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Hommes et femmes face à la cyclicité. L’alternance

Posté par nofim le 27 janvier 2014

 

 

L’astrologie relationnelle au prisme de l’Astrocyclon. Les types A et B.

Par Jacques  Halbronn

 

Quel sera le rôle de l’astrologue de base dans les prochaines années ? On attendra de lui qu’il puisse indiquer à son client s’il est de type A ou B, ce qui est une information déterminante pour utiliser l’Astrocyclon qui lui-même fonctionne sur deux phases plus deux phases intermédiaires. Le principe est simple, si l’on est de type A, on est porté par la phase A et si l’on est de type B par la phase B.

Le problème, c’est que ce n’est pas en dressant le thème qu’on saura qui est de type A et qui est de type B. Il y a plusieurs indices à considérer : le sexe d’abord en ce que les femmes sont prédisposées à être de type A et les hommes à être de type B mais cela ne marche pas à 100%.

Autres indices  la carrière, la fonction, le caractère, et bien évidemment la façon dont la personne a vécu les dites phases jusqu’ici. Tout cela implique un certain travail qui  ne correspond pas tout à fait à celui fourni par l’astrologue ordinaire mais qui rappelle sur certains points la rectification de l’heure de naissance pratiquée largement avant-guerre et  en Inde, à partir de données extérieures à ‘astrologie stricto sensu.

Rappelons dans les grandes lignes ce qui caractérise les deux  grandes phases et les phases de transition intercalaires.

L’entrée dans une phase A se remarque par la volonté des gens de type A  de reprendre les choses en main, à des fins de révision, de renouvellement. Il n’est donc plus question de s’en tenir à la routine de collaborateurs plus ou moins zélés, pris dans leurs habitudes et leurs automatismes. On sera donc tenté de mettre le petit personnel sur la touche, de lui donner son congé. Le « patron »  veut dxésormais avoir l’œil sur tout, tout contrôler et maîtriser pour pouvoir procéder à tout remaniement qu’il jugera nécessaire.

A contrario, l’entrée en phase B correspond à un épuisement de la dynamique de la phase A. Ce qui pouvait être fait pour rénover, renouveler  a été fait. Il faut passer du stade expérimental au stade « industriel », à  la production de masse et pour cela, on n’a plus besoin que le concepteur vienne mettre son nez, qu’il laisse les « employés » faire leur boulot et donc le dit concepteur sera, cette fois, mis sur la touche/

C’est le rôle des phases intermédiaires que de permettre une cohabitation des types A  et B, car ce sont des phase mixtes offrant un certain équilibre qui sera à terme rompu par l’arrivée de la phase A ou de la phase B, avec toutes les conséquences qui en découleroont quant aux rapports de force qui se forment entre ces deux « humanités » en symbiose et en synergie.

Si on prend le cas de François Hollande et de l’évolution de sa relation avec Valérie Trierweiler,  nous observons que le « gratuit » Metro News (27 janvier) titre  « Seul à l’Elysée » et souligne « Sans première dame ». (p..4). C’est on ne peut plus typique d’un début de phase A,  à la sortie d’une période de promiscuité assez indécise. Cela montre, si c’était encore nécessaire, que la phase A n’est pas favorable au sexe féminin en général qui constitue le gros des troupes du groupe B.  Il y a là comme un délestage. Cyniquement on peut dire que cette présence féminine présentait certain avantages en début de mandat, en 2012 et que maintenant c’est plus une gêne qu’autre chose, que l’on peut se passer de conférer le statut de « première dame » à qui que ce soit. On conçoit que cette  évolution n’ait guère été du goût des femmes qi se retrouvent remises à leur place. Mais le retour de la phase B, qui ne manquera évidemment pas de se produire, en temps voulu,  sera l’occasion d’une revanche quand les petits prendront le relais de grands et  n’auront plus besson d’eux pour guider leurs pas, tant la transmission aura été réussie. Il y a là une sorte de fatalité dont on n’a pas fini de percevoir les aspects pervers, et qui nous fait penser à ces femmes qui tombées enceintes ne désirent plus vivre avec l’homme qui en est responsable et grâce auquel elles portent un enfant.

L’Astrocyclon met ainsi en évidence et en équation une certaine cruauté des rapports humains et l’instrumentation par un sexe de l’autre, à tour de rôle.

En bref,  la phase actuelle « A » est favorable à une concentration des pouvoirs. On parle de réduire le nombre des ministres, ce qui implique de nommer des personnes à fort potentiel, ce qui n’est pas le cas quand les ministères sont nombreux. Il faut donc faire appel à des personnages particulièrement  doués et ayant  une expérience très large des affaires. On est ainsi dans une logique « impériale » qui transcende les cloisonnements, qui fait tomber les barrières, les clivages socioprofessionnels, les compartimentages.

Inversement, quand la phase B prendra progressivement le relais (après la phase intercalaire), l’on répartira le pouvoir entre un bien plus grand nombre de personnes qui seront formatées et invitées à suivre à la lettre le segment qui leur est affecté sans  qu’elles aient une vision globale, on bascule alors dans une certaine forme de taylorisme…

Au niveau politique, l’on comprendra que les engagements qui peuvent être pris lors d’une élection ne sauraient être tenus au risque d’être complétement décalés par rapport à l’évolution cyclique. Sans faire de la science-fiction, on peut supposer qu’à terme la prise en compte de la cyclicité du monde  ira de soi avec tous les aménagements que cela implique en cours de route, ce qui de toute façon ne manque pas de se produire. Il serait bon donc qu’à l’avenir la classe politique, si elle ne veut pas se déconsidérer  se servît d’outils cycliques pour baliser l’avenir.

 

 

JHB

26  01  14

 

Publié dans ASTROLOGIE, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, MUSIQUE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Hommes et femmes : le lien de l’écriture

Posté par nofim le 26 janvier 2014

 

Gender Studies

Les hommes en quête de surprises.

Par  Jacques Halbronn

 

 

Nous dirons que les hommes attendent des femmes qu’elles les surprennent. Mais plus précisément, qu’elles les surprennent à leurs propres yeux, à eux-mêmes. Le vrai dépaysement pour un homme est celui qui les conduit à changer de comportement, à devenir un autre ou plutôt de s’enrichir d’un autre soi-même, d’un « alter ego », en quelque sorte si ce n’est –soulignons-le, que cet autre est en eux-mêmes, parfois insoupçonné. En ce sens, on dira que les hommes ne se connaissent pas, qu’ils ne peuvent se connaitre, qu’ils  peuvent toujours sinon doivent toujours se surprendre. Ce n’est pas tant la femme en elle-même qui les intéresse mais ce qu’elle provoque – sans d’ailleurs le vouloir  nécessairement- en eux. En bien comme en mal. On est là par-delà, comme dirait Nietzsche, par-delà le bien et le mal, c’est-à-dire dans la vie.

Dès lors, comment l’homme se plaindrait-il de ce qu’une femme ne le comprenne pas tel qu’il est, ou du moins tel qu’il était jusque-là/ Tel n’est pas en vérité l’enjeu. L’homme doit être capable de ne pas se reconnaitre, de se perdre quant à ses repères habituels.  Ce qui sortira de telle rencontre avec telle femme génère une alchimie nouvelle, révèle une nouvelle facette de sa personnalité. On est là dans le domaine des potentialités qui sont en principe infinies. On ne peut donc dire qu’elles devaient nécessairement se manifester. C’est l’occasion qui fait le larron. L’homme peut aimer ou détester ce que telle femme a fait de lui, a fait naitre en lui mais l’essentiel est qu’il ait été surpris de ce qu’il est ainsi devenu, qu’il ait changé non pas tant en évacuant le passé mais en ajoutant quelque chose à ce qui était déjà là, ce qui vient instaurer un nouvel ordre des choses, un réaménagement de tout l’espace.

Voilà pourquoi  certains hommes se découvrent sur le tard quand les expériences en début de vie étaient pauvres. Ils n’avaient pas pris conscience de leurs facultés parce que cela ne s’était pas présenté.

En comparaison, les femmes sont plus figées dans ce qu’elles sont et ne sont pas. La formule existentialiste est plus faite pour les hommes que pour les femmes : l’homme est bel et bien dans le devenir, il est ce qu’il devient alors que la femme tendrait à croire qu’elle devient ce qu’elle est.

D’une certaine façon, une femme qui ne comprend pas un homme, ce qu’il est, lui permet d’autant mieux de se renouveler et il lui en sera reconnaissant. Ce n’est pas son monde à elle qui l’intéresse mais l’effet que cela peut avoir sur lui, ce qui ne va pas sans un certain narcissisme de sa part.

En vérité, les hommes ont une certaine horreur de la routine. Il ne faut pas leur demander de refaire indéfiniment les mêmes gestes, tenir les mêmes propos comme c’est si souvent le cas dans la vie professionnelle subalterne. Il n’aime pas radoter et il n’apprécie que  modérément que d’autres rabâchent en sa présence.

On peut demander à une femme de répéter dix fois, cent fois, la même phrase, cela ne lui posera pas problème, surtout si le texte  du propos est écrit noir sur blanc. Par-delà le charme de la relation,  si l’on passe au domaine du travail, l’homme n’attend pas de surprise d’une femme. IL préfète qu’elle soit toit à fait prévisible, qu’elle fasse et dise exactement ce qui a été prévu et mis sur le papier. Disons que c’est un peu machinal et dans machinal, il y a machine.

En ce sens, les femmes préfèrent les instructions écrites à celles qui sont orales. Une femme peut aisément s’approprier de l’écrit et elle y apportera la vivacité et le ton qu’il faut pour que cela semble de l’oral. Cette transmutation de l’écrit à l’oral, c’est un peu la vocation de la femme, une façon de changer le plomb en or. Mais elle ne changera pas pour autant. Elle se contentera d’entrer dans la peau du rôle, juste ce qu’il faut en suivant le script. Le lendemain, on lui confiera un autre texte qu’elle rendra avec la même animation. On peut même penser que cela amusera la femme de changer de rôle d’une fois sur l’autre, de faire semblant chaque fois de n’avoir jamais rien fait d’autre dans sa vie, comme si le temps était aboli. Quelque part, les femmes ne prennent pas le temps au sérieux. C’est comme un lecteur de CD qui passe allégrement d’une musique à une autre puisque de toute façon cela ne vient pas de ses tripes.  On reste à la surface des choses. Grace à l’écrit, la femme s’empare du temps, en fait l’économie.  En revanche, sans l’écrit, c’est tout autre chose !

