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Le passage du 8 au 12 en astrologie

Posté par nofim le 22 novembre 2013

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Les emprunts des maisons aux signes

Par Jacques Halbronn

 

Nous avons relancé un débat sur le rapport signes/maisons. Guy Taillade nous fait part d’un certain risque de malentendu quant à ce qu’on entend par « octotopos ». Selon lui, cela ne ferait que désigner le passage des 4 angles aux  12 maisons, soit un ajout de 8 :

 

 

 

 

 

Guy Taiilade:

22 novembre 15:52

« On peut en effet penser que les maisons sont une « invention », comme vous dites, relativement tardive, mais la division en 8 de la journée n’est pas attestée, du moins pas sur la base du texte de Manilius, comme j’en avais fait la remarque le 27 septembre 2011 sur le forum d’Astrocours, de Denis Labouré :
« J’ai aimé constater avec le premier cahier de la Recherche astrologique de cette nouvelle saison que Denis labouré faisait justice avec d’autres avant lui de cette théorie selon laquelle Manilius utilisait un système de huit maisons ou octatopos. J’avais souvent relu le passage de Manilius après avoir vu quelques commentaires sur le système de huit maisons en référence à Manilius et je me demandais si c’était moi qui ne comprenait pas, constatant que simplement Manilius parlait d’abord des cercles cardinaux, c’est-à-dire des maisons angulaires avant de parler des huit autres qu’il nomment Octatopos. »
On ne peut pas plus se référer à Firmicus Maternus auteur postérieur à Manilius, comme je le précisais à la suite »:
« Curieusement, alors que Firmicus Maternus fait de même, en toute rigueur, mais il est plus confus dans sa présentation car il intitule son chapitre sur les maisons (Livre II, ch.XIV) De octo locis, mais à bien le lire les huit lieux qu’il présente dans ce chapitre correspondent aux huit premiers signes en partant de l’horoscope ou ascendant dans lesquels il voit un résumé de l’essentiel d’une existence sous les noms de « vie, espoir ou argent, frères, parents, fils, santé, épouse, mort »,

Mais dans ce cas,  force est bien de constater que le système à 8 secteurs est fermé sur lui-même- en se concluant sur la mort- et ne s’inscrit donc  pas au sein d’un ensemble à  12 secteurs !

 Il ne s’agit pas des 8  «  premiers signes » mais tout simplement d’un système à 8 signes.

Le texte de Firmicus Maternus cité par Taillade est pour le moins confus. Selon nous, les cardinaux, comme les nomme cet auteur  au chapitre suivant «  Les cardinaux des cercles de géniture »- sont  le mode de découpage en 4. Puis, l’on subdivise tout cela en 8 secteurs. Ces 8 secteurs  ne s’ajoutent pas aux 4 cardinaux mais s’inscrivent au sein du système en 4.  De même, quand en astrocyclologie, nous divisions en  4 temps, marqués par les étoiles fixes royales,  nous passons ensuite à une subdivision en 8 sur la vase de cette division en 4. On est donc confronté à une exégèse vicieuse qui cherche à faire ressortir à tout prix le 12  alors qu’il ne s’agit que du 4 qui se transforme en 8 : C’est comme si l’on nous disait que les équinoxes et les solstices viennent s’ajouter aux  12  signes ou comme si les régions venaient s’ajouter aux départements alors que ce sont les départements qui sont inclus dans les régions !

 

 

 

Selon nous,  il y a bien entendu eu une période où l’on aura tenté  de passer de 8 à  12, ce qui ne se sera pas fait sans  recouru à certains expédients, et parmi eux cette façon de présenter l’octotopos comme un « complément » des maisons cardinales !

A entendre un tel argument, on serait passé ainsi d’une division en 4 à une division en 12 ! Nous avons déjà insisté sur le fait que le passage du 4 au 12 n’avait  rien d’évident et que le passage le plus simple est celui du 4 au 8. Pour penser au  12, il faut qu’il y ait une interférence dictée par la volonté de s’aligner sur le nombre de mois et sur les 12  signes zodiacaux.

Ce que nous retiendrons, c’est que les maisons astrologiques ont conservé la trace du découpage du cycle de Saturne avant que cela ne soit recouvert par le zodiaque à  12  signes qui aura conduit à une division du cycle diurne en  12  secteurs. C’est dire que le travail de l’historien des textes astrologiques est bien délicat car il faut faire la part précisément de la volonté d’ajustement du 8 au  12 comme celle du septénaire planétaire au .12  qui aura conduit au dispositif  acrobatique des doubles domiciles.

En tout état de cause, si l’on examine la série « vie, espoir ou argent, frères, parents, fils, santé, épouse, mort », on note deux temps : un premier temps qui est celui de l’enfance et un second temps celui  de la maturité avec cette polarité « vie- mort » assez éloquente pour baliser un cycle complet.

Il reste que  cette façon d’instaurer une cyclicité de 28 ans dans un cycle de 24 heures (un an pour une heure grosso modo et un jour pour une heure avec le cycle lunaire) montre bien qu’il s’agit là d’une sorte de ‘réduction » à des fins prédictives. Autrement dit, les maisons astrologiques ne font que nous transmettre un descriptif qui valait initialement pour le cycle de Saturne et qui a été heureusement conservé par un biais comme il est si courant dans le domaine de la transmission. Le passage du 8 au 12 correspond, nous persistons et signons, un stade tardif du savoir astrologique et s’est accompagné de divers tripotages des textes et de leur interprétation, ce qui constitue un véritable labyrinthe.

 

 

 

JHB

21  11  13

 

 

 

 

 

 

Guy Taillade a commenté votre publication dans ANIMA-ANIMUS.

Guy Taillade

22 novembre 15:52

« On peut donc penser, dîtes vous, que les maisons sont une invention relativement tardive surtout en ce qui concerne la division en douze. On sait en effet, qu’il a existé une division en huit de la journée, l’octotopos, les 8 lieux, secteurs. »

On peut en effet penser que les maisons sont une « invention », comme vous dites, relativement tardive, mais la division en 8 de la journée n’est pas attestée, du moins pas sur la base du texte de Manilius, comme j’en avais fait la remarque le 27 septembre 2011 sur le forum d’Astrocours, de Denis Labouré :
« J’ai aimé constater avec le premier cahier de la Recherche astrologique de cette nouvelle saison que Denis labouré faisait justice avec d’autres avant lui de cette théorie selon laquelle Manilius utilisait un système de huit maisons ou octatopos. J’avais souvent relu le passage de Manilius après avoir vu quelques commentaires sur le système de huit maisons en référence à Manilius et je me demandais si c’était moi qui ne comprenait pas, constatant que simplement Manilius parlait d’abord des cercles cardinaux, c’est-à-dire des maisons angulaires avant de parler des huit autres qu’il nomment Octatopos. »
On ne peut pas plus se référer à Firmicus Maternus auteur postérieur à Manilius, comme je le précisais à la suite :
« Curieusement, alors que Firmicus Maternus fait de même, en toute rigueur, mais il est plus confus dans sa présentation car il intitule son chapitre sur les maisons (Livre II, ch.XIV) De octo locis, mais à bien le lire les huit lieux qu’il présente dans ce chapitre correspondent aux huit premiers signes en partant de l’horoscope ou ascendant dans lesquels il voit un résumé de l’essentiel d’une existence sous les noms de « vie, espoir ou argent, frères, parents, fils, santé, épouse, mort », et ensuite il présentent sur trois chapitres les quatre cardinaux, les quatre lieux favorables et les quatre lieux inertes et abattus. Et à la suite plusieurs chapitres étudient l’ordre et les pouvoirs des douze lieux et ceux des planètes dans les douze lieux. Cela n’empêche pas le traducteur et commentateur du texte dans les éditions Belles-Lettres d’affirmer que Firmicus présente deux systèmes de maisons contradictoires, alors qu’au contraire de ce qu’il dit que Bouché-Leclerc affirme, Manilius présentait de fait un système avec 12 maisons. » 
En réponse, du 28 septembre 2011, Denis Labouré était en plein accord avec mes observations :
« Excellente remarque. De plus, Maternus est plutôt un compilateur qui ne s’embarrasse pas de contradictions. Ainsi, il est le seul à décrire un système de maisons égales à partir de l’Ascendant… tout en donnant des aphorismes qui ne se comprennent qu’avec la domification zodiacale.
Il faut savoir que le traducteur « universitaire » de Maternus en français, ne connaissant rien à l’astrologie, a demandé conseil à ses collègues anglais. C’est ainsi que les exils deviennent en français des « détriments », les chutes deviennent des « dépressions », les termes deviennent des « confins », etc… A la page 156 du premier volume, tous les sigles planétaires sont inversés »
Ceci dit, tous les chercheurs académiques qui se sont intéressés au textes astrologiques pour les commenter ou les traduire, sans rien connaître à l’astrologie en elle-même ne se sont pas trompés quant à ce point comme le montrait sur le même forum, à la suite (le 15 novembre 2011) Kevin Lagrange, en indiquant que dans une note au texte de Manilius, publié sur le site de Remacle, il est précisé pour expliquer Octo topos :
« Ce terme grec signifie les huit lieux: ce sont les huit maisons intermédiaires entre les quatre maisons cardinales. Les douze maisons, collectivement prises, se nomment dodecatopos, ou les douze lieux. » 
http://remacle.org/bloodwolf/erudits/manilius/astro2.htm
La clé de la similitude du nombre de maisons avec celui des signes doit plutôt se trouver dans la « domification zodiacale » à laquelle Denis Labouré fait allusion dans la réplique qu’il m’a donnée. C’est en effet là le premier mode de domification qui a été pratiqué par les astrologues de l’époque hellénistique, celle que les astrologues anglo-saxon qualifient « whole sign », la Maison I étant le signe qui monte à l’horizon oriental, la II le suivant, et ainsi de suite.

Pour notre part, nous ne verrions pas d’inconvénient majeur à utilser les singnifications des maispons pour uqalifier les phase du cycle de Saturne,  Cela dit, la maison de la Mort (que l’on retrouve dans le Tarot) en tant qu dernière maison nous semble devoir correspondre à la fin du cycle,lorsque celui-ci s’épuise, en fin de phase descendante..

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ge

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

Le rapport maison-signe en astrologie

Posté par nofim le 22 novembre 2013

 

L’astrocyclon et l’octotopos. Le passage du signe à la maison astrologique.

Par Jacques  Halbronn

 

L’historien de l’astrologie doit avoir une approche archéologique quand il s’agit d’explorer les stades les plus anciens et donc les plus lointains de la genèse de l’ensemble astrologique. Certaines notions peuvent avoir survécu par des biais, des emprunts, des transpositions. On s’interrogera ici sur les rapports signes/maisons en suivant la thèse selon laquelle les maisons seraient dérivées des signes et nous renseigneraient donc sur le traitement des cycles planétaires.

Les analogies entre ces deux dispositifs sont assez bien connues : on sait qu’il y a 12 maisons astrologiques comme il y a 12  signes. Quant à la transposition, elle consiste à passer de la division de l’année à celle de la journée. Mais à quoi tenait une telle transposition, pour quoi faire ? Il est clair que la division en douze de l’année correspond à un fait plus flagrant que la division en douze de la journée puisque cette division de l’année est liée au nombre de lunaisons, de rencontres soli-lunaires alors qu’il n’y a rien de tel pour les maisons, leur nombre étant donc le fait d’une transposition. Les maisons ne sont pas matricielles. Le mot d’ailleurs « maison »  est également utilisé pour les signes, au XVIIe siècle et on rappellera qu’il est synonyme de demeure et de  domicile. On disait que tel signe était la « maison » de telle planéte.

On peut donc penser que les maisons sont une invention relativement tardive surtout en ce qui concerne la division en douze. On sait en effet, qu’il a existé une division en huit de la journée, l’octotopos, les 8 lieux, secteurs. (cf Manilius et les travaux de Patrice Guinard à ce sujet qui ne débouchent pas cependant sur nos conclusions car il se situe dans la synchronie et non dans la diachronie du corpus astrologique)

La mise en évidence de l’astrocyclon nous conduit en effet à établir un rapprochement avec l’octotopos, puisque l’astrocyclon est divisé en 8. Rappelons que Dane Rudhyar a mis aussi l’accent sur les 8 stades lunaires, de 45° en 45° au sein du thème natal, sur la bas des écarts Soleil-Lune au moment de la naissance, ce qui débouche sur une nouvelle typologie vouée, dans son esprit, à se substituer à celle des douze signes (par le fait du passage du Soleil d’un signe à l’autre, le soleil ne jouant ici qu’un rôle neutre sans rapport avec sa symbolique spécifique un peu comme Saturne, en astrocyclologie, est un vecteur neutre).

