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L’astrocyclon, une revolution en sciences politiques

Posté par nofim le 17 novembre 2013

 

L’astrocyclologie et les  erreurs des politiques.

Par  Jacques Halbronn

 

 

Nous nous efforçons d’améliorer constamment le nouvel outil que nous avons élaboré – et que nous nommons l’Astrocyclon. Nous pensons en effet que plutôt que de le combiner avec d’autres apports, il importe avant tout de parvenait à une formalisation optimale en amont. Certains astrologues, incapables d’améliorer les outils dont ils se servent se contentent de les combiner à leur guise, ce qui relève du bricolage. En effet, la plupart des astrologues, de nos jours, n’ont pas la maitrise intellectuelle des dispositifs dont ils se servent A force de tout miser sur le « ça marche », ils sont de moins en moins compétents au niveau  de l’ingénierie astrologique et constituât une population de techniciens très médiocrement qualifiés qui maque mal leur nullité par des assemblages de dispositifs qui leur sont devenus étrangers et qu’ils seraient bien incapables de perfectionner. Un autre travers de ce « prolétariat » astrologique, c’est qu’il est incapable d’ajuster les modèles qu’on leur fournit avec un minimum d’intelligence alors  que l’on attend d’eux qu’ils proposent des tecniuqes d’ajustement. Il sont dans le tout ou rien,dans le « ça marche » ou « ça ne marche pas ».  En fait, on observe, chez les praticiens, un refus de toute innovation ou de  tout changement du statu quo, une frilosité qui n’encourage nullement- à l’innovation. On est loin du climat des années soixante-soixante-dix. Le milieu astrologique est en pleine décadence.

 

Nous disions donc que pour notre part nous ne cessons d’améliorer notre outil et nous prions de ce fait le public  de se  tenir   au courant des derniers développements; par la magie d’Internet qui rend les textes d’hier très vite obsolètes. (En suivant nos mises en ligne datées, sur le blog nofim). Si certains se sentent, cependant, une vocation d’historiens de nos travaux, rappelons que cette fonction est très exigeante et exige une certaine faculté d’exhaustivité). Pour la plupart, il  sera  plus raisonnable de s’en tenir simplement aux dernières parutions. Il est vrai qu’il est parfois déstabilisant d’avoir affaire à des savoirs vivants qu’à des savoirs morts, qui ne bougent plus !  Mais l’on sait que dans tous les domaines de recherche, il est vital de se tenir au courant des dernières avancées. En ce sens le milieu astrologique aurait tout intérêt à en prendre de la graine.  On sait que les congrès ont cessé d’être depuis quelque temps des lieux de débat. Désormais, il nous apparait que le nouveau défi est celui du partage de la recherche dans sa dynamique évolutive, temporelle, diachronique  et non plus dans sa dynamique sociale, synchronique et spatiale.

Avoir la maitrise d’un outil, c’est en détecter les faiblesses, c’est-à-dire les ambiguités, un mal qui ronge tout le discours astrologique. On ne se rend pas compte immédiatement que telle formulation est susceptible de préter à confusion. Il est vrai que cela peut être très apprécié car on risque moins de se tromper si on annonce une chose et son contraire mais au niveau prévisionnel, cela craint quelque peu. On avance une date sans indiquer à quoi cela va correspondre. Prenez le pronostic de Barbault pour 1989  est-ce que quelqu’un peut nous dire ce qu’il avait prévu qui devait se passer ? On avait une date, un pays mais rien de plus. Imaginons qu’en 89, il ne se soit pas produit ce qui s’est produit. Barbault ou l’un de ses disciples aurait décidé que ce qui s’était passé – c’est-à-dire à peu près n’importe quoi- correspondait au pronostic. La grande astuce consiste à avancer une date et un lieu sans trop préciser puis de démontrer que ce qui se passe est conforme au pronostic. Un jeu d’enfant. C’est plus facile avec un thème astral mais cela peut très bien se jouer pour un cycle Saturne-Neptune « les doigts dans le nez » pour de vieux routiers qui ont roulé leur bosse. N’oublions pas en effet que pour beaucoup d’astrologues, d’astrophiles c’est l’astrologie qui nous dit ce qui s’est passé.Idem pour le thème de quelqu’un,  on prend n’importe quel thème et on met en avant les convergences entre certains éléments du thème et les traits que l’on souhaite établir. C’ est gagnant-gagnant ! On gagne à tous les coups. Un  jeu d’enfants. Piece of cake ! C’est ainsi qu’on nous dit placidement que la conjonction peut être aussi bien la fin de quelque chose qu’un commencement ou un recommencement. Cela nous fait songer à ces définitions de certains types zodiacaux à la Barbault où  un signe peut se manifester par des comportements opposés. C’est très confortable. On pense à la Vierge ou au Sagittaire dans la collection du Seuil entre autres. Et puis la combinatoire à deux signes – signe solaire/signe ascendant, véhiculée dans la même série de volumes, limite aussi les diagnostics à côté de la plaque !

Mais revenons en à nos astrocyclons !

La notion d’union, d’alliance n’est pas assez précise car il y a des unions en phase ascendante et d’autres en phase descendante. Donc en annonçant une union, on ne prend pas vraiment beaucoup de risques !.C’est à cela justement que nous entendons remédier dans le présent article.

Stanislas Marquis sur Face Book nous interpelle à propos de notre portrait d’Hitler. Est-il nationaliste, pangermaniste ou bien veut-il conquérir le monde ? Nous lui avons répondu que cela dépendait des périodes tout comme pour de Gaulle qui tantôt est absorbé par son idée de la France et tantôt s’investit dans la coopération franco-allemande, moins de 20 ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, en 1962-63.

Le basculement de l’intérieur à l’’extérieur (Affaires Etrangères), au sens des ministère- et vice versa- obéit à une cyclicité qui dépend directement de l’Astrocyclon. Il est ainsi des périodes où tel leader ne fera- n’aurait pas fait-  pas mieux qu’un autre parce qu’il n’est plus le même et s’il était resté le même, il n’y aurait pas de cyclicité  si l’on admet que ce sont les hommes qui relaient les signaux cosmiques !

Ainsi dans le cas de Hitler comme de De Gaulle, il est intéressant de suivre à quel moment leur attitude évolue, par un glissement au départ assez peu sensible et qui peu à peu va prendre tournure. C’est d’ailleurs en mettant en évidence un tel processus, un tel continuum que l’astrologie arrivera à se délester définitivement du culte du thème astral, de son « ponctualisme » stérile.

Ainsi si en 38, Hitler reste-t-il concentré sur un certain pangermanisme qui lui ouvre l’accés à la Tchéocoslovaqyue allemande (Sudéte) et à l’Autriche (Anschluss), l’année suivante, c’est la signature du pacte germano-soviétique, d’une alliance contre-nature avec les Communistes, combattus à l’intérieur de l’Allemagne, ce qui mettra d’ailleurs le PC  français en porte  à faux au début de la guerre. On dépasse bel et bien le stade du pangermanisme pour s’étendre vers la Pologne. On connait la suite en spirale.  Cela coincide avec l’entrée de Saturne dans l’un des 4 signes fixes, le taureau. En 62-63, Saturne est dans un autre signe fixe, le verseau, lors du rapprochement franco-allemand et la poignée de main de De Gaulle au chancelier Adenauer (qui prendra sa retraite peu après).

Autrement dit, nous pensons que l’entrée de Saturne dans un signe fixe (voire les derniers degrés d’un signe cardinal) doit impérativement correspondre à des tentatives pour passer à l’international, à déborder des frontières –dans tous les sens du terme- établies (linguistiques, religieuses, idéologiques etc.). On fait bouger les lignes de la géopolitique. On est dans une logique de refus, de déni du babélisme qui multiplie les clivages, les cloisonnements. C’est l’apogée du processus unitaire car rester au sein des frontières, ce n’est pas réellement le summum d’une logique unitaire, on l’avouera ; Donc la spirale unitaire conduit à un tel débordement (border : frontière en anglais). Mais cela va évidemment aussi en sens inverse, avec le repli progressifs sur le périmètre national. On peut aussi transposer dans le domaine de l’entreprise, c’est une question d’échelle et tout est relatif..

Il est clair qu’en 44-45, Hitler, par la force des choses, se replie sur l’Allemagne et est sur la défensive. Saturne est alors en signe cardinal, au début du cancer. Entre le début du taureau et le début du cancer,  Saturne a parcouru 60°, soit environ 56 mois, soit enviton un degré par mois.. Mais n’oublions pas que la phase descendante commence au milieu du signe mutable, autour de  15° Gémeaux, soit à la mi 43.

On aura compris que nous avons voulu éviter de jouer sur les mots : le mot clef ici est international, supranational. Tant que l’on en reste à des arrangements,  à des réorganisations internes, on est en phase descendante. C’est ainsi qu’en 58, on demandait à  De Gaulle de régler la question des départements algériens. (Saturne étant à la fin du sagittaire, donc en phase descendante) et plus largement de l’empire colonial français. En phase descendante, cela s’est surtout résolu par un démantélement !  Il en sera de même pour Gorbatchev dans lesannées 89 et suivantes. avec un Saturne dans le signe cardinal du capricorne.

Cela dit, il ne faut pas sacraliser les initiatives de tel ou tel leader. Celui-ci peut être en décalage avec la période traversée et cela risque de lui couter très cher. Dans ce cas, l’astrologie n’a pas à valider ce qui va aboutir d’ailleurs à un échec ou à un non –événement. L’échec d’une démarche  est lié à un mauvais timing. Aller à contre-courant de la phase en cours est suicidaire. L’astrologie doit être portée par les succés, non par les déconfitures.

Que s’est-il passé pour de Gaulle en 1969 ? Qui lui a conseillé d’organiser son référendum sur une réforme des  institutions ? « Création des régions et réforme du Sénat (fusionné avec le Conseil économique et social). Question : « Approuvez-vous le projet de loi soumis au peuple français par le Président de la République et relatif à la création de régions et à la rénovation du Sénat ? »

Or, où est Saturne, au tout début du taureau (comme en 40, lors de l’appel du 18  juin), c’est  à dire au début d’une nouvelle phase ascendante qui débouche sur l’international. Comment un référendum avec des enjeux « internes » aurait-il pu passionner les Français ? Il aurait bien mieux valu  se brancher sur le monde extérieur et dans ce cas De Gaulle serait resté au pouvoir jusqu’en 1972, durée du second septennat. Ses conseillers n’ont pas compris que le vent avait tourné. Il est vrai que la phase ascendante ne faisait que commencer, ce qui comporte un temps de transition au cours duquel il vaut mieux éviter de prendre des risques, d’autant qu’aucun calendrier électoral ne contraignait de Gaulle à se lancer dans cette aventure. A contrario, si  l’on est informé d’un tel vitement, on peut prendre ses adversaires à cotre pied grâce à une bonne anticipation. Mais on aura compris que l’astrologie n’est pas responsable des bévues commises ! Bien évidemment, les astrologues qui ont dressé le thème de ce malheureux référendum se feront un plaisir à  nous montrer que c’était écrit dans les astres (le Mektoub de l’Islam) Ce référendum était  aussi mal venu qu’avait  été bien venu l’Appel de Londres, sous la même configuration ! L’important, c’est le continuum. L’astrologie du ponctuel, du moment, n’est pas à la hauteur de la tâche. En 40, De Gaulle avait joué pleinement la carte de l’étranger. En 69 ; il se perd ans une problématique étriquée et il meurt l’année suivante, en étant passé par l’Irlande !  En fait, il fallait rebondir à l’international comme il l’avait fait en 63 avec les accords historiques franco-allemands, sous la même configuration qu’en 69.  Le traitement de la dialectique, de l’alternance national/international est absolument crucial pour les leaders ! Le  cas inverse peut se présenter, d’un focus sur le supranational alors que l’heure est au traitement des affaires intérieures, en priorité. .En ce sens, l’astrocyclon s’avère un outil capital de la science/sociologie politique, domaine que nous avions étudié dans les années 60 parallèlement à notre entrée en Astrologie.

Le grand problème actuel du gouvernement français alors qu’il est arrivé au pouvoir en toute fin d’une phase descendante- Saturne fin balance-  tient au fait que la question des affaires intérieures, des réformes structurelles nous semblent du même acabit que le référendum  fatal de 69. Saturne entre en signe fixe (scorpion)  au mois d’octobre 2012 comme il entrait en taureau en avril 69/ Toute la campagne électorale s’est déroulée en phase descendante, ce qui a permis à Hollande de se faite élire. Date malencontreuse des élections fixées de longue date, à l’intersection d’une phase descendante et d’une phase ascendante. Enorme ambiguïté ! Ensuite Hollande se sent obligé de s’en tenir à ses promesses de campagne, à son « programme » alors que l’on est passé en phase ascendante ! On peut penser qu’Obama est dans le même dilemme : priorité aux réformes intérieures ou bien avancées diplomatiques, comme avec l’Iran ? Qu’est ce qui est le plus payant ? Tôt ou tard, l’astrocyclon devrait influer sur la fixation du calendrier électoral et ce sera une révolution pour le droit constitutionnel, qui n’a pas bougé fondamentalement depuis la fin du XVIIIe siècle.

