Réflexions sur la recherche chez les astrologues

Posté par nofim le 26 novembre 2013

 

Les  astrologues face à la Recherche

Par  Jacques Halbronn

On entendra ici par »astrologues » non pas tant les astrologues praticiens mais ceux  qui se targuent, peu ou prou, de défendre la cause de l’astrologie, avec plus ou moins de bonheur. Nous voudrions mettre en garde contre certains malentendus et leurres.

Nous commencerons par ces astrologues qui pensent que la recherche en astrologie a pour objet et raison d’être de justifier la pratique actuelle, et notamment les dispositifs qui la sous-tendent. On parlera d’une position apologétique. Cela part du principe que l’Astrologie (au singulier), on sait ce que c’est mais que ce qui manque c’est d’expliquer comment elle est devenue ce qu’elle est. La diachronie se met ainsi au service de la synchronie, qui consiste à montrer que les divers dispositifs de la tradition astrologique ont chacun leur raison d’être et se complètent. Comme dirait Candide,  tout est pour le mieux dans le monde des astrologues. Le cas de J. P. Nicola est exemplaire en ce que sa démarche réformatrice s’est limitée  à reformuler les dispositifs existants, à commencer par l’ensemble des planètes, des signes, des maisons, des aspects.

Nos astrologues vont donc éviter tout ce qui serait susceptible de discréditer leurs pratiques, leurs petites habitudes. Si on leur montre comme nous l’avions fait récemment que le dispositif des significations des maisons est marqué par une solution de continuité, que les 4 dernières maisons appartiennent à une autre approche que les 8 premières, on parle alors de « lubie » !

 En ce qui concerne la recherche, il convient de ne pas confondre celle qui vise à faire le tri  et celle qui ne sert qu’à confirmer  le statu quo. Beaucoup d’astrologues mettent la charrue avant les bœufs et font comme si l’on avait déjà dégagé le modèle astrologique de tout ce qui l’encombre et passent d’emblée à la phase 2 en supposant que tout est réglé en « haut lieu ». Il est vrai que certaines personnes feraient mieux de travailler dans des domaines où la phase  1  a  déjà été validée, ce qui n’est certainement pas le cas de l’astrologie. Ils font comme si.

En 1937, Gustave Lambert Bray écrivait dans une préface à un ouvrage de Léon Lasson (‘Astrologie Mondiale, Ed  Revue Demain, Bruxelles)

 « Si certaines choses cadraient indiscutablement avec les faits, d’autres s’adaptaient moins aisément, d’autres même ne s’adaptaient presque pas. Incontestablement, il y avait dans la tradition astrologique des choses vraies et des choses fausses. un mélange de bon grain et d’ivraie.

Comment faire la discrimination nécessaire ? » (p. 7)

 

Pour répondre à cette question posée il y a 75 ans, nous dirons qu’il ne faut évidemment pas partir de l’astrologie ou de l’astronomie car notre intelligence ne peut que s’égarer dans le labyrinthe du cosmos et dans le fouillis de la littérature astrologique ? D’où faut-il partir ? De ce que nous observons autour de nous, de tout ce qui est répété, récurrent, cyclique. Ce qui n’est pas la même chose que de regrouper des gens d’une même profession comme le proposait André Barbault en 1953  en tête d’un recueil de dates de musiciens :

« Ce recueil est le premier d’une série que le Centre International d’Astrologie entend publier dans l’intention de mettre à la disposition des chercheurs astrologues plusieurs milliers de thèmes de personnalité diverses, musiciens, peintres, écrivains, savants, philosophes, militaires, politiques, religieux, sportifs et peut- être d’autres. Cette série ouvrira le feu contre un amateurisme attaché à de  fausses corrélations (.) reposant précisément sur la pratique de quelques  cas isolés »

Nous pensons que nous ne sommes pas là en face de données cycliques. Le fait que toutes sortes de gens soient de telles professions ne correspond  pas vraiment à notre idée de la cyclicité. On nous dira que de mettre ensemble des « guerres » relève de la cyclicité. Mais la notion de guerre ne nous semble pas probante car elle n’a pas  de dynamique dialectique. En fait  la notion de récurrence doit absolument inclure l’alternance de deux temps opposés car pour qu’il y ait « retour » il faut qu’il y ait eu « séparation », « détachement », donc être dans le binaire.

