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Vers une musique de seconde génération: le temps des DJ

Posté par nofim le 31 janvier 2014

 

Plaidoyer pour une musique de seconde génération

Par  Jacques Halbronn

 

En une ère d’enregistrements, n’est-il pas temps de repenser la notion d’interprétation ?  Selon nous, il ne s’agit plus de déchiffrer des partitions comme il y a deux cents ans mais de travailler à partir d’enregistrements de musiques improvisées. Car si le fait d’écouter un enregistrement a quelque chose d’un peu figé, cela devient du coup une toute autre affaire quand on mélange les  compositions (terme qui ne s’oppose nullement à la  notion d’improvisation sous notre plume) entre elles.  Or, dès lors que l’on se lance dans les combinatoires, le nombre de configurations devient carrément infini puisque l’on peut fort bien partir de n’importe quel moment d’une sonate et lui superposer n’importe quel moment d’une autre et ainsi de suite.

Il nous semble d’ailleurs que la musique contemporaine se prête particulièrement bien à un tel exercice.

En ce qui concerne nos dizaines de sonates (sur You Tube), nous ne pouvons pas imaginer le nombre de musiques que l’on peut élaborer en les combinant. C’est tout simplement infini. On peut d’ailleurs changer aussi l’ordre des mouvements d’une sonate. On voit donc que les DJ  ont un bel avenir devant eux non seulement au niveau de la musique de variétés  mais aussi à celui d’une musique dite « contemporaine », « postclassique ». A telle enseigne, que nous n’avons plus gout à écouter nos sonates  isolément et que par-delà la continuité plus ou moins aléatoire des mouvements dans la diachronie, il faut aussi penser à une juxtaposition spatiale dans la synchronie. Bien plus nous pensons que les DJ les plus doués seraient capables de produire des œuvres à part entière constituées à partir des matériaux fournis par le compositeur. Notons tout de même que nous préconisons que l’on se contente de combine les œuvres d’un seul et   même auteur et  non des œuvres d’auteurs différents. En effet, nous pensons que les œuvres d’un même auteur ont vocation à s’entremêler et à s’enrichir de par leur inévitable air de famille.

Donc nous déclarons par la présente que l’ère des DJ spécialisés sans tel ou tel compositeur a sonnée.  D’autant que de nos jours rien n’est plus facile que de réaliser un tel travail à partir d’un ordinateur, en déclenchant successivement telle ou telle œuvre, sans faire taire la précédente. Souvent, on le fait par erreur, par mégarde, en passant à une musique sans avoir pris la peine d’arrêter la précédente et  l’on est surpris de la qualité du résultat qui transcende un morceau en particulier.

A la lumière de telles observations, l’on est amené à repenser la notion même de signifiant. Il y a à l’évidence des êtres capables de fournir, de pondre le matériau initial, c’est un don particulier qui implique que le corps sache s’ exprimer car la musique est avant tout une expression corporelle et on peut dire que le pianiste fait danser ses mains sur le clavier si ce n’est que celui qui improvise n’est pas dans la même dynamique que celui qui fait semblant et tout interprète essaie de faire semblant de croire que sa musique sort de ses mains. L’interprète a un rapport beaucoup plus mental avec son corps que le compositeur. Il n’a pas la partition dans la tête à l’instar d’un interprète.

Mais une fois le signifiant produit, c’est-à-dire ici l’œuvre enregistrée et en quelque sorte figée pour l’éternité, l’on est en droit de passer à un deuxième stade qui est celui de la combinatoires spatio temporelle de toute l’œuvre d’un auteur en supposant qu’elle comporte une unité profonde. Que penser d’une combinatoire de deux ou trois sonates de Beethoven ou de quelques préludes de Chopin ? Et là bien entendu, il ne saurait être question de les faire jouer par une seule personne. En revanche, il n’est pas interdit d’organiser des concerts avec trois ou quatre pianos et pianistes jouant autant d’œuvres différentes d’un même compositeur. Et cela vaut pour divers instruments jouant de concert des morceaux différents. On peut d’ailleurs se demander si cette façon de procéder n’est pas à l’origine de certaines symphonies, dont le nom même est révélateur d’une combinatoire – (syn, avec en grec).

Un autre  type de créativité  consisterait donc à  combiner des éléments musicaux déjà élaborés en amont et cela ouvrirait les portes d’une certaine forme de  création musicale à un public énorme, de tous âges.  Il suffirait d’élaborer des appareils permettant ces mixages à partir de ces banques  considérables de morceaux qui sont déjà à notre disposition sous un  volume minime, ce qui serait tout de même plus personnel que de simplement repasser un enregistrement conservé tel quel. En tout état de cause, nous ne verrons, pour notre part, aucun inconvénient  à entendre notre propre musique dans une « préparation » inédite car nous n’aurions guère de peine à la reconnaitre, à l’identifier. On pourrait ainsi prolonger en quelque sorte l’œuvre d’un compositeur, en produisant des œuvres nouvelles de celui-ci du fait du mixage et peut être plus sublimes encore que celles de première génération. On devrait ainsi distinguer les compositeurs de première et de seconde génération, encore que l’un n’empêche pas l’autre. Mais nous pensons que certains compositeurs se prêtent mieux que d’autres à un tel traitement, ce qui pourrait modifier l’idée que l’on se fait des « grands’ compositeurs, cela pourrait être une révolution aussi importante que le passage du cinéma muet au cinéma sonore/parlant.

 

 

31 01 14

 

Publié dans MUSIQUE | Pas de Commentaire »

L’astrologie et l’évolution de nos perceptions du monde

Posté par nofim le 31 janvier 2014

 

 

 

La phase montante de l’Astrocyclon et  le monde devient petit

Par  Jacques  Halbronn

 

 

L’analogie nous permet de dire et de voir les choses simplement et de rapprocher des éléments qui semblent sans lien. C’est pourquoi on est parfois surpris de voir des astrologues incapables d’établir des corrélations entre des événements offrant entre eux une certaine analogie. Bien des astrologues ne perçoivent de similitude qu’au vu des données astrales, prenant ainsi le problème à l’envers. Car on ne saurait partir des données astrales tant que l’on n’a pas mis de l’ordre dans le cosmos au regard de l’astrologie.  On ne peut donc s’appuyer que sur le monde qui nous entoure et dont nous faisons partie. Si nous perdons le contact avec le monde ici-bas, nous ne pourrons jamais remonter  vers l’astrologie. Le problème c’est que la plupart des astrologues raisonnent comme s’ils pouvaient faire confiance à  une astronomie  dont ils considéraient toute configuration, ce qui est cause d’inflation et de pléthore. Autrement dit, l’astrologie quand elle se charge de trop de facteurs astronomiques devient ingérable et inutilisable. D’où l’intérêt de l’Astrocyclon qui a fait le tri dans l’input astronomique de façon draconienne.

Mais venons –en  notre affaire, en recourant à l’Astrocyclon. Nous demandons à nos lecteurs de remarquer que quand dans leur vie le monde a semblé « petit » (selon l’expression « comme le monde est petit ! »), on était en plein milieu d’une phase ascendante – et pour simplifier autour de 0° de l’un des 4 signes mutables –grosso modo mais ce n’est là qu’une moyenne au niveau collectif-, que ce soient eux qui aient été vers les autres ou l’inverse. Le résultat, au final, est le même et donc, de façon active ou passive, nous sommes tous autant que nous sommes impliqués.

 

Prenons une date bien précise, à savoir l’année 1993, lorsque Saturne parvient à 0° du signe des poissons en tropique (avec l’ayanamsa si l’on veut se situer en sidéral), nous avons pu  observer un certain rétrécissement de l’espace-temps, entendons par là où l’on fait fi à la fois du temps qui est passé et/ou de la distance géographique qui sépare. Le moment de la conjonction approximative de Saturne avec l’étoile fixe royale appelée  Fomalhaut (l’une des quatre), va favoriser  des rencontres improbables dans notre vie, à un niveau ou à un autre, individuellement ou collectivement.

Sans être voyant, il sera probablement question alors de voyage et celui-ci peut se muer en pèlerinage, à  une nostalgie, à un retour vers un certain passé. Et cette fascination pour un certain voyage dans le temps est partagée par les divers protagonistes, ce qui génère une dynamique assez irrésistible.

Prenons une autre date, quinze ans plus tard, en 2008, avec cette fois Saturne se conjoignant approximativement avec   Regulus. On va retrouver le même scénario avec un double voyage dans le temps et dans l’espace, ce qui signifie un dépassement, un nivellement  des lignes, des frontières, des cloisonnements

Traduisons : à ces moments-là,  comme le monde nous semble petit, ce qui nous permet de retrouver des personnes perdues de vue, du fait de l’éloignement dans le temps et/ou dans l’espace et de préférence dans les deux cas car de toute façon l’espace peut si facilement se compartimenter en un nombre infini de segments.

