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La crise de la prévision astrologique au prisme de l’astrobiographie

Posté par nofim le 1 décembre 2013

 

La fin des transits et des directions en astrologie

Par Jacques Halbronn

 

De plus en plus, nous sommes contraints de devoir constater que les astrologues n’ont plus envie de recourir aux méthodes prévisionnelles articulées sur le thème natal. Un grand nombre d’exposés, d’articles, se contentent de signaler les configurations « natales ». sans autre forme de procès (cf. nos enregistrements sur teléprovidence des interventions de Didier Geslain et de Stéphane Rieux). Même dans le cas de criminels, on se dispense ainsi d’examiner les dates marquantes.  C’est le règne du thème natal  dont l’interprétation semble pouvoir dispenser de toute autre recherche de date. Tout se passe comme si à force de mettre l’accent sur l’exactitude de l’heure de naissance on en récoltait désormais les effets pervers au point qu’aucune autre donnée n’aurait plus à être prise en  compte !

On n’en est même plus au stade des directions qui permettaient de fixer des dates en faisant « progresser » artificiellement le thème (d’où l’expression de thème progressé). Même cela n’en vaut plus la peine. On s’en passe ! Les astrologues semblent avoir bien assez à faire à démêler l’écheveau du thème natal  et le temps leur manque pour se référer à d’autres dates de la vie des gens. Il semble que le pli ait été pris, en dépit des facilités offertes par l’informatique. Peut-être justement parce qu’avec l’informatique,  les données tendent à se multiplier. D’ailleurs, les praticiens programment volontiers leurs logiciels pour qu’ils ne leur fournissent pas trop de données. Cela tient probablement à ce que les gens qui viennent à l’astrologie n’ont pas le même profil que leurs prédécesseurs. Roger Héquet a eu beau plaider (-cf. ses livres chez Dervy) en faveur des directions (selon son système ACB),  le découragement semble de mise et l’on bascule irrésistiblement vers la facilité, en se contentant d’indiquer ce qui dans le thème correspond à ce qui s’est manifesté chez la personne.  Et c’est bien assez. On a baissé la barre et les astrologues sont moins stressés. Du moment que le public ne s’en plaint pas, que demande le peuple ?  Une telle médiocrité, un tel laxisme correspondent assez bien à ce que nous appelons  avec l’Astrocyclon, une phase descendante. Cela rend l’astrologie de plus en plus accessible, on s’en doute.

Nous ne saurions au vrai déplorer un tel état de choses, pour notre part car nous n’avons jamais pensé qu’il fallait accorder le moindre crédit aux directions et aux transits ! Il nous semblerait même encourageant  que tant d’astrologues aient pris leurs distances par rapport à de tels procédés qui fournissent des infirmations tellement  touffues et contradictoires. Il y a bien là une crise de la prévision astrologique au niveau individuel.

Pour notre part, nous pensons que la prévision ne doit pas être individuelle mais collective ? C’est pourquoi nous conseillons aux astrologues de passer à l’astrocyclon qui est un dispositif très simple qui fournit une trame prévisionnelle simple et fiable sans aucun lien structurel avec le thème natal. On imagine assez bien une synergie, une symbiose entre thème natal individuel et astrocyclon collectif.

Car il est peut-être temps de cesser de penser que nous avons un destin individuel tout tracé et qui n’est pas identique  à celui de notre entourage, de nos proches, de nos contemporains.  En fait c’est bien là que le bât blesse. Ce qui a tué la prévision individuelle  c’est sa déconnexion avec le milieu extérieur, le contexte, l’environnement.

Les gens sentent confusément que leur vie est solidaire et tributaire d’une cyclicité collective, interdépendante et interactive et c’est exactement ce que propose et fournit l’astrocyclon. (cf. nos études sur le blog nofim, par teleprovidence).

Ajoutons que souvent les gens ne se souviennent pas précisément de  « la » date (et encore moins de l’heure) qui permettrait d’articuler, de greffer, un « évènement » sur le thème. Ils se souviennent de « périodes ». Or, c’est justement sur les « périodes » que fonctionne notre astrocyclon ! On n’exige plus des gens une recherche pointilleuse des dates/ On est avec nos astrologues dans le tout ou rien. Vu qu’ils n’ont plus envie de se casser la tête à collecter des dates, ils ont décidé de s’en passer totalement ! L’astrocyclon évite de tomber dans de pareils excès et à l’astrologue de ne pas déchoir de son devoir prévisionnel.

