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Immigration, exogamie, polygamie

Posté par nofim le 13 novembre 2013

 

 

 

Le cas israélien et la question de l’immigration masculine

Par  Jacques Halbronn

 

Nous avons récemment développé  une thèse selon laquelle les femmes étaient plus faites pour les migrations que les hommes.  Si les hommes sont les principaux acteurs du changement temporel, diachronique, des représentations (artistiques, scientifiques, philosophiques),  en revanche les femmes seraient les championnes du changement spatial ‘(exogamie, migration,  expatriation etc.). Deux modes de changement complémentaires mais que la conscience moderne tend à ne plus considérer, ce qui est bien dommage.

Le cas israélien nous intéresse en ce qu’il offre des particularités assez remarquables de par le fait qu’il s’agit, avec le sionisme, d’une entreprise d’immigration qui  place les hommes en situation de migrants (au même titre que les femmes, ce qui conduit à un nouveau paradigme de la migration qui pourrait avoir fait école ailleurs et notamment en France, en ce qui concerne l’immigration maghrébine notamment), d’où notamment le phénomène du communautarisme.

Il ne peut selon nous y avoir d’immigration réussie si les femmes ne rejoignent pas les hommes indigènes, autochtones. donc si toute la famille émigre sans ouverture sur la société d’accueil. Or, dans le cas israélien, mais dès la fin du XIXe siècle, dans ce qu’on appelait alors encore la Palestine (d’où l’Agence Juive pour la Palestine) avant que ce nom ne soit confisqué par le monde arabe pour désigner les habitants non juifs d’Israël et des territoires « occupés », les Juifs n’avaient pas le loisir de s’agréger à un noyau juif  ancré localement de longue date, sauf à envisager des mariages mixtes judéo-arabes assez improbables. Si l’on prend le cas de la France, les  immigrés juifs trouvèrent su place une communauté juive parfaitement intégrée et assimilée à laquelle ils pouvaient s’unir. C’est la rencontre entre Juifs de souche française et Juifs « étrangers ». Or, il n’en fut pas de même pour l’immigration arabo-musulmane en France qui ne bénéficia pas de la même configuration, avec notamment le refus d’adopter des prénoms locaux comme l’avaient fait les Juifs, ce qui ne contribuait évidemment pas à leur intégration.

Notre diagnostic est le suivant : les hommes ne sont pas faits pour la migration et quand ils migrent, ils se comportent comme s’il ne s’était rien passé, s’il n’y avait pas besoin de s’adapter. Ce rôle de l’immigré, ils ne parviennent pas à l’assumer ou ils le font avec toutes sortes de restrictions mentales qui confinent à la (dé) négation au nom du pluralisme religieux, culturel, ce qui conduit inexorablement au communautarisme, au fantasme d’un Etat dans l’Etat.

Dans le cas israélien, l’absence d’un noyau significatif auquel se joindre aura abouti à un communautarisme israélien au sein du monde arabe et ce en dépit de l’adoption d’une langue sémitique laquelle toutefois était déconnectée depuis des siècles par rapport aux langues de la même famille linguistique. Autrement dit, s’il avait existé réellement existé un noyau juif local parlant un hébreu immergé dans l’environnement arabo-musulman, nul doute que les choses auraient été  autres.  On note ainsi que l’exogamie juive des femmes ne pouvait fonctionner puisqu’elle ne pouvait s’unir à des hommes juifs indigènes, et ce d’autant plus que la polygamie ne se pratiquait plus qui était pourtant un vecteur d’intégration assez commode permettant d’accueillir un maximum de femmes quitte à ce qu’à la génération suivante,  du fait des naissances masculines, la proportion d’hommes indigènes augmente sensiblement et progressivement.  On voit que selon nous exogamie et polygamie se complètent heureusement, à partir du moment  outil existe une structure masculine d’accueil et de fécondation.

Les hommes ont vocation à s’enraciner dans un terroir, ce qui va à l’encontre de la condition exogamique des femmes. Même s’ils émigrent, ils transportent avec eux leur ancien enracinement, ce qui crée une situation fausse et bancale. On aura donc compris que l’étude de l’immigration est indissociable du statut de l’homme et de la femme et que la question ne sera pas traitée correctement sans une grille appropriée de la distinction des genres et des sexes. Or, force est de constater que l’ensemble du sujet tend à devenir tabou ? On n’est donc pas sorti de l’auberge. Cela implique en effet de rétablir un fort processus exogamique qui évite le maintien des femmes au sein de leur culture d’origine, ce qui est cause de sclérose car leur mode de changement est externe et passe par la migration sous toutes ses formes. Les voyages forment les femmes. Inversement, les homme qui  ont tenté des expériences d’émigration (« alya », montée)  se sont trouvés devant un dillemme : soit de repartir (« yerida », descente) vers leur pays d’origine ou d’autres pays de même culture, de même langue, soit de se maintenir en vivant une forme ou une autre de communautarisme qui est d’ailleurs un problème majeur de la société israélienne puisque les Juifs qui émigrent en Israël, comme nous l’avions noté dans divers écrits, il y a déjà plusieurs décennies, -et c’est notamment le cas pour les récentes migrations des Juifs de l’ex URSS en Israël- tendent à perpétuer leur culture de départ.

Les mariages mixtes, interreligieux, apparaissent, au demeurant, comme une autre solution pour l’immigration féminine puisque le mariage avec un immigré ne garantit aucunement une  véritable intégration. C’est pourquoi beaucoup de femmes juives  sont tentées d’aller vivre avec des non juifs, d’autant qu’elles ne se sentent aucunement responsables du sort du judaïsme puisqu’elles sont porteuses d’un instinct allant vers le changement spatial. Il est clair que la formule la plus féconde consiste pour des Juifs indigènes de s’unir avec des femmes juives venues d’ailleurs. «  A contrario, la logique de l’homme juif indigène est de maintenir une certaine conscience juive mais en phase avec l’environnement local, quitte à obtenir la conversion du conjoint non juif, vu que les femmes sont très douées pour les processus de conversion.

Plus généralement, il faut repenser toute la politique d’immigration, d’intégration en  freinant au maximum toute migration masculine. Il fait que la France, l’Euro importent avant tour des femmes et que le brasage des femmes au sein même de l’Europe soir considérablement préparé et encouragé de façon à éviter que se constitue un type de femme qui n’a pas été formé par le changement et qui  tend à prendre des postures masculines inconvenantes. Il est malsain pour une femme de s’enfermer dans sa culture, dans son pays d’origine et ce faisant elles n’ont pas une vraie conscience de la condition féminine. Le voyage doit devenir un must incontournable du CV d’une femme cherchant un époux.

 

 

 

JHB

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la vie astrologique 1990-2000 en France

Posté par nofim le 12 novembre 2013

 

Histoire du mouvement astrologique français

Les crises du milieu astrologique dans les années 1990-2010

Par  Jacques Halbronn

 

Si la vie astrologique a existé avant les congrès organisés par Yves Lenoble à partir de  1990, nous allons voir qu’elle ne s’est pas non plus limitée aux activités de celui-ci pendant les deux décennies qui suivirent. Nous en profiterons pour appliquer nos théories cycliques à ce matériau chronologique foisonnant.

. Nous poursuivons nos travaux consacrés à l’  histoire du mouvement astrologique (au sens large, et non par rapport au seul MAU, Mouvement Astrologique Unifié) après ceux consacrés aux crises de 1974 et de 1986 qui impliquèrent respectivement le CIA et le GERASH en centrant notre étude sur la décennie 90 autour du RAO mais en abordant comme d’habitude tout le contexte de l’époque. Chaque fois, nous avons été un témoin assez impliqué dans le cours des événements, ce qui confère à nos propos la valeur d’un témoignage de première main, toutefois étayé, autant que faire se peut, par le recours à des périodiques associatifs, malheureusement trop souvent absents du dépôt légal par la négligence des responsables, même si nous disposons des ressources de la Bibliothèque Astrologique, fondée il y a maintenant une quarantaine d’années, notamment pour certaines archives..

En 1994, le lyonnais  Robert Jourda fonde le Rassemblement des Astrologues Occidentaux (RAO), ce qui montre bien que le CEDRA, fondé en 1986 n’avait aucunement rempli le vide du à l’effondrement du GERASH (cf. notre étude à ce sujet). Sa devise de rassembleur : que pouvez-vous faire pour l’Astrologie ? Mais un an plus tard, une première crise saisit le RAO avec une scission qui conduira à la fondation par Alain de Chivré de la Fédération des Astrologues Francophones (FDAF) qui connaitra des débuts assez impressionnants : congrès de Nantes (printemps 1995 (cf. Guide astrologique 1997, p. 342), campagne Astroculture (fin 1998(cf. infra), parution de la « Lettre des Astrologues. »(Totalement absente du dépôt légal de la BNF), parution d’une traduction française  du  « Primum Mobile » de Placidus de Titis (Ed FDAF, 1998), avec une préface de Giuseppe Bezza et une introduction de Robert Amadou.

 

On trouve de brefs échos de cette crise dans la revue Trois Sept Onze du RAO (nom qui se réfère aux trois signes d’air). Dès le n°1 paru en octobre 95, dans un texte de R. P. Oliva : le RAO  «  s’est doté  de nouveaux statuts suite aux leçons tirées d’une crise surgie au sein du mouvement durant l’hiver 1994 et dans le N°3 (juin 1996) : « Douze mois après les départs d’un certain nombre des fondateurs du RAO original ». Un premier Colloque du RAO se tiendra  à l’automne 1998 à Lyon  sur le thème Astrologie et Psychogénéalogie  (n°12  Trois Sept Onze) mais il faudra attendre trois ans et le début d’un nouveau siècle pour que se tienne un nouveau colloque (3 novembre 2001) sur le thème Astrologie et psycho généalogie. (Trois Sept Onze,  n°23-24-24 bis (sic, p.6).  Mais entretemps, le RAO aura été secoué par une nouvelle crise :

« L’année 2000-2001, lit-on, dans l’Editorial (« C’est dans l’adversité)» aura été une année charnière pour le RAO, année de remises en question sévères, de choix parfois difficiles et de décisions parfois douloureuses » (Trois Sept Onze juin 2001). On n’en saura pas plus de leur part. Mais nous avons d’autres modes de recoupement.