Or, c’est l’homme qui est seul capable de produire de l’écrit, ce qui est la clef de la transmission (et de l’émission). Un homme qui ne sait pas écrire ne peut maitriser une femme, ne peut la prendre à son service pour qu’elle le remplace.  Une femme a besoin de grain à moudre et ce grain est celui du papier ou de son équivalent.  Ce qui est génial avec l’écrit, c’est que tout le monde peut s’en emparer  et le faire sien sans que nul n’en sache rien. A contrario, l’oral ne se laisse pas ainsi capturer. Demandez à quelqu’un de répéter ce que vous avez dit, il le fera plus ou moins bien (on connait les aléas de la transmission orale). Mettre un propos par écrit, c’est  l’offrir à autrui et lui permettre de se substituer à vous. Et on se doute que ce processus ne date pas d’hier mais remonte des millénaires en arrière et de ce point de vue rien n’a changé d’essentiel depuis. La domination passe toujours par l’écrit, par le scribe. Mais l’écrit également libère son auteur puisqu’il n’aura pas ainsi à se répéter, ce que –comme nous l’avons dit- les hommes dignes de ce nom détestent. C’est gagnant-gagnant. On aura compris que nous distinguons complétement l’acte d’écrire et l’acte de lire alors que l’on tend généralement à les considérer comme deux temps intimement liés. Mais quel intérêt pour celui qui a écrit à se relire à voix haute ? Si j’écris ou si je dicte – ce qui a été souvent le cas – ce n’est pas pour me livrer à l’exercice de la lecture qui doit être réservé à quelqu’un d’autre qui sera une sorte de clone Le  théâtre, qui n’est pas d’hier, est l’illustration de cette ancienneté de la dialectique de l’écrit et de l’oral.. N’oublions pas qu’un seul texte peut servir à beaucoup de monde. A un autre niveau, écrire un texte est assimilable à une éjaculation, cela exige un récepteur capable de « lire » le message, d’en reconnaitre l’alphabet, tel un scanner.

Reste alors la question de la page blanche. Comment l’homme parvient-il à écrire ? Nous avons déjà abordé ce point dans de précédentes études. Il y a là un processus de réduction, de décantation donc de transformation à partir d’un réel  absolument pas formalisé. L’homme transmue le désordre en ordre et la femme l’ordre en désordre, en y apportant une certaine idiosyncrasie, de la fantaisie qui fera que l’on ne reconnaitre pas si aisément un même texte quand il sera rendu par plusieurs interprètes.  Parfois même, les textes lus par une même personne se ressembleront entre eux, du fait d’une certaine empreinte tout comme des produits différents auront le même goût du fait d’un seul et même assaisonnement.  Pour ne pas se laisser prendre  à un tel mirage, il faudra « nettoyer » le propos oral de façon à montrer que derrière les apparences, il s’agit bien au départ du même texte. En conclusion, nous dirons que l’homme sont dans le centripète et les femmes dans le centrifuge. Le nombre de textes écrits est infiniment plus restreint que leurs manifestations orales et le meilleur exemple en est la langue qui, tout en étant une,  permet à chacun d’affirmer sa différence. En cela, nous disons  et répétons ce que nous avons souligné ailleurs à maintes reprises, il  faut peu d’hommes et  beaucoup de femme pour faire tourner le monde. On décimerait la population masculine que cela ne compromettrait en rien le cours des choses. L’homme est dans la qualité et la femme dans la quantité.

JHB

26. 01  14

 

Publié dans FEMMES, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

improvisation et pseudo-improvisation: une culture de l’imposture

Posté par nofim le 26 janvier 2014

 

 

De l’improvisation à l’imposture comme pratique sociale

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Le discours sur le statut de l’improvisation dans nos sociétés est des plus ambigus.  La plupart des gens ne veulent pas improviser mais ils veulent  bien faire semblant de le faire. Il y a donc là une culture de l’imposture qui est sous-jacente et qui se présente comme un allant de soi, un non-dit.

Face  à un texte que l’on lit, l’idéal n’est-il pas de faire oublier qu’on le lit, et l’illusion est à son comble dans le « par cœur »  où toutes les apparences de l’improvisation sont  délibérément réunies. La fausse improvisation c’est l’hommage du vice à la vertu. On est dans le faux semblant mais ce qui est rassurant, c’est que cela montre que l’on n’a pas perdu conscience de la référence, du modèle puisque l’on s’y référé implicitement de par le mimétisme même. N’est-ce point là un signe de décadence ?

Il   y a d’ailleurs une sorte de discours assez sournois contre l’improvisation dont on nous explique qu’elle ne saurait offrir ce caractère achevé du texte retravaillé, repensé, accéder à une certaine forme de perfection. On notera ainsi que l’on interrompt plus facilement quelqu’un qui improvise que quelqu’un qui lit un texte ou interprète une œuvre déjà achevée et qu’il lui faut donc mener à son terme. Tout se passe comme si on pouvait improviser par la parole mais point en passant par un instrument et de fait jouer d’un instrument est distinct de celui qui ne se sert que de ses organes sans aucun apport d’objet extérieur.

Selon nous,  tout refus d’improviser  relève d’un manque de confiance en soi et  de là on  est prêt à  se contenter de faire semblant pour donner le change, ce qui est une forme de tricherie. On fait comme si. Mais au lieu de reconnaitre là une faiblesse, on essaie de présenter ce comportement comme une preuve de sérieux, de perfectionnisme en minimisant sournoisement la qualité de l’œuvre improvisée. En fait l’improvisation fait scandale car elle souligne à quel point sont nombreux ceux qui n’en sont pas capables. Si encore personne n’improvisait, ce serait supportable mais il suffit que l’un y parvienne pour que cela démasque tous les autres/ C’est comme si soudain un homme se mettait à voler. On se dirait « et pourquoi lui et pas moi ? » Les enfants ne raisonnent pas autrement quand ils pensent que ce que fait autrui, ils peuvent eux –mêmes le faire. Par exemple, si je siffle devant un enfant, celui-ci voit que je ne me sers d’aucun instrument et donc il considère que lui aussi doit être en mesure de siffler, quitte à se demander pourquoi on ne le lui a pas encore appris.

On est là dans une dynamique qui est celle de la culture du handicap. Le texte qui est un pense-bête devient un must et celui qui ne sait pas se servir du texte  est un « ignare ». La prothèse qu’est l’écrit devient la norme.

Nous pensons que  l’homme se caractérise –un peu à la façon de Vulcain (Héphaïstos) comme celui qui forge des outils, donc des prothèses. Si j’écris un texte et le distribue et que celui-ci est lu à haute voix, ce texte devient ipso facto une prothèse. Le compositeur qui met sa musique par écrit ne fait pas autre chose. Il fournit en prothèses des générations d’interprètes qui pourront s’approprier son travail à obi compote. Non  pas que les gens oublient que l’interprète d’une œuvre  (musicale théâtrale etc.) n’est pas l’auteur mais ils applaudissent l’illusion, le trompe l’œil comme on applaudit un prestidigitateur, un magicien. On s’ croirait.  Il y a supercherie mais c’est fait si habilement. Bravo l’artiste, c’est-à-dire l’artifice ! et puis si lui parvient à tromper son monde, pourquoi pas moi ?  Tous les espoirs sont permis.

Un des rares domaines qui semblent encore échapper à cette mascarade, à cette farce (où l’on fourre une chose avec une autre de moindre qualité) est le sexe et le sport mais l’on sait aussi que l’on peut feindre (du moins la femme) le plaisir voire l’orgasme comme on peut truquer un match. Que l’on pense au catch !

De plus en plus d’enfants  risquent d’avoir le sentiment d’entrée de jeu que la spontanéité n’apporte rien de bon, qu’il faut  tout préparer, répéter, et de fait  à la télévision, un grand nombre d’émissions sont truquées en termes de spontanéité. Quelqu’un qui ne sait pas lire n’est pas fiable, est incontrôlable.  La lecture c’est le lien social indispensable. Or, lire, c’est tout le contraire d’improviser ;  même quand on ne fait que déchiffrer pour la première fois, cela ne saurait être assimilé à de l’improvisation.

Les anti-improvisations nous expliquent doctement que de toute façon, on est influencé, on emprunte. Quand bien même en serait-il ainsi, il faudrait montrer que ces apports ne sont pas des épiphénomènes par rapport à la création proprement dite. Ce serait comme réduire tel roman de Balzac à une certaine époque, à un certain contexte, à une certaine langue. Nier l’originalité ou plutôt la situer au seul niveau du signifié, c’est-à-dire de l’interprétation du signifiant.

Il  y aurait comme une sacralisation du signifiant et en quelque sorte l’écrit serait le fait des dieux, d’où l’importance des Ecritures dans les religions dites du Livre. (Monothéisme) comme avec les tables de la Loi (au Mont Sinaï). Les dieux transmettraient l’écrit et les hommes apprendraient à lire pour  recevoir la parole d’en haut. Le signifiant ne saurait varier – comme on dit- d’un iota. En revanche, ce que l’on lui fait signifier pourrait singulièrement évoluer, se diversifier.

Le scandale de celui qui improvise et qui ne se réfère à aucun texte préalable – même pas  un texte de son propre cru- qui n’est pas de facto un plagiaire- se prendrait il pour Dieu. ? C’est cette révérence pour le signifiant qui explique, par exemple, pourquoi des milliers de mos français sont passés tels quels en anglais et se sont perpétués sans subir le moindre changement orthographique. Il y a là la manifestation d’un complexe d’infériorité de la part d’une culture qui se juge, à tort ou à raison, comme subalterne.

Celui qui improvise est littéralement celui qui ne sait pas ce qu’il va dire ou jouer et cette improvisation, qui pis est, n’est pas reproductible puisqu’elle ne passe pas par l’écrit. Personne ne peut se substituer à lui. Si tous les compositeurs refusaient de « transcrire » leur œuvre, non d’ailleurs sans l’appauvrir car on ne peut pas tout rendre par l’écrit, ils ne partageraient pas leur « pouvoir » et se placeraient en position dominante, de « mâle dominant » dont on serait obligé de reconnaitre la supériorité.

