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Apprendre l’astrologie en passant par la linguistique

Posté par nofim le 2 novembre 2013

 

 

 

La linguistique comme formation à l’astrologie

Par  Jacques  Halbronn

 

 

L’apprentissage de la linguistique est extrêmement formateur car cela nous conduit à rapprocher des mots en dépit de différences superficielles, de corruptions, de glissements de sens. Inversement, celui qui n’est pas formé, rodé à la linguistique est  handicapé et tend à isoler les mots les uns des autres comme un enfant  qui découvre le monde et ne perçoit  pas de fil directeur, de ^point commun. Peu à peu, l’intelligence de l’enfant lui enseigne l’art des similitudes, des filiations, des étymologies. Il y parviendra même s’il est laissé à lui-même. Mais l‘apprentissage de la grammaire lui ouvrira les yeux et facilitera chez lui la conscience des récurrences, des répétitions qui ne se limites évidemment pas à rapprocher deux assiettes strictement identiques ! Or, on a l’impression que certains astrologues – et l’on sait de qui on veut parler ici- ne sont capables de relier que ce qui est pareil à 100%. Pour faire un bon astrologue, il faut être sensiblement plus doué que cela sinon on rend de mauvais services à l’astrologie en la handicapant elle aussi par une forme de surmenage et de saturation. .

Ces infirmes de la perception sont apparemment attirés par l’astrologie car elle leur apparait comme un palliatif à leurs carences cognitives, un complément à un QI déficitaire. Grâce à l’astrologie, ils croient avoir trouvé un raccourci leur permettant de rapprocher de façon quasi mathématique les choses les plus dissemblables au premier abord. Pour ce faire, il leur suffit  de relier deux  évènements, deux personnes qui ont dans leur carte du ciel des facteurs en commun, une même configuration. On appelle cela, en astrologie, une « synastrie » (une connexion astrale, une comparaison de thèmes). Le synastrisme est souvent pratiqué par ceux qui souffrent de leur incapacité à faire le lien entre les choses, les gens, les évènements en ce qu’ils ont une faculté d’analyse médiocre.

L’astrologie leur dit que deux choses se ressemblent et leur dit en quoi (la même planéte dans le même signe et tout à l’avenant). Après, ces astrologues de bas de gamme n’auront plus qu’à rechercher le point  commun déjà indiqué par le type de planéte, de signe etc. C’est un vrai pense-bête ! Et tous les astrologues tomberont d’accord sur la méthode qui s’appuie sur des données astronomiques bien définies, fournies par les éphémérides. Ce sera là leur langage commun comme les sourds muets se partagent le « langage des signes ». On a affaire à une forme de cécité mentale, psychique.

Pour ces astrologues  diminués humainement  il est évidemment plus facile de rapprocher une personne, un évènement de la « réalité » céleste puisque le thème astral  joue le rôle d’interface entre  les hommes et les astres, en recourant aux mêmes codes. Tout est mathématisé, au degré près. A côté de cette pseudo rigueur astronomique, le réel environnant, quand il n’est pas radiographié par les astres, semble presque toujours opaque sauf quand  on note que l’on se sert de mêmes expressions, comme par exemple « guerre mondiale » ? Dans ce cas, oui, si la désignation est la même on la prendra pour argent comptant.

Quand nous avons invité les astrologues à regarder autour d’eux s’ils trouvaient des récurrences, ils  se  sont bien gardés d’en proposer de leur propre cru car ils pensaient qu’ils se seraient incapables. Ils ont préféré récupérer le travail effectué dans d’autres domaines puis une fois rapproché ce qui l’avait été par d’autres, il ne restait plus qu’à  identifier les configurations semblables aux éléments ainsi rapprochés. Mais à chaque coup, la configuration semblable changeait et en plus se retrouvait connectée avec  aspects différents au reste du thème.. On était  vraiment très loin d’un modèle unique !

Ou alors, ils partaient d’un modèle unique mais ils ne trouvaient jamais rien de semblable pour l’excellente raison que leur capacité à capter, à détecter les similitudes était voisine de zéro. Alors ils s’écrient « on ne voit pas le rapport ! » se prenant pour une référence. Si les mêmes mots sont employés, ils sont alors persuadés que c’est la même chose.  Le monde réel est trop compliqué pour eux, il leur faut  que tout passe à la moulinette  des  chiffres et des lettres.

Cela dit, il faut reconnaitre que le cerveau humain quand il fonctionne bien est  comparable à un ordinateur et l’astrologie en tient lieu chez  ceux dont le cerveau marche au  ralenti et est peu performant.

On aura donc compris que la linguistique est une excellente préparation intellectuelle et mentale. Il ne s’agit pas simplement d’apprendre une langue mais d’en maitriser les articulations morphologiques, grammaticales,  étymologiques mais aussi le travail de traduction, de calque, de transposition qui peut égarer l’observateur peu avisé.

Ces astrologues risquent de faire des rapprochements dérisoires comme quelqu’un qui croirait que des mots qui se terminent de la même manière ont le même sens  comme nature et lecture. C’est comme de croire que cela fait sens de  trouver un point commun à des gens qui sont morts de la même façon ou des « guerres ». Comme en linguistique, ce qui compte ce sont les « racines », les « radicaux » et non les déclinaisons ou les conjugaisons. Est-ce que deux verbes se terminant par « ons » (mangeons,  jouons) ont pour autant le même sens. Le pronom personnel n’est ici qu’un contexte et un même contexte ne suffit pas  à considérer deux facteurs comme identiques.

Il convient de repenser  de fond en comble la préparation à la pratique de l’astrologie en recourant à une  formation, à la gymnastique  linguistique. Un astrologue qui ne décrypte pas intelligemment le terrain  ne peut faire du bon travail. Or la notion de cyclicité passe par la possibilité  à la fois de rapproche r et d’opposer et comme on sait cela ne tient qu’à un seul préfixe : possible et impossible, heureux et malheureux,  Mais on ne saurait ignorer les synonymes qui ne font que dire les mêmes choses autrement à savoir  référer au même signifié avec des signifiants différents.

La linguistique est une école de pensée  car elle puise dans une sagesse ancestrale qui a instauré des liens entre des notions en les associant à une seule et même racine (morphosémantique). C’est un très  bon exercice mental que d’essayer de trouver des liens  entre des mots de même racine mais dotés de préfixes différents. Que nul n’entre en astrologie s’il n’est linguiste  D’ailleurs l’astrologie ne parle-t-elle pas de « signes » ?!

 Nous préférons pour notre part parler de signaux.  Ceux-ci sont purement conventionnels et nous apprenons à réagir à certains signaux qui ont  été fixés  socialement, consensuellement. C’est un langage qui nous sommes transmis par l’inconscient collectif et qui nous conduit à réagir à certaines configurations astrales prédéterminées par une tradition  millénaire et pas à d’autres  Tout comme dans certaines langues nous captons certains « phonèmes » et sommes indifférents à d’autres qui pourtant existent en d’autres langues. De même, ce n’est pas parce qu’une planéte existe que nous l’avons intégrée dans notre mode de représentation mentale. C’est un point qui ne semble pas avoir encore été bien saisi par les astrologues qui nous disent que  si nous sommes sensibles/ sensibilisés  à une configuration visible par tous les hommes avec leurs propres yeux, nous ne devons l’être à toutes ! Pour nous, l’astrologie a été instaurée par les hommes pour  les hommes en se servant  d’éléments extérieurs à eux à intérioriser,  non pas à les touchant mais en les instrumentalisant, ce qui est beaucoup plus inoffensif pour l’environnement, d’un point de vue écologique. Notre cerveau est comme un radar qui  explore en permanence les cieux pour suivre de très près l’évolution du cycle qui détermine nos comportements.  De même que l’on a besoin de temps pour apprendre une langue et notamment la langue maternelle, de même, ce n’est que peu à peu que nous apprenons à capter les signaux célestes qui nous concernent et qui passant par des phases contradictoires et symétriques. Nous ne réagissons   aux astres qu’en fonction de notre sensibilité aux signaux. Ceux-ci n’agissent pas à notre insu ou du moins nos ancêtres ont dû les percevoir, ce qui exclut tout recours à des facteurs invisibles, même si de nos jours, nous n’avons plus besoin de regarder le ciel comme le font les astronomes pour l’appréhender. Nous dirons en ce sens que l’astrologie présuppose que nous  détections le cosmos avec les yeux de l’âme alors que les astronomes  n’y parviennent qu’avec les yeux du corps et par le truchement des machines.