Certes, quand on est dans le rétrospectif,  il importe peu que l’on tienne compte des dates, puisque l’on « sait » comment cela s’est terminé. Mais dans le prospectif, c’est une toute autre paire de manches et on ne peut pas se contenter de lancer qu’il y a dans le thème telle « probabilité » qui pourrait un jour ou l’autre se manifester, s’actualiser, se concrétiser. On met sur le client une épée de Damoclès ou au contraire on lui fait miroiter un avenir mirobolant mais absolument pas daté ni même balisé un tant soit peu. On peut attendre aussi pendant des décennies que cela se produise, en bien comme en mal ! Ce n’est pas sérieux et c’est même fâcheux déontologiquement.  Un astrologue a –t-il le droit de faire des prévisions non situées dans le temps ? Il y a là un hic ! Cela montre le caractère assez factice de la biographie astrologique (exercice cher  à un Jacques Berthon, en son temps) car les facteurs contextuels  sont recherchés dans le thème alors qu’ils n’ont pas à s’y trouver. C’est là un dilemme ; ou bien rechercher dans le thème ce qui n’en dépend pas et qui est de l’ordre sinon de la contingence du moins d’un concours de facteurs qui relèvent de la prévision générale de l’astrologie mondiale ou bien adopter l’astrocyclon et délester l’astrologie de tout un arsenal révolu de directions et de transits qui introduisent dans le psychisme humain une mathématique surréaliste. Résumons-nous, le contexte accessible à l’astrologie est fourni sommairement par l’astrocyclon. Il n’ pas à être recherché dans le thème dans une démarche que l’on ne peut guère qualifier  autrement que divinatoire. Les maisons astrologiques qui sont la partie la plus divinatoire de l’astrologie n’ont pas disparu de la pratique astrologique de ce début de XXIe siècle. Or, le cycle de vie que constituent les maisons (cf. nos textes à ce sujet sur nofim) n’a au départ qu’une valeur indicative d’un processus cyclique et voilà nos astrologues « modernes’ en être encore au stade de prendre les significations des maisons  astrologiques au pied de la lettre, en recourant de surcroit à la partie la plus ringarde de la tradition astrologique qui est celle des Dignités et des Débilités  planétaires, qui sous-tend toute la gymnastique des « ‘maîtrises », (maître de la maison V en VIII, maitre de la maison XII en III est toit à l’avenant). Là aussi l’astrologie est en pleine dérive. Et pourquoi ne pas en revenir aux « maisons dérivées », tant qu’on y est ? Tout ce dont un Jean-Pierre Nicola a voulu débarrasser l’astrologie, depuis cinquante ans, revient de plus belle dans la boite à outils de l’astrologue. Pourquoi ? Parce que cela fait partie de la « tradition » nous dit-on. Le ver est déjà dans le fruit. Le cheval de la divination est déjà installé au milieu de la Troie astrologique. C’est là un des aspects pervers du goût  des astrologues pour l’histoire de ‘l’astrologie dans laquelle ils cherchent une légitimité à leur pratique actuelle en oubliant que  les déviances en astrologie ne datent pas d’hier.  Si le portrait astropsychologique peut être admis sous réserve que l’on n’aille pas chercher le contexte dans le thème mais dans le vécu de la personne  étudiée astrologiquement, en revanche, toute forme de prévision individuelle est selon nous ipso facto divinatoire. On nous objectera qu’il y a une attente des clients à entendre que ce qui  leur arrive et surtout leur est arrivé – et dont ils continuent à subir peu ou prou les conséquences  était inscrit dans leur thème. En fait, il semble bien difficile de dissocier la personnalité du contexte, les deux ne sont-ils pas intimement liés ? Ne serait-il pas plus sage d’en revenir à des fondamentaux comme le sexe (genre) qui s’ils sont correctement décrits et définis  constituent une clef déterminante de l’investigation psychologique ? Mais là on se heurte à de nouveaux tabous qui interdisent de « généraliser » sur les appartenances sexuelles. Et c’est d’ailleurs de tels tabous qui amènent les gens à l’astropsychologie qui propose d’autres critères (-types planétaires zodiacaux) qui sont de bien piètres succédanés. Cela fait penser aux personnes qui ne supportent pas certains aliments et qu’il faut nourrir avec des denrées de substitution. Pour nous, le thème natal ne sera jamais qu’un pis-aller !  L’astrocyclon s’articule idéalement avec des notions aussi simples que le masculin et le féminin et il ne faut pas de longs calculs pour connaitre le sexe de quelqu’un.

 

 

 

JHB   01 12  13

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, HISTOIRE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

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