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Nations et empires, une alternance majeure pour l’astrologie

Posté par nofim le 29 janvier 2014

 

 

La phase ascendante de l’Astrocyclon et la spirale impériale

Par Jacques  Halbronn

 

 

Ce qui effraie dans la phase impériale, c’est que rien ne semble arrêter son mouvement d’expansion et d’extension, rien ne peut échapper à son étreinte ou à son empreinte, comme si tous les obstacles à un pouvoir croissant étaient balayés. On peut parler d’une fièvre  impériale qui s’oppose au statut royal. Le roi et l’empereur sont deux personnages radicalement opposés, le roi est l’emblème d’un pays, d’une langue alors que l’empereur  est celui qui bafoue et abolit les distinctions, les frontières du temps et de l’espace. L’empire a vocation à l’universel. Cela ne signifie pas qu’il veuille supprimer les différences mais il tend à les relativiser. Généralement, l’empire est plus tolérant envers les minorités, les communautés pace qu’il ne les prend pas trop au sérieux. Au sein d’un empire cohabitent les entités les plus diverses mais elles n’exercent qu’un poivrer limité par les instances  fédérales, comme on peut le voir avec les USA et le FBI, (Fédéral Bureau of Investigation) lequel peut intervenir, « investiguer » par-delà les frontières des Etats de l’Union.

En pratique, sur le terrain, il n’Ets pas si aisé de distinguer entre la dynamique royale, nationale et la dynamique impériale, supranationale. On essaiera donc ici d’apporter quelques lumières pour permettre de ne pas les confondre. Car que vaudrait une astrologie qui s’exprimerait dans des termes ambigus, à double entente que chacun comprendrait à sa guise ? En effet, quand on reste en surface, tout se ressemble, tous les chats sont gris. Il faut du temps pour que le véritable relief apparaisse, et notamment poire s’apercevoir que le sens de l’Histoire est orienté dans un sens ou dans l’autre. Si on ne donne pas du temps au temps,  on peut allégrement dire une chose et son contraire, ce qui explique en grande partie pourquoi il est difficile sur le moment de montrer que tel astrologue a tort en ce qu’il énonce. Il vaut mieux, pour éviter tout désaveu « le dire vite » ! Seul le temps confère la distance nécessaire, permet de prendre de la hauteur. Voilà pourquoi les astrologues sont des gens pressés. Emporté c’est pesé !

Nous pensons donc que l’astrologie doit s’exprimer en se servant de « plus » et de « moins », plus qu’hier et bien moins que demain. On attend avant-toit, selon nous, de l’astrologue qu’il veille bien  donne la « orientation, la direction qui est prise à plus ou moins long terme et bien entendu les changements de perspective qui ne manquent pas de se présenter tôt ou tard. Ce qu’on attend de l’astrologue, ce n’est pas qu’il  fasse d entelles annonces quand c’est trop tard et trop gros car dans ce cas quel mérite aurait-il ?

Malheureusement c’est un travers observable chez beaucoup d’astrologues  que d’arriver après la bataille de prendre le chemin en marche. L’astrologie doit prendre des risques et le plus étrange c’est qu’elle en prend souvent quand elle croit ne pas en prendre quand elle se contente de reprendre à son compte les représentations en vigueur. C’est évidemment une tentation bien compréhensible  que de vouloir expliquer astrologiquement ce que tout le monde sait déjà ou plutôt croit savoir. Plus d’un astrologue se sera mordu les doigts en  suivant le mouvement. On pense à Barbault annonçant un peu vite au début des années soixante, du temps du spoutnik, que l’URSS allait bientôt faire jeu égal avec les USA en termes de richesse nationale.

On dira que la phase montante de l’Astrocyclon se caractérise par un fluidité  croissante, cela signifie que mentalement, l’on capte mieux qu’avant les dénominateurs communs, on  est capable de « laver » le monde pour qu’il  se montre plus uni, une fois débarrassé  d’une saleté, d’une écume qui  différencie artificiellement les choses, comme on pourrait le dire d’assiettes sales. Cela conduit à faire fi de certaines évolutions  ici et là pour ne retenir que l’essentiel. L’unité est à ce prix.