 

 

 

 

JhB

03. 11  13

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, LINGUISTIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

histoire du mouvement astrologique français: la crise du GERASH en 1986

Posté par nofim le 2 novembre 2013

 

 

Histoire du Mouvement Astrologique Français. La  « dissolution » du GERASH  en 1986 et ses séquelles jusqu’en 1996

Par  Jacques Halbronn

 

Nous venons de découvrir un article, qui nous avait échappé – mais dont nous avons retrouvé la trace grâce à Google-  sous forme d’interview (qui doit dater de 1996  environ) intitulé  « L’aveugle philosophe peut-il promouvoirle paralytique astrologue ? Louis Saint Martin », paru dans le cadre du RAO  lyonnais  (revue 3 -7 – 11) et qui comporte certaines inexactitudes qu’il nous importe de corriger à l’intention des futurs historiens du mouvement astrologique français de la fin du XXe siècle. . Comme l’on sait, nous sommes particulièrement bien placés pour traiter d’une question que nous avons suivie de très près et qui concerne les conditions assez  particulières de la création de l’association lyonnaise CEDRA en 1986 par Maurice Charvet  et son épouse. (Anne-Claire Dupont)   Cette association importante est en effet née comme d’ailleurs beaucoup d’associations très humblement. Faisons justice d’emblée des propos véhiculés par certains (peut-être par ignorance ou par incompétence) selon lequel le CEDRA serait la « continuation »du GERASH, également lyonnais comme s’il s’était agi d’un simple changement de nom. Il n’en est rien. Mais ce n’est pas le cas, heureusement,  du texte dont il est ici question. On notera que nous avons ici affaire à trois associations lyonnaises.

 

Trois-Sept –Onze : au sujet De Louis saint Martin : « Nous l’avons interrogé sur un épisode de sa vie relationnelle astrologique, à savoir cette époque où, sortant de sa réserve, LSM prit part à un événement associatif qui compte dans l’histoire de l’astrologie française : la fin du GERASH, créé par Patrice Louaisel et présidé alors par Maurice Charvet (vice-présidé par Jacques Halbronn) et la création du CEDRA, conçu, institué et dirigé par M. Charvet. C’était en 1986-87. Nous avons demandé à notre interlocuteur quelle opinion il a de cette aventure et quelle leçon il en tire.

LSM : Pour progresser en astrologie, il est mieux de ne pas rester tout seul. A un moment donné de mon parcours j’ai donc eu envie de me rapprocher d’une association existante. Il y avait le GERASH. Mais en 86, les fondateurs du GERASH étaient en train de tuer leur propre enfant .Je me suis évertué à sauver cet enfant, à savoir : permettre l’heureuse transmission des avoirs du GERASH dont j’avais été élu Président, puis liquidateur administratif en A.G.E., au CEDRA, et contribuer de manière décisive à la création de celui-ci.  (…) Ce qui s’est passé au allant du ridicule au franchement odieux – avec, au passage, une tentative de détournement de biens sociaux heureusement déjouée – n’est qu’une illustration parmi tant d’autres du syndrome associatif astrologique.

RAO : Les faits n’étaient pas aussi simples : d’après nos propres constatations, des membres importants et compétents du GERASH et en particulier un ou deux cercles locaux se plaignaient de ne pas être assez associés à l’animation de l’association. Maurice Charvet se sentant mis en minorité a laissé le GERASH aux contestataires, en leur disant en quelque sorte « faites-le marcher comme vous le voulez, puisque vous vous prétendez si forts ». Or ils n’ont pas su tenir le gouvernail. Alors Maurice Charvet a créé une nouvelle association, le CEDRA, dont la structure pourrait assurer la bonne marche en évitant ce genre de conflit intérieur paralysant »

 

Notre commentaire :

Intéressant en effet ce regard rétrospectif qui peut  excuser certains oublis et confusions volontaires ou non (on se reportera au Guide Astrologique.  Ed  OIivier Laurens, Paris,  1997). L’’article a raison de préciser que Charvet avait claqué la porte du GERASH  en 1986 en laissant le champ  libre à Patrice Louaisel qui en était redevenu le Président, ce que l’on oublie ici de part et d’autre de préciser en le présentant comme « président fondateur »(en 1974). Ce « retour «  de Louaisel  (qui était parti à l’Ile de la Réunion) fut certainement la cause d’une crise au sein du GERASH (on signalera au regard de l’astrocyclogie que ce retour correspond à une phase ascendante de Saturne, en scorpion, avec en ligne de mire Antarés). Mais Charvet pour contrer Louaisel le nouveau Président n’avait rien trouvé de mieux que de nous faire élire Vice-Président à l’assemblée générale d’avril 1986, en pensant ainsi rendre le GERAS ingouvernable, tout en disposant au sein du Conseil de quelques personnes à sa solde, dont nous-mêmes qui lui devions notre élection à la vice-présidence, alors que par ailleurs nous présidions le MAU à Paris(mais avec un large réseau provincial (cf. le congrès d’Amiens en 86 par exemple) et avions, en 1985,  mis en orbite la FEA (Fédération des Enseignants en Astrologie) de Denise Daprey, dont plusieurs membres étaient des responsables de cercles locaux du GERASH dont la présidente Denise Daprey (Alain de Chivré était membre de la FEA tout comme d’ailleurs Louaisel). D’ailleurs, c fut lors du congrès de Lyon que nous avions organisé à Lyon en 1984, à la Bourse du Commerce (cf. vidéo sur teleprovidence),  que Denise Daprey avait été recrutée par Maurice Charvet, ce qui était assez risqué de sa part.

Or que se passa-t-il ? Louaisel,  réélu président, après une si longue absence, démissionne peu après l’AG  qui nous place comme vice-président, et  il est vrai que nous étions de longue date en concurrence… Il nous convoque et nous demande de venir récupérer, en les faisant venir de Lyon, transmis par Charvet,  tous les biens du GERASH qu’il avait stocké à Puteaux (92), dans la maison familiale. Ce n’était pas la faute de Louaisel si nous étions devenus vice-président (profitant aussi de la dynamique  de la phase ascendante de Saturne mais avec les reins plus solides). Note mère (alors âgée de  73 ans) était venue à Puteaux pour tout  transborder dans sa voiture en direction de Paris XIIIe. Aucun inventaire n’avait été dressé de ce que Louaisel nous avait transmis en juin 86 (date approximative) et seul existait l’inventaire réalisé lors de la passation entre Charvet et Louaisel, ce qui allait par la suite sensiblement compliquer les choses et nous mêles n’avions nullement vérifié si ce que nous passait Louaisel  était complet. Quelque part, ce faisant, Louaisel transmettait ainsi au responsable d’une association concurrente tous les biens du GERASH, ce qui en disait long sur l’amour que Louaisel et Charvet nourrissaient pour cette association.

