La dialectique cyclique Nation-Empire

Posté par nofim le 28 décembre 2013

 

 

 

La double identité française : la nationale et l’impériale face à l’Astrocyclon.

Par  Jacques  Halbronn

 

L’identité française est difficile à appréhender en ce qu’elle est double et donc quelque part contradictoire. (cf. notre étude sur le rayonnement de la langue française). Il y a dans la culture française, dans son ADN, quelque chose qui relève d’une démarche impériale donc universelle, donc laïque.  Parfois, cette dimension est refoulée, parfois elle revint en force, selon un processus qui peut être qualifié de cyclique, de périodique et  qui fait alterner ouverture et  fermeture, expansion et frilosité…

La France fait partie de ces pays qui ont été le centre d’empires qui  ont été balayés au cours du XXe siècle depuis l’Autriche Hongrie jusqu’à l’Union Soviétique et ses satellites du Pacte de Varsovie  en passant par les dépouilles de l’Empire Ottoman. Mais on a encore vu récemment que le passé n’était jamais tout à fait révolu, que ce soit avec les troubles en Ukraine ou les interventions en Centre Afrique (et précédemment au Mali)

La notion d’empire peur revêtir diverses expressions. C’est ainsi que l’Union Européenne de par son caractère supranational  comporte une dimension impériale à moins qu’elle ne soit  une manifestation d’une dynamique impériale française, du moins au départ (Traité de  Rome om la France s’allie aux vaincus de la Seconde Guerre Mondiale, en 1957), l’Allemagne et l’Italie, sauf à y chercher les marques d’un impérialisme allemand.

La notion d’empire implique un certain pluralisme, la coexistence de peuples n’ayant pas la même histoire, la même culture, la même religion avec en perspective un certain idéal unitaire qui n’exclut pas la colonisation.

Mais à certains moments l’empire doute de lui-même et bascule vers un certain nationalisme tendant vers l’intolérance, ce qui est une quête unitaire par le bas et non plus par le haut. On passe alors par une phase nationaliste, protectionniste qui peut conduire à un certain bradage de l’Empire, à une démission face aux responsabilités impériales. L’Empire ne peut s’épanouir qu’en prenant le parti de la nouveauté qui est son meilleur ciment car la nouveauté génère une certaine dose d’égalité.

L’Empire, c’est la Tour de  Babel qui se construit et qui ensuite s’effondre. Cette alternance fait songer au mythe de Sisyphe, tout est toujours à recommencer.

Dans la théorie que nous avons mise au point sous le nom d’Astrocyclon, nous évoquons l’existence de forces centrifuges et de forces centripétes. L »on peut dire que l’Astrocyclon traite de la fortune des empires, sur la base d’un cycle, d’une « période » (qui fait le tour) de 7 ans, divisé en deux phases de 3 ans  et demi.. Au bout de 3 ans et demi, toute dynamique impériale va se trouver progressivement minée par des forces négatives qui pronent une plus grande homogénéite,, ce qui est moins éprouvangt, exige moins d’efforts.

Selon nous, les femmes portent une lourde responsabilité dans la fragilisation des empires, donc vers leur démantélment, leur dislocation  avec toute une idéologue indépendantiste, un refus de soumission .Le cas de Jeanne d’Arc est emblématique d’une révolte contre l’occupant, donc contre celui qui ne respecte pas les « lignes », les frontières alors même que se constituait une sorte d’empire franco-anglais dont la langue aurait été le français. On pourrait en dire autant avec la Résistance.

Il y a chez les femmes une sorte d’allergie à l’idée d’empire car celle-ci exige un effort d’abstraction qui leur pèse.  On ne saurait donc nous reprocher de minimiser le rôle des femmes mais force est de constater qu’elles sont-elles-mêmes fort ambivalentes, tantôt se pliant aux desiderata unitaires des hommes, tantôt – dans une logique babélienne- en sabotant la dynamique. Elles ont, autrement dit, un certain pouvoir de nuisance anti-impérial qu’il faut prendre en ligne de compte. Mais cet impérialisme vaut aussi sur le plan scientifique, philosophique et donc son rejet, son refus  conduit à un certain morcellement, à une segmentation. C’est ainsi qu’au lieu d’admettre  par exemple qu’il pût exister un empire linguistique français, elles vont insister sur ce qui distingue les langues entre elles  en refusant de reconnaitre ce qui les fait converger. Instinctivement, elles sont attirées vers les clivages, les cloisonnements, les enclos si ce n’est qu’à certains moments, elles se résignent à adopter les valeurs masculines, en une sorte de trêve.

La phase ascendante de l’Astrocyclon favorise la restauration des empires  tandis que sa phase descendante les mine et cela se fait avec l’assentiment des femmes qui échappent ainsi à la pression unitaire ressentie comme contraignante et quelque peu désincarnée.

On aura compris que certains pays à vocation impérialiste sont portés par la phase ascendante de l’Astrocyclon tandis que d’autres qui n’ont pas cette fibre aussi développé »  « s’épanouissent mieux lors de sa phase descendante. Cela dit, la France a un double visage et cela rend les choses plus complexes. Si à certaines époques la France a été en position d’envahisseur, à d’autres, elle a subi une occupation, ce qui lui confère une double culture, une double tradition, une double légitimité, alternant l’esprit de résistance à l’étranger ; d’où une certaine xénophobie (cf. le texte de la Marseillaise, l’hymne nationale)  et celui de renaissance à des valeurs universelles. (L’Internationale)

 

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