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Nouveauté et domination masculine

Posté par nofim le 26 novembre 2013

 

Les hommes et l’urgence de la nouveauté

Par  Jacques Halbronn

 

 

Nous dirons, au risque de forcer quelque peu le trait, que les « vrais » hommes sont obsédés par le besoin d’avoir « une longueur d’avance » et cette exigence de renouvellement permanent  généré un certain stress.

En effet, il faut si peu de temps pour qu’une idée soit récupérée par d’autres (on connait l’affaire de cent singes) que la domination masculine ne peut s’exercer et se démontrer qu’à la marge de la nouveauté. Seul ce qui est en avance fonde  cette domination alors que ce qui est déjà répandu est tombé dans le domaine public, et au pire ce n’est plus qu’une question d’argent que quelqu’un se l’approprie.

Inversement, dans la mesure où les femmes ne sont pas victimes d’un tel stress, cela signifie qu’elles ne sont pas vraiment dans la compétition de la nouveauté. D’ailleurs leurs revendications se situent plus dans l’horizontalité que dans la verticalité : il ne s’agit pas tant pour elle d’innover que de rattraper et tout le problème tient au fait que les hommes ne peuvent et ne veulent être rattrapés. Les femmes auront donc toujours un train de retard et au moment où elles croient avoir rejoint la tête de la course,  celle-ci leur échappe et reprend de l’avance.

Ce goût du renouvellement, donc du changement ne se caractérise pas par des transformations du tout au tout  Bien au contraire, il s’agit de progrès parfois infimes mais qui font la différence. Rien  à voir avec un changement d’activité ou d’orientation, ce qui est plus fréquent d’ailleurs chez les femmes et qui équivaut à un nouveau départ pénalisant.  Mais ce déplacement spatial de femmes n’a pas la même portée que le déplacement temporel des hommes, ce qui n’est pas à la portée du premier venu

En fait, le problème des femmes, c’est qu’elles n’arrivent pas à se renouveler en restant dans le même domaine. Elles sont victimes de routines et plafonnent. Donc, la seule issue pour elles consiste à passer à autre chose, ce qui implique un nouvel apprentissage, ce qui les infériorise par rapport aux hommes qui maintiennent le cap sans tomber dans une certaine sclérose.  Tout se passe comme si les femmes ne percevaient pas les changements trop subtils. Parfois, un détail peut avoir des effets de type domino sur un ensemble. Nous avons remarqué chez les femmes que de nouvelles informations ne remettaient pas en question tout un ensemble et étaient collectées sans implication globale.

 

En bref, les femmes font de bins lieutenants ( celui qui tient lieu, qui remplace) et de piétres chefs . Dès qu’une situation exige les gens les plus pointus, les plus performants, les femmes sont « limogées » car elles ne représentent pas l’effet de surprise qui fait la différence dans une guerre, dans un combat, dans un affrontement. Or c’est bien la nouveauté qui sous-tend la surprise, l’imprévu. D’ailleurs, les hommes sont de bien meilleurs improvisateurs que les femmes.  Celles-ci peuvent certes  faire illusion en faisant semblant d’improviser, en jouant avec le plus grand « naturel » mais ce n’est jamais là qu’un simulacre.

.Le problème des femmes, c’est le nombre.  Quand quelqu’un imite, il  peut y avoir des centaines d’autres personnes qui imitent à partir du même modèle. En ce sens, les femmes se gênent mutuellement et se trahissent les unes les autres en  révélant de facto qu’elles ne se situent pas à la source. Quand dix pianistes jouent la même sonate, on aura du mal à croire que c’est vraiment « leur » sonate à chacune d’entre elles. Une femme, ça va, plusieurs, bonjour les dégâts pour la cause de l’égalité entre hommes et femmes. On bascule dans le clonage !

L’homme en ce sens est un solitaire  face à son œuvre créatrice. Il se veut unique dans son propos et ce qu’il crée est vital du fait précisément de cette obligation d’être le premier. Mais bien évidemment, les hommes ont besoin des femmes pour perpétuer et prolonger leurs œuvres.

Et c’est souvent là que le bât blesse. A force de poursuivre des chimères égalitaires, les femmes feraient bien mieux d’assumer pleinement leur mission complémentaire et de se « brancher » sur des hommes créatifs, en évitant de se retrouver dans un véritable troupeau (du bon pasteur).

Il reste que périodiquement alors même que les femmes croient avoir fait la démonstration qu’elles valent bien les hommes, la preuve du contraire leur est apportée et c’est très frustrant. Dès lors, la nouveauté est synonyme pour elles de perte d’illusions et bien des femmes rêvent d’un monde qui se serait stabilisé. Elles inventent pour cela une sorte de pseudo-progrès dont l’essentiel consisterait à aider les femmes à devenir les égales des hommes. Elles ont réalisé ce tour de force de placer la condition féminine au centre de l’idée de progrès. C’est ce qu’elles appellent la « fin d’un monde ». Selon nous, il s’agit là d’une démarche conduisant à la décadence.

