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Etre ce qu’on devient ou devenir ce qu’on est. Hommes et femmes.

Posté par nofim le 27 janvier 2014

Gender Studies

Les hommes en quête de surprises.

Par  Jacques Halbronn

 

 

Nous dirons que les hommes attendent des femmes qu’elles les surprennent. Mais plus précisément, qu’elles les surprennent à leurs propres yeux, à eux-mêmes. Le vrai dépaysement pour un homme est celui qui les conduit à changer de comportement, à devenir un autre ou plutôt de s’enrichir d’un autre soi-même, d’un « alter ego », en quelque sorte si ce n’est –soulignons-le, que cet autre est en eux-mêmes, parfois insoupçonné. En ce sens, on dira que les hommes ne se connaissent pas, qu’ils ne peuvent se connaitre, qu’ils  peuvent toujours sinon doivent toujours se surprendre. Ce n’est pas tant la femme en elle-même qui les intéresse mais ce qu’elle provoque – sans d’ailleurs le vouloir  nécessairement- en eux. En bien comme en mal. On est là par-delà, comme dirait Nietzsche, par-delà le bien et le mal, c’est-à-dire dans la vie.

Dès lors, comment l’homme se plaindrait-il de ce qu’une femme ne le comprenne pas tel qu’il est, ou du moins tel qu’il était jusque-là/ Tel n’est pas en vérité l’enjeu. L’homme doit être capable de ne pas se reconnaitre, de se perdre quant à ses repères habituels.  Ce qui sortira de telle rencontre avec telle femme génère une alchimie nouvelle, révèle une nouvelle facette de sa personnalité. On est là dans le domaine des potentialités qui sont en principe infinies. On ne peut donc dire qu’elles devaient nécessairement se manifester. C’est l’occasion qui fait le larron. L’homme peut aimer ou détester ce que telle femme a fait de lui, a fait naitre en lui mais l’essentiel est qu’il ait été surpris de ce qu’il est ainsi devenu, qu’il ait changé non pas tant en évacuant le passé mais en ajoutant quelque chose à ce qui était déjà là, ce qui vient instaurer un nouvel ordre des choses, un réaménagement de tout l’espace.

Voilà pourquoi  certains hommes se découvrent sur le tard quand les expériences en début de vie étaient pauvres. Ils n’avaient pas pris conscience de leurs facultés parce que cela ne s’était pas présenté.

En comparaison, les femmes sont plus figées dans ce qu’elles sont et ne sont pas. La formule existentialiste est plus faite pour les hommes que pour les femmes : l’homme est bel et bien dans le devenir, il est ce qu’il devient alors que la femme tendrait à croire qu’elle devient ce qu’elle est.

D’une certaine façon, une femme qui ne comprend pas un homme, ce qu’il est, lui permet d’autant mieux de se renouveler et il lui en sera reconnaissant. Ce n’est pas son monde à elle qui l’intéresse mais l’effet que cela peut avoir sur lui, ce qui ne va pas sans un certain narcissisme de sa part.

En vérité, les hommes ont une certaine horreur de la routine. Il ne faut pas leur demander de refaire indéfiniment les mêmes gestes, tenir les mêmes propos comme c’est si souvent le cas dans la vie professionnelle subalterne. Il n’aime pas radoter et il n’apprécie que  modérément que d’autres rabâchent en sa présence.

On peut demander à une femme de répéter dix fois, cent fois, la même phrase, cela ne lui posera pas problème, surtout si le texte  du propos est écrit noir sur blanc. Par-delà le charme de la relation,  si l’on passe au domaine du travail, l’homme n’attend pas de surprise d’une femme. IL préfète qu’elle soit toit à fait prévisible, qu’elle fasse et dise exactement ce qui a été prévu et mis sur le papier. Disons que c’est un peu machinal et dans machinal, il y a machine.