On pourrait presque dire de nos jours qu’il  y aurait dans l’improvisation quelque chose de l’ordre du monstrueux, de l’extraordinaire et même on peut penser que de bonnes âmes n’hésiteront pas à dire que cette improvisation est truquée surtout quand celles-ci font semblant d’improviser. Mais une chose est de faire semblant alors que personne n’est dupe puisque l’œuvre écrite est connue, que c’est vérifiable et une autre de prétende réellement improviser, donc de disposer d’un pouvoir aussi révolu que celui du prophète. Il va donc falloir, à l’avenir, prouver que l’on a vraiment improvisé et l’on n’apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces. D’où une suspicion générale. Car comment prouver que telle personne qui dit qu’elle improvise ne joue pas quelque chose qu’elle  avait préparé dans le plus grand secret ? Existe-t-il des moyens technologiques, radiographiques, de distinguer le fonctionnement d’un cerveau qui improvise de  celui d’un cerveau qui se remémore ? On pense aux tests de Blade Runner dans le roman de Philip Dick pour démasquer des androïdes. Est-ce que la qualité « nutritive »- pour le cerveau- de ce qui est émis de façon improvisée est du même ordre qu’une pâle imitation tout comme certaines nourritures matérielles qui sont qualifiées de malbouffe ? Au bout du compte, on se retrouve dans une logique de pénurie qui fait primer le produit de bas de  gamme sur le produit de haut de gamme, qui présente le succédané, l’ersatz comme un plus,  comme ceux qui défendent sans sourire que le végétarisme est préférable à la consommation de viande alors que chacun sait qu’il ne s’agit là que de produits de substitution et que notre corps ne s’y trompe pas.  Nous avons déjà dénoncé dans d’autres textes,  le risque d’affaiblir nos anticorps à force de chercher à les berner, à les leurrer. Celui qui ne cesse de se mentir à lui-même creuse sa propre tombe.

 

 

 

 

JHB

25 01 14

 

 

 

 

 

Publié dans FEMMES, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Les Juifs entre nationalisme et supranationalisme: le dilemme

Posté par nofim le 26 janvier 2014

 

 

Les Juifs et le modèle impérial : bilan et perspectives

Par  Jacques  Halbronn (CERIJ)

 

En 1978, nous avions fondé une association qui s’intitulait Cercle d’Etude et de Recherche sur l’Identité Juive (CERIJ) dont l’objet était  ainsi indiqué : «  favoriser une réflexion de groupe sur les modèles historiques et psychosociologiques qui servent de référence à la conscience et à l’identité juive, (.) promouvoir des recherches concernant l’évolution de ces modèles ». C’était il y a 35 ans environ. Nous ne ferons pas ici l’historique de cette association qui organisa un certain nombre de colloques et publia une série de « Cahiers » que l’on trouve au Dépôt légal de la BNF et à la Bibliothèque de l’alliance Israélite Universelle ». Dix ans après sa fondation, le CERIJ fit partie d’un collectif d’associations juives laïques, jusqu’à la fin du siècle dernier, et anima pendant un certain temps  un site. Il  est peut-être temps de relancer la dynamique de cette association au regard d’une certaine percée conceptuelle que nous pensons être désormais en mesure d’engager, à l’issue d’une longue quête interdisciplinaire.  En vérité, tout est affaire de modèle et tant que l’on n’a pas trouvé le bon concept, on tourne en rond/

Dès 78, en effet, nous avions invité les Juifs à  échapper à deux modèles « dominants », tournant autour de deux lieux : la synagogue et l’Etat d’Israël. Nous avions pour notre part investi pas mal dans le projet israélien pendant une dizaine d’années et en étions revenus, dans tous les sens du terme.

Dix ans plus tard,  le modèle laïc, on l’a dit, apparaissait comme une formule viable et on pouvait dire que le CERIJ avait été un pionnier dans ce sens. Mais que sous-tendait la mouvance laïque pour les Juifs ? Nous pensons pouvoir répondre enfin qu’il importe d’articuler cette laïcité sur la question de l’empire à condition de préciser ce que l’on entendra par là.

Dans d’autres travaux, sans rapport avec la question juive, nous avons développé ce que nous entendions par un processus impérial par opposition au processus national et souligné qu’il y avait alternance et cyclicité. Cette notion d’empire nous occupait déjà en  78 mais nous ne la relions pas encore à l’époque avec le domaine judaïque. Il y avait là un obstacle épistémologique. Mais logiquement et dialectiquement, nation et empire ne sont jamais éloignés l’un de l’autre. La notion même de diaspora n’était-elle pas au demeurant assimilable à celle d’empire et le sionisme n’était-il pas le passage de l’empire à la nation ? Nous avons publié (Ed Ramkat) en 2002 (déjà en partie en 1999 dans notre thèse d’Etat) un travail sur les Protocoles des Sages de Sion et l’Etat Juif de Theodore Herzl, ce qui correspondait bel et bien à ces deux approches antagonistes de la question juive. Les Juifs étaient-ils une « nation » ou bien une sorte de réseau voué à la domination mondiale ?

Lors d’un colloque organisé au FIAP (en janvier 2014) par Shmuel Trigano et la revue Pardés (enregistré sur le site Akadem),  il est apparu qu’il y avait une très forte méfiance et défiance par rapport à la notion d’empire et l’Union Européenne était d’ailleurs assimilée, à juste titre, à un empire, c’est à dire à un espace supranational, désireux de dépasser le cadre de l’Etat Nation. Dans ce colloque, tous étaient apparemment unanimes, pour déclarer que les Juifs n’avaient rien à gagner à s’inscrire dans un cadre « impérial » puisqu’listaient en quelque sorte les pionniers d’une spécificité tant religieuse que nationale, dans vocation au prosélytisme. Mais en même temps, on s’interrogeait, à cette occasion, sur l’accusation portée contre l’Etat Hébreu dans son rapport à la population arabo-musulmane de  Palestine, mais ne pouvait-on considérer justement que l’Etat d’Israël, à une échelle certes modeste, s’était constitué depuis 1967 et la Guerre des Six Jours un petit empire dont il n’assumait pas nécessairement toute la portée du fait même qu’il se voulait d’abord fidèle à sa mission d’Etat Juif, ce qui n’allait pas sans quelques contradictions ?

On voit donc ce qu’il y a de problématique pour les Juifs, tant en diaspora qu’en Israël, à ne pas être à l’aise avec le concept d’empire et on pourrait en dire autant au niveau du religieux, les religions du Livre que sont le christianisme et l’Islam appartenant à un empire dont la Bible juive serait le centre.

On ne pourra donc que regretter  ce plaidoyer repris par tous les intervenants du Colloque  face au rouleau compresseur que serait l’Union Européenne. Les Juifs apparaissaient comme un obstacle à la transcendance et au dépassement des entités nationales, culturelles, religieuse qui  étaient les mots d’ordre de toute fédération, tout assemblage de nations, de régions comme si  les Etats Nations n’étaient pas eux-mêmes le plus souvent des empires à une petite échelle, à commencer par la France/ Les empires ne seraient-ils pas eux-mêmes des empilements d’empires  et les empires eux-mêmes voués à s’inscrire dans un super empire continental voire mondial?

Certes, la disparition d’une entité nationale est-elle une « perte » mais ne peut-on en dire autant du démantèlement d’un empire ? La chute d’un empire ne remet-elle pas en question toute forme de  regroupement à tous les niveaux ? On pense à la chute de l’empire colonial français ou à celle du bloc communiste en Europe, ou encore à celle de l’Empire Ottoman ou à l’empire austro-hongrois et bien entendu la dislocation éventuelle de la zone euro qui relève aussi de la notion d’empire.

Les juifs sont-ils donc les ennemis par excellence de toute idée d’empire, sont-ils les porte-parole de tous les nationalismes  comme on voudrait nous le faire croire?

En conclusion, nous dirons que les Juifs dits laïcs sont plus en phase avec la notion d’empire avec ce que cela peut avoir de cosmopolite et que les Juifs religieux ou/et sionistes sont plus marqués par celle de nation, de communauté se réunissant autour de pratiques de toutes sortes (prières, langues, lieux etc).  Combien d’Etats ne sont-ils pas dans la même situation, alternant repli sur soi et tentions d’expansion à commence on l’a dit par Israël lui-même ! Les grands peuples sont marqués par un tel dualisme et offrent des facettes fortes différentes, tour à tour.

Dans la logique  d’autres travaux consacrés au masculin et au féminin, nous dirons que le masculin est plus ‘ »impérial » avec ce que peut avoir d’expansion hors des frontières, de mobilité  et le féminin  plus « national », avec ce que cela peut avoir de figé et de conservateur. Deux tempéraments bien différents !

Pour notre part,  beaucoup de problèmes actuels  sont liés à une crise de l’idée d’empire qui ne parvient plus à être pensée, notamment avec l’idéologie anti-impérialiste, qui est l’intellectuellement correcte. Le problème de l’immigration est fortement lié à celle d’empire et en est souvent la conséquence (cf. l’immigration maghrébine en France). On ne peut pas être en position impériale et se comporter en « nation ». La Laïcité est étroitement fonction de l’idée d’empire mais on lui reproche de laminer les différences, ce qui est bel bien sa raison d’être. Mais en quoi cela devrait-il faire scandale ?

Lots du dit Colloque, on a ironisé sur l’idée que les humains en seraient réduits à leur condition humaine, sans les oripeaux culturels qui en cachetaient la nudité.  Or ; pour notre part la condition humaine est par elle-même très riche, elle n’est pas quelque vacuité, comme on voudrait nous le faire croire. Le fait d’être un homme ou une femme ne saurait être balayé par l’idée d’empire et cette condition masculine ou féminine ; ce n’est pas irien si ce n’est que là encore on se heurte à une crise identitaire.  C’est l’addition de ces diverses crises qui explique le malaise actuel. Quand on ne dispose pas des modèles nous permettant de comprendre ce qu’est un empire, ce que c’est qu’être homme ou femme,  on est mal parti ! Inversement, quand on dispose d’analyses plus poussées sur ces notions,  les monde fait sens sans avoir à se parer de toutes sortes d’ornements.