 

 

JHB

25. 11 13

Publié dans FEMMES, PSYCHOLOGIE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

le passage syncrétique de 8 à 12 maisons astrologiques

Posté par nofim le 26 novembre 2013

 

 

 

Les deux systèmes de maisons, en 8 et en 12

Par Jacques Halbronn

 

Il y avait dans l’Antiquité plusieurs façons de répondre aux questions relatives au cycle de la vie, de la naissance à la mort. Ainsi dans la Tétrabible, on trouve bien les différents secteurs de la vie, au Livre IV.

Mais il n’est pas fait mention d’un secteur assigné de façon spécifique à tel domaine de la vie. La liste se termine par « Du genre de mort » : « Il nous reste à considérer le genre de la mort », ce qui laisse penser que la dernière question est bien celle de la mort.

En ce qui concerne les enfants, on nous explique : « Vu que les enfants suivent le mariage, c’est ici le lieu où il convient d’en parler » Il est fait référence à un système à 12 divisions : « Il faut consulter et peser les planètes qui sont au Milieu du Ciel ou au lieu succèdent (qu’on appelle du nom de Bon Génie) ». On retrouve là la division entre maisons angulaires, succédentes et cadentes.

Avant les enfants, il y a donc le mariage et toujours dans la Tétrabible, on lit « L’ordre désire que je vienne à la considération des mariages »

La lecture de Firmicus Maternus nous montre que deux dispositifs cohabitent : l’un à base 8 et un base 12. D’une part, on y expose les « huit lieux », avec des attributions qui recoupent les huit premières maisons de l’horoscope (c’est-à-dire à partir de l’Ascendant, d’où le nom d’horoscope qui a fini en abrégé par désigner tout le thème d’où son usage dans la presse) .

« En gros, le lieu de la vie se trouve dans le signe dans lequel se trouve placé l’horoscope » c’est la « maison I »

« Le lieu de l’espoir ou de l’argent (se trouve) dans le deuxième signe de l’Horoscope (….) celui de la mort dans le huitième »

D’autre part, on a un dispositif à 12 secteurs qui portent des noms sans rapport avec le premier dispositif. Les maisons cadentes (III ; VI ; IX, XII) sont considérées comme défavorables tandis que les maisons succédentes sont « favorables ».

« Après ces quatre cardinaux, c’est-à-dire après le Levant, le Couchant, le Milieu du Ciel et le Fond du Ciel, il y a dans les cercle de géniture(le thème natal) quatre lieux qui ont une puissance annexe et favorable : il s’agit de la Déesse, du Dieu, de la Bonne Fortune et du Bon Démon. (..) Les quatre lieux qui restent sont dits inertes et abattus (..) Le premier (…) est appelé Porte d’en bas ou Anaphore . Le lieu qui se trouve à l’opposé de ce signe (..) est appelé Epicataphore. Les derniers lieux sont ceux de la Mauvaise Fortune et du Mauvais Génie »

On note donc que le dispositif à 12 secteurs ne se réfère pas explicitement aux catégories du dispositif à 8 secteurs. Mais on a vu que dans la Tétrabible, les domaines des 8 secteurs sont intégrés dans un dispositif à 12 secteurs.

Autrement dit, le stade que nous connaissons de nos jours n’est pas encore atteint aux premiers siècles de notre ère et cela ne se fera que lorsque le dispositif à 8secteurs sera prolongé pour atteindre 12 secteurs, avec les significations propres aux maisons IX, X, XI et XII. Toutefois, on note que dans la Tétrabible, au Livre IV déjà mentionné, il y a bien une question relative aux « amis et ennemis » et une autre aux « voyages » qui précède la mort. Il semble que l’on ait dédoublé certains domaines pour donner du contenu aux quatre dernières maisons comme on a pu le faire quand on a trouvé de nouvelles planètes, ce qui a conduit à redécouper progressivement le gâteau des 12 signes non plus en sept parts mais en dix.

Le dispositif des 12 maisons et de leurs « significations » respectives n’est donc pas attesté à cette époque. La question de l’octotopos reste entière. Il a bien existé une division en 8 secteurs (peu importe comment elle était désignée) et il a fallu par la suite l’ajuster sur une division en 12, du fait de la prise en compte des 12 signes/lunaisons, ce qui a conduit d’ailleurs au dispositif des domiciles et des exaltations. A contrario, le dispositif à 8 secteurs n’est pas lié au Zodiaque. Il découpe en fait –comme l’ a montré Dane Rudhyar avec sa typologie lunaire- le cercle en 8 parties égales de 45°, à partir des conjonctions Soleil-Lune ou en astrocyclologie, à partir des conjonctions de Saturne avec les 4 étoiles fixes royales. C’est pourquoi nous pensons que la division en 8 secteurs du mouvement diurne témoigne d’une division en 8 du cycle planétaire, dont elles seraient issues par transposition.