 

 

 

 

 

JHB

17 11  13

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, POLITIQUE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

ressources humaines ou progrés technologique?

Posté par nofim le 17 novembre 2013

 

 

 

Pour un ministère des ressources humaines : autour du  cas juif

Par  Jacques Halbronn

 

 

 

En 1978, nous avions fondé une association ayant pour titre Cercle d’étude et de recherche sur l’identité juive (CERIJ) où l’on s’interrogeait notamment sur la possibilité de constituer ‘l’identité juive autrement que sur le rapport au religieux et à l’histoire biblique centrée sur la Palestine/Israël/ Judée.

Trente-cinq ans plus tard, ces questions restent plus que jamais d’actualité comme en témoigne le débat qui a été organisé le 16 novembre par l’Alliance Israélite Universelle entre Armand Abecassis et Alain Finkielkraut. On nous dit qu’aujourd’hui, cette identité est doublement menacée  d’une part parce que le rapport des Juifs à Israël est mal vu en France en raison du problème palestinien et d’autre part parce que certains rites (kashérisation de la viande, circoncision) sont pointés du doigt par diverses instances notamment au niveau européen.

Sur ces questions, notre position est la suivante et rebondit sur la formule d’Abecassis : on est juif même si l’on ne pratique pas.  Pour nous, l’être juif ne  saurait être réductible à ce qu’on appelle le judaïsme et l’on peut préférer le terme de judéité qui renvoie à une certaine conscience juive qui passe par l’affirmation d’une certaine altérité qui ne doit pas nécessairement se formaliser par une quelconque fréquentation d’un lieu spécifique (Israël, la  synagogue etc.). La condition juive ne doit-elle pas transcender ce que nous considérons pour notre part comme des emprunts, des adoptions (cf. Pierre Monnat. Histoire profane de la Bible. Origines, transmission et rayonnement du Livre saint, Ed Perrin, 2013) Il ne faudrait pas confondre l’œuf et la poule.

Nous préférons insister sur la contribution juive à une culture donné qu’à relier telle culture à la « substance »  juive. Il est clair pour nous qu’il y a une façon d’être juive du fait d’une certaine excellence au sein d’un domaine quel qu’il soit, d’y inscrire une empreinte juive en dehors de toute tonalité définie comme juive. La physique d’Einstein est-elle « juive » ? En ce sens, d’ailleurs, nous rejoignons l’antisémitisme moderne qui a cessé depuis  belle lurette de se polariser sur les « pratiques »  juives et qui a compris que les Juifs avaient une autre dimension pas forcément très rassurante, d’ailleurs (cf. les Protocoles des Sages de Sion, et notre ouvrage paru en 2002, Ed Ramkat,  Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle). Ce qu’un Juif apporte dans telle ou telle branche ne se définit pas par le biais d’une « culture » juive. En cela, les Juifs ont une capacité d’intégration en se situant non pas en marge d’une société mais en son centre, non pas à l’arrière garde mais à l’avant-garde.

Il  y a  une judéité qui n’a pas besoin du judaïsme pour exister et pour perdurer par-delà même la conscience juive. On peut penser qu’il y a des Juifs qui ne savent pas qu’ils le sont et l’on sait que la conversion ne met pas fin à cette judéité pas plus que l’on y a accès par une quelconque forme de conversion, si ce n’est par les liens du sang. On peut dire qu’une femme non juive qui épouse un juif convertit à la judéité  les enfants qu’elle aura de lui, alors qu’elle ne fait que se convertir au judaïsme, c’est-à-dire à un certain corpus culturel passé alors que la judéité est une potentialité tournée vers l’avenir, du moins dans notre terminologie qui vaut ce qu’elle vaut mais qui a le mérite de ne pas tout confondre.

Le judaïsme dit laïque auquel nous avons participé pendant pas mal d’années, dans les années 90 notamment,  engage à un être juif ensemble qui ne passe ni par la synagogue ni par un attachement à l’Etat d’Israël.  Il est certes tentant de s’efforcer de formuler clairement ce qu’est cette judéité mais nous préférons à son sujet parle de potentialité, voire de « puissance » (en attente de passer à l’acte à inventer), ce qui passe de fait par une conscience de la contribution juive au monde, notamment depuis le XVIIe siècle (avec Spinoza, voire avec Nostradamus au XVIe siècle (cf. nos travaux à son sujet, dont notre ouvrage paru en 2002 aux ed. Ramkat) et ce jusqu’à nos jours, en passant par Marx ou Freud et tant d’autres figures emblématiques d’une sorte de prophétisme moderne, tout innovateur, tout découvreur, tout créateur  étant en quelque sorte un prophète qui non seulement annonce l’avenir mais bien plus encore  le prépare, le conçoit, l’enfante..

Notre philosophie de l’Histoire met en avant le problème de l’emprunt. Trop souvent,  on confond ce qui est le fait d’un domaine avec ce qui a pu s’agréger à lui (cf. notamment nos travaux en histoire de l’astrologie). Certes, ce qui a été emprunté laisse-t-il des traces au sein du domaine considéré mais cela n’épuise aucunement le sujet.  Pour nous la langue hébraïque peut avoir été empruntée par ceux qu’on appelle les Juifs (même si le terme est tout à fait impropre puisqu’il réfère à une région, la Judée.  Il vaudrait mieux en ce sens parler des »israélites » mais ce terme a été récupéré par le nouvel Etat en  1948, ce que l’on peut regretter et qui n’était pas le seul choix possible pour un Etat qui n’était pas que « Juif ».  Nous pensons que les « Israélites » (pour employer le terme usité dans la diaspora au XIXe siècle) ne sont pas nécessairement liés à la Palestine et d’ailleurs dans la Bible, on parle d’une arrivée dans cette terre (de Canaan) autour du personnage d’Abraham dont la postérité ira  d’ailleurs chercher des épouses ailleurs. Et nous pensons aussi que ces Israélites ne sont pas non plus définis par un quelconque culte. Le passé est le passé.

Les Israélites s’originent, selon nous, dans un passé beaucoup plus lointain que celui qu’on leur attribue et cette ancienneté des sources et des origines vaut dans la plupart des domaines de la recherche historique. C’est ainsi qu’en astrologie, la Tétrabible de Ptolémée  (IIe siècle après JC) est déjà très tardive. L’histoire d’ailleurs n’est épistémologiquement qu’un épiphénomène par rapport à l’objet étudié et nous préférons une approche  sociologique, anthropologique même si elle se nourrit de données historiques qui sont la carte mais pas le territoire, qui ne sont qu’une mémoire éclatée, sous forme de bribes d’information.

Nous pensons qu’au cours du XXIe siècle, les choses devraient trouver de nouvelles formulations. On sait que les hommes et les femmes se définissent par-delà telle ou telle culture. On pourrait en dire autant des « races » qui sont aussi transculturelles. Est—ce à dire qu’il existe une « race » juive ?  Nos travaux sur la cyclologie nous conduisent à penser que l’Humanité n’est pas d’un seul tenant, mais est composée de plusieurs apports dont l’apport « juif ». Mieux on comprendra à l’avenir comment fonctionne l’humanité  dans sa dynamique cyclique et mieux l’on sera à même d’appréhender le rôle de certaines minorités en terme de leadership. Contrairement à une certaine idéologie ambiante le XXIe siècle n’abolira nullement les différences de sexe ou de race mais leur conférera un rôle stratégique, au sens de « ressources humaines stratégiques » comme la catégorie des « génies ». On pourrait donc parler, si  l’on veut, de la « ressource juive » pour désigner le phénomène juif. 

En ce sens, nous pensons que chaque race, chaque genre, chaque « ressource » peut féconder une culture donnée. Il n’est pas question pour nous d’associer  une de ces catégories à telle ou telle culture, à telle ou telle religion, à telle ou telle région du monde. Nous dirons que dans nombre de cas, on peut se contenter de la signature « visuelle », des signes extérieurs de la différence. Mais dans le cas de la « ressource » juive (et la Shoa a considérablement  entamé la dite ressource), c’est plutôt l’Histoire de celle-ci qui fait sens, c’est-à-dire le relevé de la contribution juive au monde même en s’en tenant à la période postmédiévale. Définition « existentielle » si l’on veut, faute de mieux. Il y a là une sorte de paradoxe : il est relativement plus facile de définir de nos jours ce qui correspond à l’apport de la ressource juive au monde alors même que l’on ne peut actuellement préciser ce qui distingue un juif d’un « blanc » (en laissant de côté la question de minorités juive d’autres couleurs) alors que l’on s’interroge sur ce que pourrait  être  l’apport « noir » ou « jaune » au sein d’une société donnée. Il faudrait aussi s’entendre sur le phénomène de ‘ l’arabité. Quant à la question des genres, des sexes, qui semble pourtant  être la plus évidente, elle fait l’objet de dénis et de controverses qui déraient se résoudre et se réduire à l’avenir. En tout état de cause, nous n’avons rien à objecter à une société multiraciale à condition que la race ne renvoie pas, si ce n’est historiquement, à des exigences et des contraintes étrangères à ladite société (cf. nos travaux sur l’immigration, sur le blog nofim et sur les pièges  à éviter). Bien plus, ce sont ces appartenances « factuelles » à  de telles catégories de race, de sexe, de ressource qui doivent converger au sein d’une même société, d’une même culture commune existentielle, à réinventer en permanence par-delà de telles constantes, les cultures n’étant plus dès lors que des variables à la portée, à la signification  toute relative. Il faut une certaine humilité et un certain sens d’une période expérimentale. Il y a des choses que nous ne comprenons pas et qui restent en attente. Le XXe siècle s’est achevé dans l’illusion qu’il avait tout compris au niveau des sciences « humaines » tout comme le XIXe siècle s’était conclu dans l’illusion que la technoscience était pleinement explorée. Le XXIe siècle sera marqué par les sciences du vivant (génétique, ADN, biotechnologie  etc.) et la question des ressources humaines et non plus celles du sous-sol, ce qui ne posera pas les mêmes problèmes écologiques et technologiques. On pourrait envisager un ministère des ressources humaines qui centraliserait tous les dossiers liés à la race, au sexe, à  la culture, à la création individuelle et collective, y compris le cas des langues qui seront aussi à l’avenir un enjeu majeur en termes de ressources, l’aspect économique étant d’ailleurs évident dans le terme même de ressource. Les sociétés qui sauront le mieux gérer et exploiter  leurs ressources humaines  prendront l’avantage au niveau mondial. La notion de ressource humaine (galvaudée par le post de DRH dans l’entreprise) fait pendant aux questions d’équipement technique externe et de gisements énergétiques du sol. Ce champ de recherche est malheureusement en partie bloqué par toutes sortes de tabous. Les sociétés qui sauront échapper  à ces tabous seront favorisées. Dans ce domaine des ressources humaines,  il n’est pas possible de savoir par avance à quoi l’on aboutira, il est possible qu’il y ait de fausses pistes ou des pistes auxquelles on n’aurait pas songé. Mais il n’en reste pas moins qu’il y a des questions en suspens et qu’il faut investiguer, comme on le fait dans d’autres domaines (comme le gaz de schiste, comme l’atome, comme les nanotechnologies, comme les manipulations génétiques, comme l’extraction sur d’autres planètes ou satellites  etc.). Il nous semble essentiel que parallèlement à l’exploration du monde extérieur, l’on se mette plus sérieusement à explorer le monde intérieur au-delà des travaux de la psychanalyse, et notamment sur le plan cérébral, sur nos « scanners » naturels, dans le domaine des neurosciences, de la biodiversité etc. Faute de quoi, nous allons basculer dans un monde de type « matrix ». L’Humanité ne saurait se réduire à  l’équipement externe, elle doit mettre en valeur nos processus organiques et pas seulement les instruments. Nous ne pensons pas que la question des ressources humaines doive se réduire à une distribution des appareillages ! Ceux qui nient l’intérêt de telles recherches  ont tout parié sur le progrès des machines comme solution à la diversité de l’Humanité dont ils entendent  faire – y compris au niveau des genres- un phénomène totalement secondaire et résiduel, voué à se résorber. Il y aura certainement des choix différents selon les Etats et les régions et donc probablement – et c’est probablement souhaitable, de nouveaux clivages prenant la place de ceux qui ont marqué le XXe siècle (rideau de fer  jusqu’en 1989 etc.). Nous pensons qu’en effet, il n’est pas sain que l’Humanité opte toute entière pour un modèle unique, quel qu’il soit. Il est essentiel que se maintienne une certaine diversité des régimes politiques.