Remettons les choses à l’endroit au prix d’une révolution copernicienne. L’Homme existe d’abord sur un plan universel et nous sommes identique physiologiquement. Le découpage  en nations est un pis-aller, c’est la destruction de la Tour de Babel par ceux qui ont peur de l’Unité. (cf. la Genèse). L’empire ne peut fonctionner que par le biais de la nouveauté car la nouveauté a une grande force d’unification, elle réduit les avantages acquis par le passé et mettant tout le monde d’accord. Le monde de la technoscience est parfaitement compatible avec la supranationalité. Mais cela vaut tout autant pour l’innovation artistique, musicale. Et de fait, c’est l’homme plus que la femme qui est le garant de cette progression. D’ailleurs, tout grand penseur génère son propre empire, et contribue à unifier le monde.  Dès lors, nous trouvons assez pathétique ces Juifs qui souvent ne sont ni pratiquants ni résidant en Israël se  lamenter de misères que l’on fait aux Juifs quand on s’en prend à l’abattage rituel, à la circoncision, à la politique de l’Etat d’Israël.

Est-ce à dire que nous devrions cesser de nous dire Juifs ? Non, si l’on admet que nous sommes dotés d’une certaine vertu « impériale » de pollinisation. Car pour qu’il  y ait empire, il faut qu’il y ait des empereurs, des gens capables de rassembler, de dépasser les clivages et cela ne se fait pas  si facilement que cela. Nous Juifs, sommes des bâtisseurs d’empires, nous sommes définis par nos potentialités et non pas par notre passé, lequel ne fait que témoigner de notre parcours. Est-ce qu’un architecte expose son œuvre pour la reproduire à l’identique ? Non, il ne Fai que donner un échantillon de son génie. Il n’a aucunement l’intention de se répéter !  Nous ne sommes pas des « has been » !

Selon nous,  affirmer que les Juifs ont autre chose à faire qu’à revendiquer le passé devrait calmer le jeu. Ce que nous avons fait ne nous appartient plus mais témoigne de ce que nous sommes capables de faire et donc le monde à intérêt  à nous laisser vivre pour produire. Si nous ne sommes que ce que nous avons été, on peut se passer de nous et on sait où cela peut mener. On ne peut malheureusement exclure que la création du Foyer Juif en Palestine autour de 1920 donc bien avant la Shoah (car l’Etat d’Israël de  47-48 n’en est que la continuité)  n’a pas bouleversé un certain écosystème du judaïsme européen.

Le XXIe siècle sera celui des empires et ce à tous les niveaux et il est temps que les Juifs s’inscrivent pleinement dans cette dynamique au lieu de diaboliser tout ce qui est supranational alors qu’eux-mêmes ont depuis longtemps montré l’exemple du dépassement des frontières. La Shoah peut être lue comme une volonté du nationalisme allemand d’abatte l’impérialisme juif en  rassemblant les Juifs dispersés. Il est temps de donner tout son sens à cette catastrophe et d’en tirer un enseignement utile.

JHB

26  01 14

 

 

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33 articles de Jacques Halbronn sur Judaica ramkat.free.fr

Posté par nofim le 26 janvier 2014

Textes de Jacques  Halbronn,  Centre d’Etude et de Recherche sur l’identité Juive (CERIJ)

1 - Le Juif comme étranger structurel, par J. Halbronn
2 - Les Juifs et le refus de la contingence, par J. Halbronn
3 - Mission et transmission dévolues aux juifs, par J. Halbronn
4 - Typologie planétaire et judéité, par J. Halbronn
5 - De l’idée de séparation entre hommes et femmes dans le judaïsme orthodoxe, par J. Halbronn
6 - Judéité et Culture environnante : la question du non juif, par J. Halbronn
7 - Le juif et la femme, êtres de résistance, par J. Halbronn
8 - Le juif, au service et au nom des nations, par J. Halbronn
9 - Les juifs et la nouvelle dimension de l’intégration, par J. Halbronn
10 - La véritable émancipation du Juif : manifeste pour un judaïsme conscientiel, par J. Halbronn
11 - La vraie question juive, par J. Halbronn
12 - Les juifs et l’alphabet conscientiel, par J. Halbronn
13 - Les juifs comme signifiants de la conscience humaine, par J. Halbronn
14 - Les études astrologiques et nostradamiques en manque de chercheurs juifs, par J. Halbronn
15 - Du signifiant au signifié juif : les limites du mimétisme, par J. Halbronn
16 - (Saint) Paul : entre conversion et filiation, par J. Halbronn
17 - La question juive au regard de Dieu et de l’Etat, par J. Halbronn
18 - Les juifs entre francisation et francité, par J. Halbronn
19 - Israël, du retour à la réinsertion, par J. Halbronn
20 - Des juifs en quête de repères, par J. Halbronn
21 - La question du dieu des juifs, par J. Halbronn
22 - Instrumentalisation identitaire des Juifs et formation des peuples, par J. Halbronn
23 - L’Elément juif comme classe sociale, par J. Halbronn
24 - Les Juifs, individus au coeur des nations, par J. Halbronn
25 - Juifs et musulmans en France : l’affrontement, par J. Halbronn
26 - Juifs et Chrétiens et le rapport masculin / féminin, par J. Halbronn
27 - Juifs et Maghrébins en France : Communautés citoyenne et migrante, par J. Halbronn
28 - Les Juifs comme mémoire de l’Humanité, par J. Halbronn
29 - Des enjeux juifs de l’Europe, par J. Halbronn
30 - Vraies et fausses clefs pour la question juive, par J. Halbronn
31 - Repenser la conversion au judaïsme, par J. Halbronn
32 - Judaïsme et Judaïsation, par J. Halbronn
33 - Image de la femme juive et exogamie, par J. Halbronn

 

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Rapport à l’image, rapport à l’astrologie

Posté par nofim le 24 janvier 2014

 

 

Le rapport à l’image comme révélateur de notre rapport à l’astrologie.

Par  Jacques  Halbronn

 

Les trois plus puissantes formations astrologiques francophones, si l’on en croit les moteurs de recherche, à partir du mot « astrologues » (au pluriel) sont la FDAF (à partir de Nantes), le RAO (à partir de(Lyon)  et le  MAU  (à partir de Paris), chacune avec la culture et l’histoire qui lui sont propres.  Chacune accorde une grande importance à Internet et dans le cas de la FDAF, on peut même dire qu’elle n’existerait pas ou plus sans Internet (et le responsable du site Marc Brun).

Le cas de la FDAF (Fédération des Astrologues Francophones) est assez remarquable. Elle nait comme le RAO (Rassemblement des Astrologues Occidentaux) il y a une vingtaine d’années (en fait c’est au départ une scission au sein du RAO (R comme Robert Jourda, son président fondateur)  naissant, comme deux jumeaux).Tout va commencer par la tenue d’un Congrès qui se tient à Nantes, Fn avril  1995, où vit Alain de Chivré son président fondateur (et qui est resté en exercice jusqu’à ce jour). Ce sera le seul congrès jamais organisé en 20 ans par la FDAF avec une journée parisienne en janvier 97 sur l’enseignement  de l’astrologie (cf. Guide Astrologique, Ed Laurens 97  p. 343). En 98, on a l’opération Astroculture avec une série de réunions dans différentes villes de France autour des rapports entre Astrologie et Art. La FDAF publie aussi un bel ouvrage consacré à Placide de Titis. Elle organise à cette époque une  journée à Paris (à la Maison des Mines) avec Michel Cazenave. Et depuis le début du XXIe siècle, la FDAF a vu ses activités se limiter à alimenter son site Internet de ce que font les  diverses entreprises astrologiques. (MAU excepté), ce qui lui confère en quelque sorte une dimension fédérale à bon compte.

Un trait remarquable du phénomène FDAF est le recours systématique aux photos d’identité.  Sur l’ensemble du site de la FDAF, pas une seule photo de groupe mais des  centaines de photos type photomaton, où l’on ne voit que la tête des intéressés. Etrangement, on n’y trouve aucune photo(ne parlons pas de vidéo) des événements organisés lors de ses premières années par la FDAF (c’est qui nous avons mis en ligne sur teleprovidence une photo de groupe  à la sortie d’une réunion de la FDAF).  Quand on compare avec le site du MAU –Téléprovidence- cet album de photos, sans aucun son, fait ringard. Mais force est de constater que la FDAF est arrivée à « vendre »,littéralement, son »label » et que l’onne compte plus le nombre d’astrologues qui le mentionnent dans leur publicité, en concurrence avec l’INAD, l’Institut National des Arts Divinatoires). On demande simplement aux astrologues d’approuver un code de déontologie qui ne touche guère à l’astrologie mais qui vaut pour toute forme d’activité de conseil.

En ce qui concerne le RAO, il nous semble être, à l’instar du CEDRA, autre association lyonnaise, l’héritier spirituel (sinon juridique) du GERASH fondé par Patrice Louaisel en 1974, à Puteaux (92). Si le CEDRA a hérité de l’impulsion informatique de Maurice Charvet, lequel créera en 86 le CEDRA (Centre d’Etude, de Documentation et de Recherche en Astrologie, un titre qui ne désigne nullement au départ une quelconque ambition de rassemblement, ce n’est même pas un « groupe » à la différence du GERAS), le RAO, quant à lui, reprend la tradition des groupes régionaux qui marqua le GERASH (Groupe d’Etude de Recherche en Astrologie), à dès sa création, avec des GRAOLs, en différentes villes de l’hexagone.  Etrangement, c’est lorsque le RAO va organiser à partir de 2001 (dans la foulée notamment de son partenariat dans le Colloque MAU-CURA de décembre 2000) régulièrement des congrès annuels (après un premier essai en 1998), que la FDAF se retirera de ce créneau. (Rappelons qu’auparavant Gilles Verneret organisa sur Lyon des congrès (Accrux) d’une certaine ampleur, en dehors du RAO dont il existerait un  film,  cf. fiche  Verneret, in Guide Astrologique  p. 209) C’est un peu entre la FDAF et le RAO les vases communicants en une sorte de symbiose.

Une caractéristique du RAO tient au fait qu’il renouvelle régulièrement ses instances dirigeantes et aura connu une succession de présidents après Robert Jourda, comme Yves Christiaen (décédé), Michelle Raulin,  Yvette Mollier -Giroud (décédée) et Franck Nguyen, à deux reprises) ? Le changement de président a pu  influer sur les destinées du RAO.