Il est vrai que l’on peut attendre que cela se produise ou au contraire aller au-devant de ce qui est annoncé de façon tout  à fait délibérée, ce qui nous semble plus  proche de ce que va devoir être l’astrologie du XXIe siècle, une sorte d’inspiration pour agir. Inversement, en phase descendante de Saturne, au milieu de l’un des 4 signes cardinaux,  le phénomène inverse risque fort de se produite, à savoir que ce que l’on croyait proche s’éloigne. Qu’est-ce  à dire ? Là encore, il peut y avoir voyagé mais cette fois ce sera dans le cadre d’une séparation, d’un départ, d’un abandon (d’un refus de pardonner). Ce n’est pas un temps de la réconciliation. Même un temps très court peut se révéler très long à vivre. On dira que le temps s’allonge terriblement et que quelques jours peuvent être vécus comme de siècles. C’est la prise de conscience de tels contrastes, de tels revirements qui est au cœur de l’expérience astrologique revisitée pat l’Astrocyclon, Le temps et l’espace comptent double en phase descendante.

Ce sont là des informations utiles qui nous mettent en garde sur les risques propres à chaque phase. Risque de la rencontre inopinée, impensable en phase ascendante et risque d’une séparation que l’on n’a pas vu venir et qui a très vite pris une tournure définitive. Dans les deux cas, un homme averti, comme on dit, en vaut deux et l’on peut éviter ces deux écueils opposés mais aussi redoutables l’un que l’autre et qui sont susceptibles d’affecter fortement notre vie notamment au niveau relationnel.

Regardons donc ce qui se passe quand Saturne (45° après la conjonction en gros) se situe à quinze degrés du bélier, du cancer, de la balance ou du capricorne. La prochaine échéance- mais on est d’ores et déjà encore timidement dans cette dynamique de rapprochement  correspond au passage de saturne au début du sagittaire, dans le courant de l’année prochaine 2015 (il y a des rétrogradations à considérer), soit une configuration qui  ne se produit que tous les 7 ans avec des intensités diverses et de effets variables, plus ou moins dramatiques, l’astrologie s’intéressant plus aux causes qu’aux effets, qui sont assez de l’ordre du contingent.

Avec la phase descendante – trois ans et demi après le sommet de la phase ascendante – on a vu que la dynamique s’inversait, les grains de sable se multiplient, les obstacles surgissent à toute occasion. Ce qui semblait faisable sous la conjonction devient insurmontable avec la « disjonction », comme si la gravite avait augmenté et que l’on était plus lourd, devenant incapables d’enjamber les problèmes qui prennent des proportions inouïes. Tout devient très compliqué ! Ce n’est en fait pas la réalité qui est compliquée mais nous-mêmes qui devenons de moins en moins performants et cela fait boule de neige. Cela fera probablement bondir plus d’un astrologue mais toute l’astrologie, selon nous, se limite à cette dialectique et à cette problématique.Qui trop embrasse mal étreint !

 

 

JHB

31 01 14

 

Publié dans ASTROLOGIE, PSYCHOLOGIE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

La dialectique nation/empire et la question juive

Posté par nofim le 30 janvier 2014

Le sionisme  au prisme de la dialectique nation/empire

Par  Jacques  Halbronn (Cercle d’Etude et de Recherche sur l’Identité Juive, CERIJ)

 

 

L’alternative au nationalisme, c’est l’impérialisme. (cf.   Chloé Maurel, Géopolitique des impérialismes, Constats et enjeux, ed Studyrama Perspectives  2009). Ces deux notions doivent être dédiabolisées  au risque de ne pas comprendre ce qui se joue dans l’Histoire depuis toujours. On s’efforcera donc de dépouiller ces termes de connotations trop partculières en prenant de la hauteur. Nous appliquerons cette grille à la question juive, c’est-à-dire à un cas assez spécial mais pour appliquer une grille, il faut toujours préalablement décanter le matériau évènementiel brut. (cf. notre ouvrage Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat 2002).

Avant la déclaration Balfour de 1917, contemporaine de la Révolution d’Octobre, le mouvement sioniste était divisé en deux courants, l’un focalisé sur la Palestine et l’autre ouvert à toutes sortes de solutions (Argentine, Ouganda etc). Autrement dit, le sionisme n’est pas  fatalement lié à la réinstallation des Juifs en Palestine et dans le Judenstaat de Herzl, la Palestine n’est qu’une option parmi d’autres et on y cite même l’Argentine (cf. l’entreprise du Baron de Hirsch). On peut dire, à la lumière de cette dualité nationalisme/impérialisme, que l’option palestinienne vers 1900 s’inscrit dans une logique nationaliste, liée à une terre ancestrale ou réputée telle.  En ce sens, on opposera une approche sous –tendue par l’objet ou au contraire sous-tendue par le sujet, sous tutelle ou émancipé, pourrait-on traduire.

Qu’est-ce à dire ? Il n’est pas indifférent de rappeler que les Britanniques, à l’origine de la Déclaration Balfour affirmant la volonté de constituer et de garantir l’existence d’un  « Foyer Juif » (Home) en Palestine correspondait aux attentes des Chrétiens tout autant sinon plus que des Juifs, pour des raisons théologiques et téléologiques. Ce qui s’apparente à une forme d’instrumentalisation des Juifs, en tant que signifiant se prêtant à diverses lectures (signifié).

Associer les Juifs à la Palestine, c’était selon nous en faire les objets de l’Histoire plus que les sujets de leur propre Histoire. Cela vaut d’ailleurs peu ou prou pour tous les nationalismes avec cette notion de racines.

A contrario, déclarer comme le firent d’autres sionistes, que le Sionisme n’était  pas nécessairement lié au lieu-dit « Sion » mais pouvait être compris au figuré, c’était  conférer aux Juifs de l’époque un certain libre-arbitre, une volonté et une faculté de se déterminer dans l’ici et maintenant. Serait alors juif le territoire que es Juifs s’accorderaient à considérer comme tel et non tel que dicté par l’Histoire passée. Cette émancipation fut  compromise par la lettre que le ministre Balfour adressa à Lord Rothschild et qui fut entérinée peu après par la société des Nations (SDN) qui venait de se constituer à Genève. On peut épiloguer en effet sur ce qui se serait passé si les juifs avaient trouvé au lendemain de la première Guerre Mondiale un nouveau port d’attache qui n’aurait pas été un enjeu au sein de l’empire britannique. Car le sionisme palestinien ne fait sens qu’au sein d’un tel empire et l’état d’Israël qui se constitua en 1948  est lié à la renonciation de Londres  à une telle entreprise en repassant le dossier à l’ONU comme successeur de la SDN. Il correspond à un ébranlement de cet empire et est contemporain de ce qui se produisit, selon un schéma assez comparables, en Inde mais aussi en Irlande avec la prise en compte des clivages religieux comme critères des partitions. (cf. Yves Lacoste, Géopolitique. La longue histoire d’aujourd’hui, Ed Larousse, 2006)

Les  Juifs sionistes auraient pu s’installer au sein d’un autre empire car il faut comprendre que la solution de la question juive (sous-titre de l’Etat Juif de Herzl) passait par le modèle impérial. Herzl notamment fut en longs pourparlers avec l’Empire Ottoman et il s’agissait, de toute façon, pour lui se situer le nouvel Etat au sein d’un Empire. Il est un fait que les Juifs sont en meilleure posture au sin d’un Empire multinational qu’au sein d’un Etat nation trop homogène. Au demeurant,  à l’époque ce n’étaient pas les empires qui manquaient, si l’on prend en compte l’empire austro-hongrois et l’empire colonial français, entre autres. La solution palestinienne se situait  à l’intersection entre l’empire ottoman et l’empire britannique mais il fait rappeler le précédent roumain, à l’autre extrémité de l’empire ottoman (cf. nos articles sur ce sujet). Une sorte de chantage exigeait de la part récemment libérés du joug ottoman (Congrès international de Berlin) de concéder aux Juifs un lieu d’accueil, à la demande des puissances européennes occidentales et centrales (France, Allemagne, Angleterre etc.)

On sait à quel point les Britanniques eurent les mains liées pour traiter décemment l’installation des Juifs en Palestine, au sien de leur empire, ce qui empêcha de sauver des millions de Juifs dont Hitler voulait se débarrasser. Une politique impériale exige des compromis et Londres ne trouva pas la bonne formulée, ce qui le conduisit à rationne sévèrement l’arrivée des  Juifs européens en Palestine. Mais on sait que le drame n’est pas fini, loin de là car la puissance impériale passe par des cycles et  est mis en veilleuse  de façon périodique (cf. nos travaux sur les cycles). Quand un empire est en pleine puissance, il parvient à faire coexister et cohabiter ses différentes composantes mais quand il décline (même temporairement), les tensions augmentent et l’antisémitisme est une des conséquences du déclin des empires, on l’a vu avec celui de la puissance soviétique puis russe à la fin du siècle dernier. Il ne faut donc pas surestimer la capacité d’un empire à maintenir constant un certain équilibre entre les nations qu’il englobe, d’aucuns diront qu’il emprisonne, à des titres divers. D’ailleurs, la France elle-même n’a pas su préserver les intérêts des Juifs d’Algérie au lendemain des Accords d’Evian (1962), en plein démantèlement de son empire africain. Quelque part l’empire est un antidote contre le problème nationaliste et c’est en ce sens que l’Union Européenne peut toit à fait être qualifiée d’empire.