En effet, l’annonce d’un congrès MAU-CURA pour le mois de décembre 2000 « Frontières de l’Astrologie » figurera dans Trois  Sept Onze mais bien plus le RAO, d’ailleurs représenté au Colloque par Franck Nguyen, le directeur de la rédaction de la revue, publiera deux CD du dit colloque (par ailleurs filmé par nos soins) et envisagera une collaboration pour un prochain colloque avec les organisateurs pour 2001 Il est vrai que Saturne se situe, en astrocyclologie, à l’approche de sa conjonction avec Aldébaran..Finalement, cela ne se fera pas et on a vu qu’un nouveau congrès sera programmé pour novembre 2001. On peut donc dire que le Congrès MAU-CURA fut nettement soutenu par le RAO.

A partir de 2008,  la synergie MAU-RAO connaitra, pendant deux ans,  un nouveau souffle dans le cadre de Téléprovidence qui organisera sur Lyon toute une série de rencontres (au Café des Grands Négociants ou au local de Louis Mazuir) en présence d’Yvette Molier, de Robert Jourda, de Franck Nguyen et bien entendu de Mazuir.

Mais l’existence même de Téléprovidence, émanation du MAU (fondé en 1975, donc 20 ans avant le RAO et la FDAF) ne pouvait pas ne pas faire ombrage à la FDAF.  En plus d’un point, les deux structures n’occupaient-elles pas le même créneau ? Toutes deux ne se proposaient-elles pas de recenser un grand nombre de praticiens et ne classaient-elles pas ceux-ci par région, sur la base d’une carte de France que l’on retrouvait à peu près à l’identique sur les deux sites ?  Certes, Téléprovidence était-elle une entité plus tardive que la FDAF mais cela aurait été oublier que le MAU avait publié bien avant la FDAF des guides  astrologiques recensant les acteurs de la « vie astrologique » (1981, 1984, 1994, 1997, tous déposés à la BNF). Cela dit,  bien des astrologues recensés par la FDAF furent contactés pour figurer sur Téléprovidence qui ne se contentait de publier des présentations écrites parvenant dans ses bureaux mais tournait bel et bien des centaines de vidéo à domicile. On ajoutera que le CEDRA de Maurice Charvet assurait également une certaine mission de recension des acteurs de la vie astrologique mais sur la même base minimale que la FDAF si ce n’est que celle-ci apportait son label à ses membres ce qui était pour eux un gage précieux.

En fait, le MAU   n’avait cessé  de  jouer un rôle d’alternative, non seulement par rapport  à la FDAF d’Alain de Chivré mais aussi par rapport aux congrès d’Yves Lenoble (ARRC-Sep hermès) comme en témoigne  assez éloquemment (cf. le Livre Blanc de l’Astrologie) l’année 2004, donc avant  Teléprovidence, ce qui correspondit à une crise du pôle remarquable qu’avait réussi à constituer Lenoble depuis 1990, autour de ses congrès annuels et du Salon de l’Astrologue, qui était codirigé par Francis Santoni, Christophe de Céne et José Gonzalez, trois responsables de logiciels astrologiques. On nous pardonnera pour sous-tendre notre exposé de recourir  à l »’astrocyclon », c’est-à-dire au cycle de 7 ans (Saturne-4 étoiles fixes royales).Saturne  Fin 2004,  c’est la fin d’un cycle de 7 ans, avec Saturne se préparant à entrer en  Lion (cf. nos articles sur ce sujet, sur le blog  nofim), ce qui augure d’un « New Deal », d’une nouvelle donne. Le congrès que le MAU convoque pour le mois de novembre 2004 rencontre un écho inouï, comme si tout le milieu astrologique entendait célébrer dignement les 30 ans (-en présence de Julienne Mullette fondatrice de l’ISAR, qui avait accepté de tenir un congrès à Paris en 1974) du premier congrès de 1974, animé par JHB et d’ailleurs Lenoble lui-même y prendra part. Mais toute rétrospective renvoie aussi à une attente pour le futur et un nouveau protagoniste allait apparaitre, dans les années suivantes, en la personne du Lillois Didier Castille. En juin 2006, donc 18 mois plus tard alors que Saturne est encore au début du Lion, en pleine phase ascendante, il organise dans sa ville une réunion qui connait un assez vif succès et à laquelle d’ailleurs Y. Lenoble participe ainsi que le lyonnais Franck Nguyen du RAO, mais en l’absence du Nantais Alain de Chivré de la FDAF qui ce faisant s’isole. Mais c’est ensuite que les choses prirent une tournure plus dramatique. Lenoble avance son Congrès au mois de janvier 2007 alors qu’il le tenait habituellement au printemps et sans l’appoint du Salon de l’Astrologue. En fait, si nos souvenirs sont bons, déjà en 2004, il n’y avait plus eu que quelques stands dans les couloirs. Or, Castille (proche d’André Barbault) convoque un Congrès auquel s’associe Francis Santoni pour mars 2007, à Paris et auquel Lenoble n’est pas invité (cf. des interviews off sur teleprovidence). Saturne est à 20° Lion, toujours en pleine phase ascendante de l’astrocyclon. Cela n’empêchera pas Lenoble (Sep hermès associé à Catherine Gestas (Source) de tenir ses congrès au printemps de 2008,  puis tous les deux ans seulement en 2010  et 2012 (il n’en est pas prévu cependant pour 2014 si l’on s’en tient à ce qui figure sur le site de l’association Source) mais sans rétablir le Salon de l’Astrologue. Mais on l’a dit un autre phénomène vient changer la donne, la télévision astrologique, autour de Roger Héquet, assisté par jhb (TV Urania(en 2007) puis, à la suite d’un conflit,  de jhb avec téléprovidence à partir de mai 2008, donc dans la mouvance du MAU. (Saturne conjoint à Regulus, début Vierge, pic de l’ascension saturnienne) Quant à Castille, il va préférer se focaliser sur Internet avec son site international De Sphaeris. On rappellera aussi qu’en juin 2000, à Mykonos (Grèce), lors de la phase ascendante précédente,  s’était constituée la FAES (Fédération Astrologues de l’Europe du Sud)  Yves Lenoble représentait la France ,Ernesto Cordero l’Espagne,- et dont l’animateur était le Milanais Dante Valente (congrès de Montpellier 2002), avec un projet très ambitieux de numérisation (dont se chargeait Francis Santoni) des diverses revues astrologiques, dont le but était de faire pendant aux associations astrologiques de l’Europe du Nord (Angleterre, Allemagne, Suisse alémanique etc). Mais rappelons qu’en décembre 2000, un important congrès avait été organisé conjointement par le CURA et le MAU, à Paris. (Saturne fin taureau, proche de la conjonction avec Alderman). Mais saluons l’initiative de la FDAF avec Astroculture (série de manifestations sur les rapports de l’astrologie et de la culture, notamment de la peinture, parfois dans des musées, au niveau national), au début du même cycle de 7 ans (avec Saturne fin bélier, se rapprochant de la phase ascendante en taureau), à la fin de 1998 et qui correspond à un nouvel élan pour cette structure. D’ailleurs en 2000, une des responsables de la FDAF  interviendra au Congrès MAU CURA, Claudine Besset-Lamoine et  Jhb représentera la FDAF au congrès espagnol d’Andorre à l’automne 2001. Le monde est petit !. Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’en cette fin 2013, on se retrouve dans la même configuration (astrocyclon) qu’en 1998  et 2006.

 

 

 

JHB

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Les femmes et le brassage social

Posté par nofim le 11 novembre 2013

 

Les femmes et le nouvel ancrage social

Par  Jacques Halbronn

 

 

Les femmes, selon nous, dépendent considérablement de leur environnement social auquel elles tendent à accorder un rôle déterminant sur leur « destin ». Changer de milieu, c’est aussi changer de vie. Il y a en hébreu un adage qui dit que celui qui change de lieu (maqom), change d’astre et de chance (mazal a les deux sens). Le rapport amoureux ne serait que le moyen pour les femmes de changer le cours de leur existence et même après la séparation éventuelle, cela restera un acquis que d’avoir accéder à un autre ancrage social. Inversement, même si le rapport affectif et sexuel est satisfaisant, cela ne suffira pas pour que l’union  fasse sens, prenne tout son sens, aux yeux d’une femme.

Ce sera donc un atout majeur pour un homme que de pouvoir offrir  à une femme tout un encadrement, un nouvel espace de vie. Un homme seul, sans famille, sans amis, sans un lieu de vie accueillant ne sera pas à la hauteur, quels que soient ses atouts personnels intérieurs, tant la femme est d’abord sensible à l’extérieur. L’intérieur de la personne ne l’intéresse que s’il y a une contrepartie sociale tangible, la possibilité de nouer de nouvelles relations, des contacts enrichissants. L’exogamie ne se limite évidemment pas, en effet, à l’union entre deux personnes mais à l’entrée de la femme dans une nouvelle société, une « tribu », un « clan » dont la diversité même des membres est un facteur plus ou moins excitant. Un homme, pour une femme, ne peut exister seul à ses yeux, c’est tout ce qui vient avec, qui tourne autour qui va jouer et qui évitera qu’elle soit tentée de revenir en arrière. Nouvelle société pour un avenir renouvelé !…

On comprend mieux ainsi à quel point les femmes s’imaginent que le social est un facteur majeur pour l’épanouissement de la personne. Ce faisant, elles sous estiment le poids des facultés personnelles, « intérieures » qui font pendant aux opportunités « extérieures ».