 

 

Jhb

17  11  13

 

 

Publié dans ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Le thème astral comme outil de la magie anti-cyclique

Posté par nofim le 17 novembre 2013

 

Une variété oubliée : la magie anti-astrologique

Par  Jacques Halbronn

 

Dans notre thèse de doctorat en études orientales (parue en 1985, sous le titre Le monde juif et l’astrologie, Milan, ed Archè, cf. sur Google), nous avons étudié une notion assez particulière : le miracle astrologique notamment lié à une pratique religieuse, certains rituels religieux étant supposés pouvoir changer la fortune astrale, notamment dans le Talmud. Au fond, une forme d’anti-astrologie qui prenait très au sérieux l’astrologie mais qui entendait la neutraliser, en corriger les effets. Or, il semble bien que l’astrologie ait fini par intégrer en son sein de telles techniques d’échappée au verdict des astres, ce qui expliquerait une certaine conflictualité entre diverses formes d’astrologie, notamment entre astrologie cyclique et astrologie « ponctualiste » qu’il serait vain de chercher à concilier puisqu’elles poursuivent des objectifs antinomiques, l’une visant à imposer, à faire respecter  le cours normal des choses et l’autre à le détourner..

On trouve, on reconnait ces anti-astrologues qui se servent de l’astrologie contre elle-même. Leur arme c’est le thème astral qui est l’arme préférée de cette magie anti-astrologique ou magie astrale (cf. les travaux de J. L. Caradeau) C’est une astrologie à contre-courant.

Nous connaissons ces astrologues qui vous disent que si vous faites telle chose à telle heure, l’entreprise marchera  et ce en dépit du contexte astrale global qui n’est pas favorable. C’est une sorte d’astrologie interstitielle qui prétend trouver la faille dans la muraille cyclique. L’astrologie horaire serait ainsi issue de cette magie astrologique permettant de faire arriver ce qui ne devrait pas arriver. On peut ainsi aller voir l’astrologue pour qu’il nous concocte quelque chose qui nous permettra de narguer, de tromper la logique cyclique en recourant à divers expédients. La Révolution solaire, selon Volguine, permettait ainsi de corriger le destin en voyageant à tel endroit, au jour de l’anniversaire, de façon à ce que l’impact sur telle « maison » de l’horoscope se produise sur telle autre maison, ce qui serait un moindre mal.

De plus en plus, il nous apparait que l’astrologie du thème est un corps étranger situé au sein de l’astrologie et qu’il nous faut extirper. Cette astrologie ponctuelle est viscéralement contraire à l’esprit de l’astrologie qui est marqué par la recherche du processus, du continuum, des étapes successives. Cette astrologie ponctuelle veut bruler les étapes, faire gagner du temps et doubler ainsi les rivaux. L’astrologie serait moins une mancie qu’une magie blanche (sinon noire) et l’astrologue du thème serait un mage plutôt qu’un voyant.

On connait  ces astrologues alchimistes sur les bords qui vous diront à quelle minute agir pour que les astres vous soient favorables (cf. les heures planétaires) En fait, tout ce qui se veut précis, ponctuel appartiendrait à cette anti-astrologie qui se présente comme une astrologie parfaitement compatible et conciliable avec l’astrologie cyclique. Par définition, en effet, une astrologie cyclique ne saurait se prêter à un tel manégé puisqu’elle n’entend pas échapper au cours, à la course normale des choses, donc au cycle. Le thème, c’est par excellence un anticyclique, une façon tordue et viciée/vicieuse d’appréhender le ciel.

On pourrait dresser une liste noire de ces astrologues d’un genre spécial qui au nom de  l’astrologie en trahissent la cause.  Il convient de s’en démarquer et de les excommunier comme des ennemis « cachés » (maison XII) de l’astrologie qui en brouillent l’image de surcroit en prêtant se mélanger avec la vraie, la pure astrologie. Ces magiciens de l’astrologie n’ont que la précision à la bouche et de fait la cyclologie n’a que faire de la précision de l’instant, elle qui couvre de période bien plus longues. Cette anti-astrologie est le grain de sable qui entend faire dérailler le train de l’astrologie cyclique. Le ver est dans le fruit !

 L’on sait que certaines escroqueries dans le domaine de l’occulte consistent à dire que l’on peut contrarier le cours normal des  choses. C’est ainsi que toute forme de cyclicité peut être instrumentalisée par un de ces mages pour vendre leur savoir-faire. L’astrologie du thème astral est satanique, luciférienne. Elle nous montre un ciel totalement différent de celui de la cyclologie, un ciel calculé pour un instant donné où les astres vont entretenir entre eux des relations contre nature, perverses, où les termes techniques de l’astrologie vont être détournés de leur sens.

Le syncrétisme astrologique aboutit à un certain stade à mettre dans un même sac vraie et fausse astrologie et certains auteurs n’ont rien trouvé de mieux à faire que de chercher à intégrer au sein d’un même ensemble des donnés radicalement incompatibles. Le thème astral est un cancer pour l’astrologie et il faut dénoncer ces pratiques qui défigurent et dénaturent l’astrologie. Il n’y  a pas un bon et un mauvais usage du thème. Pas de demi-mesures. Interdisons carrément le montage du thème dans la pratique astrologique. Le mage astrologue est un tentateur qui promet du pouvoir à ceux qui feront ainsi appel à son « art ». Et même s’il parvenait à ses fins, il n’en serait pas moins un ennemi pour la vraie astrologie. On n’exclut pas d’ailleurs que de nos jours la majorité des astrologues aient basculé vers le côté obscur de l’astrologie, sans en avoir pleinement conscience.  Il faut pourtant être aveuglé pour ne pas saisir à quel point l’astrologie du thème sonne faux. ..Tout astrologue qui vous déclare qu’il faut une heure exacte est un mage car la vraie astrologie  est un flux ininterrompu, un train qu’il faut attrapper mais qui ne s’arrête pas. Ceux qui vous disent qu’au moment de votre naissance, le Ciel s’est arrété se moquent de vous. Le véritable astrologue relie les points entre eux et aucun point ne vaut isolément. Il faut comprendre que le thème astral est une sorte d’alternative à la vraie astrologie, il va créer des connexions en un instant T entre des astres différents alors que le cycle est le fait d’un seul astre dont le cycle est balisé par des rencontres successives.

 

 

 

 

Jhb

17 11  13

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Le thème astral ou la grande tentation de l’astrologue

Posté par nofim le 16 novembre 2013

 

Le changement de paradigme de l’astrologie du XXIe siècle

Par  Jacques Halbronn

 

S’il fallait résumer l’état dans lequel l’astrologie du siècle dernier nous est parvenu, il suffirait de citer un passage d’un texte de Christian Moysan qui montre que les astrologues actuels font le grand écart ;

« En Astrologie Mondiale, il est tout à fait vain et stérile d’opposer les approches cyclique et ponctualiste, comme si elles étaient inconciliables et exclusives l’une de l’autre.
Elles sont au contraire nécessairement complémentaires, dans la mesure où les conjonctions des planètes lentes circonscrivent de larges périodes historiques, tandis que l’astrologie «ponctualiste » permet d’en éclairer les évènements saillants, en mettant en évidence les connexions qui s’établissent notamment entre le Ciel de ces évènements et ceux des pays qu’ils affectent. » (fin de citation)

Texte d’autant plus étonnant que M. Moysan sait très bien que notre astrologie « cyclique » est constituée de phases de 7ans. Dans sa structure mentale, la phase de 7 ans est inclassable car comment pourrait-il la situer dans ces « larges périodes historiques » dont il parle. Par conséquent, il sait pertinemment que la cyclicité dont nous traitons en astrocyclologie n’a strictement rien à voit ni de près ni de loin avec cette ‘’astrologie mondiale ». Pour Moysan le cycle est automatiquement synonyme de périodes de plusieurs décennies, de plusieurs siècles, ce qui n’est possible qu’en recourant aux plantées lentes et notamment les trois transaturniennes inconnues avant les deux derniers siècles dans la littérature astrologique. On a du mal à comprendre comment fonctionne le cerveau de Moysan qui pourtant est aufait de notre cycle de 7 ans (l’astrocyclon). Si encore son texte dont ce passage est issu ne se référait pas à nos travaux, on ne s’inquiéterait pas  mais précisément il ne cesse de s’y référer. Qu’est ce qui fait que ça bloque dans sa tête ?

Autre étrangeté, face à notre cyclologie à deux phases, M. Moysan dans un autre passagee, nous parle de « rigidité » ! Là encore, on croit rêver. Le fait de ne poser que cette dualité, laisse au contraire la plus grande liberté de manœuvre et d’interprétation, bien plus qu’une division en  12  secteurs. Mais dans l’esprit  perturbé de Moysan, 12  secteurs, c’est moins rigide que 2 ! Voilà l’état du mental d’un astrologue tel qu’il nous a été formé par le XXe siècle !

Si Moysan avait déclaré que la division en 2 du cycle d 7 ans et le fait que tout ne  soit qu’une succession de cycles de 7 ans structurellement identiques c’est un cadre trop général, on comprendrait, mais non, c’est trop « rigide ». En faut, ce que Moysan veut dire, c’est que l’astrologue doit selon, l’astrocyclologie, faire entrer les faits dans un système deux possibilités, Yin et Yang et que pour lui un tel effort est insupportable, tant le monde lui apparait dans son infinie variété. Autrement dit, c’est la façon dit Moysan voit le monde qui marque son rapport à l’astrologie et d’ailleurs il ne  cesse de le reconnaitre, au fil des pages. C’est un postulat : le monde est irréductiblement compliqué et seul un modèle complexe est en mesure d’en rendre compte ! Il est non seulement complexe dans l’espace des individus mas il l’est aussi dans le temps historique et donc un seul et même modèle ne saurait par principe prétendre à en épuiser la diversité sur des millénaires et sur des milliards de gens.

La révolution copernicienne que nous proposons en ce début de XXIe siècle, c’est d’inverser les perspectives. L’astrologie nous apprend que le monde est structurellement très simple et aux astrologues de le démontrer en décantant les apparences et non en les prenant telles quelles. C’est ce qu’on attend fondamentalement de l’astrologie et non l’astrologie dégénérée à la Moysan : Si l’on n’a pas un certain sens de l’abstraction, autant faire autre chose que de l’astrologie et cela vaut aussi pour les clients de l’astrologue qui ne sont pas ceux du voyant !

. Mais M. Moysan préfère  étaler son incompétence crasse à conceptualiser, à ramener les choses à des notions simples, au vu et au su de tous. La « rigidité » qu’il nous reproche n’a d’égale que sa propre sclérose mentale. Mais on l’aura compris, M. Mosan est un passionné d’Histoire égaré en astrologie et il veut que l’astrologie colle avec la grande comme avec la petite histoire (individuelle)/ Il prône cette alliance entre astrologie et histoire « factuelle » alors même que l’ascien historique depuis les années trente du siècle dernier lorgne vers la sociologie, la démographie, la météorologie pour sortir de son trop plein de données éparses et inclassables. Que vient don faire un Moysan au XXIe siècle ? Il est le vestige d’une autre époque, tant pour la philosophie de l’Histoire que pour celle de l’Astrologie.  Ce qui serait intéressant, c’est de savoir quelle proportion d’astrologues raisonne encore comme Moysan, ce qui permettrait de repérer les brebis galeuses, rétrogrades : M. Moysan est un appât pour recenser ces recrues douteuses de l’asytolgie du XXIe siècle qui  cherchent à la  plomber et à l’empêcher de prendre son envol. Si M. Moysan est si doué sur le plan historique, qu’il aille proposer ses services aux historiens mais qu’il nous laisse tranquille avec ses jérémiades incessantes et tellement vaines !

Cette rigidité de l’astrocyclologie, c’est justement ce qui permet à l’astrologie d’avouer une certaine rigueur, de ne pas être ‘infalsifiable «, c’est-à-dire sans repérées précis. Car le paradoxe de l’astrologie de Moysan c’est qu’à force de rechercher la précision ponctuelle, elle a perdu toute précision conceptuelle. Elle est devenue « molle ». Et d’ailleurs Moysan reconnait que son astrologie ne marche que pour le passé !  Alors, cette opposition entre astrologie vers le passé et astrologie vers le futur vaut son pesant d’or et on entend là parler l’Historien raté qui essaie de se recycler en astrologie en nous  assommant de son savoir historique de seconde main. Nous avons mis en garde contre cette astrologie rétrospective car elle est trop soumise aux tentations.

Car le grand problème de l’astrologie du XXe siècle, c’est la tentation à laquelle elle a bien du mal à résister. L’occasion fait le larron !