Mais concernant le sionisme, les choses sont plus complexes vu que l’idée sioniste est déjà en soit à caractère nationaliste et qu’elle prend le contrepied d’un judaïsme que l’on pourrait qualifier d’impérial et qui couvrirait un ensemble très vaste de pays. On retrouve alors l’argument de la puissance cosmopolite juive et il est probable que Herzl était sensible à cette accusation reprise et véhiculée par les Protocoles des Sages de Sion, à l’extrême fin du XIXe siècle. Mais n’était-ce pas tomber de Charybde en Scylla que d’opter pour une solution « nationale » sous la houlette et la tutelle de tel ou tel empire, ottoman, britannique ou autre ? Car l’idée d’un Etat d’Israël totalement autonome n’était guère envisagée ne serait-ce que dans une certaine logique de tutelle, de protectorat, de mandat.

Dans leur Histoire les Juifs ont souvent dû compter sur le pouvoir, l’arbitrage  au plus haut niveau pour se maintenir face à des tensions avec d’autres composantes du dit empire, si par empire on entend une instance devant gérer une pluralité de communautés linguistiques, religieuses et autres.

Le rôle des empires- c’est même leur principale raison d’être- consiste bien évidemment à instaurer une certaine harmonie, une certaine unité au sein de l’ensemble en produisant des institutions nouvelles se surimposant aux particularismes des uns  et des autres, ce qu’on peut qualifier de technocratie et cela implique l’instauration d’une forme de laïcité.

Le cas de l’Etat d’Israël, à ce propos, nous interpelle car quelque part avec la Guerre des Six Jours, il s’est trouvé en situation « impériale » avec les régions « annexées » ou le « territoires occupés » alors que le principe de l’ONU en 1947 était que feraient seules partie de l’Etat juif les régions à majorité juive. Le fondement nationaliste de cet Etat « Juif » rendait très difficile l’instauration d’un ensemble pluriel doté d’institutions appropriées.  On voit là comment une démarche nationale se trouve entrainée dans une spirale impériale, comme ce fut le cas sous Napoléon ou sous Hitler, du fait des victoires militaires qui restent une des causes  principales de toute formation d’empire. Par ailleurs, le fait que la diaspora juive de par le monde  se soit maintenue en dépit de la création de cet Etat génère aussi une forme de dimension impériale à Israël qui place celui-ci en opposition avec l’empire constitué par le monde arabo-musulman tout comme pendant la Seconde Guerre Mondiale,  l’empire « nazi » se considérait en guerre avec un empire »juif ». C’est l’occasion de souligner à quel point la structure d’un empire diffère de celle d’une nation. Comme on l’a dit, ses frontières n’ont pas à être validées par l’Histoire. Généralement, un empire s’articule autour d’une nation dominante, d’où une certaine ambiguïté mais cette nation dominante se montre capable de transcender sa propre spécificité pour accéder à un certaine universel. D’ailleurs, le terme universel appartient pleinement au vocabulaire et à la vocation des empires. On pense ici à la France qui ne se serait pas engagée dans son « colonialisme » en Asie et en Afrique –après avoir connu des expériences en Amérique du Nord Canada, Louisianne, Antilles) si elle n’avait pas eu par ailleurs un vécu impérial en Europe (sous le premier empire en particulier). Donc, s’il est clair que la grille « nationale » ne permet d’épuiser la question juive, l’autre grille « impériale » s’y préte davantage, mais avec des modalités particulières. En tout cas, il nous apparait clair que les Juifs, de par le monde, en dépôt de leur diversité  s’insrivent dans une certaine forme d’unité supranationale dont le ciment serait  une certaine forme de « pratique » (religieuse, linguistique, historique) récurrente que l’on pourrait, faute de mieux, désigner comme une « conscience juive » sans parler de l’apporte, si l’on peut dire, de l’antisémitisme qui contribuerait à forger la dite conscience….En tout état de cause, au risque de paraitre systématique, aucun groupe ne saurait échapper à une telle dialectique cyclique.

 

 

 

 

 

 

JHB

30 01  14

 

Publié dans HISTOIRE, judaîsme, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Les comportements subconscients: pour une psychologie « influentielle »

Posté par nofim le 29 janvier 2014

 

Pour une psychologie influentielle

Par Jacques  Halbronn

 

Selon nous, on ne tient pas assez compte, dans notre description des personnes, des effets qu’elles provoquent sur autrui. Ces effets sont souvent liés à des causes subconscientes comme si nous lisions dans l’esprit des gens que nous rencontrons et qui peuvent nous être de parfaits inconnus. On parlera de psychologie influentielle, à savoir que nous nous caractériserions par ce que nous déclenchons chez autrui.

Chacun d’entre nous est peu ou prou habitué à ce que l’on se comporte spontanément et en quelque sorte instinctivement  à son égard d’une certaine façon et l’on est surpris quelque peu quand ce n’est pas  (tout à fait) le cas. Il nous semble donc assez pertinent d’interroger les personnes de ce point de vue trop souvent négligé, à notre avis.

Dans le cas des hommes et des femmes,  ce que nous avons appelé psychologie influentielle pourrait se révéler assez déterminant et en tout cas  attirer l’attention sur certains aspects de notre rapport avec des étrangers mais cela vaut aussi pour des familiers, même si cela semble moins probant.  C’est l’attitude réflexe qui nous intéresse ici plus que tout.

On s’appliquera à traiter d’un point bien précis, à savoir la propension à questionner autrui.  Nous dirons qu’il y a des gens auxquels on pose des tas de questions sur leurs moindres faits et gestes et d’autres qui ne rencontrent le plus souvent qu’indifférence, comme si l’on se moquait éperdument de leur emploi du temps passé, présent et à venir.

Deux hypothèses s’offrent à nous : l’hypothèse sexuelle et l’hypothèse que l’on pourrait qualifier de familiale. Dans le premier cas,  on dira que dans la vie courant, les hommes posent plus de questions aux femmes que l’inverse, lesquelles, du coup, ont plus l’habitude de raconter leurs journées ou leurs voyages. Cela s’expliquerait par le fait que les hommes de par leur tendance ancestrale au nomadisme ont une vie assez cloisonnée et peuvent tout à fait mener une double vie, sans se voir importuner, harceler par des interrogations gênantes de la part de leur entourage comme si émanait de leur personne quelque chose de dissuasif, tel un message subliminal du type « Do not disturb ! » (ne me dérangez pas !). Un tel signal, en revanche, ne serait pas émis par les femmes qui ont une vie plus d’un seul tenant. D’ailleurs les femmes sont souvent plus excentriques que les hommes du fiat justement qu’elles ne cachent rien.

L’autre hypothèse – mais qui n’est pas exclusive de la première- tiendrait à l’environnement familial. Si l’enfant a été négligé, voire peu ou prou abandonné, si on ne s’est guère intéressé à lui, n’est-il pas logique que par la suite,  il n’éveille que médiocrement la curiosité d’autrui, selon un scénario répétitif bien connu ?

Mais on peut aussi se demander, conciliant ainsi les deux hypothèses, si les enfants de sexe mâle ne sont pas plus négligés que les enfants « femelles » ? Ce serait à vérifier.

Dès lors, les jeunes garçons auraient moins de comptes à rendre que les « petites filles » et seraient plus libres de leurs  actions.

Cette psychologie influentielle suppose que nous soyons capables de « lire » dans le psychisme d’autrui et d’adopter très vite l’attitude appropriée, « méritée » si bien que même des gens que nous ne connaissons ni d’Eve, ni d’Adam se comportent avec nous à l’instar des personnes que nous fréquentons de longue date. pour le pire comme pour le meilleur.

On parle de charisme, par exemple, pour désigner des personnes qui provoquent immédiatement un certain respect de la part de ceux qui sont en leur présence. C’est ainsi que les relations entre hommes et femmes obéissent aussi à de tels schémas. Tel homme qui a un certain type de rapport avec les femmes a toutes les chances ou malchances de le revivre encore et encore. Mais ce sont les femmes qui sont influencées de façon subconsciente par  tel type d’homme et qui très rapidement tendent à se comporter comme les femmes que ce type a  connu dans le passé. On retrouve cela avec les animaux : les chiens ou les chats se comportent avec nous toujours de la même façon. On peut en dire autant des enfants, même très jeunes, qui captent nos vibrations, comme s’ils lisaient en nous comme dans un livre.