On a là un autre problème : le dispositif à 8 secteurs au niveau cyclique n’est pas au départ fonction des équinoxes et des solstices mais articulé sur une ou plusieurs conjonctions astrales alors que le dispositif à 12 secteurs au niveau cyclique se constitue à partir du point vernal (0°Bélier). Il apparait que cette division du cercle à partir d’une conjonction et non pas du point vernal soit tombée en désuétude. Elle est réapparue progressivement. La théorie des grandes conjonctions (Albumasar, Xe siècle) est liée aux conjonctions Jupiter-Saturne mais elle se réfère au zodiaque tropique quand il s’agit de tenir compte des 4 Eléments et donc des trigones (triplicités). Au XXe siècle, les astrologues mondialistes insistent sur les « cycles planétaires » et sur la succession des aspects se formant entre les deux astres constituant un cycle, ce qui revient de facto à réintroduire une division du cercle à partir d’une conjonction si ce n’est que ce n’est pas une division en secteurs égaux puisque au lieu de privilégier carrés, semi-carrés et sesqui-carrés, elle intégre aussi les sextiles et les trigones, ce qui crée des interférences structurelles, aspects qui plus est considérés comme « harmonieux » à la différence des aspects « dissonants (45°, 90°). Ne parlons pas ici des propositions d’un Kepler en matière de nouveaux aspects (mineurs)

C’est dire à quel point toute tentative synchronique pour concilier et intégrer les dispositifs astrologiques au sein d’un seul et même ensemble aboutit à une cote mal taillée.

 

 

 

JHB

21. 11. 13

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

le must des dates de naissance pour la recherche astrologique dans les années 50.

Posté par nofim le 26 novembre 2013

 

La vie astrologique au XXe siècle

Les années cinquante  et  l’importance accordée aux dates de naissance

Par  Jacques  Halbronn

 

On est un peu surpris de découvrir qu’André Barbault accordait une très grande importance à la collection de dates de naissance en 1953 comme il le déclare dans sa présentation d’un recueil de dates naissance de  450 musiciens, parus dans le cadre du Centre International d’Astrologie, et qu’il fait paraitre chez France-Belgique Informations, une maison d’éditions qui appartient à son frère Armand, chargé aux tout débuts du CIA de la branche Astrologie Mondiale.(cf. notre article à ce sujet sur le blog nofim). Tout se passe comme si le jeune Barbault (né en 1921) prenait ses distances par rapport à la mondiale, tant il insiste sur le  caractère crucial de la précision dans les heures de naissance, facteur assez mineur en Astrologie Mondiale, faut-il le souligner. Tout se passe comme si Barbault ne viendrait  personnellement à l’astrologie mondiale que dans les années soixante.

Voici quelques textes qui méritent réflexion :

« La carte du ciel est la base d’où s’édifie toute astrologie. Si le thème est faux, tout le reste s’effondre. »

Propos bien excessifs que n’aurait pas validé son frère ainé Rumélius.

Barbault persiste et signe :

« C’est la première fois que parait un recueil  constitué entièrement d’une série de cas de même catégorie. Convenons que le matériel de ces thèmes est susceptible d’être utilisé pour de multiples recherches statistiques et monographiques ; et qu’il constitue la pièce maitresse de la bibliothèque de tout astrologue digne de ce nom. Il faut souhaiter que s’organise une entente internationale des astrologues en ce qui concerne le rassemblement de la documentation et notamment de données de naissance (.) Cette déplorable situation qui entache l’astrologie à ses sources mêmes doit disparaitre et cela ne sera possible qu’à partir  du moment où chaque thème publié sera accompagné de sa mention justificative »

Certes,  Barbault avait-il de temps à autre touché à la Mondiale mais ce n’était pas au début des années Cinquante sa tasse de thé même s’il avait pu se référer au cycle Saturne-Neptune en rapport avec le destin de l’URSS. Nous pensons que Barbault n’a alors qu’une confiance très limitée dans l’astrologie mondiale et qu’il ne croit pas que ce soit le fer de lance de l’astrologie comme  ce sera le cas par la suite.

Un peu plus tard, introduisant le volume Soleil-Lune toujours dans le cadre du CIA, André Barbault, qui va bientôt s’occuper de la série zodiacale au Seuil, truffée de thèmes de personnalités, écrit :

« C’est à l’astrologie de demain  d’accéder à cette polyphonie de l’orchestre planétaire, heureux d’en avoir tracé le sillon »

Le portrait psychologique passionne Barbault :

« Il s’agit de  savoir s’il existe une équation Soleil Lune ou une équation Lune-soleil derrière la dominante, afin d’être fixé sur le rapport général : masculin –féminin, activité –passivité ».

A la même époque Michel Gauquelin est également un  grand collectionneur d’heures de naissance et l’on ignore si André Barbault a connaissance de recherches statistes qui ne paraitront, à compte d’auteur, aux éditions du Dauphin, qu’en 1955, L’influence des astres. Gauquelin déclare d’ailleurs qu’il a rencontré Barbault « vers  1953″ (cf « Qui est M. André Barbault?   Cahiers Astrologiques n° 117  juillet 1965)

 Il est clair, avec le recul, que  Gauquelin (né en 1928)  surclasse très nettement Barbault dans ce domaine. Coincé entre Armand Barbault et  le jeune Michel Gauquelin quel est le créneau qui lui reste ? On peut penser que c’est le rapport astrologie-psychanalyse, ce qui va  donner en 1961  De la psychanalyse  à l’astrologie. A l’époque une revue  associe astrologie et psychanalyse.