On connait le discours féministe sur le fait que les femmes, par le passé, auraient été handicapées par certains préjugés les concernant, ce qui expliquerait, à les entendre, le si faible nombre de femmes dont le nom a jusqu’à présent été retenu par la postérité et ce dans les domaines les plus divers, allant de la musique à la philosophie, de la peinture aux sciences dures, de la poésie à la biologie, de la haute couture à la grande cuisine, à de rares exceptions près qui ne sont parfois connues qu’en raison de  cette même rareté. Bien des femmes ne sont célébrées qu’au regard de leur combat pour la cause des femmes.

.  Toutes ces considérations sociales apparaissent pour les hommes exceptionnels bien dérisoires étant donné qu’aucune société n’accueille les bras ouverts ceux qui sont porteurs de véritables changements lesquels remettent, peu ou prou, en question  les structures sociales. Nous avons dit ailleurs que le changement pour les hommes venait plus de l’intérieur que de l’extérieur et que le changement de lieu et de milieu ne revêtait pas l’importance que cela pouvait avoir pour des femmes.

Cette notion d’addition est très caractéristique, elle s’oppose à l’autosuffisance notamment dans le domaine culinaire comme si ce qui comptait, c’était ce qu’on ajoutait au produit de départ et non la qualité intrinsèque du dit produit.

En fait, ce que l’on retiendra, c’est que les femmes sont très dépendantes des milieux sociaux qu’elles fréquentent alors que toute avancée implique une certaine distance par rapport à toute attache sociale.  Que les femmes puissent reprocher qu’elles n’ont pas été bien traitées par tel milieu ne saurait pour autant être confondu avec leur incapacité à y échapper. Nul doute, en ce qui nous concerne, qu’une femme vraiment géniale ne puisse être reconnue à sa juste valeur tant le progrès est vital pour l’humanité. Mais ne jouons pas sur les mots en affirmant que le progrès consisterait précisément à accorder aux femmes l’égalité non pas seulement de droits mais de capacités avec les hommes. C’est là un argument spécieux qui vise à  dire que les femmes font avancer l’humanité du fait même qu’elles pourraient y jouer un rôle plus central.

Selon nous, les femmes sont un élément intéressant pour une société quand elles sont des étrangères, avec  ce que cela peut impliquer de décalage. Elles peuvent ainsi jouer un rôle à l’échelle des sociétés plus que des personnes. Quand une société doit s’ouvrir à de nouveaux venus, c’est pour elle une façon d’échapper à un risque de sclérose.  Cela vaut pour les enfants qui naissent mais aussi pour les femmes venues d’ailleurs. Le problème est plus grave, on l’a déjà dit dans d’autres textes, quand ce sont les hommes qui sont étrangers et qui n’ont pas le même contrat social, les mêmes  attentes à l’égard de la nouvelle société, car ils sont plus autonomes. Il est temps de distinguer de façon très nette entre l’immigration masculine et l’immigration féminine. La première est novice, la seconde est positive, et ce pour les deux parties. D’ailleurs les lois ont longtemps favorisé l’intégration des femmes en leur imposant le patronyme de leur époux et en faisant disparaitre, en occultant le leur d’origine. (« Née… »). Il était tout à fait normal de recevoir l’étrangère. Mais que pouvait-on faire d’un étranger mâle ? On risquait alors de  basculer dans le communautarisme, avec la perpétuation dans le pays d’accueil des mœurs, de la religion voire de la langue du pays d’origine. Nous avons également récemment souligné que le féminisme empêchait d’instaurer une discrimination dans ce sens et que ce n »tait point là son moindre défaut.  L’exogamie reste une donnée fondamentale de notre civilisation, l’endogamie doit être un tabou au même titre que l’inceste. Les femmes doivent impérativement être au cœur du brassage social, c’est leur fonction principale et cela vaut non seulement d’un pays  à l’autre, mais d’une couche sociale à l’autre. En ce sens, il est en effet souhaitable que les femmes bénéficient de l’ascenseur social mais il est tout aussi clair que le monde de la création, du génie se situe par-delà les enjeux purement sociaux et resteront largement inaccessible aux femmes…

 

 

 

 

Jhb

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Cuisine et société

Posté par nofim le 11 novembre 2013

 

 

Alimentation et cyclicité

par Jacques Halbronn

 

Pour nous, l’aliment le plus remarquable est certainement le fruit

Que l’on pourrait qualifier de divin du fait de son autosuffisance

Étant à la fois solide et liquide, produisant sa propre essence alors que la plupart des légumes ont besoin d’un ajout évidemment extérieur (sauce, sel, cuisson etc.). Le fruit est donc complet. Le fruit incarnerait ainsi une certaine supériorité, un idéal difficile à atteindre, un absolu.

Certains hommes supérieurs sont comparables à des fruits bien mûrs et sucrés mais les fruits suivent le rythme des saisons et à certaines périodes ils font défaut, comme c’est le cas, par exemple, du raisin dont on perpétue le goût en produisant du vin, du jus comme pour d’ailleurs la plupart des fruits, sans parler des compotes, des confitures, ce qui exige notamment une addition de sucre. Il y a donc en cas de manque des succédanés. On songe aux tartes, aux gâteaux et à d’autres compositions qui exigent de la farine (issue de céréales) ; soit des mets de substitution pour temps de pénurie.

Il y a là une parabole intéressante que celle qui tourne autour du fruit que l’on peut prendre au figuré (rappelons le « fruit des entrailles » de la vierge, ce qui désigne Jésus).On a l’adjectif  fructueux, le verbe fructifier. Il y a certainement l’idée d’une cyclicité puisque le fruit n’est pas disponible en permanence, c’est un produit dit de saison ;

Les hommes supérieurs sont aussi « de saison », ils ne sont pas en permanence en possession de tous leurs moyens, ils ne sont pas toujours autosuffisants et comme les fruits, il convient alors de les accommoder pour compenser, pallier leurs manques, pour donner le change. Tout idéal génère des contrefaçons ;

En basse saison des fruits les plus gouteux et les plus juteux, il faut bien se contenter de pis allers, du fait d’une certaine pénurie ; Au lieu d’un produit « naturel », on aura à la place quelque chose d’artificiel, qui n’en aura pas les mêmes vertus mais qui en évoquera l’arôme (comme ces yoghourts aromatisés). Le gout du fruit sera ainsi mélangé avec quelque liquide : eau, lait, ce qui peut exiger une préparation sophistiquée en comparaison des fruits qu’il n’y a plus qu’à cueillir. Le fruit serait laissé à lui-même de l’ordre de la nature et quand il sert à »trafiquer » d’autres produits plus vils, de l’ordre de la culture. Voilà pourquoi notre rapport au sucré n’est pas sans ambivalence puisque quand on organise une réception, on préférera souquent offrir des produits travaillés que de « simples » fruits du marché qui n’ont fait l’objet d’aucune « cuisine », d’aucune « préparation ». De même en ce qui concerne notre façon de « traiter » les personnes, nous préférons souvent ce qui est complexe à ce  qui est simple, un orchestre à un soliste, un lecteur à un improvisateur, du réchauffé plutôt que de la nouveauté qui n’aurait pas été filtrée, agrémentée, assaisonnée, l’artificiel au spontané. Nous adorons la spontanéité feinte, celle qui est « bien jouée » à force  de répétitions…

Pour nous qui nous consacrons aux questions de cyclicité, nous intéresse les périodes de retour des fruits comme celles de leur déclin qui prépare leur absence. Même si de nos jours, il n’y a plus de saison et que l’on puisse importer des produits de l’autre hémisphère – (comme du Chili, en hiver)

Imaginons que l’on ait commencé à s’habituer, à se résigner à une absence de fruits frais et qu’ils réapparaissent peu  à peu  sur le marché, comment réagiront ceux qui ont fait fortune en vendant des produits à base de farine, exigeant une certaine cuisson ; Rivalité entre le boulanger-pâtissier et le cultivateur vendant les récoltes de son verger.

Transposons en passant des fruits aux humains. Il y a les hommes –fruits et les hommes –gâteaux ou tourtes en concurrence sur le marché du travail. Les uns sont créatifs –ils secrètent leur propre jus  alors que les autres  sont bourratifs (malbouffe) et ont besoin de mélanges, de concoctions, ils ont pour cela besoin d’une certaine habileté, d’ingéniosité faute de génie. Ils vont devoir céder le pas pour quelque temps aux vrais produits. Mais tout cela n’a qu’un temps et ils n’ont plus qu’à attendre. Tôt ou tard, la saison des fruits tirera à sa fin, les fruits se feront rares et leur qualité déclinera, décevra et le public se retournera vers des produits moins nobles mais en tout cas fiables, constants et qui tiennent au ventre même si ce ne sont là que des artifices. Ajoutons que les fruits se conservent mal, peuvent tâcher, ce qui joue sur leur prix alors que les biscuits de toutes sortes (cf. la madeleine de Proust) sont plus durables, n’ont pas de date de péremption. On a dans le salé, la même dualité entre les viandes et les légumes. Faute de viande fraiche, on inventera une « table du pauvre » assez lourde,  à base de pâtes, d’haricots blancs, de pommes de terre,  de chou, d’aubergine, de semoule etc. qui serviront de garniture ou de farce  à quelques saucisses dont le contenu carné est plus ou moins douteux.