C’est dire que cela ne fait guère de sens  de faire remarquer que l’on ne se connait pas car les informations sont captées très vite tant et si bien que même lorsque l’on change de partenaire, d’entourage, voire de pays, les comportements à notre égard ne  varient guère  à telle enseigne que nous sommes surpris quand les personnes que nous rencontrons empruntent des attitudes inhabituelles à notre égard comme s’ils ne savaient pas déchiffrer, décoder les signaux  Mais à ce propos, on se demandera si les hommes ne captent pas mieux et plus vite les dits signaux que le femmes, et l’on dit souvent, d’ailleurs, que les hommes savent plus vite à quoi s’en tenir lors d’une rencontre, que les femmes e toque celles-ci sont souvent surprises de certains comportement masculins qui ne semblent pas justifiés par ce qui se voit au premier abord.

 

 

 

 

 

JHB

29. 01  14

Publié dans FEMMES, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Nations et empires, une alternance majeure pour l’astrologie

Posté par nofim le 29 janvier 2014

 

 

La phase ascendante de l’Astrocyclon et la spirale impériale

Par Jacques  Halbronn

 

 

Ce qui effraie dans la phase impériale, c’est que rien ne semble arrêter son mouvement d’expansion et d’extension, rien ne peut échapper à son étreinte ou à son empreinte, comme si tous les obstacles à un pouvoir croissant étaient balayés. On peut parler d’une fièvre  impériale qui s’oppose au statut royal. Le roi et l’empereur sont deux personnages radicalement opposés, le roi est l’emblème d’un pays, d’une langue alors que l’empereur  est celui qui bafoue et abolit les distinctions, les frontières du temps et de l’espace. L’empire a vocation à l’universel. Cela ne signifie pas qu’il veuille supprimer les différences mais il tend à les relativiser. Généralement, l’empire est plus tolérant envers les minorités, les communautés pace qu’il ne les prend pas trop au sérieux. Au sein d’un empire cohabitent les entités les plus diverses mais elles n’exercent qu’un poivrer limité par les instances  fédérales, comme on peut le voir avec les USA et le FBI, (Fédéral Bureau of Investigation) lequel peut intervenir, « investiguer » par-delà les frontières des Etats de l’Union.

En pratique, sur le terrain, il n’Ets pas si aisé de distinguer entre la dynamique royale, nationale et la dynamique impériale, supranationale. On essaiera donc ici d’apporter quelques lumières pour permettre de ne pas les confondre. Car que vaudrait une astrologie qui s’exprimerait dans des termes ambigus, à double entente que chacun comprendrait à sa guise ? En effet, quand on reste en surface, tout se ressemble, tous les chats sont gris. Il faut du temps pour que le véritable relief apparaisse, et notamment poire s’apercevoir que le sens de l’Histoire est orienté dans un sens ou dans l’autre. Si on ne donne pas du temps au temps,  on peut allégrement dire une chose et son contraire, ce qui explique en grande partie pourquoi il est difficile sur le moment de montrer que tel astrologue a tort en ce qu’il énonce. Il vaut mieux, pour éviter tout désaveu « le dire vite » ! Seul le temps confère la distance nécessaire, permet de prendre de la hauteur. Voilà pourquoi les astrologues sont des gens pressés. Emporté c’est pesé !

Nous pensons donc que l’astrologie doit s’exprimer en se servant de « plus » et de « moins », plus qu’hier et bien moins que demain. On attend avant-toit, selon nous, de l’astrologue qu’il veille bien  donne la « orientation, la direction qui est prise à plus ou moins long terme et bien entendu les changements de perspective qui ne manquent pas de se présenter tôt ou tard. Ce qu’on attend de l’astrologue, ce n’est pas qu’il  fasse d entelles annonces quand c’est trop tard et trop gros car dans ce cas quel mérite aurait-il ?

Malheureusement c’est un travers observable chez beaucoup d’astrologues  que d’arriver après la bataille de prendre le chemin en marche. L’astrologie doit prendre des risques et le plus étrange c’est qu’elle en prend souvent quand elle croit ne pas en prendre quand elle se contente de reprendre à son compte les représentations en vigueur. C’est évidemment une tentation bien compréhensible  que de vouloir expliquer astrologiquement ce que tout le monde sait déjà ou plutôt croit savoir. Plus d’un astrologue se sera mordu les doigts en  suivant le mouvement. On pense à Barbault annonçant un peu vite au début des années soixante, du temps du spoutnik, que l’URSS allait bientôt faire jeu égal avec les USA en termes de richesse nationale.

On dira que la phase montante de l’Astrocyclon se caractérise par un fluidité  croissante, cela signifie que mentalement, l’on capte mieux qu’avant les dénominateurs communs, on  est capable de « laver » le monde pour qu’il  se montre plus uni, une fois débarrassé  d’une saleté, d’une écume qui  différencie artificiellement les choses, comme on pourrait le dire d’assiettes sales. Cela conduit à faire fi de certaines évolutions  ici et là pour ne retenir que l’essentiel. L’unité est à ce prix.

Il ne faut pas pour autant caricaturer et s’attendre à l’expansion universelle à partir d’un seul centre. Car le temps est compté et il vaut mieux raisonner  à une échelle  continentale voire régionale. La phase croissante met en évidence plusieurs centres qui occupent chacun un maximum de terrain mais qui finissent tôt ou tard par se rencontrer et se confronter. C’est le choc des impérialismes. C’est ainsi que les deux guerres mondiales mirent face à face des empires qu’ils se dénomment ou non ainsi. Empire ottoman, face à empire britannique, par exemple en 1917 (cf. Lawrence d’Arabie), Empire japonais (nippon) face à Empire américain  (Pearl Harbour).  Les nations ne sont pas alors des entités pertinentes, elles s’inscrivent inexorablement dans une dynamique unificatrice.

Ce qui complique les choses, c’est que ce que l’on appelle des nations sont elles-mêmes nées d’un processus impérial, ce sont des empires qui ont été vassalisés. Et c’est pourquoi en phase descendante de l’Astrocyclon,  les « nations » relèvent la tête, secouent le joug face à la puissance impériale dominante.

On aime cette image des portes qui s’ouvrent ou qui se ferment. La phase montante  ouvre les portes, la phase descendante les clôt, ce qui multiplie les entités séparées. Les portes sont bien huilées en phase montante, elles grincent en phase descendante, se rouillent.

Ce que l’on demande à l’astrologue est très simple et probables trop simples pour une astrologie pléthorique. Où va-t-on et pour combien de temps ? Beaucoup d’astrologues sont parfaitement incapables de répondre à cette question ou si l’on préfère ils ne sont capables que de parler du très court terme car comme on l’a dit plus haut, moins on laisse le temps passer et moins l’on risque d’être démenti puisque seul le temps fait la différence. C’est comme au départ d’une course, dans les premières  secondes, tout le monde peut croire qu’il va gagner et ce n’est que petit à petit que les écarts de creusent. Ces astrologues « gagne petit » ne sont que des bouffons !

Autrement dit,  la réalité brute est indifférenciée. Dans un premier temps, tout discours peut paraitre plausible car il y a toujours quelques indices contradictoires et el vaut aussi pour le portrait psychologique. Rien n’est complétement faux ponctuellement, sur le moment. Il y a toujours une certaine apparence de vérité à tout propos.  Mais l’astrologie ne se situe pas dans l’instant, dans l’immédiat mais bien dans  une certaine continuité qui permet de capter les vraies lignes de force et les vrais « hommes forts ». Sinon l’on se berce d’illusions tant au sujet de son astrologie que de ce qui se passe et se présente C’est la spirale de l’erreur qui se nourrit d’elle-même.

Cela dit, un empire est aussi une nation, un empereur peut aussi être un roi, selon les phases de l’Astrocyclon.  Hitler a surfé sur le nationalisme et le pangermanisme avant de passer à la vitesse supérieure. De Gaulle aura oscillé entre une focalisation sur la France en tant que nation et sur la France en tant qu’empire  (cf. la question algérienne). Lorsqu’advient la phase descendante, la dynamique impériale reflue et  la division en petites unités  devient la note (comme en 1989, Mur de Berlin) avec la réunification de l’Allemagne qui est en dialectique avec la formation de l’Union Européenne. Il y a  toujours deux options, une alternative et une alternance.

Il y a donc des expressions qui sont vides de sens tant elles correspondent à des enjeux permanents. Si par exemple, on parle de revanche, il y a toujours une forme de revanche  à prendre, de tout temps, celle des  « nations »  par rapport  aux empires, des empires par rapport aux nations.  La précision en astrologie n’est pas de l’ordre du détail pittoresque et ponctuel  mais exige désormais la maitrise des concepts et  de leur dynamique dans le temps. Un astrologue doit exposer les concepts dont il se sert, les approfondir plutôt que de recourir au langage commun avec tous ses ambiguïtés sémantiques. Le temps n’est plus à traduire en langage de tous les jours la pensée astrologique mais à traduire le langage de tous les  jours   en une formulation astrologique. L’astrologue doit prendre le temps d’initier son client à un certain modèle dont celui-ci pourra se servir par lui-même. Car ce que nous avons dit sur les empires fonctionne à tous les niveaux, dans le « macro » comme dans le « ‘micro » mais il est clair que c’est le macro qui nous renseigne sur le « micro » de par sa visibilité et sa dimension publique et accessible à tous. Ces astrologues qui se targuent de succès dans le « micro » savent pertinemment que c’est incontrôlable.  Que l’astrologie s’établisse dans le « macro » et elle sera ipso facto fiable à une plus petité échelle mais ce n’est pas à partir du « micro » que l’astrologie parviendra à se réformer et à affirmer son empire.

