L’unité de temps astrologique

Posté par nofim le 26 décembre 2013

 

La philosophie dialectique  du temps astrologique

Par Jacques  Halbronn

 

 

Un astrologue ne devrait jamais s’écarter de la démarche dialectique  à savoir que toute chose n’existe et ne fait sens que par son contraire. Il n’y a de retour que s’il y a eu départ et tout départ est déjà promesse de retour, de recommencement (cf.  nos textes sur Astrologie et Linguistique)  Combien d’astrologues respectent-ils cette exigence dialectique et comment, s’ils le font, l’orchestrent-ils ?

On se demandera  combien d’astrologues prennent la peine d’annoncer une chose et son contraire en indiquant l’écart de temps entre ces deux moments. Il est vrai qu’un tel exercice semble un peu délicat tant les nouvelles planètes ont cassé toute possibilité de cyclicité à court terme,  ce qui est la seule façon de faire sens dans le cadre d’une consultation qu’il s’agisse de se référer au passé ou au contraire de se projeter vers le futur, ce qui est encore à être. Quel intérêt peut avoir un intervalle de plusieurs décennies pour un client ? Avec les nouvelles planètes, l’astrologie se  dote d’habits XXL. Il est assez paradoxal que l’astrologie la plus individualiste  s’encombre le plus souvent de cycles surdimensionnés qui ne font sens qu’à une échelle Trans personnelle. Il  y a là une contradiction interne qui ne semble pas vraiment avoir été résolue si ce n’est au prix de quelque expédient. On dira par exemple qu’Uranus se situera à telle date à l’opposition de sa position natale (en transit, au bout de  42 ans, soit la moitié de la révolution de 84 ans) d’où tout un discours qui s’articule sur l’âge de la personne. L’inconvénient d’un tel procédé tient à cette fiction des transits passant sur le thème natal, des années après, et ce sans parler du fait que nous serions tous décalés les uns par rapport aux autres  en matière de cycle, puisque nés à des moments différents. Or, nous pensons que le socle de l’astrologie individuelle est  l’astrologie mondiale mais comme on a dit, avec les cycles des planètes lentes, on ne dispose pas d’une dialectique à échelle humaine. Pour qu’un cycle retrouve la même configuration, il faudra attendre bien longtemps et  si c’est déjà le cas quand deux planètes lentes sont en jeu, imaginez ce que cela peut être s’il faut en combiner trois ou plus !

La triste vérité, c’est que nos astrologues ont bel et bien renoncé à toute approche dialectique et préfèrent la linéarité à la cyclicité, deux notions difficilement    compatibles/ Que l’on songe aux plus de 20.000 qu’il faut à une ère processionnelle pour se représenter ! Influence de l’Inde sur cette prédilection pour les grands cycles et les Ages  millénaires que l’on doit notamment à la Théosophie dont les liens avec l’astrologie à la fin du XIXe siècle sont bien connus (cf. le cas d’Alan Leo dont les  manuels furent traduits, avant la première guerre mondiale, de l’anglais en français et en d’autres langues européennes, Reed. Trédaniel). L’importance accordée au moment de la découverte de nouvelles planètes renforce l’idée d’une Histoire en marche et d’une progression irréversible. Or, selon  nous, en astrologie, tout est absolument réversible ! Tôt ou tard et en fait à court terme, tout comme l’est le cycle des saisons ou celui du jour et de la nuit.

Nous protestons donc à l’encontre d’une astrologie prévisionnelle qui  nous parle de moments successifs mais qui ne sont pas à proprement parler récurrents. Il est vrai qu’il faut apprendre à identifier les similitudes à travers le temps et l’espace et que lorsque l’on n’y parvient pas,  il est tentant d’abandonner carrément la notion de répétition. Il est périlleux pour l’astrologie de vouloir coller aux apparences au lieu de s’en tenir à une grille rigoureuse capable de faire plier les apparences à sa « raison ». Nous n’avons plus de cycles, nous avons des moments, c’est-à-dire des thèmes fourre-tout.

Pour  notre  part, nous proposons, avec  l’Astrocyclon, un cycle de 7 ans. Ce qui signifie que tous les 7 ans, un nouveau cycle reprend selon le même profil et qu’à mi-parcours (au bout de 3 ans 1/2), il y a dialectique, c’est-à-dire antithèse. (cf. nos études sur le rôle antithétique des femmes,  publiées sur « Nofim »). On comprend que notre système soit  beaucoup plus  compatible avec les exigences de la consultation individuelle. Mais même sur le plan politique 7 ans et même la moitié, cela peut être très long à vivre. (Que l’on pense à la durée de l’Occupation  Allemande de 40  à  44).  Nous ajouterons que le cerveau humain comprend aisément tout ce qui se situe dans la dualité. Le langage comporte  presque toujours des antonymes et  ce n’est pas pour rien ! En ce qui concerne la durée, le cerveau humain nous semble plus à son aise dans des durées de quelques années et c’est pour cela que lorsqu’il est question de fixer des échéances, par exemple dans le domaine politique, on s’en tienne à quelques années (aux USA, le Président est élu pour 4 ans). Ce n’est que dans ces conditions que nos congénères sont en mesure de s’organiser et il est clair que toute organisation est collective et non individuelle, (cf. supra), impliquant une certaine synchronie qui va  à l’encontre de toute prévision personnelle.

D’aucuns nous répondront que l’astrologie n’a pas été faite pour l’Humanité, qu’elle n’a donc pas à être à son échelle, à sa taille.  Nous pensons, pour notre part, tout le contraire. Pour nous, l’astrologie a été constituée par  et pour les hommes.  Rien ne nous oblige par conséquent à intégrer en astrologie des transsaturniennes, inconnues pendant des millénaires de la conscience (et de la science) humaine. Selon ces astrologues qui ne veulent pas accorder aux hommes le mérite d’avoir institué une astronomie correspondant  à leurs besoins, les astrologues auraient erré pendant des millénaires avec des outils incomplets, ce qui ferait de l’astrologie un corps étranger à l’Histoire des civilisations humaines en tant que praxis. Pauvre humanité qui  n’aurait eu pour astrologie jusqu’au XXe siècle (et la découverte de Pluton en  1930) qu’une sorte de brouillon, d’embryon ! Seuls nos modernes astrologues disposeraient enfin du plan complet (cf. le RET de Jean-Pierre Nicola) et le paradoxe, c’est qu’au lieu de s’en tenir à l’astrologie mondiale avec des planètes qui ont une  révolution de près ou de plus d’un siècle  voire deux ou plus, on nous parle d’une astrologie de la personne qui  ne fait plus guère de différence entre les planètes, au sein du thème, des plus rapides aux plus lentes car dans le thème, on n’est plus dans une astronomie cyclique mais dans une astronomie de position qui entend ignorer  le temps pour s’intéresser aux interactions spatiales d’un ciel stoppé dans son élan, avec un basculement dans le symbolisme, qu’il soit teinté de mythologie ou repensé (RET), ce qui revient au même….

 

JHB

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