Le genethliacon face à l’Astrocyclon : le grand choix

Posté par nofim le 25 décembre 2013

 

 

L’hérésie généthliaque et la question des « horoscopes »

Par  Jacques  Halbronn

(En vue de l’émission du vendredi 27 décembre 2013, de 10h à 10h30 sur Europe  1.)

 

 

Il est de bon ton dans les milieux astrologiques « professionnels », « sérieux » de vilipender les « horoscopes » des journaux, de la presse, des média. On ne compte plus les condamnations proférées par telle ou telle association astrologique à  l’encontre de telles productions qui dispenseraient une fausse image, une fausse idée de l’Astrologie. Or, pour notre part, nous pensons exactement l’inverse. N’est pas hérétique celui que l’on croit !

En quoi consiste ce que nous appelons l’hérésie généthliaque ? A faire croire aux gens qu’ils ont droit à un traitement « personnel » (cf.  Dane Rudhyar et sa  « Person-centered Astrology » /Astrologie Humaniste) permis par l’astrologie. Selon nous, cette approche est malsaine et en tout cas trahit totalmeent la cause principale de l’Astrologie qui est le partage (share), la volonté et  le sentiment d’avancer à un seul et même rythme. Or, l’astrologie du lieu et du moment de naissance semble bien n’avoir d’autre objectif que de casser  et d’empêcher cette conscience d’un mouvement unique, chacun se retrouvant pourvu, doté d’un « thème » qui diffère forcément de celui d’autrui, de son prochain et qui crée donc de la distance par rapport à lui. Certes, pour ceux qui croient en la réincarnation, aux vies successives, le thème natal a pu apparaitre comme un relais précieux mais nous ne pensons pas que l’astrologie ait un quelconque intérêt à se faire récupérer par de telles conceptions, aussi honorables soient-elles par ailleurs. Nous récusons un tel amalgame et ce dans l’intérêt supérieur de l’astrologie.

Que l’on ne vienne pas nous dire que les horoscopes des journaux sont liés à la date de naissance comme l’est l’astrologie généthliaque. La position du soleil qui sert de fondement aux « horoscopes » revient chaque année alors que le « thème natal » n’est pas récurrent, sauf en ce qui concerne justement cette position solaire,  ce qui est l’exception qui confirme la règle. Même la Révolution Solaire est distincte du thème natal en ce qu’elle ne tient compte au niveau natal que de cette ^même position solaire, si ce n’est qu’elle le fait avec plus de précision. Mais là encore, ce point revient chaque année et n’est spécifique à aucune année en particulier à la différence du thème natal. Autrement dit, des millions de gens vont être concernés par ce « retour »du soleil, en tel ou tel jour. On est donc bien dans le partage avec les horoscopes et la Révolution Solaire. Certes, au cours d’une même journée,  certains facteurs du thème changent mais pour l’essentiel (positions des planètes dans le zodiaque (à part la Lune), aspects (à part la Lune, rien ne distingue vraiment les « thèmes » au cours de la journée ni même sur plusieurs jours. Ce sont les maisons qui constituent le facteur de différenciation le plus net (ce qui détermine l’ascendant, également appelé horoscope, d’où le nom d’horoscope pour désigner l’interprétation du thème, qui est une abréviation des « maisons de l’horoscope », c’est-à-dire calculées à partir de l’ascendant. Et ces maisons ont un caractère divinatoire assez flagrant (maison de la santé, de la mort, de l’argent etc). Il reste que globalement, nous sommes tous logés à la même étoile et vivons tous en permanence sous le même ciel même si l’on peut introduite des modulations plus fines. Dans les grandes lignes, nous partageons bel  et bien le même ciel et rappelons  que ce ciel ne s’arrête jamais.

Et tel est bien là  l’enjeu !