En ce sens, les femmes préfèrent les instructions écrites à celles qui sont orales. Une femme peut aisément s’approprier de l’écrit et elle y apportera la vivacité et le ton qu’il faut pour que cela semble de l’oral. Cette transmutation de l’écrit à l’oral, c’est un peu la vocation de la femme, une façon de changer le plomb en or. Mais elle ne changera pas pour autant. Elle se contentera d’entrer dans la peau du rôle, juste ce qu’il faut en suivant le script. Le lendemain, on lui confiera un autre texte qu’elle rendra avec la même animation. On peut même penser que cela amusera la femme de changer de rôle d’une fois sur l’autre, de faire semblant chaque fois de n’avoir jamais rien fait d’autre dans sa vie, comme si le temps était aboli. Quelque part, les femmes ne prennent pas le temps au sérieux. C’est comme un lecteur de CD qui passe allégrement d’une musique à une autre puisque de toute façon cela ne vient pas de ses tripes.  On reste à la surface des choses. Grace à l’écrit, la femme s’empare du temps, en fait l’économie.  En revanche, sans l’écrit, c’est tout autre chose !

Or, c’est l’homme qui est seul capable de produire de l’écrit, ce qui est la clef de la transmission (et de l’émission). Un homme qui ne sait pas écrire ne peut maitriser une femme, ne peut la prendre à son service pour qu’elle le remplace.  Une femme a besoin de grain à moudre et ce grain est celui du papier ou de son équivalent.  Ce qui est génial avec l’écrit, c’est que tout le monde peut s’en emparer  et le faire sien sans que nul n’en sache rien. A contrario, l’oral ne se laisse pas ainsi capturer. Demandez à quelqu’un de répéter ce que vous avez dit, il le fera plus ou moins bien (on connait les aléas de la transmission orale). Mettre un propos par écrit, c’est  l’offrir à autrui et lui permettre de se substituer à vous. Et on se doute que ce processus ne date pas d’hier mais remonte des millénaires en arrière et de ce point de vue rien n’a changé d’essentiel depuis. La domination passe toujours par l’écrit, par le scribe. Mais l’écrit également libère son auteur puisqu’il n’aura pas ainsi à se répéter, ce que –comme nous l’avons dit- les hommes dignes de ce nom détestent. C’est gagnant-gagnant. On aura compris que nous distinguons complétement l’acte d’écrire et l’acte de lire alors que l’on tend généralement à les considérer comme deux temps intimement liés. Mais quel intérêt pour celui qui a écrit à se relire à voix haute ? Si j’écris ou si je dicte – ce qui a été souvent le cas – ce n’est pas pour me livrer à l’exercice de la lecture qui doit être réservé à quelqu’un d’autre qui sera une sorte de clone Le  théâtre, qui n’est pas d’hier, est l’illustration de cette ancienneté de la dialectique de l’écrit et de l’oral.. N’oublions pas qu’un seul texte peut servir à beaucoup de monde. A un autre niveau, écrire un texte est assimilable à une éjaculation, cela exige un récepteur capable de « lire » le message, d’en reconnaitre l’alphabet, tel un scanner.

Reste alors la question de la page blanche. Comment l’homme parvient-il à écrire ? Nous avons déjà abordé ce point dans de précédentes études. Il y a là un processus de réduction, de décantation donc de transformation à partir d’un réel  absolument pas formalisé. L’homme transmue le désordre en ordre et la femme l’ordre en désordre, en y apportant une certaine idiosyncrasie, de la fantaisie qui fera que l’on ne reconnaitre pas si aisément un même texte quand il sera rendu par plusieurs interprètes.  Parfois même, les textes lus par une même personne se ressembleront entre eux, du fait d’une certaine empreinte tout comme des produits différents auront le même goût du fait d’un seul et même assaisonnement.  Pour ne pas se laisser prendre  à un tel mirage, il faudra « nettoyer » le propos oral de façon à montrer que derrière les apparences, il s’agit bien au départ du même texte. En conclusion, nous dirons que l’homme sont dans le centripète et les femmes dans le centrifuge. Le nombre de textes écrits est infiniment plus restreint que leurs manifestations orales et le meilleur exemple en est la langue qui, tout en étant une,  permet à chacun d’affirmer sa différence. En cela, nous disons  et répétons ce que nous avons souligné ailleurs à maintes reprises, il  faut peu d’hommes et  beaucoup de femme pour faire tourner le monde. On décimerait la population masculine que cela ne compromettrait en rien le cours des choses. L’homme est dans la qualité et la femme dans la quantité.

JHB

26. 01  14

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