. On trouve sur le site de nombreuses photos de réunions et de colloques. Mais le RAO ne fournir que très peu d’adresses sur son site. Ce n’’est pas pour lui une option à la différence du MAU qui a une tradition de Guide depuis 1984 (Guide de la Vie Astrologique) voire depuis 1981 (Bottin Astrologique), ce qui est l’occasion de rappeler que le MAU a été fondé vingt ans avant le RAO et la FDAF. Diverses synergies ont existé entre ces trois associations. Ainsi, teleprovidence, à partir de 2008, a largement profité de l’annuaire de la FDAF pour  tourner ses vidéos auprès de personnes totalement inconnues et quant au RAO, il a accueilli à plusieurs reprises à Lyon des réunions filmées par teleprovidence, tant avec Yvette Mollier Giroud qu’avec Franck Nguyen.

Liste des Colloques RAO depuis 1998

 

 

En comparaison, le bilan de la FDAF est bien maigre en termes de  dynamique de groupe, du moins depuis le début du XXIe siècle lorsque la dynamique de la FDAF s’est essoufflée en se maintenant artificiellement par le truchement d’Internet.

Mais cette politique des photos d’identité pratiquée par la FDAF ne laisse de nous interpeller car elle est emblématique d’une vision très cloisonnée de la vie astrologique, où chaque astrologue est dans son coin tout en ayant l’illusion de participer d’une entreprise collective mais qui n’exigerait aucune rencontre directe. On est dans le lien virtuel  avec figure de proue l’homme tronc (celui de la photo) Même l’existence de Teleprovidence depuis 2007-2008 ne sera parvenue en six ans, à modifier les mentalités des dirigeants de la FDAF..

Mais le parallèle prend encore une autre dimension sur le fond même de l’astrologie. Opposition entre une astrologie individuelle et une astrologie mondiale, entre une astrologie des dates (de naissance) et une astrologie des cycles collectifs. Aligner 30 photos d’identité (cf l’album Premium de la FDAF)  ce n’est quand même pas la même chose que de présenter des astrologues en réunion, en groupe ! On aurait pu d’ailleurs placer toutes ces photos  sur une fausse photo de groupe comme cela se pratique dans la presse. C’est le trombinoscope !

La politique d’images de la FDAF représente pour nous une  astrologie individuelle, où chacun vivrait dans son coin avec ses propres astralités qui ne coïncident pas avec celle du voisin. C’est une société où  les membres ne se rencontrent jamais si ce n’est sur Internet ou dans les pages d’une revue.

La FDAF  n’est nullement sélective  en dépit des apparences. Ce qui n’est pas un mince paradoxe car le code de déontologie qui est mis en avant, on l’a dit, ne se réfère aucunement à l’astrologie qui est pratiquée et en dépôt des débats sur la prévision qui eurent lieu à la FDAF, l’on a pu constater que chaque membre n’en faisait qu’à sa tête, au vu des nombreux entretiens que nous avons réalisés avec des membres de la FDAF comme Hubert Brégent avec qui nous avons tenu à Toulon un petit colloque en 2008.

Mais cet article vise avant tout à nous intéresser à ce que révèle l’usage des images. Ce recours de la FDAF aux photos d’identité nous semble singulièrement emblématique. Il renvoie à un monde de cloisonnements individuels, dans ce refus même de montrer la moindre vie de groupe. Facteur aggravant, le fait que l’astrologie individuelle est déjà sérieusement marquée par une représentation hyper cloisonnée du monde, avec des destins décalés les uns par rapports aux autres, les planées n’étant censées agir, en transit, que selon la disposition de chaque thème/ Opposition avec une astrologie mondiale qui s’intéresse au destin collectif.  On a là le prolongement avec la FDAF d’une sociabilité virtuelle qui nous renvoie au temps des Cahiers Astrologiques et de l’Astrologue, deux revues (des  deux André, Volguine et Barbault) qui ont organisé ces solitudes parallèles, dans les années cinquante et soixante avant que n’advienne l’ère des congrès, avec des auteurs envoyant leurs articles mais ne se rencontrant pas. Avec la FDAF, c’est en plus l’auberge espagnole, chacun plaçant, mettant en ligne son monologue individuel pour sa fiche agrémentée de sa photo d’identité, sans aucune rencontre préalable entre la direction et les membres…. En  pratique, les choses sont plus complexes car Google  dépasse les clivages et crée des synergies. On peut visionner les rencontres du RAO, par le biais de Teleprovidence et bien des membres de la FDAF ont été interviewas par notre « station ». Il serait bin de saluer  aussi le travail de l’AAA (l’Atelier d’Astrologique d’Aquitaine de Joelle Bétaiolle) qui a engagé dès 2008 un partenariat avec Teleprovidence, c’est les seules associations qui accepte que l’on filme ses rencontres. Que penser enfin de l’ARRC (Association pour la Recherche des Rythme Cosmiques) d’Yves Le noble (par la suite en partenariat avec l’association Source de Catherine Gestas) qui préféra convertir ses congrès en actes de colloques et qui ne fit l’effort d’un suivi vidéo que très sporadiquement –(un DVD fut réalisé en 1991 pour le Congrès sur Vénus, par Colette Vlérick, puis quelques séquences mises sur le site de Source vingt ans plus tard). C’est tout !

Rappel  des premiers Congrès de l’ARRC:

Astrologie et communication (Mercure) ARRC (1e journées) 1990

Vénus et la vie affective ARRC (2e journées) 1991

Mars et la vie professionnelle ARRC (3e journées) 1992

Jupiter et l’interprétation ARRC (5e journées) 1994

Saturne et son symbolisme ARRC (Journées Saturne) 1996

On aura donc compris une certaine difficulté du rapport à l’image dans le milieu astrologique, et à quel point la création de Teléprovidence se situe dans une toute autre dynamique qui, comme par hasard, correspond à une approche totalement différente de l’astrologie chez son instigateur (JHB). Dis-moi quel est ton rapport à l’image et je te dirai quelle est ton astrologie. Quel fossé entre la photo d’identité figée et la photo de groupe (de classe), entre la photo de groupe muette et le film muet (comme ceux que nous avons tourné en 1978 et 1979 (cf. sur You Tube Jacques Halbronn) et entre le film muet et la vidéo individuelle et entre la vidéo individuelle et la vidéo en « live » des colloques !  Ce qui est à noter c’est qu’en dépit, depuis 30 ans,  de l’émergence de nouveaux appareils de plus en plus  propices au filmage (même à partir des mobiles), sans parler des sites Internet, l’image animée  soit aussi maltraitée par les astrologues. En 2014, la FDAF en est encore à sortir de ses tiroirs des photos d’identité. ..On en est resté à avant l’invention du cinéma  à la fin   du XIXe siècle !

Si l’informatique (avec ses thèmes) et le power point (pour les conférences avec ses dessins, ses images, ses photos) ont été accueillis à bras ouverts par les astrologues, cela  n’aura pas eu d’effets au niveau de la représentation de la vie sociale. D’ailleurs, dis-moi ton rapport à l’image et je te dirai quel genre de colloque tu organises et de fait les Colloques organisés par les différentes associations  sont fondés sur des espaces de parole répartis entre les intervenants figurant au programme mais on n’assiste pas à des discussions entre eux. Le mot « figé » revient en rapport avec ce syndrome de la photo d’identité, tout comme le thème, à la différence du cycle, fige artificiellement le mouvement cosmique.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

24 01 14

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Sociologie de la communauté astrologique au XXe siècle

Posté par nofim le 24 janvier 2014

 

Le milieu astrologique en France au XXs.

Jacques Halbronn, docteur ès Lettres

 

 

 

Jacques Halbronn est en outre Docteur en Études Orientales sous la direction de Georges Vajda. Sa thèse est parue en 1985 sous le titre « Le monde juif et l’astrologie ». Il a tenté une expérience d’émigration en Israël au lendemain de la Guerre des Six Jours. Par ailleurs, il s’est spécialisé ces dernières années dans l’œuvre de Théodore Herzl et dans la genèse des Protocoles des Sages de Sion, qui constituent une partie de sa thèse d’État « Le texte prophétique en France ». Cette thèse est diffusée dans les bibliothèques universitaires, sur tout le territoire national, sur microfiche, sous la référence ANRT 34216.

Lors du dernier Congrès organisé, les 29-30 mars 2003, au Palais des Congrès (Paris, Porte Maillot) par Yves Lenoble et Sep Hermés, un événement porteur sur le plan épistémologique eut lieu dont il convient de mesurer l’importance  : le dernier exposé fut consacré par Lenoble à “L’arbre généalogique du milieu astrologique”, dans le cadre, il est vrai de journées consacrées aux “Filiations et transmissions familiales en astrologie et en psychologie”, thème qui se prêtait, sans doute, à une telle mise en perspective. Sa communication paraîtra en 2004 dans les Actes.

Tout se passe comme si Lenoble (né en 1947) avait éprouvé le besoin de se situer dans une certaine lignée, dans une continuité, en tout cas dans une certaine Histoire. Au fond, rien que de très banal, en d’autres domaines, mais qu’il convenait, dans ce milieu astrologique précisément, de verbaliser, d’assumer, plutôt que de refouler. On sait d’ailleurs ce qu’il en coûte de vouloir se situer hors du temps et de ne pas reconnaître les filiations. Les astrologues ont au vrai si peu écrit sur leur généalogie collective et chaque groupe avait pris l’habitude d’occulter sa genèse, ses racines, mettant à mal la cohérence diachronique au seul bénéfice de l’approche synchronique.

Il est probable, au demeurant, qu’avec le recul, il est plus facile de traiter de ce qui eut lieu il y a près d’une trentaine d’années, comme si un cycle saturnien complet s’étant écoulé, on parvenait à exorciser le temps. À cela il faut ajouter l’effet “XXIe siècle”, qui permet de faire le bilan du siècle révolu. Toujours est-il qu’en effet, en ce mois de mars 2003, (Saturne étant à 23° des Gémeaux) Lenoble évoquerait – enfin ! – le congrès historique de l’Hôtel Méridien, qui avait eu lieu en septembre 1974 (Saturne étant à 17° Cancer) également à la Porte Maillot, Saturne se rapprochant donc de sa position de 74.