L’hérésie généthliaque nous accorde généreusement un thème et un  seul alors que nous pouvons en disposer de centaines, de milliers au cours de notre vie. C’est ce que soutient en tout cas l’astrologie dite horaire qui dresse un thème différent lors de chaque consultation. Mais là encore, ce thème ainsi dressé nous relie  au ciel du moment, que nous partageons avec tous nos congénères, si l’on fait abstraction de certaines fioritures qui ne doivent pas faire oublier l’essentiel. Et il en sera de même pour tous les thèmes horaires que l’on voudra bien dresser par la suite.

Le véritable esprit de l’Astrologie consiste, selon nous, à avancer tous au même pas, ce qui permet à l’Humanité de maintenir une certaine unité (c’est notre Tour de Babel, avant sa destruction) et il est claire que l’hérésie généthliaque est l’effondrement de la dite Tour, dont il est dit dans la Genèse, que cela produira une grande diversité et nuira fortement à la compréhension entre les gens. On voit donc que la dite hérésie est déjà décrite dans la Bible comme une initiative visant à nuire à la conscience unitaire de l’Humanité.

Bien entendu, il est tentant d’ironiser en déclarant que les gens sont différents et DONC qu’on ne saurait les appréhender au moyen d’un schéma unique aussi évolutif soit-il. Mais n’est-ce pas là une illusion d’optique, due à la « Maya » comme diraient les Hindous ? Ce sont les assiettes sales, souillées, qu’il faut nettoyer pour les ramener à l’unité.

Avec l’Astrocyclon que nous avons  restauré et redécouvert, nous allons encore plus aux antipodes de l’hérésie généthliaque.

En effet le défaut de l’astrologie horaire et de toute les astrologies comportant un « thème », y compris de l’Astrologie Mondiale, c’est la prise en compte de toutes les planètes du système solaire ou en tout cas d’un certain nombre (avant la découverte en1781 de la première transsaturnienne). Or, selon l’Astrocyclon, une seule planéte mérite notre attention, Saturne (pour des raisons exposées dans d’autres études), ce qui permet une récurrence du ciel astrologique beaucoup plus serrée et régulière. Car ce partage ne doit pas se faire uniquement avec les contemporains (vivant en un même temps) mais à travers les générations, par-delà les siècles. Car il ne faut pas se leurrer, les formes d’astrologie en dehors de l’Astrocyclon ne garantissent nullement une récurrence à des intervalles raisonnables, c’est-à-dire au cours d’une vie normale d’homme, entendons par là des récurrences intégrales et non partielles. /

On touche là  à un des sujets les plus importants pour l’Astrologie du XXIe siècle, laissés totalement de côté au siècle précédent chez la plupart des chercheurs. Faut-il prendre en compte astrologiquement la totalité du système solaire, que ce soit celui des Anciens (Septénaire) ou celui de nos contemporains (à dix ou onze  facteurs ou plus) ? Le fait de laisser à l’astrologue le soin de décider quelle était la « dominante » du thème conduit à une fâcheuse diversification qui  met en échec la conscience unitaire.

Mais pour l’heure, notre intention se focalise sur un seul point : évacuer le thème natal (et non le thème horaire), c’est-à-dire renoncer à l’idée du thème unique. Etrangement,  on trouve ainsi une opposition radicale entre les tenants du thème unique (unité du contenant) et ceux (avec l’Astrocyclon) de la planéte, du cycle unique ‘(unité du contenu). On voit bien ce que peut avoir de factice la notion de thème, dont l’unité n’est que de façade et masque un foisonnement de facteurs Le thème nous fait penser à la monade de Leibniz.

Certes, il est des moments- comme le note l’Astrocyclon- où la grégarité décline, où chacun  se replie sur lui-même (c’est la phase dite descendante du cycle). Mais il importe de ne pas formaliser  ces moments de régression sociétale qui ne sont, somme toute, que des parenthèses comme le sont nos états de sommeil et de rêve. Il y a bien de facto une dialectique  dramatique entre le thème natal, le Genethliacon et l’Astrocyclon, entre  deux instances  qui alternent ‘(cf. le Livre de Job). Le retour de l’Astrocyclon doit être perçu comme une défaite de Satan.

 

 

 

 

 

JHB

25 12 13

 

 

 

 

 

 

 

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