Pour notre part, nous pensons que cette division en huit du   cycle quotidien est dérivée de la division en 8 du cycle de Saturne, dont il ne reste guère de traces. Nous avons d’ailleurs montré que les significations des maisons (cf. nos études sur le blog nofim) décrivaient bel et bien la phase ascendante et la phase descendante de l’astrocyclon et ne faisait guère sens dans le cadre d’une journée, si ce n’’est à un niveau divinatoire. Qu’est-ce d’ailleurs que la divination si ce n’est substituer un facteur à un autre une mesure à une autre, ce que l’on peut nommer une correspondance ?

.Nous avons déjà par le passé (cf. nos travaux sur la genèse du Tarot,  Ed Trédaniel, .1993, à la suuite  de l’Astrologie d Live de Toth), que l’iconographie des maisons astrologiques –absente de la plupart des publications astrologiques du XXe siècle- avait servi pour l’élaboration des arcanes majeurs du Tarot. Rappelons aussi que l’astrologie natale pourrait bien être issue de l’astrologie « horaire ». On voit donc à l’œuvre  le passage, le basculement vers le divinatoire de la symbolique des maisons qui initialement devait concerner la course de  Saturne, incluant 4 sous cycles de 7 ans, ce qui est en soi une transposition du processus lunaire des 4 semaines de 7 jours mais sur une base astronomique réelle.

Autrement dit, selon nous,  les maisons astrologiques sont un outil divinatoire et il est vain, comme le croyait Jean-Pierre Nicola (mais aussi Rudhyar) de les maintenir au sein d’une ‘ »astrologie moderne » (le SORI), même ai prix de reformulations, de ravalements de façade.

 

On comprend certes tout l’intérêt qu’il a pu y avoir à  procéder à de telles transpositions à savoir disposer avec le thème astral –comme l’a fort bien compris Rudhyar- d’une série de cycles de 30 ans, à partir d’une seule carte du ciel dressée au moment de  la consultation (astrologie horaire , cf.  la notion de genethliomancie). Il suffisait de déterminer un curseur qui circulerait à un certain rythme d’une maison à l’autre, ce qu’avait bien compris Néroman avec son Fatum (Milieu du Ciel) que l’on pouvait « diriger », faire « progresser ». L’ascendant a pu aussi jouer ce rôle. Au lieu de se servir d’un curseur planétaire, on le remplace par un curseur cosmographique, lié aux particularités du thème dressé pour une certaine heure. On sait à quel point ont été longtemps à la mode les  techniques des directions (primaires notamment) et des progressions à partir d’un thème donné au point de servir à corriger l’heure de naissance. Le problème, c’est que l’on est ensuite passé à l’astropsychologie qui a interprété le thème non pas comme un schéma évolutif et cyclique mais comme le socle d’un portrait psychologique voire psychanalytique intégré dans le modèle astrologique et ne constituant pas une donnée extérieure. On est dans le tout astrologique ! On est ainsi passé du divinatoire au psychologique faute d’être en mesure d’évacuer totalement  ce qui est devenu obsolète, du fait notamment des nouveaux outils de calcul astronomique (logiciel etc). En astrologie, on ne jette pas, on recycle, ce qui crée un certain encombrement !

Nous pensons donc que l’octotopos renvoie à l’astrocyclon et que les descriptions des maisons  correspondent à celles des deux phases de l’astrocyclon, la ligne de clivage étant devenue celle de l’horizon du lieu de montage du thème. On notera aussi l’importance accordée par les astrologues  aux « angles «  du thème qui perpétuent ainsi la division en 4 du cycle, avec une trisection de l’angle (domification) en une maison angulaire, une succédente et une cadente. Selon nous, chaque « angle » devait déterminer un nouveau cycle sur le modèle de l’astrocyclon.Le nom même d’octotopos convient d’ailleurs pour désigner l’astrocyclon. Inutile de souligner que le passage du 8 au 12 aura  complétement faussé le système en déterminant un autre calendrier des phases. ..

 

 

 

JHb

21  11  13

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Pour un recyclage de l’astrologie et des astrologues

Posté par nofim le 22 novembre 2013

Le principe de confirmation en astrologie

Par  Jacques  Halbronn

 

Le proverbe dit « une hirondelle ne fait pas le printemps », ce qui nous renvoie au cycle des saisons. Les astrologues respectent-ils un tel avertissement ? On peut en douter tant la plupart des pratiques astrologiques semblent s’inscrire dans l’unicité (« une » hirondelle) plus que dans la répétition. C’est pourquoi nous entendons mettre en avant un principe de confirmation.

Par-là, nous affirmons que toute vérification, toute validation passe par un processus de confirmation. En fait, cette confirmation implique un renforcement de tendance et pas seulement une répétition de même intensité, dans la mesure où  le temps passe.

Une prévision ne saurait donc être ponctuelle mais impliquer une dynamique en train de se déployer, de se développer, qu’elle aille dans un sens ou dans un autre, vers le printemps ou au contraire l’automne pour filer ce type de comparaison symbolique.

Ce principe permet à l’astrologue une approche progressive de l’acte prévisionnel et l’invite à capter les signes avant-coureurs.

En tout état de cause, on est en face d’une sorte de sablier qui s’écoule mais à qui à certains moments se recharge après s’être vidé et ainsi de suite. Cela évitera à l’astrologue de prendre des vessies pour des lanternes, ce qui est précisément le sens de l’adage que nous avons cité en exergue. On ne vend pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué !

Dans de précédents textes (cf. le blog nofim),  nous avons souligné la signification des échecs mais pour savoir s’il y a eu échec, il faut un peu de temps et un succès immédiat peut tout à fait, en attendant un peu, se transformer en déception. Celui qui est pressé est celui qui ne veut pas courir le risque que l’entreprise annoncée  pourrait échouer. On ne peut pas en effet empêcher les gens de faire fausse route. Ce serait trop beau si nous étions incapables de nous tromper parce qu’un clignotant nous l’indiquerait ; nous épargnant ainsi  la déconfiture, la défaite. Donc avant de chercher dans les astres une confirmation de ce qui se passe, il vaudrait mieux s’assurer que cela ne va pas avorter. Il y a des naissances mais il y a aussi des fausses couches dans la vie. Pour nous, nous préférons  opposer ce qui est astrologique et ce qui ne l’est pas plutôt que d’introduire dans le modèle astrologique  des  forces antagonistes qui se combattraient en un même instant T.

Notre dialectique est plus subtile. Pour s’assurer que l’on est en bonne voie, il importe d’attendre confirmation sinon on engage les gens à persévérer dans l’erreur et cela aboutit à des prises de conscience par trop tardives et ô combien couteuses, du fait de l’incurie de l’astrologue, de son imprudence. Qu’est-ce qu’une confirmation sinon un faisceau de « preuves » allant dans le même sens ?  L’astrologie n’a donc aucun intérêt à tenir un discours brouillé et embrouillé. Elle doit dire qu’ici est la voie de l’astrologie et là celle des égarés, qui déraillent. L’astrologie en aucune façon ne saurait prévoir que quelqu’un va se tromper mais elle peut indiquer quelle est la voie juste, l’autre voie par définition ne l’étant pas, sans qu’il soit besoin que l’astrologie comporte, englobe l’erreur dans son propre modèle, ce qui compliquerait singulièrement celui -ci !…

Autrement dit, il importe de savoir ce qu’on attend et d’en capter les prémisses et de ne pas changer son fusil d’épaule au moindre vent contraire Bien des astrologues ne sont que des girouettes et les thèmes ont bon dos pour justifier les retournements de veste successifs. Etrangement, ces astrologues qui manient de grands cycles vivent en réalité à la petite semaine voire au jour le jour !

Selon nous, on l’aura compris, on est dans un continuum et le glissement s’opére progressivement et ne cesse jamais.  C’est  la quantité de signes qui compte et non la qualité d’un seul et unique signe que l’on isolerait. En astrologie, ce qui est unique ne signifie rien. On ajoutera que l’astrologue se doit de donner des repères et indiquer  approximativement à quel moment  l’on basculera d’une phase ascendante à une phase descendante et inversement, sans que cela se fasse de façon soudaine. Ce qui est perçu comme soudain  tient à ce qu’on n’aura pas vu les choses venir. La soudaineté est une illusion, le fait de l’imprévision.  Une saine astrologie n’a que faire des événements imprévus et imprévisibles. Il est vrai que de l’extérieur, on ne voit que le sommet de l’iceberg, on ne perçoit pas ce qui a précédé et préparé. Mais est-ce que l’astrologie doit s’aligner sur une perception profane et superficielle des choses ? L’astrologie n’a pas à se mettre au niveau des ignorants qui ne retiennent que peu de choses et qui veulent que le peu qu’ils sachent soient forcements déterminant et décisif.

Certains astrologues ironisent sur les prévisions  vagues. Mais quand un passant nous demande une direction, un simple geste suffit à l’orienter correctement. Après, il se débrouillera tout seul.  Ce qu’on attend de l’astrologue, c’est que même sommairement il indique la bonne direction, c’est-à-dire celle qui correspond au cours actuel des choses. Or, trop d’astrologues en sont incapables et indique une direction qui n’est pas la bonne, même si sur le moment on peut croire que c’est ça !  Il est plus facile d’avoir raison à court terme qu’à long terme car à court terme, il y a toujours quelques éléments qui vont à contre-courant et qui peuvent sembler confirmer un pronostic ou un diagnostic. C’est cette ambivalence- la cohabitation du vrai et du faux-  qui donne si souvent à l’astrologue  l’illusion d’avoir vu juste :

Voilà pourquoi, nous prônons l’adoption d’un discours extrêmement clair au niveau « directionnel » : est-ce que cela monte ou est-ce que cela descend ? Or, pour cela il faut disposer d’un modèle fiable et viable dans lequel l’astrologue puisse avoir confiance.

Nous terminerons par cet avertissement à l’intention de la communauté astrologique. Si vous pensez que la cyclicité n’est pas que pour les autres mais aussi pour vous – mais on sait que les cordonniers sont les plus mal chaussés- il faudrait commencer à vous demander s’il n’est pas temps de repartir sur de bonnes bases qu’il sera bien assez tôt par la suite de complexifier. C’est au retour périodique au « théorique » que nous invitons les astrologues car la théorie est le tronc et la pratique le feuillage et quand les feuilles tombent, le tronc reste. Pour mille praticiens, il y a un théoricien. Il convient que la communauté astrologique commence à comprendre que ce qui permet de se libérer d’une pratique, c’est le retour au théorique. En effet, l’intelligence humaine n’est critique et lucide qu’au niveau structurel et elle est démunie face à la complexité qui est le propre même de toute pratique. On ne sort d’une pratique que par la voie théorique. Faute de quoi on peut en rester prisonnier indéfiniment. Nous observons que le niveau théorique des astrologues stagne, se dégrade et que c’est une fuite en avant dans la pratique qui est la fin d’un cycle et non son commencement.  L’apport de toute nouvelle théorie tient notamment au fait qu’elle rassemble, qu’elle aplanisse le fossé entre les générations – les anciens et les nouveaux venus, ce qui permet de renouveler le recrutement- comme le fait d’ailleurs le progrès technologique qui empêche la routine.  Nous voyons le milieu astrologique comme extrêmement frileux, comme se repliant sur une sorte de consensus mou, où face à une pratique déliquescente  chacun fait sa petite cuisine personnelle, ce qui n’a strictement rien à voir  avec la solitude du théoricien et du chercheur car celui-ci  dispose des clefs pour ouvrir les portes d’une pratique empoisonnante et qui a perdu le contact avec ses principes et sa source.  Chaque nouveau cycle exige et permet  d’accéder à un nouveau modèle qui pourra être aisément confirmé  collectivement, forgeant un nouveau consensus qui constituera un nouveau point de départ. Il faut un lâcher prise d’un savoir-faire obsolète qui finalement est plus le fait de l’astrologue que de l’astrologie. Or, quand une théorie ne se survit que par le truchement de ses praticiens et non par sa dynamique, sa cohérence propre, elle n’est plus qu’en sursis. Le milieu astrologique est de plus en plus féminin et l’on sait que le grand ennemi des femmes c’est la force de l’habitude (cf. Gilles d’Ambra. Petit précis de psychologie masculine à l’usage des femmes qui aiment encore les hommes, First Editions, 2006).  Elles ont  trois solutions : soit, elles persévèrent dans la même pratique, soit elles passent à un nouveau modèle astrologique, soit elles passent à autre chose, se vident de leurs acquis, ce qui serait probablement d’ailleurs la meilleure solution pour tout le monde car les plaisanteries les meilleures sont les plus courtes. Dans une vie de femme, il ne semble pas que la routine – le disque rayé-  qui  se poursuit indéfiniment pendant des décennies soit la meilleure façon de vivre. Faute de pouvoir faire évoluer leur rapport à l’astrologie, la plupart  d’entre elles feraient donc  beaucoup mieux  de se recycler. D’ailleurs, si elels ne faisaient pas, elles auraient montré qu’elles n’ont strictement rien compris  à la notion de cyclicité ! La roue tourne.