C’est ainsi que Lenoble évoqua 1974 comme étant, effectivement, le début de l’ère des congrès astrologiques en France, insistant sur le rôle de Jacques Halbronn (né comme lui en 1947) fait que depuis lors il ne se passa plus une année sans qu’un Congrès astrologique ait été organisé par telle ou telle association astrologique, en tel ou tel endroit de l’hexagone, ces congrès constituant, à n’en point douter, pour le milieu astrologique, une nouvelle sociabilité.

Lenoble rappela un grand nombre de sigles d’associations astrologiques s’étant succédé tout au long du XXe siècle ; on entendit donc toute une litanie d’initiales quelque peu hermétiques, ne faisant sens évidemment que pour les initiés, comme c’est le cas pour chaque milieu, tout comme c’est le cas pour les photos de personnages. Une telle galerie de sociétés astrologiques est le pendant de ce savoir astrologique, fait de noms de signes et de planètes et qui souvent intéresse exclusivement les élèves en astrologie. Curieusement, au cours de 2002, la revue L’astrologue (n°s 139–140, parution en novembre)dirigée par André Barbault, avait publié de Pierre Delmas “110 thèmes d’astrologues” – dont nombreux sont encore en vie – ce qui révélait l’émergence d’une certaine réflexivité, c’est à dire d’un regard sur soi-même et non plus seulement sur les autres, comme si quelque part le milieu astrologique avait eu honte de parler de lui-même et des principaux acteurs l’ayant modelé. En réalité, nous avions, pour notre part, notamment à partir de 1984, publié moult travaux dans ce sens mais nous fîmes longtemps plutôt cavalier seul (cf. bibliographie in fine).

Il convient à présent d’apprécier la qualité du travail entrepris par Yves Lenoble en précisant que ce domaine comme tout autre est voué à la recherche et que des divergences, sur tel ou tel point, peuvent exister qu’il conviendra, éventuellement, de résoudre, documents à l’appui.

Lenoble découpe ainsi le XXe siècle astrologique français :

– I jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale,

– II du milieu des années 1940 jusqu’en 1974 et

– III, depuis 1974 jusqu’à nos jours.

On a signalé que 1974 correspondait à l’an 1 de l’ère des congrès.

Si l’on remonte, on trouve, toujours selon Lenoble, l’alliance entre les Cahiers Astrologiques et le CIA (Centre International d’Astrologie), qui dura une dizaine d’années, jusqu’à la fondation, en 1968, de l’Astrologue, dans le cadre du CIA.. Lenoble y voit un âge d’or de l’astrologie que cette synergie entre les mercredis du CIA, à Paris, tous les quinze jours, et la revue niçoise de Volguine, fondée en 1938. André Barbault (né en 1921) est une figure dominante de cette période marquée, selon Lenoble, par le courant astropsychologique…

Quant à la première période découpée par Lenoble, qui voit l’émergence d’une astrologie dite scientifique, surtout en ce qu’elle renoue avec des données astronomiques réelles, il est signalé que nombre d’astrologues préfèrent alors utiliser des pseudonymes et autres anagrammes (Selva, Hiéroz, Barlet, Fomalhaut, Flambart etc.), ce qui dénoterait quelque marginalisation ;. ce trait ne sera plus guère de mise après guerre à quelques exceptions près (Hadés, notamment, né en 1931). On peut considérer cette première période comme celle du renouveau en France de l’astrologie pratiquée au XVIIe siècle, non sans une certaine marque anglo-saxonne, tout comme en 1974, ce fut l’implantation en France des congrès astrologiques en vigueur notamment Outre Manche.

L’association principale dans les années 1930 est la Société Astrologique de France (SAF), celle-ci – pour la “petite histoire” , après avoir été éclipsée par le CIA après la guerre, réapparaîtra dans les années Soixante-dix, du moins son sigle recyclé, pour désigner le “nouveau” CIA, sans qu’il y ait eu dissolution. À la suite de quelques péripéties, c’est l’anagramme “SFA” qui fut le choix final en la circonstance et désormais la revue Trigone serait celle de la SFA.

Mais, en règle générale, Lenoble n’a pas vraiment cherché ici à signaler l’évolution des pratiques et des doctrines astrologiques mais a souhaité ne se consacrer qu’au monde associatif et à un certain processus de séparation ou de rapprochement. En effet, nombre d’associations dérivent d’autres associations qui les ont précédé et qui, le cas échéant, leur auront servi de tremplin, ce qui permettait effectivement de parler d’un “arbre généalogique du milieu astrologique”

On relèvera certains chaînons ou certaines flèches faisant défaut dans l’organigramme de Lenoble. C’est ainsi qu’il ne rappelle pas que le MAU, fondé en 1975, est lié au CIA, que son président fondateur, Jacques Halbronn, en fut le vice-président, en 1973, ainsi que le rédacteur en chef de la revue du CIA, Trigone, fondée en remplacement de l’Astrologue qui n’était plus contrôlé par le CIA. Observation qui facilite le parallèle avec la fondation du GERAS de Patrice Louaisel (né en 1949), ayant également fait ses classes au CIA. Lenoble aurait pu insister sur la jeunesse de ces deux leaders, de formation universitaire, qui allaient mener la vie dure à des hommes, formés sur le tas, nés dans les années vingt, soit avec un bon quart de siècle d’écart.

Dans la genèse de la fondation de l’ARRC de Lenoble, en 1977, on pourrait éventuellement se demander s’il ne s’agirait pas d’une scission par rapport au MAU.. En effet, Lenoble, après avoir rompu avec le CEFA de Jean-Pierre Nicola, participa activement aux activités du MAU ; il organisera, d’ailleurs, avec son association, au cours du premier semestre 1978 deux congrès avec le MAU.

On est quelque peu surpris quand on arrive aux années 1980 de devoir noter que Lenoble ne mentionne pas, dans son tableau, les deux Fédérations : la FFA (Fédération française d’astrologie) de Danièle Rousseau (née en 1944) et la FEA (Fédération des Enseignants en Astrologie) de Denise Daprey (née en 1925), présente d’ailleurs au Congrès de mars 2003, qui furent au cœur de la vie astrologique pendant quelque temps. Ce fut au demeurant un temps fort pour le leadership féminin en milieu astrologique. Une telle omission est d’autant plus surprenante que Lenoble avait été un membre de l’exécutif de la FFA. Quelque part, ces deux Fédérations expliquent ce qui va se passer ensuite, dans l’histoire notamment de l’ARRC de Lenoble, du CEDRA de Maurice Charvet, dans les années qui suivront.

C’est en effet, avec une partie de l’équipe de la FFA que l’ARRC connaîtra un second souffle qui se manifestera notamment à partir de 1990 par l’organisation des congrès annuels d’Yves Lenoble. Peu importe ici qu’au lieu de fonder une nouvelle association, Lenoble ait jugé bon de relancer une ancienne association qu’il avait fondée en 1977, il n’en reste pas moins que l’ARRC bis ne se conçoit pas sans référence avec la FFA. Pas plus d’ailleurs que le CEDRA ne se conçoit sans référence au GERASH dont il récupéra notamment la revue Astralis, étant précisé que si le GERASH fut dissous, ce fut notamment en raison de la mise en place de la FEA, à partir de certains de ses éléments, la FEA étant selon nous dérivée du GERASH, comme l’illustre le fait que Jacques Halbronn, qui avait suscité la formation de la FEA, en 1985, dirigea le GERASH, lors du départ, en 1986, de Patrice Louaisel, qui était lui-même membre de la FEA. Il conviendrait donc selon nous d’indiquer comme date importante après 1974 et le renouveau des congrès astrologiques, celle de 1984 qui enclencha un processus fédératif lequel modifiera à terme profondément le paysage astrologique français.

 

En ce qui concerne les structures de l’enseignement astrologique, le tableau d’Y. Lenoble – qui sera d’ailleurs probablement modifié d’ici parution dans les Actes – mentionne le CEFA et l’AGAPE (Association générale des astrologues psycho-professionnels  européens) mais omet  de signaler la FLAP. Or, il semble bien qu’il y ait là aussi un phénoméne de relais. Le CEFA fut constitué au sein du CIA, au tout début des années Soixante-dix puis évolua, dès 1974,  pour devenir une structure vouée à la seule Astrologie Conditionnelle/Conditionnaliste de  J.P. Nicola, changeant finalement son sigle en COMAC.  A sa création, le CEFA rassemblait une équipe très diverse d’enseignants (Jacques Berthon (né en 1926), Paul Colombet, Régine Ruet, J. P. Nicola (né en 1929). Dans le genre, on ne verra plus avant le début des années 1990, avec la création du GAPP, devenu ensuite AGAPE, autour de Solange de Mailly Nesle (née en 1949), d’Yves Lenoble, de Joëlle de Gravelaine et de quelques autres, que celle de la FLAP, qui dura de 1975 à 1994.

La FLAP (Faculté Libre d’Astrologie de Paris) était une émanation du MAU tout comme le CEFA le fut du CIA. Mais la FLAP ne s’émancipa jamais du MAU, ce qui ne signifie pas qu’il ne faille pas en parler. En effet, son créneau était bien distinct des activités de congrès du MAU (cf. notre étude sur les trois niveaux de sociabilité en milieu astrologique, in bibliographie). Elle recourut, au fil des années, à un grand nombre d’enseignants en astrologie dont certains furent d’ailleurs récupérés  par le GAPP, tels Catherine Aubier et Marielle Clavel. La FLAP fut donc un lieu de collégialité didactique assez unique en son genre pendant une quinzaine d’années.(cf. notre préface à l’ouvrage de Fouzy Hamici, un des enseignants à la FLAP,  Le premier horoscope du Troisième Millénaire, Paris, Ed. France V. 1999).  On voit donc que les structures  d’organisation de congrès et de cours constituent, à juste titre,  la base du tableau de Lenoble et on ne saurait au demeurant sous-estimer les interactions entre les unes et les autres et ce d’autant que l’AGAPE organise des colloques et que les congrès de l’ARRC/Sep Hermés ont souvent eu vocation pédagogique.