 

 

JHB

29. 01  14

 

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L’astrologie et l’idée d’empire. Un passage obligé

Posté par nofim le 29 janvier 2014

 

 

L’astrocyclon  et les événements de 1989  et de 2014*

Par Jacques  Halbronn

 

 

Il ne faut pas tout mélanger sinon l’astrologie ne veut plus rien dire. Ce qui se passe actuellement en Ukraine est bien différent de ce qui s’est passé en 1989 à Berlin et ailleurs et qui secoua le joug de l’empire russo-soviétique. Au regard de l’astrocyclon, en 89 on était en phase descendante alors qu’en ce moment on est en phase ascendante.

Actuellement, on n’assiste nullement à la chute d’un empire mais au contraire au choc entre deux empires insatiables l’un comme l’autre bien que dans des styles radicalement différents. Encore faut-il pour analyser correctement les choses avoir une représentation large du terme « empire » et l’on sait que des définitions trop restrictives de certains termes constituent un obstacle majeur pour la recherche scientifique. Si l’on nous objecte ainsi que l’Union Européenne n’est  pas un « empire » sous prétexte qu’elle n’en porte pas le nom ou qu’elle ne s’est pas construite par le moyen des armes, on aurait là un bel exemple  d’une impuissance conceptuelle, par trop restrictive et c’est ainsi qu’on échoue à capter la dualité intrinsèque et inhérente au monde.

On nous permettra donc de présenter l’Ukraine comme un enjeu impérial tant pour l’Union Européenne que pour  la Russie (au cœur de ce qui s’appelait l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques et dont faisait partie jusqu’au début des années 90 la dite Ukraine mais aussi la Biélorussie, la Géorgie etc. On sait aussi que l’Union Européenne a déjà récupéré la plupart des Etats « satellites » de la dite URSS. (Allemagne de l’Est, Pologne, Hongrie etc.) De son côté, la Russie de Poutine ne reste pas spectatrice de cette situation et prend le contrepied d’un Gorbatchev. Ce sont donc bel et bien deux « blocs » qui s’affrontent et cela correspond tout à fait à la phase montante « unitaire » de l’Astrocyclon qui ne met pas en scène des affrontements entre nattons mais entre empires. On ajoutera qu’en Afrique, un autre empire tend à refaire parler de lui, celui que la France avait instauré et qui a légitimé récemment  ses interventions tant dans l’Ancienne Afrique Occidentale Française, au Mali que dans l’Ancienne Afrique Equatoriale Française en Centre Afrique et l’on peut s’attendre à d’autres réveils impériaux en Turquie (avec la nostalgie de l’empire ottoman) et on pourrait citer bien d’autres cas de démangeaison impériale à commencer par les attitudes actuelles de la Chine, également marquée par un puissant passé impérial.. L’Histoire ne se conçoit pas sans prendre la dimension des empires et croire que tout se joue au niveau des nations serait un graben contre-sens.  C’est ce modèle historique que nous préconisons pour la recherche astrologique et il est évident que celui-ci n’a pas besoin de l’astrologie pour exister et qu’il se défend très bien tout seul au sein même de la communauté des historiens.  Bien évidemment, cette poussée impériale fonctionne en alternance avec  des replis d’une telle dynamique comme ce fut le cas  à l’évidence  en 1989 ou en 1960 voire en 1967(du fait de la Guerre des Six jours qui ébranla le monde arabe.

Ce ne sont pas les empires qui manquent, on peut même dire qu’ils pullulent. Ils ont d’ailleurs pour raison d’être de mette au pas les nations qui sont la cause de tous les cloisonnements et les particularismes et autres protectionnismes. A Tite d’exemple, les religions dites du Livre relèvent d’un empire qui a pour nom monothéisme et qui contestera que l’Eglise romaine  n’est pas un empire supranational, Rome étant capitale impériale tout autant que Moscou.

Dans le cas des Juifs, sujet délicat s’il en est, on est dans une posture que l’on pourrait qualifier de dénégation. Le phénomène juif ne saurait en effet se réduire à la question d’un Etat nation « juif »  ni à celle d’une pratique religieuse bien définie et qui ne se veut pas prosélyte. Qu’on le veuille ou non, quitte  à donner raison aux « antisémites », il y a une autre dimension de la présence juive au monde et qui ne se conçoit que selon une grille impérialiste. C’est dire que toute réalité politique a deux visages contradictoires à l’instar de cette France qui tantôt a des visées impérialistes et tantôt s’inquiété de l’immigration qui est directement le corollaire des dites visées.

Mais revenons à la « question juive «  – et rappelons que nous avons fondé en 1978 le Cerce d’étude et de recherche sur l’identité juive (CERIJ). La diaspora juive nous apparait correspondre à certains critères du modèle impérial. Vouloir rassembler tous les Juifs en un seul et même Etat serait une aberration que d’ailleurs Herzl n’a jamais prônée dans son Etat Juif.(Judenstaat, 1897) sans parler du fait que le dit Herzl avant sa mort avait sérieusement envisagé, au vu du blocage persistant de l’option palaisienne par les Turcs,  l’option ougandienne (en Afrique) proposée par l’Angleterre ( 1905).

Cet impérialisme juif d’ailleurs nous le percevons d’abord sur le plan intellectuel.. Et le marxisme n’est-il pas une forme d’empire idéologique tout comme le freudisme ? On dira que le monde juif produit un grand nombre de personnages capables de créer des empires dans les domaines les plus divers. Or derrière tout empire, il y a de tels personnages charismatiques (pour le pire comme pour le meilleur) qui exercent leur génie dans les domaines les plus divers, y compris dans le champ de l’astrologie.  Que ce rôle des Juifs ait pu être signalé par certains chercheurs s’inscrit et contribue à l’étude du phénomène impérial. Que divers personnages, dans les domaines les plus divers, aient en commun –statistiquement- d’être Juifs (d’ascendance sinon de religion) n’aura pas été ignoré. Que pendant la Seconde Guerre Mondiale – et il suffit de lire la littérature dans ce domaine- d’aucuns aient pu voir un combat entre un empire juif  et le Reich allemand ne saurait étonner outre mesure. Bataille de titans qui générera la terrible Shoah mais qui ne s’est nullement terminé, en tout état de cause,  par l’anéantissement des Juifs. Rappelons qu’une des causes du déclenchement de la Shoah aura été l’entrée en guerre des Etats Unis à la fin de 1941 qu’Hitler mettra sur le compte de l’influence des juifs américains.

Pour en revenir à l’astrologie mondiale, on voit que la prévision astrologique est désormais dans l’obligation de nous dire si le monde à un moment donné se dirige vers une croissance de l’impérialisme ou vers une revanche des nationalismes. C’est même la seule chose qu’on demande à l’astrologie que  d’indiquer  un tel mouvement dialectique  en précisant la durée des phases, il va de soi. C’est autour de cette question que se joue la renaissance et la reconnaissance de l’Astrologie.

 

 

 

JHB  29 01  14

 

 

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L’astrologie et l’idée d’empire: un passage obligé.

Posté par nofim le 29 janvier 2014

 

 

L’astrocyclon  et les événements de 1989  et de 2014*

Par Jacques  Halbronn

 

 

Il ne faut pas tout mélanger sinon l’astrologie ne veut plus rien dire. Ce qui se passe actuellement en Ukraine est bien différent de ce qui s’est passé en 1989 à Berlin et ailleurs et qui secoua le joug de l’empire russo-soviétique. Au regard de l’astrocyclon, en 89 on était en phase descendante alors qu’en ce moment on est en phase ascendante.

Actuellement, on n’assiste nullement à la chute d’un empire mais au contraire au choc entre deux empires insatiables l’un comme l’autre bien que dans des styles radicalement différents. Encore faut-il pour analyser correctement les choses avoir une représentation large du terme « empire » et l’on sait que des définitions trop restrictives de certains termes constituent un obstacle majeur pour la recherche scientifique. Si l’on nous objecte ainsi que l’Union Européenne n’est  pas un « empire » sous prétexte qu’elle n’en porte pas le nom ou qu’elle ne s’est pas construite par le moyen des armes, on aurait là un bel exemple  d’une impuissance conceptuelle, par trop restrictive et c’est ainsi qu’on échoue à capter la dualité intrinsèque et inhérente au monde.