Quand la revue Trois-Sept Onze, indique que nous étions « vice-président » sous la présidence de Charvet, cela n’a jamais été le cas puisque nous  sommes devenu vice-président sous Louaisel  et pas avant!

Or, qu’impliquait la démission de Louaisel sinon que nous devenions le nouveau président, tout au moins par intérim et doté des pouvoirs statutaires du Président, à savoir la faculté de réunir le Conseil d’Administration.  Autrement dit, si nous n’avons pas obtenu cette faculté, le Conseil n’aurait pu être réuni  statutairement, sauf à suivre une procédure consistant à  réunir les signatures ‘d’une majorité de membres du CA, selon les statuts, ce qui n’eut jamais lieu, ce qui prouve que nous exercions bel et bien la présidence de  plein droit… Donc, on peut se demander quand M. Saint Martin a-t-il pu être élu Président et par quelle instance ? Ce qu’il se garde bien de préciser. A aucun moment M. Saint Martin n’a exercé les droits relatifs à la Présidence ni en convoquant le CA ni l’AG extraordinaire, en septembre 86,  à Lyon, qui allait statuer au sujet de l’avenir du GERAS.  On notera en passant que ni M. Saint Martin, ni nous-mêmes n’étions des membres historiques du GERASh encore que nous l’ayons été au début de l’association avant de fonder le MAU et d’ailleurs grâce à des membres parisiens du GERASH (cf. le Guide de la  Vie Astrologique, Paris Trédaniel, 1984)

Mais quel aura été finalement le statut et le rôle de Louis de Saint Martin en cette année 1986, lui qui était un simple membre du Conseil d’administration, fraichement élu ? Comment démêler le vrai du faux ? Et à quel moment le CEDRA fait-il son apparition dans l’affaire ?

Sur ce dernier point, il est clair que la fondation du CEDRA visait à récupérer les biens du GERAS et notamment la revue Astralis auquel Charvet était très attaché.  Cela ne pouvait se faire que par une dissolution du GERASH avec dévolution des biens à une association, le CEDRA,  créée pour la circonstance, à la veille de l’assemblée générale extraordinaire  par d’anciens membres du GERAS, à savoir le couple Charvet, ce qui correspond à une manœuvre sur le bien-fondé de laquelle on pourrait s’interroger. Le fait que l’ AGE ait eu lieu  à Lyon, explique d’ailleurs la suite des évènements vu que Charvet y avait gardé une influence évidente sur les membres  du GERASH, tout démissionnaire qu’il était.

Il est donc vrai que M Saint Martin fut désigné par l’AGE comme liquidateur des biens du GERASH mais nullement en sa qualité de Président qu’il n’a jamais été. Mais alors, demandera-t-on  par quel tour de passe-passe en était on arrivé à cette extrémité ?  Le CA de Paris que nous présidions, face à  une situation assez critique avait voté une motion selon laquelle M. Saint Martin pourrait se présenter à la présidence du GERASH en vas de non dissolution, ce qui semblait permettre de calmer le jeu. Mais comme la dissolution fut votée, cette possibilité pour Saint Matin de devenir président devenait nulle été non avenue. Et M. Saint Martin, qui devait éviter la dissolution du GERASH – ce qui lui aurait permis de se faire élire par l’assemblée comme nouveau Président, selon ce dont le CA avait convenu, allait en  devenir le liquidateur  au profit du CEDRA, ce qui était une véritable journée des dupes ! Mais le problème, c’est que cette AGE allait bel et bien être présidé par M. Saint Martin comme s’il en avait reçu mandat par le CA alors même que c’est l’AG qui élit le Président du GERAS et non le CA et à notre connaissance  aucune élection d’un nouveau bureau du GERAS ne prit place lors de cette AGE puisque celle-ci vota la dissolution. Il eut fallu que nous-mêmes, président par interim du GERAS, élu par l’AG d’Avril, nous présideons la dite AGE et non M. Saint Martin qui n’avait pas été élu par l’AG d’avril 86 ! En laissant les choses de  faire ainsi, c’ était la dissolution elle-même qui ne se déroulait pas statutairement. Il y eut donc là un imbroglio qui allait pourrir la situation pendant des années…

Que se passa-t-il ensuite ?  Nous avons refusé toute transmission des biens au CEDRA lequel ne peut que s’emparer que du titre de la revue Astralis, ce que nous lui contesterons des années durant par ministère d’huissier.

Il faudra attendre 1995 pour que la justice rende un arrêt demandant que les biens du GERASH soient transmis au liquidateur Saint Martin mais  comme on l’a dit, sans disposer d’un inventaire  en bonne et due forme  de ce que nous avions reçu de Louaisel en 86.C’est dire que l ’arrêt était très vague à ce sujet. Contrairement à ce qu’affirme M ? saint Martin, le CEDRA ne bénéficia en réalité que du tire Astralis dont il avait commencé à se servir dès la dissolution, le reste luii étant parfaitement indifférent. Astralis était en fait un Etat dans l’Etat au sein du GERASH. Que récupéra M. Saint Martin ? Quasiment rien ! Quelques meubles, quelques anciens numéros d’Astrolabe (la revue antérieure à Astralis)  et d’Astralis..On ne savait pas ce que Louaisel avait gardé par devers lui et M. Saint Martin n’en avait pas la moindre idée. Est-ce que le CEDRA a récupéré les archives du GERAS, les registres  des réunions administratives ? La réponse est négative. Nous aurions pu facturer à M ? Saint Martin  l’occupation d’une cave pendant 9 ans. Nous ne l’avons pas fait. Nous n’avions fait que conserver certains éléments tant qu’une décision de justice n’avait pas été prise. En 89, Charvet avait été débouté en référé et nous avions été désigné comme gardien –en attendant- de biens dont aucune liste ne précisait la teneur. En 95, en appel, la Cour avait demandé  à ce que le liquidateur récupère ces biens, nous avons fait un geste dans ce sens, ce quo nous débarrassa. Et M. Saint Matin qui  en reçut livraison à Nîmes se hâta de les  transmettre à Charvet  à Lyon..