On en arrive à ce paradoxe : plus le produit est vil et plus il exige de préparation et cela vaut aussi pour les personnes : plus l’individu est médiocre, plus comptera son éducation, sa formation, son savoir-faire.  On ajoutera que le créatif peut se permettre d’être solitaire- il attend d’abord de sa sève intérieure- alors que celui qui n’a en lui rien de très intéressant  devra davantage se socialiser et apprendre à jouer collectif, se procurer de bons outils, attendre un coup de pouce (de piston) pour réussir.  L’un est dans l’être, l’autre dans l’avoir, l’un se situe en amont, l’autre en aval, l’un sera émetteur, l’autre récepteur et transmetteur. L’un montrera ce qu’il sait faire, l’autre ce qu’il a appris.

 

 

 

JHB

11  11 13

 

Publié dans ASTROLOGIE, DIETETIQUE, ECONOMIE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Dérivation interne et dérivation externe: une nouvelle approche des langues

Posté par nofim le 10 novembre 2013

 

 

Linguistique et politique. La notion de dérivation externe.

 

Il est temps que l’on  cesse  d’isoler les langues les unes des autres ; On prendre deux exemples : le cas israélo arabe et le cas franco-anglais.

En principe, l’adoption de l’hébreu comme langue officielle de l’Etat « hébreu » aurait dû constituer un gage d’intégration dans la région pour ce « Foyer Juif » promis par la Déclaration Balfour puis par la SDN à Genève. En effet, l’hébreu est une langue dite sémitique comme l’arabe. Il y a des milliers de mots en commun ou qui ne diffèrent que superficiellement. Il eut peut être même été judicieux de prendre l’arabe comme langue de l’Etat tant pour les Juifs que pour les Arabes  (chrétiens ou musulmans). En tout cas les passerelles entre les deux langues ne manquent pas ; Or, sur le terrain, tout semble se passer comme si ces deux langues étaient totalement étrangères ‘l’une à l’autre. Il est vrai que les ressemblances n’apparaissent nettement que lorsque l’on connait les deux langues et mieux on en connait une mieux l’on passe à l’autre. La plupart des Israéliens ne maitrisent aucunement la dynamique de passage entre les deux langues. En fait, il faudrait pour le moins des cours traitant des intersections entre les deux langues, c’est à dire expliquer en quoi consistent les différences. Le problème, c’est que le niveau de connaissance de l’hébreu par les Israéliens eux-mêmes est assez  médiocre, ce qui de fait ne facilite pas les rapprochements.

Si l’on passe au cas franco-anglais, la conscience des similitudes entre les deux langues n’est pas non plus si répandue que cela. Cette fois, les deux langues sont liées par la volonté des Anglais de se franciser en empruntant un nombre considérable de mots qui sont le plus souvent conservés dans leur orthographe d’origine, tels quels. De nos jours ces deux langues sont le plus souvent considérées comme différentes plus en tout cas qu’entre langues dites latines. Or l’anglais est une langue fortement francisée, donc latinisée. De tels clivages supposés  nuisent à l’unité linguistique des deux zones  majeures que sont l’Europe et le monde arabe, et au désenclavement géopolitique tant d’Israël que du Royaume Uni.

L’introduction de la linguistique au lycée serait aussi bénéfique qu’a pu  l’être celle de la philosophie laquelle est fortement liée à la sémantique. (cf. notre étude sur Linguistique et Astrologie sur le blog Nofim). Les modes de passage d’un mot d’un espace linguistique dans un autre obéissent à des règles qu’il faut connaitre comme on connait les règles de dérivation au sein d’une langue.

On pourrait opposer dérivation interne et dérivation externe. La dérivation interne concerne la façon dont une langue s’organise (phonologie, morphologie etc.) alors que la dérivation externe concerne la façon dont une langue se diversifie d’un espace linguistique à un autre, comment elle se modifie, se transforme au point de donner ‘l’impression d’une différence radicale tout à fait factice, qu’il s’agisse de l’écrit ou de l’oral Il est clair qu’un mot qui se prononce différemment, qui se conjugue autrement ne saurait égarer, tromper le chercheur et lui faire prendre des vessies pour des lanternes. On pourrait en fait parler de vol, de plagiat lexical non plus à l’échelle d’un auteur mas d’une collectivité.

On peut ainsi observer en quoi les langues sémitiques différent entre elles par telle ou telle variant, par une consonne supprimée au début, par exemple et il en est évidemment de même entre langues latines ou latinisées (francisées). Ce champ interlinguistique doit être étudié de beaucoup plus près qu’il ne l’aura été jusqu’à présent.

La capacité à effectuer des rapprochements entre des mots de langues différentes est un excellent exercice pour l’intellect qui ne peut que combler le fossé entre les peuples. Il s’agit de développer une certaine intercompréhension plus que d’apprendre à parler des langues étrangères. Ce qui compte, c’est de se comprendre entre langues voisines, cousines. Cela entre dans le cadre d’une linguistique du signifiant qui doit être réévaluée par rapport à une linguistique actuellement dominante du signifié. Certes, la connaissance des synonymes peut contribuer à l’intercompréhension par la conscience des équivalents mais il nous semble prioritaire de travailler à partir et sur les racines communes, sur les ressemblances formelles – donc au niveau du signifiant. Nous préconisons donc la production de passerelles interlinguistiques qui feront plus appel  à l’intelligence   qu’à la mémoire.

Ce nouveau type d’ouvrage pourrait être qualifié de « conversion linguistique ». Comment convertir le français  en anglais, le français en italien. Autrefois, le public connaissait et pratiquait certaines règles de ce type : on savait que Leonardo devenait Léonard, (comme dans Léonard de Vinci)  et l’on pouvait ainsi voyager, faire des allers retours entre deux langues, dans un sens, puis dans l’autre et cela pourrait se faire très jeune comme une sorte de jeu, de sport cérébral. On savait aussi autrefois parler français en recourant à divers accents, ce qui permettait de suivre à la trace un mot même légèrement déformé oralement. Il semble que la connaissance de cette circulation ait plutôt décliné au cours des dernières décennies, et cela s’est fait au prix de clivages renforcés probablement en raison d’une certaine idée, selon nous dépassée, que les professeurs de langue se font de leur mission.  Désormais, l’on attendra d’eux moins de quête de  perfection et plus de fluidité de langue   à langue, à commencer par la langue de départ dans son rapport à la langue d’arrivée. Il s’agit avant tout de se (faire) comprendre entre locuteurs d’espaces linguistiques différents et non de parler la langue de l’autre, que ce soit à l’écrit ou à l’oral. Il est par ailleurs évident que certaines langues communiquent très mal entre elles, pour des raisons historiques évidentes mais dans ce cas,il faudra partir d’une autre langue plus ou moins bien connue des éléves, comme le français ou l’arabe, ce qui leur servira de tremplin pour passer vers une nouvelle langue..

 

 

JHB

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Les femmes et les planétes du changement

Posté par nofim le 10 novembre 2013

 

Uranus et la question du changement au féminin

Par Jacques Halbronn

 

 

 

On s’interroge sur la place exceptionnelle que la planéte Uranus aura fini par  occuper dans l’arsenal de l’astrologue en ce début de XXIe siècle. Ce n’est que récemment que nous pensons avoir élucidé une telle bizarrerie systémique.

Bizarrerie, en effet, on nous l’accordera, quand on songe que cet astre n’a été découvert (par Herschell)  qu’en 1781, il y a donc un peu plus de 200 ans alors que l’astrologie est vieille de plusieurs millénaires…

Bizarrerie puisque les astrologues du XIXe siècle (cf. La vie astrologique, il y a cent ans, ed Trédaniel, 1992) lui ont attribué une fonction de changement, probablement en  raison de la Révolution Française et de l’Empire napoléonien, puisque ces astrologues étaient pour la plupart Anglais, les astrologues français ne s’intéressant guère à l’époque à cette transsaturnienne, complaisamment offert aux astrologues de l’époque par les astronomes, avec un surnom mythologique de surcroit…

Comment donc une notion aussi cruciale que celle de changement aurait-elle pu être ignorée par la tradition astrologique antérieure ? Est-ce que les révolutions, les conjonctions n’étaient pas par elles-mêmes signes de mutation et le mot ‘ révolution n’est-il pas lui-même directement emprunté à l’astronomie comme l’idée d’un retour?

Nous insistions jusqu’à présent sur le fait que les changements de phase, de signe, étaient par eux-mêmes « uraniens » et que l’on n’avait donc nul besoin d’une planéte spécifique pour annoncer le changement. Mais quelque part, l’argument ne semblait pas faire mouche comme si les astrologues avaient vraiment besoin d’une planéte particulière ! Mystère !

Or, récemment, en écrivant sur la psychologie féminine, il nous semble que nous avons probablement trouvé la réponse. Selon nous, en effet, il y a des gens pour qui le changement relève d’un processus interne et d’autres pour qui le processus serait plutôt externe. Si le processus est interne, le changement est simplement le fait que les choses suivent leur cours, phase après phase  En revanche, si le processus est externe, cela signifie que le changement n’est pas inhérent au cycle mais qu’il vient en quelque sorte interférer, comme une sorte de deus ex machina, ce qui semble tout à fait convenir à Uranus, une planéte dont le cycle vient croiser celui des autres planètes, et interfère avec leur cours « normal ».

On voit donc s’affronter autour de la question d’Uranus deux « philosophies » de la vie, l’idée d’un changement externe étant selon nous typiquement féminine et de fait les femmes vont être de plus en plus nombreuses à s’inscrire dans la « sphère » astrologique, à partir du XVIIIe siècle alors même que l’astrologie  tendra à être de plus en plus délaissée, sinon méprisée, par les hommes.

