l’astrologie et la lutte des classes

Posté par nofim le 25 décembre 2013

L’astrologie et le problème de l’emploi.
Par Jacques Halbronn

L’astrologie n’a pas pour mission de rigidifier et d’entériner nos représentations lesquelles n’ont qu’une valeur toute relative. Les behaviouristes tels que J. B. Watson ne prennent pas très au sérieux nos diverses catégories socioprofessionnelles et ce fut un des torts de Gauquelin de baser son travail sur un tel socle. D’ailleurs, dans les années cinquante, il y eut des voix pour contester le bienfondé de la démarche de Gauquelin, lesquelles voix mettaient en avant le caractère contingent des « vocations » et notamment des domaines dans lesquels on était amené à se spécialiser.
Lisons ce qu’ écrit Watson : « Donnez-moi une douzaine d’enfants en bonne santé (…)je garantirai d’en prendre un au hasard et de le former à devenir n’importe quel spécialiste que j’aurai choisi, docteur, avocat, chef-vendeur et même un mendiant ou un voleur sans tenir compte de ses talents, penchants, tendances, capacités, vocations ou de la race de ses ancêtres »( Behaviorism, University of Chicago, 1930 trad. S. Biesse)
Ces subdivisions professionnelles – division du travail – sont à notre sens une forme de taylorisme social dont la raison d’être est de faire faire par plusieurs persones le travail d’un seul. Car il est souvent plus facile de trouver dix personnes médiocres capables de réaliser des taches de bas niveau qu’une seule personne remarquablement douée et d’ailleurs l’on sait que certaines personnes sont payées bien plus de dix fois ce que d’autres obtiennent. Cela veut tout dire. Une telle répartition des taches a l’avantage d’enrayer le chômage en occupant tout le monde mais à quel prix ? Nivellement par le bas. En fait, en temps normal, il faut très peu de monde pour faire tourner la planéte ; peu d’hommes pour féconder une légion de femmes, peu d’hommes pour veiller au grain. Mais quand la qualité manque vient suppléer la quantité. Et c’est alors que le nombre de métiers se démultiplie. Est-ce que l’astrologie doit rendre compte de ces pis allers, de ces solutions de continuité du fait d’une pénurie de talents et de ressources ? Y aurait-il une astrologie de classe ? L’astrologie des basses classes tendrait à légitimer un certain statu quo taylorisé, et notamment les femmes qui en profitent le plus et l’astrologie de l’élite n’accepterait pas que l’astrologie a quoi que ce soit à voir avec une telle mixture !
On pourrait en dire autant de la division en pays. En haut de l’échelle, on milite en faveur des empires, des unions qui réduisent l’autonomie des Etats à partir d’une capitale qui centralise tout et en bas de l’échelle, on aurait une astrologie qui tenterait de valider des unités de plus en plus petites, employant un personnel de plus en plus considérable. On voit que la question du chômage et de l’emploi est au cœur du débat. Mais la question du travail concerne aussi les planètes et les signes du zodiaque..
En effet, qui ne voit que le débat sur une réforme de l’astrologie qui impliquerait un dégraissage des emplois planétaires n’a pas de répercussions psychosociologiques chez plus d’un astrologue ? On voudrait le plein emploi des planètes et pas une seule planéte qui aurait le monopole. Et l’on peut aussi se demander si le débat sur le statut du praticien de l’astrologie n’est pas également lié au problème de l’emploi et du chômage ! Est-ce que certaines associations ou fédérations ne sont pas piégées de par leur structure même ? Car ces structures ne sont –elles pas contraintes de défendre les intérêts immédiats de la corporation astrologique ? Comment de telles structures, dès lors, pourraient-elles, encourager une remise en question du métier d’astrologue, d’où le scandale en son temps d’Astroflash ? Que chacun ait droit à un thème, voilà qui donne du travail à beaucoup de monde ! Il ne faudrait pas ôter le pain de la bouche des astrologues ! On échappe difficilement à la démagogie !
En vérité, tout se passe comme si l’astrologie entérinait diverses activités humaines en échange (de bons procédés) d’une reconnaissance par celles-ci. On peut même se demander si l’attachement du public aux douze signes n’est pas une façon de justifier une forme de taylorisme qui ne se situe plus dans le temps mais dans l’espace. Autrefois, l’artisan accomplissait une tache après l’autre. De nos jours, plusieurs activités peuvent être effectuées simultanément. L’ubiquité est le privilège du nombre.
A ce propos, il faut mettre en garde contre ce qu’on appelle l’éclectisme. D’aucuns s’imaginent que le salut de l’astrologie passe par un certain panachage de compétences.
Citons un texte intitulé « L »éclectisme est-il idéal ? » (Ron Leaf et al. L’approche comportementaliste de l’autisme, Ed Pearson 2010, pp. 78 et se) :
« Chaque approche possède des fondements théoriques spécifiques. Par conséquent, l’application simultanée d’approches multiples est souvent contre-productive (…) Il devient extrêmement difficile voire impossible d’analyser l’efficacité de chacune des procédures dans ce méli-mélo (.) Les équipes vont essayer un peu de ci et un peu de ça, ne pas être précises dans la mise en place et ne pas utiliser une approche suffisamment longtemps pour déterminer complétement ses mérites (Les psychologues) ont une obligation éthique de rester dans leurs domaines d’expertise et de faire appel à des experts dans d’autres méthodologies pour aider des patients dont les besoins sortent de leur domaine d’expertise (…) Si vous tombez dans le piège de l’éclectisme, il existe un gros risque de devenir ‘propre à tout, bon à rien » et les enfants finiront par recevoir des services médiocres et moins efficaces »

A la lumière de ce texte, il importe de ne pas tout confondre ! Nous dirons qu’il est préférable de faire tout reposer sur une seule personne pleinement responsable et maitrisant les tenants et les aboutissants de son domaine que de se fier à une pléiade de « préposés » aux compétences limitées et cloisonnées. L’éclectisme dont il s’agit dans le texte cité, illustre l’adage « L’union fait la force ». Dans le cas de l’astrologie, la plupart des astrologues ne sont pas capables de préciser quel est le champ propre à l’astrologie si ce n’est dans les termes les plus vagues. Dire que l’astrologie s’intéresse à l’être humain est trop flou. Dire qu’elle se sert des astres pour ce faire, ne nous avance pas beaucoup non plus. Dès lors, l’astrologie semble (cf. supra) « propre à tout et bonne à rien » et se prêterait donc à la tentation de l’éclectisme.
En ce qui concerne l’Astrocyclon que nous préconisons, son usage nous semble assez bien circonscrit. Cet outil n’a besoin d’aucun autre pour produire l’éclairage qui est le sien. A la façon d’un marteau, il est clair néanmoins que l’Astrocyclon peut être appliqué à un très grand nombre de cas des plus variés, du moins en apparence, en surface. En effet, on doit se défier de la diversité qui n’est souvent due qu’à des usages en aval qu’il convient de résorber et de réduire. Plus l’on monte, plus l’on accéde à l’unité et à l’unicité et plus l’on descend, plus on en arrive à l’union.

JHB
25/ 12/13

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