Ce qui ramène Barbault vers la mondiale, ce sont des enjeux politiques. Barbault veut croire dans les chances du communisme poststalinien (Staline meurt en 53), celui d’un Khrouchtchev. Il pense qu’à terme les régimes communistes  vont  dépasser les USA. Il l’affirme dans sin ouvrage paru en 1963 : 1964. La crise mondiale de 1965 (Ed Albin  Michel).  Ce paru sera perdu mais il aura entrainé l’astrologie dans cette aventure.

Mais ce qui va renforcer son intérêt pour la Mondiale, c’est quand il va parvenir à se détacher des théories de son frère (qui ne meurt qu’en 1974). En relisant certains textes de Gouchon, parus dans des revues confidentielles dans les années de l’immédiat après-guerre, Barbault croit trouver un autre modèle qui n’est plus celui des « cycles planétaires » chers à Armand et qui associent les planètes par binômes.  Barbault rêve de découvrir la « loi fondamentale de l’astrologie mondiale » avec son « indice de concentration planétaire » permettant de ne plus avoir qu’un super cycle unique, un graphique parfaitement lisible au lieu et place d’un laborieux agencement de planètes qui s’entrecroisent. En 1967, il publie Les astres et l’Histoire et bien évidemment la question des heures de naissance  n’aura plus du tout la même portée que dix ans plus tôt ! En 1989,  Barbault va devoir cependant en revenir à ce cycle Saturne- Neptune qui avait été complétement noyé dans le cadre de l’indice de concentration planétaire et qui lui tient lieu de Baum et de lot de consolation pour compenser cette Arlésienne de la Troisième Guerre Mondiale qu’était censé annoncer le dit indice.  Succès prévisionnel au goût amer et qui conforte, de façon posthume, l’impact d’Armand sur son frère.

On sait que de nos jours, l’étude des thèmes a envahi l’astrologie mondiale, qu’il s’agisse des thèmes de personnes, d’Etats, d’ingrés. Déjà en 1937, Léon Lasson avait proposé les thèmes d’éclipse (permettant une certaine localisation) dans son ouvrage qui annonçait, assez inconsidérément,  «   quinze ans de paix pour l’Europe » (Ed de la revue Demain, préface de Brahy).  C’est dire à quel point  la question que posait Barbault en 1953 sur l’importance cruciale du thème astral pour l’Astrologie est d’actualité. Le savoir-faire de la très grande majorité des astrologues passe par l’étude des thèmes, c’est là le ciment actuel de la « communauté » astrologique. Petit détail : le thème est surtout propre à expliquer le passé et à valider l’impression immédiate du présent. Il est un instrument bien plus lourd  et  fort peu ergonomique pour accéder au futur. Mais cela fait tout à fait l’affaire pour notre civilisation démocratique qui programme ses élections des années à l’avance, au jour près. L’astrologie du XXIe siècle n’a plus qu’à exploiter les données électorales. On ne lui demande plus de fixer des dates mais de dire ce que cela enseigne au vu du thème de l’élection et de ceux des candidats les mieux placés au vu des sondages. Il y a de moins en moins de crises politiques imprévues, comme c’était le cas sous la IVe République (1946-1954),   ce qui était un vrai casse-tête pour l’astrologue mais lui conférait une importance qu’il n’a plus guère de nos jours du fait du verrouillage des institutions.

 

JHB

26. 11.13

 

Publié dans ASTROLOGIE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

les vertus comparatives supposées du thème astral

Posté par nofim le 26 novembre 2013

 

 

Le thème astral et la dialectique décomposition/recomposition.

Par Jacques Halbronn

 

 

Le simple fait que l’astrologie existe est une source de réconfort pour certaines personnes, un peu comme la croyance en Dieu, sur un autre plan. Certains astrologues, comme Patrice Guinard, déclarent d’ailleurs que cette conviction se suffit à elle-même et n’a pas nécessairement à déboucher sur une pratique. On en resterait au stade de la conscience plus que de la Science.

Par ailleurs, nous avons cru pouvoir constater que nombre d’astrologues présentaient des troubles des capacités conceptuelles, ce qui confère à l’astrologie un rôle de palliatif qui ne fait guère sens chez ceux qui ne sont pas marqués par de tels troubles. Des tests pourraient mettre en évidence une telle difficulté à relier les choses entre elles, les gens comme les événements. Ces personnes sont beaucoup plus à leur aise pour étudier des cas isolés, d’où l’importance du « thème » qui est censé décrypter tel ou tel cas, à la façon d’une sorte de radiographie mais d’une radiographie qui déterminerait les composantes de façon à permettre de relier les cas entre eux par le biais des dites composantes, ce qui est particulièrement flagrant avec la méthode dite de la synastrie, de la comparaison de thèmes. L’apport majeur de l’astrologie, pour cette population en difficulté conceptuelle, serait bel et bien celui des composantes.