Pour les femmes en effet (cf. notre récent texte sur le blog « nofim »), le changement vient d’ailleurs. Il est apporté par un « intrus », un « aventurier » qui les entraîne vers de nouveaux horizons. En fait, Uranus, c’est l’homme pris comme symbole d’une promesse de changement de mode de vie (Madame Bovary) alors que le « septénaire » représenterait le train-train dont on voudrait s’échapper. D’où l’importance accordée par les femmes astrologues aux « nouvelles » planètes censées annoncer des temps nouveaux, c’est-à-dire un changement notamment de la « condition féminine » et en ce sens  féminisme et prophétisme font bon ménage comme dans les années cinquante communisme et astrologie mondiale (cf.  D’André Barbault « 1964.La crise mondiale de 1965, Ed/ A/ Michel, 1963), tout prophétisme tendant à être militant et étant vecteur de propagande (y compris l’annonce de l’ère du Verseau, bien entendu)

..Les femmes ne veulent pas d’un changement  « habituel » mais d’ »un changement exceptionnel pour des temps nouveaux, pour une humanité nouvelle. Faute d’espérer que cela vienne des hommes, elles comptent bien que cela leur tombera du ciel (ce qui est le nom même d’Uranus, en grec)

Autrement dit, pour les femmes, toute forme de divination tourne autour d’un changement de la donne et cela est fonction d’une rencontre, d’un événement imprévisible mais dont Uranus serait en quelque sorte l’agent, qui permettrait de changer de vie. En ce sens, l’astrologie transsaturnienne serait essentiellement féminine et convient très bien à des auditoires constitués de femmes à 95%, même si cela n’est pas pleinement conscient, mais constitue un message  subliminal.

.Revenons un instant sur notre étude sur les femmes et le changement, sur cette attente du « prince charmant », qui incarnerait un basculement du cours « normal » des choses, ce cours normal étant celui d’une astrologie s’arrétant à Saturne.(comme c’est le cas de l’astrocyclologie mais aussi des travaux statistiques de Gauquelin).

Considérons l’acte sexuel(coït). L’homme laisse sa semence en la femme, il est intrusif, il bouscule son existence, son statut, son environnement du fait de l’émergence des enfants, d’une nouvelle famille, de rechange dans laquelle la femme va devoir entrer. Tout cela est très « uranien », rien ne sera plus comme avant  Paradoxalement, l’homme pénètre en la femme mais ce faisant il l’entraîne dans son monde à lui, il la fait sortir du monde qui était le sien jusqu’alors. Il y  a eu annexion, conquête du territoire féminin par l’homme Uranus, on notera cette finale en « us » hypermasculine comme « Animus »…

On trouve donc autour d’Uranus deux conceptions de la vie bien distinctes et donc des approches différentes de la prévision. Pour les tenants du changement structurel, point besoin d’Uranus pour marquer les péripéties de l’existence, Saturne suffit à la tâche puisque son cycle  prévoit en soi des changements, ce qui est lié notamment aux aspects de Saturne à  tel ou tel repère cosmique. Mais pour les tenants du changement « conjoncturel », c’est Uranus qui devient le moteur, d’autant qu’il est la planéte dont on ne se doutait pas de l’existence, l’astre inattendu et il est donc normal qu’il personnifie la surprise. On peut certes imaginer une astrologie uranienne qui ferait pendant à une astrologie saturnienne avec un cycle trois fois plus long  (84 ans), ce qui est tout de même assez paradoxal pour représenter un changement soudain, ce qui semblerait bien plus adéquat pour la Lune ! Mais force est de constater que de nos jours,  il y a comme une confrontation mise en scène entre l’astrologie du septénaire et celle des trois « fées » transsaturniennes, qui sont en fait trois modalités uraniennes, quand on y pense, toutes trois dotées de pouvoirs redoutables : Uranus, Neptune et Pluton ;Tout se passe comme si ces trois astres (invisibles à l’œil nu et inconnus de l’Antiquité mais on notera que ce sont des dieux et non des déesses.) étaient des messagers du futur intervenant dans les affaires de l’Humanité présente et annonçant l’avènement d’un nouvel ordre qui mettrait à bas  le monde masculin..

Il est vrai que s’il existe une humanité portée par les signaux saturniens, une grande part de l’Humanité subit la domination d’une élite qui en fait à sa tête. Il est donc rassurant que le monde peut aussi compter sur ces trois astres nouveaux venus à la conscience scientifique  de l’Humanité, ces astres qui peuvent éventuellement défaire, détruire, en tout cas menacer les constructions de l’establishment saturnien machiste, par le terrorisme par exemple. Ces trois planètes – dont une d’ailleurs a été déclassée-rappellent en tout cas les idéaux révolutionnaires et leurs répercussions, avec une nouvelle planéte par siècle, comme un processus qui suivrait inexorablement son cours, d’autant que l’existence de l’astrologie apparait comme un pied de nez à la science masculine.

 

JHB

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Adolf Hitler au prisme de l’astrocyclon

Posté par nofim le 10 novembre 2013

 

 

 

Les guerres mondiales au prisme de l’astrologie

Par Jacques Halbronn

 

Dès 1939, la conviction d’un échec collectif  subi par les astrologues sinon  par l’astrologie était avérée. Dans le  N°37  octobre Novembre 1939 de « Sous le Ciel », publication du Collège Astrologique de France, on pouvait lire :

« La Guerre Sa leçon. Son destin »

« Le premier bateau torpillé : le bateau de l’astrologie scientifique

« La fantaisie insoutenable que l’on présente au public sous le vocable d’astrologie scientifique vient de faire faillite, cruellement, irrémédiablement/ Seul notre Collège (…) avait vu la guerre dans les configurations de 1939/ (…)Une revue d’astrologie qui se déclare modestement et confraternellement « le seul organe de la pensée  astrologique traditionnelle en France » écrit  dns son numérp de septembre-octobre, en caractères gras : « Ce numéro paraissant  aux heures troubles doit apporter  un apaisément  car la guerre mondiale n’est pas inscrite dans le ciel d’Europe »

 

°En 1946, le Bulletin du CIAS – (Centre International d’Astrologie Scientifique) annonçait la création d’une section d’astrologie mondiale sous la direction d’Armand Barbault (et non d’André) dont le plan de travail consistait à essayer de comprendre astrologiquement ce qui s’était passé au cours des dernières années. On sait que pour André Barbault, cela deviendra une hantise qui le poursuivra pendant 20 ans jusqu’à la publication des Astres et l’Histoire censé laver l’honneur de l’astrologie. Que devons- nous en penser alors que l’on s’apprête à célébrer le centenaire de 1914 ?

Selon nous, le problème est mal posé et l’on aura mis ainsi délibérément l’astrologie en situation d’échec pour des raisons qui restent à analyser.

Il nous semble d’abord que le souvenir de la « Grande Guerre », celle de 14-18 aura pesé immédiatement sur les esprits au point que dès 39, alors que la France n’a pas encore été envahie et que les Etats Unis ne sont pas encore en guerre, on parle déjà de « guerre mondiale », ce qui était alors encore prématuré.

Au regard de l’astrocyclologie, nous aurions pu prévoir de longue date  un « rebond » de la dynamique hitlérienne avec Saturne sortant de sa phase descendante, à la fin du bélier (un des quatre signes cardinaux qui marquent la phase descendante de l’astrocyclon), ce qui ramenait peu ou prou à la configuration de 1933 lors de l’accession de Hitler au pouvoir, en tant que chancelier. Entre ces deux phases ascendantes, il y aura eu des moments moins  brillants et justement la question était de savoir si Hitler, comme beaucoup le pensaient (et les astrologues ne faisaient bien souvent que s’en faire l’écho) allait »transformer »son essai, avec une »deuxième chance » ou bien s’enfoncer toujours plus…

La chance des astrologues aurait été d’annoncer un renversement de tendance qui permettrait à Hitler de montrer, si l’on peut dire, ce qu’il savait faire, ce dont il était capable et en ce sens, il n’est pas faux que le destin de l’Europe aura dépendu d’un très petit nombre d’acteurs, ce qui n’est nullement une raison pour dresser le thème de Hitler avec ses transits ou ses directions..

Jusqu’en 39, on pouvait penser que Hitler se limitait à des enjeux régionaux et pangermaniques (Sudètes, Autriche ‘Anschluss (Munich), bref à un nationalisme forcément géographiquement limité par l’Histoire.

Mais dès le mois de juillet 39, Saturne faisait une incursion dans le signe du taureau, se rapprochant donc de l’étoile fixe Aldébaran, d’environ 30°, ce qui correspond au « signal » de phase ascendante, avec une montée en puissance. Il était donc prévisible, selon l’astrocyclo, que l’Allemagne nazie allait dominer sous la férule de Hitler, parce que les mêmes causes produisant les mêmes effets, mais pas forcément avec la même intensité – on peut parler d’un processsus en spirale – ce qui avait été favorable en 32-33 le serait à nouveau en 39-40, sept ans plus tard. Mais on aurait pu remonter plus haut et observer qu’en 25’-26 Hitler avait conquis ses galons de grand leader politique sur la scène allemande. C’est ainsi (cf.   constitue l’occasion de la mise en scène de ce succès : selon les statuts du parti, Hitler est confirmé à sa place de dirigeant du NSDAP; mais surtout, par un cérémonial centré sur la personne du Führer, le rassemblement fournit l’occasion de prestations de serments de soumission et d’allégeance à la personne de Hitler, Führer du NSDAP », le parti « nazi » (national-socialiste) »,

De là à parler de guerre mondiale, alors que les affrontements avec la France et l’Angleterre se limitaient à la Scandinavie (Narvik) et que la Russie de Staline – autre personnage porté par la phase ascendante toit comme  d’ailleurs Mussolini  c’était aller un peu vite en besogne. D’autant qu’en 39, qui se serait douté que la France se laissa dominer comme ce fut le cas ? On pouvait alors supposer une nouvelle guerre de tranchées avec ses millions de morts (Verdun) alors que ce ne fut nullement le cas, une grande partie des victimes seront des  civils (Shoah). La frontière passerait désormais à la mer (la Manche) et ne serait plus  continentale.