 

 

 

Jhb

21  11  13

 

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, HISTOIRE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Les revues astrologiques de langue françaises au XXe siècle

Posté par nofim le 21 novembre 2013

 

Histoire du Mouvement Astrologique Français

Les revues francophones  d’astrologie et la vie des associations (1926-2000)

Par  Jacques Halbronn

 

Nous poursuivons notre série consacrée à l’Histoire du Mouvement Astrologique Français en nous focalisant cette fois sur les revues astrologiques associatives par opposition aux revues commerciales, encore qu’il ait pu exister des passerelles entre les unes et les autres, comme on le verra. Ces revues sont généralement à petit budget et dès qu’elles revêtent un aspect plus  esthétique, elles tendent à basculer hors du champ associatif même si elles peuvent éventuellement nous informer ponctuellement sur la vie astrologique en reprenant  des communiqués. Les années Trente du siècle dernier voir l’essor de l’astrologie dans la Presse mais c’est aussi parallélement un foisonnement de publications astrologiques artisanales et associatives, ces deux mouvances se rejoignant parfois à l’instar de la revue Destin née avant la Seconde Guerre Mondiale et qui, après une certaine vacance, renait sous la forme d’une revue commerciale. Il est vrai que  l’astrologue a besoin du public pour vivre et cela le conduit à des compromis même quand il se veut guidé par un certain esprit de recherche. Il y a des contingences alimentaires dont on dit que Képler, réformateur de l’astrologie,  fut lui-même l’exemple..

Nous avons déjà effectué un tel recensement des revues et des associations  dans nos Guides papiers (1984, 1994, 1997  etc.) mais nous ne l’avions pas fait sous la forme chronologique ni en recourant aux collections du dépôt légal de Paris(BNF) et  sans  relier le corpus revues au corpus associations.(cf aussi La vie astrologique. Il y a cent ans et années trente-cinquante. Ed  Trédaniel  1992 – 1995)

. Sans le recours à ce corpus de bulletins associatifs, il est en effet à peu près impossible de restituer le cours de la vie astrologique des 80 dernières années, à moins d’avoir accès à des archives  associatives peu accessibles  et rarement bien conservées. Par certains côtés, la présente étude recoupera et complétera nos précédents chapitres de la série/

L’histoire des revues astrologiques est en effet indissociable de celle des associations astrologiques lesquelles sont en quête de supports, qu’elles les créent elles-mêmes ou qu’elles s’y installent à la façon des coucous. On a en effet les deux cas de figure : soit la revue précède l’association ou bien l’inverse. Il existe une sorte d’attraction mutuelle entre ces deux  notions. Il arrive aussi qu’une association ait plusieurs revues successives, comme dans le cas du CIA (puis SFA) qui, tout au long de son Histoire connut, en une trentaine d’années, une succession de supports (Occulta, Astrologie Moderne, Uranie, Les Cahiers Astrologiques, L’Astrologue et Trigone)

On sait que l’activité astrologique tant intellectuellement que socialement ne connait pas de meilleur support que la revue. Toute revue peut receler des informations rarissimes  tant sur l’association avec laquelle elle est liée qu’en se faisant l’écho des entreprises et des projets d’autres associations  astrologiques. On doit constater une certaine connexion au sein du monde francophone, par-delà les frontières du moins en Europe. Les relations avec le Québec sont moins évidentes mais rappelons que Werner Hirsig  et sa femme Huguette iront s’installer au Québec et y joueront un rôle significatif.

Les livres ne seraient donc au mieux que le sommet de l’iceberg et l’on sait que dans les milieux scientifiques, ce sont surtout les articles qui constituent les bibliographies des chercheurs. D’ailleurs, tout ce processus des revues, des congrès et colloques, des cours, des associations avec leur CA, leur AG, leur bureau relèvent d’un évident mimétisme et concourt à forger un sentiment de normalité que nous avons-nous-mêmes fortement contribué à établir au cours des 40 dernières années.

Nous suivrons cet étrange ballet pendant environ 80 ans. Nous avons traité précédemment  la question  pour la période d’avant la première guerre mondiale en notant que les revues se font plus simplement l’écho de la vie associative sans devenir nécessairement des partenaires à part entière.(cf. notre diptyque La vie astrologique 1992-1995 sans oublier le Guide de la Vie Astrologique (1984 et 1994) ni l’Encyclopédie du mouvement astrologique de langue française d’Herbais de Thun (Bruxelles, ed revue Demain 1944)/ Signalons  que la Société Astrologique de France (premier président Léopold Miéville) fondée le 27 avril  1909 déclare avoir pour organe la revue « Edition française de Modern Astrology » (p.352, de M.A.). La revue poursuivra ses parutions jusqu’en 1914 sous le titre de L’Astrologie. Journal d’un Astrologue, ancienne édition française de Modern Astrology (7e année- cette série manque en place  à la BNF). On verra que la SAF renaitra de ses cendres, après la Première Guerre Mondiale  en 1926 (puis après la Seconde Guerre Mondiale, en 1976), sans que l’on sache s’il y a eu ou non continuité entre les deux sociétés

Certaines revues sont à éclipse comme les deux revues fondées dans les années Vingt, Demain et le Bulletin de la SAF. Demain reparait quelques années après la guerre, dans les années cinquante puis à nouveau dans les années soixante-dix, l’association de Brahy ayant entre temps changé de nom et ayant abandonné l’expression « Astro-dynamique ». Il est vrai que le mot Astrologie n’est toujours pas utilisé dans le nom du CEBESIA. Il serait d’ailleurs intéressant d’étudier de quelle façon tant les revues que les associations mentionnent Astrologie dans leurs intitulés. Le nom « Demain » n’est évidemment pas très transparent pas plus que celui d’Astralis ou tous ces titres géométriques (noms d’aspects). En revanche, d’autres optent davantage pour la transparence et on oscille entre Astrologue et Astrologie. Il conviendrait aussi de s’intéresser aux mentions nationales (France, Belgique, Suisse) dans certains cas et beaucoup plus larges dans d’autres (MAU, CIA, RAO etc.). Le cas du CIA est intéressant qui change de nom pour un titre se référant explicitement à la France et même pas à la francophonie ‘(FFA)

 

Nous n’avons pas, en principe, retenu les revues n’ayant pas été liées à des associations et vice versa pas non plus les associations sans revue, ou du moins sans bulletin. . . Nombre d’associations se sont dotées au cours des dernières années de blogs, de sites, alors même qu’elle ne renonçait pas nécessairement  à la communication « papier ».  On pense au RAO, à la FDAF, au CEDRA, à l’AAA (Atelier d’Astrologie d’Aquitaine) entre autres et bien entendu au MAU (devenu La Vie Astrologique) avec son site Teléprovidence (-depuis 2008). Le CURA, quant à lui, est dès le départ crée sur la base du web (dès 1999 avec une partie réservée aux membres de l’association)

Certaines de ces revues ou bulletins n’auront qu’une existence éphémère mais se conformaient souvent aux exigences du dépôt légal, ce qui leur aura permis, parfois, d’échapper à l’oubli, d’autant que ces publications sont souvent matériellement assez fragiles. Nous n’avons pas cru bon de préciser la durée de parution de telles publications sauf dans certains cas dont la longévité nous a paru remarquable et  comportant certaines péripéties. Enfin, il est clair que nous avons concentré notre travail sur les revues astrologiques et non sur des revues où l’astrologie n’était qu’un élément parmi d’autres. C’est pourquoi, l’axe de notre enquête est bien l’association astrologique et non le texte astrologique dont la présence recouvre des supports plus larges…

Nous commencerons notre enquête en 1926-27, à Paris et à Bruxelles. C’est alors que nait la première association belge (francophone), l’Institut  Astrologique de Belgique en 1926 (qui deviendra par la suite, dans les années 70,   le Centre belge d’Etudes scientifiques  des Influences Astrales ; ainsi que le Centre d’Etudes Astrologiques de France, quelques mois plus tard  en cette même année  1926 N°1 Avril 1928

On y lit  page  2  « En juin 1926 se forma à Paris un groupement de quelques personnes s’intéressant à l’astrologie. Sous le nom de Centre d’Etudes Astrologiques de France, il tint plusieurs réunions et créa même un cours lequel n’a jamais cessé de fonctionner. A la date du 24 novembre 1927 les membres du groupement décidèrent de se constituer en Association (.) Les statuts  furent approuvés par l’AG du 5 décembre qui procéda  à l’élection de son bureau et confia la présidence au Lt Colonel Maillaud (…) Le 21 janvier 1928, le CA ayant décidé de changer la dénomination antérieure adopta celle de SAF »

. Ce dernier est en partenariat avec une revue dirigée par A. Volguine, la Revue Française d’Astrologie (on y trouve déjà le même motif en couverture que pour les Cahiers Astrologiques). Mais en changeant de nom pour « Société Astrologique de France (reprenant en fait le nom d’une association fondée en 1909), elle fera désormais paraitre  séparément son propre « Bulletin de la Société Astrologique de France » qui parait dès la fin de 1927.

On apprend par le premier numéro du  bulletin de la SAF qu’elle avait rencontré certaines difficultés (peut être liées à A.Volguine, cf supra)

N°1 Avril 1928

Un peu plus tard, il est fait état de certaines tensions :

Bulletin de la SAF  Janvier 1930  n°7  3e année

« Sous une vague apparence astrologique, un petit groupe mal intentionné s’efforçait de mettre la Société  au service de ses intérêts et n’ayant pu arriver à ses fins fit contre elle durant l’année une campagne de tracts écrits, dactylographiés et imprimés plus ou moins confidentiels (.)Ce fut une joie pour l’ensemble d’apprendre que le poids mort entravant depuis longtemps la bonne marche de nos  travaux disparaissait à la suite des manœuvres louches, débarrassant ainsi la Société. Cette lessive qui se fit d’elle-même fut aussitôt suivie des adhésions de plusieurs hommes de science dont la collaboration ne peut que devenir éminemment favorable à la prospérité de l’Association »

 

Signalons en 1930, la revue L’astrologie et la vie   Janvier 1930 n°1  Anzin (Département du Nord) de G. Décamps, Organe mensuel de l’Institut Astrologique de Paris (IAP) « consacré aux Etudes d’Astrologie Scientifique natale et internationale et aux directives et à la philosophie qui s’en dégagent » en contact avec Bessie Leo et la revue Modern Astrology qui avait connu une édition française avant la Première Guerre Mondiale. Y collaborent A. Volguine et A. Boudineau. On y publie une lettre du président de la SAF, le lieutenant-colonel Maillaud.

 

On mentionnera également Le Chariot, revue mensuelle de psychologie expérimentale et d’occultisme de Georges Muchery  qui débute autour de 1928,  à Paris. A un certain stade (c  1936),  on note que Muchery avait constitué l’Office de Documentation sur les études psychiques et les sciences d’observation, « société amicale sans but lucratif ayant pour objet l’étude scientifique de la personnalité humaine en vue d’une meilleure utilisation de ses possibilités » dont le siège social était le même que celui de la revue. Gouchon et Volguine, notamment, y contribueront dans les années trente

 

 

Les années trente verront naitre plusieurs publications comme celle du  Collège Astrologique de France, intitulée « Sous le Ciel ». et le Bulletin « UFA » de l’Union Française d’Astrologie, présidée par Léon Lasson. On notera aussi que Paul Chacornac lance la revue « Astrologie » dont le rédacteur en chef est André Boudineau lequel deviendra Vice- président de la S.A. F.,    comme il est rapporté dans Astrologie. Quant à Volguine, dix ans après la RFA, il lance des Cahiers Astrologiques en 1938, mais ses liens avec le milieu associatif ne se développeront que dans les années Cinquante (cf. infra). La guerre interrompra cette publication alors qu’en Belgique le sort de Demain est plus complexe. On notera que la revue développe une maison d’éditions du même nom (on l’a vu pour l’Encyclopédie de 1944), ce qui est un phénomène qui se reproduira en diverses occasions (cf. infra). N’oublions pas la revue suisse Destin de  Werner  Hirsig qui commence à paraitre à la fin des années Trente et qui est un mine d’informations sur la vie astrologique dans les années cinquante (cf. infra). Mentionnons encore Astrosophie de Francis Rolt Weeler/ L’association belge et l’association française  publieront des actes de leurs congrès respectifs de  135  et 1937

Ajoutons le Bon Astrologue, fondé en 1937, » journal mensuel  des sciences conjecturales » (BNF 4° Jo 1990) et qui continuera à paraitre après la guerre.

On ne saurait passer, à partir de 1933 sous silence la revue de Maurice Privat, Le Grand Nostradamus, revue illustrée d’humanisme  et de science conjecturale, bien qu’à notre connaissance elle n’ait pas été affiliée à une association. Cette revue réunit en effet des grands noms de l’astrologie de l’époque avant l’apparition des Cahiers Astrologiques. Volguine publie d’ailleurs.