En conclusion de ce bref aperçu/rappel concernant la sociabilité  des astrologues – nous renvoyons à notre bibliographie (infra) sur papier et sur le web –  rappelons que l’idée de Lenoble était d’aider à mieux comprendre les clivages, les querelles persistantes, les anathèmes toujours en vigueur,  qui parcourent actuellement le milieu astrologique en  remontant le temps; il y a à l’évidence une interdépendance entre aujourd’hui et hier. Derrière les sigles, il y a à l’évidence des hommes, au demeurant peu nombreux, qui auront façonné le milieu astrologique et qui se seront passé le relais. Par delà les tensions qui ont pu être générées, il serait malsain, comme d’aucuns semblent encore tentés de le faire, de ne pas respecter ses adversaires au point de nier  ou de minimiser, en tout cas, leur influence, tant, d’ailleurs,  en ce qui concerne ceux qui  ont précédé que ceux qui ont suivi. Ce qui vient compliquer le jeu des filiations, c’est que parfois – si on examine les dates de naissance – les pionniers – notamment Patrice Louaisel et Jacques Halbronn –  sont plus jeunes ou du moins de la même génération que leurs successeurs – Maurice Charvet, Yves Lenoble, Danièle Rousseau et qu’ils n’ont pas nécessairement atteint un âge vénérable comme c’est le cas d’un André Barbault, octogénaire…

 

JH, le 31. 03. 03

 

Bibliographie

J. Halbronn et al. La vie astrologique il y a cent ans, Paris, Trédaniel, 1992

J. Halbronn La vie astrologique, années trente-cinquante, Paris, Trédaniel, 1995

J. Halbronn, Le guide de la vie astrologique, Préface R. Changeux, Paris, Trédaniel, 1984

Le Guide astrologique, Paris, O. Laurens, 1997

J. Halbronn, dir. Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Paris, Albatros, 1979

J. Halbronn :” Le milieu astrologique, ses structures et ses membres”, site du CURA.free.fr

J. Halbronn, “Les trois strates de la sociabilité en milieu astrologique”, revue en ligne Etoile & Planète, (par site Pagesjaunes.fr, puis mouvement astrologique, 75)

J. Halbronn et al., Sur la piste du Zodiaque. articles parus dans la Revue Grande Conjonction, n°s 3 (“Méthodes de l’astrologie”), 4 (“Le milieu des astrologues”), 5 (“Arcanes du savoir astrologique”), 1977-1978.

J. Halbronn et al. “Astrologie, pathologie d’une épistémé”, Hommes & Faits, même rubrique sur ce site

Anne Rose et Agnès Delagnolo-Fiquet : “Les femmes et l’astrologie : un récent mariage ?”, Hommes et Faits, même rubrique sur ce site

Herbais de Thun, Encyclopédie du Mouvement astrologique de Langue Française, Bruxelles, Ed . Revue Demain, 1944

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articles sur Nostradamus parus sur propheties.it Halbronn’s Researches

Posté par nofim le 23 janvier 2014

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Jacques Halbronn’s Researches

 

 

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Liste d’articles sur Nostradamus parus dans Estudes nostradamiennes, Grande-conjonction.org

Posté par nofim le 23 janvier 2014

 ESTUDES NOSTRADAMIENNES

 

Articles en français :

1.  Claude Fabri, collaborateur de  Michel  de Nostredame            par Jacques Halbronn

2. Nostradamus et le syncrétisme chronologique                             par Jacques Halbronn

3. La désaffection des libraires parisiens
    pour les productions de Nostradamus après 1561                       par Jacques Halbronn

4. Les pseudo-contrefaçons des nostradamologues                       par Jacques Halbronn

5. L’Epître de l’Almanach de Nostradamus pour 1560                      par Jacques Halbronn 

6. Iconographie nostradamique : de Galien à Epicure                      par Jacques Halbronn

7. Les risques d’anachronisme                                                                par Jacques Halbronn

    dans le travail des nostradamologues;                        avec la réaction de Peter Lemesurier

 

8. Versification et exégèse 

     comme causes de corruption du matériau centurique                 par Jacques Halbronn

 

9. Nostradamus et ses « haineux ».                                                           par Jacques Halbronn

 

10. Benoist Rigaud et la production pseudo-nostradamique

      du début des années 1580                                                                   par Jacques Halbronn

 

11. Vers une modélisation

      de la succession des éditions centuriques                                     par Jacques Halbronn

 

12Contrefaçons et imitations

      parues ou censées parues du vivant de Nostradamus                par Jacques Halbronn

 

13Nouvelles recherches sur l’affaire Chevigny/Chavigny                par Jacques Halbronn

 

14. La prise en compte des lacunes 
du corpus centurique.
                                                                            par Jacques Halbronn

 

15. Les deux épîtres du mois d’août 1558                                               par Jacques Halbronn


16. La Préface à César et la Réforme Grégorienne                               par Jacques Halbronn

 

17. Jean-Maria Colony
et les contrefaçons Antoine du Rosne.                                              
par Jacques Halbronn

18. Le libraire Pierre Chevillot, de Paris à Troyes                                  par Jacques Halbronn


19. Nouvelles propositions sur l’historique 
                                           par Jacques Halbronn
des éditions centuriques

20. Nouvelles recherches sur le Recueil de Présages                         par Jacques Halbronn
Prosaïques

21. A propos de l’échéance nostradamique                                            par Jacques Halbronn
de la fin du XVIIIe siècle.

22. Un nouveau point sur les éditions Benoist Rigaud 1568               par Jacques Halbronn

23. A la recherche des premiers intitulés des éditions centuriques   par Jacques Halbronn

24. La remise en place d’ éditions à dix centuries                                   par Jacques Halbronn
      au cours des années 1590.

25. Les Centuries et le débat sur la loi salique, sous Henri III.             par Jacques Halbronn

26. Antoine Couillard et la reconstitution de l’Epître à César               par Jacques Halbronn

27. De l’almanach annuel à l’horoscope perpétuel                                 par Jacques Halbronn

28. Evolution du statut du quatrain dans les almanachs de Nostradamus par J.Halbronn

29. Le projet de la « Bibliothèque Nostradamus »                                     par Mario Gregorio

 

30. La Collection nostradamique Ruzo                                                      par Jacques Halbronn

31. La question des sources du corpus Nostradamus                          par Jacques Halbronn

32. Evolution du texte paracenturique : de l’addition à l’explication  par Jacques Halbronn

33. L’instrumentalisation du voyage de Nostradamus à la Cour         par Jacques Halbronn

34. Le nominalisme prophétique dans le discours centurique par Jacques Halbronn

 

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Articles sur Espace Nostradamus (ramkat.free.fr)