Pour ce faire, il faut évidemment pouvoir « décomposer », ce à quoi le thème astral semble se prêter idéalement. En fait, l’astrologie, même si c’est rarement dit de la sorte, est un puissant vecteur de décomposition et donc de recomposition.D’où l’importance qu’il y a à disposer d’une grande variété de facteurs. André Barbault, en tête de « Soleil-Lune », dans les années cinquante, déclarait sans fausse modestie :

« C’est à l’astrologie de demain d’accéder à cette polyphonie de l’orchestre planétaire, heureux d’en avoir tracé le sillon »

Si vous parlez avec un astrophile bon ton, vous observerez que vous le persuader beaucoup plus aisément en lui faisant remarquer que deux événements présentent des « astralités » communes qu’en dissertant sur les similitudes structurelles entre les dits événements. Peu importe quelle interprétation on donnera à ce dénominateur commun, l’important est qu’il existe et tout sera bien dans le meilleur des mondes astrologiques. Il en sera évidemment de même s’il s’agit de montrer que telle personne est en phase avec tel moment (une élection par exemple) dès lors que les astralités du thème natal et celles du dit moment se recouperont au moins en partie. C’est mathématique et donc irréfutable. On peut ainsi élaborer des raisonnements dotés d’une précision extrême !

On nous rétorquera que même en admettant que l’intérêt pour l’astrologie part d’une certaine déficience, en contrepartie, l’astrologue va ainsi disposer d’un outil remarquable qui dépasse largement les capacités de l’homme privé du dit outil tout comme une personne qui a besoin d’un véhicule pour se mouvoir ira plus vite qu’une personne qui n’en a pas besoin. C’est là une apologie du handicap qui est d’ailleurs de plus en plus à la mode, y compris dans le domaine du sport. Un tel « homo astrologicus » serait ainsi doté d’un équipement lui permettant de surclasser son prochain y compris dans le domaine de la consultation, en tout cas du diagnostic et du pronostic.

Là où le bât blesse, c’est dans le domaine de la validation de l’outil. Comment valider si l’on n’a pas de point de repère ? Si une personne est mal voyante, comment vérifier que l’appareillage qu’on lui propose est fonctionnel si on ne peut voir les choses autrement que par le moyen du dit appareillage ? C’est ce qui semble être le cas pour les personnes recourant au thème- sous quelque forme que ce soit- pour déterminer les « composantes ».

Pour notre part, nous pensons qu’il faut absolument distinguer les concepteurs des produits et les utilisateurs. Les concepteurs doivent pouvoir totalement se passer du dit appareillage, pour le passé et le présent sinon pour l’avenir tandis que les utilisateurs ne sont en aucune façon habilités à élaborer les outils appropriés. Rien n’est pire que de confondre ces deux catégories. Or, il peut être tentant pour les uns de se faire passer pour les autres.

 

 

 

 

 

Jhb

26 11 13

 

Publié dans ASTROLOGIE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Le thème astral comme outil comparatif

Posté par nofim le 26 novembre 2013

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les relations internationales en milieu astrologique ( 1931-2009)

Posté par nofim le 26 novembre 2013

 

La dimension internationale dans la vie astrologique européenne au XXe  siècle, au prisme de l’astrocyclon.

Par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons souligné à quel point il importait qu’un modèle astrologique à valeur universelle soit valable sous toutes les latitudes et dans les mileux les plus divers, à des échelles fort différentes. Nous avons dit que le milieu astrologique nous apparaissait  tout à fait  indiqué  en tant que terrain de recherche astrologique. On sait aussi que le critère de supra-nationalité est au cœur de l’outil que nous avons élaboré, l’Astrocyclon.Nous voudrions souligner ici la notion de chaînon manquant pour illustrer l’usage qui peut être fait de notre procédé. Le principe en est simple. Si l’on admet que des phénoménes offrant  une cetaine analogies – ce ui ne signifie pas qu’ils soient identiques en tout point, ne soyons pas naifs !- se succédent tous les sept ans environ et si l’on dispose d’une série incompléte, il est raisonnable que l’on ait tout intérêt à approfondir l’investigation pour la date faisant défaut. Le fait de trouver poir cette date un événements en accord avec le reste de la série  apparaurrait alors à la fois comme une vérifivation du systée maos aussi comme une illustratiin  quant à l’usage qui peut en être fait

A partir des années trente, les interactions entre les différents pays européens, au regard de leurs associations astrologiques vont devenir marquantes.

Dans Demain ( revue belge d’astro-dynamique  Institut Central belge de Recherches Astro-dynamiques, Bruxelles    BNF 8° V 50881(6)

6e année  n°3   21 novembre 1931) , un communiqué nous informe  (p.62) sous le titre

« Une association internationale d’astrologues professionnels »  qu’un astrologue bavarois ( Munich)  « M A. M. Grimm   (..) vient de fonder uen association internationale uniquement ouverte aux astrologues professionnels. (il) estime que le seul moyen de faire progresser l’astrologie est d «’écarter des débats de trop nombreux amateurs insuffisamment formés et de laisser la discussion aux spécialistes compétents, c’est-à-dire aux professsionnels exclusivement occupés par la pratique de leur science. Un examen d’admission est prévu ». Le fait même qu’une revue belge s’en fasse l’écho est significatif. Les premiers congrès internationaux  se déroulent en Allemagne. Dès  cette même année 1931, à Wiesbaden. (cf Herbauis de Thun, Encyclopédie du Mouvement Astrologique de Langue française au XXe siècle. Ed de la revue Demain, 1944,, pp. 118  et seq). Le deuxiéme congrès international devra attendre 1935  à Bruxelles et fut à la charge de l’association belge de Brahy, l’Institut Central  Belge de Recherches  ’Astro-dynamiques (Herbais de Thun emploie à tort astrologie ). On en a les Actes..