Passons aux lendemains immédiats de la Seconde Guerre Mondiale avec des reparutions de Demain, des Cahiers Astrologiques et de Destin, respectivement à Bruxelles,  Nice et Lausanne. La revue belge Demain, qui avait dû cesser en 1943  sans que cela affecte ses activités d’éditeur (l’Encyclopédie d’Herbais de Thun parut dès  1944) va être publiée à Tourcoing, à partir de 1948 (d’où sa présence au dépôt légal de la BNF  8° Jo 8778). Les livres publiés par les Ed. de la revue Demain  paraissent également aux  Ed. Flandre-Artois, de Tourcoing. Il y a là un partenariat avec l’Institut Belge d’Astrologie de Bruxelles, dirigé par  Gustave-Lambert Brahy.  Interruption de plus de cinq ans indique-t-on en tête du numéro 1 de cette nouvelle série de « Demain. Revue Internationale d’Astrologie » Nouveau démarrage nous dit-on.  Paul Edouard Rayet (ancien responsable de « Prévisions ») succédé au Vicomte  français   Charles Herbais de Thun (mort en 1946). On y apprend que dès 1948 le CIA envisageait la tenue d’un Congrès Astrologique, ce qui ne se  produita qu’en 1953, grâce à l’initiative des astrologues autrichiens.  On lit dans Demain que le CIA  « continue la préparation du Congrès International qui, par suite de circonstances actuelles extrêmement défavorables a été retardé (jusqu’à) la fin de l’année (« Le mouvement astrologique dans le monde) (n°1 p. 26)  Brahy et Rayet représentent     la Belgique au sein de l’American Federation of Scientific Astrologers .

 

 

On  ne doit  pas oublier à la fin des années 40 l’existence d’une Académie Nationale d’astrologie, à Lille (donc proche de  la Belgique à l’instar de Tourcoing)/ Elle sera la première association francophone à organiser un congrès après la guerre (cf. aussi ce qu’en dit la revue suisse Destin).  Lille fut le théâtre des deux premiers congrès astrologiques de l’après-guerre, en 1948 et 1950, comme il est indiqué dans Destin. En octobre 1947 avait été fondée une Académie Française Internationale d’Astrologie, à l’initiative de Paul Dupas, « secrétaire général des Facultés de l’Université de Lille ». Alexandre Ruperti consacre à cette naissance un article dans Destin. En avril 1950, l’Académie tiendra son deuxième et dernier congrès, à Lille, ce sont les Journées Internationales Astrologiques. (cf.  notre étude Souvenirs du milieu astrologique français », site grande-conjonction .org,  2008)

Dans un article consacré à Destin, « agrée par l’Académie Nationale Française d’astrologie », Paul Dupas, son ‘président perpétuel’ nous apprend que son organe est la France Astrologique, depuis juillet 1948, dont nous n’avons jamais trouvé trace. Pendant plusieurs numéros, Destin se présentera comme « agrée » par la dite Académie puis plus rien… Il semble qu’après 1950, l’Académie n’ait plus guère donné de signe de vie à tel point que son souvenir est bien rarement évoqué.

Destin accorde une large place à l’événement, pourtant bien oublié entre temps. On est en janvier 1948: la Faculté des lettres accueille le Samedi 17 des exposés de Julien Duvivier, président du CIA, né depuis peu, en 1946, sur Henri de Boulainvilliers, et de deux médecins de Bruxelles. Le lendemain, dimanche 18, après une séance musicale, à la Salle des Fêtes de l’Université des prix de l’Académie seront décernés par Paul Dupas, puis on écoutera le colonel Roy, de Lille et Louis Horicks

En 1945,  le belge G. Antarés lance la revue Le Verseau,.  « revue d’astrologie scientifique »,à Bruxelles. Il lancera le cercle de La Vigie

 

Toujours en Belgique, parait   en 1949 (associé à  : La Vie Claire)

Le Sagittaire, bulletin astrologique de santé   Direction  N. Sottiau  Paris (BNF  Fol  jo 6158 ), qui devient en 1954  La Revue Astrologique de l’association sans but lucratif Le Cercle  Le Sagittaire  124, rue de la loi. Bruxelles. Rédaction F. Vermeulen.

La Belgique accueille, à partir de  1941,  également Signes du temps  revue d’astrologie  4° Jo 3918   de  Robrecht Bauwens, qui ne semble pas couplée avec une association.

Mais on note la reparution de la Revue Demain, dans les années Cinquante  en tant que « Revue internationale d’astrologie scientifique d’idées  nouvelles et de Culture humaine, d’abord à Tourcoing, en France puis à Bruxelles/ Brahy accepte cette fois d’employer le mot Astrologie en sous-titre.

Dans Destin de 1954 (conservé à la BNF), on apprend la création d’une Académie Suisse d’Astrologie dont Destin devient l’organe officiel de l’association, avec Werner Hirsig et Charles Corthésy

On voit ainsi des bulletins associatifs paraitre parfois de façon autonome, soit au sein de revues qui comptent sur une certaine synergie comme  dans le cas de la revue « Occulta » (de Marguerite Rey, proche de Néroman) qui deviendra, en son quatrième numéro, l’organe du Centre International d’Astrologie Scientifique (CIAS) fondé à Chaville (Seine  et Oise) en 1946 avant que le CIA ne publie son bulletin aux Editions du Nouvel humanisme de son nouveau président, Duvivier (par ailleurs éditeur des manuscrits astrologiques d’Henri de  Boulainvilliers)), le président précédent J. de Niziaud ayant été la cheville ouvrière d’Occulta et devra démissionner- du fait de certaines accusations quant à sa gestion, pour laisser la place à J. Duvivier, fondateur des Ed. du Nouvel Humanisme. Mais très vite, le CIA deviendra son propre éditeur avec  Astrologie Moderne (et Uranie pour un numéro).  Quant au Bulletin du CAF « sous le ciel », il va paraitre, à certains moments, au sein de la revue Astrodicée.(mort de Néroman en 53, année de la mort de Staline.). La revue Astrologie Moderne se fait notamment l’écho en 1953 de la naissance de la Fédération Française d’Astrologie (FFA) présidée par André Barbault et de son congrès de Strasbourg en 1954. Le congrès appartient à une troïka : association-revue-congrès. Mais parfois un des termes de celle-ci n’est pas respecté Ce sera le cas du CIA entre 54 et 74, qui ne voit aucun congrès organisé à Paris même à l’initiative d’associations étrangères  Strasbourg est pleinement international dans sa dynamique  avec comme parties prenantes l’Institut Belge d’Astrologie, la  British Federation of Astrologers, la Kosmobiosophische  Gesellschaft  de Hambourg(qui  sera représentée en 78  au congrès de  Lille avec Edith Wangemann) et bien sûr la FFA, dont l’administration est essentiellement dévolue au Collège Astrologique de France.. On est en pleine fièvre internationale et cela correspond, en astrocyclologie, au passage de Saturne  au début du Sagittaire, au maximum de la phase ascendante.

En réalité ; comme il ressort de l’examen des bulletins, deux autres facteurs doivent être pris en compte, la conférence et le cours. Le modèle associatif fonctionne donc sur ces 5 piliers. Le CIA aura assuré  des rendez-vous réguliers à Paris, en divers lieux,  contribuant incontestablement à la vie astrologique de la capitale et il mettra sur pied, dans les années 60-70 une équipe d’enseignants au sein du CEFA (Centre d’Etude et de formation en Astrologie)

 

 

 

 

En 1959,  le bordelais Georges Dupeyron  lance La Voix des Astres. Organe officiel du Centre Régional d’Astrologie Scientifique et de recherches  métaphysiques Fol Jo 11079   1959  Sa revue reparaitra avec Grande Conjonction près de vingt ans plus tard sous le nom de Cahiers du CRASSO.

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En 1958, un accord va être conclu qui se maintiendra  pendant  dix ans entre le CIA et les Cahiers Astrologiques de  l’ukrainien Volguine qui durera  dix ans. Et en 1968, le CIA se rapprochera des Editions Traditionnelles (anciennement Chacornac, ce qui donne la revue L’Astrologue, dirigée par André Barbault. Mais en raison des dissensions autour d’Ordinastral, Barbault démissionne en 1968 tout en maintenant le cap de sa nouvelle revue. Dans le numéro 1, encore sous allégeance CIA, Barbault déclare : «  Nous avons décidé de lancer un appel international en vue de réunir un nouveau congrès qui serait consacré exclusivement au domaine particulier de notre savoir ». Il faudra attendre 6 ans pour que le projet aboutisse (cf. le même scénario entre  1948 et 1953 , supra)

 

 

 

Dans la  revue de Lausanne  Destin, on apprend que se tint en octobre 1965 le premier congrès astrologique belge – depuis trente ans. A ces « Journées astrologiques de Bruxelles », participèrent G-L. Brahy, Horicks et Michaud, Boris Pâque, André Barbault, Paul Colombet, Alexandre Volguine, Eric Weil, W. Hirsig, venu de son Québec, Mme G. L. Dricot, auteur du Marabout Flash sur l’Astrologie,  Un autre congrès aura lieu à Bruxelles en 1971, compensant ainsi l’inactivité du CIA entre 1954  et 1974/  Les revues semblent une plus grande priorité que les congrès durant cette période.

 

. En 1972, le CIA crée une nouvelle revue, Trigone confiée à  Jacques Berthon mais celui-ci démissionne l’année suivante. de son poste au CIA et passe le relais à  JHB, le nouveau Vice-Président du CIA.

Les années 70 voient également naitre la revue du CEFA, (issu du CIA) « Carré » en 73,  prenant délibérément le contrepied de Trigone et de nature très polémique. (BNF  Jo,18798), sous la direction de Christine Henry. On s’en prend notamment à  Patrice Louaisel (Le Petit monde des astrologues en 1974, n° 7-8) . On y  affirme «  Nous sommes les seuls à avoir une doctrine homogène et globale de l’astrologie » Mais Jacques Berthon en prend aussi pour son grade. C’est notamment les tensions entre Berthon et Nicola qui ont fait imploser le CIA. Rappelons qu’initialement le CEFA  regroupait les diverses tendances de l’astrologie au sein du CIA avant de devenir l’organe exclusif de l’astrologie conditionnalité.

Les deux revues ont  pris un nom d’aspect mais aussi « Conjonction », la revue du MAU, association fondée en 1975 par JHB. C’est en décembre  1975 que se tiendra sous l’égide du MAU le premier congrès francophone qui n’ait pas été initié à l’étranger. Même celui de 1954  à Strasbourg avait son secrétariat à Hambourg.

.Ce congrès eut lieu avec notamment la participation de Brahy et de Ruperti (déjà présent en 74, à Paris, avec le Congrès de l’ISAR (cf la revue Kosmos de cette association), ce dernier allant ainsi initier une relation très marquante avec l’astrologue française, débouchant en 1984 sur la création Xu RAH (cf. infra)

Là encore, le nom de la revue se réfère à un aspect  astrologique, à côté de ceux de Trigone et de Carré. Elle est en partenariat avec le CRASSO de  Dupeyron (c’est-à-dire que certaines pages de la revue sont  sous la responsabilité d’autres associations) et une association astrologique espagnole (ANAE de Blanca  Hernandez). Notons que la revue Conjonction- puis Grande Conjonction paraitre avec l’aide technique de l’association allemande d’Ebertin puis de l’association Nouvelle Acropole.