Posté par nofim le 23 janvier 2014

1 - Avertissement à la critique nostradamique de J. Halbronn, par P. Guinard
2 - Jean Dorat et la « miliade », par J. Halbronn
3 - Le débat J. Halbronn versus P. Guinard, par L. de Luca
4 - Réponse à J. Halbronn, par « Connetable »
5 - Réponse à « Connetable » par J. Halbronn
6 - La question des Centuries incomplètes, par J. Halbronn
7 - L’Epître à César et la prétendue humilité de Michel de Nostredame, par J. Halbronn
8 - Le Janus Gallicus et les mots rendus en majuscules ou initiales, par J. Halbronn
9 - Procédés compilatoires dans la littérature pseudo-nostradamique, par J. Halbronn
10 - Du caractère partisan des Centuries, par J. Halbronn
11 - Le système centurique en tant que mode de régulation sociale, par J. Halbronn
12 - Le nostradamisme, du mimétisme du passé à celui du futur, par J. Halbronn
13 - Réflexions sur quelques pseudonymes dans l’oeuvre de Nostredame, par L. de Luca
14 - Lucien de Luca ou la stratégie de la terre brûlée, par J. Halbronn
15 - Les échéances nostradamiques et le recoupement par les traductions, par J. Halbronn
16 - Contribution aux recherches biographiques sur Michel de Nostredame, par J. Halbronn
17 - L’Epître à Henri II et les commentaires et paraphrases des Ecritures Saintes, par J. Halbronn
18 - A time schedule of the prophecies, by T. W. M. van Berkel
19 - Le cinquième centenaire de la naissance de Michel de Nostredame, par J. Halbronn
20 - Les contrefaçons centuriques et l’Edit de Nantes (1598), par J. Halbronn
21 - Les escrocs du nostradamisme, par J. Halbronn
22 - Caractère et carrière posthumes des Centuries, par J. Halbronn
23 - The French original of the Horoscope for Prince Rudolph, by Elmar R. Gruber
24 - The 1941-Vreede-translation and the 1558-Lyon-Edition, by T. W. M. van Berkel
25 - A rejoinder to Halbronn’s review of my book on Nostradamus, by Elmar R. Gruber
26 - Le problème des éditions datées du vivant de Michel de Nostredame, par J. Halbronn
27 - A supposed correspondence between a présage and a quatrain, by T. W. M. van Berkel
28 - L’image oubliée d’un Michel de Nostredame, premier exégète des Centuries, par J. Halbronn
29 - Le témoignage de Videl pour la recherche nostradamologique, par J. Halbronn
30 - An astrological structure in the Centuries, by T. W. M. van Berkel
31 - Pour une relecture du Recueil des Présages Prosaïques, par J. Halbronn
32 - Les Centuries comme commentaire des textes en prose, par J. Halbronn
33 - The Millennium model versus the Trithemian cycle, by T. W. M. van Berkel
34 - Les premiers garants de la publication des Centuries de Nostradamus, par R. Benazra
35 - Des prophéties perpétuelles aux centuries tronquées, par J. Halbronn
36 - Contribution aux méthodes de description du corpus centurique, par J. Halbronn
37 - The second biblical chronology in the Epistle to Henry II, by T. W. M. van Berkel
38 - Les emprunts à Leovitius dans les deux épîtres nostradamiques de 1558, par J. Halbronn
39 - Les années 1580 : d’une ère centurique à l’autre, par J. Halbronn
40 - Réponse aux observations du n° 26 du CURA consacré à Nostradamus, par J. Halbronn
41 - Les femmes dans les Prophéties de Nostradamus, par L. de Luca
42 - Letter on Nostradamus to Théo Van Berkel, by J. Halbronn
43 - Epîtres et épitaphes lors de la phase génétique du canon nostradamique, par J. Halbronn
44 - Astrological traces of forgery in Les significations de l’éclipse, by T. W. M. van Berkel
45 - La centurie VI et l’an cinq cens octante plus & moins, par J. Halbronn
46 - La production nostradamique et le seuil de 1559, par J. Halbronn
47 - Les cadavres exquis des almanachs de Michel de Nostredame, par J. Halbronn
48 - Le rôle des vraies Epîtres dans la datation du faux centurique, par J. Halbronn
49 - Indices de contrefaçon de la Préface à César, par J. Halbronn
50 - Les trois canons centuriques et leur couplage exégétique, par J. Halbronn
51 - De la date du “Brief Discours sur la vie de Michel de Nostredame”, par J. Halbronn
52 - L’importance des leitmotive pour l’herméneutique nostradamologique, par J. Halbronn
53 - La carence nécrologique des éditions des Centuries datées de 1568, par J. Halbronn
54 - Le labyrinthe des éditions centuriques “Rigaud”, par J. Halbronn
55 - Les Significations de L’Eclipse 1559 : Its origin, its disqualification, by T. W. M. van Berkel
56 - Le principe trinitaire (300) des Centuries, par J. Halbronn
57 - L’hypertexte centurique des années 1590, par J. Halbronn
58 - Le vrai pedigree de l’édition Benoist Rigaud 1568, par J. Halbronn
59 - Les paradoxes du prophétisme centurique, par J. Halbronn
60 - La question des deux éditions Antoine du Rosne 1557, par J. Halbronn
61 - Le Janus Gallicus comme base d’une édition critique des Centuries, par J. Halbronn
62 - La question des éditions pseudo-rigaldiennes et l’édition de Cahors, par J. Halbronn
63 - The prognostication for 1559 and the Recueil des présages prosaïques, by T. W. M. van Berkel
64 - Forgery and fallacy in Nostradamus : A reply to Jacques Halbronn, by Elmar R. Gruber
65 - Les Significations : Authentic nostradamian text or fake ?, by Elmar R. Gruber
66 - Le corpus nostradamique comme création collective, par J. Halbronn
67 - The theft of sacred objects from the cathedral of orange, by T. W. M. van Berkel
68 - The september 1559 lunar Eclipse and the Prognostication for 1559, by T. W. M. van Berkel
69 - Fausse Lettre à Henry, Roy de France second ou fausse alerte ?, par M. Barrois
70 - Questions autour du troisième volet du canon nostradamique, par J. Halbronn
71 - Pour une histoire de l’érudition nostradamologique, par J. Halbronn
72 - Nostradamus, Dante & Mahomet : une parabole d’Enfer, par L. de Luca
73 - La chronicité des événements dans la Lettre à Henry, par M. Barrois
74 - Un Nostradamus schizophrène, par J. Halbronn
75 - An Almanach ende Pronosticatie vanden Iare M.D.LXVI (1566), by T. W. M. van Berkel
76 - Les différentes versions de la Centurie VII, par J. Halbronn
77 - La thèse du complot des Centuries à l’épreuve de la critique, par R. Benazra
78 - Le rôle des variantes pour l’éxégèse nostradamique, par J. Halbronn
79 - Importance de l’an 1568 pour l’histoire des éditions centuriques, par J. Halbronn
80 - Sur les éditions du XVIe siècle connues et inconnues des Centuries, par J. Halbronn
81 - Signification du nombre de quatrains des trois centuries “incomplètes”, par J. Halbronn
82 - Le mémoire à César de Nostredame et le premier quatrain centurique, par J. Halbronn
83 - Le décalage entre bibliographes et exégètes des Centuries, par J. Halbronn
84 - Les chronologies officielles des quatre premières éditions des Centuries, par J. Halbronn
85 - L’iconographie nostradamique et le Kalendrier des Bergers, par J. Halbronn
86 - Une réflexion sur la Lettre à César, par R. Benazra
87 - Les éditions à sept centuries prolongées, par J. Halbronn
88 - Du rôle méconnu des exégètes des centuries au XVIIe siècle, par J. Halbronn
89 - Les éditions des Centuries à une, deux, trois épîtres, par J. Halbronn
90 - Les Centuries et les années 1570, par J. Halbronn
91 - Plutarque et la Lettre à Henri II, par R. Benazra
92 - Vers une nouvelle approche de la bibliographie nostradamique, par J. Halbronn
93 - Genèse et fortune du “Brief Discours sur la vie de Michel Nostradamus”, par J. Halbronn
94 - The 1941-Vreede-Translation and the Epistle to Henry II, by T. W. M. van Berkel
95 - Discours sur la méthode de J. Halbronn, par M. Barrois
96 - Les avatars des quatrains centuriques aux XVIe et XVIIe siècles, par J. Halbronn
97 - Remontrances à un ami nostradamologue à ses heures, par J. Halbronn
98 - La théorie des Grandes Conjonctions au prisme du canon nostradamique, par J. Halbronn
99 - Un homme de la Renaissance face aux tragédies du XXe siècle, par M. Barrois
100 - Vocation première et usage des Centuries, par J. Halbronn
101 - La critique des méthodes dites rationalistes, par P. Guinard
102 - Nostradamus, Duns Scot et Zénon l’Isaurien, par A. Delcour
103 - Nostradamus, entre géographie et histoire, par J. Halbronn
104 - Nostradamus et l’Archit(h)renius, par A. Delcour
105 - Orientations et limites de la nostradamologie, par J. Halbronn
106 - Nostradamus, the Netherlands and the Second World War, by T. W. M. van Berkel
107 - L’émergence du néonostradamisme dans le dernier tiers du XVIe siècle, par J. Halbronn
108 - Grogne, grecque ou grègue ?, par A. Delcour
109 - L’utilisation de quatrains des Prophéties hors du contexte centurique, par R. Benazra
110 - Production néonostradamique et sources précenturiques, par J. Halbronn
111 - Le ranc lorrain fera place à Vendosme… quinze ans avant la Ligue, par A. Delcour
112 - Avatars du centurocentrisme et du nostradamocentrisme, par J. Halbronn
113 - A la recherche du manuscrit idéal des Centuries, par J. Halbronn
114 - Qu’attendre du deuxième Colloque Nostradamus de Paris ?, par J. Halbronn
115 - Nostradamus lecteur d’Apianus, par L. de Luca
116 - Les Centuries comme pseudo-recueil de prophéties, par J. Halbronn
117 - Astrological anomalies in texts of Nostradamus, by T. W. M. van Berkel
118 - Les deux facettes de la nostradamologie : sources et faux, par J. Halbronn
119 - Nostradamus comme archétype du savant juif moderne, par J. Halbronn
120 - L’Epitre à Henri II et la mort du Roi, par J. Halbronn
121 - Panorama de la recherche nostradamologique au XXe siècle en France, par J. Halbronn
122 - Des fluctuations de la masse centurique, par J. Halbronn
123 - The prophecies during the Second World War : “brochure 18”, by T. W. M. van Berkel
124 - Le vieillissement du nostradamisme anglo-saxon, par J. Halbronn
125 - Petite contre encyclopédie nostradamus, par J. Halbronn
126 - Nostradamisme et astrologisme devant la critique, par J. Halbronn
127 - Nostradamus et la mort de l’astrologie, par J. Halbronn
128 - Epistémologie comparée des recherches nostradamiques et astrologiques, par J. Halbronn
129 - The 1941-Vreede-translation of the Prophecies, by T. W. M. van Berkel
130 - Nostradamus et l’éclipse du 11 aout 1999, par Y. Lenoble
131 - Les Centuries vues par l’astrologie et la numérologie, par J. Halbronn
132 - Nostradamus, ni historien, ni prophète, par J. Halbronn
133 - La présence lyonnaise de Nostradamus, par J. Allemand
134 - Valeur du découpage “1600” pour le corpus nostradamique, par J. Halbronn
135 - L’appareil iconographique des éditions Macé Bonhomme, par P. Guinard
136 - La dimension janussienne des Centuries, par J. Halbronn
137 - Fortune du prophétisme d’Antoine Crespin Archidamus, par J. Halbronn
138 - Enquête sur les deux plus célèbres vignettes nostradamiques, par J. Halbronn
139 - Le protonostradamisme de Michel de Nostredame, par J. Halbronn
140 - Catalogue du fonds Nostradamus de la Bibliotheca Astrologica, par J. Halbronn
141 - Le rapport texte/prétexte autour des contrefaçons nostradamiques, par J. Halbronn
142 - Observations sur la Correspondance Nostradamus, par J. Halbronn
143 - Les Centuries et l’Angleterre. La question des sources, par J. Halbronn
144 - Evaluation de la clef géographique des Centuries, par J. Halbronn
145 - Les épîtres nostradamiques, leur fortune, en France et en Italie, par J. Halbronn
146 - Le système de codage de l’Orus Apollo (1541), par P. Guinard
147 - L’Epître à César au hasard des attaques et des rééditions, par J. Halbronn
148 - Du nombre initial de quatrains des Centuries V, VI et VII, par J. Halbronn
149 - Nostradamus : the Halbronn hypotheses, par P. Lemesurier
150 - L’iconographie nostradamique et le Kalendrier des Bergiers (II), par J. Halbronn
151 - Nostradamus et la versification des Hieroglyphica d’Horapollon, par J. Halbronn
152 - Comments to Lemesurier’s Nostradamus : the halbronn hypotheses, by T. W. M. van Berkel
153 - Méthodes et hypothèses de la recherche nostradamologique, par J. Halbronn
154 - Décryptage de la pseudo genèse du processus centurique, par J. Halbronn
155 - The first biblical chronology, by T. W. M. van Berkel
156 - The second biblical chronology, by T. W. M. van Berkel
157 - Des Vaticinations Perpétuelles aux Quatrains astronomiques, par J. Halbronn
158 - La forêt du Touphon & le duc d’Etampes, par L. de Luca
159 - The ´Janus hypothesis´, by P. Lemesurier
160 - Le quatrain du siège de Ravenne, par A. Delcour
161 - The printing of the Propheties: the evidence to date, by P. Lemesurier
162 - Questionnements autour de la septième centurie, par J. Halbronn
163 - Some remarks to the printing of books and to Peter Lemesurier’s last two articles, by W. Zannoth

 

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