L’astrologie est comme un enfant devant un étal de pâtisserie. Si on la laisse faire, elle va se goinfrer. Mettez un astrologue devant le passé et il y a de fortes chances qu’il aille au-delà des limites raisonnables.

Il trouvera des excuses : l’astrologie permet de tout expliquer, pourquoi s’en priver ? C’est bien là tout le problème : l’astrologie est devenue ingérable de par la richesse de ses dispositifs. Or, l’astrologue articule son astrologie sur le réel parce que le réel lui parle plus que l’astrologie et en fait il aligne l’astrologie sur le réel brut. Le problème de Moysan et de ses pareils, c’est que pour eux l’astrologie est un tout indivisible et donc tant que c’est écrit dans les livres d’astrologie, on a le droit de s’en servir. Donc si par l’astrologie peut expliquer tel événement, eh bien, pourquoi renoncer à ce plaisir ? On voit bien que le problème se situe en amont comme l’avait bien compris J. P. Nicola. Au niveau théorique. Car le petit praticien type Moysan, lui, il pioche goulument dans la boite à outils et il se sert de tout ce qu’il y trouve /Ben voyons !  Il faudrait être un sain pour ne pas se laisser tenter.

Donc cette boite à outils, il va falloir très sérieusement l’élaguer, la purger sinon les délires explicatifs d’un Moysan continueront à sévir au nom d’une pseudo orthodoxie astrologique qui a bon dos. S’il y avait un Ordre des astrologues, on pourrait dire à Moysan qu’il outrepasse les bornes d’un sain usage de l’astrologie. On attend l’intervention dela FDAF sur ce sujet.

Donc, Moysan reconnnait que pour ce qui est du  futur, l’astrologie ne parvient pas à s’envoler, vu son excés pondéral. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre : se gaver du passé et pouvoir  baliser  l’avenir autrement qu’avec des hypergénéralités sur l’ere du Verseau ou autres cycles séculaires- ce qui ne mange pas de pain - qui ne nous aident pas vraiment à capter les toutes prochaines décennies. Quelle est alors la place de l’Astrologie dans la Cité ?

En  fait, le futur, c’est le principe de réalité de l’astrologie et le passé le principe de plaisir ! Et Moysan est écartelé entre ces deux  principes et nul doute que cela ne travaille sa conscience mais il ne comprend pas où le bât blesse. Il ne se dit pas que s’il expliquait un peu moins, il pourrait prévoir un peu plus et surtout un peu mieux.  L’astrocyclologie traite directement de ce syndrome de l’astrologue : comment se fait-il que je n’explique qu’après coup. Serait-ce donc que mes explications post eventum ne seraient pas quelque peu outrées ? Mais où est la limite, le bon dosage, le régime adéquat ? C’est là que  M. Moysan déclare forfait car il n’en sait strictement rien, il ne sait pas s’arrêter, se contrôler et on le voit d’ailleurs dans cette petite guérilla incessante qu’il mène contre nos travaux. Il n’arrive à se dominer. C’est un excessif ! On croit qu’il s’est calmé et non, il rechute et il entraine l’astrologie dans son délire. Moysan n’est pas responsable, c’est tout un environnement astrologique pathogéne qui l’est.

 Au niveau déontologique, il faut absolument bannir le trop plein d’explications, notamment  à partir de l’interprétation des thèmes de tous ordres. En fait, le cœur du problème, c’est bel et bien le thème- comme nous ne cessons de le dire depuis 40 ans (Clefs  pour l’Astrologie Ed Seghers 1976). Comme le reconnait Moysan, c’est bien de faire le thème pour une date connue mais on ne va faire une infinité de thèmes pour des dates inconnues ! Et l’on en revient donc à une astrologie cyclique mais pas celle surdimensionnée dont  Moysan essaie subrepticement de nous faire croire que  c’est ce qu’il faut entendre par ‘ »astrologie cyclique » comme si le cycle de 7 ans n’existait pas. Or, justement, ce cycle de 7 ans, n’écrase pas l’histoire des personnes, il est à échelle humaine, surtout si on le divise en deux (3 ans et demi). L’astrologie individuelle doit absolument intégrer ce cycle de 7 ans non pas comme un complément mais comme un fondement, un axe à la place du thème qui ne sera jamais autre chose qu’un support divinatoire, ce qui devrait éviter les tentations et les dérives d’antan. Tant qu’on placera le thème au sein de l’astrologie, on ne pourra pas empêcher  toutes sortes de tentations qui plombent l’astrologie. Une astrologie du thème pour le passé et une astrologie du cycle pour l’avenir ? Cette dichotomie nous semble bien étrange !

Revenons pour finir sur cette accusation de « rigidité » de nos deux phases, ascendante et descendante. On notera d’abord que nous ne sommes nullement le seul à prôner un tel découpage en matière cyclique ! Il faudrait que Moysan lise un peu plus ! Et par ailleurs, ces deux phases sont   un « processus » comme dirait Rudhyar. Il y a un début de phase et son amplification ne serait-ce que quantitative quand le nombre de cas allant dans le même sens croit constamment. Il y a donc un effet de spirale (spin) aussi bien dans la montée que dans la descente. Nous pensons qu’en ce début de XXIe siècle, les gens sont assez intelligents poire faire un bon usage, au sien de la Cité, de cet outil. Et il n’est donc nul besoin d’en rajouter à coups de signes zodiacaux, d’aspects de planéte à planéte, de maisons !  Trop d’astrologues ont cru pouvoir masquer la mauvaise qualité de leurs outils en les combinant à qui mieux mieux. C’est là une fuite en avant. L’astrologue doit reprendre confiance dans ses outils et face au réel, il doit creuser, toiletter les « faits » pour les restituer à leur simplicité cyclique au lieu de noyer le cycle dans tout un magma de techniques astrologiques d’appoint.  Les grands astrologues du XXe siècle (Rudyar, Ruperti,  Nicola, Barbault) sont tous d’accord sur ce besoin de simplification du modèle astrologique, et sur la nécessité de ne pas expliquer astrologiquement la contingence comme la raison pour laquelle les Japonais ont attaqué tel jour et pas tel autre. Ce type de questionnement  ne relève pas de l’astrologie de demain. Qu’on se le dise !  L’astrologie des dates  ne fait sens que dans le cadre d’un continuum cyclique. Le chercheur en astrologie de demain s’efforcera de remonter le cours du cycle, sachant que tel événement a été préparé par tel autre et ainsi de suite, ce qui relativise singulièrement la notion d’événement isolé s’expliquant par le montage d’un thème, outil d’un autre âge, celui d’une certaine décadence de l’astrologie déboussolée qui ne date pas d’hier. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire et il ne faut pas persévérer dans l’erreur.. Aidons l’astrologie à surmonter ses vieux démons !

 

jhb

16  11  13

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Astrosociologie, astropsychologie, astroHistoire

Posté par nofim le 16 novembre 2013

La fausse dualité Astrologie individuelle-Astrologie mondiale

Par  Jacques Halbronn

 

L’astrocyclologie n’est ni réductible à une astrologie individuelle psychologique  ni à une astrologie mondiale  « historique ». M. Moysan qui vient de mettre en ligne sur nos différents groupes de travail (Aldébaran sur Face Book) une étude sur la complémentarité entre  une astrologie ponctualiste et une astrologie cyclique ne semble toujours pas avoir compris notre approche et en reste à des catégories apprises qu’il projette sur notre propre travail. Pour Moysan, l’astrologie cyclique est forcément synonyme d’astrologie historique alors que notre astrologie cyclique est sociologique.  Quand M. Moysan nous reproche de ne pas nous inscrire dans les catégories de son Astrologie historique- ce qui l’autorise,  à l’entendre, à déclarer que notre système est en défaut,  on ne sait s’il faut mettre cela sur le compte de la bêtise la plus crasse ou sur celui de la mauvaise foi la plus éhontée.  Que M.  Moysan ait les opinions qu’il lui chante, c’est son droit mais qu’il vienne nous citer pour nous reprocher de ne pas correspondre à ses idées sur la question tout en laissant croire que notre propos est bien semblable au sien,  relève d’une certaine perversité que nous ne tolérons que parce que cela nous permet de fourbir nos armes contre une astrologie qui a fait son temps comme la Guerre d’Espagne a permis à l’Allemagne de se préparer à la Seconde Guerre Mondiale. Donc, merci M. Moysan ! Continuez comme cela, cela nous inspire !

Donc, nous précisons, notre astrologie mondiale n’a en effet rien à voir avec celle de ces « astrologues historiens » du genre de Charles Ridoux. Cette astrologie historique ne nous intéresse aucunement et donc qu’on nous laisse tranquille à ce propos. Ce n’est pas notre tasse de thé. L’Astrologie cyclique que nous préconisons a un objet bien différent au vu même du cycle de 7 ans dont elle se sert. L’outil même qui est le sien dit assez à quel point les grandes perspectives historiques nous indifférent et sortent selon nous totalement d’ailleurs du champ de l’astrologie. Il semble d’ailleurs que ce goût des grands cycles soit d’origine indienne et date de la conquête de l’Inde par les Musulmans, laquelle marquera des astrologues comme Al Biruni et Albumasar. Une autre période marquée par les grands cycles coïncidera avec la présence britannique en Inde au XVIIIe siècle, ce qui donnera la théorie des ères précessionnelles.  Toute cette astrologie des grands cycles est étrangère à notre propos. Donc M. Moysan ne parviendra pas à nous entrainer sur le terrain historique qui introduit une diversité dans le temps et dans l’espace qui va justifier son recours notamment aux transsaturniennes qui sont une pièce rapportée sur la tradition astrologique. Il nous dit que Pluton n’était pas connu de l’Antiquité mais qu’il n’en agissait pas moins mais tel n’est pas le vrai problème : le problème c’est que l’astrologie antique ignorait Pluton et donc il discrédite ipso facto cette astrologie des origines. Or, sans la conscience humaine, il n’y a pas d’astrologie et c’est le cas de le dire science sans conscience n’est que ruine de l’âme. L’Astrologie de Moysan est une ruine de l’âme. Il discrédite, disqualifie des millénaires d’astrologie en postulant que les trannsaturniennes ont leur place en astrologie et comme son astrologie est indissociable de ces trois planètes, il est prêt à dire n’importe quoi pour  sauver sa mise ! Mais précisément, un argument qu’il avance pour ce faire, c’est de dire que l’astrologie a vocation à la longue durée donc a besoin de ces planètes lentes. CQFD.  Mais nous n’en voulons pas, précisément parce que nous sommes historien de l’astrologie mais non astrologue de l’Histoire et que  pour nous l’astrologie est le fait des sociétés humaines anciennes qui nous l’ont laissée en héritage et qui n’avaient que faire de planètes invisibles.

Mais venons-en justement aux rapports entre astrologie et astronomie. Moysan reconnait que le thème astral est un OVNI astronomique calqué sur des enjeux humains mais non célestes. Nous l’avons dit, l’astrologie des phases part du ciel pour  aller vers les hommes, celle des dates part des hommes pour aller vers le ciel. Moysan a beau jeu, croit-il, de soutenir que le thème astral est donc une invention de l’astrologie qui prend de libertés par rapport à l’astronomie. Pour Moysan, il n’est pas plus absurde de faire un thème que  de ne s’intéresser qu’à Saturne et à des étoiles fixes dont il nous rappelle qu’elles sont très éloignées du système solaire. Ce que M. Moysan semble oublier, c’est que l’astronomie qui nous intéresse pour comprendre l’astrologie n’est pas celle d’aujourd’hui. On nage donc encore une fois en plein anachronisme. Oui ou non,  voyait-on les étoiles fixes royales il y a 5000 ans ?  Oui ou non voyait-on Saturne dans l’Antiquité ? C’est tout ce qui compte pour nous.  M. Moysan projette son astrologie d’aujourd’hui sur l’astrologie d’il y a plusieurs millénaires.  Il s’est trompé d’adresse et l’on peut dire que c’est un scientifique dévoyé qui n’est ni à sa place en astronomie ni accepté dans les milieux de la Science « dure ». L’astrologie est une science marquée par l’Histoire même si ce n’est aucunement une science de l’Histoire. Moysan ironise sur les analogies numériques que nous signalons entre la Lune et Saturne.  C’est peut être risible au regard de la  Science de nos jours, cela ne l’était pas il y a des millénaires. Toujours la même erreur de perspective ! Il avance comme un éléphant dans un magasin de porcelaine avec ses gros sabots. Qu’est- ce qu’il y a d’absurde à admettre que les astrologues d’autrefois étaient mandatés pour mettre en place un cycle qui régirait la vie de la Cité. Pourquoi se seraient-ils encombrés de plusieurs planètes alors qu’ils n’en avaient besoin que d’une ? Par ailleurs, si le cycle de 7 ans est important, quelle autre planéte que Saturne permet de le sous-tendre en divisant son cycle en 4 ? Certainement pas Jupiter, M. Moysan !!!! Sept jours pour la semaine soli-lunaire, sept ans pour la semaine saturno-stellaire.  C’est donc à coup d’anachronismes  flagrants que M. Moysan continue à nous poursuivre de sa hargne !