Quant à la revue  du GERASH, « Astrolabe » de Patrice Louaisel en 74, elle consiste en un  jeu de mots sur Lab pour Laboratoire ayant été initialement l’organe du laboratoire de recherche du CIA. Mais à La Rochelle, Didier Racaud  lance le bulletin de son association le Club des amis de l’astrologie rationnelle : Destinées Fraternelles, à tendance néromanienne (CAF)

En 76  à l’occasion du cinquantenaire de sa fondation en 1926,  la revue Demain reparait,au bout d’une vingtaine d’années à Bruxelles (cf. supra le redémarrage de l’après-guerre à Tourcoing), elle est l’organe du CEBESIA, nouveau nom de l’Institut crée en 1926. (cf. supra). Nous avons contribué à ce numéro 1  nouvelle série. On reprend le sous-titre des années cinquante revue  « astrologique et culturelle » Mais la référence à la Belgique est maintenue comme cinquante ans plus tôt dans le nouveau nom de l’association. Centre Belge pour l’Etude Scientifique des Influences Astrales », titre qui reste marqué par les formulations du début du XXe siècle. Jacques de Lescaut (Schelde) le président de l’association. On y annonce  en 77  (numéro 5) pour juin  78   à Bruxelles un congrès « Pour une communauté astrologique européenne » (CAE). Ce congrès aura en fait lieu en  1980 dans le cadre des activités du MAU et débouchera sur la création d’une Fédération Internationale des Astrologues de langue française (FIALF) dont le secrétariat fut fixé à Luxembourg/

En 76, la revue Destin (International) de Hirsig reparait mais sous une forme commerciale, dans un format proche de celui de revues comme Astres, Horoscope. Geneviève Lefebvre en est la rédactrice en chef (elle est l’épouse de Maurice Calais, responsable d’Astral)

En 78,  l’ARRC de Lenoble publia un cahier comportant la conférence que tenait Irène Andrieu lors du Colloque MAU « La grande Conjonction ». (Texte repris dans « Histoire des  enfants de l’an 2000 » Ed du Rocher, 2011)

, Mais il ne faudrait pas oublier la revue  Sadhak au début de la décennie, qui est l’organe du CIC,  à savoir le Collége International de Cosmobiosophie (Astrologie Scientifique)  de Léon Lasson, qui avait fondé avant-guerre l’UFA. Il semble que le fondateur du CIA en 46, Edouard Conneau-Symours  en ait été le « Grand Chancelier »

En  78, parait la revue Cosmose  de Daniel Verney et Paul Cissou qui sera suivie de la création d’une association du  même nom. Jean Pierre Nicola crée en 1978 avec l’équipe des enseignants conditionalistes du CEFA la revue Astrologique qui paraitra en kiosque à l’instar d’Astrologie Pratique (cf. infra)

 

En 1980, les Cahiers Conditionalistes du COMAC prennent le relais de Carré et vont constituer un ensemble assez considérable de textes jusqu’à nos jours (que nous étudierons globalement dans d’autres travaux en vue d’un bilan d’une telle entreprise). Entre autres en 1986 paraitra   un numéro spécial « La pensée conditionaliste. »Découvrez le nouveau langage de l’astrologie française » nous dit-on. « Astrologie vivante ». En 1980, François Villée crée la revue  Sources et Flammes, (poésie, astres,,  tarot, symbolique), il est président de l’Académie d’Astrologie (AA) fondée avec Claire Santagostini en 1969.

En 1982, Astralis remplace  Astrolabe au GERASH, coupant le dernier lien avec le CIA  tout comme le CEFA  va devenir le COMAC, pour les mêmes raisons.

 

En  86, on notera la parution d’une revue « sidéraliste », organe  de l’ AIERAST Académie Internationale d’étude et de recherche d’astrogie sidérale et traditonnelle, de Marie Delclos qui par la suite sera l’organe de le FAS (Fédération des Astrologues Sidéralistes) avec le niçois Jacques Dorsan, comme président.

En Belgique, en 87, parait la revue Microcosmos de Gemini (Walter) qui se présente comme la filiale belge de la  Fédération Francophone d’astrologie (FFA), alors qu’il n’y a pas de publication de la FFA en France. Nous y  avons beaucoup contribué de textes du fait de la dynamique bruxelloise autour des colloques sidéralistes de Jacques de Lescaut, dont la revue s’appelait Le Ciel Etoilé..

En, 89,  est fondé le  Centre d’étude  astrologique pour la recherche et les études sacrées (CEARES) de Robert Morin, dont les activités sont largement relayées par la revue L’Astrologue d’André Barbault. Il s’agit d’une scission au sein de la SFA. (Ex CIA).

En Suisse, en 89,  Eric Weil,  zurichois installé à Genève, fonde  La Tradition Revue d’astrologie  qui sert aussi de Bulletin d’information du GAP  Groupement d’astrologie prévisionnelle. Cette revue publie des textes en français et en allemand.

En 1988, JHB  décide de relancer le Bulletin de la SAF – qu’il a ressuscitée en  1976 ; lors de la crise du CIA de 74 (cf. notre étude) et cela durera jusqu’en 1994. En 84, naissent à Lyon les Cahiers Michel Nostradamus, de Michel Chomarat, organe de  l’Association des Amis de Michel Nostradamus.

.Quant aux années 90, signalons avec la  fondation du RAO, à Lyon, celle de sa  revue Trois Sept Onze, suivie par la Lettre des Astrologues due à une scission au sein du RAO, ce qui donne naissance à la FDAF présidée par Alain de Chivré. Cette décennie voit naitre aussi les Cahiers du RAMS (Recherche astrologique. Méthodes Scientifiques) dont Francis Santoni est le maître d’œuvre. On s’y fait notamment l’écho de mémoires universitaires.

Pour les années 90, nous avons encore recensé la naissance de la  revue Etoiles, organe de la Société d’Astrologie Neuchâteloise (SAN) de Patricia Bourquin  ainsi que  La Lettre d’Horius La lettre des passionnés d’astrologie traditionnelle   Dijon   1991   1992,  qui sera l’organisme de l’  Association L’Aurige de Pierre Invernizzi.

 

Signalons la revue Dissonance fondée en 1991 par l’équipe d’Astrologie Pratique d’obédience  conditionaliste, revue vendue en kiosque dirigée par Christophe de Cène. Elle était liée à l’AERA  (association d’étude et de recherche astrologique) de Bernard Blancet. Une autre revue conditionaliste, en 1993, Le Fil d’Ariana est le bulletin  interne de l’Association pour la Recherche et l’Information en Astrologie Naturelle de Richard Pellard, à Dijon. ‘En 89,  est créée la  Revue des étudiants d’astrologie structurale (selon l’enseignement de Christian Duchaussoy), dirigée par Patrick Arduise.

Par ailleurs, l’on assiste aussi à une « guerre » autour de la revue Astralis de 1989 à 1995. (cf notre étude sur la crise du GERASH sur le blog nofim)/ Rappelons en simplement quelques éléments : en 86, du fait de la démission de Patrice Louaisel  nous dûmes  accueillir dans nos locaux  des mètres cubes de documents et de matériel de bureau/ En 89, lors d’un référé demandé par le liquidateur du GERASH, nous fumes à titre temporaire chargé de veiller sur les biens en question. Mais par extension, ces biens concernaient, selon nous, le titre de la revue du GERASH, à savoir Astralis  dont le CEDRA avait poursuivi la publication/ Bien plus le nom Astralis était également utilisé pour désigner la branche édition du CEDRA « CEDRA-Astralis’/ Donc, pendant des années, nous protestâmes –d’ailleurs en vain- contre cet usage abusif et prématuré.  A un certain moment deux Astralis paraitront parallèlement. Voilà donc une revue qui sera l’organe de deux associations différentes puisque le CEDRA n’est pas le nouveau nom du GERASH.

Il nous faut dire aussi quelques mots des Editions de la Grande Conjonction, qui portent le nom de la revue du MAU. Ces éditions travaillaient en partie en partenariat avec les Ed Guy Trédaniel qui en 1984 avaient notamment publié le Guide de la Vie Astrologique (GVA)/ En 1991, Michel Gauquelin se donna la mort alors même que nous préparions l’édition d’un de ses livres qui allait sortir en 1992 chez Trédaniel. Les héritiers profitèrent de la situation pour contester le contenu de cet ouvrage auquel nous avions ajouté des annexes (en compagnie de Guy Le Clercq, Bruxelles). On nous reprocha d’avoir tenu des propos trop critiques à l’encontre de Gauquelin, ce qui conduisit à un procès qui se conclut en  1997  à l’encontre des éditeurs avec des sommes  à verser aux ayants droit qu’il leur fallut payer solidairement avec les éditions Trédaniel alors qu’en réalité, Grande Conjonction n’était en pratique que le  nom d’une collection, les dites éditions ayant d’ailleurs réalisé le dépôt légal en leur nom. Par ailleurs, les Ed de la Grande conjonction n’avaient pas participé au financement de l’ouvrage. « Les Personnalités Planétaires ». Il allait d’ailleurs s’avérer que l’ouvrage en question  qui était censé n’exister qu’en anglais était en fait la traduction-adaptation anglaise d’un ouvrage déjà paru en français du dit Michel Gauquelin.

 

Nous n’aborderons pas la situation au XXIe siècle, marquée notamment par l’explision des sites et des blogs astrologiques en ligne, sans parler de la télévision astrologique à partir de 2007. Parmi les rares tentatives papier apparaissant récemment – on ne parle pas ici de la continuation des revues déjà installées avant l’an 2000, signalons en  2002, à Lyon, Maison III, le bulletin du  CEDRA, qui complété la parution d’Astralis et, à Toulouse   Les Pérégrinations de la DCA, «  revue informative, libre, critique et satirique à parution aléatoire mais persistante », en 2009-2010, organe de  L’association pour la défense de la culture astrologique de Sébastien Marc.

Bien évidemment, le contenu des revues  astrologiques s’apparente peu ou prou à de la Recherche (cf. le titre de la revue de Denis Labouré). Certaines revues  s’occupent de faire des prévisions individuelles, ce sont celles qui ont un aspect commercial. Cela ne correspond pas au profil de notre corpus qui est plus théorique, technique, symbolique et historique. Cela dit, on peut penser que la recherche puisse et même doive déboucher sur une pratique, cela aura été notamment le cas de l’astrologie conditionaliste qui aura à deux reprises  conduit à nourrir des revues « grand public » (Astrologique et Astrologie Pratique)/ Force est de constater cependant qu’ au cours de la période couverte, le public n’aura pas, depuis les années Trente, vraiment été interpellé par un nouveau design du savoir astrologique. Le XXIe siècle semble plus prometteur  à  cet égard.

 

 

 

 

 

 

Jhb

20  11   13

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pour une nouvelle déontologie de l’astrologie

Posté par nofim le 20 novembre 2013

 

Passé et futur, même schéma astrologique.

Par  Jacques Halbronn

 

Nous avons déjà mis en garde contre les décalages aberrants que l’on peut  observer entre la façon dont les astrologues abordent le traitement du passé et celui du futur. Il y a là certainement matière à débat déontologique.

Selon nous, un astrologue n’a pas le droit de traiter du passé d’une autre façon qu’il traite du futur ne serait-ce qu’au nom d’un principe de récurrence qui voudrait que le futur ressemblât formellement au passé ou si l’on préfère que l’un et l’autre fussent logés strictement à la même enseigne. Tout décalage entre les deux approches relève selon nous d’un dépassement des limites de l’astrologie. Le fait que l’on puisse trouver une sorte d’alibi dans les traités d’astrologie semblant autoriser les astrologues à accéder à une certaine « précision » dans leurs propos, qui relève de la contingence voire de l’anecdote ne saurait constituer une excuse, d’autant que ces mêmes astrologues se gardent bien de prendre à la lettre certains « aphorismes » dès lors qu’il s’agit du futur. On génère ainsi un mensonge sur la marchandise, sur le « produit » en laissant croire que l’astrologue pourra être aussi ponctuel pour le futur que pourraient le laisser croire ses « explications » pour le passé.

 

La sagesse veut que l’astrologue ne soit pas plus disert pour le passé que pour le futur. Certes, son propos relatif au passé peut trouver confirmation par certains faits connus mais  le dit propos ne saurait prétendre que l’astrologie rend compte de ces faits et les confirme.  Ce sont les faits qui confirment et prolongent l’astrologie et non l’astrologie qui confirme et valide  les faits.

Il serait donc éminemment souhaitable que. Les astrologues puissent présenter le modèle dont ils se servent pour travailler en montrant que c’est bien le même qui sert pour traiter du passé comme du futur.

Or, s’il arrivait que l’astrologue répondît que le modèle qui traite du passé n’est pas identique au modèle qui traite du futur, il y aurait problème puisque, alors, ’il ne respecterait pas le principe de récurrence susmentionné.

Encore faudrait-il s’entendre sur la notion de modèle. Si l’astrologue répond que son »modèle » c’est le « thème astral », cela ne ferait pas sens puisque les thèmes sont tous différents les uns des autres, ce  qui ne correspond donc pas au principe de récurrence énoncé plus haut. Un modèle, par définition, doit être reproductible et valoir pour un grand nombre de cas. Le thème astral n’est donc présenté comme un modèle que par abus de langage puisqu’il ne fonctionne que pour un seul et unique cas (celui d’une naissance, d’une consultation « horaire », d’une année (Révolution solaire), d’une saison (Ingrés de telle saison  de telle année) etc.

L’astrologue doit être capable de décanter la gangue des faits et de faire ressortir les récurrences et les ressemblances. Il est clair que si intellectuellement il n’est pas en mesure d’effectuer toutes  sortes de rapprochements en dépit de la diversité des contextes, des époques, il ne pourra pas assurer correctement son travail et donc sera déclaré incompétent. Le recrutement des astrologues doit passer par des tests psychotechniques montrant que le candidat perçoit des points communs en dépit d’un enrobage différent. (test de QI)

La notion de « fonctionnement » de l’astrologie  - le ‘ça marche »- ne se conçoit que face à la mise en évidence de récurrences tout au long de la vie d’une personne ou en comparant diverses personnes ou divers contextes. Sinon, on ne voit pas selon quel critère on pourrait dire que ‘ »ça marche ». Dans son interview avec J. M. Abrassard, Serge Bret Morel évoque cette formule du ça marche sans préciser suffisamment ce que l’on peut entendre par là. Si le client est amené à croire que les conditions de validation de fonctionnement ne sont pas celles qui sont requises, il y a là encore un risque, un soupçon de fraude. On peut ainsi présenter au client de faux protocoles de validation qui n’ont aucune valeur, du type : ce qui est dans le thème correspond à ce que vous auriez dit sur telle personne ou sur tel événement. C’est là une bien piètre idée de la notion de récurrence que ce type de « correspondance »  non pas entre des faits successifs et récurrents  mais entre un discours et un « fait ». Il faut que le protocole soit aussi simple à comprendre et à appliquer que possible, sinon le client prendra des vessies pour des lanternes.