On nous permettra donc de présenter l’Ukraine comme un enjeu impérial tant pour l’Union Européenne que pour  la Russie (au cœur de ce qui s’appelait l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques et dont faisait partie jusqu’au début des années 90 la dite Ukraine mais aussi la Biélorussie, la Géorgie etc. On sait aussi que l’Union Européenne a déjà récupéré la plupart des Etats « satellites » de la dite URSS. (Allemagne de l’Est, Pologne, Hongrie etc.) De son côté, la Russie de Poutine ne reste pas spectatrice de cette situation et prend le contrepied d’un Gorbatchev. Ce sont donc bel et bien deux « blocs » qui s’affrontent et cela correspond tout à fait à la phase montante « unitaire » de l’Astrocyclon qui ne met pas en scène des affrontements entre nattons mais entre empires. On ajoutera qu’en Afrique, un autre empire tend à refaire parler de lui, celui que la France avait instauré et qui a légitimé récemment  ses interventions tant dans l’Ancienne Afrique Occidentale Française, au Mali que dans l’Ancienne Afrique Equatoriale Française en Centre Afrique et l’on peut s’attendre à d’autres réveils impériaux en Turquie (avec la nostalgie de l’empire ottoman) et on pourrait citer bien d’autres cas de démangeaison impériale à commencer par les attitudes actuelles de la Chine, également marquée par un puissant passé impérial.. L’Histoire ne se conçoit pas sans prendre la dimension des empires et croire que tout se joue au niveau des nations serait un graben contre-sens.  C’est ce modèle historique que nous préconisons pour la recherche astrologique et il est évident que celui-ci n’a pas besoin de l’astrologie pour exister et qu’il se défend très bien tout seul au sein même de la communauté des historiens.  Bien évidemment, cette poussée impériale fonctionne en alternance avec  des replis d’une telle dynamique comme ce fut le cas  à l’évidence  en 1989 ou en 1960 voire en 1967(du fait de la Guerre des Six jours qui ébranla le monde arabe.

Ce ne sont pas les empires qui manquent, on peut même dire qu’ils pullulent. Ils ont d’ailleurs pour raison d’être de mette au pas les nations qui sont la cause de tous les cloisonnements et les particularismes et autres protectionnismes. A Tite d’exemple, les religions dites du Livre relèvent d’un empire qui a pour nom monothéisme et qui contestera que l’Eglise romaine  n’est pas un empire supranational, Rome étant capitale impériale tout autant que Moscou.

Dans le cas des Juifs, sujet délicat s’il en est, on est dans une posture que l’on pourrait qualifier de dénégation. Le phénomène juif ne saurait en effet se réduire à la question d’un Etat nation « juif »  ni à celle d’une pratique religieuse bien définie et qui ne se veut pas prosélyte. Qu’on le veuille ou non, quitte  à donner raison aux « antisémites », il y a une autre dimension de la présence juive au monde et qui ne se conçoit que selon une grille impérialiste. C’est dire que toute réalité politique a deux visages contradictoires à l’instar de cette France qui tantôt a des visées impérialistes et tantôt s’inquiété de l’immigration qui est directement le corollaire des dites visées.

Mais revenons à la « question juive «  – et rappelons que nous avons fondé en 1978 le Cerce d’étude et de recherche sur l’identité juive (CERIJ). La diaspora juive nous apparait correspondre à certains critères du modèle impérial. Vouloir rassembler tous les Juifs en un seul et même Etat serait une aberration que d’ailleurs Herzl n’a jamais prônée dans son Etat Juif.(Judenstaat, 1897) sans parler du fait que le dit Herzl avant sa mort avait sérieusement envisagé, au vu du blocage persistant de l’option palaisienne par les Turcs,  l’option ougandienne (en Afrique) proposée par l’Angleterre ( 1905).

Cet impérialisme juif d’ailleurs nous le percevons d’abord sur le plan intellectuel.. Et le marxisme n’est-il pas une forme d’empire idéologique tout comme le freudisme ? On dira que le monde juif produit un grand nombre de personnages capables de créer des empires dans les domaines les plus divers. Or derrière tout empire, il y a de tels personnages charismatiques (pour le pire comme pour le meilleur) qui exercent leur génie dans les domaines les plus divers, y compris dans le champ de l’astrologie.  Que ce rôle des Juifs ait pu être signalé par certains chercheurs s’inscrit et contribue à l’étude du phénomène impérial. Que divers personnages, dans les domaines les plus divers, aient en commun –statistiquement- d’être Juifs (d’ascendance sinon de religion) n’aura pas été ignoré. Que pendant la Seconde Guerre Mondiale – et il suffit de lire la littérature dans ce domaine- d’aucuns aient pu voir un combat entre un empire juif  et le Reich allemand ne saurait étonner outre mesure. Bataille de titans qui générera la terrible Shoah mais qui ne s’est nullement terminé, en tout état de cause,  par l’anéantissement des Juifs. Rappelons qu’une des causes du déclenchement de la Shoah aura été l’entrée en guerre des Etats Unis à la fin de 1941 qu’Hitler mettra sur le compte de l’influence des juifs américains.

Pour en revenir à l’astrologie mondiale, on voit que la prévision astrologique est désormais dans l’obligation de nous dire si le monde à un moment donné se dirige vers une croissance de l’impérialisme ou vers une revanche des nationalismes. C’est même la seule chose qu’on demande à l’astrologie que  d’indiquer  un tel mouvement dialectique  en précisant la durée des phases, il va de soi. C’est autour de cette question que se joue la renaissance et la reconnaissance de l’Astrologie.

 

 

 

JHB  29 01  14

 

 

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L’astrologie victime du retard des sciences de l’Homme

Posté par nofim le 28 janvier 2014

 

 

Apologie pour l’idée d’empire  au prisme de l’astrologie

Par  Jacques Halbronn

 

 

L’astrologie est victime des retards pris par diverses sciences humaines qui lui servent, bien à tort, de repères. Autrement dit, si certaines de ces « sciences » n’avaient  emprunté des voies de garage, l’astrologie n’en serait pas là où elle en est actuellement, exception faite évidemment  de nos propres travaux relatifs à l’Astrocyclon. Si la question des genres avait été mieux traitée, il est plus que probable que bien des typologies et autres caractérologies (y compris l’astrologique) n’auraient prospéré comme elles le firent.  Mais nous traiterons ici d’une autre grave lacune, celle qui concerne l’idée d’empire. En réalité, les deux questions sont liées si l’on admet que les hommes sont par essence porteurs de ladite idée, car toute idée doit être  sous-tendue par des êtres en chair et en os. La notion d’empire incarne, en effet, plus que toute autre, le génie masculin alors même que celle d’Etat nation (dans nation, il y a naissance), serait marquée par l’esprit féminin.

Le XXe siècle aurait été écartelé entre ces deux  « valeurs » de l’empire et de la nation mais il semble qu’en dehors de la formation de l’Union Européenne, le siècle fut marqué par la victoire du nationalisme et une diabolisation de l’empire, d’où le terme impérialiste doté d’une connotation nettement négative. En sera-t-il de même pour ce XXe siècle qui nait avec l’euro, réussite que l’on est en droit de qualifier d’impériale, si on accorde à ce terme une signification  que nous allons mettre en peine de préciser ci-après.

Par empire, nous entendons le dépassement des cadres nationaux mais plus largement de tous les clivages, les lignes, les frontières. Ce  n’est nullement une idée nouvelle comme voudraient le faire croire ceux qui qualifie l’Union Européenne, par exemple, de postmoderniste et les nations elles-mêmes ne sont-elles pas marquées dans leur formation par une dynamique impériale et ne parle-t-on pas au XIXe siècle de l’Unité allemande ou de l’Unité italienne ? Mais on n’oubliera pas non plus la formation des Etats Unis d’Amérique ; avec ce mot « Uni » qui a selon nous une connotation impériale. Or le mot Unité est synonyme d’empire, nous apparait-il. La Révolution elle-même ne sera-t-elle pas marquée par l’abolition de toutes sortes de structures, d’entités intermédiaires comme les corporations, par la volonté d’unifier les poids, les mesures, les monnaies avant même que l’on en arrive à l’empire napoléonien. La notion d’empire aura été le fer de lance du XIXe siècle en ses divers avatars, ce qui correspond à une simplification du point de vue de la géographie politique ?  Cette idée d’empire au XXe siècle sera puissamment combattue –au lendemain de 14-18 l’on célébra la fin de l’empire ottoman et de l’empire austro-hongrois  et 1989 est à ce propos emblématique de la défaite des empires, y compris de l’empire colonial français, en 1960. Pour nous 1989  n’est pas tant la fin du communisme (et de l’idéologie qui le sous-tendait) qu’un coup fatal porté à l’idée d’empire qui s’exprima aussi au travers de la décolonisation,

Mais la notion d’empire n’est nullement cantonnée aux questions géopolitiques. Il  y a des empires dans tous les domaines. Le monde de la science  ne saurait ainsi échapper à cette emprise impériale dès lors que l’on s’occupe de ne pas entériner des clivages au nom de la raison. Et comme on le disait plus hait, à l’origine des empires, dans toutes les acceptions que nous  proposons,  il y a des hommes plus encore peut être qu’à l’origine des nations.