Par ailleurs, il nous reproche d’avoir une vision réductrice en divisant le cycle en deux temps. Mais c’est le Yin Yang et Alex Ruperti a clairement écrit que pour lui c’était ainsi qu’il fallait procéder. Apparemment, le seul auteur auquel s’en prenne Moysan c’est Jacques Halbronn comme si ce qu’il dit ne recoupait pas divers auteurs sur de nombreux points. Ce n’est pas nous qui affirmons qu’un cycle doit être ainsi divisé, ce sont ceux qui ont instauré l’astrologie. Nous ne faisons pas comme Moysan notre petite cuisine, notre mixture d’astrologue du XXIe siècle  à la façon d’un Jean-Pierre Nicola qui est un modèle du genre qui semble être le mentor de Moysan, son maître à penser. Et si ce n’est lui, c’est donc son frère. Qu’importe ! C’est le Zeitgeist actuel !

Nous disions que notre approche est sociologique et cela nous autorise à rapprocher des événements extrémement différents en apparence, dans des zone très différents et à des périodes très différentes car pour nous l’astrologie nous parle de ce qui est constant et non de ce qui change. Cela peut sembler paradoxal pour un spécialiste des cycles. Mais des changements réguliers constituent une constante. comme l’alternance des saisons, des jours et des nuits. Il faut être un Moysan pour croire que parce que l’on s’intéresse à ces changements périodiques, cela signifie que l’on est censé traiter des diverses périodes historiques. C’est là un procès d’intention. Le fait que les sociologues perçoivent des constantes n’empêche pas l’historien de faire ressortir les « âges » qu’il voudra. Cela dit, l’Histoire n’est pas une science, la sociologie si. !   Entendons par là que l’Histoire est une méthodologie qui s’efforce de restituer certains « faits » du passé mais cela n’en fait pas une science au sens strict du terme.  Maintenant, Moysan nous reproche de faire des affirmations gratuites et infondées sut les origines de l’astrologie. Or, le rôle de ‘l’historien n’est pas celui d’un conservateur de musée ou de bibliothèque qui se contente d’archiver et de classer. C’est à ce statut que  Christian Moysan voudrait réduire le rôle de l’historien. Mais la carte n’est pas le territoire. Ce qui nous parvient, ce ne sont que des bribes qu’il importe de compléter comme le ferait un Cuvier à partir de quelques ossements. Alors, il existe effectivement plusieurs façons de faire de l’Histoire de l’Astrologie et celle que préconise le « professeur » Moysan, donneur de leçons, n’est pas la nôtre. Il importe de reconstituer des pans entiers du passé de l’astrologie à partir d’un certain nombre d’indices et en suivant une certaine logique. Il importe aussi de préciser la chronologie des diverses formes d’astrologie.  L’astrologie qui intéresse Moysan est divinatoire et il est fort possible qu’elle soit plus ancienne que l’astrologie cyclique et on peut parfaitement admettre que cette astrologie consistant à observer le ciel comme on pouvait observer le foie d’un animal (hépatoscopie) ou le marc de café  ait été la première. Mais ce n’est pas cette astrologie qui nous intéresse. L’astrologie cyclique implique de connaitre le cours des planètes, ce qui est venu plus tard sauf bien entendu dans le cas des luminaires. Mais ce n’est qu’alors que le rapprochement Lune-Saturne aura été possible. Tant qu’on ne connaissait pas la révolution de Saturne, il n’en était pas question. Moysan n’a pas bien compris notre argument à savoir que par  la suit cette astrologie divinatoire a été amalgamée avec l’astrologie cyclique, dans le but probablement de lui apporter plus de précision. Donc ne mélangeons pas tout en laissant croire que tout cela ne fait qu’un seul et même processus ! Nous voulons définitivement débarrasser l’astrologie cyclique à la fois de cette mancie astrale et de cet apport tardif des transsaturniennes. Ce sont là nos deux fronts, l’un concerne un amalgame millénaire, l’autre un emprunt qui remonte pour Piton à moins d’un siècle !  On peut être syncrétiste et vouloir que toutes ces pratiques ne fassent qu’une et se complètent. De fait, il y a symbiose entre elles.  Si ce n’est que cette symbiose est loin d’être satisfaisante puisqu’elle  annihile totalement  le cycle central de Saturne et le balisage des étoiles fixes royales, elle défigure la vraie astrologie, celle qui est la seule à pouvoir quelque jour être reconnue. Donc elle est éminemment toxique pour la vraie astrologie, c’est-à-dire celle qui est ancrée dans l’Inconscient Collectif de l’humanité, ce qi n’est le cas ni du thème astral, ni des nouvelle planètes qui sont des pratiques  illusoires et qui ne servent que de support comme le reconnait lui-même Moysan  non sans une certaine candeur.  M. Moysan nous reproche de priver Saturne de son symbolisme spécifique et de ne pas vouloir différencie les étoiles fixes entre elles. Là encore, c’est bel et bien la position d’André Barbault dans son indice de concentration de n’attacher aucune importance à la qualité de telle ou telle planéte – pas plus d’ailleurs qu’à celle de tel ou tel signe !  Il n’admet pas que le signal constitué de deux astres puisse changer de signification selon l’intervalle entre ceux-ci. On comprend l’exaspération de Moysan à l’encontre d’une telle position. On est en train de lui dire que les différents temps du cycle de Saturne peuvent être caractérisés par des significations extrêmement différentes, ce qui rendrait inutiles de se servir des autres planètes qui se retrouveraient ainsi en redondance. Si l’on ajoute que les valeurs en conjonction sont antagonistes des valeurs en opposition- par exemple, cela signifie qu’il est vain de mettre deux planètes en polarité puisque la même planéte génère une chose et son contraire. Alors là, Moysan voit le sol s’effondrer sous ses pieds. Il s’aperçoit qu’on a un  trop plein de planètes y compris son cher Uranus dont on n’a que faire, lui qui assure le changement comme si le changement n’était pas inhérent à tout cycle. On en vient à se demander, pour finir, quelle est la conception du cycle chez Moysan  si ce cycle ne produit pas un changement du signal. Ce n’est pas la planéte, M. Moysan, qui signifie, mais l’angle que cette planéte produit à un moment donné avec l’étoile fixe royale mais cela vaut aussi pour n’importe quel cycle. Si l’on prend celui de Saturne et de Neptune,  ces deux planètes par leur conjonction constituent un signal A  qui deviendra un signal B en opposition. Quand Barbault, dans son indice dit que la réunion des planètes lourdes a des effets opposés à leur dispersion, il ne dit pas autre chose ! Pourtant Moysan accepte qu’il y ait des bons et des mauvais aspects alors que les mêmes planètes soient en jeu!

On est en train de découvrir qu’avec une grande économie de moyens, l’on peut faire se succéder des signaux successifs à partir des mêmes astres. L’astre n’est pas en soi un signal spécifique, il  génère des signaux divers, alternatifs.

Maintenant, M. Moysan nous dit que Barbault a pratiqué diverses formes d’astrologie. Et en quoi est-ce là un argument ? Que des astrologues mélangent les genres, c’est leur problème. Que M. Moysan veuille poursuivre dans ce sens, grand bien lui fasse ! Essaie-t-il par hasard de nous dire, selon une logique bien à lui, que puisque nous nous sommes référés à Barbault sur tel point, cela  signifie que nous devions suivre Barbault sur tout ce qu’il a écrit ? Foin de tels enfantillages !

En vérité, l’astrosociologie que nous entendons promouvoir est à mi-chemin, en termes d’échelle, entre une astropsychologie et une astro-histoire. M. Moysan est à l’évidence partisan de ces deux extrêmes. Il se sent donc menacé sur les deux fronts. Pour nous, il n’y  qu’une seule astrologie, centrale, celle de l’astrosociologie (qui s’intéresse à la forme et non au fond, selon ce que Rudhyar recommandait, cf. notre récente étude sur nofim), et  il faut couper ces deux excroissances, celle du thème astral (qui n’est qu’une astrologie surdimensionnée dans l’espace) et celle des planètes au-delà de Saturne (qui ne sont qu’une astrologie surdimensionnée dans le temps)/  Cette astrosociologie peut servir aussi bien pour étudier l’évolution des sociétés que de leurs membres. Elle ne fait pas le grand écart !

 

 

 

 

Jhb

16  11 13

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La démarche de Dane Rudhyar au prisme de l’astrocyclologie

Posté par nofim le 15 novembre 2013

 

Les affinités de l’astrocyclologie avec l’astrologie de Dane Rudhyar

Par  Jacques  Halbronn

 

Tout penseur a des prédécesseurs qui ont ouvert la voie. Au niveau cyclique, on trouve chez  André Barbault comme chez Daniel Chennevière (qui publia d’abord en France sous son nom en musique et musicologie, il y a une centaine d’années,  alias Dane Rudhyar)  des intutions, des idées qui anticipent sur notre propre  travail sur tel ou tel point, à tel ou tel stade de leur oeuvre. On notera en particuliercette recherche d’un cycle unique chez ces deux auteurs. Chez Barbault, l’indice de concentration planétaire témoigne d’une telle perspective par delà les « résultats ». Même l’affectation de tel cycle  à tel pays (Saturne-Neptune, pour l’URSS) correspond à un tel besoin de cycle unique et à la volonté d’éviter d’avoir à combiner les cycles. Ajoutons aussitôt que Barbault, par la suite, reviendra à une certaine combinatoire de cycles (cf. dans l’Astrologue des années 90). La recherche d’une dominante planétaire va aussi peu ou prou dans ce sens (Le maitre de nativité de Volguine)  en recherchant l’unité non pas en amont mais en aval, non pas de façon structurelle mais conjoncturelle.

Chez Rudhyar, le cycle de la lunaison correspond selon nous à une volonté de libérer l’astrologie de l’emprise du zodiaque tropical pour y substituer le cycle Soleil-Lune divisé en 8 temps et non pas en 12. A contrario, Jean-Pierre Nicola ne parvint pas à s’émanciper du 12  dans son zodiaque « photopériodique ».  Il faut souligner, contrairement à ce que croient beaucoup d’astrologues, que les idées sont importantes mêmes elles ne sont pas validées immédiatement par les « faits ». Elles cheminent et peuvent être reprises par d’autres et trouver leur plein essor qu’à la génération suivante. D’où l’importance qu’il y a à se constituer une certaine culture astrologique dans laquelle on pourra puiser. C’est toute la question des pionniers, des précurseurs qui n’ont pas abouti mais qui ont  frayé un chemin. Arrêtons, de grâce, de présenter les astrologues comme des gens qui ne s’intéressent qu’aux « résultats » surtout quand ces résultats sont sous tendus par des usines à gaz et des protocoles d’expérience particulièrement opaques  qui dépendent par trop de chaque praticien! Il est vrai que certains marchands de logiciels seraient bien mal lotis avec un seul et unique logiciel pour l’Astrologie, et qui plus est particulièrement ergonomique.  On sait très bien que l’exposé du savoir astrologique avant toute pratique avérée et observée est déterminant pour la croyance des élèves en astrologie alors même qu’ils n’en sont pas au stade de l’interprétation globale. En cela, nous sommes d’accord avec Nicola, il ne doit y avoir qu’une seule astrologie à partir de laquelle peuvent dériver les pratiques les plus diverses. La fréquentation des congrès est formatrice ; elle permet de capter les convergences par-delà les divergences mais aussi les divergences par-delà les convergences.