Il est également souhaitable que l’on ne se  perde pas dans les méandres d’un « portrait » psychologique (avec ou sans recours à l’informatique) unique. Là encore, il convient de ramener toute description à des notions simples permettant des convergences entre les gens. Même la division en douze types nous semble par trop aléatoire. Certains ont proposé 4 types, en référence aux 4 Eléments. Tels qu’ils peuvent être déterminé par la répartition des planètes parmi les signes. Il y a là certes une tentative « réductrice » de la diversité qui est la bienvenue. De même, la description des événements, des situations doit passer par une formulation aussi dépouillée que possible, de préférence sur un mode binaire. Selon nous seule une description binaire est accessible à l’intelligence  humaine. Au-delà du binaire, le cerveau sature et se met en veilleuse, sur un mode « mémoire », on « prend », on « apprend »  » mais on ne comprend pas/plus. Inversement, une description  « unitaire » – le cas unique, ponctuel, qui ne se répétera pas  est ingérable car elle ne permet pas de distinguer deux états en alternance.  Avec le recours aux planètes lentes, l’astrologue a beau jeu de déclarer que les configurations ne se répètent qu’à des intervalles très éloignés, ce qui renvoie l’établissement des récurrences aux calendes grecques. Dès lors déontologiquement, il nous apparait qu’un modèle astrologique viable doit se limiter à des cycles relativement brefs, susceptibles de se représenter à court terme, comme par exemple des  cycles de 7 ans dont on peut avoir l’expérience une dizaine voire une douzaine de foi au cours d’ une existence.

Voilà donc dressé le tableau d’une nouvelle déontologie de l’astrologie qui remplacerait avantageusement les codes beaucoup trop laxistes proposés par divers organismes et assciations ayant pignon sur rue.

 

 

 

 

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Jhb

20 11  13

 

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L’astrologie et les échecs de la vie

Posté par nofim le 19 novembre 2013

 

 

La présence de l’absence en astrologie

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Depuis un siècle et plus, les astrologues s’interrogent sur le fait que leurs outils leur semblent insuffisants pour appréhender la complexité et la conflictualité du monde. Les uns ont recours à de nouvelles planètes voire à des astres hypothétiques (Ecole uranienne de Hambourg), d’autres à des « parts » ou à des mi- points etc. Pour notre part, nous avons développé la thèse selon laquelle l’absence est aussi marquante que la présence. Traduisez que si une énergie manque, cela crée un monde sans cette énergie qui n’en existe pas moins. L’absence d’ordre crée du désordre mais en astrologie, cela ne doit pas signifier qu’il faille pour autant deux astres, un pour l’ordre et un pour le désordre. On n’a pas forcément besoin d’un astre pour rendre compte d’une situation et d’ailleurs les aspects ne sont-ils pas conçus pour faire le relais par rapport à la conjonction ? On peut dire aussi qu’une planéte change de nature au cours de son cycle mais en fait c’est l’intervalle entre deux astres qui fait sens et non les astres eux-mêmes. En astrocyclologie,  la phase descendante correspond à une absence d’énergie et la phase ascendante à un nouvel afflux d’énergie.

Un autre cas intéressant est celui des échecs. Est-ce que l’astrologie doit rendre compte d’une absence de réussite, d’une déconfiture, par le biais notamment de « mauvais » aspects ? Penser cela reviendrait à rechercher dans le ciel des forces opposées, contradictoires. Nous préférons, pour notre part, parler d’une inadéquation comportementale entre les hommes et les astres. Autrement dit, si nos actions ne sont pas suivies de succès, c’est qu’elles sont à porte à faux, à contretemps et non parce que les astres en  sont responsables. Nous avons déjà dans de précédents articles montré que certains échecs cuisants s’expliquaient par une attitude intempestive comme les formulations du référendum de 1969. Ce n’est pas le référendum qui fait problème en soi  mais le message dont il est chargé et qui ne convient pas aux circonstances, à la conjoncture. Si De Gaulle avait posé d’autres questions, le résultat n’eut pas été le même.

Certes, pour en arriver à présenter les choses de la sorte, il faut avoir une sacrée confiance dans le modèle astrologique dont on se sert. Beaucoup d’astrologues ne sauraient  se lancer dans une telle entreprise étant parfaitement incapables de définir la « norme » du moment, donc ce qui serait extraordinaire. Seule une astrologie normative peut se permettre  de désigner des anomalies, des dysfonctionnements. Une astrologie confuse, usant de modèles « mous », polyvalents, en sera a contrario incapable car elle véhicule pour un instant donné des messages contradictoires, ce qui la conduit à tout vouloir englober.

On dira aussi que certaines personnes par delà les messages qu’elles tiennent et contiennent ne sont pas en phase. Il ne faudra pas aller  pour  autant  alller y voir du côté de leur thème puisque tel n’est pas l’usage en astrocyclologie.

Nous préférons dire que la « constitution » de certaines personnes ne convient pas à une phase ascendante ou inversement à une phase descendante Non pas du fait de leur thème mais du fait  de leur « chemin de vie » qui met en évidence les affinités de phase d’une personne, un travail qui incombe éventuellement au praticien  et qui passe par un examen minutieux du CV.

Cette posture qui est la notre devrait en dissuader certains de vouloir tout expliquer au premier degré de l’astrologie en cherchant les astres responsables de ceci ou de cela. La réussite serait la sanction de la compatibilté et l’échec la  marque du contraire. D’ailleurs, certains de nos actes peuvent « marcher » et d’autres non lorsque notre comportement n’est pas assez bien orienté dans une direction précise. Autrement dit, la rigueur est payante tant pour ce qui est du modèle astrologique que pour les protagonistes en présence. Le perdant est celui qui n’est pas dans le coup.

Les échecs sont donc des signaux qui nous guident. On peut procéder par essais et erreurs. Les réussites, inversement, indiquent que nous sommes sur la bonne voie. Plus l’on s’éloigne du juste chemin et plus les malheurs vont s’accumuler. On évitera, ce faisant, de déresponsabiliser les gens,  comme le note Saint Augustin ; L’astrologie n’est pas  comptable de nos échecs, de nos errements mais elle peut les expliquer en montrant qu’il y a eu un écart entre nos actes et les signaux cosmiques qui sont  préposés pour nous guider.

 

 

Jhb

19 11 13

 

 

 

 

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L’astrologie selon Saturne: une prévision réussie pour 1995

Posté par nofim le 19 novembre 2013

La transition cyclique en milieu de signe mutable
Par Jacques Halbronn

Il y a 20 ans, nous avions publié une plaquette intitulée L’Astrologie selon Saturne (Supplément au Bulletin de la SAF) dans laquelle nous signalions les problémes posés par le passage de Saturne à partir de la seconde moitié du signe des poissons.Nous donnions une série d’exemples de 30 ans en 30 ans depuis la Révolution Française.
Avec le recul, il nous apparait que cet texte d’une vingtaine de pages met clairement en évidence une certaine césure qui se produit au milieu des signes mutables et pas seulement de celui des poissons. A l’époque, nous avions axé notre travail sur ce signe parce qu’il annonçait le signe suivant du bélier. Nous n’avions pas encore alors élaboré notre systéme à 4 étoiles fixes royales.
Ce n’est que plus tard que nous avons fini par comprendre que paradoxalement, il s’agissait de l’entrée de Saturne en phase descendante, donc en perte d’énergie conjonctionnelle, comme suite au passage de Saturne sur Fomalhaut au début des poissons. Paradoxalement, en effet, car l’effet astrologique nous apparaissait par le biais du manque, en creux alors que l’on pouvait s’attendre à trouver quelque conjonction. Mais s’il s’en trouvait, ce n’étaient ici jamais les mêmes. On pouvait évidemment être tentés de différencier les événements les uns des autres mais n’est-ce point là une solution de facilité ? Il est toujours plus facile de s’arrêter sur les différences que de souligner les similitudes/
Comment expliquer mathématiquement un tel résultat ? Une chose en effet est de constater certaines récurrences, une autre de l’intégrer dans un modèle théorique. Il nous aura donc fallu quasiment 20 ans pour y parvenir.
Nous dirons, pour commencer, que la phase ascendante de Saturne débute avec chaque signe fixe (glissement de 30° du fait de la précession des équinoxes) Si l’on divise le cycle de 7 ans en deux, cela donne 45°. Si l’on ajoute 45° à 0° belier, on arrive au milieu des Gémeaux et de même pour tout point de départ en début de signe fixe.
Mais cette référence aux trois modes découpant chaque saison peut préter à confusion. On s’y référe du fait des éphémérides qui se présentent selon les coordonnées « tropicalistes » mais c’est une simple convention admise et commode qui ne mange pas de pain. Enréalité, ce qui nous intéresse, c’est le découpage sur la base des quatre conjonctions de Saturne avec les étoiles fixes royales. Et il est commode de récupérer la terminologie ternaire pour se répérer mais cela ne va pas plus loin. Ces réflexions nous aménent à insister sur l’importance des processus de transposition de certaines matrices d’un domaine dans un autre, sans qu’il faille en tirer de conclusions exorbitantes, comme le font les tropicalistes qui croient, qui soutiennent que toute référence au symbolisme saisonnir signifie ipso facto que l’astrologie serait d’essence tropicaliste..
S’il nous semble opportun de nous servir de tel ou tel symbolisme pour décrire un processus cyclique quel qu’il soit, c’est notre droit le plus absolu et cela ne nous engage pas plus avant pour autant.
Donc, il nous a semblé heureux d’utiliser cette terminologie mais tout en précisant qu’il fallait tenir compte de la précession des équinoxes et que le début du cycle serait « cardinal »en sidéral et »fixe » en tropical.
Revenons à présent sur la teneur du dossier de la plaquette de 1994 qui aligne 8 dates (limitées à la France) à 30 ans d’intervalle en rappelant qu’il ne s’agit là que d’un sondage et que le processus revient en réalité tous les 7 ans. On y trouve 1789, 1818, 1848, 1877, 1907, 1936, 1965, 1995 (à venir).
Deux révolutions : 1789 et 1848. Front Populaire en 36, Revendications sociales agricoles très dures dans le Midi en 1907
1877 : consolidation de la IIIe République. Les Orléanistes rejoignnent les Républicains et mettent fin à l’hypothèque monarchiste.
Restent deux dates à éclaircir ; 1818 et 1965, étant entendu que nous savons ce qu’il en a été des grèves de 1995 que nous avions annoncées largement à l’avance. Nous évoquions des troubles qui déboucheraient à 0° Bélier sur l’assassinat du duc de Berry, le fils de Charles X. Quant à 1965, nous faisions le lien avec Mai 68 qui se produisit au début du bélier, soit en pleine phase descendante de Saturne. Mais dans le même ordre de choses, on aurait pu intégrer, en dehors de France, 1989 avec Saturne en capricorne, juste avant donc les événements du cycle de 7 ans suivant qui donnerait 1995..Il est tout à fait ridicule de vouloir circonscrire un cycle quel qu’il soit à un pays donné.
On voit donc que des observations « brutes », fondées sur des grilles pouvant être abandonnées ou amendées, peuvent servir pour étayer de nouvelles grilles

Il est évident que ces phases descendantes alternent à mi parcours avec des phases ascendantes et donc c’est tous les 3 ans et demi que les échéances, dans les deux sens, se présentent.Cela ne signifie pas que tout se polarise sur les débuts de cycle, il y a un phénoméne de spirale jusqu’à la conjonction ou ce qui lui fait pendant (et qui correspond symboliquement à une opposition qui est dans le cycle de 7 ans un semi-carré de 45° depuis la conjonction, si ce n’est . que les étoiles fixes royales ne forment pas un carré parfait, 90° n’étant au mieux qu’une moyenne entre 80° et 100°

JHB
19 11 13.

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Astrologie : de la science à la conscience

Posté par nofim le 18 novembre 2013

Astrologie et conscience face à  un savoir sans signifiant et sans signifié

 

 

 

Par  Jacques  Halbronn

 

Que reproche-t-on à l’astrologie ? Le sait-on seulement ? Il semble qu’il ne soit pas si aisé de pointer les causes d’un malaise persistant.

