attentes à l’égard de la nouvelle société, car ils sont plus autonomes. Il est temps de distinguer de façon très nette entre l’immigration masculine et l’immigration féminine. La première est novice, la seconde est positive, et ce pour les deux parties. D’ailleurs les lois ont longtemps favorisé l’intégration des femmes en leur imposant le patronyme de leur époux et en faisant disparaitre, en occultant le leur d’origine. (« Née… »). Il était tout à fait normal de recevoir l’étrangère. Mais que pouvait-on faire d’un étranger mâle ? On risquait alors de  basculer dans le communautarisme, avec la perpétuation dans le pays d’accueil des mœurs, de la religion voire de la langue du pays d’origine. Nous avons également récemment souligné que le féminisme empêchait d’instaurer une discrimination dans ce sens et que ce n »tait point là son moindre défaut.  L’exogamie reste une donnée fondamentale de notre civilisation, l’endogamie doit être un tabou au même titre que l’inceste. Les femmes doivent impérativement être au cœur du brassage social, c’est leur fonction principale et cela vaut non seulement d’un pays  à l’autre, mais d’une couche sociale à l’autre. En ce sens, il est en effet souhaitable que les femmes bénéficient de l’ascenseur social mais il est tout aussi clair que le monde de la création, du génie se situe par-delà les enjeux purement sociaux et resteront largement inaccessible aux femmes…

 

 

 

 

Jhb

11  11  13

 

 

 

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