Mais il ne faudrait pas oublier le congrès  du GERASH que nous organisâmes  en mars 87 à Paris, au Couvent Saint jacques sur le thème « La Lune au Clair », ce qui montre que la « dissolution » était largement restée lettre morte.iIl est vrai qu’alors le srapports de force étaient totalement  inégauxx. D’un côté, une petite association lyonnaise qui venait de naitre et qui n’existait que sur la Bse du groupe de Lyon qui avait voté la dissolution  et de l’autre un ensemble considérable et bien plus puissant quant à son rayonnement comment témoigne le succès du dit Congrès (en partie en audio sur teleprovidence). On rappellera qu’une partie des forces vives du GERAS était passé dans le diton de la FEA.  Que par la suite le CEDRA soit devenu une association importante ne change rien à la situation des forces en présence dans les années 86-89.  Le CEDRA ne peut que se féliciter  rétrospectivement que nous n’ayons pas pris l’initiative d’un procès ou tout simplement en référé de l’interdiction jusqu’à nouvel ordre de l’usage du titre Astralis. Car le jugement qui déboutait Charvet en 1989  en nous instituant comme gardien, sans autre précision, des biens du GERASH jusqu’à nouvel ordre incluait ipso facto les biens immatériels que constituait le titre Astralis- c’était même le seul bien avéré et incontestable- et le nom d’Astralis dont le CEDRA  se servit pour ses éditons « CEDRA-Astralis » au début des années 90, donc avant d’y être autorisé par la justice. On peut dire que dans l’affaire Saint Martin fut le dindon de la farce. Qu’il vienne en 96, donc au lendemain de l’arrêt se pavaner pour se présenter comme celui qui a « sauvé » le GERASH en nous visant directement sans nous nommer pour « abus de biens sociaux » est purement  diffamatoire, ce qui exige une correction sauf à encourir un délit pour diffamation par voie de presse. En tout état de cause nous avons conservé certains biens qui nous avaient été transmis par Louaisel  en notre qualité de vice-président devenant ipso facto président par intérim, jusqu’à ce qu’il soit statué en 95 par la Cour d’Appel de Paris. (Suite à un premier jugent de 92 dont il avait été fait appel par nos soins). Et  à cette date, nous nous sommes débarrassés des biens dont l’inventaire restera toujours un mystère. M. Saint Martin sait pertinemment que la part la plus intéressante de ces biens ne lui ait jamais parvenue et il n’a pas fait diligence, il y aura bientôt 20 ans, à la réception des dits biens, pour s’assurer, en tant que liquidateur, de leur conformité avec la liste que Charvet avait communiquée à Louaisel, lequel d’ailleurs ne sera jamais inquiété…Mais chacun sait que le véritables enjeux étaient l’affaiblissement du GERASH par-delà toutes les arguties juridiques et que ce fut la cause de la marginalisation de Lyon par rapport à Paris. Rappelons quand même que le congrès que nous organisâmes en 84 donc bien avant l’affaire de 86 avait pour but de narguer le GERAS et cela a abouti  à une sorte de Cheval de Troie, Charvet- qui était présent- recrutant des personnes qui nous étaient proches pour ses cercles locaux, polir atteindre à une dimension nationale. C’est dans cette perspective qu’il convient de situer la création du CEDRA par le couple Caver, en catastrophe, quelques jours avec une Assemblée Générale Extraordinaire qui serait une victoire à la Pyrrhus et un lot de consolation au Gut assez amer.  Nous nous souviendrons toujours de Charvet débarquant à Paris, lors du congrès GERAS de mars 87- donc post dissolution -  pour tenter de recruter bien vainement…quelques brebis égarées. Par la  suite, il reviendra au RAO et non au CEDRA d’apparaitre comme le véritable successeur spirituel du GERASH (les GRAOLS évoquant les cercles locaux du GERASH), à l’instigation de Robert Jourda mais rappelons aussi qu’en 95-96, une scission au sein du RAO, conduite par le Nantais Alain de Chivré, un ancien de la FEA,.(une réunion avait eu lieu non  loin de Nantes, à Pornic, en 86, où nous étions présent )qui déboucha sur la fondation de la FDAF… Quant à M.  Saint Martin, il  ne jouera plus aucun rôle au niveau associatif après  sa performance de 86  qui fut un très joli retournement de veste, qui trompa son monde. C’est dans ces conditions en tout cas, au prix de certains expédients, que le CEDRA put récupérer le seul bien qui lui importait,  çà savoir le tire Astralis auquel Charvet était resté très attaché. D’ailleurs quand on lit les collections d’Astralis, à la BNF, (dépôt légal)  rien ne transparait de cette solution de la continuité ! RAS. Et la revue semble ainsi poursuivre sa parution (en 86-87) comme si de rien n’était.

Voilà donc quelques éclaircissements que nous avons jugé utile de préciser à la suite de ce passage de Trois Sept Onze et nous espérons que l’on nous accordera un droit de réponse à ce sujet :  «  événement associatif qui compte dans l’histoire de l’astrologie française : la fin du GERASH, créé par Patrice Louaisel et présidé alors par Maurice Charvet (vice-présidé par Jacques Halbronn) » Mais nous ne pouvons qu’agréer :oui, ce fut un moment intéressant  dont nous espérons avoir  réussi à communiquer toute la saveur. D’autres épisodes de la vie astrologique française mériteraient des éclaircissements. On pense à la période où le CIA frisa la dissolution et devint, après quelques tribulations, la SFA, en gardant la revue Trigone (dont nous fûmes rédacteur en chef)  en 1975-77, dix ans plus tôt, et à cette occasion nous étions déjà devenu vice-président au milieu des tiraillements divers notamment entre Jean-Pierre Nicola et Jacques Berthon, voilà bientôt 40 ans. C’est alors que firent sécession du CIA ce qui allait devenir le GERAS (H), avec Patrice Louaisel  et le MAU, que nous avions fondé. Deux  leaders –on dira de jeunes loups qui  éclipseraient, chacun à sa façon, l’un au niveau provincial (GERAS, d’abord situé à Oyonnax (Ain 01), l’autre au niveau international (MAU),  le CIA- qui allaient  se mesurer dans des conditions assez inattendues en 1986, à l’instigation de Maurice Charvet avec les effets que nous connaissons, Louaisel ne faisant plus par la suite parler de lui, en tant que leader du milieu astrologique, ce qui exige d’avoir les nerfs assez solides, dirait-on…

 

JHB

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Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

Histoire du mouvement astrologique: la crise du CIA en 1974

Posté par nofim le 2 novembre 2013

 

 

 

Histoire du  Mouvement
Astrologique. 1974, il y a 40 ans,  la
crise du CIA.

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Dans une précédente étude, nous
avions montré que la  crise
qu’avait connue le GERASH en 1986 était due au retour de son fondateur Patrice
Louaisel.  Nous montrerons ici que celle
qu’avait traversée 12 ans plus tôt le CIA
fut largement le résultat du « retour » d’André Barbault, ce
qui allait conduire en très peu de temps à la diversification des structures
astrologiques. Comme en 86, nous étions aux premières loges pour suivre le
mouvement, à la fois acteur et observateur, en quelque sorte, dans une posture
peu ou prou ethnologique.  Nous  nous appuierons sur un corpus de revues
astrologiques paraissant à l’époque (Dépôt Légal BNF) et sur des documents
photographiques concernant le Colloque de 1974 (repris dans l’Epopée du
MAU,  sur teleprovidence.com), donc
autant d’éléments accessibles à tout chercheur/

Nous commencerons avec quelques passages des numéros 5  et 6
de la  revue Trigone (Centre
International d’Astrologie) dont nous étions d’ailleurs le rédacteur en chef.

N°6 (2e trimestre 1974) : « transformation du
C.I. A. (…)  L’Assemblée générale a
adopté le principe de la transformation du CIA en une nouvelle société, la
première manifestation devant être le choix
d’un nouveau nom. André Barbault, promoteur de cette idée, l’avait
vigoureusement défendue, précisant que le changement de nom devait
s’accompagner d’un changement d’esprit, dans l’oubli des querelles, qu’elles
soient de dogmes ou de personnes. (..) Après avoir considéré le nom de
« Société française d’Astrologie » son choix s’est porté sur l’Union
Astrologique de France.  (..) Pourquoi
renoncer à l’adjectif  « international ». ?
Parce qu’il ne correspond pas à la réalité »

On apprend aussi que la composition du CA a changé (le 17 juin) à
la suite de l’élection de nouveaux candidats par l’AG (10 juin)  à commencer par Barbault. Nous même
apparaissons comme  Directeur de la
publication de Trigone et Directeur de la Bibliothèque. Le n°7 de Trigone
allait d’ailleurs  donner une place de
choix à la Bibliothèque (cf. pp. 13 et seq)  en publiant le « Catalogue  général des Livres de la Bibliothèque
Astrologique » (au Ier octobre 1974).
Nous rappelions en avant-propos que « 90% des ouvrages n’ont pas
été déposés par des membres du CIA »
et  que « la Bibliothèque
Astrologique  accueille la Bibliothèque
du CIA dans ses locaux ». Quant aux revues, elles  étaient en partie une contribution d’André
Barbault.+

Mais nous n’avons pas été
reconduit en tant que Vice-Président (élu
par le CA l’année précédente.  On
notera qu’à la différence du GERAS, ce n’est pas l’AG qui élit le bureau mais
le CA), les statuts différant d’une association à l’autre.