Donc, quand on a mis en évidence une telle dialectique c’est alors et alors seulement qu’il faut observer s’il y a  un « suivi » au niveau céleste. Mais encore faut-il le faire sans aucun a priori et ne pas chercher à valider nos habitudes en la matière, quitte à jouer les iconoclastes.

Entendons par là qu’il faut mettre l’astronomie à plat et s’intéresser mêmes à des notions  qui ne nous sont pas familières comme les étoiles fixes. C’est à ce prix que l’on pourra reconstruire l’astrologie. Evidemment,  il serait éminemment souhaitable que ce fussent les mêmes configurations qui se ressemblent à chaque coup ou du moins une série bien circonscrite de configurations. Ne cherchons surtout pas à  mobiliser la totalité du savoir astrologique ou astronomique ! Faisons le tri de ce qui est vraiment « utile » !

En fait, la plupart des dispositifs de la tradition astrologique nous sont parvenus en bien mauvais état, avec des états successifs entremêlés ! Quelle est la bonne attitude ? Il faut relativiser, ne pas sacraliser les anciens dispositifs et les remplacer par de nouveaux que nous comprenons mieux et qui ont le mérite de la transparence puisque nous les avons-nous-mêmes choisis. Qui irait s’encombrer du symbolisme zodiacal s’il ne s’y croyait pas obligé, s’il ne devait s’y résigner ? Pour notre part, il est plus sage de s’en tenir à une approche binaire type Yin Yang, le reste est un peu superfétatoire. Il faut savoir que le symbolisme zodiacal n’est pas, de toute façon, réductible au cycle saisonnier, qu’il est plus en prise avec la façon dont les sociétés anciennes vivaient les saisons, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. C’est ainsi que le signe des Gémeaux est  associé à Vénus (cf. iconographie  des enfants de Vénus) et non à Mercure, au vu de sa symbolique.  Mais de surcroit, les 4 signes fixes appartiennent probablement à une autre tradition qui s’’est maintenue, qui aura résisté à la mise en place de nouveaux apports. Rien n’est plus vain que  d’essayer de justifier ce qui n’est qu’une solution bâtarde, de compromis entre plusieurs disposais.

On reconnait ce type d’énergumène à sa tendance à vouloir « sauver » l’astrologie en  en défendant bec et ongles tous les « acquis », puisque c’est cette astrologie là qu’il a validée avec le temps. Donc dès le départ, sa « recherche » était biaisée puisqu’il n’était prêt à accepter que ce qui irait valider ce que ses maîtres lui ont appris. Il y avait là des restrictions mentales, des arrières pensées !

Ilya aurait beaucoup à dire sur l’apologétique astrologique.  On la trouve un peu partout. Abraham Ibn Ezra avait fait deux traités (cf. notre édition, chez Retz,  1977), l’un exposait la tradition, l’autre la justifiait. On trouve en fait la même chose dans la Tétrabible : les explications qui y sont données sont fréquemment tirées par les cheveux On donne des simulacres de clarifications.

L’astrologie a perdu bien des notions en route et par ailleurs elle s’est alourdie avec d’autres dont elle n’a que faire (comme les planètes transsaturniennes. Or, on ne peut raisonnablement parler de planètes inconnues au bataillon durant des millénaires/ C’est ne pas comprendre  que l’astrologie a été élaborée par des hommes et pour des hommes et qu’elle ne saurait exister à leur insu.  Certes, de nos jours, les astres nous marquent sans que nous les connaissions même de visu. Mais ce qui compte ce n’est pas  ce que nous faisons mais ce que nos ancêtres ont fait et constitué/institué.

Nous attachons, pour notre  part, la plus grande importance au cycle de 7 ans. Or, ce cycle n’existe pas astronomiquement. Non pas que l’on ne puisse le constituer en recourant à l’astronomie mais l’idée de découper le cycle d’une planéte comme Saturne en 4 n’obéit à aucune « loi » astronomique. Mais nos ancêtres étaient tout à fait libres de découper le ciel qu’ils voyaient  comme ils l’entendaient et c’est ainsi que l’astrologie est née !  Pour l’historien de l’astrologie, l’astrologie a certainement été au départ un ensemble des plus simples, facile à appliquer, ergonomique n’exigeant pas de savants calculs ni une précision particulière puisqu’il s’agit d’un flux qui n’a ni commencement ni  fin. Pour illustrer cette représentation, nous joignons en annexe l’Astrocyclon.

 

 

 

Jhb

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