»  Résumons-nous, il est inexcusable que les astrologues n’aient pas prévu ce dont Hitler était capable. Ils n’ont pas eu une vision cyclique de son destin politique. Il ne pratiquait pas le cycle de 7 ans. De là  à prévoir que les choses finiraient par prendre une telle ampleur, certainement pas et on ne leur en demandait pas tant. C’est d’abord des leaders que l’astrocyclologie doit traiter, le reste ne fait que suivre et dépendre.

Il eut probablement été plus sage, dans ces conditions, de ne pas répliquer aux provocations polonaises d’Hitler au lieu de lui déclarer la guerre, ce qui lui ouvrirait un boulevard le moment venu pout s’en prendre directement à la France au point de commencer par elle avec les résultats que l’on sait.

Pour savoir qui pouvait être « porté «  par la phase ascendante de l’astrocyclo il suffisait de regarder le passé et voir qui avait profité de son précédent passage en choisissant parmi les leaders ceux dont cela avait été le cas. Mais on est là dans l’uchronie puisque l’astrologie de l’époque en était encore dans sa période « pré-coperniciennes », engoncée dans ses épicycles.

En se focalisant non pas sur le causes mais sur les effets, André Barbault allait faire fausse route un peu  comme quand quelqu’un fait des statistiques sur les morts d’un accident de la route. Barbault allait faire d’un processus cyclique banal en soi, se produisant tous les sept ans, un super-événement et rechercher d’autres super-événements à commencer par la Première Guerre Mondiale

On dira petites causes et grands effets : Saturne progresse dans le Zodiaque, évènement qui passe évidemment totalement inaperçu, même au regard de l’astrologie « scientifique ». Ce mouvement est perçu subconsciemment- et de façon en quelque sorte hypnotique- par une toute petite minorité qui y trouvent une nouvelle impulsion pour rassembler et donc pour se situer, par là même, au centre. Et le processus va suivre son cours.

Ce qu’il faut comprendre c’est que même si les configurations sont analogues, les effets peuvent sensiblement varier. Hitler n’était pas en 26 ni en 33 capable de faire ce qu’il a réalisé en 39-40. Ce n »était pas encore le moment au regard de sa carrière.  Par ailleurs, s’il n’y avait pas eu un Hitler en Allemagne, en position de chancelier, les choses auraient certainement pris une toute autre tournure. Si l’on écoute Barbault, on a au contraire l’impression qu’Hitler n’est jamais qu’un épiphénomène, ballotté par les grandes conjonctions astrales et notamment le fameux « indice » concocté par les soins de Barbault. Ceci explique d’ailleurs l’échec de l’indice de Barbault pour les décennies qui suivront la parution du dit indice en 1967 (bientôt 50 ans !) car les rendez-vous exigent deux partenaires : les astres mais aussi les hommes et si les deux ne sont pas présents, cela ne marche pas, les astres sans les hommes sont aussi impuissants que les hommes sans les astres. Tels sont les termes de l’Alliance. Si Napoléon n’avait pas servi en France – ce qui dépendit du sort de la Corse à la fin du XVIIIe siècle-l ‘histoire de l’Europe eut pris un autre visage. C’est l’homme fort qui focalise l’impact céleste sur le plan géographique, mais aussi au niveau d’une entreprise, d’un domaine d’activité et non les astres eux-mêmes qui n’y peuvent mais. Que l’on cesse, une fois pour toutes, ce petit jeu consistant à attribuer un cycle planétaire à un pays ! Explore le passé des hommes d’un point de vue cyclique permet de déterminer leur avenir  mais ce passé n’est plus le thème natal ni les transits mais leur curriculum vitae (CV), tel est le vrai travail qui incombe désormais à l’astrologue lequel ne devrait jamais traiter d’une biographie sans l’avoir « cycliciser », ce qui exige un important travail préparatoire qui ne se limite plus à l’obtention d’un extrait d’acte de naissance auprès de quelque mairie comme le croyait la génération d’un Didier Geslain.. En réalité, l’échec de 39 n’en était pas un au regard des effets, mais il était bel et bien le symptôme d’un dysfonctionnement de la cyclicité astrologique. Et force est de constater que près  de 80 ans plus tard, la grande majorité des astrologues n’en a toujours pas tiré les vraies leçons et peut tout aussi bien demain faire le même constat d’impuissance qu’en 39. Elle n’est pas plus avancée. Or, en cette fin 2013, alors que Saturne « transite » le signe du scorpion, nous sommes en début de phase ascendante comme en 33 et comme en 39.  Qui serait susceptible d’occuper une place dominante sur l’échiquier mondial. ? On ne parle pas ici nécessairement de guerre (on ferait là complétement fausse route), il peut tout aussi bien s’agir de paix (et d’ailleurs dans le cas de Hitler, paix et guerre en arrivent à se confondre, d’où la collaboration). Cela aura été la grand erreur épistémologique de Barbault que d’opposer guerre et paix alors que la vraie dialectique est celle de centralité et de dispersion, à l’instar d’ailleurs de sa courbe de « concentration », de conjonction qu’il aura surinterprétée !

 

 

 

Jhb

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Evolution de la déontologie astrologique au XXe siècle

Posté par nofim le 10 novembre 2013

 

 

 

Us et abus des codes de déontologie en milieu astrologique

Par  Jacques Halbronn

 

De quand datent les premiers codes de déontologie astrologique ? Il nous apparait que leur lecture est très révélatrice de ce qui constitue le cœur de leur savoir-faire pour les praticiens de l’astrologie ?

Un des premiers exemples recensés est celui que le CIA prôna lors de sa fondation mais qui semble n’avoir pas été réédité au-delà de la fin des années 40.

Engagement d’honneur

« A souscrire aussi bien par les Membres anciens que par les nouveaux candidats à l’admission du CIAS (sic)

« J’accepte de n’utiliser sous aucun prétexte ma qualité de membre de cette Société à des fins publicitaires

« Une opinion ou jugement astrologique fondé ne peuvent être rendus que d’après l’étude approfondie d’un thème généthliaque d’Astrologie naturelle, c’est à  dire  représentant l’état du ciel vrai  avec toutes les planètes etc. » (Assemblée Générale du 23 aout 1947, Chaville (S & O)  article 10 des statuts)

 

On retrouve quelques années plus tard un texte assez semblable  dans les Buts et objectifs  de l’Académie  Mondiale  d’astrologie, dans la revue Astrodicée (n°14  avril juin 1955), d’obédience néromanienne (Collège Astrologique de France)

 

Code d’honneur de l’AMA.

« Je reconnais qu’une consultation astrologique précise ne peut être honnêtement rendue en se référant à la vie d’un être humain si elle n’est pas basée sur un horoscope établi d’après l’année, le mois, le jour et l’heure de naissance …. J’accorde de ne pas donner une telle consultation sans ces renseignements à moins que l’horoscope n’ait été rectifié par une méthode astrologique reconnue.

J’accepte de ne pas introduire dans mes consultations des déductions verbales ou écrites contraires à la science de l’astrologie et qui ne seraient pas basées sur la carte du ciel ou le thème de vie (sic) du sujet. (…)J’accepte de ne pas user de mon appartenance à l’AMA pour en faire une publicité tapageuse « 

 

Le contraste est considérable avec les codes de déontologie actuels parus  au milieu  des années 90, cinquante ans plus tard, au RAO et à la FDAF. La nécessité de se référer au thème natale n’est plus mise en avant et l’énoncé des compétences requises n’aurait certainement pas satisfait ni rassuré nos confrères des années 40-50.

Au RAO,  le « Code de déontologie pour les astrologues »  indique que si l’astrologue « enseigne, il connait la Tradition astrologique ». Mais s’il n’est que conseiller « il possédé une formation psychologique suffisante et se connait assez pour identifier et contrôler les phénomènes de projection et de transfert ».

A la FDAF, le code de démontage stipule :

Art. 5: L’astrologue (membre de la FDAF) ne peut faire usage de l’astrologie que dans une optique d’aide et de compréhension d’autrui (priorité étant donné à la personne plutôt qu’à la technique).Il proscrit toute pratique ayant trait à la superstition. Il ne doit profiter en aucune manière de la confiance et du pouvoir dont il est investi par son consultant. Il est soumis au secret professionnel.

Art. 6: L’astrologue (membre de la FDAF) respecte le principe de limite des compétences et n’hésite pas à orienter vers des professionnels spécialisés (psychiatres, psychologues, thérapeutes…). En l’hypothèse d’un doute quelconque, il doit toujours, dans sa pratique, s’entourer d’avis éclairés. Il s’interdit de faire des actes médicaux.

 

L’évolution de la mentalité des astrologues entre la moitié du XXe siècle et sa fin (et le début du siècle suivant puisque ces codes sont toujours mis en avant par les dites associations) est assez flagrante. On ne se réfère plus explicitement au devoir de s’en tenir aux seules données du thème natal. Si l’enseignant, selon le RAO, doit quand même s’y connaitre en astrologie – puisque c’est ce qu’on lui demande de délivrer, en revanche, le conseil est surtout censé se comporter en psychologue responsable et compétent. Les astrologues de l’An 2000 sont beaucoup plus décontractés par rapport au contenu du savoir astrologique que leurs ainés. Cela ne signifie d’ailleurs pas que de nos jours, nombre d’astrologues ne souscriraient pas à ces codes de l’après-guerre mais les responsables d’associations ont pris quelque distance quant à l’outil astrologique proprement dit.

Faut-il s’en réjouir ?

