L’astrologie victime du retard des sciences de l’Homme

Posté par nofim le 28 janvier 2014

 

 

Apologie pour l’idée d’empire  au prisme de l’astrologie

Par  Jacques Halbronn

 

 

L’astrologie est victime des retards pris par diverses sciences humaines qui lui servent, bien à tort, de repères. Autrement dit, si certaines de ces « sciences » n’avaient  emprunté des voies de garage, l’astrologie n’en serait pas là où elle en est actuellement, exception faite évidemment  de nos propres travaux relatifs à l’Astrocyclon. Si la question des genres avait été mieux traitée, il est plus que probable que bien des typologies et autres caractérologies (y compris l’astrologique) n’auraient prospéré comme elles le firent.  Mais nous traiterons ici d’une autre grave lacune, celle qui concerne l’idée d’empire. En réalité, les deux questions sont liées si l’on admet que les hommes sont par essence porteurs de ladite idée, car toute idée doit être  sous-tendue par des êtres en chair et en os. La notion d’empire incarne, en effet, plus que toute autre, le génie masculin alors même que celle d’Etat nation (dans nation, il y a naissance), serait marquée par l’esprit féminin.

Le XXe siècle aurait été écartelé entre ces deux  « valeurs » de l’empire et de la nation mais il semble qu’en dehors de la formation de l’Union Européenne, le siècle fut marqué par la victoire du nationalisme et une diabolisation de l’empire, d’où le terme impérialiste doté d’une connotation nettement négative. En sera-t-il de même pour ce XXe siècle qui nait avec l’euro, réussite que l’on est en droit de qualifier d’impériale, si on accorde à ce terme une signification  que nous allons mettre en peine de préciser ci-après.

Par empire, nous entendons le dépassement des cadres nationaux mais plus largement de tous les clivages, les lignes, les frontières. Ce  n’est nullement une idée nouvelle comme voudraient le faire croire ceux qui qualifie l’Union Européenne, par exemple, de postmoderniste et les nations elles-mêmes ne sont-elles pas marquées dans leur formation par une dynamique impériale et ne parle-t-on pas au XIXe siècle de l’Unité allemande ou de l’Unité italienne ? Mais on n’oubliera pas non plus la formation des Etats Unis d’Amérique ; avec ce mot « Uni » qui a selon nous une connotation impériale. Or le mot Unité est synonyme d’empire, nous apparait-il. La Révolution elle-même ne sera-t-elle pas marquée par l’abolition de toutes sortes de structures, d’entités intermédiaires comme les corporations, par la volonté d’unifier les poids, les mesures, les monnaies avant même que l’on en arrive à l’empire napoléonien. La notion d’empire aura été le fer de lance du XIXe siècle en ses divers avatars, ce qui correspond à une simplification du point de vue de la géographie politique ?  Cette idée d’empire au XXe siècle sera puissamment combattue –au lendemain de 14-18 l’on célébra la fin de l’empire ottoman et de l’empire austro-hongrois  et 1989 est à ce propos emblématique de la défaite des empires, y compris de l’empire colonial français, en 1960. Pour nous 1989  n’est pas tant la fin du communisme (et de l’idéologie qui le sous-tendait) qu’un coup fatal porté à l’idée d’empire qui s’exprima aussi au travers de la décolonisation,

Mais la notion d’empire n’est nullement cantonnée aux questions géopolitiques. Il  y a des empires dans tous les domaines. Le monde de la science  ne saurait ainsi échapper à cette emprise impériale dès lors que l’on s’occupe de ne pas entériner des clivages au nom de la raison. Et comme on le disait plus hait, à l’origine des empires, dans toutes les acceptions que nous  proposons,  il y a des hommes plus encore peut être qu’à l’origine des nations.

En vérité, l’empire passe par des crises et comme il existe partout des empires (presse, industrie etc.), déterminer le cycle des empires nous apparait bel et bien, comme d’un puissant intérêt sociohistorique. Et c’est là que l’on ne peut que souligner et signaler des lacunes  au niveau de la recherche.

Et comme nous le disions plus haut, ces lacunes rejaillissent sur la recherche astrologique en  ne lui fournissant pas les outils adéquats, ce qui la condamne à s’égarer. Les astrologues en effet dès lors qu’ils s’efforcent de valider leurs modèles sont bien obligés de se référer à des données psychologiques, sociologiques, historiques et ils sont tributaires de l’avancement de ces divers domaines. Du fait d’un certain complexe d’infériorité qui affecte  tant d’astrologues, il semble aller de soi que l’astrologie se  doive de recouper ce que disent par ailleurs les psychologues, les sociologues, les historiens.

Or, pour notre part, nous pensons que ce n’est pas du tout la démarche à suivre. Est-ce à dire que nous devrions nous contenter de plaquer la tradition astrologique sur le monde ?  Certainement pas !

Il y a une troisième voie : elle consiste à  faire avancer les sciences en question. Quand on construit une maison, il faut s’assurer que les fondations sont solides et l’on ne se contente pas de ce qu’elles sont si cela ne suffit point. On les consolide. Nous pensons donc qu’il importe de faire progresser certaines disciplines avant de vouloir  mettre en place l’astrologie, ce qui revient d’ailleurs à constituer un empire astrologique qui inclurait et intégrerait les dites « sciences ». On ne doit donc pas cloisonner le champ de la recherche astrologique au seul domaine de l’astrologie.

Ce dont doit traiter l’astrologie, c’est justement du cycle des empires et en fait toute prévision astrologique ne saurait avoir d’autre objet  que de suivre l’évolution du processus impérial. à travers les âges.  C’est en tout cas un domaine offrant une certaine visibilité qui n’a rien à voir avec l’opacité de l’astropsychologie. Mieux vaut étudier les tensions du monde que celles de la psyché. Sortons l’astrologie des ténèbres pour la conduire vers la Lumière ! Et cette dimension visuelle, elle se trouve dans le masculin et le féminin mais aussi  dans les astres que l’on peut voir à l’œil nu et non dans les planètes invisibles à l’œil nu.  Cette dimension visuelle, elle  se trouve dans les statistiques, le nombre de cas qui se manifeste simultanément et non dans le cas par cas qui ne correspond à aucun phénoméne d’une certaine ampleur sociale..

 

JHB

28. 01  14

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