Il ne faut pas pour autant caricaturer et s’attendre à l’expansion universelle à partir d’un seul centre. Car le temps est compté et il vaut mieux raisonner  à une échelle  continentale voire régionale. La phase croissante met en évidence plusieurs centres qui occupent chacun un maximum de terrain mais qui finissent tôt ou tard par se rencontrer et se confronter. C’est le choc des impérialismes. C’est ainsi que les deux guerres mondiales mirent face à face des empires qu’ils se dénomment ou non ainsi. Empire ottoman, face à empire britannique, par exemple en 1917 (cf. Lawrence d’Arabie), Empire japonais (nippon) face à Empire américain  (Pearl Harbour).  Les nations ne sont pas alors des entités pertinentes, elles s’inscrivent inexorablement dans une dynamique unificatrice.

Ce qui complique les choses, c’est que ce que l’on appelle des nations sont elles-mêmes nées d’un processus impérial, ce sont des empires qui ont été vassalisés. Et c’est pourquoi en phase descendante de l’Astrocyclon,  les « nations » relèvent la tête, secouent le joug face à la puissance impériale dominante.

On aime cette image des portes qui s’ouvrent ou qui se ferment. La phase montante  ouvre les portes, la phase descendante les clôt, ce qui multiplie les entités séparées. Les portes sont bien huilées en phase montante, elles grincent en phase descendante, se rouillent.

Ce que l’on demande à l’astrologue est très simple et probables trop simples pour une astrologie pléthorique. Où va-t-on et pour combien de temps ? Beaucoup d’astrologues sont parfaitement incapables de répondre à cette question ou si l’on préfère ils ne sont capables que de parler du très court terme car comme on l’a dit plus haut, moins on laisse le temps passer et moins l’on risque d’être démenti puisque seul le temps fait la différence. C’est comme au départ d’une course, dans les premières  secondes, tout le monde peut croire qu’il va gagner et ce n’est que petit à petit que les écarts de creusent. Ces astrologues « gagne petit » ne sont que des bouffons !

Autrement dit,  la réalité brute est indifférenciée. Dans un premier temps, tout discours peut paraitre plausible car il y a toujours quelques indices contradictoires et el vaut aussi pour le portrait psychologique. Rien n’est complétement faux ponctuellement, sur le moment. Il y a toujours une certaine apparence de vérité à tout propos.  Mais l’astrologie ne se situe pas dans l’instant, dans l’immédiat mais bien dans  une certaine continuité qui permet de capter les vraies lignes de force et les vrais « hommes forts ». Sinon l’on se berce d’illusions tant au sujet de son astrologie que de ce qui se passe et se présente C’est la spirale de l’erreur qui se nourrit d’elle-même.

Cela dit, un empire est aussi une nation, un empereur peut aussi être un roi, selon les phases de l’Astrocyclon.  Hitler a surfé sur le nationalisme et le pangermanisme avant de passer à la vitesse supérieure. De Gaulle aura oscillé entre une focalisation sur la France en tant que nation et sur la France en tant qu’empire  (cf. la question algérienne). Lorsqu’advient la phase descendante, la dynamique impériale reflue et  la division en petites unités  devient la note (comme en 1989, Mur de Berlin) avec la réunification de l’Allemagne qui est en dialectique avec la formation de l’Union Européenne. Il y a  toujours deux options, une alternative et une alternance.

Il y a donc des expressions qui sont vides de sens tant elles correspondent à des enjeux permanents. Si par exemple, on parle de revanche, il y a toujours une forme de revanche  à prendre, de tout temps, celle des  « nations »  par rapport  aux empires, des empires par rapport aux nations.  La précision en astrologie n’est pas de l’ordre du détail pittoresque et ponctuel  mais exige désormais la maitrise des concepts et  de leur dynamique dans le temps. Un astrologue doit exposer les concepts dont il se sert, les approfondir plutôt que de recourir au langage commun avec tous ses ambiguïtés sémantiques. Le temps n’est plus à traduire en langage de tous les jours la pensée astrologique mais à traduire le langage de tous les  jours   en une formulation astrologique. L’astrologue doit prendre le temps d’initier son client à un certain modèle dont celui-ci pourra se servir par lui-même. Car ce que nous avons dit sur les empires fonctionne à tous les niveaux, dans le « macro » comme dans le « ‘micro » mais il est clair que c’est le macro qui nous renseigne sur le « micro » de par sa visibilité et sa dimension publique et accessible à tous. Ces astrologues qui se targuent de succès dans le « micro » savent pertinemment que c’est incontrôlable.  Que l’astrologie s’établisse dans le « macro » et elle sera ipso facto fiable à une plus petité échelle mais ce n’est pas à partir du « micro » que l’astrologie parviendra à se réformer et à affirmer son empire.

 

 

JHB

29. 01  14

 

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