Le cas de Rudhyar est complexe en ce que chacun ne retient de son œuvre que ce qui l’arrange et du fait que comme Nicola, il a accepté certains compromis. Dans le cas de Nicola, on l’a dit, il n’y a aucune raison valable à diviser un cycle en 12 secteurs ou chaque saison en 3 si ce n’est pour rejoindre une certaine tradition. Sur ce point, Rudhyar aura été autrement plus audacieux que Nicola quand il a proposé de diviser le cycle en 8 phases et non en 12. D’ailleurs, l’importance que Rudhyar accorde  à la dualité (Yin Yang) ne pouvait que le conduire qu’au 4 et au 8 et non au 12 ! Rappelons qu’en astrocyclologie,  le cycle de Saturne est également sur un plan formel divisé  en 8 secteurs de 45° si ce n’est que pour nous, Saturne entre 4 fois en conjonction avec des étoiles fixes qui ne sont pas séparées de 90° les unes des autres, 90° n’étant au mieux qu’une moyenne (entre 80 et 100°). Rudhyar accorde d’ailleurs une grande importance à Saturne et notamment au retour sur la position natale autour de 29-30 ans. Mais il ajoute aussitôt que sa division en 8 du cycle soli lunaire n’est pas  liée au jour de naissance mais qu’elle est un substitut aux douze signes solaires. Ce faisant Rudhyar entre dans un débat fort intriqué : faut-il privilégier le cycle saisonnier à partir du point vernal ou bien le cycle soli-lunaire qui n’est pas accordé exactement sur le dit cycle saisonnier ? Notons que les propos de Rudhyar contre le zodiaque sidéraliste sont faibles : certes, il a raison de relever l’inégalité des constellations, le flou de leurs limites mais tel n’est pas le débat qui est en réalité celui des étoiles fixes et non des constellations. Or  tout ce qu’écrit Rudhyar sur le cycle peut tout à fait s’appliquer à un rapport planéte/étoile.  Rudhyar n’a pas perçu pas plus que Nicola ou Barbault tout le profit que l’on pouvait tirer des quatre étoiles fixes royales, ce qui le contraint à découper le cycle soli-lunaire en 8 secteurs strictement égaux, avec un visuel donc très ponctuel, puisque pour Saturne, ce visuel n’a lieu que tous les 30 ans alors qu’en astrocyclologie, il se présente tous les 7 ans environ, ce qui est nettement plus « jouable ». Bien pis, il est  obligé de combiner Saturne avec d’autres planètes faute de le relier au quatuor stellaire. (« Saturne…et l’effort rythmique vers une maturité supérieure »   n°6  1995, Revue d’Astrologie  Humaniste). Le terme maturité est intéressant pour qualifier la cyclicité. Tout comme nous aimons quand il parle de « processus »  que l’astrologie ne saurait plus gérer. Malheureusement,  Rudhyar situe la conjonction au début du cycle et ce faisant il   manque totalement la dynamique du signal qui se forme et qui se défait, la conjonction étant par excellence le moment où le signal parvient à sa perfection. Ce faisant, c’est tout sa démarche prédictive qui est en jeu (jeopardized) puisqu’il n’associe pas la conjonction à un sommet, à une  arrivée  mais à un commencement, à un départ. Ce qui est  quand même assez génant, on l’avouera.  Il y a là un contresens qui s’est propagée à sa suite sur toute la théorie cyclique en astrologie. On a déjà dit ailleurs que la cause de cette erreur est directement liée au référentiel soli-lunaire si importantpour Rudhyar qui l’aura conduit par analogie à identifie la conjonctoon avec la nouvelle Lune. Or, la nouvelle lune est aussi un aboutissement, la demi-lune décroissante prépare autant à la nouvelle lune que la demi-lune croissnte le fait pour la pleine lune ! Comme nous l’avons déjà formulé dans de précédeentes études,  les demi-lunes sont  à la nouvelle età lapleine lunes come les équinoxes par rapport aux solsytices.  Comparer la nouvelle lune –et donc la conjonction,  à un équinoxe est une aberration ? 

Aussi bien Rudhyar que Nicola, avec son astrologie conditionnaliste refusent de tomber dans le piège de la contingence. Rudhyar s’exprime ainsi assez joliment :

«  C’est bien la structure du flux existentiel qui compte et non point le contenu événementiel du flux. L’existence est d’autre part un enchainement de changements incessants Mais l’homme sait depuis des millénaires que les événements toujours changeants qui affectent ses sens et les rythmes organiques de son corps et de sa psyché présentent certains schémas reconnaissables de récurrence qui permettent dans une certaine mesure de prévoir les évènements à venir ; Ce n’est toutefois point la situation existentielle dans son intégralité que l’on peut ainsi prévoir avec tous les événements perceptibles ou concevables dans le monde mais seulement certaines configurations ou gestalts relatives à des constellations d’événements que l’esprit isole de l’image existentielle globale » p :18

Ce que nous formulons en disant : que l’astrologie nous parle de la forme et non du fond.

Le dernier reproche que nous ferions à Rudhyar est évidemment celui de cette astrologie natale qui reste si importante pour lui. En astrocyclologie, le moment de la naissance (que ce soit le mois, le jour ou l’heure) ne sont pas signifiants, c’est à dire n’ont pas à être interprétés pour en faire des « signifiés ». Rudhyar n’en était pas arrivé à ce point pas plus que Nicola d’ailleurs. Ce que nous avons de personnel  est soit de l’ordre d’une contingence qui ne relève pas de l’astrologie, soit de facteurs en amont de la naissance, qu’ils soient biologiques, culturels, historiques ou karmiques. Cette astropsychologie qui reste fortement marquée  à la base par la théorie des 4  tempéraments  ne nous semble pas acceptable. Les tempéraments font peut être sens  mais ils ne sont pas déterminés par les astres. Ils peuvent en revanche déterminer notre sensibilité aux astres et aux cycles. Au lieu de dire comme Nicola ou Yves Lenoble (qui passa par son école) que le thème nous dit à quels cycles nous sommes sensibles, nous dirons que selon ce que nous sommes, nous percevons ou non directement les cycles. Dans l’Astrologie Sensorielle (in Revue Cosmopolitan, janvier 1977) nous avions proposé une approche empirique avec d’une part une batterie de tests psychologiques et de l’autre  des séries de dates qui   devaient faire sens pour la personne considérée. C’est toujours ce que nous préconisons  plus de 35 ans plus tard : nous ne vivons pas la même courbe de la même façon, ce qui est une délivrance pour l’un peut se révéler être accablant pour l’autre. Est-ce que la pluie qui tombe doit intégrer dans son processus intrinsèque sur quoi elle tombe ? Est-ce que telle épidémie a les mêmes effets pour chacun ? Pour Lenoble, la réponse est inscrite dans le thème qui détermine les transits sensibles, alors que pour nous, c’est le « thème », – pas au sens du thème natal mais de thème musical- qui est fonction des transits, au sens du passage de Saturne sur les quatre étoiles fixes royales, lesquelles, rappelons, ne bougent guère tout au long de l’existence, de la naissance à la mort, même si l’on finit centenaire. On peut se demander si cette fixité que l’on assigne au thème ne se réfère pas subconsciemment à la fixité stellaire immuable. Il y a chez Rudhyar une approche « algébrique » de l’astrologie qui lui fait trouver normal que telle planéte en 2013 passe sur telle planéte d’un thème natal datant de 1950, par exemple, au degré près, ce qui explique aussi son cycle de la lunaison, où l’on change de « personnalité » quand on passe d’un degré à un autre, d’un des huit secteurs au suivant. Pourtant Rudhyar avait conscience du « processus » qu’implique l’astrologie mais tout en restant prisonnier du moment de la naissance perçu comme indicateur karmique et dharmique. Son premier livre « Astrology of Personality » parut d’abord aux Ed. Lucis, dans la mouvance de l’Astrologie Esotérique d’Alice Bailey… Ce qu’on traduit en français par astrologie humaniste se dit en anglais « person-centered ». Pour l’astrocyclologie, l’astrologie mondiale est la référence unique et elle n’est pas en dualité avec une astrologie individuelle.

 

Jhb

15 11 13

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Repenser la conjonction en astrologie

Posté par nofim le 15 novembre 2013

 

 

Le statut de la conjonction dans le cycle astrologique

Par  Jacques  Halbronn

 

Par-delà la question du cycle auquel nous conférons telle ou telle importance, telle ou telle signification, se pose le problème plus général de l’économie du cycle. Or, apparemment, les avis divergent et cela ne saurait être sans conséquence sur la qualité des prévisions astrologiques car toute erreur d’appréciation  aura des conséquences considérables, par-delà les facteurs contingents qui peuvent brouiller les pistes et profiter de certaines coïncidences.

Les deux principales  thèses en présence chez ceux qui privilégient la combinatoire de deux corps célestes (on laissera de côté ici le cas des astrologues qui accordent de l’importance à l’entrée d’une planéte dans un signe ou même au passage sur l’axe équinoxial ou solsticial car on ne peut alors stricto sensu parler de conjonction, encore que…) sont celle exposée par Rudhyar et reprise par Yves Lenoble (« Modernité de la dynamique des cycles, in revue du RAH « Idées Semences » n° 12, janvier 1999 Numéro spécial « La dynamique des cycles ») et celle que nous soutenons actuellement. (cf blog  «nofim »). On laissera de côté le fait que pour nous la conjonction concerne une planéte et une étoile alors que pour Rudhyar et Lenoble, cela vaut pour les rapports entre deux planètes (luminaires compris)

Pour la première « école », la conjonction est le commencement du cycle. Pour la seconde, la conjonction est le sommet du cycle, ce qui signifie que le début du cycle précède la conjonction tout comme analogiquement l’équinoxe précède le solstice. Opposition donc entre une conjonction équinoxiale et une conjonction solsticiale. Rappelons aussi que nous travaillons sur des quarts de cycle alors que Rudyar travaille sur un cycle plein (avec un retour de la conjonction sur son point de départ)

En ce qui nous concerne, nous nous situons dans une logique pavlovienne, avec un temps d’anticipation précédant la conjonction et un temps de rémanence lui faisant suite. La conjonction correspondrait à un orgasme avec une excitation croissante puis décroissante C’est la prime à l’aspect appliquant.

En ce qui concerne l’autre thèse, la conjonction serait la semence, la conception, par opposition à la naissance, à l’accouchement  qui lui ferait suite (aspect séparant, carré/trigone). C’est la conjonction-coït, avec une analogie avec un couple qui s’unit,  qui se « joint », s’adjoint.

Ce qui inspire nos derniers travaux, c’est la notion de « montée » dans sa dimension mystique mais aussi sisyphienne, icarienne. Le temps qui précède la conjonction est assurément un moment d’excitation exacerbée, du fait du signal qui atteint sa perfection.

Rudhyar est probablement influencé par le processus lunaire avec la conjonction correspondant  à une nouvelle lune, se réduisant  à un très mince croissant. On sait toute l’importance que Rudhyar accorde à la lunaison. Mais comparaison n’est pas raison et nous ne pensons pas que la conjonction astrologique doive être appréhendée selon le prisme soli-lunaire qui ne met guère la conjonction à l’honneur ! C’est bien plutôt la pleine lune qui frappe les esprits (opposition soleil-lune) et l’on comprend donc que nos astrologues accordent une certaine puissance à ce qui suit la conjonction faisant du temps qui précède celle-ci un temps « mort », d’épuisement alors que pour nous c’est un temps de très grande intensité.

D’ailleurs, nos astrologues de l’autre camp le reconnaissent quand ils disent que la fin du cycle ressemble fortement au début d’un nouveau cycle, à savoir un temps singulièrement faible, fragile.

Pour nos,  bien au contraire, tour ce qui vient avant et après la conjonction est puissant, est une montée en puissance suivi d’un certain pallier qui perpétue ce sentiment de puissance, d’exaltation.

Le passage entre le miment faible et le moment fort du cycle correspond pour nous à ce qui correspond en gros à l’opposition (divisée par quatre, soit à 45° de la conjonction). C’est alors le nadir, le « fonds du ciel », la phase « descendante » du cycle qui précède l’aube, soit le début de la phase « ascendante » par opposition au zénith, au « Milieu du Ciel ».

Le début du cycle correspond donc au lever du jour et il fait suite à la fin de la nuit. Ce sont des temps quelque peu gris, entre chien et loup. En revanche, aucune ambivalence en ce qui concerne la conjonction (ou l’opposition).

En fait, le système conjonctionnel de Rudhyar nous fait penser à un Etat dont la capitale se trouverait à proximité de la frontière alors que pour nous, la capitale conjonctionnelle se situe au centre du pays. Plus on s’approche du « centre », de la capitale, quand on vient de la banlieue ou de l’aéroport, et plus on pénètre dans le cœur de la Cité et plus le spectacle est brillant, lumineux et vice versa.

Nous avons souvent insisté sur les pièges et les limites  de l’analogie. Nous pensons que ce qui est vrai pour le spectacle soli-lunaire au sens astronomique du terme doit être inversé au niveau visuel et visiblement c’est bien la pleine lune qui correspond en réalité à la conjonction et plus on se rapproche de cette perfection, plus la nuit est éclairée. De l’astronome, il y a à prendre et à laisser !

Nous terminerons par quelques réflexions plus spécifiques. Lenoble, dans l’étude susmentionnée,  a raison de dire que la cyclologie doit quitter la numérologie pour entre dans le réel astronomique.  Mais nous avons montré que le cycle de 7 ans n’est pas seulement d’ordre numérologique mais qu’il est déterminé par les quatre rencontres de Saturne avec les quatre étoiles fixes royales, ce qui donne 28 ans divisés par 4. On notera que Pierre Lasalle en reste à l’idée d’un cycle de sept ans à partir de la naissance et donc sans lien précis avec la réalité astronomique.