En vérité, l’empire passe par des crises et comme il existe partout des empires (presse, industrie etc.), déterminer le cycle des empires nous apparait bel et bien, comme d’un puissant intérêt sociohistorique. Et c’est là que l’on ne peut que souligner et signaler des lacunes  au niveau de la recherche.

Et comme nous le disions plus haut, ces lacunes rejaillissent sur la recherche astrologique en  ne lui fournissant pas les outils adéquats, ce qui la condamne à s’égarer. Les astrologues en effet dès lors qu’ils s’efforcent de valider leurs modèles sont bien obligés de se référer à des données psychologiques, sociologiques, historiques et ils sont tributaires de l’avancement de ces divers domaines. Du fait d’un certain complexe d’infériorité qui affecte  tant d’astrologues, il semble aller de soi que l’astrologie se  doive de recouper ce que disent par ailleurs les psychologues, les sociologues, les historiens.

Or, pour notre part, nous pensons que ce n’est pas du tout la démarche à suivre. Est-ce à dire que nous devrions nous contenter de plaquer la tradition astrologique sur le monde ?  Certainement pas !

Il y a une troisième voie : elle consiste à  faire avancer les sciences en question. Quand on construit une maison, il faut s’assurer que les fondations sont solides et l’on ne se contente pas de ce qu’elles sont si cela ne suffit point. On les consolide. Nous pensons donc qu’il importe de faire progresser certaines disciplines avant de vouloir  mettre en place l’astrologie, ce qui revient d’ailleurs à constituer un empire astrologique qui inclurait et intégrerait les dites « sciences ». On ne doit donc pas cloisonner le champ de la recherche astrologique au seul domaine de l’astrologie.

Ce dont doit traiter l’astrologie, c’est justement du cycle des empires et en fait toute prévision astrologique ne saurait avoir d’autre objet  que de suivre l’évolution du processus impérial. à travers les âges.  C’est en tout cas un domaine offrant une certaine visibilité qui n’a rien à voir avec l’opacité de l’astropsychologie. Mieux vaut étudier les tensions du monde que celles de la psyché. Sortons l’astrologie des ténèbres pour la conduire vers la Lumière ! Et cette dimension visuelle, elle se trouve dans le masculin et le féminin mais aussi  dans les astres que l’on peut voir à l’œil nu et non dans les planètes invisibles à l’œil nu.  Cette dimension visuelle, elle  se trouve dans les statistiques, le nombre de cas qui se manifeste simultanément et non dans le cas par cas qui ne correspond à aucun phénoméne d’une certaine ampleur sociale..

 

JHB

28. 01  14

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, HISTOIRE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Portrait du garçon manqué

Posté par nofim le 27 janvier 2014

 

Les  inversions sexuelles au regard du modèle Animus-Anima

Par Jacques  Halbronn

 

 

Pour faire simple, nous proposons de donner un nom au modèle que nous avons élaboré concernant les hommes et les femmes, nous le désignerons désormais sous le nom « Animus-Anima » qui est celui de deux groupes que nous avons constitué, il  y a déjà un certain temps sur Facebook.

Dans le présent article, nous montrerons tout l »intérêt qu’il peut y avoir à mettre en évidence une norme. On sait en effet   la pauvreté conceptuelle de nos contemporains dès qu’il s’agit de traiter de la question du masculin et du féminin et les tentatives pathétiques pour dissimuler dans ce domaine une insondable ignorance dans laquelle on les maintient depuis des décennies ; L’inanité des propos entendus est à la mesure du manque de repères que fournit notre société, qui laisse chacun se débrouiller. Il est vrai que d’aucuns diront que c’est aussi bien ainsi et que mieux vaut faire table rase et réinventer les « genres » sur une base égalitaire, par-delà bien entendu quelques limites anatomiques qui se manifestent  notamment sinon exclusivement dans le domaine des rapports sexuels. Crêts, chacun est capable de distinguer un homme d’une femme sur le plan visuel tout comme on sait distinguer le soleil et la lune (sans y voir ici d’analogie, précisons-le) ou le jour et la nuit ou telle ou telle couleur à moins d’être daltonien. Mais cette perception visuelle n’est en fait que le sommet de l’iceberg, c’est le signifiant brut auquel doit être raccordé quelque signifié ancestral et c’est là que le flou apparait, une sorte d’anamnèse qui fait que l’on ne se souvient plus des conventions de genre étables par nos ancêtres et qui, bon an mal an, se sont perpétuées jusqu’à nos jours.

On a aussi  signalé à quel point l’insuffisance d’analyse concernant ce socle du masculin et du féminin hypothèque toit le champ psychologique et le discrédite dans son ensemble, de la psychanalyse à l’astrologie, de la caractérologie à  toute forme de modèle psychologique. La dualité est une donnée première et incontournable, indispensable.

Le problème est d’autant plus délicat que les cas d’hommes se comportant comme de femmes et vice versa est assez courant mais en disant cela, on présuppose justement que l’on ait défini ce qu’est le comportement masculine et le comportement féminin, ce qui ne se réduit pas à une sémantique ou à quelques associations de mots ; à un jeu de synonymes. O, sait à quel  point  les gens croient naïvement  que le langage constitue un savoir qu’il suffit d’interroger et qui a l’avantage d’ère partagé par tous.

Nous tracerions donc ici le portrait du « garçon manqué »  et nous donnerons des éléments permettant de l’identifier étant entendu qu’en apparence, il se présente comme une femme dont il a toute l’anatomie. En abordant ce portrait, il est clair que cela nous conduira à exploiter pleinement la grille « Animus-Anima » (en hommage à Jung)

Parmi les signes de la  femme masculine, le goût d’allait rendre visite, d’être accueillie, qui est un trait typiquement masculin. En effet, la dimension nomade de l’homme le conduit à passer d’un lieu à un autre. Il n’est donc pas as celui qui reçoit mais bien celui qui est reçu. La femme qui est frustrée de devoir revoir à demeure est-elle encore une femme ?

Un autre trait caractéristique du « garçon manqué », c’est la propension à  mener une double voire d’une triple vie, ce qui implique une certaine tendance au secret, à l’insoupçonné qui est la marque d’une liberté de type masculin.  L’homme en effet ne se donne que dans l’ici et maintenant et se réserve de manifester d’autres facettes ailleurs, en d’autres circonstances. En passant d’un lieu à un autre, il est vrai qu’on a du mal à le suivre et que personne ne saurait prétendre   le connaitre à 100 %. A contrario, les femmes offrent d’emblée dans un même espace leurs contradictions  alors que chez les hommes, celle-ci se  répartissent dans le temps, sans s’intriquer mutuellement. La complexité masculine est existentielle, la complexité féminine, elle,  est structurelle.

Quand un homme fait la connaissance de ce type de « garçon manqué » que se passe-t-il ? On peut penser qu’il sera amené à se féminiser de son côté, en une sorte de permutation des rôles mais il faudra des contingences particulières pour que cela « marche ». Même dans le comportement sexuel, le « garçon manqué » aura tendance à prendre les devants,  à s’approprier le phallus de l’autre en le manipulant (fellation par exemple) jusqu’à pouvoir l’introduire d’elle-même dans son vagin. %ais l’homme se sentira privé de cette pulsion qui lui est propre et qui doit venir du plus profond de lui-même et qui est le signe d’un ressenti amoureux (^par-delà le « faire l’amour »)

Quel avenir donc pour la vie amoureuse de ce « garçon manqué » si ce n’est que par les temps qui courent on sait à quel point il y a un manque de repères. ? Dans la confusion régnante où  la seule anomalie reconnue est celle de l’homosexualité – une donnée bien visible- le garçon manqué risque fort de passer inaperçu aux yeux de la plupart s’il vit en couple avec un homme/ Mais somme toute, ne serait-il pas préférable qu’il assumât justement une certaine forme d’homosexualité en compagnie d’une autre femme ? D’ailleurs, il est bien possible que ce garçon manqué vive parallélement avec un homme et avec une femme, passant de l’un à l’autre. Il nous semble en tout cas que ce personnage se référe à son partenaire masculin comme si c’était une femme, le félicitant pour sa douceur, pour sa beauté.