A un premier niveau, on ne peut que se féliciter d’un certain libéralisme, d’une ouverture vers d’autres domaines  et à la limite, on lit entre les lignes, que mieux vaut un conseil qui n’use de l’astrologie que modérément voire à très faible dose mais qui assure sur le plan psychologique qu’un astrologue qui ne dit pas un mot qui ne soit inscrit dans le thème comme il est préconisé en 1947. C’est là cependant une tendance qui nous fait problème que de voir les carences de l’astrologie compensées par une certaine culture et un savoir-faire extra-astrologiques. Au fond, l’astrologie on la laisse comme elle est et le travail des théoriciens de l’astrologie devient tout à fait marginal en comparaison des connaissances psychologiques des praticiens, lesquelles ne se référent qu’accessoirement à ce qu’enseigne le thème astral ou tout autre modèle astrologique que l’on voudra.  Ces codes RAO et FDAF sont des codes pour les praticiens et ils défendent les valeurs du terrain.

A contrario les codes  CIAS-AMA  reflètent une société astrologique qui reste centrée sur son savoir spécifique et qui veut jouer pleinement et sans faux semblant la carte de l’astrologie.

Il y a donc des excès opposés dans les deux catégories de codes. Et l’on voit mal comment les tenants des deux « écoles « pourraient dialoguer

Pour notre part, nous ne nous sentons à l’aise dans aucun des cas susmentionnés. Nous n’aurions pas aimé que l’on imposât aux praticiens des exigences techniques aussi rigides et exclusives mais nous n’apprécions pas davantage des praticiens qui  noient leur astrologie dans un tissu de discours psychologiques qui ne privilégient et ne respectent les enjeux de la recherche astrologique. ce qui frise une certaine forme d’inconsistance.

Il est donc temps d’envisager une troisième génération de code de déontologie qui remette un modèle astrologique bien défini au cœur de l’activité astrologique tout en accordant au praticien et au client une grande marge de manœuvre. Pour cela, il importe que ce modèle soit à la fois clair et ouvert aux divers interprétations, ce qui correspond, pensons-nous, au profil de l’astrocyclologie.

Quant à l’utilisation abusive de tel ou tel label associatif à des fins commerciales, force est de constater que certains labels sont  signalés très nettement et l’on peut se demander si certaines associations ne vivent pas elles-mêmes, que du commerce de leur label, de listings en ligne d’astrologues recommandables,  d’autant que leur code de déontologie est des plus laxistes et n’exige qu’un bagage astrologique que l’on peut qualifier littéralement de symbolique.

 

 

 

Jhb

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Exogamie et probléme d’immigration/émigration

Posté par nofim le 10 novembre 2013

 

 

 

 

Les femmes : le changement par et pour les hommes

Par  Jacques Halbronn

 

 

Quand une femme décide de faire ou de refaire sa vie –comme on dit- avec un homme, il faut que les règles du jeu soient claires, faute de quoi il y a malentendu et l’on n’est plus dans le « fair play » et dans le respect d’une certaine civilité qui doit régir les relations entre les deux sexes qui semble ne plus être consciente de nos jours. On essaiera donc d’être aussi clair que possible et sans faux fuyants…

Une femme qui se « met » avec un homme doit avoir en tête que cela implique pour elle du changement, que cet homme est un vecteur d’une certaine transformation. Ou si l’on préfère, sans les hommes, les femmes risqueraient d’être  enfermées dans une certaine sclérose, une routine qui à terme ne leur est guère profitable.

On nous répliquera peut être que les hommes, eux aussi, ont besoin de changement et que cela passe aussi par autrui.  Or, nous ne souscrirons pas à une telle forme de symétrie. Selon nous, les hommes n’ont besoin de personne pour changer car ce changement se produit de l’intérieur et non de l’extérieur. Autrement dit, même si un homme reste indéfiniment sur un même sujet, il évoluera considérablement dans sa façon de le traiter et cela sans l’aide de personne. L’homme est porteur de changement et en ce sens, il communique autour de lui un certain état d’esprit.

Nous pensons donc que les femmes doivent impérativement élire leurs partenaires non pas seulement au regard de l’attirance physique mais de ce qu’elles sont disposées à recevoir de leur partenaire non plus au niveau de la procréation mais d’une « œuvre » à accomplir ensemble en étant partie prenante de ce qui se tisse, se trame chez leur partenaire.  Très prosaïquement, cela peut se limiter à un déménagement, à un changement de ville, de langue – on retrouve là la dynamique de l’exogamie.  Nous dirons que les femmes doivent vivre plusieurs vies avec plusieurs hommes alors que les hommes peuvent se permettre d’être plus sédentaires  quant à leur environnement extérieur, vu que leur « nomadisme » est plutôt intérieur.

Nous avons déjà dans de précédents textes (sur le blog nofim) dénoncé un certain muflerie féminine qui consiste à infliger à un homme ce qu’elle a reçu d’un autre. Ce type de comportement est assez indécent.  Une femme qui fréquente un homme doit assumer pleinement la nécessité d’un nouvel ajustement, d’un changement qui la fera avancer, même si cela se fait aux dépens de la continuité de sa carrière en bousculant ses modes de vie ou /et de pensée. Il n’y a pas de coupe viable sans un tel « partage », au sens où cela vient d’être précisé ici.

C’est pourquoi nous pensons que l’’exil – dans tous les sens du terme- la migration, l’expatriation sont plus formateurs et fécond s pour les hommes que pour les femmes. Les femmes peuvent plus heureusement être exportées et c’est d’ailleurs tout le principe et le fondement de l’exogamie, le fait que la femme entre dans la famille de son mari et non pas l’inverse. On le voit notamment dans le fait qu’une princesse étrangère ne retournait jamais, en principe, dans son pays d’origine. Une Catherine de Médicis, née à Florence, n’a—t-elle pas totalement assumé les devoirs de sa régence à la mort accidentelle de son époux, pendant 30 ans ?

Cela n’empêche pas les femmes d’avoir certaines particularités qui se perpétueront d’un partenaire à un autre mais leur savoir- faire devra chaque fois être reconfiguré en conséquence. Elle doit se remettre en question et apprendre à relativiser ses valeurs et ses habitudes si elle entend échapper à un certain enlisement. Le changement de lieu, de langue, de contexte est un atout déterminant pour qu’une femme avance dans sa vie, même s’il y a des constantes ne serait-ce qu’au niveau anatomique et même si un certain exotisme de sa part peut avoir son charme, celui de l’étranger, de la femme venue d’ailleurs, ce qui la met au demeurant en situation d’être enseignée, initiée. Si elle doit transmettre, elle devra le faire au service du milieu dans lequel elle pénètre. Ce sont là des changements sains et  bénéfiques comme si elle était tombée enceinte d’un autre homme qui incarne non pas son passé mais son avenir ……

En ce sens, quand c’est l’homme qui débarque chez la femme, il y a une situation fausse, une certaine inversion des rôles. Il serait bon de ne pas encourage l’immigration masculine et de s’en tenir à l’immigration féminine. Or, ce n’est pas toujours loin de là ce qui se passe pour des raisons économiques, on a surtout importé des hommes pour des travaux relativement pénibles (bâtiment, terrassement  etc.). Le maintien notamment des pratiques islamiques en France est certainement dû à cette masculinisation de l’émigration maghrébine et plus généralement africaine.  L’exogamie, au contraire, implique que la femme adopte les pratiques et les valeurs de son pays d’accueil. C’est dans ce sens qu’il importe de repenser la politique européenne concernant l’immigration. Mais est-ce encore concevable sans prévoir une réaction hostile des femmes car ce serait entériner une image de la femme qu’elles sont nombreuses à rejeter. Autrement dit, l’Europe ne résoudra son problème d’immigration qu’en traitant la question du statut des femmes. Ces deux dossiers sont intimement liés. Cela signifie aussi qu’il faut encourager un certain brassage des femmes ne serait-ce qu’à l’échelle européenne et favoriser les mariages des européens avec des femmes étrangères  à  cette sphère. Le XXIe siècle ne pourra, en tout état de cause, trouver son équilibre qu’en prenant à bras le corps ces  dossiers.

 

 

 

JHB

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Publié dans ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Le cycle fédératif dans le milieu astrologiqe

Posté par nofim le 9 novembre 2013

 

 

 

Histoire du Mouvement Astrologique Français

Le tropisme fédératif en milieu astrologique (1946-2008)

Par Jacques  Halbronn

 

Nous avons insisté sur la nécessité de connaitre parfaitement le terrain sur lequel on entend appliquer une grille de lecture. Par-là, nous entendons des données mal connues ou qui n’ont laissé que peu de traces parce que les projets ont fait long feu. L’astrologie traite de moyens et non des résultats qui dépendent des hommes qui sont plus ou moins à la   hauteur de la situation. Cela ressortira nettement de la présente étude consacrée au milieu astrologique quant à ses velléités fédératives sur une soixantaine d’années, ce qui n’est d’ailleurs pas sans rapport avec le phénomène des congrès que nous avons déjà abordé. On se demandera, in fine, si nous sommes actuellement;  à la veille d’un nouvel élan fédératif puisque pour nous le passé renseigne sur le futur, du fait d’un processus de cyclicité qui est au centre de notre méthodologie.

On sait que les années 80 furent marqués par la mise en place de  deux fédérations, presque  coup sur coup, celle de la FFA puis celle de la FEA, à notre instigation. L’une est présidée par Danièle Rousseau, l’autre par notre amie Denise Daprey qui avait participé à plusieurs Congrès MAU  et qui tiendrait un Congrès de grande ampleur à Orléans en 85, comportant une réunion des diverses associations dont la SFA (nouveau nom du CIA) avec la participation de son président  Henri Courant, l’autre « Fédé » convoquant  à Cannes pour la fin de l’année son propre congrès.

Or, trente ans plus tôt, un phénomène assez comparable s’était produit avec la création d’une première FFA dont les fondateurs de la nouvelle n’avaient probablement jamais entendu parler. Au regard de l’astro-cyclologie, cela correspond dans les deux à une même configuration, à savoir la phase ascendante du cycle de Saturne qui favorise de telles entreprises.