En écoutant la première interview de Serge Bret-Morel par Jean-Michel Abrassard qui a crée un blog du scepticisme scientifique, nous nous sommes demandés  à quel titre il prenait la parole, c’est-à-dire le faisait-il en tant que philosophe, en tant qu’ethnologue, que journaliste par exemple, se penchant sur le dossier de l’Astrologie ?

En fait, son propos relève en grande partie de ce que l’on pourrait qualifier d’ethnométhodologie (Harold Garfinkel), c’est-à-dire qu’il traite du modus operandi de la « tribu », du « village » astrologique. Une telle approche pourrait, a contrario, difficilement être qualifiée de philosophique même si SBM est passé par une certaine formation  de cet ordre. En effet, une démarche philosophique aurait pris de la hauteur avec ce qu’il fallait entendre par Astrologie par-delà  les clichés, les représentations, les pratiques des uns et des autres.  Ce qui passe de nos jours pour de l’astrologie est-ce l’Astrologie ? Il y a dans ce singulier, une dimension unitaire qui ne fait que reprendre la croyance en un corpus d’un seul tenant dans lequel les astrologues peuvent puiser  à leur convenance et indifféremment, ce qui nous ramène à l’ethnologie. L’objet sur lequel disserte SBM renvoie à une certaine perception du public et à une certaine présentation prônée par les astrologues. Mais on n’est pas là dans une approche philosophique de l’Astrologie. Pour définir l’astrologie, SBM ne voit d’autre façon que de laisser la parole à ceux qui la pratiquent, qui la consomment ! Etrange méthodologie ! On  ne peut pas non plus qualifier le discours de SBM de pertinent au regard de l’Histoire de l’Astrologie ne serait-ce que par celle-ci est fort complexe dans sa genèse et qu’elle passe par toutes sortes d’emprunts, d’ajouts mais aussi d’abandons, de pertes ; Il y a donc là un manque de profondeur tant philosophique qu’historique et qui relève au mieux  d’une certaine forme de phénoménologie

A un moment donné, SBM nous parle de la Tour Eiffel dont l’influence serait plus forte que celle de la planéte Mars. C’est un pur du n’importe quoi ! SBM passe totalement à côté de l’instrumentalisation des signaux, ce qu’ils représentent pour l’observateur, le récepteur. Tout se passe comme si SBM ne voyait l’influence astrale que comme un processus se développant en dehors de toute conscience humaine. Il est vrai que beaucoup d’astrologues, surtout depuis que l’on a découvert des planètes invisibles à l’œil nu, pensent ainsi. Mais  SBM n’est pas obligé de les suivre ! A aucun moment, SBM ne laisse entendre que les sociétés humaines aient pu conférer, instaurer des significations  à certaines configurations non pas du fait de l’observation de leurs effets mais en vue d’établir un certain ordre des choses qui soit à l’image du cosmos, structuré à leur façon. SBM voit l’astrologie avec le regard de l’homme moderne et serait prêt à reprocher à l’astrologie de s’être constituée sur des bases reconnues depuis comme fausses ou incomplètes. Mais étrangement, on trouve plus cet argument chez les astrologues quand ils  s’opposent à d’autres astrologues qui ne veulent pas entendre parler des transsaturniennes. Autrement dit, SBM adopte une rhétorique qui est celle d’une certaine génération d’astrologues. On est loin de la philosophie de l’astrologie et  plus encore de sa métaphysique.

A un autre moment, SBM s’en prend aux praticiens de l’astrologie – et là on est en pleine ethnométhodologie, à savoir la description des pratiques, des « méthodes » propres à un certain milieu-qui disent des choses justes sur des calculs astronomiquement faux (erreurs de calcul). Mais là encore, SBM parle comme les astrologues qu’il entend décrire et manque de distance surtout quand il dit avoir pu lui-même constater que « ça marchait ». En fait, à aucun moment SBM ne prend la peine de se demander à quoi pourrait servir une quelconque relation qui serait établie, fixée entre les hommes et les astres. Il se contente de noter que les gens voient un rapport, une correspondance entre ce que dit ou fait dire l’astrologue (au thème) et ce qu’ils croient devoir ou pouvoir penser d’eux-mêmes ou de X ou de Y.  On nous objectera que ce n’est pas à SBM de décider de ce qu’est ou n’est pas l’astrologie, qu’il doit se contenter de décrire le « fait » astrologique au sens sociologique du terme.

On en reste ainsi toujours à une anti-astrologie qui se contente de relever les étrangetés du discours astrologiques et en reste là.  Les réformateurs de l’astrologie rejettent certaines choses mais comme le dit Kepler, on ne jette pas le bébé avec l’eau du bain ;

Au fond SBM devrait se demander qu’est ce qui est le plus recevable et le plus irrecevable en Astrologie au regard de ses fondements, de ses principes. On ne sait pas ce que SBM « reproche » philosophiquement, épistémologiquement, à l’astrologie ; Il ne prend même pas la peine de distinguer entre le « thème » astral et le « cycle » planétaire qui sont deux façons radicalement différentes de « lire » le cosmos ; Il ne s’interroge guère  sur le fait que la dialectique qui semble au cœur de toute cyclicité soit totalement noyée par la multiplicité des facteurs considérés.  Il parle d’un décalage entre la théorie et la pratique mais ce qu’il appelle « théorie » ce sont les textes traditionnels et non un modèle. SBM a certainement raison de dire que les astrologues apportent beaucoup d’eux-mêmes  à l’astrologie, ils en sont en quelque sorte les yeux et les oreilles pour capter le monde, ce qui permet de donner le change sur la véritable valeur de leur astrologie. Certes, ils peuvent faire du « bon travail » même avec un thème erroné, nous dit-on. Mais qu’est-ce que serait idéalement le travail de l’astrologue ? Cela se limite-t-il à dire des choses jugées  « vraies » par sa clientèle ? Ou bien l’astrologie jette-t-elle un regard particulier sur le monde ? Est-ce l’astrologie qui est validée parce qu’elle recoupe ce que l’on sait déjà ou bien se focalise-t-elle sur une dimension cyclique qui lui soit propre, une fois ses potentialités bien définies ? L’astrologie a-t-elle vocation  à nous dire ce qui est ou à s’aligner sur ce que l’on croit savoir du monde ?

Pour répondre à la question que nous posions au début et en notre titre, l’astrologie souffre gravement d’un double problème –et l’on peut parler d’une pathologie de l’épistémè- puisqu’elle ne connait ni son signifiant ni son signifié. SBM nous a proposé des simulacres de réponse : l’astronomie serait le signifiant de l’astrologie et la pratique courante de l’astrologie nous informerait sur son signifié.

Or, est-ce que la langue française est réductible à l’ensemble des sons existants ? Non, le français fait certes appel à des sons mais pas à tous les sons. L’ensemble des sons peut générer un nombre infini de langues tout comme l’astronomie peut générer un nombre infini d’astrologie virtuelles, même si on se limite au seul système solaire. Parmi ces (com) possibles, quel est celui qui a donné l’astrologie donc son signifiant, son modèle ? Ce n’est pas en contemplant les cieux que l’on saura quel est celui qui vaut pour l’astrologie. Mais à l’autre bout de la chaîne, même souci : quelle est la « bonne » application, le bon usage de l’astrologie, bref que est le signifié qui vient s’articuler sur le signifiant ? Est-ce qu’en recensant tout ce que l’on dit au nom de l’astrologie, on découvrira quel est son véritable signifié ? SBM reste dans l’idée d’une approche globale : on prend la totalité du ciel pour appréhende la totalité du monde. Puisque l’on prend tout, on n’aura pas  à justifier ses choix puisque de choix il n’y en pas eu.

On peut donc dire philosophiquement que l’astrologie  est en quête d’une forme (donc d’un signifiant) qui la libère de l’emprise de la matière, de la matrice. De quoi aura-t-elle fini par accoucher ? That is the question ? Et à l’autre bout se pose le problème d’une praxis, donc du signifié. A quoi cette forme réfère-t-elle en tant que support, que contenant à l’instar d’un verre ? De quel aspect de la vie des sociétés humaines entend-elle traiter ? On pourrait a priori répondre que le signifiant doit bien sûr être cyclique et que le signifié devra l’être tout autant.

Le problème, c’est que l’astronomie comporte un nombre illimité de cycles, quel est le bon, quel aura été le choix historique, que l’on pourrait qualifier de « logique » ?  Nous aurions tendance à répondre : un modèle simple et vraisemblablement  aussi simple que le cycle soli-lunaire  mais à une autre échelle que mensuelle. Donc beaucoup d’appelés et peu d’élus. Or, SBM semble a priori considérer, tant il  a  été immergé dans le milieu astrologique en tant que consommateur plus qu’en tant que chercheur, théoricien du savoir astrologique, pour acquis que tous les astres du système solaire feraient « sens », « signe » et qu’il faut tous les combiner.  Or, il n’y a aucune nécessité à cela si l’on aborde la question du point de vue de la conscience et non de celui de la science, ce qui implique un minimum d’empathie avec le génie humain. Quant à tenter de préciser le champ d’action de cette astrologie, il semble bien que là encore SBM botte en touche et prenne  le client pour arbitre, comme aux jeux du cirque. Cette praxis du modèle astrologique qui relève nécessairement d’une certaine dialectique nous interpelle en ce sens que la dualité  fait partie de notre conscience au monde. Etre conscient, c’est sentir, ressentir cette dualité et donc accéder au signifié qui s’est imposé pour se joindre au signifiant.

On tombe en fait sur un certain paradoxe. Au départ, on est dans le  virtuel. Il n’y  a pas à valider le modèle mais à l’appliquer, ce qui n’est pas du tout la même chose. Mais de nos jours, épistémologiquement, tout s’inverse, il faut partir de ce que l’on peut observer du monde pour passer des effets aux causes. Une fois que le modèle double sera restauré, réinstitué l’on pourra alors à nouveau partir du modèle et le projeter vers le futur comme étant analogue au passé. .

 

Jhb

18  11   13

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Le véritable statut du symbolisme en astrologie

Posté par nofim le 18 novembre 2013

 

 

La fin du symbolisme planétaire en Astrologie

Par Jacques  Halbronn

 

Certains praticiens de l’astrologie semblent ne pas s’être encore rendu compte de l’extinction, de la déshérence du symbolisme planétaire en Astrologie. Cela vaut aussi bien entendu pour les « sceptiques » de l’astrologie qui sont en retard de quelques métros dans la formulation de leurs  critiques (cf. le blog de J. M. Abrassart et l’interview de Serge Bret-Morel).

Les indicateurs de cet abandon du symbolisme planétaire ne datent pas d’hier et d’ailleurs on peut dire que la période durant laquelle l’astrologie lui a accordé quelque importance aura été limitée dans le temps et qu’à l’origine ce n’était pas le cas. D’ailleurs au Moyen Age, la référence à la mythologie n’aurait guère été tolérée, notamment dans le monde musulman où l’astrologie a prospéré (cf. notre travail sur les traités astrologiques d’Abraham Ibn Ezra, Ed Retz  1977 et sur internet L’arbre d’or). La relation astrologie-mythologie aura finalement  surtout marqué le XXe siècle.

Si l’on prend la théorie des grandes conjonctions d’Albumasar, il ne s’intéresse aucunement au « caractère »de Jupiter ou de Saturne. Ce ne sont pour lui que des marqueurs de temps, les rouages d’une horloge. Il ne s’intéresse d’ailleurs au zodiaque qu’au prisme des 4 Eléments, et il ne dispose donc que d’un clavier à 4 options et non à 12, ce qui montre que le symbolisme zodiacal n’était pas non plus à l’honneur. C’est justement cette astrologie extrêmement dépouillée qui aura permis à l’astrologie d’exercer une certaine influence sur les esprits. 

Certes, avec l’avènement des nouvelles planètes, l’astrologie aura connu une certaine vogue mythologique du fait même des astronomes qui les baptisèrent. Mais à partir des années trente, on commence déjà à ne plus s’intéresser du moins en astrologie mondiale, qu’à des cycles planétaires composés de deux planètes. Or, si l’on avait réellement pris en compte le « caractère » des planètes ainsi configurées, on serait entré dans des panachages bien compliqués. En pratique, là encore, ces cycles ne sont que des marqueurs de temps dont on ne retient qu’une chose, un certain calendrier. Les planètes ne sont plus que les aiguilles d’une montre et en plus il y a plusieurs montres qui s’enchainent  qui se combinent tant et si bien que ce sont les convergences entre ces montres qui seront retenues. On voit qu’il y a là un gros travail de décantation qui laisse loin derrière lui le symbolisme planétaire qui ne sert plus qu’à localiser, à  désigner plutôt qu’à signifier, tout comme le font les astronomes pour les signes du zodiaque.