Par ailleurs, nous ne suivrons pas non plus Lenoble dans son traitement des aspects.  Nous pensons que les aspects qu’il met en avant pour baliser le cycle ne constituent pas un dispositif satisfaisant. En effet, il faut comprendre que la théorie des aspects est hybride et qu’il est donc vain d’essayer de  lui conférer une quelconque unité. C’est ainsi que Lenoble propose de découper un cycle « complet »  à partir du semi-carré, du sextile, du carré, du sesqui carré et de l’opposition  et vice versa. Or, cela donne des secteurs inégaux :

0—45°  soit un premier secteur de 45°

45°-60°  soit un deuxième secteur de  15°

60-90°  soit un troisième secteur de 30°

90-120  soit un quatrième secteur de 30°

120- 135 soit un cinquième secteur de 15°°

135-180, soit un sixième  secteur de 45+°

Ce qui donne trois types de secteurs : 15, 30 et 45°. Ce qui fait désordre !

 

Pourquoi se charger d’un tel boulet ? Pourquoi ne pas se contenter de diviser le cycle en deux ou en quatre ? La division  en 2 nous semble, de loin,  la plus facile à gérer – quitte à procéder par graduations successives sur une mode intuitif  car dans le dispositif que prône Lenoble, il y a les bons et les mauvais aspects (quelle que soit la terminologie usitée, cela revient au même), ce qui complique encore plus et assez inutilement  le dispositif et son interprétation.

Pour terminer, lâchons cette flèche du Parthe ! Comment valider une théorie cyclique quand on dispose au même moment de différents cycles. ? Ce sont là les délices infernaux d’une pluricyclicité  qui détermine des indications  parfaitement contradictoires.  Pour  notre part, un seul cycle nous aura permis de vérifier sur le terrain nos thèses, ce qui n’est guère possible quand on a charge de tant de planètes et de tant de cycles, ce que Barbault en 1967  aurait bien voulu éviter en établissant un cycle unique  en combinant cinq planètes entre elles, ce qui n’est une cote mal taillée (cf nos études sur cet indice sur nofim).

 

Jhb

14 11 13

 

 

 

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L’astrologie et ses emprunts, une stratégie d’instrumentalisation

Posté par nofim le 15 novembre 2013

 

 

Le rôle des emprunts  en Histoire de l’Astrologie

Par  Jacques  Halbronn

 

 

La question des emprunts est un cauchemar pour les historiens. Elle met sur de fausses pistes et conduit à des anachronismes. Cela vaut pour l’histoire des langues avec la question de l’emprunt linguistique. L’anglais n’est pas une langue latine en dépit des milliers de mots d’origine latine (en fait française) qui s’y trouvent mais on ne saurait contester que l’anglais moderne ne soit pas profondément latinisé en dépit de son substrat germanique. (cf. nos travaux sur ce sujet, sur le blog nofim et ailleurs) Méfions-nous aussi des intitulés qui ne veulent pas forcément dire grand-chose comme le mot « Astrologie » qui a revêtu diverses acceptions au cours des âges. C’est comme une femme qui change de nom du fait d’un mariage, ce qui est aussi une forme d’emprunt.

Les rapports de l’Astrologie- en employant ce terme faute de mieux- avec l’astronomie ou avec les représentations saisonnières ou avec toutes sortes de cyclicité (âges de la vie, ordre des activités au quotidien etc.) ne doivent pas conduire à de fausses conclusions. Selon nous, ce qu’on appelle Astrologie n’est pas né de l’astronomie mais a puisé dans l’astronomie. C’est le problème de l’œuf et de la poule. De même le recours à une imagerie saisonnière ne signifie pas davantage que l’astrologie dépende directement du point vernal et du zodiaque mais qu’elle les utilise et les instrumentalise. Le problème, c’est que pour nombre d’astrologues – ce qui n’en fait pas d’office de bons historiens :- ces emprunts tendent à légitimer l’astrologie et donc ils se croient obligés d’en faire le fondement. C’est là  une stratégie épistémologique et apologétique dont il faut se garder ! A trop vouloir prouver, on ne prouve rien !

Autrement dit, l’astrologie est selon nous d’abord une volonté d’organiser la Cité. Pour ce faire, elle emprunte des images, des données quitte à leur conférer des interprétations totalement nouvelles et décalées par rapport à leur contexte d’origine. Et c’est cela que bien des astrologues qui se targuent d’être des historiens ne veulent pas entendre ni comprendre car il n’est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

D’où divers faux débats.

Faux débat que celui de croire que l’astrologie du fait qu’elle serait née de l’astronomie devrait ipso facto en dériver totalement, se servir de toutes les planètes connues de l’Antiquité ou découvertes depuis peu. (transsaturniennes, non admises en astrologie indienne, soit dit en passant). Nous pensons au contraire que l’astrologie s’est contentée de prendre du savoir astronomique ce dont elle avait besoin par rapport aux  objectifs organisationnels qui étaient les siens. Donc dire que puisque l’astrologie utilise des planètes – d’où son nom- elle doit impérativement les utiliser toutes reviendrait à dire que l’anglais doit adopter tout ce qui existe dans la langue française puisque  elle lui a emprunté à un certain stade de son développement. Ce sont là des arguments spécieux et sophistiques !

Un autre faux débat concerne le recours à l’imagerie des saisons. Il est pourtant simple de comprendre qu’à un certain stade, l’astrologie sidérale a emprunté des représentations tropicalisâtes, sans que cela l’oblige à disposer d’un zodiaque calculé  sur les équinoxes et les solstices. Donc dire que l’astrologie sidéraliste ne saurait se servir par définition de notions saisonnières, c’est ignorer toute la dynamique de l’emprunt. Evitons les extrapolations, comme dirait Harold Garfinkel. (ethnométhodologie)

 On pourrait en dire autant pour le recours à la mythologie. Les liens entre mythologie et astronomie ne sont pas aussi évidents que l’on pourrait le croire. Que l’astronomie ait emprunté à la mythologie voire à l’astrologie, est très probable. Cela ne signifie pas que tous ces savoirs soient liés et interdépendants. On sait que la mythologie était jusqu’à ces deniers siècles beaucoup plus étendue que ce qu’on en trouvât en astronomie. L’astrologie peut avoir emprunté à la mythologie sans passer par l’astronomie, comme cela ressort de la lecture du poème latin  de Manilius (Ier siècle de notre ère) Là encore, évitons les amalgames !

Donc quand on nous sort que telle notion est incompatible avec telle autre, il faut être très prudent car l’emprunt conduit justement à relier des choses qui par ailleurs sont étrangères entre elles. C’est là qu’intervient le rôle de l’historien : le comportement des sociétés n’obéit pas à  la même rationalité que celui d’autres plans de la technoscience. Mais même en astronomie, un astre peut être accidentellement capté par un autre, comme il semble que cela ait été le cas de notre Lune. On ne reconstitue pas le passé au nom de raisonnements à l’emporte pièces. Il convient de faire la part des choses et de découvrir ce qui s’est réellement passé et non ce qui aurait pu ou du se passer.  Il y a les contingences qui pèsent sur la genèse des savoirs, les rencontres, les contacts qui vont interférer avec le cours « normal » des choses.

Des auteurs comme Jean-Pierre Nicola ont cru qu’ils pouvaient restituer une astrologie sans être des historiens de l’astrologie. Cela donne des constructions intéressantes mais totalement anachroniques, c’est une astrologie imaginaire !. Or, pour nous astrologues, ce qui compte c’est aussi que notre discours corresponde à une certaine réalité humaine, ce que l’on appelle de nos jours une « compétence inconsciente », qui fait que nous sommes liés aux astres dans les connaitre, donc de façon subconsciente. Comme en diététique, il est des aliments que notre corps n’est pas en mesure de bien assimilé parce que les anciens ne le connaissaient pas, ne les consommaient pas. Il ne sert à rien de dire qu’il faut « progresser »  et tenir compte des nouveautés comme on l’entend trop souvent dans la bouche de tant d’astrologues. La vraie astrologie est celle qui est ancrée depuis des millénaires dans notre Inconscient Collectif. Que par la suite, l’astrologie ait emprunté d’autres savoirs est un épiphénomène. La mission supérieure de l’Historien de l’Astrologie est de retrouver cette astrologie fondamentale et de la dégager des scories qui ont pu s’y agréger. Il est clair dans ce sens, que les emprunts  d’hier pèsent plus lourd que les emprunts d’aujourd’hui et qu’on ne saurait les situer sur le même plan. L’Homme n’est pas une machine que l’on pourrait améliorer, retoucher, comme on peut le faire pour un ordinateur ou un logiciel !. Pas encore, en tout cas. Or, quand on entend certains astrologues parler, on a vraiment l’impression qu’ils raisonnent en techniciens et non en tant qu’anthropologues et ce faisant ils disqualifient  et se (nous) fourvoient.

 

Jhb

15 11 13

 

 

 

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Un seul et même cycle pour étudier le monde

Posté par nofim le 15 novembre 2013

 

 

La Ve République   au prisme de l’astrocyclologie

Par  Jacques  Halbronn

 

Avec le recul, quelles furent les crises majeures sous la Ve République, depuis donc 1958 ? Nous comparerons les méthodes de l’astrocyclologie à celles de l’astrologie polycyclique et  généthliaque.

La crise de mai 58 se produit à la fin du passage de Saturne en sagittaire. donc en tout début de phase descendante laquelle période se prolongera jusqu’en 1960 De Gaulle a un sursaut en 1961  avec le nouveau cycle de sept ans, qui débute quand Saturne  atteint les derniers degrés du capricorne. C’est alors l’affrontement avec un « quarteron » de généraux et l’appel de Michel Debré à tenir bon face à cette tentative de putsch militaire.  De Gaulle jusque-là avait fait profil bas et s’était plié à cette nouvelle constitution qui refusait le suffrage universel pour le Président de la République. Mais c’est justement en 61  que De Gaulle envisage un amendement à la constitution instituant une telle élection à la prochaine occasion, donc au bout de 7 ans, ce qui renforce singulièrement le pouvoir du président basculant vers un sorte de régime présidentiel à l’américaine, bien différent des pratiques européennes où le pouvoir revient au chef du parti vainqueur aux urnes. Sept ans plus tard (depuis 61), c’est Mai 68 qui voit confisquée la révolution avec une dissolution qui renforce la majorité présidentielle… 68 c’est en quelque sorte une autre tentative de putsch (cf. le Stade Charléty, à Paris) face à un pouvoir que l’on croit impuissant  à réagir, au sortir d’une phase descendante, ce qui était déjà apparu avec le ballottage de décembre 1965 à l’élection présidentielle, qui n’est gagnée qu’au second tour face à François Mitterrand. L’élection de Pompidou en 69 est un camouflet pour les soixante-huitards mais sa mort  avant la fin de son mandat, en 1974 amorce une période descendante pour l’image du pouvoir présidentiel d’un Giscard qui doit tant à son Premier Ministre Jacques Chirac. Mais en 76, Giscard reprend le dessus et Barre remplace Chirac, congédié du fait de la nouvelle période ascendante. Mais en 81, nouvelle phase descendante qui permet à Mitterrand de profiter des dissensions à droite. Mais trois ans plus tard, c’est une nouvelle phase ascendante et  cela implique pour Mitterrand de ne plus être l’otage des Communistes. Fabius remplace Maurois en tant que Premier Ministre et change de politique vers moins de démagogie Mais cela va profiter à Chirac qui entame une cohabitation dès 1986 sous Mitterrand, Saturne étant proche de la conjonction avec l’étoile fixe royale Antarès Tout cela une fois de plus n’aura eu qu’un temps.et en 88,  Saturne repasse en phase descendante. En capricorne…. Mitterrand doit se plier devant Rocard comme Giscard devant Chirac en 74, un demi-cycle de Saturne plus tôt.