Paradoxalement, c’est au moment même où Paris s’apprête à accueillir
un congrès international que le CIA
renonce à son « I » pour prendre le qualificatif de « France ».
Or, ce mot « international »
est d’actualité puisque nous avions mis en orbite les JIAP, c’est à dire
les Journées Internationales Astrologiques de Paris. Nous écrivions dans
Trigone n°5 (Ier trimestre 74) : « Voici un  nouveau sigle qui monte au firmament de la
vie astrologique ». En fait nous annoncions deux manifestations pour le
mois de septembre 74 « L’on se demandera pourquoi tenir ces journées de
rencontre et d’accueil à quelques jours du congrès CIA-ISAR . N’y a-t-il
pas risque de double emploi, voire de rivalité ? (…) Seront conviés à ces
tables rondes tous les groupements astrologiques sans distinction, le CIA, le
GERAS, le Journal Astral se sont déjà inscrits (..) Il ne saurait y  avoir compétition avec le Congrès CIA-ISAR,
je suis vice-président du CIA et membre du bureau directeur de l’ISAR,  c’est-à-dire que je me sens pleinement
responsable du succès du Congrès qui fait suite à ces JIAP ». Les JIAP
devaient être accueillies Square Rapp, à la Société Théosophique de Paris, avec
l’accord de S. Lancri son président, salle Adyar. Mais dans le n°6 postérieur à
l’AG et au CA de juin 74, nous annoncions : »Les deux événements
distincts qui devaient se produire en septembre ont fusionné. Tout se tiendra à
l’Hôtel Méridien, aussi bien le Congrès ISAR-CIA que les JIAP (…) Mes deux
enfants se sont réconciliés : en effet, atteint de congressite, je suis
responsable pour tout ce remue-ménage qui saisira l’astrologie française à la
Porte Maillot. Vingt ans après » (le dernier congrès parisien s »était
tenu à la Mutualité, à la fin de l’année 1953 !, avec André Barbault
vice-président). Pour notre part, la disparition programmée –mais  non encore entérinée-du nom CIA n’allait pas
sans risque de « prolifération de groupuscules astrologiques qui ne
seront plus écrasés par les 28 années d’existence  du CIA. Alors il serait à craindre que la vie
astrologique française ne se disloquât complétement et que l’instabilité d’hier
ne soit rien comparée à celle de demain »

On peut en tout cas se demander si les motivations du retour de
Barbault en se portant candidat au Conseil d’administration de juin 74 n’étaient
pas en réaction par rapport à nos activités.  Rappelons que le mot « international »
concernait aussi bien les JIAP que l’ISAR : International Society for
Astrological Research. En tout cas, ce n’’est pas par hasard que notre vice-présidence
fut écourtée (elle ne dura qu’un an) alors même que nous avions obtenu que l’ISAR
organisât  un Congrès à Paris.

Dans le n°6, on trouve une « Rubrique du GERAS » (Groupe Européen
de Recherches en Astrologie Scientifique) avec un Editorial de Patrice Louaisel
qui était devenu « secrétaire général intérimaire » du CIA (ce qui
signifie qu’Henri Le Corre était déjà démissionnaire de son poste de
Secrétaire  Général fraichement acquis)
outre le fait qu’il était « Directeur du GERAS.  Son statut de secrétaire général aura d’ailleurs
été fluctuant tout au long de 1974.  Louaisel  note qu’il aurait pu, s’il l’avait voulu,
succéder à Jacques Berthon comme responsable de Trigone, ce qui signifie que
nous avions été un « second choice ». Mais dans le n°6, on lit « « Le
GERAS (anciennement Laboratoire de recherche du CIA) nous prie de vous informer
qu’il prend désormais son autonomie complété »

Dans le n°7 de Trigone, toujours en 1974, paru après le congrès de
septembre, nous revenons sur notre « disgrâce » : « C’est
peut être  grâce à cette légère disgrâce
que j’ai pu associer au congrès le CEFA et le GERAS dont les liens avec le  CIA ne sont pas particulièrement étroits
ainsi que devenir le secrétaire général de l’ISAR au-dessus des partis ».
Les relations CEFA-GERAS se poursuivront sous la forme de conférences
organisées en commun au FIAP, à Paris (cf. Astrolabe  Automne 75 n°8 ), ce lieu allant devenir par
la suite familier des congrès du MAU à partir de décembre 1975.
De  fait,  le meeting astrologique de 74 ne saurait
historiquement être désigné comme le « congrès CIA-ISAR » mais  bien comme le congrès CIA-ISAR-JIAP et par
ailleurs, le ralliement du GERAS de Louaisel et du CEFA de Jean-Pierre Nicola s’inscrivait
bel et bien dans la dynamique des JIAP. A noter que le CEFA était né au sein du
CIA tout comme d’ailleurs la revue de Barbault «  L’Astrologue » et
Trigone allait succéder à cette revue du fait du départ de Barbault (en 68, peu
après sa création) avant que celui-ci ne revint (en 74) mais sans que l’Astrologue
ne soit restitué au CIA.

Voyons justement comment les événements du CIA sont relatés à l’époque
dans L’Astrologue (n° 25 à 27)  dans la rubrique « Aux quatre coins
du Zodiaque »

N°25 : »jusqu’à l’assemblée
générale de juin 74, le Bureau est constitué
par  Paul Colombet, Président,
Jacques Halbronn Vice-président, Patrice Louaisel  Secrétaire Général  (qui) publie l’Astrolabe, organe du Groupe d’études
et de recherches en astrologie scientifique) » En fait, Jacques Berthon
avait démissionné en janvier de son poste de secrétaire général. Quand nous lui
avions succédé pour la revue Trigone, il nous avait également transmis divers
documents qu’il détenait en cette qualité de Secrétaire Général, ce qui faisait
de nous de facto un secrétaire général par intérim, outre notre poste de
vice-président.

N°26 « Notre prochain numéro donnera la composition du nouveau
conseil et de son bureau directeur. »On se demande pourquoi ce délai.  Il est ajouté ; » Les efforts du
CIA se concentrent cet Eté sur la préparation des journées astrologiques de
langue française au sein du symposium de l’ISAR » On  a l’impression que cela fait pendant aux
JIAP.

N°27 :  Barbault donne
enfin la composition du bureau dont ont disparu les deux jeunes loups, Jacques
Halbronn et Patrice Louaisel, mis au pas et  rétrogradés au rang de simple membre du CA,
leurs postes respectifs étant occupés par des vieux de la vieille, des fidèles
des premières heures: Henri Fortin, Régine Ruet, Henri Le Corre.(qui travaille
à Astroflash) sans compter le fidèle Paul Colombet qui reste à son poste, quant
à lui, le seul rescapé de la troïka de 73. Barbault  annonce
« la première réunion de l’U .F. A. », le nouveau sigle
du CIA, pour le 9 octobre 74. On sait que finalement le CIA prendra le nom de
SFA.