Existe-t-il un pendant du garçon manqué chez les hommes, à savoir un homme efféminé ? On peut même dire que ce cas est mieux connu, mieux représenté. Ce serait, selon, le modèle animus-anima  une personne casanière, très attachée à son intérieur et n’ayant de secret de et pour personne…On dit parfois que les femmes peuvent faire  plusieurs choses à la fois mais les hommes sont plusieurs personnages successivement et chaque fois de façon pleine et entière et non comme chez les femmes en une sorte de synthèse assez artificielle. Cet homme efféminé aura tendance à figer les choses, c’est-à-dire à ne pas laisser le temps au temps, il aime bien être fixé très vite et que ce soit entendu une fois pour toutes, ce qui n’était pas requis par notre « garçon manqué ». on ne saurait lui conseiller de s’unir avec une « vraie «  femme avec laquelle il aura évidemment bien des affinités mais guère de complémentarité.

 

 

 

JHB

27. 01  14

 

Publié dans FEMMES, LINGUISTIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Etre ce qu’on devient ou devenir ce qu’on est. Hommes et femmes.

Posté par nofim le 27 janvier 2014

Gender Studies

Les hommes en quête de surprises.

Par  Jacques Halbronn

 

 

Nous dirons que les hommes attendent des femmes qu’elles les surprennent. Mais plus précisément, qu’elles les surprennent à leurs propres yeux, à eux-mêmes. Le vrai dépaysement pour un homme est celui qui les conduit à changer de comportement, à devenir un autre ou plutôt de s’enrichir d’un autre soi-même, d’un « alter ego », en quelque sorte si ce n’est –soulignons-le, que cet autre est en eux-mêmes, parfois insoupçonné. En ce sens, on dira que les hommes ne se connaissent pas, qu’ils ne peuvent se connaitre, qu’ils  peuvent toujours sinon doivent toujours se surprendre. Ce n’est pas tant la femme en elle-même qui les intéresse mais ce qu’elle provoque – sans d’ailleurs le vouloir  nécessairement- en eux. En bien comme en mal. On est là par-delà, comme dirait Nietzsche, par-delà le bien et le mal, c’est-à-dire dans la vie.

Dès lors, comment l’homme se plaindrait-il de ce qu’une femme ne le comprenne pas tel qu’il est, ou du moins tel qu’il était jusque-là/ Tel n’est pas en vérité l’enjeu. L’homme doit être capable de ne pas se reconnaitre, de se perdre quant à ses repères habituels.  Ce qui sortira de telle rencontre avec telle femme génère une alchimie nouvelle, révèle une nouvelle facette de sa personnalité. On est là dans le domaine des potentialités qui sont en principe infinies. On ne peut donc dire qu’elles devaient nécessairement se manifester. C’est l’occasion qui fait le larron. L’homme peut aimer ou détester ce que telle femme a fait de lui, a fait naitre en lui mais l’essentiel est qu’il ait été surpris de ce qu’il est ainsi devenu, qu’il ait changé non pas tant en évacuant le passé mais en ajoutant quelque chose à ce qui était déjà là, ce qui vient instaurer un nouvel ordre des choses, un réaménagement de tout l’espace.

Voilà pourquoi  certains hommes se découvrent sur le tard quand les expériences en début de vie étaient pauvres. Ils n’avaient pas pris conscience de leurs facultés parce que cela ne s’était pas présenté.

En comparaison, les femmes sont plus figées dans ce qu’elles sont et ne sont pas. La formule existentialiste est plus faite pour les hommes que pour les femmes : l’homme est bel et bien dans le devenir, il est ce qu’il devient alors que la femme tendrait à croire qu’elle devient ce qu’elle est.

D’une certaine façon, une femme qui ne comprend pas un homme, ce qu’il est, lui permet d’autant mieux de se renouveler et il lui en sera reconnaissant. Ce n’est pas son monde à elle qui l’intéresse mais l’effet que cela peut avoir sur lui, ce qui ne va pas sans un certain narcissisme de sa part.

En vérité, les hommes ont une certaine horreur de la routine. Il ne faut pas leur demander de refaire indéfiniment les mêmes gestes, tenir les mêmes propos comme c’est si souvent le cas dans la vie professionnelle subalterne. Il n’aime pas radoter et il n’apprécie que  modérément que d’autres rabâchent en sa présence.

On peut demander à une femme de répéter dix fois, cent fois, la même phrase, cela ne lui posera pas problème, surtout si le texte  du propos est écrit noir sur blanc. Par-delà le charme de la relation,  si l’on passe au domaine du travail, l’homme n’attend pas de surprise d’une femme. IL préfète qu’elle soit toit à fait prévisible, qu’elle fasse et dise exactement ce qui a été prévu et mis sur le papier. Disons que c’est un peu machinal et dans machinal, il y a machine.

En ce sens, les femmes préfèrent les instructions écrites à celles qui sont orales. Une femme peut aisément s’approprier de l’écrit et elle y apportera la vivacité et le ton qu’il faut pour que cela semble de l’oral. Cette transmutation de l’écrit à l’oral, c’est un peu la vocation de la femme, une façon de changer le plomb en or. Mais elle ne changera pas pour autant. Elle se contentera d’entrer dans la peau du rôle, juste ce qu’il faut en suivant le script. Le lendemain, on lui confiera un autre texte qu’elle rendra avec la même animation. On peut même penser que cela amusera la femme de changer de rôle d’une fois sur l’autre, de faire semblant chaque fois de n’avoir jamais rien fait d’autre dans sa vie, comme si le temps était aboli. Quelque part, les femmes ne prennent pas le temps au sérieux. C’est comme un lecteur de CD qui passe allégrement d’une musique à une autre puisque de toute façon cela ne vient pas de ses tripes.  On reste à la surface des choses. Grace à l’écrit, la femme s’empare du temps, en fait l’économie.  En revanche, sans l’écrit, c’est tout autre chose !

Or, c’est l’homme qui est seul capable de produire de l’écrit, ce qui est la clef de la transmission (et de l’émission). Un homme qui ne sait pas écrire ne peut maitriser une femme, ne peut la prendre à son service pour qu’elle le remplace.  Une femme a besoin de grain à moudre et ce grain est celui du papier ou de son équivalent.  Ce qui est génial avec l’écrit, c’est que tout le monde peut s’en emparer  et le faire sien sans que nul n’en sache rien. A contrario, l’oral ne se laisse pas ainsi capturer. Demandez à quelqu’un de répéter ce que vous avez dit, il le fera plus ou moins bien (on connait les aléas de la transmission orale). Mettre un propos par écrit, c’est  l’offrir à autrui et lui permettre de se substituer à vous. Et on se doute que ce processus ne date pas d’hier mais remonte des millénaires en arrière et de ce point de vue rien n’a changé d’essentiel depuis. La domination passe toujours par l’écrit, par le scribe. Mais l’écrit également libère son auteur puisqu’il n’aura pas ainsi à se répéter, ce que –comme nous l’avons dit- les hommes dignes de ce nom détestent. C’est gagnant-gagnant. On aura compris que nous distinguons complétement l’acte d’écrire et l’acte de lire alors que l’on tend généralement à les considérer comme deux temps intimement liés. Mais quel intérêt pour celui qui a écrit à se relire à voix haute ? Si j’écris ou si je dicte – ce qui a été souvent le cas – ce n’est pas pour me livrer à l’exercice de la lecture qui doit être réservé à quelqu’un d’autre qui sera une sorte de clone Le  théâtre, qui n’est pas d’hier, est l’illustration de cette ancienneté de la dialectique de l’écrit et de l’oral.. N’oublions pas qu’un seul texte peut servir à beaucoup de monde. A un autre niveau, écrire un texte est assimilable à une éjaculation, cela exige un récepteur capable de « lire » le message, d’en reconnaitre l’alphabet, tel un scanner.

Reste alors la question de la page blanche. Comment l’homme parvient-il à écrire ? Nous avons déjà abordé ce point dans de précédentes études. Il y a là un processus de réduction, de décantation donc de transformation à partir d’un réel  absolument pas formalisé. L’homme transmue le désordre en ordre et la femme l’ordre en désordre, en y apportant une certaine idiosyncrasie, de la fantaisie qui fera que l’on ne reconnaitre pas si aisément un même texte quand il sera rendu par plusieurs interprètes.  Parfois même, les textes lus par une même personne se ressembleront entre eux, du fait d’une certaine empreinte tout comme des produits différents auront le même goût du fait d’un seul et même assaisonnement.  Pour ne pas se laisser prendre  à un tel mirage, il faudra « nettoyer » le propos oral de façon à montrer que derrière les apparences, il s’agit bien au départ du même texte. En conclusion, nous dirons que l’homme sont dans le centripète et les femmes dans le centrifuge. Le nombre de textes écrits est infiniment plus restreint que leurs manifestations orales et le meilleur exemple en est la langue qui, tout en étant une,  permet à chacun d’affirmer sa différence. En cela, nous disons  et répétons ce que nous avons souligné ailleurs à maintes reprises, il  faut peu d’hommes et  beaucoup de femme pour faire tourner le monde. On décimerait la population masculine que cela ne compromettrait en rien le cours des choses. L’homme est dans la qualité et la femme dans la quantité.

JHB

26. 01  14

Publié dans ASTROLOGIE, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, MUSIQUE | Pas de Commentaire »

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