Nous parvenons à la décennie 90 et l’on doit s’attendre à un scénario comparable. En 91, Mitterrand fait valser les premiers ministres et il fait même venir Edith Cresson. La cohabitation avec Rocard (aussi pénible qu’avec un homme de Droite) n’est plus de mise. Mais en 93, c’est la Droite qui impose son Premier Ministre de cohabitation Edouard Balladur en phase ascendante. Mais 95 voir se profiler une nouvelle phase descendante. Chirac, le nouveau président est sous l’emprise d’Alain Juppé qui conseille la dissolution de l’Assemblée Nationale en 97, et c’est une nouvelle cohabitation avec Lionel Jospin comme premier ministre. On est toujours en phase descendante ; Mais avant cela, on a eu décembre 95 et une période de grève comparable à celle de mai 68, Saturne amorçant une nouvelle phase descendante qui culmine, on l’a vu en 97.  En 2002, phase ascendante de Saturne conjoint carrément à Aldébaran. Et c’est la déconfiture de la gauche absente du second tour, Le Pen se trouvant confronté à Chirac et en mai 2008 la conjonction de Saturne avec Regulus voit gagner Nicolas Sarkozy dans une ascension irrésistible depuis 2005. Mais en 2008, on subit une nouvelle  phase descendante avec la grande crise mondiale (surprimes). Si l’on s’en tient à notre courbe de l’astrocyclon,  Sarkozy aurait certes  pu profiter de la nouvelle phase ascendante qui s’amorça  à la fin de 2011 pour se faire réélire. Il a probablement commis l’erreur de garder le même Premier Ministre tout au long de son quinquennat. Ce fut là un entêtement dommageable  contraire quelque part à l’esprit des institutions et l’on sait à quel point les présidents ne se sont pas privés de changer de Premier Ministre sous la Ve République (en prenant par exemple Jean-Louis Borloo à la place de F. Fillon), sauf évidemment en cas de cohabitation laquelle introduisait également un changement. . 

Nous sommes actuellement en phase ascendante de Saturne pour encore trois bonnes années. (Jusqu’à ce que Saturne parvienne à la moitié du Sagittaire en gros), ce qui va placer l’élection présidentielle de 2017 sous le signe d’une certaine anarchie démagogique favorable aux extrêmes, par réaction on  à ce qui se sera passé au cours des années qui viennent.

Mais revenons sur les années 95-97 qui nous intéressent tout comme 68, parce qu’elles ne correspondent pas au calendrier électoral. Pour nous, ce   calendrier introduit une dynamique artificielle, une pseudo-cyclicité fondé sur une forme de numérologie (4 ans, 5 ans, 7 ans  etc.) sans aucun fondement astronomique. Et qui varie qui plus est d’un pays à l’autre. Les astrologues ont été contraints de s’aligner sur un tel calendrier, ce qui s’avère bien commode car il masque leur incapacité à avancer des dates de leur propre cru.  Sous la Ive République, les astrologues étaient contraints de prendre beaucoup plus de risques avec des crises à répétition n’obéissant à aucun calendrier institutionnel (cf ls travaux de Barbault sous la Ive).. Il leur suffit désormais de monter le thème des dates d’élection au lieu, eux-mêmes, de pratiquer ce qu’on appelle une astrologie d’élection, qui implique d’avancer des dates. Cela permet d’être prévisionnistes à peu de frais car s’ils se trompent sur le vainqueur, au moins ils ne se tromperont pas sur les dates ! Quant aux pronostics, ils sont généralement ceux des instituts de sondage. En 1995, André Braire, dans la revue  l’Astrologue  dont il est l’éditeur (Ed  Traditionnelles), s’extasiait sur le fait que Barbault ait prévu dès le mois d’octobre 95 les événements du mois de décembre (N°112   p. 30  «  De François Mitterrand à Jacques Chirac »)

 ! On est loin des pronostics à 36 ans à l’avance ! Pour notre part, nous avions annoncé cette échéance dès 1994 (‘L’Astrologie selon Saturne. Ed de la Grande Conjonction, Bulletin de la SAF) sur la base du passage de Saturne à la fin du signe des poissons, ce qui correspond à ce que nous appelons actuellement le début de la phase descendante de l’astrocyclon.

Quant à Clara d’Amore, elle explique ainsi, après coup, la crise de la fin de 1995  (« La Nouvelle lune du 22 novembre 1995 et la vague de grèves en France, N°1  Avril-juin 96, dans la revue d’astrologie humaniste,   Idées Semences, P.77)

« La crise sociale qui a touché les Français à la fin de l’année dernière a suivi le rythme de la lunaison du mois. Il est intéressant d’observer la manifestation de l’ordre céleste à travers la vie sociale (…) Les premières perturbations des transports commencent le lendemain de la Nouvelle Lune (…) Le conflit national s’achève avec la fin de la lunaison »

Inutile de préciser que ce n’est pas avec un tel outil que l’on peut annoncer un événement considéranle de ce type. On ne va pas dresse des dizaines de lunaisons par an pour y parvenir, si tant est que cela puisse même faire sens. Mais faute de disposer d’un outil cyclique viable, voilà à quoi l’on  en est réduit. A ce propos, on s’arrêter sur un numéro spécial de  la revue  Idées Semences » n° 12, janvier 1999 Numéro spécial « La dynamique des cycles »)   On  y trouve un très beau texte de Ruperti intitulé « La dynamique du cycle »

« Il faut mentionner (…) le fait qu’au sein  de tout cycle deux polarités sont à l’œuvre, ce que les Chinois  avaient bien compris en postulant l’interaction de deux forces Yang et Yin, dans toute manifestation de la vie  (…) La division du cycle en  douze phases  en  astrologie vient du fait que l’astrologue applique le concept  de cycle non seulement au niveau de la libération d’énergies  représentées par les planètes mais aussi au niveau de l’évolution de la  conscience d’un être humain. Le  développement de la conscience se manifeste de quatre manières principales mais chaque manière doit passer par trois phases qu’on peut appeler thèse, antithèse, synthèse «. Mais faut-il parler du cycle ou des cycles. Dans le même numéro,  Jean-François Berry est l’auteur d’un texte intitulé   « Regards sur quelques mouvements perpétuels actuels  ou ce que le cycle amène, dans lequel il traite de  « Trois  types de cycles et leur dynamique de  1960 à 2000. Quant à Yves Lenoble, son texte s’intitule « Modernité de la dynamique des cycles »

Alors faut-il parler en astrologie du cycle ou des cycles. On notera que l’ambiguïté traverse ce numéro. On a l’impression d’une quête d’un cycle unique  qui  est vouée à basculer dans une pratique à plusieurs cycles qui vient singulièrement compromettre la clarté du discours. Comme dirait Harold Garfinkel (en ethnométhodologie), c’est le détail qui tue.  On nous fait une belle démonstration sur le cycle, ses stades successifs et puis on apprend qu’en réalité, on ne sait pas quel cycle  fonctionne et qu’il faut les combiner, les enchainer, les enchevêtrer, les intriquer, les emboiter les uns dans les autres, ce qui d’ailleurs conduit à ce que chaque astrologue fasse sa propre cuisine, ce qui réunit les astrologues n’étant pas l’astrologie mais le terrain d’application. Il nous faut ajouter que l’astrologie est d’abord une sociologie, qu’elle fonctionne sur les récurrences par-delà les aléas de l’histoire, qu’elle ne peut donc annoncer que la forme des choses et non le fonds des choses. On ne lui en demande pas plus mais pas moins non plus. C’est pourquoi le travail astrologique après coup est généralement une mauvaise école car il encourage les astrologues à attendre de l’astrologie plus qu’elle ne peut donner, ce qui conduit à un comportement d’échec, à des faux fuyants, face à l’acte prévisionnel authentique qui consiste à annoncer des revirements qui ne sont pas dictés notamment par quelque calendrier électoral, ce qui est également piégeant. On tombe alors de Charybde en Scylla !

 

Jhb

15 11  13

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Le véritable début du cycle de 7 ans

Posté par nofim le 13 novembre 2013

 

 

 

 

 

 

L’Ayanamsa et le changement des repères zodiacaux

Par  Jacques  Halbronn

 

 

L’astrologie sidéraliste  a raison sur un point essentiel, à savoir que le zodiaque est décalé de presque un signe (30°) et cela signifie que ce qu’on dit sur les signes cardinaux vaut pour les signes mutables et ce que l’on dit sur les signes fixes vaut pour les signes cardinaux et ainsi de suite.

Le signe fixe en tropique est en fait le signe cardinal en sidéral. C’est pourquoi en astrocyclologie, le nouveau cycle de 7 ans correspond à l’entrée de Saturne dans un signe fixe et non dans un signe cardinal, du fait de la précession des équinoxes. Pour nous,  le renouveau est lié au passage de cette planéte dans les signes tropiques du taureau, du lion, du scorpion et du verseau, indifféremment. Dès lors, le signe cardinal tropique va au contraire correspondre à une fin de cycle de 7 ans. Quant au signe mutable en tropique, il correspond au signe fixe en sidéral c’est ç dire un espace médian, intermédiaire et non terminal comme il est souvent indiqué dans la littérature astrologique. Ce n’est pas la fin d’un cycle qui est intermédiaire mas bien le milieu du cycle. Il y a là un bien fâcheux contresens.

A la fin du cycle de sept ans, qui correspond à un dépérissement de l’énergie conjonctionnelle,  il est exclus que le commencement du nouveau cycle se produise à la conjonction car on se retrouverait dans une situation paradoxale : la proximité de la conjonction serait à la fois fin de cycle et début de cycle ce qui a hypothéqué bien des prévisions astrologiques et les a rendues ambivalentes, ambivalentes  et amphigouriques.

C’est pourquoi le signe cardinal ne correspond pas à la conjonction laquelle se place en début de signe fixe (donc mutable en tropique, rappelons que nos éphémérides sont référées en tropique !), donc au tiers du cycle de 7 ans. Une fois la moitié du signe fixe traversée par Saturne, on est à mi-parcours et on amorce la « descente » (aux Enfers) qui va durer autant de temps que la « montée ». (au Ciel)

On peut dire que le signe cardinal (en sidéral) est en analogie avec l’équinoxe de printemps, que le signe fixe en son milieu l’est avec le solstice d’Eté. Ce ne sont là que des analogies qu’il ne faut surtout pas prendre à la lettre comme on e fait généralement. Ce qui vaut pour le Soleil ne vaut que virtuellement pour Saturne, on s’en doute.

Nous avons en rétablissant le bon ordre des choses recalé et recadré le modèle astrologique. Pourquoi les astrologues sidéralistes  et « védistes » (Dorsan, Delclos, Labouré, La Motte Saint Pierre, Lin, Scubila etc) n’ont-ils pas été en mesure de restaurer une astrologie opérationnelle notamment en « mondiale » ? Cela tient aux méfaits d’un planétarisme à outrance au niveau cyclique. Le « cycle planétaire » n’à que faire du débat sur le Zodiaque et c’est pourquoi l’astrologie mondiale d’André Barbault  est restée indifférente à la signification zodiacale. Mais actuellement, la rezodiacalisation de la Mondiale  remet le débat sur la précession des équinoxes au centre.

Toutefois, il ne semble pas que nombreux soient les astrologues qui accordent une importance cruciale – c’est le cas de le dire- au passage d’une planéte en signe cardinal (c’est-à-dire en signe fixe avec l’ayanamsa, intervalle entre les deux zodiaques). Or, du fait des étoiles fixes royales – royalement négligées en mondiale par la plupart des astrologues, sidéralistes comme tropicalistes, la question de la conjonction se pose autrement que lorsqu’il s’agit de la conjonction entre deux planètes (qui est le fondement du cycle selon Yves Lenoble) et nous pensons que le zodiaque sidéral s’articule directement sur les 4 étoiles « royales » si ce n’est que le début du zodiaque n’est pas la conjonction saturne-étoile royale mais  un temps antérieur qui correspond symboliquement au printemps par rapport à l’Eté. Le printemps est le moment où le jour l’emporte sur la nuit (arc diurne/nocturne) et l’Eté, le moment où le jour va commencer à perdre du terrain par rapport à la nuit, jusqu’à atteindre l’équinoxe d’automne et ainsi de suite.

Mais rappelons-le, le fait de recourir à une image empruntée au cycle des saisons ne saurait aucunement constituer un argument en faveur du zodiaque tropique. L’historien des textes, des traditions, sait pertinemment ce qu’il faut penser des emprunts qui servent à imager un discours mais qui ne donnent pas pour autant la clef du système. Un savoir ne se réduit pas à ses sources, tout comme une sculpture ne se réduit pas au bloc de matière dont elle est issue. (cf.  P. Monat L’histoire profane de la Bible. Origines, transmission et rayonnement du Livre saint, Ed. Perrin, 2013). Le printemps n’est que la promesse de l’Eté.

Désormais, toute l’attention devra être accordée au moment où Saturne s’approche du début de l’un des 4 signes fixes (ce qui correspond aux signes cardinaux en astrologie sidérale, du fait de l’ayanamsa)

Rappelons que le début de la phase ascendante de Saturne qui est ainsi marqué est caractérisé notamment par des tentatives de plus en plus appuyées d’alliances, d’union, et ce dans tous les domaines et sans aucun cloisonnement qui dépendrait en quoi que ce soit des astres. Pour l’astrocyclologie, la localisation est le fait des hommes et non des astres. C’est là où les meilleurs « relais » humains se trouvent que l’impact cosmique sera le plus intense.

 

 

Jhb

13  11 13

 

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