 

Du côté de J. P. Nicola, nous avons également des témoignages intéressants
et qui permettent de recouper les informations. Dans son Anthologie
Astrologique 1980-1988 (Ed COMAC 2006, première édition 1993) ; on lit à
la rubrique « L’histoire au point n°2, pp. 183 et seq), on trouve une « Communication
aux Journées Internationales Astrologiques de Paris-septembre  1974, Un chapeau précède cet exposé que nous
reproduisons mais  les faits sont
antérieurs de près de 20 ans : Nicola laisse entendre que c’est tout le
congrès qui s’intitulait «  Journées Internationales Astrologiques de
Paris » , on a vu que la réalité était plus complexe. En fait, un  grand panneau
à l’entrée du Méridien indiquait en toutes lettres les noms du CEFA et
du GERAS en dessous de celui de la Bibliothèque Astrologique. (cf.  archives photos in L’épopée du MAU, sur  DVD et sur teleprovidence.com) mais sans
référence à l’ISAR ni au CIA.  Le congrès
était bel  et bien  celui d’un partenariat entre deux pôles, eux-mêmes
constitués de leurs propres composants.
Nicola, lisant notre GVA (Guide de la Vie Astrologique, Ed  Trédaniel, 1984) précise : » J’apprends
avoir été réconcilié par ses soins (ceux de JHB) à Patrice Louaisel avec qui j’étais,
sans être fou de lui,  pourtant en
correspondance. Ce  qu’Halbronn ne dit
pas (..) : la rencontre  a eu lieu
chez moi (..) c’est moi qui ai suggéré à Halbronn de fonder une Associations
des Associations qui commençaient à se multiplie. Comment lui en vouloir, nous
avons tous des trous de mémoire ! ».

A cela nous répondrons que le fait que la « rencontre »
ait eu lieu chez X ou Y ne prouve strictement rien et qu’on voit mal ce
que  JHB y faisait lui qui n’était responsable
d’aucune association sinon pour  faciliter les relations entre Louaisel et
Nicola, par-delà une « correspondance ». Mais de fait, et quoi qu’il
en soit,  à l’ouverture du Congrès du
Méridien,  nous primes la parole pour
évoquer une « confédération » des associations.  On sait qu’en matière de projets de
fédération, nous avons fait, plus que e quiconque, abondamment nos preuves
depuis 40 ans.

 

Que trouvons-nous dans les
Cahiers Astrologiques d’Alexandre (André) Volguine à la rubrique  « Les nouvelles  astrologiques » ?

N°168 : on y revient sur les souvenirs du précédent congrès du
CIA, vingt ans plus tôt : «  Il n’est pas question d’éliminer qui que
ce soit  contrairement à ce qui s’est
passé  pour le Congrès de Paris de 1954
où une bonne moitié  d’astrologues en vue
a été  purement et simplement
volontairement éliminée par les organisateurs » Volguine évoque une crise
du CIA « depuis 7 ans’ « laquelle se manifeste encore en janvier par
la démission de son secrétaire général J. Berthon, directeur de Trigone dont
il décline désormais toute responsabilité »
N° 169  Volguine annonce  nos JIAP
parallèlement au symposium ISAR et non avant  celui-ci. (p. 174) Il écrit «  Cette
année s’annonce de plus en plus comme une année de suractivité astrologique et
de manifestation de la vitalité de l’astrologie »

N°° 170-171   Volguine
associe bien «  les Journées Astrologiques de Paris  et le Symposium d’ISAR » (p. 233), sans
mentionner le nom du CIA.  Il rapporte «
Dès le premier  jour  jusqu’au dernier, c’était l’improvisation
continuelle allant du recrutement  urgent
des conférenciers  jusqu’à l’interruption
de l’exposé avant la fin ». C’est ce même Volguine qui un an plus tard
nous invitera à  le rencontrer à Nice en
vue de prendre la succession de ses Cahiers, à la suite de sa collaboration
avec Michel Bustros que nous avions connu à la Société Théosophique, où il assurait
un cours d’astrologie  hindoue (Jyotti).
Quant au jugement que rapporte Volguine, nous n’y voyons nullement, pour notre
part, un probléme car la dynamique était excellente comme le rappelait
justement Paul Colombet  dans la revue
Trigone  n°7 (p.6) : « Nombreux
sont ceux qui, au moment du départ, m’ont dit que malgré les imperfections, ils
gardaient de ces huit jours le meilleur des souvenirs ». On sait à quel
point les congrès trop bien préparés et huilés sont une plaie !

Que conclure de ces divers rappels vieux de 40 années ? Est-ce
que Barbault ne fut pas plutôt un pompier pyromane ? Il ne semble pas en
tout cas que ses interventions au cours de l’année 74 aient été salutaires pour
le CIA dont il avait été si longtemps un des piliers ?  Le « nouveau CIA » débaptisé allait
y perdre sa centralité. Période d’ailleurs assez ingrate pour André
Barbault  qui ne parviendrait pas à
publier « Clefs pour l’Astrologie » aux éditons Seghers, celles-ci,
in fine, préférant lui préférer un certain Jacques Halbronn. (1976) Un procès
en diffamation à propos d’un article incendiaire  de la revue L’Astrologue sur le dit ouvrage
allait se conclure à son encontre en 78.

Etrange comportement anti-jeunes chez Barbault qui, en son temps,
aussi, avait été « jeune », ayant été élu vice-président à la
trentaine mais né dans le sérail, du fait de son frère Armand (Rumélius). Force
est de constater que Barbault n’organisa aucun congrès entre 54 et 74, celui de
53-54, d’ailleurs, étant suscité par une association autrichienne. L’ère des congrès
allait d’ailleurs changer sensiblement la donne : les conférences, les
revues alalient prendre un coup de vieux et l’oralité prendre le pas sur l’écrit.
Le plus étonnant, c’est cette fixation sur le mot « international »
qui animait Barbault au sujet du CIA alors même que l’astrologie française
allait entrer dans la période la plus internationale de la seconde partie du
XXe siècle. Il y a là un échec prévisionnel retentissant !

. On assiste en fait à une fin de régne mais aussi à ce qu’on
appelle le « coup » de trop. De même Louaisel, en 85-86 aurait-il
mieux fait de ne pas revenir au GERAS, en refaisant l’erreur de Barbault et en
précipitant sa déconfiture, la solution devenant le problème. Mais  la condition humaine n’’est-elle pas  cyclique et
articulée sur la dialectique du rassemblement et de la dispersion, ce qu’illusteraient
à merveille les événements de 1989 dont on sait que grâce à eux, Barbault  connut un certain  réconfort après avoir vécu une décennie 80 si
frustrante au regard de ses prévisions astrologiques ?. En septembre  74, les cieux (phase descendante en
Astrocyclologie), de toute façon, n’étaient guère favorables au maintien d’un « Centre »
et en fait c’est ce mot de « centre » qu’il était impératif de
corriger(Force en tout cas est de constater que nombreuses furent les
structures  et entités astrologiques qui
naquirent au sein du CIA : du CEFA (Centre d’Etudes et de Formation en
Astrologie  qui se transformera en COMAC)  en passant par le GERAS (par la suite GERASH),
et le MAU (issu de la Bibliothèque Astrologique) sans  oublier  l’Astrologue. La SFA actuelle doit, quant à
elle, son existence au « retour » de Barbault mais elle aussi connut
des aléas avec la Société Astrologique de France, titre qu’elle s’était choisi
avant de devoir en changer, du fait que le titre était déjà pris ! Mais le
plus rageant aura peut-être été pour Barbault, de voir se constituer en dehors
de cette SFA un nouveau centre terriblement actif, avec le MAU (ce Mouvement
Astrologique Universitaire puis unifié qui portera ce U  de l’UFA mort née voulue par Barbault)  aux congrès duquel il ne participera jamais.
Est-ce que le mot « Union » n’était pas somme toute aussi irréaliste
que le mot «  International » ?