 L’année suivante, un congrès national belge se tiendra, fin juin 1936 où l’on examine la question d’une Fédération belge des astrologues scientifiques. Les congrès de Dusselorf, pour cette même année  et de Paris pour l’année suivante y sont programmés.(cf Revue Demain,n° 1, 1936 , p  14. Mais après le congrès de Paris de  1937, il n’y aura plus de congrés internationaux en Europe avant la fin 1953, à nouveau à Paris, qui sera le 7e du fait que l’on compte- pour des raisons de politique intétieure, le congrès de New York de 1938  et les deux congrès parisiens de 37 (celui de la Socité Astrologique de Franxce et du Collége Astrologique de France) qui se tinrent à quelques semaines l’un de l’autre, dans le cadre de l’Exposition Universelle..(Signalons toutefois un congrès à Lille en 1951).

Cet arrêt de la dynamique européenne s’explique selon nous par le passage de Saturen en phase descendante (Bélier) alors que les années précédentes étaient en phase ascendante. Mais déjà 37  sera affecté (comme cela le sera en 1974) par des dissensions internes entre associations françaises avec la tenu de deux congrès concurrents.

En 1939, lors d’un nouvelle phase ascendante, le processus se déplacera Outre Atlantique,. Dans la revue Demain (‘janvier 39, pp. 309 et seq) on annonce « Un Congrès astrologique Internaional. A  New York n 1939 un voyage collectif aux Etats Unis).  « Nous avons annoncé en son temps la création de l’AFSA (American Federation of Scientific Astrologers) » (qui) vient de convier les astrologues du monde entier à participer  au Congrès International qu’elle organise à New York du 18 au 25 juin », à l’occasion, une fois de plus, comme à  Bruxelles et à Paris d’une Exposition Universelle. 

Est-ce que sept ans plus tard, on retrouve une nouvelle dynamique internationale avec Saturne entrant en Lion ? Nous pensons à la fondation du Centre International d’Astrologie Scientifique (CIA) qui d’ailleurs lors de sa création annonce la prochaine tenue d’un Congrès (cf notre étude « Les revues astrologiques de labgue française au XXe sièucle, blog Nofim) qui n’aura lieu qu’au prochain cycle de 7 ans du fait de l’apport de la siciété autrichienne d‘astrologie de la Comtese Wassilko Serecki.

Lisons  Astrologie Moderne  7e année n°1 Octobre 52

Bulletin rédigé par André Barbault

« Un Congrès International d’Astrologie à Paris

« Tel est le projet mis au point et organisé par la Société Astrologique Autrichienne en association avec le CIA

« Il vise à réunir pour une semaine les meilleurs astrologues de tous les pays dans notre capitale, à susciter une gerbe d’études originales, à faire le point de nos connaissances, à défendre l’astrologie contre les charlatans et ses adversaires de mauvaise foi et à créer une union mondiale des astrologues »

 

Lisons. Astrosophie

N°80-81  Le Congrès de Strasbourg février mars 1955 pp. 542 et seq 

Résultats du Congrès

« Le résultat le plus marquant est constitué par le fait que les bases d’une Fédération Européenne d’Astrologie furent jetées  (…) elles aboutirent à la signature d’un protocole par les réprésentants de la France, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, la Suisse et la Hollande »

En 1962, Brahy lance l’idée d’un nouveau congrès international. (cf Cahiers Astrologiques juillet n°99, p. 202) : »Congrès Astrologiquue Mondial en Belgique 1963 ? »* 

« Il y a quelques années encore, écrit le leader astrologique belge, kes astrologues se réunissaient presque chaque année en congrès. ( …) Ceeux de  Dusseldorf et de Paris, par exemple, demurent incontestablement desmonumnts solides et riches de matière.  Evidemment, le Congrès de Strasbourg n’a pas laissé chez les astrologues le meilleur souvenir pour des raisons diverses et il en est résulté sans doute un certain découragement (. ?)Néanmoins, je me suis demandé s’il ne serait pas intéressant  de tenter d’organisre une nouvelle réunion d’astrologuue »

Mais dans le numéro  103 (mars 63, p.  51) on lit « Pas de congrès Mondial en 1963 ». Saturne est alors en phase ascendante (en verseau). Il nous semble que cela aurait pu trouver un dybamique suffisante.. Mais en  1965 va se tenir  à Bruxelles un congrès, toujours durant cette même pase (Sturne début poissons).