En 1953, il est question d’unir le mouvement astrologique français dont les principales composantes sont outre le CIA, nouveau venu, la SAF et le CAF (cf. supra), dont le président fondateur vient de décéder, ceci expliquant éventuellement le rapprochement. On se rencontre en vue de la formation d’une Fédération Française d’Astrologie. On cherche un président. Nous savons qu’André Boudineau, vice-président de la SAF, auréolée de l’organisation du Colloque de 1937, fut pressenti mais qu’il déclina la proposition et finalement ce fut le jeune André Barbault qui accepterait ce poste. Dans la revue sous le Ciel, au lendemain du Congrès de Strasbourg, on peut lire ;

« Résultats du Congrès.  Le résultat le plus marquant est constitué par le fait que les bases d’une Fédération Européenne d’Astrologie furent jetées  (…) elles aboutirent à la signature d’un protocole par les réprésentants de la France, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, la suisse et la Hollande » ‘N°80-81  Le Congrès de Strasbourg février mars 1955 pp. 542 et se)

Mais déjà le  Congrès de  la fin 53, à Paris, allait d’ailleurs prendre le nom de « septième congrès international » en tenant compte du Congrès du CAF tenu la même année 37 dans le même cadre, celui de l’Exposition Universelle de Paris. L’ambiance e est aux gestes d’apaisement et l’on veut enterrer les vieilles querelles. Un congrès va se tenir à Strasbourg peu après, avec le titre de VIIIe congrès. Georges Dupeyron, entre autres, y participera./ Ce choix tient au CAF (Collège Astrologique de France) qui vient alors d’ouvrir son antenne  dans cette ville.Albert Slosman (alias Al Saas) en est l’organisateur local.  On n’oubliera pas la dimension internationale qui justifie la nécessité d’union au niveau national. Déjà le congrès de Paris n’aurait pu se tenir sans l’initiative de la Société autrichienne d’astrologie, présidée par la Comtesse Wassilko Serecki qui apporte une contribution financière.

Quinze ans avant, on est au début des années 70, en 1971, et c’est le congrès de Bruxelles  qui ressemble assez à celui de Strasbourg de 1954. Déjà en 63, Brahy l’avait annoncé mais il lui aura fallu 7 ans pour y parvenir, donc toujours sous la même configuration. Ce Congrès eut bien lieu  à la fin de 71 – nous y étions- mais il faut ajouter que le CIA avait envoyé une délégation française au Congrès de l’ISAR à Aalen (avec l’association de Reinhold Ebertin, qui avait été présent à Strasbourg en 54), en cette même année avec notamment André Barbault, Paul Colombet, et dont nous faisions partie. C’est l’ISAR qui organisera en 74 le congrès de Paris avec le CIA et nos Journées Internationale Astrologiques de Paris, à la Porte Maillot.

Si l’on ajoute 7 ans à 71, on en arrive à l’époque du MAU qui change son U de universitaire en U d’unifié. Les Congrès multiples organisés sous l’égide du MAU font de la France un carrefour européen de première importance au cours des années 1975-1981, comme l’atteste notamment le Livre d’Or  du MAU (1977-1990) et le DVD  L’épopée du MAU (sur teleprovidence). Le MAU réalise les vélléités de congrès, à commencer par celui que Barbault avait annoncé, sans effet, en 1968, dans le numéro 1 de l’Astrologue.On retrouve ainsi en 78 à Saint Maximin l’astrologue autrichien Parm qui était déjà présent à Strasbourg, 24 ans plus tôt. On notera que le MAU organisera un nouveau congrès à Strasbourg en 1980,  avec la participation du fils Ebertin, Baldur.

Et si l’on remonte 7 ans avant 54, c’’est la naissance du CIAS.

A l’initiative du MAU, fut  réuni un  congrès international sur l’enseignement astrologique, à Paris,  mais aussi constituées en 78  à  Lille, une fédération internationale avec la France, l’Espagne, l’Allemagne et la Belgique 79 – on reprend ainsi peu ou prou les enjeus de Strasbourg- , une Fédération Internationale Méditerranéenne d’Astrologie, à Nice et en 80, à Bruxelles, une Fédération Internationale des Astrologues Francophones qui tint en 81 un Congrès à Luxembourg auquel participa le GERASH (avec Maurice Charvet), le MASR (Mouvaient Astrologique de Suisse Romande, avec Francine Mercier ), le MAU,  notamment.

Quinze ans après 84-85 (cf. supra),  on arrive à l’An 2000 avec le partenariat MAU CURA qui donne lieu au Colloque « Frontières de l’Astrologie »e » sous les mêmes auspices de Saturne. Mais c’est aussi la constitution en 2001  de la FAES, qui réunit des associations espagnole, italienne, grecque et française, en reprenant un schéma que nous avions lancé en 79 à Nice avec  Fernando Nosenzo, Théodora Dakou, Blanca Hernandez., 20 ans plus tôt. Nous assistâmes au congrès de Montpellier de 2002.

Entre ces deux dates, on a 1993, où l’on notera deux dynamiques : celle représentée par le RAO  de Robert Jourda et la FDAF d’alain de Chivré qui, à eux deux, par-delà le processus de scission (du côté FDAF), avaient vocation à rassembler et à recenser les astrologues et de l’autre, la parution du Nouveau Guide de la Vie Astrologique dont on ne saurait contester la dimension fédérative et qui devait paraitre aux éditions du Rocher Jean-Paul Bertrand, à la demande de Fanchon Pradalier Roy. Le contrat avait été signé mais l’éditeur ne souhaita pas donner suite, probablement en raison des pressions d’un confrère ayant quelque poids dans l’édition. L’ouvrage paraitra en 1997 sous le nom de « Guide Astrologique »  (en vente sur PriceMinister) aux éditions Olivier Laurens. (Elles-mêmes liées aux dites éditions du Rocher)/ Ce qui est très fédératif dans cet ouvrage tient notamment au fait que c’est un travail collectif (tout comme l’était en 79 Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau. Ed Albatros).

 

Quinze ans plus tard,  en 2008, il y a le phénomène unitaire Teléprovidence, précédé par  TV Urania de Roger héquet. Il s’agit de construire une télévision qui soit la vitrine de toute la communauté astrologique francophone (Suisse, Belgique, Québec, France). On notera que derrière nombre de ces entreprises fédérales, nous avons depuis les années soixante-dix joué un certain rôle. Sans nous, il est probable que l’impact  cosmique en faveur de l’unité aurait été sensiblement plus faible, ce qui montre bien que ce que proposent les astres doit être « transformé », « transmuté » par les hommes. Si nous avions été membres d’autres milieux, l’impact se serait produit ailleurs.

Il ne faut cependant pas se leurrer. Toutes les vraies  fédérations ne s’appellent pas ainsi et tout ce qui prend le nom de  fédération n’en est pas nécessairement une. Qu’’est-ce d’ailleurs qu’une fédération ? En principe, il s’agit de réunir des entités séparées en un seul mouvement. En 54, la première  FFA correspond clairement à cette définition, on en connait les éléments constitutifs qui existaient précédemment de façon séparée. Une fédération peut aussi éventuellement rassembler, allier des structures de langues différentes ou de pays différents. Dans le cas des fédérations crées en France, on doit distinguer le cas de la FEA qui regroupait des écoles d’astrologie diverses et la FFA (de 84) dont le caractère était moins clairement fédératif à notre connaissance, ce qui est assez proche de ce que sera à la décennie suivante la FDAF. Il s’agit plus dans ce cas d’associations voire de syndicats, ce qui est également vrai pour le RAO.

On a donc lieu de penser que l’entrée de Saturne en scorpion- à l’instar de ce qui s’est passé pour le taureau, le lion ou le verseau, annonce des tentatives de  neutraliser des divergences, des dissensions qui devraient affecter peu ou prou le milieu astrologique francophone, au même titre que tout autre milieu astrologique ou non dans le monde. Encore faut-il qu’il existe des vocations de rassembleur au sein du milieu astrologique.

Peut-on donc envisager pour 2014, par exemple, un élan fédératif à un niveau national ou international impliquant un certain nombre de structures astrologiques mais pouvant s’ouvrir éventuellement à d’autres domaines. De telles synergies avaient notamment profité au MAU, dans les années 77-78 avec un partenariat avec la revue L’Autre Monde et l’Association Nouvelle Acropole, notamment pour l’organisation du Congrès de 77 sur l’Ere du Verseau (avec des actes publiés par les éditions de  l’Albatros en 79)

Nous ne serions donc pas surpris d’apprendre qu’un certain processus de rassemblement puisse tenter de s’opérer au cours des mois à venir, au niveau national ou international et le présent article pourrait d’ailleurs donner un élan à un tel  mouvement. C’est en tout cas une période propice pour tenter l’aventure et cela vaut, bien entendu, pour n’importe quel autre milieu et pour n’importe quelle région du globe, sans aucune exclusive, contrairement aux pratiques visant à sectoriser les effets cosmiques à telle ou telle partie du monde en tenant compte de la nature des astres  impliqués car pour notre part nous restons persuadés que l’astrologie du XXIe siècle sera universelle ou ne sera pas. Force est de constater que l’élan fédératif n’aura cessé de rebondir et de se perpétuer sous des formes successives. Il serait donc trop facile de parler d’échecs puisque la dynamique reprend toujours, ce qui illustre bien  la notion même de cyclicité telle que nous l’entendons. On est un peu dans la situation de Sisyphe, cher à Albert Camus dont on fête le centenaire de la naissance. Il n’y a pas de rebondissement s’il n’y a pas de relâchement, telle est la logique de notre condition cyclique.

 

 

 

Jhb

09 11 13

 

 

 

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