 

 

JHB

02. 11. 13

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

L’astrologie et le dilemme science/conscience

Posté par nofim le 1 novembre 2013

 

Astrologie : du temps pour la conscience  et  conscience du temps

Par  Jacques Halbronn

 

Nous pensons que la conscience de ce qui nous relie au cosmos exige du temps et que ce temps n’est pas donné au seul moment de la naissance. Il nous semble que pour prendre conscience de ce qui se joue dans le monde, il faut prendre le temps et que les informations que l’on collecte soient relativement simples, même si cela exige  un certain effort pour les détecter, du fait des nécessités du tri. L’aiguille n’est pas la meule de foin mais elle s’y trouve et il faut la trouver et la vie nous donne le temps dont nous avons besoin pour y parvenir.

Notre travail sur terre consiste à percevoir certaines constantes, des répétitions mais aussi des dialectiques. C’est par comparaison que nous cernons ce qui se passe autour de nous et qui nous intrigue du fait de certains rapprochements ou d’oppositions que nous sommes enclins à percevoir par nous –mêmes et sans l’aide de quiconque. Notre intelligence est à l’œuvre et elle opère des recoupements avec plus ou moins de bonheur. Tout cela constitue un « capital » de connaissances que nous avons rassemblées  avec le temps et qui relèvent, selon nous, de la prise de conscience.

Pour nous, la conscience, c’est la science que nous nous constituons d’après nos propres observations et non une « science » qui viendrait nous dire ce qu’il faut voir du monde. Les deux sont d’ailleurs tout à fait complémentaires mais science sans conscience n’est que ruine de l’âme, dit-on.

Ainsi, avant d’aborder l’astrologie, nous avions déjà observé certaines choses autour de nous qui avaient retenu toute notre attention et ce sont ces choses  que nous essaierons par la suite d’expliquer astrologiquement et cela prendra du temps jusqu’à ce que tout parvienne enfin à s’ajuster harmonieusement.

En revanche, quelqu’un qui n’a rien observé en termes de cycles, de répétitions n’a pas intérêt à « entrer » en astrologie car il n’est pas prêt pour ce faire. L’astrologie ne lui apportera rien qui vaille et lui n’apportera pas non plus grand chose à l’astrologie. Si l’on suit le chemin que nous préconisons, on évite de trop compliquer les choses car ce que nous observons doit être simple précisément parce que  détecter des répétitions, c’est accéder à une certaine simplicité. Ne pas le faire, c’est en rester à une impression de grande complexité qui n’est pas la meilleure façon  de faire de l’astrologie, contrairement à ce que d’aucuns imaginent, bien à rot. Autrement dit, par les temps qui courent, l’astrologie a besoin de notre aide pour se ressaisir et comme on dit Aide-toi le ciel t’aidera. D’ailleurs, à l’origine, l’astrologie n’a existé que parce que les hommes l’ont désiré (mot qui renvoie aux astres).  C’est donc un retour à l’envoyeur. L’astrologie est née des hommes et renaitra par les hommes. Elle est née parce que les hommes ont découvert ce qui se passait dans le cosmos, avec le temps, à force d’observations –on ne parle ici que du seul point de vue astronomique- et  elle s’est construite sur une certaine volonté de la part des hommes (de certaines sociétés, disons) d’organiser un peu mieux leur vie sur terre. Rien encore une fois de trop compliqué. Et c’est cet ordre (d’où le sens du mot cosmos, en grec) que nous redécouvrons par notre conscience, notre intelligence du monde d’ici-bas tout comme nous apprenons progressivement à maitriser le langage en percevant, devinant des structures grammaticales, morphologiques en observant autour de nous et pas seulement parce que l’on nous les expose. Là encore, l’apprentissage du langage exige  un effort personnel d’exploration et là encore, la simplicité est de rigueur. C’est pourquoi un enfant doit vivre en société pour apprendre à parler, un enfant seul ne peut s’initier au langage parce qu’il n’aura pas de base, de point de départ en lui-même, du fait de ce qu’il aura déjà compris par lui-même. (Cas des enfants « sauvages »).  Il ne s’agit pas tant que l’on s’adresse à lui mais que l’on se donne en spectacle, qu’il ait des choses à voir, à remarquer, à noter mentalement, à comprendre (du verbe prendre) C’est ainsi que le fait que certains mots reviennent doit être associé au contexte et c’est à l’individu de déterminer ce qui relie divers contextes entre eu, ce qui lui donnera la clef des mots récurrents mais qui peuvent revêtir des habillages variés. On imagine qu’il y a là tout un travail à accomplir que tout le monde n’effectue pas avec le même degré de réussite. Il y a là une course contre la montre. Un enfant qui n’aura pas assez avancé par lui-même risque d’être ensuite écrasé par la « science », le « savoir » qu’on lui transmettra. Tout se joue donc très tôt  pour qu’un homme  ne soit pas « abruti » par l’enseignement qu’on lui communiquera complaisamment et qu’il captera plus par la mémoire que par l’intelligence. On sait qu’on ne profite d’une lecture que si l’on a déjà par avance un certain bagage qui se verra ainsi confronté. C’est une question de dialectique.

Pour en revenir à l’astrologie, non seulement nous sommes conduits à remarquer des récurrences autour de nous mais plus dans le domaine macroscopique et macrocosmique en lisant les journaux, en regardant la télévision, en écoutant la radio, en entendant les gens parler autour de nous,  en  trouvant des précédents – et peut être sommes-nous programmés pour ce faire – mais il est aussi possible que notre « subconscience » travaille aussi à  capter des «signaux » liés à certaines configurations célestes et qui agissent sur notre comportement, ce qui se situe dans le domaine de notre microcosme.

Nous avons insisté, dans de derniers textes, sur la nécessité de situer l’astrologie dans la dualité car nous pensons que toute conscience est conscience du deux, c’est-à-dire des contraires, des allers-retours (évolution/involution).Autrement dit, l’enseignement astrologique doit être un travail s’articulant autour de la conscience et de la question du deux  chez les éléves car il est clair que nos expériences ne peuvent que se recouper entre elles. Hors du deux point de salut. La conscience, c’est aussi le miroir, ce qui se « réflécit », d’où les divers sens du mot réflexion.

Si l’astrologie actuelle avait développé une telle orientation,  elle ne serait pas absente, comme elle l’est, de toutes sortes de salons et de forums sur le Bien Etre, le Zen, le Yoga, la Conscience (cf. le Second Forum de l’Evolution de la Conscience, reportage sur Teleprovidence)

Rappelons que le fer de lance de l’astrologie du Moyen Age à la Renaissance aura été le cycle Jupiter-Saturne, là encore on est dans la dualité. (Avec des intervalles de 20 ans entre deux conjonctions). Dès que l’astrologie dépasse le Deux elle devient inaudible, elle bascule de la conscience à la science. Or, le salut de l’astrologie passe par une meilleure connaissance de la conscience  humaine (conscience de ce qui se passe dans le monde et au ciel) et non par une meilleure connaissance du monde en soi.

