pour une nouvelle déontologie de l’astrologie

Posté par nofim le 20 novembre 2013

 

Passé et futur, même schéma astrologique.

Par  Jacques Halbronn

 

Nous avons déjà mis en garde contre les décalages aberrants que l’on peut  observer entre la façon dont les astrologues abordent le traitement du passé et celui du futur. Il y a là certainement matière à débat déontologique.

Selon nous, un astrologue n’a pas le droit de traiter du passé d’une autre façon qu’il traite du futur ne serait-ce qu’au nom d’un principe de récurrence qui voudrait que le futur ressemblât formellement au passé ou si l’on préfère que l’un et l’autre fussent logés strictement à la même enseigne. Tout décalage entre les deux approches relève selon nous d’un dépassement des limites de l’astrologie. Le fait que l’on puisse trouver une sorte d’alibi dans les traités d’astrologie semblant autoriser les astrologues à accéder à une certaine « précision » dans leurs propos, qui relève de la contingence voire de l’anecdote ne saurait constituer une excuse, d’autant que ces mêmes astrologues se gardent bien de prendre à la lettre certains « aphorismes » dès lors qu’il s’agit du futur. On génère ainsi un mensonge sur la marchandise, sur le « produit » en laissant croire que l’astrologue pourra être aussi ponctuel pour le futur que pourraient le laisser croire ses « explications » pour le passé.

 

La sagesse veut que l’astrologue ne soit pas plus disert pour le passé que pour le futur. Certes, son propos relatif au passé peut trouver confirmation par certains faits connus mais  le dit propos ne saurait prétendre que l’astrologie rend compte de ces faits et les confirme.  Ce sont les faits qui confirment et prolongent l’astrologie et non l’astrologie qui confirme et valide  les faits.

Il serait donc éminemment souhaitable que. Les astrologues puissent présenter le modèle dont ils se servent pour travailler en montrant que c’est bien le même qui sert pour traiter du passé comme du futur.

Or, s’il arrivait que l’astrologue répondît que le modèle qui traite du passé n’est pas identique au modèle qui traite du futur, il y aurait problème puisque, alors, ’il ne respecterait pas le principe de récurrence susmentionné.

Encore faudrait-il s’entendre sur la notion de modèle. Si l’astrologue répond que son »modèle » c’est le « thème astral », cela ne ferait pas sens puisque les thèmes sont tous différents les uns des autres, ce  qui ne correspond donc pas au principe de récurrence énoncé plus haut. Un modèle, par définition, doit être reproductible et valoir pour un grand nombre de cas. Le thème astral n’est donc présenté comme un modèle que par abus de langage puisqu’il ne fonctionne que pour un seul et unique cas (celui d’une naissance, d’une consultation « horaire », d’une année (Révolution solaire), d’une saison (Ingrés de telle saison  de telle année) etc.

L’astrologue doit être capable de décanter la gangue des faits et de faire ressortir les récurrences et les ressemblances. Il est clair que si intellectuellement il n’est pas en mesure d’effectuer toutes  sortes de rapprochements en dépit de la diversité des contextes, des époques, il ne pourra pas assurer correctement son travail et donc sera déclaré incompétent. Le recrutement des astrologues doit passer par des tests psychotechniques montrant que le candidat perçoit des points communs en dépit d’un enrobage différent. (test de QI)

La notion de « fonctionnement » de l’astrologie  - le ‘ça marche »- ne se conçoit que face à la mise en évidence de récurrences tout au long de la vie d’une personne ou en comparant diverses personnes ou divers contextes. Sinon, on ne voit pas selon quel critère on pourrait dire que ‘ »ça marche ». Dans son interview avec J. M. Abrassard, Serge Bret Morel évoque cette formule du ça marche sans préciser suffisamment ce que l’on peut entendre par là. Si le client est amené à croire que les conditions de validation de fonctionnement ne sont pas celles qui sont requises, il y a là encore un risque, un soupçon de fraude. On peut ainsi présenter au client de faux protocoles de validation qui n’ont aucune valeur, du type : ce qui est dans le thème correspond à ce que vous auriez dit sur telle personne ou sur tel événement. C’est là une bien piètre idée de la notion de récurrence que ce type de « correspondance »  non pas entre des faits successifs et récurrents  mais entre un discours et un « fait ». Il faut que le protocole soit aussi simple à comprendre et à appliquer que possible, sinon le client prendra des vessies pour des lanternes.

Il est également souhaitable que l’on ne se  perde pas dans les méandres d’un « portrait » psychologique (avec ou sans recours à l’informatique) unique. Là encore, il convient de ramener toute description à des notions simples permettant des convergences entre les gens. Même la division en douze types nous semble par trop aléatoire. Certains ont proposé 4 types, en référence aux 4 Eléments. Tels qu’ils peuvent être déterminé par la répartition des planètes parmi les signes. Il y a là certes une tentative « réductrice » de la diversité qui est la bienvenue. De même, la description des événements, des situations doit passer par une formulation aussi dépouillée que possible, de préférence sur un mode binaire. Selon nous seule une description binaire est accessible à l’intelligence  humaine. Au-delà du binaire, le cerveau sature et se met en veilleuse, sur un mode « mémoire », on « prend », on « apprend »  » mais on ne comprend pas/plus. Inversement, une description  « unitaire » – le cas unique, ponctuel, qui ne se répétera pas  est ingérable car elle ne permet pas de distinguer deux états en alternance.  Avec le recours aux planètes lentes, l’astrologue a beau jeu de déclarer que les configurations ne se répètent qu’à des intervalles très éloignés, ce qui renvoie l’établissement des récurrences aux calendes grecques. Dès lors déontologiquement, il nous apparait qu’un modèle astrologique viable doit se limiter à des cycles relativement brefs, susceptibles de se représenter à court terme, comme par exemple des  cycles de 7 ans dont on peut avoir l’expérience une dizaine voire une douzaine de foi au cours d’ une existence.

Voilà donc dressé le tableau d’une nouvelle déontologie de l’astrologie qui remplacerait avantageusement les codes beaucoup trop laxistes proposés par divers organismes et assciations ayant pignon sur rue.

 

 

 

 

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Jhb

20 11  13

 

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