On notrea ensuite l’année 1971 qui fut marquée par le Congrès d Aalen, organisé dans le cadre de l’ISAR (International Society for Astrological Research). Mais il fudrait aussi y ajouter le congrès de Bruxelles du CEBESIA  de Brahy (l’association a changé de nom), le quatriéme tenu à Bruxelles ( 1935, 1936, 1965, 1971)

Dans  L’Astrologue  n°14  2e trimestre 1971

Aux Quatre coins du zodiaque p. 112, on lit :

« Brahy qui préside à Bruxelles  le CEBESIa nous fai part que ce Centre envisagerait volontiers l’organisation d’un congrès d’astrologie vers fin septembre prochain si cette initiative pouvait intéresser un nombre suffisant d’astrologues (.) Il s’agirait donc de rassembler tout ce qui dans ces recherches  peut être considéré comme valable et d’en faire une refonte aussi cohérente que possible »

Le congrès de l’ ISAR de 1974  sera compromis par une crise interne au CIA et on voit que Saturne est en plein phase descendante. Mais dès la fin 75, Saturne entre en phase ascendante (  (en Lion) et c’est le succés des congrès du Mouvement Astrologique  Universitaire (MAU, cf le Libre d’Or di MAU) jusqu’en 78, et du premier  congrès de la Société Française d’Astrologie (ex CIA) en février  78..

En décembre  1985, un congrès international d’astrologie se tiendra à Cannes, à l’initiative de la Fédérarion des Astrologues Francophones. En cette même une réunion des diverses associations astrologiquyes aait eu lieu  lors du ocngrès d’Orléans organisé par Denis Daprey (Fédération des Enseignants en Astrologie).

En 1992, il y eut un réunion importante à Londres avec une forte participation française (Satyrne en phase ascendante en verseau) autour de la structure élaborée par Susie Cox, l’ARC, (Astrological Registration and Communication. International  Directory of Astrologers) il faut situer dans cette même phase la parution du Nouveau Guide de la Vie astrologique en 1994).

 

On pourrait poursuivre notre enquéte avec la fondation de la Fédération Astrologique de l’Europe du Sud (FAES),  en 2000 (cf aussi le congrès CURA-MAU de décembre 2000, à Paris, Saturne en  taureau)  puis en 2004,, toujours à Paris, le Congrès MAU  « L’astrologie et le monde » où intervient Julienne Sturm, la fondatrice de l’ISAR, de retoiur 30 ans après la congrès de 74. En début de phase ascendante,  fin cancer qui ouvre une nouvelle série de congrès du MAU.. On signalera aussi en 2009, le Congrès que le MAU a organisé à Montréal, dans le cadre la dynamique  francophone  de la télévision astrologique née en 2008 (Saturne en Lion, phase ascendante). On  notera  le fait que les synergies n’impliquent pas nécessairement d’être membre au sens formel du terme de telle ou telle structure mais de s’y  inscrire de facto par la participation aux activités, aux projets (revues, congrès, guides, forum en ligne etc). La notion de membre et celle d’usager, de collaborateur, d’intervenanto tendent à se confondre. Ces nouvelles expressions plus informelles ne sauraient évidemment être négligées.

.Logiquement, l’année qui vient devrait sous une forme ou sous une autre favoriser des projets  fédératifs internationaux dans le monde de l’astrologie (comme ailleurs) ou relancer des entreprises déjà amorcées par le passé.

JHB

26 11  13

 

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les relations internationales en milieu astrologique depuis cent ans

Posté par nofim le 26 novembre 2013

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les relations internationales en milieu astrologique depuis cent ans.

Posté par nofim le 26 novembre 2013

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Histoire des maisons astrologiques : le 8 et le 12.

Posté par nofim le 24 novembre 2013

 

 

 

Le passage de 8 à 12  significations des maisons astrologiques

Par  Jacques Halbronn

 

Rappelons la série latine des  douze maisons :

« Vita, lucrum, fratres, genitor, nati, valetudo, uxor, mors, pietas, regnum, benefactaque carcer »

Elle recoupe grosso modo les descriptions actuellement en vigueur dans la tradition astrologique  ordinaire.

Il existe une série plus courte assez proche, figurant dans la Mathesis de Firmicus Maternus, au Livre II, au génitif et non plus au nominatif:

« Vitae, spes, fratrum, parentum, filiorum, valitudinis, coniugis, mortis »

Des synonymes évidents :  nati et filiorum, c’est-à-dire les enfants, uxor et coniugis, le conjoint,  genitor et parentum : les parents (géniteurs) et une différence notable : spes, l’espoir pour la maison II au lieu de lucrum. Et bien entendu, les 4 maisons après « Mors » qui ne figurent pas dans la Mathesis. –

On peut scinder cette série de 8 en deux temps : les quatre premiers mots qui concernent la venue au monde, les frères et sœurs, les parents  et les quatre derniers qui touchent à l’âge adulte quand on fait des enfants, que  l’on se marie, que la santé décline, et au bout, la mort. Au vrai, on ne voit pas bien ce que Lucrum vient faire en maison II, dans le contexte de l’enfance ! On nous répondra que cela a à voir avec le signe du taureau mais un tel rapprochement est problématique puisque nous travaillons ici sur une structure à 8 qui n’est pas superposable avec le zodiaque.  On nous objectera que lucrum figure dans la série à douze maisons mais à l’évidence, cette série 12  est issue de la série 8.