Les astrologues issus de l’astropsychologue, en revanche sont tout pleins de ce symbolisme dont ils font leur beurre si bien que l’on peut dire qu’ils sont en décalage avec l’astrologie mondiale et cyclique. Ce qui les conduit  parfois à protester contre un tel abandon alors que c’est à ce prix que l’astrologie peut accéder   à une certaine unité comme l’a bien compris André Barbault avec l’indice de concentration planétaire.  Jean-Pierre Nicola, a contrario, aura beaucoup (trop) investi dans une entreprise de reformulation du symbolisme tant planétaire (RET) que zodiacal, ce qui fait que l’on ne saurait le considérer comme un précurseur de l’astrologie du XXIe siècle à la différence de Barbault si ce n’est toutefois qu’il a heureusement mis en garde contre tout tentative de la part de l’tarologie de dépasser ses limites en voulant rendre compte de la contingence. Et de fait, le symbolisme astrologique  se rapproche du Tarot qui est ailleurs nourri de celui-ci. Il n’est donc pas étonnant qu’astrologie et tarot fasse parfois  si bon ménage dans les consultations voire dans les cours d’astrologie.

Mais même en astrologie individuelles, certains astrologues ont jugé préférable de compter le nombre de planètes par élément (chaque signe relevant de l’un des 4 Eléments) et donc de ne s’intéresser directement ni au symbolisme planétaire ni au symbolisme zodiacal.

Dès lors, on ne sera pas surpris de voir l’astrocyclologie considérer Saturne non pas comme le dieu Saturne ni même comme une planéte ayant une fonction spécifique par rapport aux autres planètes mais comme un marqueur central du temps, ce que pensait aussi  Dane Rudhyar à sa manière. Pas plus qu’en astrocyclologie, les 4 étoiles fixes royales ne sont à différencier les unes des autres.

On pourrait parler ici d’une phonologie astrologique –en empruntant au langage de la linguistique moderne- à savoir que ce qui compte ce ne sont pas les sons mais leur combinatoire codifiée. En astrologie ce qui compte – ce que semble avoir oublié Serge Bret Morel dans son interview audio (podcast) avec Jean-Michel Abrassart sur un site sceptique- ce ne sont pas les planètes mais les relations qui ne cessent d’ »évoluer entre elles, les « aspects ». La même planéte peut totalement changer de caractère selon les « aspects’ qu’elle forme et donc elle n’a aucun caractère constant et défini. Cela correspond un peu à ce que l’on disait de la « neutralité » de Mercure dans certains manuels. La planéte ne signifie rien par elle-même, elle est le marqueur d’une succession d’états au sein d’un cycle. Tout cela conduit à une très grande et bienvenue simplification du modèle astrologique autour d’une seule planéte passant par des avatars successifs et il semble que l’on ait souvent cru que ces avatars étaient des entités séparées et autonomes –comme les planètes- alors qu’ils ne sont que des attributs, des manifestations d’un seul et même processus (cf. la parabole des aveugles et de l’éléphant).

On est passé au stade d’un certain formalisme astrologique, d’une « gestalt ». L’astrologie doit parler par le biais de graphiques, de diagrammes, de courbes, ce qui évite le verbiage. En fait, on ne lui demande plus que  de distinguer entre ce qui est « ascendant «  et « descendant » et de le  faire avec une certaine fiabilité de façon à  ce qu’elle puisse servir de socle, de tronc, d’axe. Si l’astrologie est un arbre, elle en est en effet non pas le feuillage, ni même le branchage mais bien plutôt le tronc et les racines. Il y a là un chemin d’ascèse qui est celui de la vraie philosophie. L’unité de l’astrologie exige de percevoir le monde de façon unitaire à un instant T, la pluralité n’existe que dans le temps, d’où l’absurdité du pluralisme inhérent au concept même de thème astral du moins tel qu’on l’appréhende de nos jours.  Selon Rudhyar, le thème représente un processus, une succession de phases. La grande erreur de Barbault aura été son discours sur l’astropsychanalyse au nom duquel le thème astral représenterait nos tensions intérieures alors que les tensions, au regard de l’astrologie, sont liées au passage d’une phase vers une autre. Dire qu’au même moment des forces antagonistes opèrent c’est ouvrir la boîte à Pandore et autoriser toutes les ambiguïtés prévisionnelles, ce qui n’a pu que déconsidérer l’astrologie.  Quant au symbolisme zodiacal des horoscopes, là encore il faut relativiser Quand les gesn lisent le texte qui correpond à ler signe, il sne s’intéressent pas tant au caractère du signe qu’aux prévisoons loiées à ce signe, voire au décan. Or, à quoi  servent les décans (un tiers de signe, 10°), ici, sinon à déterminer si les gens nés à telle date (de dix jours en dix jours) sont concernés par telle configuration,  le signe zodiacal ne joue plus ici, en définitive, qu’un rôle commoce  de localisateur à l’instar d’une rue qui porte tel nom. On peut certes parler d’un désenchantement de l’astrologie mais il faut faire le deuil de tout ce symbolisme bien trop calorifique et mettre l’astrologie au régime.

 

 

 

 

 

 

 

Jhb

18  11 13

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Pour une approche cyclique des maisons astrologiques

Posté par nofim le 18 novembre 2013

 

Les maisons astrologiques au prisme de l’astrocyclologie

Par  Jacques  Halbronn,

 

On sait que les maisons de l’horoscope sont numérotées à l’envers de la progression des planètes dans le ciel et qu’elles passent de la maison XII à la maison XI, de la maison XI à la maison X et ainsi de suite. Ainsi une planéte en XI est ‘elle en quelque sorte « appliquante » par rapport au MC et non pas séparante et inversement une planté en IX sera-t-elle séparante et non appliquante et tout à l’avenant.

Au regard de ‘l’astrocyclologie, les maisons XII à VII sont donc les maisons I à VI et correspondent symboliquement  à la phase ascendante de Saturne, celle qui s’ouvre vers les grands horizons, les voyages au loin, à l’international alors que les maisons I à VII sont les maisons VII à XII et  sont marqués par un monde aux horizons plus étriqués, plus limités, ce qui convient pour décrire la phase descendante de Saturne. Cela comporte la maison des petits voyages  face à celle des grands voyages. Une division en 8 maisons reviendrait peu ou prou à la même chose.

On voit donc que les maisons constituent un continuum cyclique. Contrairement à  ce que l’on pourrait croire,  les dernières maisons sont celles qui correspondent à la vie privée alors que les premières à la vie publique et non l’inverse. L’énergie conjonction elle correspond à un envol vers l’étrange et l’étranger et non à un atterrissage sur un sol  familier, un retour au cadre familial.

Nous avons montré dans un précédent texte que la phase ascendante excitait en nous une attirance vers le lointain, comme si l’on voulait que le lointain devienne proche, que le monde ne fasse plus qu’un, les distances étant abolies. Inversement, la phase descendante serait la chute d’Icare, allant s’écraser sur le sol, en chute libre, perdant de la hauteur, aux horizons réduits. Il semblerait donc que pour les besoins de l’horoscopie, on ait plaqué sur le thème une terminologie cyclique déterminant pour  un instant T, à quel stade du cycle on se trouvait. On pourrait ainsi élaborer un logiciel qui ferait avancer Saturne à travers les douze maisons selon une progression d’un degré pour un mois environ. Tel est en fait le  bon usage des maisons. Cela dit, nous préférons diviser le cycle de Saturne en 4 temps de 7 ans, ce qui symboliquement correspond aux 4 angles. Et les douze maisons diviseraient chaque quartier de 7 ans. Sept ans donnent 2520 jours qui divisés par 12 font 210 jours. Si on divise 220 par 8, cela fait 315  jours pour chaque secteur. La division en 8 est proche de la division en 7.  

Selon nous, il se pourrait donc que les douze maisons astrologiques (ou les 8 comme on voudra) perpétuent une cyclicité binaire recoupant l’astrocyclologie avec notamment cette dialectique petits et grand voyages qui nous semblent bien résumer les deux phases. En effet, si l’on veut se joindre à quelqu’un, il faut se mouvoir et ce mouvement sera fonction de l’enjeu, plus ou moins elévé, plus ou moins universel..

L’astrocyclogie peut servir aussi bien sur un plan très vaste qu’à une petite échelle. Pour un Etat, il s’agit de traités internationaux, en phase ascendante mais pour un particulier, cela peut se limiter à un mariage à l’étranger, avec des époux appartenant à des mondes différents (exogamie). Ou inversement, en phase descendante, il s’agit d’entreprises plus modestes et d’unions au sein d’une même communauté, en quelque sorte endogamiques.

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De telles images qui pourraient sembler relever de la cartomancie – le bel étranger etc.- touchent au contraire à des enjeux cycliques majeurs relevant directement de l’astrologie la plus pure, la plus authentique.

On considèrera donc que les personnes qui contractent de préférence des unions (légales ou non) avec des étrangers sont plus fortement sensibles à la dynamique conjonctionnelle. D’ailleurs,  les princes de ce monde  ont le plus souvent des conjointes étrangères. Les flux migratoires pourraient être ainsi reliés   à une certaine cyclicité.

Chez les personnes qui sont portés par la phase ascendante, il y aura donc une tendance, à chaque début de cycle, à rechercher un conjoint au loin (comme Isaac et Jacob, dans la Genèse encore qu’il s’agisse d’un retour au berceau de la tribu).Au bout de trois ans et demi, cette pulsion vers l’étranger décline et l’on sait que ce délai a été observé par des psycho-sociologues. On est alors entrainé par un effet de balancier à rechercher moins d’exotisme et à se lasser de ce qui est étranger. On aura compris que le timing de l’astrocyclologie découpe le temps en périodes relativement brèves, ce qui fait que nous vivons plusieurs vies en une seule. Il y aura ainsi alternance d’unions lointaines (phase ascendante du cycle de 7 ans) et d’unions de proximité voire de voisinage, d’un même quartier, voire au sien d’un même milieu culturel, socioprofessionnel (phase descendante du cycle de 7 ans)

Nos travaux sur la formation des couples nous conduisent à penser qu’en règle générale, c’est la femme qui se déplacera et rejoindra son époux et non l’inverse mais nous sortons là de l’astrocyclologie stricto sensu.

Le passage de Saturne en signe fixe déterminerait ainsi des attirances envers un partenaire sensiblement différent, par la langue voire par la religion et ayant vécu dans des régions plus ou moins distantes.  On voit donc que l’astrologue cyclique peut toucher de très près à la vie privée des gens au même titre qu’elle nous permet de circonscrire le destin des Etats, autour de la même idée d’union. Ce qui s’oppose à l’union n’est pas la désunion mais une autre conception de l’union, ce qui n’est pas sans risquer de produire des séparations et des ruptures mais non pas en passant du plein au vide mais du grand  format au petit format, en fait cela aboutit à un changement de partenaire à moins qu’entretemps, celui-ci ait perdu ou gagné en exotisme. Il y aurait des ruptures de passage de phase descendante à phase ascendante (en début de signe fixe) et d’autres de passage de phase ascendante à phase descendante (vers le milieu du signe mutable, soit 45° (semi-carré) plus loin).On connait ainsi des cas d’hommes qui tous les 7 ans se sont unis à une étrangère ou à une personne de même origine mais marquée par l’étranger (une  expatriée par exemple) (de langue, de race, de milieu social etc. ) tout au long de leur vie, encore que dans certains cas, il puisse s’agir de retrouvailles à la suite d’une séparation, d’une parenthèse plus ou moins longue marquée par une relation de proximité….

.On est là en présence d’un vocabulaire qui n’est pas sans écho avec les descriptions des maisons astrologiques, qu’il s’agisse des voyages ou des unions. Mais si l’on y trouve clairement exposée la dialectique des voyages courts et longs, l’on ne retrouve pas aussi facilement les  unions avec des proches ou celles avec des étrangers ou du moins cela ne correspond pas à des maisons opposées. On pourrait donc penser que la maison des unions appartenant à la phase ascendante (maison VI ou VII selon que l’on compte dans un sens ou dans l’autre) devrait faire pendant à la maison de la phase descendante. (Maison I ou XII), ce qui n’est pas ou en tout cas plus le cas et nous interroge sur la vraie signification de la maison I (à ne pas confondre avec l’ascendant).

En tout état de cause,  les maisons astrologiques témoignent remarquablement de la présence de la dualité en astrologie (l’horizon constituant le point de passage entre ces deux dimensions). On voit bien en effet que dans l’astrologie traditionnelle, les maisons I à VI concernent la maison au sens ici de foyer, de famille, la VI étant celle des domestiques (de domus, maison), les enfants, les frères et sœurs, les petits déplacements (promenades, excursions) alors que les maisons VII à XII  concernent des activités plus ambitieuses, exigeant plus d’énergie, de plus grande ampleur qui se réalisent en dehors du milieu familial. Paradoxalement,  au niveau de la maturité, nous commençons par le monde de la proximité, soit ce qui correspond à la phase descendante, de fin de cycle.

 

 

 

Jhb

18 11  13

 

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, SOCIETE | Pas de Commentaire »

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