Immigration, exogamie, polygamie

Posté par nofim le 13 novembre 2013

 

 

 

Le cas israélien et la question de l’immigration masculine

Par  Jacques Halbronn

 

Nous avons récemment développé  une thèse selon laquelle les femmes étaient plus faites pour les migrations que les hommes.  Si les hommes sont les principaux acteurs du changement temporel, diachronique, des représentations (artistiques, scientifiques, philosophiques),  en revanche les femmes seraient les championnes du changement spatial ‘(exogamie, migration,  expatriation etc.). Deux modes de changement complémentaires mais que la conscience moderne tend à ne plus considérer, ce qui est bien dommage.

Le cas israélien nous intéresse en ce qu’il offre des particularités assez remarquables de par le fait qu’il s’agit, avec le sionisme, d’une entreprise d’immigration qui  place les hommes en situation de migrants (au même titre que les femmes, ce qui conduit à un nouveau paradigme de la migration qui pourrait avoir fait école ailleurs et notamment en France, en ce qui concerne l’immigration maghrébine notamment), d’où notamment le phénomène du communautarisme.

Il ne peut selon nous y avoir d’immigration réussie si les femmes ne rejoignent pas les hommes indigènes, autochtones. donc si toute la famille émigre sans ouverture sur la société d’accueil. Or, dans le cas israélien, mais dès la fin du XIXe siècle, dans ce qu’on appelait alors encore la Palestine (d’où l’Agence Juive pour la Palestine) avant que ce nom ne soit confisqué par le monde arabe pour désigner les habitants non juifs d’Israël et des territoires « occupés », les Juifs n’avaient pas le loisir de s’agréger à un noyau juif  ancré localement de longue date, sauf à envisager des mariages mixtes judéo-arabes assez improbables. Si l’on prend le cas de la France, les  immigrés juifs trouvèrent su place une communauté juive parfaitement intégrée et assimilée à laquelle ils pouvaient s’unir. C’est la rencontre entre Juifs de souche française et Juifs « étrangers ». Or, il n’en fut pas de même pour l’immigration arabo-musulmane en France qui ne bénéficia pas de la même configuration, avec notamment le refus d’adopter des prénoms locaux comme l’avaient fait les Juifs, ce qui ne contribuait évidemment pas à leur intégration.

Notre diagnostic est le suivant : les hommes ne sont pas faits pour la migration et quand ils migrent, ils se comportent comme s’il ne s’était rien passé, s’il n’y avait pas besoin de s’adapter. Ce rôle de l’immigré, ils ne parviennent pas à l’assumer ou ils le font avec toutes sortes de restrictions mentales qui confinent à la (dé) négation au nom du pluralisme religieux, culturel, ce qui conduit inexorablement au communautarisme, au fantasme d’un Etat dans l’Etat.

Dans le cas israélien, l’absence d’un noyau significatif auquel se joindre aura abouti à un communautarisme israélien au sein du monde arabe et ce en dépit de l’adoption d’une langue sémitique laquelle toutefois était déconnectée depuis des siècles par rapport aux langues de la même famille linguistique. Autrement dit, s’il avait existé réellement existé un noyau juif local parlant un hébreu immergé dans l’environnement arabo-musulman, nul doute que les choses auraient été  autres.  On note ainsi que l’exogamie juive des femmes ne pouvait fonctionner puisqu’elle ne pouvait s’unir à des hommes juifs indigènes, et ce d’autant plus que la polygamie ne se pratiquait plus qui était pourtant un vecteur d’intégration assez commode permettant d’accueillir un maximum de femmes quitte à ce qu’à la génération suivante,  du fait des naissances masculines, la proportion d’hommes indigènes augmente sensiblement et progressivement.  On voit que selon nous exogamie et polygamie se complètent heureusement, à partir du moment  outil existe une structure masculine d’accueil et de fécondation.

Les hommes ont vocation à s’enraciner dans un terroir, ce qui va à l’encontre de la condition exogamique des femmes. Même s’ils émigrent, ils transportent avec eux leur ancien enracinement, ce qui crée une situation fausse et bancale. On aura donc compris que l’étude de l’immigration est indissociable du statut de l’homme et de la femme et que la question ne sera pas traitée correctement sans une grille appropriée de la distinction des genres et des sexes. Or, force est de constater que l’ensemble du sujet tend à devenir tabou ? On n’est donc pas sorti de l’auberge. Cela implique en effet de rétablir un fort processus exogamique qui évite le maintien des femmes au sein de leur culture d’origine, ce qui est cause de sclérose car leur mode de changement est externe et passe par la migration sous toutes ses formes. Les voyages forment les femmes. Inversement, les homme qui  ont tenté des expériences d’émigration (« alya », montée)  se sont trouvés devant un dillemme : soit de repartir (« yerida », descente) vers leur pays d’origine ou d’autres pays de même culture, de même langue, soit de se maintenir en vivant une forme ou une autre de communautarisme qui est d’ailleurs un problème majeur de la société israélienne puisque les Juifs qui émigrent en Israël, comme nous l’avions noté dans divers écrits, il y a déjà plusieurs décennies, -et c’est notamment le cas pour les récentes migrations des Juifs de l’ex URSS en Israël- tendent à perpétuer leur culture de départ.

Les mariages mixtes, interreligieux, apparaissent, au demeurant, comme une autre solution pour l’immigration féminine puisque le mariage avec un immigré ne garantit aucunement une  véritable intégration. C’est pourquoi beaucoup de femmes juives  sont tentées d’aller vivre avec des non juifs, d’autant qu’elles ne se sentent aucunement responsables du sort du judaïsme puisqu’elles sont porteuses d’un instinct allant vers le changement spatial. Il est clair que la formule la plus féconde consiste pour des Juifs indigènes de s’unir avec des femmes juives venues d’ailleurs. «  A contrario, la logique de l’homme juif indigène est de maintenir une certaine conscience juive mais en phase avec l’environnement local, quitte à obtenir la conversion du conjoint non juif, vu que les femmes sont très douées pour les processus de conversion.

Plus généralement, il faut repenser toute la politique d’immigration, d’intégration en  freinant au maximum toute migration masculine. Il fait que la France, l’Euro importent avant tour des femmes et que le brasage des femmes au sein même de l’Europe soir considérablement préparé et encouragé de façon à éviter que se constitue un type de femme qui n’a pas été formé par le changement et qui  tend à prendre des postures masculines inconvenantes. Il est malsain pour une femme de s’enfermer dans sa culture, dans son pays d’origine et ce faisant elles n’ont pas une vraie conscience de la condition féminine. Le voyage doit devenir un must incontournable du CV d’une femme cherchant un époux.

 

 

 

JHB

13 11  13

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