Selon nous, on aura ajouté 4 mots pour arriver à 12 de façon à s’aligner justement sur les 12  signes ou les 12 mois. Mais  on aurait été mieux inspiré de reporter la Mort en maison XII car cette mort en VIII ne tient pas debout dans une série à  12, tout comme Saturne ne peut pas correspondre à la mort si l’on ajoute des planètes transsaturniennes, ce qui conviendrait mieux à Pluton, l’astre le plus éloigné mais l’on sait que son statut est désormais assez bancal.

On sait par ailleurs qu’il a existé un dispositif à  12 maisons qui  ne se référait pas à la liste en question (cf. Manilius, Ptolémée  mais aussi la Mathesis qui le mentionne par ailleurs). Dans la Tétrabible (IIe siècle de notre ère), la série de 8 mots pas plus que celle de 12 mots n’est mentionnée alors qu’elle nous est pourtant devenue si familière !

Que nous dit  à l’IIIe Chapitre du Principium Sapientiae Abraham Ibn Ezra (cf. notre édition, chez Retz en 1977, pp.  136 et seq) ?

I  la vie

II  l’avoir et l’acquisition

III  les frères, les sœurs

IV  le père

V  Les fils

VI  la maladie

VII les femmes

VIII la mort

IX l’esprit

X  les rois

XI  l’honneur, l’espérance, les amis

XII  la prison

Que dit Abenezra dans son commentaire (Liber Rationum) du dit Livre III  (pp.261 et seq)? On notera simplement que le commentateur s’efforce de justifier un tel agencement et ne note aucunement la solution de continuité.  On peut donc dire qu’au XIe-XIIe siècles, en Espagne, le dispositif que nous connaissons de nos jours s’est devenu classique alors qu’il n’est pas exposé du moins sous la forme 12 dans la Mathésis et pas davantage chez Manilius ou dans la Tétrabible. On notera que la maison XI de la série 12 a récupéré l’espoir de la maison II de la série 8, ce qui correspond à un certain réaménagement qui selon nous dénature la progression de la série. On a là une sorte de dispositif ternaire qui nous fait songer à l’addition de transsaturniennes (cf. le RET de JP Nicola) et qui vient remplacer un dispositif binaire. Nous pensons qu’il serait bon pour les amateurs des maisons astrologiques, de rétablir la correspondance de la maison II avec l’espérance, et il est vrai que l’enfant qui nait focalise des attentes quant à son devenir, ce qui fera pendant à ses réalisations dans le deuxième temps.

On rappellera que le tarot a emprunté à la série  12. Par-delà la mort qui se retrouve, on a  la IX, qui est le pouvoir spirituel  le pape, la X, c’est l’empereur, qui est le pouvoir temporel, la XI et la XII sont à l »évidence une maison très bénéfique et une autre très maléfique, ce qui est influencé selon nous pat l’autre série, celle de la Tétrabible et de l’Astronomicon de Manilius avec les maisons   succédentes de la Déesse, du Dieu, de la Bonne Fortune et du Bon Démon  et les maisons cadentes : Porte d’en bas ou Anaphore . Le lieu qui se trouve à  l’opposé de ce signe (..) est appelé Epicataphore.  Les derniers lieux  sont ceux de la Mauvaise Fortune et du Mauvais Génie » Donc la XI est succédente donc favorable et la XII cadente donc  défavorable. 

En gros, les quatre dernières maisons sont reprises de la série  12 initiale, et seules les 8 premières maisons sont issues de la série 8.

On nous objectera que la IX qui est cadente devrait être mauvaise mais il est probable que sa proximité avec le Milieu du Ciel  ait joué et de toute façon, l’ »on pourrait épiloguer sur l’opposition entre la vie dans les monastères, qui exige en principe un certain dénuement  et la vie dans les palais.

Quant au rapprochement entre les 12 signes et les 12 maisons, il a certainement influé tant sur la définition des signes que des maisons. Initialement, il n’y avait évidemment  aucun lien entre les deux séries, quand l’une était à 8 facteurs et l’autre à  12. On sait qu’un tel processus d’intégration autour du  12  est à l’origine du dédoublement des domiciles, de façon à ajuster le septénaire sur le zodiaque si ce n’est qu’avec l’émergence progressive (une par siècle) des planètes au-delà de Saturne, il a fallu détricoter les doubles domiciles qui étaient eux-mêmes le résultat d’un réajustement.  Et les astrologues se retrouvent ainsi avec un dispositif asymétrique puisque  les deux transplutoniennes n’ont pas été mises en place et on a donc un système bâtard avec Mercure et Vénus qui gardent leurs deux domiciles alors que Mars, Jupiter, Saturne et  les luminaires n’en ont  qu’un. C’est dire que le modèle  à base 12 aura joué un rôle déterminant dans la genèse de la  « tradition » astrologique actuelle et que l’on ne peut écrire l’Histoire de l’Astrologie sans en mette en évidence les perturbations produites…

 

 

24. 11 13

JHB

 

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le passage de 8 à 12 maisons

Posté par nofim le 24 novembre 2013

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

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