Un bon astrologue est celui qui sait relier, rapprocher, dialectiser, suivre un processus dans sa continuité et sa diversité. Ce n’est pas celui qui se disperse en tentant vainement de poursuivre 36 lièvres à la fois ossus prétexte que le monde est complexe alors qu’il n’est complexe que parce que certains ont des yeux et ne savent pas voir, des oreilles et ne savent pas entendre. Ceux-là ne sont pas de bonnes recrues pour l’astrologie et ne lui seront d’aucune utilité pour qu’elle retrouve son rang mais contribueront  à l’isoler davantage en la complexifiant à outrance, notamment en recourant  à un nombre infini de « prises », de ponctions (carte du ciel par ci carte du ciel par-là) comme les médecins de Molière abusaient des saignées et des prises de sang.

 

 

 

 

 

 

 

Jhb

31  10  13

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

la malheureuse alliance de l’astrologie, de la mythologie et de l’astronomie

Posté par nofim le 1 novembre 2013

 

 

 

Le décalage  salutaire entre Astrologie et Astronomie

Par Jacques Halbronn

 

 

Doit-on diviser un cycle en 4 « quartes » ? C’est une des grandes questions qui revient actuellement sur le tapis avec l’importance accordée au cycle de 7 ans, notamment en astrocyclogie. Cette division en 4  n’est en tout cas pas actuellement au centre de la pensée astrologique en ce début de XXIe siècle, ce qui confère au Zodiaque une emprise qu’il n’aurait pas autrement. On en revient au bon vieux découpage en douze avec son lourd symbolisme qui tient bien au ventre !

En affirmant que l’astrologie découpe le cycle planétaire en 4, nous nous mettons à distance de l’astronomie, et ce quelle que soit la façon dont nous procédons à ce découpage, ce qui confère à la conjonction, à l’opposition, aux deux quadratures (croissante et décroissante) un rôle absolument central, ces « aspects «  devant primer sur tous les autres, ce qui n’est plus guère le cas de nos jours où l’on nous  parle des « bons « aspects de sextile et de trigone face aux « mauvais » aspects de  carré et d’opposition.  Ce qui est tout à fait inacceptable mais dont les astrologues actuels ne semblent pas en mesure de se détacher, ce qui a au moins le mérite d’exprimer, assez maladroitement il est vrai, la conscience d’un certain dualisme, lequel est au centre de la démarche astrologique…

On aura donc compris que la division en 4 est complétée par la division en 2  de chaque ‘quarte » (les cartes à jouer renvoient aussi au  4 de par leur nom même)/ La Lune divise le mois en 4 et c’est probablement là une donnée matricielle qui fait de toute notre astrologie, de facto, une astrologie lunaire avec pour la Lune 4 groupes de 7 jours et pour Saturne 4 groupes de 7 ans.

Cet axe Lune-Saturne est l’axe même de toute la pensée astrologique

On voit donc à la lumière de ces propos, à quel point l’astrologie n’a aucunement besoin des 12  signes ou des  12 constellations. Ou de 12 maisons, puisque que chaque quartier ressemble aux  trois autres, en tout point et en ce sens, l’astrologie n’a pas à se référer aux 4  saisons. Cette division en 4 est le garant, le garde foi qui évite toute complexification. Il n’est pas nécessaire de charger notre mémoire de  12  facteurs, ni même de distinguer les quartes entre elles, la seule différenciation est la  binarité Yin Yang au sein de chaque quarte….

Tout le symbolisme est un poids dont l’astrologie doit se délester pour passer  à un langage binaire. Il n’est aucunement nécessaire de différentier les cartes entre elles. Pas plus que nous ne distinguions en règle générale les semaines entre elles voire les mois entre eux. Notre civilisation est habituée à  considérer comme « neutre » ce qui peut distinguer une semaine d’une autre, un mois d’une autre, voire une année d’une autre.  Et l’astrologie doit renouer avec cette austérité salutaire  qui l’a fondée au départ.  Barbault avait compris, à une époque de sa vie, la nécessité de se méfier du symbolisme planétaire (cf. Les Astres et l’Histoire, 1967)

Ce n’est pas à l’astrologie de  se faire le miroir de la complexité de nos vies et de nos  histoires, petites et grandes,  mais à nous de percevoir derrière cette apparence de complexité (Maya) les principes qui restent fondamentalement les  mêmes. Il n’y a pas de salut au-delà du Deux et c’est pourquoi chaque quarte ne peut que réitérer le contenu des autres quartes (la carte du ciel est aussi par son nom marquée par le 4, en anglais, le thème se dit « chart », soit encore le 4).

Mais cette intuition majeure de la nécessité du 4 peut-elle s’articuler  sur les équinoxes et les solstices ?  Nous ne le pensons pas. Pas plus qu’il ne nous semble admissible de diviser en 4 un « cycle planétaire » constitue de deux planètes toutes deux en mouvement.

. .Dans le premier cas,  il  manque un élément de visibilité que l’on trouve avec le cycle lunaire. Dans le second, il manque un élément de fixité que l’on trouve avec les étoiles fixes qui servent d’ailleurs à déterminer la durée d’une révolution de planéte. Il n’est pas concevable de demander aux gens de s’intéresser à des conjonctions qui changent de place d’une fois sur l’autre. Avec les 4 étoiles fixes  royales,  il n’y a que 4 points  à fixer et à connaitre, par rapport auquel on calcule l’intervalle de la planéte, lequel intervalle  suffit à introduire  une binarité (phase ascendante et phase descendante).

Ajoutons pour faire bonne mesure  quant au divorce ou au décalage entre astronomie et astrologie mais aussi entre saisons et quartes cycliques, que l’astrologie n’a nullement besoin  de se servir de toutes les planètes que l’astronomie lui a fournies dans l’Antiquité et  dont le nombre s’est sensiblement  accru depuis avec une garniture mythologique par-dessus le marché dont l’astrologie n’a strictement rien  à  faire. Il est temps de mettre un terme à cette promiscuité mal saine et sans avenir entre Astrologie et Astronomie. On l’a dit,  la mythologie n’a aucun intérêt non plus à frayer avec l’astronomie car la dialectique de ses dieux (que l’on peut aisément regrouper en deux ensembles) appartient à une seule et même cyclicité et ne saurait donc correspondre à plusieurs planètes.

L’astronomie est en fait la bête noire de l’astrologie et des mythologies et les astrologues qui ne l’ont pas encore compris seront de plus en plus indésirables et  nuisibles, du point de vue de l’intérêt supérieur de l’Astrologie.  Cette astronomie qui veut nous faire croire, dans le meilleur des cas – on pense aux astrologues qui ne sont que des suppôts des astronomes-  que l’astrologie est calquée sur l’astronomie et qu’elle ne saurait exister sans un rapport étroit avec elle. Or, en réalité, les hommes sont  beaucoup moins endettés envers les astres que ces astrologues déviants le proclament.  L’astrologie peut exister avec un rapport minimal aux astres. Elle ne dépend aucunement de leur énergie et de leur  nombre. Elle se contente de s’en servir comme signes conventionnels sur la base d’écarts entre une seule et même planéte et 4 malheureuses étoiles, un processus qui n’existe pas en soi mais que les hommes ont inventé de toutes pièces.  C’est, paradoxalement, en s’en tenant à cette relation minimale que l’astrologie sortira de son isolement et de son statut de savoir paria (selon les etno-méthodologues). ..

 

 

JHB

01  11  13

 

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